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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 30 juillet 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"Contre les incendies, les drones peuvent nous sauver !"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Comment regardez-vous la situation en Gironde avec plus de 115 000 hectares brûlés ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Les Canadairs : seulement 4 à 6 opérationnels sur 12, est-ce un problème ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Faut-il légiférer plus ou mieux sur les incendies ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Les administrations bloquent-elles l'action avec leur paperasse ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Les drones peuvent-ils remplacer les Canadairs ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Les drones pour larguer de l'eau, c'est réaliste ou trop risqué ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les débats de l'été 10h 13h Maxime [raclement de gorge] Liedo. Soyez les bienvenus sur l'antenne de Sud Radio Midi 35. Vous en avez l'habitude désormais notre grand [musique] entretien pour prendre le temps de poser certaines choses, s'arrêter sur quelques informations, prendre aussi le temps de réfléchir et pourquoi pas tiens de réfléchir autrement et on va le faire avec notre invité du jour qui est député Horizon du Hain Didier Leemer.

Bonjour. Bonjour Maxime. Bonjour à toutes et à tous. double casquette parce que certes la casquette du député va énormément nous intéresser pour penser essayer de penser l'avenir mais il y a aussi euh un regard précieux parce que vous êtes ancien sapeur pompier professionnel euh on voit à quel point il y a différentes remontées terrain, il y a différentes polémiques, il y a beaucoup de discussions sur le matériel, sur l'équipement, sur les moyens qui sont déployés, ce qu'on en a fait trop.

La France finalement n'était pas à nouveau comme on a pu le dire pendant le Covid concernant la santé en voie de tiers mondialisation. On évoquera tous ces sujets bien sûr avec vous. Mais ma première question au député qui est enfin à l'homme qui est devenu député avant vous étiez sapeur pompé professionnel.

Comment vous regardez cette situation qui se passe notamment du côté de la Gironde depuis plusieurs semaines ? Je vous cache pas que c'est c'est très difficile pour l'ancien sape pompier, mais aussi pour le citoyen. Parce que quand on voit un feu comme celui-là qui est historique en fait avec plus 115000 hectares de brûlé avec euh plus de 240000 évacuations, bien j'ai une pensée évidemment euh pour euh mes frères d'armes, les sapeurs pompiers, qu'ils soient professionnels, volontaires, civil ou militaire, mais également pour la population qui qui souffre dans ces moments-là avec des évacuations importantes.

Enfin bref, tout un écosystème qui est mis à mal. Mais la solidarité nationale, encore une fois joue son rôle. Il y aura un temps pour tout.

Moi, je suis très attaché chaque chose en son temps. Vous êtes plutôt du du style du président de la République qui a dit "On ne fait pas de retour d'expérience au milieu de la bataille, quoi. Il faut d'abord affronter tout ça et après évidemment même si je peux comprendre qu'il y a énormément de questions qui se posent à l'échelle du pays, mais là on a besoin de solidarité.

La nation fait corps avec l'ensemble de la Gironde et d'autres territoires touchés. Et bien, ça me paraît plus qu'important. Euh, je disais chaque chose en son temps parce que là, on est dans le dur.

Même si les choses sont en train de se calmer, il y a une forme d'almie d'ès comprendre, je suis pas sur place mais néanmoins une reprise est possible. Enfin voilà, pas être le chat noir mais on peut pas l'écarter non plus. Donc viendra un moment donné où il faudra rediscuter ce sur quoi je travaille maintenant depuis 2022.

H parmi tout ce qu'on a vu des images qui ont pu interpeller, il y a eu le fameux symbole des Canadaires. On y reviendra bien sûr, mais vous parliez de la solidarité. Je pense que beaucoup de gens sont à la fois admiratifs de la solidarité euh qui s'est mise en place notamment dans les communes, l'ouverture de domicile, euh les les que ce soit les agriculteurs, que ce soi les restaurateurs, que ce soit euh ceux qui pouvaient avoir des hôtels qui ont ouvert leurs portes pour accueillir les évacuer.

Et quand on a vu notamment ces images de tracteur de camions citerne venant des agriculteurs qui allaient aider les pompiers, on s'est dit à la fois waouh c'est extraordinaire et à la fois mince c'est sans la solidarité, c'est ce que certains pompiers nous ont nous ont dit au 0826 300 en fait on tient pas on n'est pas capable de lutter contre les incendies. Bah disons c'est plus difficile et cette solidarité elle est importante. On l'a vu.

Les sapeurs pompiers le disent comme vous venez de l'expliquer très justement. Mais moi ce qui me surprend, on a déjà fait on a déjà, j'allais dire légiféré souvent on me dit faut légiférer plus sur ce sujet. Je dis non surtout pas, il faut légiférer moins mais mieux.

Et pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'il existe des dispositifs notamment parce que je suis aussi président de l'Association française de prévention contre les catastrophes naturelles et technologiques. Et bien le rôle de cette association avec d'autres associations et son écosystème et bien c'est d'amener cette culture de la gestion de crise aux élus locaux. on l'a vu, ils sont euh aussi devant, ils sont aussi sur le front, mais aussi aux citoyens parce que quand on subit ça de front, y compris des évacuations, c'est très traumatisant et ça s'improvise pas la la gestion de crise et et les bons gestes à apporter. [grognement] Donc pourquoi je vous dis ça ? parce queà travers cette cohésion nationale et ces gens qui veulent bien faire, il existe euh un dispositif qui s'appelle les réserves communales de sécurité civile.

Ce dispositif, il existe depuis 2004, plus de 22 ans. Et lorsque j'avais fait cette mission pour l'Assemblée nationale en 2023 sur la sécurité civile, j'avais demandé le nombre de réserves communales de sécurité civile qui permettent en fait d'organiser pour le citoyen, pour les élus [raclement de gorge] dans une structure pyramidale organisée et pas être chacun de son côté. Et bien, il en existait en 2023 850 réserves communales sur 35000 communes.

Vous voyez qu'on a peut-être loupé quelque chose en matière de prévention et en tous les cas d'avoir préparé les populations et les élus. Il faut absolument qu'on y revienne et qu'on rattrape ce retard. Il y a des outils possibles avec des associations formidables qui font un grand travail sur le terrain et on aura on aura l'occasion de l'aborder tout au long de notre entretien.

Une question quand même quand on quand on voit tout ce qui tout ce qui s'est passé. Je suis surpris depuis plusieurs jours. J'ai l'impression que le la pieuvre de l'État français continue à faire des ravages.

L'administratif dans cette situation, on parlait de prévention. Est-ce que on ne doit pas non plus apprendre à certaines personnes qui ont les mains dans le cambouille ? On pense aux administrations, on pense aux préfectures éventuellement qui visiblement ne sont pas capables de comprendre l'urgence de la situation.

On pense à ce maire qui a voulu faire des parfeux, qui n'a pas pu les faire à temps parce qu' enfin je veux dire pas avant que il n'a pas réussi à mettre ses ses parfeux en place pour la simple et bonne raison que il n'avait pas eu les les bons papiers. On pense à ses agriculteurs incapables d'aller faire quelques récoltes parce que là aussi un problème de papier de discussion. Est-ce qu'il ne faudrait pas aussi faire de la prévention sur certaines administrations pour qu'elles disent de temps en temps eh le la paperace, le double tampon, la la double signature, on peut peut-être s'en passer.

Mais vous avez entièrement raison, je l'ai beaucoup entendu ces derniers temps, notamment sur les feux de Gironde, mais pas que une suradministration qui peut euh qui peut d'ailleurs poser problèmes par des incompréhensions et par des mauvais gestes. En tous les cas, des mauvais réflexes. Pourquoi je dis cela ?

On a un état centralisateur et on le voit quand il y a un événement national comme celui-là, une cohésion nationale, c'est important d'être centralisé. Néanmoins, quand les décisions se prennent à Paris dans des directions générales, mais y compris lorsque l'on légifère, et bien évidemment, il faut un cadre à l'échelle du territoire national que ça soit l'hexagone ou dans les outresemers. Mais il me paraît déterminant, impératif et ça c'est une culture de terrain qui doit revenir le bon sens dont vous parliez parce que en fait quand vous faites un feu euh en Gironde, le terrain n'est pas le même dans les Vauges, dans les Ales, dans les Pyrénées ou dans le nord de la France.

Donc il faut laisser cette souplesse notamment en matière de crise d'avoir cette réactivité-là. Et c'est pour ça que moi je je prône beaucoup d'ailleurs en matière de gestion de crise et gest à un autre ministère uniquement sur la sécurité civile où forcément on ne sait plus trop ce qu'on y met dedans en tous les cas qui est rattaché uniquement au ministère de l'intérieur pour des raisons évidentes. Oui. pour des raisons évidentes et on voit d'ailleurs à quel point c'est aujourd'hui le ministère de l'intérieur qui est vraiment sur sur le front dans la lutte contre ces incendies Didier Le qui est député au région du AIN exaur pompier professionnel vous réfléchissez à beaucoup de questions notamment sur l'équipement des pompiers notamment sur les symboles il y en a un le Canad il y a eu une polémique assez étonnante quand même.

Peut-être un mot pour y revenir avant ensuite d'aller sur le cœur de métier à savoir que il y a peut-être une autre manière maintenant beaucoup plus innovante, beaucoup plus intelligente de lutter contre les incendies le Canada. Qu'est-ce qu'on doit comprendre quand euh on apprend que ici et là, on a que quatre ou cinq 6 se maximum canadaires qui tournent et que le ministre de l'intérieur nous dit "Non, non, on a une flotte de 12. Est-ce que quand on a une flotte de 12, est-ce que ça veut dire que les 12 sont opérationnels Non, a priori moi je n'ai pas forcément tous les éléments et tous les détails.

C'est pour ça que je suis pas dans dans la polémique mais quand sera passé le côté de l'action évidemment voilà le rôle de de parlementaire est celui de de comprendre pour faire évoluer le système. Si je reviens sur les Canadaes, j'ai écouté quelques pilotes qui disaient "Ben non, nous en avons huit. Il y en a en maintenance, il y en a en réparation effectivement." Et puis il y a eu des des sujets pardon sur les achats de de Canada ou de bombardier d'eau.

C'est un sujet euh est-ce qu'il faut uniquement raisonner raisonner sur les bombardiers d'eau ? Non, c'est une partie du dispositif. Il y a des A400M.

Moi, j'avais eu l'occasion d'aller chez Airbus pour voir en 2023 ce système avec le kit notamment. Il y a des hélicoptères bombardiers d'eau. Mais mais je crois qu'il faut arrêter en fait de de rester figé sur un dispositif qui ne correspond pas.

Alors, il s'avère que maintenant en France, nous avons des entreprises qui savent faire, y compris sur le plan européen. Et bien moi, j'ai eu cette réflexion puisque je viens de rendre un rapport sur la guerre électronique au mois de mars et que lorsque j'ai demandé aux armées et aux fabricants de drone s'il était possible de soulever une tonne de matériel, ils m'ont répondu qui savait faire à travers l'autonomie, à travers l'articulation de ces de ces de ces drones. Et bien, j'ai fait le lien avec la sécurité civile dans lequel je baigne depuis l'âge de 16 ans et je me suis dit il faut absolument proposer euh quelque chose qui va en ce sens-là.

Il faut innover, faut oser. Et ben, on va innover. On va oser avec vous Didier Leire, député horizon du AORIN, exapeur pompier professionnel.

On poursuit la conversation, on marque tout simplement une très courte page de publicité et on va revenir justement peut-être sur ces luttes contre les incendies du futur à comment on va pouvoir lutter contre toutes ces catastrophes naturelles. D'ailleurs, on parle des incendies. Ce sera peut-être même le cas pour les inondations qu'on voit aussi se répéter généralement les fins d'année.

Est-ce qu'on va penser de nouveaux avions ? Est-ce qu'on va penser beaucoup plus par drone ? Est-ce que nous la France avons l'industrie nécessaire pour fabriquer tout ça pour être souverain aussi sur ces questionsl ?

Mais on se posera la question dans une poignée de minute avec vous Didier le maire. Vous restez avec nous tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, [musique] ça c'est Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.

Maxime Liedo et on poursuit notre conversation ici sur Sud Radio sur en réalité les problématiques de demain qu'il faut déjà penser. Une question quand même, monsieur le débuté, on entend beaucoup des maires des pompiers, des habitants sans aucun doute d'autres d'autres corps de métier que je ne cite pas mais qui sont confrontés assez brutalement à ce qui se passe du côté de la Géronde et qui disent Didier et le maire en réalité on risque l'amnésie. Là ça se passe, on est au cœur de l'été mais à partir de septembre quand on se penchera sur le budget, quand on se penchera quand on commencera à rentrer dans le dur de la campagne présidentielle et ben on aura oublié tout ça.

Est-ce que vous pensez que c'est possible ? Je crois que malheureusement c'est possible parce qu'on l'a déjà vécu à travers différentes crises. Regardez la canicule, elle tue silencieusement.

Là, il y a les feux de forêt. Nous avons déjà connu des épisodes d'inondation très sévère avec des pertes de vie humaine et cetera et cetera. Il y a des crises qui s'additionnent et et qui se succèdent sans arrêt. [grognement] Donc moi, je pars du principe que on ne prend pas comme étant d'art la sécurité civile uniquement quand elle fait la une de l'actualité.

Oui, la dage dit que la guerre se prépare en temps de paix. Et bien là, c'est pareil. C'est pas parce queon passera malheureusement on est dans une société où collectivement nous avons nos responsabilités.

Nous passons d'un sujet à l'autre rapidement. probablement que l'actualité chassera à un moment donné cette actualité malheureuse. Et bien c'est une des difficultés que nous avons notamment, je crois en France sur lequel il faut absolument nous puissions retravailler là-dessus et pas passer à autre chose sans avoir résolu tout un tas de sujets.

Il faudra se concentrer sur ces problèmes. Justement ce problème, il faut les penser. Généralement, il veut il veut aussi enfin il se doit de la part du politique de penser ses problèmes, de préparer tout ça.

Vous vous dites en réalité le Canad, on s'est beaucoup cristallisé, on s'est beaucoup focalisé dessus sur cette crise là, mais c'est pas le véritable instrument pour lutter contre les incendies. On doit en penser d'autres. Mais évidemment que oui.

Alors que [grognement] ça soit le symbole en matière de feu de forêt parce que depuis plus de 30 ans, il équipe la flotte française, je peux le comprendre mais vous savez en matière de réflexion on on peut pas réagir uniquement quand les les éléments ou les événements sont là. Euh, on se doit de penser déjà la saison prochaine aux 2 3 5 10 15 20 ans à venir en matière de sécurité civile. Et bien euh on a vu aussi les limites des bombardiers d'eau qui sont nécessaires dans le dispositif, mais il existe des des possibilités euh beaucoup moins chères et beaucoup plus faciles à utiliser.

Et c'est pour ça que j'ai fait le lien avec les drones puisque je suis allé retourner voir pardon les les constructeurs français de de drones qui savent faire qui peuvent faire à des coûts beaucoup moins chers. Donc on peut le faire, on sait le faire parce qu'on a beaucoup parlé drone notamment quand on quand on évoquait le conflit le conflit en Ukraine, on avait beaucoup d'inquiétudes sur notre capacité en produire. Vous vous dites "Non non, on a en réalité la base industrielle pour le faire, pour en fabriquer sans problème." Évidemment, vous savez, moi je suis pas fabricant, je suis pas spécialiste de drone.

Je suis retourné les voir justement pour être sûr d'avoir les bons éléments. Et j'ai été notamment au nord de l'Alsace rencontrer un un constructeur. Et bien et d'autant plus que on connaît aussi les difficultés d'un bombardier d'eau.

C'est-à-dire que quand il y a les écrans de fumée, ils ne peuvent plus forcément voler. Quand il fait nuit, ils ne peuvent plus voler. Il faut des pilotes. un coup de maintenance très important.

Derrière, il faut des pièces détachées qu'on ne reçoit pas forcément, ce qui peut expliquer des fois pourquoi on est pris un petit peu, on l' vu avec la maintenance des Canada notamment entre autres. Alors que le drone de fabrication française, ça existe déjà en matière de surveillance. Les pompiers s'en servent déjà mais pas en tant que bombardier d'eau et donc là on pourrait créer spécifiquement des drones très légers mais bombard donc des essins bien sûr avec 1000 L a priori ça peut aller jusqu'à 1500 mais on va prendre 1000 L.

Si vous prenez 6 drones c'est 6000 L. Hm, ça ne rend pas la ça ne remplace pas le canadien de 1000 L. Oui, c'est possible, ils arrivent à le faire.

Par contre, facilité d'exécution pour les opérateur spécialisés chez les sapeurs pompiers, c'est déjà le cas. Ils peuvent voler de nuit de manière discontinue. Ils peuvent voler dans les euh dans les les écrans de fumée, pardon, il y a pas de difficulté.

Et pour un coût qui est nettement inférieur à un canader, par exemple, un essin, on va dire d'une centaine de drones, ça pourrait compter combien ? Alors, faites le ratio. Moi, j'ai fait si vous voulez, pour que les auditeurs comprennent, 6000 L d'eau pour un bombardier d'eau.

Hm. Ça vous fait 6 drones à peu près, ils sont pas encore industrialisés. Sur une moyenne de 2 millions d'euros, le drone, ça fait 12 millions pour 6000 L.

Alors qu'un Canader, ça va être euh 80 millions d'euros pour 6000 L. Mais encore une fois, c'est pas l'un contre l'autre. H c'est la complémentarité des deux dispositifs.

Donc si vous prenez six de 6, ça vous permet aussi de les dissimuler sur les quatre coins du territoire, plus encore une fois au centre de la France et que vous pouvez les concentrer comme les renforts sont en train d'opérer au niveau national et par exemple en Gironde. Quand on parle technologie, on parle aussi de de plus en plus d'intelligence artificielle. On pourrait utiliser par exemple l'intelligence artificielle pour je sais pas renforcer la surveillance des incendies pour éventuellement anticiper la trajectoire de certains incendies. le sens des vents ou pas du tout.

Mais évidemment que je vous disais qu'il existe déjà des un système de détection. Donc en matière de feu de forêt, le plus important c'est la détection. Plus tôt le feu est pris, plus facile c'est de le de le combattre et de le vaincre.

Plus on l'attend évidemment, plus il prend du volume et ça devient un ogre comme on a vu à Bordeaux pour des raisons diverses et variées. Donc si vous avez un un massif forestier même escarpé qui est surveillé par un drone, couplé à l'intelligence artificielle, et bien ils peuvent déclencher les bombardiers d'eau en matière de drone et venir compléter les actions nécessaires. H il y a aussi d'autres questions concernant l'intelligence artificielle.

Je rebondis sur ce que vous disiez tout à l'heure. Vous aviez rendu notamment un rapport sur les catastrophes numériques, technologiques, je sais plus comment le le le naturel et technologique. Si on commence à mettre de lien dans ce type d'intervention, est-ce que la France est suffisamment forte et suffisamment, on va dire, souveraine pour sécuriser cet ensemble là ?

Parce qu'il ne faudrait pas qu'avec cette nouvelle technologie, on encourage d'une certaine manière ou on provoque un enchaînement de piratage, de de trafic ou autre. C'est évidemment c'est à prendre l'encontre toute nouvelle technologie mais vous savez il existe en matière de des forces armées ce qu'on appelle la BTD. H donc c'est la base industrielle et technologique de la défense.

Mais moi je souhaite la création de la même chose mais pour la sécurité civile parce que nous avons des fabricants. Il y a un savoir-faire incroyable, je l'ai vu à travers la mission de la guerre électronique qui sont des entreprises françaises en matière de détection, en matière de drone, en matière de beaucoup de choses. Mais une fois que j'allais dire la technologie est là d'une il faut faire avec mais évidemment il faut l'accompagner et faire suivre la doctrine.

Vous savez, le monde sapeur pompier entre autres, mais je pourrais vous parler des autres associations agréées, savent s'adapter et évoluer avec la technologie, ça me paraît plus que primordial. Monsieur le député, vous avez interpellé l'un de nos auditeurs qui s'appelle Éric qui vient de nous passer un coup de fil qui est pompier lui aussi et qui connaît justement pas trop encore ce système de drone pompier. Je crois qu'il a quelques questions à vous poser.

Bonjour Éric. Bonjour Maxime. Bonjour monsieur le député.

Merci beaucoup d'être avec nous ce midi. Éric, vous vous aviez quoi ? quelques interrogations par rapport à cette nouvelle forme en fait de lutte contre les incendies.

C'est ça ? Oui. Bah on connaît on connaît les drones sur l'aspect détection, recherche, localisation euh caméra et plus de photos vidéos.

Mais euh l'aspect largage d'eau avec avec les drones, sauf avoir vu ça sur quelques salon, j'ai rien vu de très concret pour l'instant sur ce domaine. Hm. Donc vous vous pensez quoi ?

Que c'est une c'est enfin de ce que je comprends Éric, dites-moi si je me trompe, pour vous, il y a il y a peut-être un peu de prudence à avoir vis-à-vis de cet outil si je devais résumer. C'est ça. Mais le souci c'est pas tant l'outil.

Je pense que l'idée elle peut être intéressante sauf que l'idée elle vient et ça a été dit par monsieur le député, elle vient toujours après coup c'est-à-dire il y a les feux tiens il faut monsieur le député à caisse en vous écoutant Éric sachez-le on est à la radio, vous pouvez pas le voir mais il a caisse. [rires] Donc savoir si c'est intéressant d'utiliser les drones parce qu'on a des feux qui sont conséquents en ce moment et je vais vous dire dans les années 90 on avait déjà des feux. On utilisait un Hercules C130, c'est un énorme avion comme la 400M, c'est l'équivalent de la la 400.

Et depuis et ben écoutez euh on en est où ? On en est nulle part. H oui, vous avez l'impression parfois qu'on qu'on avance pas sur certaines choses.

Monsieur le député, vous vous répond Éric Didier le maire. Qu'est-ce que vous dites à Éric ? Bon, visiblement un peu de prudence vis-à-vis des drones et sur cette sensation que la France arrive mais elle arrive toujours trop tard.

Alors, je crois pas que là sur ce coupl la France arrive trop tard puisque c'est pas diffusé dans d'autres pays à ma connaissance. Mais là où il a là où vous avez raison, c'est que nous sommes actuellement confrontés à la crise. Euh moi cette réflexion m'est venue pour les raisons que je vous ai évoqué parce que j'ai eu dans ma carrière d'avant l'occasion de faire plusieurs campagnes de feu de forêt et que ce lien avec les forces armées et bien je l'ai je l'ai je l'ai conduit à la sécurité civile et d'où ma proposition.

J'ai écrit il y a 15 jours au premier ministre et au ministre de l'intérieur en leur disant soyons audacieux, soyons pionniers en la en la matière. Nous avons une une une base industrielle qui sait faire et et bien il nous faut absolument avoir cette volonté. C'est là où ça va partir.

C'est là où la volonté politique est nécessaire. que je je suis pas en train de vous dire que ça va être cette année que ça va être fait possible, mais par contre je crois qu'il faut se poser les bonnes questions, notamment en matière euh financière où on sait que les difficultés qui sont les nôtres et bien euh par le passé notamment sur le champ de la défense et des forces armées. Vous vous souvenez il y a encore pas si loin loin que ça, on parlait souvent des chars et et des unités de combat.

Aujourd'hui, on parle moins des chars, ils sont nécessaires mais on parle surtout des drones. Ça veut bien dire que c'est possible et qu'il faut aller de l'avant. Hm.

Est-ce que vous avez eu vos réponses camarad Éric ? Oui oui oui. [rires] Merci beaucoup d'avoir appelé Sud Radio 0826 300300 pour poser cette question, interpeller monsieur le député et puis partager aussi parfois les interrogations.

Vous parliez de la la volonté politique, pas encore de réponse j'imagine, de la part du ministre de l'intérieur et du premier ministre. pas pas à ce stade. Je suis bah comme comme vous l'actualité effectivement l'actualité très elle elle est très dense, elle est prenante.

Mais ce que je voulais vous dire pour éviter ce que Éric vient de décrire et que je partage, c'est pas à ce moment-là où on doit réfléchir quand on est dans l'action. On là, on est face à la crise. Par contre, les feux de forêt de 2027, 28, 29, 30 et cetera se préparent d'aujourd'hui.

Il nous reste 45 secondes, monsieur le député. Peut-être aussi insister. On parle de technologie, c'est bien, d'équipement, c'est bien, de moyens humains et financiers, c'est bien.

Mais ce qu'il n'y a pas quelque chose de beaucoup plus simple, on en parlait hors antenne, c'est la prévention. La prévention, mettre le paquet dessus peut-être. Mais bien sûr, c'est la mer des batailles et c'est là où je disais qu'il faut créer ce nouveau ministère parce que quand vous avez une direction générale de prévention des risques qui est rattachée à l'environnement, la DGS, CGC, sécurité civile au ministère de l'intérieur, je crois qu'il faut mettre tout ce monde là à travailler ensemble.

Je suis président de l'Association française de prévention des catastrophes naturelles et technologiques. Et bien ce travail auprès du citoyen parce que qui meilleur acteur que le citoyen lui-même pour sa propre sécurité et quand le citoyen est acteur de sa propre sécurité et bien on n'oublie personne. Et on voit dans les autres pays européens qui sont par exemple beaucoup plus en avance he sur les les gestes de premier secours ou sur cette prévention en sens large à quel point cela est plus que très utile.

Merci beaucoup monsieur le député d'avoir été avec moi ce midi sur Sud Radio Didier Leire député Horizon du Hain exapeur pomper professionnel et puis on aura l'occasion visiblement de se recroiser et de se reparler parce que c'est des sujets qu'on va continuer à aborder dans les prochaines semaines dans les prochains mois et certainement peut-être même au cœur de la campagne présidentielle qui s'annonce 1258 c'est un plaisir que de vous accompagner durant ces 3 heures de conversation de discussion d'échange dans un instant c'est Jacques PC sur Sud Radio de 13h à 14h. Je vous souhaite donc une belle après-midi et je vous retrouve demain pour la dernière de 10h à 13h Sud Radio