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Débatyoutube.com· 23 octobre 2026 32 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Marion Maréchal TERMINE Dominique De Villepin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous à dire ce soir en introduction à Dominique de Villepin ?

  • 0:43RelanceRéponse partielle

    Comment vous voulez mettre en place cette paix civile alors que vous êtes pour moi l'un des grands-pères du 17 octobre ?

  • 3:22RelanceÉludée

    Comment vous voulez mettre en place cette paix civile alors que vous êtes pour moi l'un des grands-pères du 17 octobre ?

  • 9:01RelanceRéponse directe

    Répondez sur le fond monsieur Villepin

  • 9:44FerméeRéponse directe

    Monsieur de Villepin, vous proposez de désarmer la police ?

  • 12:29OuverteRéponse directe

    On est d'accord sur trois exemples que vous avez pris qui m'intéressent beaucoup

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Marion MaréchalFait
    « Vous vivez sur une sorte de rente d'image. Une rente d'image qui a 23 ans maintenant, ce fameux discours de l'ONU à 2023. »
  • 2:42Marion MaréchalFait
    « chaque fois à plus la racaille casse plus l'État s'excuse plus les Français payent. »
  • 4:04Marion MaréchalFait
    « Je pense qu'il faut combattre l'extrême droite car l'extrême droite est dangereuse. »
  • 8:24Dominique de VillepinFait
    « La France c'est pas du tout un pays où l'intérêt général est défendu. C'est un pays où l'idéologie socialiste se confond avec l'intérêt général. »
  • 9:01Dominique de VillepinChiffre
    « Quand les intérêts de la dette c'est un budget qui est deux fois plus important que celui de votre armée, bah voilà, tu peux plus faire le malin. »
  • 9:44Marion MaréchalFait
    « Monsieur de Villepin, vous proposez de désarmer la police. »
  • 10:29Marion MaréchalFait
    « Pour vous, les policiers n'ont pas le droit de se défendre parce que vous préférez un policier manifestant et casseur, c'est la même chose. »
  • 13:05Marion MaréchalFait
    « Cette proposition est précisément celle qu'a appliquée le Général de Gaulle à l'époque. »
  • 20:19Marion MaréchalFait
    « La France est une Babel heureuse, une terre palimpseste qui n'existe que par le dialogue qu'elle entretient avec le monde. »
  • 21:01Marion MaréchalFait
    « La France de souche n'existe pas. »
  • 22:58Dominique de VillepinFait
    « Il y a pas de Français d'origine française. »
  • 23:40Dominique de VillepinFait
    « C'est cette reconnaissance de chacun qui crée la beauté de notre pays et qui fait ses principes de liberté, d'égalité et de fraternité. »
  • 28:33Marion MaréchalChiffre
    « 42 % des jeunes musulmans disent avoir une sympathie pour au moins une mouvance islamiste. »
  • 29:09Marion MaréchalFait
    « vous avez mis à la table de la République l'UOIF, c'est-à-dire les Frères musulmans. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Chic, ça fait plaisir de retrouver Marion Maréchal qui fait partie des politiques français qui ont eu toujours une ligne tout à fait défendable à la fois sur le terrain des valeurs, de la morale, de la civilisation, mais également sur le plan de l'économie. Donc c'est content de l'avoir, content de l'avoir face à Dominique de Villepin. Allez, c'est parti. Dans ce face-à-face BFM, Dominique de Villepin, on en vient au débat et on accueille sur ce plateau Marion Maréchal qui nous rejoint. Venez, Marion Maréchal, députée européenne, soutien de de Marine Le Pen. Bonsoir à vous. Merci d'être là. Merci à tout le monde d'avoir accepté le principe de de ce débat. Vous venez de suivre cette émission en coulisses, Marion Maréchal. Qu'avez-vous à dire ce soir en introduction à Dominique de ?

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Bah déjà, je vous remercie, Monsieur de Villepin, d'avoir accepté ce débat. Je suis ravie de débattre avec vous parce que pour moi, d'une certaine manière, vous vivez sur une sorte de rente d'image. Une rente d'image qui a 23 ans maintenant, ce fameux discours de l'ONU à 2023. D'ailleurs, Ah, elle commence direct en l'éclatant. [raclement de gorge] Monsieur de Villepin, vous êtes un petit peu ringard. Donc elle est pas là pour faire de la de la politesse. Alors, cette image d'une France que nous avons aimée, il faut bien le dire, euh mais qui donne, me semble-t-il, une image biaisée de l'homme politique que vous êtes. Parce qu'il donne une image de solidité, où là, pour moi, vous êtes l'une des nombreuses incarnations, en réalité, de l'impuissance d'État et de

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la soumission à la fois à l'extrême gauche et aux racailles de cité. Et j'en veux pour preuve, à l'époque où vous étiez Premier ministre, la manière dont vous avez répondu aux plus grandes aux premières grandes émeutes qui ont frappé notre pays en 2005. Vous avez fait un grand discours à l'Assemblée nationale. Et à l'occasion de ce discours, votre réponse à la casse, au pillage, aux agressions, aux incendies, ont été des centaines de millions d'euros supplémentaires de plans banlieue, ont été Merci, mais merci, mais heureusement qu'elle est là. C'est c'est très bien. Après, voilà, j'espère que quand ils seront au pouvoir, elle aura un rôle important et qu'elle pourra avoir une influence idéologique. parce que oui effectivement la politique ça a toujours

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été ce ce délire selon lequel on peut calmer les les sauvageons en mettant de l'argent dessus. C'est pas ça qui se passe. Sinon la France ce serait un pays pacifique. Mais on est un pays qui est qui investit le plus dans ses banlieues, un des pays qui investit plus avec la dépense sociale, la CAF et cetera et on est en train de venir le pays le plus violent d'Europe. Encore une fois l'argent public fait grossir les problèmes sociaux. des logements sociaux supplémentaires entre autres choses ont été la création de préfets à l'égalité des chances bref vous avez été pour moi l'initiateur avant tous vos successeurs d'une sorte de mécanique infernale qui a consisté chaque fois à plus la racaille casse plus l'État s'excuse plus les Français payent. Donc vraiment l'incarnation d'une forme

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de culture d'excuse de l'État et d'une tentative d'achat de la paix sociale par l'argent et le C'est c'est pas facile ce qu'elle fait hein parce que elle arrive et elle est en train de de faire son procès donc ça veut dire qu'elle a préparé ça et il y a une différence entre préparer le blâme d'une personne et être capable de le dire en face et je trouve qu'elle s'en sort très bien. Il y a pas d'agressivité, elle a un ton qui est très calme qui est qui est très posé et donc évidemment l'objectif quand vous faites un truc comme ça c'est de dire mais non mais vous comprenez bien que moi j'ai j'ai rien contre vous c'est pas ça le problème. Le problème c'est les conséquences de votre politique. Le problème c'est comment va-t-on faire pour prendre une meilleure direction

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pour que les Français souffrent moins. Donc elle a elle a le bon ton vraiment c'est belle performance. Résultat de cela des décennies après bien c'est le 17 octobre. Moi j'ai lu avec attention, j'ai écouté plutôt avec attention votre vidéo et j'en finis par là [grognement] avant-hier vous présentez comme l'homme le candidat de la paix civile. Alors moi j'aimerais savoir comment vous voulez mettre en place cette paix civile alors que vous êtes pour moi l'un des grands-pères du 17 octobre finalement. Merci. C'est pas si c'est si drôle mais vous allez permettrait d'abord de vous dire pourquoi j'ai accepté de de débattre avec vous. Euh en d'autres temps, j'étais à côté Ah ah ah, je sens je sens où il va aller. Je pense qu'il faut combattre l'extrême droite car l'extrême droite

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est dangereuse. Mais donc il a raison en fait là dans ce ça va être tirade contre tirade et donc je pense que si Marion Maréchal euh est aiguisée, elle va l'empêcher de dérouler sa tirade. Elle va le elle va le couper avant qu'il commence à à trop dérouler. Mais là on est parti sur je me suis toujours battu contre l'extrême droite, ça va être un truc dans ce goût-là. Et Jacques Chirac en 2002 quand Jacques Chirac a refusé euh de débattre avec votre grand-père. Oui, en toute lâcheté d'ailleurs. Probablement parce que Jean-Marie Le Pen l'aurait écrasé. qui portait l'héritage gaulliste estimait que il ne devait pas débattre avec un homme qui portait un autre héritage

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un héritage euh poujadiste, xénophobe, raciste, antisémite. Euh aujourd'hui, j'estime qu'il est de mon devoir de débattre de débattre avec vous. Et je vous en remercie. D'abord parce que je pense que vous avez gagné la bataille du récit dans notre pays jusqu'à ce jour et que vous êtes vous et le parti que vous soutenez aux portes de l'Élysée et qu'il faut aujourd'hui se convaincre que c'est vous qui allez gouverner la France dans les cinq prochaines années s'il n'y a pas un immense sursaut

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républicain de notre Un barrage. Je pense qu'il faut il faut un barrage un barrage républicain. Tout le monde n'attend que ça. notre pays. Et je ne ferai certainement pas le procès d'intention à vous à Jordan Bardella ou à Marine Le Pen d'être en tant que tel des incarnations des qualificatifs que Jacques Chirac portait à l'époque à la figure de votre grand-père. Mais j'estime que le système j'estime que l'idéologie qui est celle du Rassemblement National comporte aujourd'hui des risques majeurs pour la République. À commencer

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par la tentation de détourner nos institutions. C'est très fatiguant d'être face à un gars comme ça qui prend euh 3 heures et puis d'un autre côté tu euh tu tu veux pas lui rentrer dedans parce que tu as l'impression d'être face à ton grand-père. Tu tu tu vois la manière dont il parle Enfin moi je je vous je vous le dis hein, je serais gêné face à un gars comme ça. J'aurais pas envie de lui rentrer dedans parce que même si je désapprouve complètement ce qu'il est, ce qu'il a fait, ce qu'il a été, on reste face à quelqu'un qui est qui s'exprime bien, quelqu'un qui On a pas envie de brusquer un gars comme ça. Encore une fois, j'aurais l'impression de brusquer mon grand-père. Donc c'est ça ça doit être très difficile. Mais pourtant la force est de constater qu'il

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répond pas du tout à la question. Il est pas du tout en train d'expliquer comment on empêche un un mouvement de casseurs comme celui qui a lieu ici. Il est pas du tout en train de défendre son bilan. Il est en train de repartir en disant voilà, je suis la résistance face au danger. Donc il faudrait le couper mais c'est dur de rentrer dans un gars comme ça. L'article 11 que Marine Le Pen veut utiliser pour réviser la Constitution le bouclier européen et vous connaissez bien l'Europe puisque vous êtes député européen qui placera l'ensemble des traités européens sous l'égide du système juridique national

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la priorité nationale qui changera profondément, balayera même notre rue. [rires] Comment ils ont galéré les les gens de BFM Business là qui essaient de trouver des phrases chocs. Villepin deux points l'idéologie du RN comporte des risques. [rires] C'est [raclement de gorge] niveau de généralité. Non mais c'est un cauchemar à entendre parce qu'il est il arrive jamais dans le concret en fait. C'est voilà, c'est c'est de la grande palabre. Je suis attaché à une France des droits de l'homme, de l'universel et de l'intérêt général. Et vous avez vous Non mais même ça le l'intérêt général mais non en fait. La la France c'est pas du tout un pays où l'intérêt général est

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défendu. C'est un pays où l'idéologie socialiste se confond avec l'intérêt général. Mais c'est une arnaque parce que l'intérêt général serait que la France grandisse. Ce serait que la France croisse, ce serait que la France soit respectée. Et le socialiste en faisant de la dette pour distribuer des allocs nous met dans cette situation où le les intérêts de la dette ça va devenir le plus gros budget. Donc quand on prétend aimer la France, voilà la France souveraine, bah non. Un pays qui paye autant d'intérêts sur sa dette, qui a une dette aussi importante et qui est pas capable de gérer ses finances, c'est pas un pays qui peut être respecté. Quand les intérêts de la dette c'est un budget qui est deux fois plus important que celui de votre armée, bah voilà, tu

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peux plus faire le malin, tu peux plus mentir à dire voilà l'intérêt général. Non non, le socialisme c'est destructeur des nations, c'est tout. plus trouver une filiation entre [grognement] 2005 et le combat que je mène aujourd'hui. Grand-père du 17 octobre. Est-ce que vous dites non à rien monsieur Ah j'ai pardon. Je me serais pas permis. Mais répondez sur le fond monsieur Villepin parce que justement, les situations sont profondément différentes. Aujourd'hui nous sommes dans un conflit social qui qui commencé avec les demandes des lycéens. Ce conflit a [raclement de gorge] vu se

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greffer d'autres revendications et en particulier celle de la vie chère. Et qui peut nier aujourd'hui qu'il n'y a pas dans notre pays un mal-être ? Et bien sûr, de façon opportuniste, comme souvent dans ce genre de manifestations, il y a malheureusement un certain nombre d'invités et non invités euh et en particulier euh des ultras qui cassent, qui pillent. Monsieur de Villepin, vous proposez de désarmer la police. Absolument pas. Si si, le texte que vous avez écrit le 16 octobre, monsieur de pas. Absolument pas. sociaux, la veille des émeutes, vous proposez que les policiers renoncent à utiliser les LBD, renoncent à utiliser les grenades de désencerclement, renoncent à utiliser demande Je demande utiliser des pistolets à eau ? Je demande Je demande

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que face à des revendications lycéennes, face à un mouvement social lycéen, les consignes données à la police de maintien de l'ordre soient adaptées, proportionnées à des jeunes, voire des très jeunes qui sont dans la rue. Quand les policiers se font lyncher J'ai bien compris que pour vous y compris pendant les blocages lycéens. Pour vous, les policiers n'ont pas le droit de se défendre parce que vous préférez un policier manifestant et casseur, c'est la même chose. Non, pas du tout. Et bien je le dis, avez-vous l'avez dit Pas du tout, monsieur de Villepin. Les manifestants et les casseurs, c'est la même chose. Monsieur de Villepin, la réalité c'est que vous préférez avoir un policier blessé qu'un émeutier blessé. Ça, j'avoue c'est une grande différence entre vous et

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Regardez ce qu'elle a fait là. Donc c'est c'est ça, c'est la base de la dialectique, à savoir euh Dominique de Villepin qui veut mettre Marion Maréchal en position d'accusée, à savoir euh pour vous les manifestants et des pauvres jeunes lycéens de 12 ans avec des fleurs dans les cheveux, c'est la même chose, vous êtes sanguinaires et elle inverse immédiatement l'accusation en disant "Non mais vous en fait vous préférez voir un policier blessé qu'un manifestant blessé." Et donc là de Villepin perd le fil de son argumentation et doit se mettre en mode "Mais non pas du tout, c'est pas ce que j'ai dit." Et donc là il faut qu'elle insiste, c'est comme ça qu'on prend le dessus. Et moi et quand on a lors du 17 octobre, excusez-moi. Mais j'ai un bilan contrairement à vous

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en matière de maintien de l'ordre et et j'ai été très soucieux. Sur 10000 déployés qui ont été blessés monsieur, c'est un policier sur 10 que vous expliquez qu'aux forces de l'ordre qui doivent renoncer au Et en 2016 2017 On a de des encerclements, vous rendez compte à quelques mois l'amalgame l'amalgame ça marche peut-être sur les estrades mais comparer des choses qui ne sont pas comparables C'est un débat. Je crois que c'est une erreur et je vous laisse bien volontiers la parole. j'aimerais pouvoir répondre. Elle est en train de le dominer parce que de Villepin là son truc de recadrage, il a utilisé son temps de parole pour parler de oui l'héritage Chirac Le Pen blablabla et donc elle elle lui rentre dedans et elle prend la parole et elle va avoir un nouveau temps fort.

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Vous avez fait une longue tirade notamment mais qui recoupe ce que vous avez dit juste avant sur l'anti-républicanisme que j'incarnerais. On est d'accord sur trois exemples que vous avez pris qui m'intéressent beaucoup. Le premier c'est le fait que nous voudrions recourir à l'article 11 de la Constitution pour et bien demander aux Français par référendum leur avis sur une réforme constitutionnelle. Euh ça ne vous aura pas échappé d'ailleurs que cette proposition est précisément celle qu'a appliquée le Général de Gaulle à l'époque. Vous gaulliste flamboyant que vous êtes ne pouvez pas l'ignorer soutenu d'ailleurs à cette même époque par Michel Debré euh et et je vais vous épargner parce que je pense que vous les connaissez aussi bien que moi les mots extrêmement précis qui

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ont été ceux du Général de Gaulle à l'époque qui donc si j'en crois ce que vous dites était un anti-républicain. Voilà donc là elle lui met un gros taquet et je pense que dans ses petites notes elle avait noté euh "Je dois montrer que je suis plus gaulliste que lui." [rires] Et là c'est ce qu'elle est en train de faire donc très bonne stratégie. Deuxième chose et j'imagine que vous me répondrez à cela euh vous expliquez que la préférence nationale, donc euh la priorité nationale, appelons-la comme nous le souhaitons, serait anti-républicaine puisque cette priorité consisterait à donner donc une priorité de fait d'accès aux personnes de nationalité française dans leur pays, que ce soit dans le cas d'un certain nombre d'aides, notamment sociales non contributives, ou dans l'accès aux

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logements sociaux, comme d'ailleurs, vous le savez, ça se pratique pour un certain nombre d'emplois aujourd'hui de la fonction publique qui sont d'ores et déjà euh euh réservés aux Français. [grognement] Euh bon, en cela, d'une certaine manière, vous renvoyez hors du camp républicain euh euh Léon Blum et le Front populaire hein, qui à l'époque avait euh là encore mis en place une politique de de priorité nationale euh très offensive hein, notamment sur la question de l'emploi, je pense que je ne vous l'apprends pas. Mais je suis étonné donc que ce soit un critère d'anti-républicanisme. Et la troisième chose, alors, que je trouve la plus surprenante, je vais pas vous mentir, c'est le fait que nous souhaiterions baisser la contribution de la France à l'Union européenne, comme si l'Union

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européenne était consubstantielle, finalement, de la République française. Euh et et je ne savais pas que la France n'était pas républicaine avant 58 et euh le CE, me semble-t-il. Euh sachez, Monsieur de Villepin, mais je je crois pas vous l'apprendre. Il y avait pas d'Union européenne. Je crois pas je crois pas vous l'apprendre oui, mais sur les contributions nettes. Je crois pas vous l'apprendre parce que en l'occurrence, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, entre autres choses, ont obtenu des rabais euh de leur contribution, ça s'appelle des mécanismes correcteurs, euh ça se décide et ça se négocie au moment des grandes négociations du Conseil européen, en amont du budget pluriannuel, qui est une phase qui va s'ouvrir dans les mois qui viennent, et dont Marine Le Pen bien évidemment

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Ça c'est euh il y a il y a un énorme sujet, c'est que l'Union européenne n'arrête pas d'essayer de pousser, enfin, c'est la Commission européenne hein, de Van der Leyen, ils n'arrêtent pas de pousser pour avoir des ressources propres. Ils veulent pouvoir vous taxer directement. Et donc c'est c'est cauchemar. Et je suis sûr que dans ces négociations du type "On réduit notre contribution", euh c'est possible que on revoit arriver par la fenêtre une manière pour l'Union européenne de maintenir son même niveau de ponction, son même niveau de ressources en créant des ponctions directement sur les citoyens. Donc voilà, il faut il faut surveiller ça de près parce que si les si les macronistes restent au pouvoir, c'est c'est quelque chose qui pourrait qui pourrait être arrivé.

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On veut profiter pour pouvoir obtenir en effet que nous revenions à des hauteurs raisonnables alors que notre situation financière est dramatique. Alors je je vous le dis très franchement, je suis un peu étonnée de la manière dont vous justifiez le fait que nous serions à travers ces trois exemples, excusez-moi, une menace plus grave aujourd'hui que la France insoumise et que l'extrême gauche française que nous avons vu à l'oeuvre Je vais vous répondre là-dessus. Alors sur l'article 11, sur l'article 11 madame. Le référendum. Sur le référendum. Il y a une procédure dans notre Constitution et les choses ont changé depuis l'époque du Général de Gaulle, il y a une procédure, c'est la procédure de l'article 89 qui permet de réviser la Constitution mais qui oblige à obtenir

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l'accord des deux chambres. Donc le Général de Gaulle était anti-républicain. Le Général de Gaulle dans une période antérieure où la jurisprudence du Conseil constitutionnel était moins établie qu'aujourd'hui avait choisi de passer par l'article 11. Non mais où la jurisprudence du Conseil constitutionnel était moins établie. Donc ça veut dire que d'un côté tu as la Constitution qui est censée être le texte que le peuple brandir pour dire vous nous saoulez, on change les règles. Mais maintenant tu vois tu as le Conseil constitutionnel qui a commencé à verrouiller les trucs. En quoi la jurisprudence du Conseil constitutionnel c'est plus important que le peuple qui veut dire on veut voter pour par exemple arrêter avec l'immigration. On veut voter pour dire on va commencer à

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remigrer. Si le peuple a envie de faire ça [raclement de gorge] pourquoi est-ce qu'on devrait utiliser le Conseil ? C'est quoi cette ? C'est c'est quoi cette ? Donc là si j'étais Marion Maréchal, je l'éclaterais là-dessus parce que opposer le Conseil constitutionnel à la volonté du peuple qui a envie de voter pour changer les règles, ça ça fait pas très démocrate quoi. pour un sujet et ça vous a pas [grognement] échappé Madame Maréchal qui concernait l'organisation des pouvoirs publics. que la ? C'est l'élection Qu'est-ce que la Constitution si n'est l'organisation des pouvoirs ? Là, là, oui mais là. qu'il dit lui-même. Là, vous voulez le faire pour un certain nombre de sujets qui touchent à des questions de société et il ne vous a pas échappé qu'en 1995, il y a eu une

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révision qui a été menée par Jacques Chirac et Jacques Chirac a étendu les prérogatives de l'article 11 en particulier aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux. Et à l'époque, il y avait eu un débat qui avait été mené par Jacques Toubon qui avait répondu à cette question pourquoi exclure [raclement de gorge] du champ de l'article 11 les grandes questions de société comme l'immigration. Et il avait répondu parce que ce serait la porte ouverte à la démagogie. Et c'est bien ça qui fait glisser d'être démagogue évidemment. C'est bien ça qui fait glisser Mais c'est pas de ne pas être d'accord avec vous. ça qui fait glisser justement Ouais, alors là, il va se faire éclater hein. C'est c'est dramatique la la ligne qu'il défend. Enfin, ouais. C'est il y a

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Jacques Toubon, voilà, il y a Jacques Toubon qui a dit [rires] C'était n'importe quoi. [raclement de gorge] Jacques Toubon a dit non non on va on va limiter le pouvoir du peuple là parce que ça ça peut être la la démagogie. OK, super Dominique. C'est bien ça qui fait glisser la République qui alors se retrouve soumis à la décision d'un jour. Il s'agit pas Ça ne vous trouble pas il s'agit pas de la décision d'un peuple souverain et constituant comme l'est la Constitution. c'est le peuple souverain qui est le constituant. Et c'est pour cela qu'il y a la procédure de l'article 89 mais passons, ce sont des des sujets techniques. je je veux juste [rires] vous faire remarquer qu'il n'y a pas de jurisprudence du Conseil constitutionnel qui écarte totalement l'article 11.

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C'est la jurisprudence Rochmay et qui ne dit pas ça. La jurisprudence du Conseil constitutionnel est claire et le président du Conseil constitutionnel s'est c'est exprimé très récemment. On sera pas d'accord mais je je conclus juste sur ce sujet. Moi je suis toujours extrêmement choquée quand on présente un coup d'État comme un coup d'État le fait de recourir au peuple français. Mais on a le droit de pas être d'accord, il y a pas de problème. Ouais, donc là belle manière également de de mettre une petite punchline pour essayer de de conclure cette cette séquence. Elle est forte Marion Maréchal, vraiment c'est bien fait en sans faute. Je vous en prie. Non mais il ne s'agit à aucun moment de considérer non, c'est de recourir, c'est de recourir au peuple français, de donner

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la parole au peuple français dans des conditions qui ne sont pas celles qui sont prévues par la Constitution. Vous connaissez bien le droit monsieur, vous savez très bien que l'esprit des rédacteurs de la Constitution compte dans l'interprétation qu'on fait de la Constitution. Le général de Gaulle lui-même Je regrette madame Maréchal mais je ne suis pas sûr que vous soyez autorisé à l'interpréter. [rires] Et moi non plus, il y a un Conseil Constitutionnel à l'Union Européenne. réussi à le faire passer non seulement pour une personne qui trahit l'héritage gaulliste mais elle a réussi aussi à le faire passer pour un technocrate qui ne respecte pas la volonté du peuple. Donc c'est une bonne séquence pour Marion Maréchal. Je voulais aussi vous montrer cette séquence parce que Marion Maréchal

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qui a bien préparé son débat et aller retrouver des petits machins, des petits machins écrits par Dominique de Villepin parce que des fois il aime bien s'enfermer dans son boudoir pour penser sur le monde et il a écrit des petits machins qui dans notre contexte sonnent mal. Regardez. Parce que j'ai lu un certain nombre de choses venant de vous sur le sujet. Et notamment un texte que vous avez écrit, un peu un texte fondateur sur ce que vous appelez le piège identitaire, c'est un peu votre votre dada. Je cite La France est une Babel heureuse, une terre palimpseste qui n'existe que par le dialogue qu'elle entretient avec le monde. Alors c'est beau mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Non mais je je vous le dis hein, je je dois pas être à votre niveau mais je je

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ne comprends pas ce que ça veut dire parce que vous ajoutez par ailleurs dans ce texte "La France de souche n'existe pas." Et c'est marrant parce que quand vous j'ai revu votre discours de 2003 à l'ONU, vous dites je parle au nom d'un vieux pays. Du coup, c'est quoi ce vieux pays monsieur ? S'il n'y a pas de Français de souche, s'il n'y a pas de peuple historique, s'il n'y a pas de culture française euh comme Alors là, le risque évidemment, c'est que Dominique de Villepin a fait une explication de texte et dire "Bah écoutez, c'est quoi qui vous pose ? C'est le mot palimpseste peut-être. Oui, je comprends, c'est ce n'est pas à la portée de tout le monde." Et je vais vous expliquer, ça va très bien se passer. Il pourrait la prendre comme ça. Donc voilà, savoir que quand on fait une

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attaque comme ça, c'est marrant en fait parce que oui, les les grands discours de Dominique de Villepin, c'est un petit peu marrant, mais elle s'expose et donc il va falloir qu'elle qu'elle soit capable de contrer derrière. pour dire qu'il y aurait un droit de préséance, de prééminence sur toutes les cultures européennes euh qui sont aujourd'hui en train de s'installer sur notre sol de manière extrêmement vindicative. J'aimerais que vous m'expliquiez quelle est votre vision finalement de la France suis pas sûr que par là parce que pour s'intégrer, et je pense que vous le savez, il faut d'abord s'intégrer à quelqu'un et à quelque chose. Accordons-nous sur ce quelqu'un, ce quelque chose. que je ne suis pas sûr que euh euh vous soyez fondé à m'expliquer ce

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que c'est que euh un Français de souche. Et euh Mais agent, vous en vous en êtes un a priori. Et ! Oui, mais mais mais euh nous sommes Vous admettez que ça existe déjà. une République. Nous sommes que ça existe ou ? pas dans la République. Pas dans la République. Il y a pas de distinction. Il y a pas de distinction. Ouais, c'est pour ça que la République c'est une connerie en fait, mais je sais pas si Marion Maréchal ira jusque-là, mais euh oui, la la République c'est en grande partie des occupants. La République occupe la France. Voilà, je vous le dis moi, je dis les termes, on y va. Dans la République Mais il y a pas de distinction de l'origine ni en droit qu'il y a un peuple et une culture d'origine. Ni en droit ni en fait On n'a pas le droit de dire C'est tout l'esprit

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Il y a pas de Français d'origine française. l'esprit de la Révolution française de 1789. C'est que chacun vient tel qu'il est indépendamment de son origine, indépendamment de ses Euh ouais, alors moi chacun vient tel qu'il est mais s'il a quelque chose à apporter. C'est un petit peu ça le problème de l'immigration française, c'est que on importe des gens et ensuite on les subventionne avec nos impôts. Donc là il y a un petit souci et puis dans le même temps, on a un système qui exporte des talents. Donc ça va pas en fait, faut arrêter avec ouais venez comme vous êtes. Non non, venez si vous avez quelque chose à apporter et sinon ça dégage. Voilà, vous êtes là et vous touchez des aides ? Bah pourquoi vous êtes venus en ? Bah dégage en fait. croyances, indépendamment de ses attaches.

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Et c'est cette reconnaissance de chacun qui crée la beauté de notre pays et qui fait ses principes de liberté, d'égalité et de fraternité. Cet édifice, il est fragile. Vous, vous voulez établir des distinctions. Vous, vous voudriez qu'il y ait des portiques où les Français de souche passeraient plus rapidement que euh ceux qui sont arrivés plus tard. Bah ouais, enfin ça ça se tient ? Quand quand tu reviens en Europe et que il y a une file un peu plus rapide parce que tu as un passeport européen, tu dis tiens bah c'est c'est marrant mes impôts ont servi à quelque chose. Et quand tu arrives aux États-Unis, tu crois que les les Américains ils te disent "Ah vous êtes pas Américain, vous avez pas de passeport ? Allez allez passez devant les Américains là, bienvenue." Non non,

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tu te tu te fais bien contrôler, je peux te dire. intelligent pour faire ce genre de calcul Expliquez-moi, expliquez-moi jusqu'où vous portez la chose. je vais j'ai entendu J'ai entendu ce que vous disiez et ce que disaient un certain nombre de gens autour de vous sur les binationaux. Mais quand on commence à couper la francité en rondelles Ah oui, les binationaux en effet qui attaquent les forces de l'ordre, déchus de leur nationalité, renvoyés dans leur pays d'origine. Oui. Tout à fait. Mais j'assume. Et et j'ai pas de problème. Ils ont un autre pays, manifestement ils vomissent le nôtre et ils s'en prennent à l'État. Donc pourquoi auraient-ils le bénéfice de notre ? Mais le fait d'avoir le fait d'avoir deux passeports ne fait pas que quelqu'un soit moins français qu'un autre.

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Euh bah quand même si, dans le sens où ils ont un pays de secours, alors que les les Français n'ont pas de pays de secours, tu vois. Ah bah de fait, de fait quand de fait excusez-moi de fait quand vous êtes mais excusez-moi c'est une c'est pas de fait dans le cas d'attaque aux forces de l'ordre, excusez-moi. La République c'est pas de fait. C'est que vous avez une autre attache. Non. Voilà, vous avez la possibilité d'aller ailleurs. Puisque vous avez un autre pays vous établissez vous établissez d'autres pays monsieur de Villepin, ? J'en ai pas d'autres. Oui mais moi non plus. Bah voilà, bah c'est une grande [raclement de gorge] différence quand vous établissez vous établissez vous établissez des distinctions entre les Français qui ouvrent la voie à ce que j'ai indiqué tout à l'heure la

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xénophobie, le racisme et l'antisémitisme. Ces distinctions Non, ça ouvre plutôt la voie à la paix sociale en fait. C'est maintenant que vous allez vous intégrer, vous allez respecter notre culture et vous allez avoir une incitation à le faire parce que sinon c'est le coup de pied au cul. Bah il y aura plus de gens qui vont s'intégrer donc ça veut dire qu'il y aura une moins mauvaise réputation pour ceux qui n'ont jamais enquiquiné tout le monde parce que vous aurez plus de gens qui seront rentrés dans le rang. Non, ça me peut me paraître ça me semble très positif en fait, je je vois pas le problème Dominique de Villepin. Qu'est-ce que qu'est-ce que tu défends en fait à part tes tes grands idéaux dont tu es ? ctions, ces distinctions elles sont lourdes de conséquences pour

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l'état de droit parce que quand on introduit ces paramètres et on voit très bien comment on pourrait avoir une justice qui prenne en compte justement un deuxième passeport, euh la couleur de peau pourquoi pas et et déjà euh trop souvent nous voyons à quel point Bah essaie d'aller dans un pays normal et d'avoir un conflit avec un local. Bah tu vas voir que si tu as un conflit avec un local dans un pays normal, la justice va se dire mais en fait pourquoi tu viens chez nous et tu fais un ? [rires] Donc évidemment que la justice va avoir un biais en faveur des gens qui euh la financent, qui euh ont construit le pays depuis plus longtemps que les arrivants en fait, c'est c'est logique. Point. Euh il y a euh des demandes qui sont faites aux fachos

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et qui doivent être combattues. Il y a un certain nombre de pratiques qui dans notre pays créent des tensions et qui euh créent des frustrations. Et il faut être capable de les regarder en face. Je ne vous dis pas Je ne vous dis pas que euh tout cela euh est bien. Je vous dis au contraire, soyons lucides, regardons les choses et essayons euh de mettre Il m'endort en fait quand il quand il parle, donc on va laisser une dernière réponse de Marion Maréchal, mais c'est euh c'est trop théorique en fait, il est c'est c'est pas du tout vivant, c'est pas du tout incarné, il est il a l'air complètement déraciné en fait et c'est triste. C'est c'est triste parce que ce gars-là si si c'est un de Villepin et qu'il a des racines en Bourgogne, il devrait arrêter de de nous

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enquiquiner avec son universalisme froid. On devrait sentir une âme française quand il parle. Notre pays Monsieur Villepin, qui est en conformité avec les principes qui sont les nôtres. Je ne réponds ni sur les insultes ni sur les anathèmes parce que je pense que nous n'avons pas le temps. Euh Néanmoins, je crois que vous vous trompez dans le diagnostic. Ça veut dire vous considérez qu'aujourd'hui c'est une personne comme moi euh qui aurait brisé le vivre ensemble du palimpseste de Dexton de la France qui se raconte au monde. Euh voyez, moi ce que ce qui aujourd'hui brise, me semble-t-il, la cohésion nationale et la capacité à vivre ensemble, c'est le fait que nous soyons, pour ne citer que cet exemple, dans un pays où 42 % des jeunes musulmans disent avoir une sympathie pour au moins une

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mouvance islamiste. Et ça, si vous voulez, pourquoi je vous dis ? Parce que ça recoupe malgré tout, là encore, une partie de votre héritage. Voyez ce qui vous sépare, vous et moi, euh alors vous vous le présentez de cette manière-là, c'est que moi je suis traînée devant les tribunaux par tous les islamistes de France et de Navarre parce que je les combats. J'ai d'ailleurs envoyé un homme en prison qui voulait égorger ma fille. Je me bats au Parlement européen pour faire interdire les Frères musulmans et vous quand vous étiez bien Premier ministre, vous avez mis à la table de la République l'UOIF, c'est-à-dire les Frères musulmans. On a une volonté de faire reconnaître un islam de France. sur le vous vous trompez sur le calendrier parce que si vous avez quelques mémoires

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vous étiez ministre de l'Intérieur peut-être. En tout cas vous étiez aux affaires. vous aviez pas du tout, c'est pas c'est pas sous mon c'est pas sous mon Je sais bien, pas du tout, c'est faux. En tout cas Et vous êtes félicité monsieur De Lipkowski. J'ai expulsé et j'ai été un ministre de l'Intérieur extrêmement ferme et exigeant puisque j'ai expulsé puisque j'ai Non, je crois que vous vous trompez. Non non, je me trompe pas du tout. les prêcheurs de haine, j'ai expulsé les imams prêcheurs de haine, je les ai expulsé de France. Donc à chaque fois que j'ai eu Félicité de la participation de l'UOIF. à chaque fois que vous soyez mal à l'aise. Non non, mais [raclement de gorge] c'est pas pour ça ans après, il y a 42 % des jeunes Mais vous mélangez Non, je mélange rien du tout.

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Nous étions nous étions dans dans le nous étions dans un moment le conseil C'est pas moi. le conseil consultatif [rires] des musulmans de France avait été mis en place par Nicolas Sarkozy avec une fondation qui était afférente et à aucun moment il n'y a eu de geste dans cette direction. Vous plaisantez ou ? Vous mentez donc ouvertement. Je vous je vous rappelle la chronologie des faits. Mais vous avez vous êtes félicité de cela monsieur, vous l'avez accompagné, vous avez dit c'est formidable que l'UOIF soit parce qu'il représente dans le cadre dans le cadre d'un dans le cadre d'un conseil dans le cadre d'un conseil qui était un conseil qui rassemblait l'ensemble des sensibilités. D'accord. Euh elle a elle a éclaté parce que c'est c'est toute la différence entre

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quelqu'un qui est capable d'avoir un discours incarné et une personne qui est capable d'avoir un discours théorique parce que moi je comprends qu'on se trouve ça joli ces notions de l'universalisme, voilà, ça c'est quelque chose de beau, de grand, de noble. Bah, ça a eu des conséquences et effectivement les les conséquences, c'est que on a laissé entrer le loup dans la bergerie et que il y a encore des gens qui voudraient qu'on aille encore plus loin dans cette voie-là, alors que maintenant il va falloir redevenir une nation, redevenir une nation qui se respecte et redevenir une nation qui se fait respecter et donc dans ce projet-là, il y a deux piliers, il y a effectivement un pilier civilisationnel et les discours de Marion Maréchal vont dans le bon sens, mais il y a également un pilier

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économique. On ne peut pas faire l'économie du fait que un pays qui ne produit plus rien, un pays qui paye plus de dettes qu'il n'achète de munitions pour ses forces de l'ordre, eh bien, c'est un pays qui ne peut plus se faire respecter et qui ne peut plus faire respecter la paix. Donc, ça veut dire qu'il va falloir couper massivement dans les encouragements au non-travail, couper massivement dans cette ponction qui est faite depuis les Français de valeur qui bossent vers des Français qui ne sont pas venus pour de bonnes raisons. Eh bien voilà, chers amis, prenez bien soin de vous et à très vite.