L'invité politique Sud Radio - Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur est notre invité politique
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Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse directe
Quelles sont les dernières informations que vous pouvez nous communiquer à ce sujet ?
- 1:17OuverteRéponse directe
On est dans une période de vacances, vacances d'été. Qu'est-ce que vous dites aux vacanciers qui doivent arriver ce week-end ?
- 2:27OuverteRéponse directe
Ça sera pour quand ? Est-ce qu'on en a une idée un peu plus précise ?
- 4:18OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez un nouveau bilan à ce niveau-là à nous communiquer ?
- 5:42OuverteÉludée
Qu'est-ce qu'il faut en déduire ? Le racisme anti-blanc, ça existe aujourd'hui en France ?
- 6:07RelanceRéponse directe
Donc vous ne voulez pas développer sur la question du racisme anti-blanc ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:46Invité politiqueFait
« Les conditions météo évidemment jouent un rôle particulièrement important. »
- 2:00Invité politiqueChiffre
« Un tiers de ces incendies d'origine humaine est accidentel. »
- 2:31Invité politiqueFait
« Des engins croates, des engins portugais, des engins tchèques et slovaques vont arriver. »
- 2:53Invité politiqueChiffre
« On a doublé en 3 ans le nombre d'engins aériens qui sont susceptibles d'aller sur ce type d'incendie. »
- 3:25Invité politiqueChiffre
« On a aujourd'hui déjà plus d'incendies que sur la totalité de l'année de la saison de l'année dernière. »
- 3:31Invité politiqueChiffre
« Plus de départs de feu, plus d'hectares brûlés. »
- 3:51Invité politiqueChiffre
« lorsqu'il y a un incendie de ce type, 10 fois moins de terre brûlée que dans d'autres pays européens. »
- 4:21Invité politiqueChiffre
« On est malheureusement, en un peu plus d'un mois seulement, à plus de 180 décès par noyade. »
- 4:43Invité politiqueChiffre
« Deux tiers de ces noyades sont dans des endroits qui ne sont pas des endroits autorisés pour la baignade. »
- 7:05Invité politiqueFait
« Il y a eu une loi pour sortir la France du piège du narcotrafic qui a été adoptée il y a deux ans et qui produit beaucoup de résultats. »
- 7:12Invité politiqueChiffre
« On a résorbé un tiers des points de deal dans notre pays. »
- 8:31Invité politiqueChiffre
« On a mis 10 000 policiers en plus, 10 000 policiers et gendarmes en plus dans ce pays. »
- 9:00Invité politiqueChiffre
« de passer l'amende forfaitaire délictuelle contre les consommateurs de 200 euros à 500 euros. »
- 11:20Invité politiqueFait
« Ça fait longtemps qu'on parle de donner davantage de prérogatives aux policiers municipales. »
Temps de parole
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- Présentateur27 %
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Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze. Il est 8h12, vous êtes bien sur Sud Radio, mon invité politique ce matin, c'est Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Jean-Didier Berger, bonjour. Bonjour à tous. Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio, la France face aux incendies de feu particulièrement virulents ce matin en Gironde, du côté du bassin d'Arcachon, dans le Var également, du côté de Brignol. Quelles sont les dernières informations que vous pouvez nous communiquer à ce sujet ?
Il y a une évacuation qui est en cours et j'invite toutes les personnes qui sont concernées par cette évacuation à la respecter vraiment totalement au pied de la lettre. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a suivi l'évolution des feux toute la nuit. Il va se rendre au centre opérationnel de gestion interministérielle des crises dès 8h30. Il fera un point complet à 9h parce qu'évidemment on suit cette situation avec beaucoup d'attention. Je voudrais rendre hommage à tous les pompiers qui sont mobilisés, qui font un travail exceptionnel dans des conditions totalement incroyables et leur dire tout le soutien du gouvernement et de la nation.
Ils sont nombreux effectivement à se battre. Il y a les pompiers qui sont en première ligne, les élus locaux aussi qui sont largement mobilisés, l'Office national des forêts, la sécurité civile. On est dans une période de vacances, vacances d'été. Qu'est-ce que vous dites aux vacanciers qui doivent arriver ce week-end, par exemple sur le bassin d'Arcachon ? N'y allez pas, reportez votre séjour si possible, c'est ça aujourd'hui les consignes de la part du ministère de l'Intérieur ?
Ce que je dis à chacun, c'est de bien suivre l'évolution de la situation et l'évolution des consignes qui peuvent être données puisque nous adaptons les consignes à la situation en fonction aussi de l'orientation des vents, de l'évolution des incendies. Les conditions météo évidemment jouent un rôle particulièrement important. Mais je dis surtout à tous les Français de bien respecter les consignes de sécurité parce qu'on sait que l'essentiel, 9 incendies sur 10 sont d'origine humaine. Un tiers de ces incendies d'origine humaine est accidentel. Donc si déjà on pouvait éviter tous ces incendies d'origine accidentel, ça faciliterait beaucoup le travail des pompiers.
Et donc si on est solidaires avec les pompiers, on fait attention aussi à ces gestes au niveau individuel.
Bien évidemment. Emmanuel Macron a annoncé l'arrivée prochaine de moyens supplémentaires de la part de nos voisins européens. Ça sera pour quand ? Est-ce qu'on en a une idée un peu plus précise ? Est-ce que vous le savez exactement ?
Ça va être extrêmement rapide. Des engins croates, des engins portugais, des engins tchèques et slovaques vont arriver. Mais je dois dire qu'il y a aussi tous les moyens des autres départements qui viennent en renfort des départements concernés. Et puis il y a surtout tous les moyens supplémentaires qu'on a rajoutés depuis 3 ans. En plus de ceux qui vont arriver dans les jours qui viennent comme l'A400M, de ceux qui vont arriver dans les années qui viennent comme les Canadair supplémentaires, on a doublé en 3 ans le nombre d'engins aériens qui sont susceptibles d'aller sur ce type d'incendie. Il faut que les Français se rendent compte.
C'est un déployement de moyens qui a été fait par Antiquation.
Ce que vous nous dites, Jean Didier-Bergé, c'est qu'on a les moyens suffisants pour tenir tout l'été si on continue sur un scénario qui est catastrophe, on peut le dire, dès aujourd'hui avec des feux qui se multiplient et de moins en moins de régions qui sont épargnées aujourd'hui en France.
On a aujourd'hui déjà plus d'incendies que sur la totalité de l'année de la saison de l'année dernière. Plus de départs de feu, plus d'hectares brûlés. Donc voilà, c'est des conditions tout à fait exceptionnelles. mais on est dans une dynamique de moyens qui permet d'y faire face. Et surtout, on a des pompiers qui ont un savoir-faire, qui ont une technicité qui permet d'avoir dans notre pays, lorsqu'il y a un incendie de ce type, 10 fois moins de terre brûlée que dans d'autres pays européens. C'est ça aussi la France. C'est des moyens extraordinaires, une technicité extraordinaire et des résultats qui sont vraiment remarquables.
Bonjour Didier Berger, je rappelle, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Autre fléau, chaque été, ce sont les noyades. Le tout dernier bilan de votre gouvernement, c'était il y a deux semaines, faisait état de 131 décès par noyade. Est-ce que vous avez un nouveau bilan à ce niveau-là à nous communiquer ?
On est malheureusement, en un peu plus d'un mois seulement, à plus de 180 décès par noyade. C'est évidemment un chiffre qui fait froid dans le dos. Mais il faut le dire à nos compatriotes, que ces noyades, une partie d'entre elles, peuvent être évitées si les consignes de sécurité sont respectées. Deux tiers de ces noyades sont dans des endroits qui ne sont pas des endroits autorisés pour la baignade. Donc si chacun respecte les consignes, on peut faire baisser ce chiffre des noyades. Il faut aussi le dire, ces noyades, elles concernent toutes les générations.
Il ne faut pas penser que ce soit des personnes âgées qui n'ont plus l'âge de se baigner et qui prennent un risque inconsidéré ou que des jeunes foufous qui viennent se baigner et qui finalement n'ont pas l'âge de le faire. Tout le monde doit être vigilant, effectivement. Tout le monde doit être vigilant. Et si on se baigne dans des endroits recommandés, autorisés, on évite un maximum de ces noyades.
Parlons du meurtre du jeune Thomas à Crépole. C'était en 2023. Il avait été poignardé en plein bal dans ce village de la Drôme. Les magistrats chargés de l'affaire ont requalifié les mises en examen des suspects. Ils retiennent la circonstance aggravante de racisme. Les victimes ont été agressées en raison de leur race blanche, leur appartenance à la nation française. Qu'est-ce qu'il faut en déduire ? Le racisme anti-blanc, ça existe aujourd'hui en France, Jean-Denis Berger ?
Le racisme est une pieuvre qui a mille tentacules. Et il faut que nos compatriotes le sachent, tous les Français sont protégés et la justice est implacable contre tous les auteurs d'actes racistes. Mais s'agissant d'une affaire en cours, on comprendrait qu'en représentant du ministère de l'Intérieur, je ne fasse pas de commentaires sur une affaire judiciaire.
Donc vous ne voulez pas développer sur la question du racisme anti-blanc ?
Non mais moi je suis très à l'aise avec toutes ces questions, il n'y a aucun problème. Il faut comprendre que quel que soit le type de racisme, quelle que soit la forme de la discrimination, que ce soit une discrimination sur la couleur de la peau, sur l'origine, sur l'orientation sexuelle, sur la condition sociale, dans notre pays, tous les Français sont protégés, quels qu'ils soient.
La lutte contre le narcotrafic, on en parle beaucoup ces derniers jours. Tenez, le maire de Nanterre, Raphaël Adam, implore l'aide de l'État. Il a écrit un courrier à Laurent Nouniez, votre ministre de Thuleil. Il dit quoi ? Il dit 4 fusillades en quelques jours seulement. Des familles qui vivent dans une peur permanente. Il dit que sa ville est l'une des plus importantes et des plus lucratives plateformes de deal de la région parisienne. Il vous demande, je cite, une présence permanente et renforcée des forces de l'ordre.
Est-ce que vous allez lui accorder cela ? D'abord, il faut bien comprendre que dans notre pays, il y a beaucoup de choses qui sont faites contre le narcotrafic. Il y a eu une loi pour sortir la France du piège du narcotrafic qui a été adoptée il y a deux ans et qui produit beaucoup de résultats. On a résorbé un tiers des points de deal dans notre pays. Un point de deal sur trois a disparu. Ça, c'est quelque chose de tout à fait...
Ça, c'est sans compter ce qui se recrée aussi.
Alors là, je vous parle vraiment en net. On a fait baisser le nombre de points de deal d'un tiers. Mais la menace, vous avez raison, elle est mobile. Il peut y avoir des endroits où ça se supprime, d'autres où ça se recrée. La numérisation aussi du trafic de drogue. Mais ce que je voudrais dire, c'est que...
Il y a une présence, pour le coup, permanente accordée à Nanterre, à ce maire à Nanterre.
Nous, ce qu'on voit, c'est les choses... Pour être très clair, mais j'ai l'impression que c'est ce que vous dites. Nous, ce qu'on voit, c'est les choses. Globalement, le travail, il n'est pas fait qu'à Nanterre. Et bien sûr, il est fait à Nanterre, il est fait dans le département des Hauts-de-Seine, dont je suis originaire et que je connais particulièrement bien. Mais il est fait aussi sur tout le territoire national. J'étais en Martinique, il y a 15 jours, pour annoncer le plan urgence anti-Guyane de lutte contre le narcotrafic, puisque, dans toute la drogue qui saisit en mer, 1 kg sur 4 lait dans l'air Caraïbe. 1 kg sur 4.
Et donc, c'est aussi en allant à l'origine de ce trafic qu'on peut être plus efficace. En étant fort à l'intérieur, en étant coordonné avec tous les pays de la zone concernée.
Donc, une mobilisation mobile, en l'occurrence.
Une mobilisation globale, renforcée, renforcée par les moyens policiers qu'on met en place. On a mis 10 000 policiers en plus, 10 000 policiers et gendarmes en plus dans ce pays. On a fait un plan d'investigation avec 700 enquêteurs, dont 300 consacrés au narcotrafic. On se coordonne avec tous les pays. Mais surtout, maintenant, il faut aller sur les consommateurs. Parce que, pardon de le dire, mais on ne peut pas avoir des gens qui ont des consommations dites...
C'est votre combat. Et ça veut dire quoi, justement, renforcer ce combat contre les consommateurs de drogue ? Concrètement, ça veut dire quoi ? Vous préconisez quoi ?
Ça veut dire d'abord qu'on vient, dans le cadre de la loi Riposte, de passer l'amende forfaitaire délictuelle contre les consommateurs de 200 euros à 500 euros. C'est assez ? Parce qu'on ne peut pas... En tout cas, c'est beaucoup plus significatif qu'auparavant. Donc, ce n'est pas assez selon vous ? Non, je pense que c'est déjà un très très gros passage. Vous vous rendez compte, plus de 150% d'augmentation, c'est déjà une très très grosse évolution. Il faut que maintenant, tout le monde prenne conscience du fait qu'on ne peut pas consommer dans des consommations dites anodines ou festives. Et c'est étonné qu'il y ait des gamins de 15 ans qui se fassent descendre dans la rue. Tout a un lien.
Et quand le Premier ministre, à juste raison, met en place pour les élites de la nation le testing pour vérifier qu'une personne n'est vulnérable, que personne n'est sous-emprime au sein du gouvernement, des cabinets... C'est une démarche qui n'est qu'un premier pas, qui est amenée à se poursuivre, à s'amplifier, à se généraliser. Est-ce que vous, vous avez envie d'être opéré par un chirurgien qui se drogue ? Est-ce que vous, vous avez envie que vos enfants soient conduits par des chauffeurs de bus qui sont sous emprise ?
Ou d'être gouverné par des personnes qui se droguent. Ça donnait quoi, d'ailleurs, les tests anti-drogues au ministère de l'Intérieur ? Est-ce qu'il y a des cas positifs ?
En l'occurrence, vous êtes gouverné par des personnes qui ne se droguent pas parce que, le Premier ministre l'a dit, lorsqu'il y a eu de rares cas positifs, les personnes ont été écartées parce que nous ne voulons pas avoir...
J'en ai eu au ministère de l'Intérieur ou pas ? Pour nous le dire en toute transparence, je ne sais pas si vous avez envie d'en parler.
Je ne rentre pas dans le détail. Ce que je peux vous dire, c'est que les personnes concernées ont été écartées parce que nous ne voulons pas qu'il y ait des personnes vulnérables, des personnes sous emprise, des personnes dont la décision peut être influencée au sein du gouvernement ou des équipes du gouvernement. Mais il faut bien se rendre compte que ça n'est qu'un premier pas et que c'est quelque chose qui est amené à s'amplifier et à se généraliser.
Jean-Didier Berger, je rappelle, vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Parlons des polices municipales. Un projet de loi sera débattu à l'Assemblée nationale. Très attendu, ce débat de la part des maires, notamment de l'AMF, l'Association des maires de France. Ce débat, il aura lieu quand ? 21 septembre, vous confirmez dès la rentrée parlementaire ?
Absolument, dès la reprise du Parlement, parce que c'est un texte prioritaire, c'est un texte très important, c'est un texte, et je le vois dans tous les placements que je fais partout en France, très attendu. Ça fait longtemps qu'on parle de donner davantage de prérogatives aux policiers municipales.
Eh bien, c'est dans ce texte, que ça soit sur l'utilisation des drones, sur les inspections visuelles de coffres, sur tout un tas de moyens, à la fois les prérogatives judiciaires élargis pour les maires qui le souhaiteront, c'est-à-dire la possibilité très concrètement pour les policiers municipaux de mettre, par exemple, l'amende forfaitaire délictuelle contre les consommateurs de drogue, cette fameuse amende forfaitaire délictuelle qui est passée de 200 à 500 euros. Eh bien, les policiers municipaux, plutôt que d'appeler un policier national ou un gendarme pour venir la mettre à leur place, pourront la mettre directement.
Alors, mais pour autant, pas question d'avoir un désengagement de l'État ?
Eh bien, au contraire, c'est une façon de renforcer...
C'est pas une manière de créer une police municipale, en l'occurrence une police de substitution par rapport à la police nationale ?
Non, pas du tout. D'abord, je rappelle que la création des polices municipales, elle est à l'initiative des maires. Le fait de prendre les compétences judiciaires élargies, ça sera à l'initiative des maires. Le fait de faire des polices municipales intercommunales, ça sera à l'initiative des maires. Donc, ce sont plus de moyens, plus de libertés donnés par le gouvernement aux maires. C'était très attendu par les maires. Et vous savez, moi, j'ai été maire aussi pendant longtemps à Clamart. Et je peux vous dire que c'est des prérogatives que moi-même, j'attendais en tant que maire.
Les maires pourront s'en saisir ou pas ? S'ils ont les moyens ou pas ? Est-ce qu'on ne risque pas de créer une forme de police municipale à deux vitesses, d'augmenter finalement les inégalités territoriales ?
Non, je ne crois pas. Je crois qu'au contraire, ça donne plus de liberté, plus de moyens aux maires de venir compléter l'action de l'État. Je l'ai dit, on a renforcé énormément les moyens humains, les moyens matériels, les moyens technologiques de la police nationale, de la gendarmerie et de toutes les unités spécialisées. Mais là, on vient en plus, je dirais, décupler le travail à la fois avec les policiers municipaux et puis dans le cadre de la loi Riposte, on a aussi donné des moyens supplémentaires aux agents de sécurité privée qui, dans notre pays, font un travail aussi exceptionnel. Donc, c'est ce continuum de sécurité qui est à l'œuvre.
Un mot de la présidentielle, les Républicains, les LR, vous en faites partie. Le RN et l'UDR d'Éric Ciotti multiplient ces derniers temps les appels du pied à l'égard de Bruno Retailleau. Est-ce que, selon vous, Bruno Retailleau doit discuter avec le RN et l'UDR ?
Ce n'est pas parce qu'on vous tend à un piège mortel que vous êtes obligé de tomber dedans à chaque fois. C'est un piège mortel ? Évidemment, la volonté de l'extrême droite dans notre pays, ça a toujours été de tuer la droite. Donc, parfois, ce n'est pas parce qu'on vous dit qu'on veut vous embrasser que vous êtes obligé de vous laisser étrangler. Vous savez, moi, j'ai été maire de Clamart et au Petit Clamart, on sait ce que c'est que l'attentat du Petit Clamart contre le général de Gaulle. Depuis, en fin de compte, les choses n'ont jamais changé. D'ailleurs, les intéressés, l'extrême droite le disent eux-mêmes, Marine Le Pen le dit elle-même, elle n'est pas de droite.
Elle trouve que faire des économies, baisser le nombre de fonctionnaires, bien gérer l'État, c'est un truc de droite. Sous-entendu, ce n'est pas son truc. On a bien compris que bien gérer l'État, ce n'était pas son truc. Et nous, ce que nous voulons à droite, c'est l'union de la droite et du centre pour faire en sorte que dans notre pays, les gens raisonnables trouvent droite citée et que notre pays soit bien géré. Voilà, c'est ça qu'on fait avec le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Dernier conseil des ministres, c'est quoi ? Dans deux semaines ? Des jours ? Lundi. C'est lundi là. Lundi là. C'est quoi les consignes de Matignon pour les vacances ? Alors, je mets des guillemets à vacances parce que je sais que vous serez mobilisés tout au long de ce mois d'août. Mais c'est quoi ? On vous a demandé de partir dans un rayon restreint éventuellement ou pas ?
C'est quoi les consignes ? Écoutez, c'est un sujet. C'est un sujet. Il ne faut surtout pas aborder ce sujet avec ma femme. Surtout, j'espère qu'elle ne nous écoute pas. C'est-à-dire ? Parce que pour l'instant... Elle ne sait pas encore. Non, parce que pour l'instant, je suis là alors qu'elle est partie avec les enfants. Non, le gouvernement est entièrement, blague à part, entièrement à sa tâche. Et dans une succession de crises comme celle que nous connaissons, notamment avec les incendies en ce qui concerne le ministère de l'Intérieur, il est normal qu'à la demande de Sébastien Lecornu et du président de la République, tous les ministres soient à l'œuvre.
Et même s'ils sont amenés à prendre quelques jours de repos, que ce soit dans une proximité directe, qui leur permette de revenir à n'importe quel moment. Et vous savez, au ministère de l'Intérieur, on sait à quel point cette succession de crises, elle fait qu'on a un travail exigeant une mobilisation absolument totale avec Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur.
Merci beaucoup Jean-Didier Berger. Je rappelle, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Et très bonne journée à vous. Merci. 8h28, on revient dans un instant les infos.
Jean-Didier Berger