Bruno Retailleau : “Ma rupture, c’est une révolution du bon sens.”
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Est-ce que vous demandez aussi la démission d'Emmanuel Macron ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Qu'avez-vous dit à Sébastien Lecornu lors de votre entretien ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir critiqué Bruno Le Maire ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Quelle est votre rupture ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Jordan Bardella vous a tendu la main pour une alliance. Que lui répondez-vous ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Quelles consignes de vote donnez-vous dans le Tarn-et-Garonne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Bruno RetailleauFait
« Moi, je suis gauliste, je respecte les institutions de la 5e République et cette décision, elle n'appartient qu'à un seul homme. »
- 2:01Bruno RetailleauFait
« Je regrette d'avoir fait chuter le gouvernement. »
- 4:01Bruno RetailleauFait
« Il me semblait compliqué que on aborde un budget. D'abord, on ne m'avait rien dit alors que je suis une des forces associées au gouvernement essentiel et on ne me dit rien. »
- 8:01Bruno RetailleauFait
« La France n'est pas à gauche. La France n'est pas non plus dans le en même temps. La France très majoritairement, elle est à droite. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
le président des LR, le ministre des missionnaires de l'intérieur. Bonsoir Bruno Rota. Bonsoir Li Salam.
Merci d'être avec nous ce soir. Vous sortez de Matignon où vous avez eu un entretien très attendu avec Sébastien Lecornive. Vous allez nous en parler.
Mais d'abord la phrase choc de la journée, c'est Édouard Philippe qui l'a prononcé. Il appelle à des à une présidentielle anticipée. Il dit "Emmanuel Macron doit partir." Est-ce que vous le demandez aussi ?
Moi, je suis gauliste, je respecte les institutions de la 5e République et cette décision, elle n'appartient qu'à un seul homme. C'est le président de la République lui-même, général de Gaulle, euh après le référendum raté de 69, avait choisi de démissionner, mais euh personne n'avait demandé sa destitution. J'entends monsieur Mélenchon demander la destitution du président de la République.
Là, il s'agit d'Edouard Philippe qui demande sa démission. C'est différent mais il a Ça vous a surpris qu'il demande sa démission ? Écoutez euh moi j'ai jamais été macroniste, donc j'ai pas besoin de lâcher le président de la République.
Je ne l'ai jamais été, je ne le serai jamais. Je me suis retrouvé parce que je l'ai souhaité, nous l'avons souhaité collégialement dans un gouvernement mais pour la France. Ah, pour un président de la République, encore une fois cette démission c'est la décision d'Emmenel Macron.
Évidemment, lorsqu'il y a un blocage, il appartient au peuple évidemment de donner sa parole. Encore une fois, c'est sa décision. Alors, ce rendez-vous à Matignon, c'était vers 17h.
Vous avez vu Sébastien Lecnu, vous lui avez dit quoi ? Je regrette d'avoir fait chuter le gouvernement. Je reviens Sébastien.
Certainement pas. D'abord, c'était un entretien privé donc je ne livrerai pas les mots, les phrases que on a pu échanger. Nous sommes civilisés tous les deux.
Nous nous connaissons simplement j'avais besoin d'explication et donc nous nous sommes expliqués. Et qu'est-ce qui ferait que vous pourriez revenir dans un nouveau gouvernement ? Certainement pas.
Si ce gouvernement était dirigé par un homme de gauche. Certainement pas. Certainement pas. si ce gouvernement était dirigé par un macroniste.
Le problème que j'ai vu apparaître dès dimanche soir lorsqu'il y a eu euh l'annonce du gouvernement, c'est que alors que euh les macronistes avaient perdu les élections législatives anticipées après la dissolution, on avait un gouvernement resserré justement sur une base macroniste. Mais vous avez accepté pendant un an de faire partie d'un gouvernement dirigé par un macroniste comme vous différent. C'était très différent.
Michel Barnier issu de LR, François Berou ensuite avec un certain nombre de ministres LR et aussi d'autres sensibilités et Sébastien le cor à qui vous avez dit oui avant de changer d'avis. Mais mais je n'ai pas changé d'avis. Pardon, je n'ai pas changé d'avis.
Je me suis retrouvé avec en face de moi un gouvernement resserré, recroquvillé qui était macroniste alors que justement cette élection a été perdue par le camproniste après la dissolution. Il faut que le peuple simplement soit respecté. Taou, vous avez mis en cause la présence de Bruno Lemire dans ce gouvernement en disant, je l'ai appris à la télévision, Bruno Lemire vous a répondu aujourd'hui dans une interview à Brut.
Il affirme, il dit "J'en ai marre de ce délit de sale gueule, ce sont ses mots. Euh, il parle de votre violence à son égard. Il dit aussi, "J'ai essayé de l'appeler deux fois dimanche soir.
J'ai même appelé le standard du ministère de l'intérieur." Il m'a pas répondu. C'est vrai le standard.
J'ai entendu le standard du ministère de l'intérieur. Je lui aurais dit "Vous êtes monsieur Bruno Lener, c'est une blague à 22h. Écoutez moi, je passer des coups de fil.
Je n'ai pas vu son coup de fil dimanche soir. Simplement, ça n'est pas du tout une question de personne. Il me semblait compliqué que on aborde un budget.
D'abord, on ne m'avait rien dit alors que je suis une des forces associées au gouvernement essentiel et on ne me dit rien. Et ensuite là encore, il y a eu une coresponsabilité de Bruno Lemire sur les 1000 milliards d'euros de dette et on va demander parce qu'il y a beaucoup d'entêtement au français peut-être une année blanche de se serrer la ceinture. Ça me paraissait être un mauvais signal.
Mais il y a rien de personnel. Ce soir, vous symbole politique ce soir, vous nous dites "Je ne reviendrai pas au gouvernement s'il est dirigé par un macroniste. Je ne reviendrai pas s'il est dirigé par un homme de gauche." Alors, comment vous pourriez revenir au gouvernement où c'est fini ?
C'est clos. Il y a plus de discussion, c'est terminé, vous êtes sorti. Certainement pas.
On peut avoir des discussions mais un il faut acter le fait que le gouvernement soit dirigé par un homme qui ne soit pas proche d'Emmanuel Macron. C'està-dire un homme de droite, c'est-à-dire vous pas moi, je suis pas candidat mais il y a plein il y a plein d'hommes et de femmes qui pourraient convenir. Première chose.
Deuxième chose, un homme ou une femme de gauche affaiblirait la France. Je connais leur programme. Leur projet c'est plus de dépenses, plus de matraque fiscale, c'est plus d'immigration et moins de sécurité.
Ça n'est pas possible. Vous parlez de rupture, tout le monde parle de rupture. Tout le monde demande la rupture, tout le monde l'a en bouche.
Quelle est votre rupture Bruno Rota ? Ma rupture, c'est une révolution du bon sens. Ma rupture, ce sont des idées simples.
Par exemple, que le travail paye, qui paye beaucoup plus que l'assistana. Par exemple, que l'immigration, ça n'est plus une chance. Par exemple, que la justice doit sanctionner, punir et non pas excuser.
Par exemple, que lorsque on touche violemment, quand on s'en prend violemment un policier, un gendarme, un sapeur pompier, alors on dort en prison. Ma rupture précisément, c'est une France qui soit fière d'elle-même, fière de son histoire, fière de son avenir et confiante dans son génie. C'est une déclaration de candidature, on vous entend.
On a l'impression que c'est un programme pour 2027. C'est vous qui qui l'apporteriez qui l'a porterez le mieux cette rupture. Ce sont mes convictions.
Ce sont des idées. Vous savez que je suis un homme de conviction, certainement pas un homme qui court après des places. La preuve pour ma déclaration du début de semaine, euh aujourd'hui, ce serait indécent de se déclarer à la présidence de la République.
Le moment n'est certainement pas venu. Une chose est sûre, c'est que précisément parce que je suis un homme de conviction, parce que je suis animé de cet amour de mon pays, de la France, je ferai tout pour que ces idées et ses convictions puissent gagner en 2027 parce que la France n'est pas à gauche. La France n'est pas non plus dans le en même temps.
La France très majoritairement, elle est à droite. Alors la France, elle est aussi, si on en croit les dernières élections, en partie chez Marine Le Pen et chez Jordan Bardella. Jordan Bardella, vous a tendu la main aujourd'hui.
Il appelle, il vous appelle à faire alliance à une dissolution pour gagner ensemble et gouverner ensemble. Vous lui dites quoi ce soir ? Écoutez, hier sur le plateau d'une chaîne de télévision d'information, monsieur Tangy m'insultait en me traitant de salo.
Il y a quelques semaines, un de vos confrères sur une autre chaîne demandait à Marine Le Pen si elle devait choisir entre monsieur Fort et Bruno Rotaillot qui elle choisirait. Rien. Et elle développe, elle dit "Moi, je suis ni de droite ni de gauche." Et elle développe des idées qui sont des idées de gauche sur le plan économique.
Ce matin, il vous a tendu la main à vous. Oui, mais on ne peut pas passer son temps à la fois nous insulter, à dire qu'ils ne sont pas de droite, à développer des idées. Écoutez, ils n'ont pas voté la réforme de la retraite, ils n'ont pas voté les 15hures en contrepartie du RSA, ils n'ont pas voté la réforme de l'assurance chômage.
Et quand il s'est agit de voter la taxe du Zukmane, prudemment ils se sont abstenus. Moi, je pense que la politique c'est la droiture, la rectitude et ce sont les convictions. C'est non, c'est jamais.
C'est Non, je l'ai dit jamais. C'est c'est Non, je l'ai dit. Il y a une législative ce weekend dans le Tarnégaron qui oppose à un candidat socialiste à un candidat du parti d'Éric Sioti soutenu par le Rassemblement national.
Vous avez dit euh ce je je n'appelle pas à voter à gauche, est-à dire que vous appelez à voter pour le candidat siiste soutenu par le RN. Notre ligne c'est que nous faisons barrage à la gauche et j'ai indiqué puisque de toute façon aujourd'hui les consignes ne marchent plus, ça exaspère les Français. Ils seront libres.
Voilà, en fonction des consignes que nous avons donné. Mais pas à gauche. Non, pas à gauche, mais libre de voter pour le candidat soutenu par le Rassembl national.
Ils sont libres de toute façon de voter sur leur leur conscience en fonction de la qualité des candidats parce que là aussi c'est quelques jours qui jouent beaucoup. Merci beaucoup Bronillot d'avoir été avec nous ce soir.
Bruno Retailleau