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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 27 octobre 2026 29 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleSécurité

La Corse : le Sénat rejette l’autonomie

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:28OuverteRéponse directe

    Jean-Jacques Panouz, quel est votre sentiment ce matin après le rejet du texte au Sénat ?

  • 7:51RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous auriez aimé qu'il sorte un texte du Sénat plutôt qu'un rejet ?

  • 8:34OuverteRéponse directe

    Monsieur Paride, vous, quel est votre sentiment ce matin ?

  • 9:36RelanceRéponse directe

    Monsieur Panou, vous avez l'impression qu'il y a un mépris du suffrage universel et du vote de l'Assemblée de Corse ?

  • 13:11OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y avait une marge de manœuvre autour de cette notion de communauté qu'on inscrivait dans la constitution ?

  • 16:49RelanceRéponse directe

    Cette ligne rouge de la droite sénatoriale, vous ne l'avez pas vue venir chez les autonomistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50InvitéChiffre
    « Nous demandons 250 000 places dans les facs, nous en obtenons à peine 15 000. C'est ridicule. »
  • 1:12InvitéChiffre
    « un milliard d'euros pour la rénovation des universités, et 4 milliards d'euros de prêts à taux réduits aux régions pour la rénovation des lycées. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « la loi Casseur-Payeur arrive aujourd'hui au Sénat. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « le parquet national antiterroriste a fait le point sur l'attaque raciste de Trappes. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « le procureur de Trappes a évoqué la suspension de la garde à vue du principal suspect. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Kevin T. ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë, ni de signes directs ou indirects en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante. »
  • 3:05Invité politiqueFait
    « Il ne présentait pas de signes cliniques d'une pathologie aliénante décompensée, justifiant une hospitalisation sous contrainte. »
  • 3:17Invité politiqueFait
    « Kevin T., s'il ne conteste pas la matérialité des faits, conteste le caractère raciste de ses crimes. »
  • 3:41Invité politiqueChiffre
    « 7,3 millions d'Israéliens ont commencé à voter aujourd'hui pour les premières élections législatives depuis le 7 octobre. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « Un scrutin serré aux allures de référendum pour ou contre le Premier ministre Benjamin Netanyahou. »
  • 5:05Invité politiqueFait
    « Le Sénat qui a donc rejeté cette nuit le texte sur l'autonomie de la Corse, après l'avoir détricoté en supprimant notamment le terme de communauté, le pouvoir normatif. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « Les nationalistes ont acté la fin du processus de Beauvau. »
  • 5:59Invité politiqueFait
    « je regrette que le gouvernement se soit entêté à faire vouloir passer un texte sans tenir compte des observations qu'on a pu faire avant que le texte n'arrive au Sénat. »
  • 6:27Invité politiqueFait
    « il ne tiendrait pas compte des observations du Conseil d'État. »
  • 7:14Invité politiqueFait
    « Le gouvernement est parti du principe que le Sénat est une caisse d'enregistrement. »

Temps de parole

  • Bruno Retailleau70 %
  • Paul Toussaint Parigi10 %
  • ?8 %
  • Invité3 %
  • Invité 23 %

≈ 60,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.

0:15
Locuteur

Près

0:15
Invité

de trois heures d'entretien hier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu, les lycéens et les étudiants. À la sortie, des organisations ont salué des avancées. On peut se féliciter de tout ça, la méthode du dialogue a gagné aujourd'hui. Maintenant, ce qu'il faut continuer, et c'est pour ça qu'on appelle les lycéens à poursuivre la mobilisation, notamment samedi, à poursuivre la portée des revendications. Quand d'autres sont plutôt déçus. Lorsque j'entends mes camarades derrière moi, avec la sympathie que j'ai pour eux, je n

0:41
Locuteur

'ai

0:41
Invité

pas l'impression d'avoir été dans la même réunion. Lorsqu

0:44
Locuteur

'ils

0:44
Invité

disent que nous avons obtenu des choses, il faut être clair, il faut être cohérent, nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons. Nous demandons 250 000 places dans les facs, nous en obtenons à peine 15 000. C'est ridicule. Le gouvernement propose des mesures pour améliorer le quotidien des lycéens et des étudiants mobilisés depuis cinq semaines.

1:02
Locuteur

Des

1:02
Invité

classes de seconde avec 28 élèves maximum, une heure de pause minimum pour déjeuner, ou encore moins de mélange d'options pour limiter les trous dans les emplois du temps, mais aussi un milliard d'euros pour la rénovation des universités,

1:16
Locuteur

et

1:17
Invité

4 milliards d'euros de prêts à taux réduits aux régions pour la rénovation des lycées. Aux 20h, le ministre de l'Éducation se félicite de l'ouverture du dialogue et des mesures annoncées.

1:27
Bruno Retailleau

Ce soir,

1:29
Locuteur

les

1:29
Bruno Retailleau

lycéens peuvent se dire,

1:30
Locuteur

ils

1:30
Bruno Retailleau

peuvent dire à leur famille, à leurs parents, papa, maman, pendant des semaines on s'est mobilisés, on a fait part de nos demandes. Ce soir, on nous répond sur Parcoursup, on nous répond sur le bâti, on nous répond sur les classes chargées, on nous répond sur le contrôle continu que je veux réformer au baccalauréat.

1:46
Locuteur

On

1:46
Bruno Retailleau

nous répond point par point. Après, chacun est libre de trouver que c'est suffisant ou pas suffisant. Mais en tout cas, on répond point par point à tous nos lycéens.

1:53
Invité

L'intersyndicale jeunesse appelle à retourner dans la rue dès samedi 31 octobre et à poursuivre la mobilisation.

2:01
Locuteur

La

2:02
Paul Toussaint Parigi

loi Casseur-Payeur arrive aujourd'hui au Sénat.

2:03
Bruno Retailleau

L'exécutif qui compte sur ce texte pour mieux lutter contre les violences urbaines, avec notamment une nouvelle responsabilité collective lorsqu'il y a de la casse en marge des manifestations. En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a évoqué ces violences et les prochaines mobilisations.

2:20
Locuteur

On

2:20
Bruno Retailleau

l'écoute.

2:21
Locuteur

On

2:22
Invité

sait que samedi prochain est encore un samedi à risque.

2:24
Locuteur

On

2:25
Invité

sait qu'il y a le 5 novembre une

2:27
Locuteur

journée

2:28
Invité

de mobilisation nationale

2:30
Locuteur

qui

2:30
Invité

mobilise tous les syndicats.

2:32
Locuteur

Et

2:32
Invité

il y a encore les autres samedis. Pour autant, il n

2:35
Locuteur

'est

2:35
Invité

pas écrit qu'il

2:35
Locuteur

y a

2:35
Invité

une chronique de chaque samedi qu'ils doivent reprendre.

2:37
Locuteur

Le

2:38
Paul Toussaint Parigi

parquet national antiterroriste a fait le point sur l'attaque raciste de

2:41
Locuteur

Trappes.

2:41
Bruno Retailleau

Écoutez, le procureur de Trappes a évoqué la suspension de la garde à vue du principal suspect. Écoutez.

2:49
Locuteur

Il

2:50
Bruno Retailleau

relevait que Kevin T. ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë, ni de signes directs ou indirects en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante.

3:00
Locuteur

Il

3:01
Bruno Retailleau

ne présentait pas de signes cliniques d'une pathologie aliénante décompensée, justifiant une hospitalisation sous contrainte.

3:08
Locuteur

L

3:08
Bruno Retailleau

'expert considérait donc que la garde à vue de Kevin T. pouvait reprendre.

3:13
Locuteur

Il

3:13
Bruno Retailleau

doit être précisé qu'à ce stade des investigations,

3:16
Locuteur

Kevin

3:17
Bruno Retailleau

T., s'il ne conteste pas la matérialité des faits, conteste le caractère raciste de ses crimes.

3:23
Locuteur

Et

3:23
Bruno Retailleau

des centaines de personnes se sont rassemblées hier soir, notamment à Lyon, à Marseille, à Paris, en hommage aux victimes de l'attentat raciste de Trappes, mais aussi pour dénoncer une forme de libération de la parole raciste en France.

3:37
Paul Toussaint Parigi

Les Israéliens appelaient aux urnes premières législatives depuis le 7 octobre.

3:41
Bruno Retailleau

7,3 millions d'Israéliens ont commencé à voter aujourd'hui pour les premières élections législatives depuis le 7 octobre. Un scrutin serré aux allures de référendum pour ou contre le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Dans un pays où on considère un trait fracturé, le taux de participation s'annonce très élevé.

3:58
Locuteur

Et

3:59
Paul Toussaint Parigi

puis toujours pas de ballon d'or pour Kylian Mbappé, c'est pas passé loin cette fois.

4:02
Bruno Retailleau

Voilà, c'est finalement Harry Kane qui a décroché le trophée. Le Français devra donc encore patienter avant de soulever la récompense individuelle la plus prestigieuse du football. Mbappé qui se met à dos aussi, les Chinois, deux marques chinoises, Dong Peng et Meng Liu, ont rompu leur collaboration avec Kylian Mbappé après la diffusion d'une vidéo polémique. L'attaquant du Real Madrid y a révélé son même préféré, dans lequel son visage est superposé à celui de Mao Zedong, ancien dirigeant chinois. Une référence qui passe mal en Chine et qui pourrait coûter cher à l'image du capitaine des Bleus.

4:38
Paul Toussaint Parigi

Merci Quentin, on se retrouve tout de suite, vous allez nous raconter ce qui s'est passé ces dernières heures dans l'hémicycle du Sénat qui a donc rejeté l'autonomie de la Corse.

4:53
Locuteur

Et

4:53
Paul Toussaint Parigi

les deux sénateurs corse sont donc avec nous. Bonjour Paul Toussaint-Paridj, merci

4:56
Locuteur

beaucoup

4:57
Paul Toussaint Parigi

d'être là. Sénateur autonomiste de la Haute-Corse, rattaché au groupe Union centriste et indépendant. Et bonjour Jean-Jacques Panouz, merci également d'être avec nous. Sénateur LR de la Corse du Sud. Le Sénat qui a donc rejeté cette nuit le texte sur l'autonomie de la Corse, après l'avoir détricoté en supprimant notamment le terme de communauté, le pouvoir normatif. Le texte ne contentait donc plus personne. Les nationalistes ont acté la fin du processus de Beauvau. Une séance résumée en un mot par Corse matin, on va voir la une du jour. Le Clash, c'est le titre du journal. Première question à tous les deux.

Jean-Jacques Panouz, quel est votre sentiment ce matin après le rejet du texte au Sénat

5:32
Locuteur

?

5:36
Bruno Retailleau

Je suis un petit peu déçu, je dirais, de ne pas avoir été au bout de la discussion avec mon collègue Paul Ousante au Paris. Mais je m'attendais quand même à ce que les choses ne soient pas simples. Une fois de plus, je regrette

5:58
Locuteur

que

5:59
Bruno Retailleau

le gouvernement se soit entêté à faire vouloir passer un texte

6:06
Locuteur

sans

6:06
Bruno Retailleau

tenir compte

6:07
Locuteur

des

6:09
Bruno Retailleau

observations qu'on a pu faire avant que le texte n'arrive au Sénat.

6:13
Locuteur

Je

6:14
Bruno Retailleau

prends par exemple, lorsque nous avons eu les observations du Conseil d'État et que le ministre, le Premier ministre,

6:25
Locuteur

nous

6:26
Bruno Retailleau

a fait connaître, nous a fait savoir qu'il ne tiendrait pas compte

6:30
Locuteur

des

6:30
Bruno Retailleau

observations du Conseil d'État. Il y a un courrier qui lui a été adressé par le président du Sénat

6:37
Locuteur

lui

6:38
Bruno Retailleau

disant que ce genre de comportement risquait de fragiliser la République.

6:43
Locuteur

Donc,

6:45
Bruno Retailleau

on aurait pu,

6:46
Locuteur

il

6:47
Bruno Retailleau

s'est écoulé, 15 mois entre les observations du Conseil d'État

6:51
Locuteur

et

6:52
Bruno Retailleau

le moment où le texte est venu au Sénat.

6:54
Locuteur

On

6:55
Bruno Retailleau

aurait pu trouver les moyens

6:57
Locuteur

de

6:58
Bruno Retailleau

façon à discuter

7:01
Locuteur

entre

7:02
Bruno Retailleau

sénateurs et entre députés pour essayer éventuellement de trouver un test en commun avant de venir en séance.

7:12
Locuteur

Ça

7:13
Bruno Retailleau

ne s'est pas fait. Le gouvernement est parti du principe que le Sénat

7:18
Locuteur

est

7:19
Bruno Retailleau

une caisse d'enregistrement. Or, le Sénat, on le sait, il est très,

7:25
Locuteur

je

7:27
Bruno Retailleau

dirais, très prudent lorsqu'on touche à la loi

7:35
Locuteur

et

7:35
Bruno Retailleau

je m'attendais quand même à ce que le texte soit modifié. Moi-même, j'ai toujours dit, dès le départ, que le texte qui sortait de l'Assemblée nationale ne me convenait pas et que j'avais l'intention de porter des modifications.

7:51
Locuteur

–

7:51
Paul Toussaint Parigi

Mais est-ce que ce matin vous avez un sentiment de gâcher ?

7:53
Locuteur

Est

7:53
Paul Toussaint Parigi

-ce que vous auriez aimé qu'il sorte un texte du Sénat plutôt qu'un rejet, ce soit un rejet du texte ? Est-ce que vous auriez aimé qu'un texte soit adopté plutôt que le texte soit rejeté

8:01
Locuteur

? Ou

8:02
Paul Toussaint Parigi

est-ce que ça vous arrange finalement que le texte soit rejeté

8:05
Locuteur

? –

8:05
Bruno Retailleau

Non, ça ne

8:06
Locuteur

m

8:06
Bruno Retailleau

'arrange pas. Si on tient compte, par exemple, du principe que les amendements ont été adoptés, on a du mal à comprendre aujourd'hui pourquoi le texte n'a pas été voté. Bon, mais ce sont des nuances qui arrivent lorsqu'il y a un débat qui se passe entre contradicteurs et notamment, surtout, lorsqu'on n'est pas d'accord sur un texte. Mais ça peut arriver qu

8:29
Locuteur

'on

8:30
Bruno Retailleau

ne soit pas d'accord sur le texte au final.

8:32
Paul Toussaint Parigi

– Et on va revenir sur le détail du texte. Monsieur Paride, vous, quel est votre sentiment ce matin

8:36
Locuteur

? –

8:37
Bruno Retailleau

Un sentiment de déception, un sentiment de tristesse pour la Corse et pour les Corses.

8:44
Locuteur

– Je

8:45
Bruno Retailleau

crois qu

8:45
Locuteur

'on

8:46
Bruno Retailleau

a raté quelque chose d'historique. Ce texte qui vient quand même d'un long processus, quatre ans de travaux avec les élus de la Corse, avec le gouvernement,

8:56
Locuteur

avec

8:56
Bruno Retailleau

le monde économique, avec le monde associatif,

8:59
Locuteur

on

9:00
Bruno Retailleau

pourrait penser qu'à un moment donné, cette aspiration-là, démocratique, validée par le suffrage universel, à un moment donné, devait être prise en compte.

9:08
Locuteur

On

9:09
Bruno Retailleau

s'aperçoit aujourd'hui que le suffrage universel est méprisé. On peut gagner toutes les élections qu'on veut. On peut chaque fois doubler son résultat.

9:19
Locuteur

On

9:19
Bruno Retailleau

arrive devant le Sénat, la Chambre haute, la Chambre des territoires. Et on s'aperçoit qu'on repart avec

9:26
Locuteur

une

9:27
Bruno Retailleau

feuille blanche,

9:28
Locuteur

alors

9:28
Bruno Retailleau

que les choses sont écrites, les choses ont cheminé.

9:31
Locuteur

Et

9:32
Bruno Retailleau

je le répète, c'est une déception, mais une déception pour les Corses.

9:35
Locuteur

–

9:36
Paul Toussaint Parigi

Monsieur Panou, vous avez l'impression qu'il y

9:37
Locuteur

a

9:37
Paul Toussaint Parigi

un mépris du suffrage universel et du vote de l'Assemblée de Corse qui avait adopté ce texte à l'unanimité. –

9:43
Locuteur

Non,

9:44
Bruno Retailleau

non, non, je refuse d'entendre qu'il y a eu un mépris du Sénat. Moi, je pense que la méthode qui a été utilisée, je reviens sur la méthode, n'a pas été la bonne.

10:00
Locuteur

Il

10:00
Bruno Retailleau

y aurait pu y avoir une rencontre

10:02
Locuteur

avant

10:03
Bruno Retailleau

que le texte n'arrive à l'Assemblée nationale et ensuite qu'il vienne au Sénat.

10:07
Locuteur

Tout

10:08
Bruno Retailleau

cela ne s'est pas passé, le gouvernement ne l'a pas sollicité. Je vous rappelle quand même que c'est le texte du gouvernement. Donc, à aucun moment nous n'avons été sollicités. Et chaque fois, j'entends parler du processus de Beauvau par mon collègue, il ne

10:25
Locuteur

faut

10:25
Bruno Retailleau

pas croire que ça a été les travaux d'Hercule non plus.

10:27
Locuteur

Bon,

10:29
Bruno Retailleau

il y a eu six réunions en quatre ans sur lesquelles on nous imposait une volonté quasiment acquise entre, je dirais, le groupe nationaliste et le gouvernement sur le principe, je dirais,

10:47
Locuteur

de

10:49
Bruno Retailleau

faire en sorte

10:50
Locuteur

qu

10:51
Bruno Retailleau

'on finisse les discussions avec, au bout, un texte sur l'autonomie. Sans savoir exactement ce que nous voulions mettre dans l'autonomie. Ces nuances-là ont manqué hier soir.

11:05
Locuteur

–

11:06
Paul Toussaint Parigi

Alors justement,

11:06
Locuteur

on

11:06
Paul Toussaint Parigi

va refaire le film de la soirée, de la nuit. Avec vous, Quentin, déjà on commence par le vote sur l'ensemble du texte.

11:11
Locuteur

C

11:11
Paul Toussaint Parigi

'est donc finalement un rejet de ce projet de loi constitutionnel qui a été acté en séance cette nuit.

11:15
Bruno Retailleau

– Voilà, on va voir les images tout de suite d'hier soir. Le texte qui ne convenait plus à grand monde à la fin de la séance, il a été rejeté 181 voix contre, 134 voix qui étaient encore favorables au texte. Il n

11:30
Locuteur

'y

11:30
Bruno Retailleau

avait plus que les Républicains, quelques sénateurs indépendants et radicaux pour accepter ce qui restait de ce texte.

11:36
Paul Toussaint Parigi

–

11:37
Locuteur

Au

11:37
Paul Toussaint Parigi

fur et à mesure des débats, on a compris que l'accord trouvé entre les autonomistes corse et le gouvernement ne convenait pas à la droite sénatoriale.

11:43
Bruno Retailleau

– Voilà, dès l'article 1 de la réforme, la notion de communauté a fait débat. Le texte prévoyait de faire entrer dans la Constitution la mention d'une communauté insulaire, historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à la terre corse. On va voir d'ailleurs l'article 1 tel qu'il était rédigé. L'accord s'est doté d'un statut d'autonomie au sein de la République qui tient compte de ses intérêts propres liés à ses caractéristiques d'île méditerranéenne, au relief montagneux et donc à cette notion de communauté qu

12:12
Locuteur

'on

12:12
Bruno Retailleau

voit inscrite ici. Bruno Retailleau est venu dire son refus de cette notion.

12:17
Locuteur

Il

12:17
Bruno Retailleau

a même parlé en séance de danger de communautarisme. Écoutez, le candidat est l'air à la présidentielle, sénateur de Vendée.

12:24
Locuteur

– Je

12:25
Invité

me plains souvent de cette vie politique française qui est trop parisienne, beaucoup trop jacobine. Et moi aussi je pense qu'on peut vouloir l'unité sans vouloir pour autant l'uniformisation. Mais pas malheureusement en voulant constitutionnaliser le communautarisme. Si on attribuait pour la Corse ce statut-là, comment pourrait-on refuser à d'autres finalement de le conférer là encore

12:52
Locuteur

? –

12:53
Bruno Retailleau

La loi sénatoriale qui avait préparé une autre version du texte à la place du mot communauté préférait parler de patrimoine historique, linguistique et culturel singulier. Il faut mentionner que la notion de communauté a des plus sur d'autres bancs. On a entendu des communistes, des socialistes s'opposer eux aussi à cette notion. Alors j'aimerais vous poser la question à tous les deux. Est-ce qu'il y avait une marge de manœuvre autour de cette notion de communauté qu'on inscrivait dans la constitution ? Et pourquoi est

13:19
Locuteur

-ce

13:19
Bruno Retailleau

qu'elle était aussi centrale pour les autonomistes ?

13:22
Locuteur

Elle

13:22
Bruno Retailleau

était très importante d'abord parce que

13:24
Locuteur

le

13:24
Bruno Retailleau

terme n

13:25
Locuteur

'est

13:25
Bruno Retailleau

pas arrivé comme ça par hasard.

13:27
Locuteur

Le

13:27
Bruno Retailleau

terme est arrivé

13:28
Locuteur

au

13:29
Bruno Retailleau

bout d'un consensus politique.

13:32
Locuteur

C

13:32
Bruno Retailleau

'est-à-dire qu'on a bien compris, même si hier

13:34
Locuteur

j

13:35
Bruno Retailleau

'ai bien voulu reposer un amendement sur le peuple corse,

13:39
Locuteur

qu

13:39
Bruno Retailleau

'on ne voulait pas

13:40
Locuteur

de

13:41
Bruno Retailleau

cette définition-là dans le texte. On ne voulait pas non plus de la définition de population.

13:46
Locuteur

Donc

13:46
Bruno Retailleau

on était resté sur le mot communauté qui nous semblait, et qui nous semble toujours, moi je veux le répéter, on s'est arc-o-bouté sur ce terme-là. Oui, Bruno Ratailleau parle d'institutionnalisation, du communautarisme. Qu'est-ce que vous répondez au patron

14:01
Locuteur

?

14:01
Bruno Retailleau

Moi je crois qu'aujourd'hui il y a une fracture dans la société française qui touche même sa langue. Imaginez-vous, aujourd'hui on ne peut pas parler de l'intégrité de quelqu'un, alors il est intégriste, on ne peut pas parler d'un peuple parce qu'il est populiste, je veux dire, la France commence à avoir peur aussi de sa langue. C'est quand même extraordinaire. Je ne vois pas, alors qu'il y a des appellations, la communauté des communes, la communauté d'agglomération, la communauté chrétienne, etc. Comment peut-on, alors qu'il n'était pas seul le mot de communauté, il était suivi du mot insulaire.

Donc à partir de là, je ne vois pas ce que ça pouvait créer comme problématique dans la définition. M. Pannouzi voulait répondre. Vous étiez, vous aussi, contre ce terme de communauté, comme Bruno Retailleau

14:47
Locuteur

? – Il

14:49
Bruno Retailleau

ne faut pas oublier que nous avions déposé un projet de loi pour lutter contre le communautarisme.

14:55
Locuteur

Et

14:56
Bruno Retailleau

parler de communauté, quelques mois, de vouloir, je dirais, constitutionnaliser le principe de communauté en Corse pouvait choquer, pardon, quelques personnes, quelques sénateurs.

15:14
Locuteur

Moi,

15:15
Bruno Retailleau

le mot de communauté,

15:17
Locuteur

c

15:17
Bruno Retailleau

'est un avis personnel, mais me dérange sur le principe. Pourquoi

15:23
Locuteur

? Parce

15:24
Bruno Retailleau

que j'estime

15:25
Locuteur

que les

15:27
Bruno Retailleau

Corses,

15:28
Locuteur

qui

15:28
Bruno Retailleau

vivent en Corse,

15:30
Locuteur

moi,

15:31
Bruno Retailleau

j'ai 77 ans, je n

15:32
Locuteur

'ai

15:32
Bruno Retailleau

jamais quitté la Corse,

15:34
Locuteur

je

15:34
Bruno Retailleau

ne vis pas en Corse dans une communauté.

15:38
Locuteur

Je

15:38
Bruno Retailleau

suis Corse,

15:40
Locuteur

je

15:40
Bruno Retailleau

vis dans ma région

15:42
Locuteur

Corse, où

15:44
Bruno Retailleau

il n'y a pas de communauté Corse.

15:46
Locuteur

On

15:47
Bruno Retailleau

peut parler d'une communauté Corse à Marseille ou à Paris,

15:51
Locuteur

ou

15:51
Bruno Retailleau

au Brésil ou au Venezuela, et là, parler d'une communauté Corse en Corse, ça me gêne. Ensuite, est-ce qu'on aurait pu le remplacer par un autre terme

16:03
Locuteur

? On

16:04
Bruno Retailleau

sait très bien que, ce n'est pas parce que je n'ai pas voulu aller dans le sens de mon collègue, mais on sait très bien qu'on aurait utilisé le mot de peuple, le Conseil constitutionnel l'aurait censuré comme il l

16:17
Locuteur

'a

16:17
Bruno Retailleau

déjà censuré en 1991. Donc, je pense qu'on n'avait pas trop le choix.

16:21
Locuteur

– Alors,

16:22
Paul Toussaint Parigi

il

16:22
Locuteur

y

16:22
Paul Toussaint Parigi

a une autre partie du texte qui a fait débat, c'est la possibilité pour les Corses d'édicter leur propre loi. Quentin, un mot là-dessus ?

16:28
Bruno Retailleau

– Oui, le texte prévoyait l'habilitation confiée à la collectivité de Corses, modifiée, dédictée des lois et règlements dans un périmètre qui serait défini par une loi organique qui, elle-même, n'est pas écrite encore. Là encore, la droite sénatoriale qui préférait une habilitation au cas par cas, Muriel Jourdat a dit refuser de signer un chèque en blanc avec cette habilitation totale. Alors, comment comprendre ce qui s'est joué aussi autour de cette question ? Cette ligne rouge de la droite sénatoriale ? Vous ne

16:53
Locuteur

l

16:53
Bruno Retailleau

'avez pas vu venir chez les autonomistes ? – Bien sûr que nous l'avons vu venir.

16:58
Locuteur

Mais

16:59
Bruno Retailleau

nous sortons d'un statut inopérant

17:01
Locuteur

qui

17:01
Bruno Retailleau

nous a plombés pour 20 ans.

17:04
Locuteur

La

17:04
Bruno Retailleau

gravité du moment d'hier, elle est quand même

17:06
Locuteur

à

17:07
Bruno Retailleau

relater. On devait,

17:10
Locuteur

et

17:11
Bruno Retailleau

c'était M. Panout qui portait cet amendement-là, dire que ça devient l'usine à gaz. Je ne sais pas si vous avez disséqué comment allait fonctionner

17:20
Locuteur

demain

17:21
Bruno Retailleau

la collectivité de Corses, autonome, mais c'est une impossibilité.

17:27
Locuteur

Une

17:28
Bruno Retailleau

demande d'habilitation de la collectivité de Corses pouvait durer deux ou trois ans. Et encore, si on avait au bout un gouvernement décentralisateur, parce que si on avait au bout un gouvernement centraliste, je veux dire, ou centralisateur, pardon,

17:43
Locuteur

on

17:43
Bruno Retailleau

n'aurait pas de réponse ou une réponse motivée, et c'était circuler,

17:47
Locuteur

il n'y a

17:47
Bruno Retailleau

rien à voir. On ne pouvait pas rebondir sur un statut qui était quasiment le même, voire même pire que celui qu'on avait jusqu'à aujourd'hui.

17:55
Locuteur

–

17:56
Paul Toussaint Parigi

M. Panout, c'était l'usine à gaz

17:57
Locuteur

? – Je

18:01
Bruno Retailleau

ne suis pas d'accord sur ce que vient de dire mon collègue Paolo Zante.

18:06
Locuteur

En

18:07
Bruno Retailleau

2002,

18:08
Locuteur

il

18:09
Bruno Retailleau

a été voté,

18:12
Locuteur

dans

18:12
Bruno Retailleau

le cadre du processus de Matignon, le principe

18:16
Locuteur

d

18:16
Bruno Retailleau

'adapter la loi.

18:17
Locuteur

C

18:18
Bruno Retailleau

'était le ministre, à l'époque, Lionel Jospin. Et je vous informe quand même que l'Assemblée de Corses, à l'époque, qui était constituée de 51 membres, avait voté cette proposition de loi par 47 sur 51, et dans les 47

18:36
Locuteur

figuraient

18:38
Bruno Retailleau

10

18:38
Locuteur

élus

18:39
Bruno Retailleau

nationalistes qui avaient adopté le principe.

18:43
Locuteur

Il

18:44
Bruno Retailleau

ne faut pas transformer la réalité. Pourquoi le projet de loi adopté en 2002 n'a pas fonctionné

18:51
Locuteur

?

18:52
Bruno Retailleau

Parce que, malheureusement, Lionel Jospin n'ayant pas été réélu, réélu, je dirais, aux dernières élections,

19:01
Locuteur

on

19:02
Bruno Retailleau

n'a pas pu modifier la Constitution et inscrire la Corse dans la Constitution. Or, chacun d'entre nous sait que si nous voulons modifier la norme, il faut impérativement modifier la Constitution. Voilà. Donc, c'est la raison pour laquelle ça n

19:18
Locuteur

'a

19:18
Bruno Retailleau

pas pu se faire. Et moi, je pensais, et je le pense toujours, que le principe d'adaptation, et je reprends ce que vous avez dit, est le principe aussi de faire la norme. On n'interdit pas de faire la norme. Avec l'autorisation, l'habilitation du Parlement

19:35
Locuteur

et

19:36
Bruno Retailleau

ensuite l'autorisation

19:37
Locuteur

dans

19:38
Bruno Retailleau

les lois organiques, pouvait faire l'affaire.

19:42
Locuteur

–

19:42
Paul Toussaint Parigi

Monsieur Paris, devant ce détricotage, vous avez pris la décision de quitter la séance avant la fin de l'examen du texte. Expliquez-nous pourquoi et comment vous avez pris cette décision.

19:51
Locuteur

–

19:52
Bruno Retailleau

Tout simplement, les choses sont claires. Nous étions dans un texte qui était issu d'un processus

19:59
Locuteur

long, d

20:01
Bruno Retailleau

'un consensus de

20:03
Locuteur

manière

20:04
Bruno Retailleau

transpartisane entre la classe politique corse et le gouvernement. Chacun avait ses lignes rouges. Je dois vous avouer que ce texte, à moi, ne me convenait pas. Mais dans l'état d'esprit qui était celui d'avancer, de poser une première pierre, j'y ai adhéré. Hier,

20:24
Locuteur

il

20:25
Bruno Retailleau

y avait une reculade sur le consensus, quelque chose qui était inacceptable. Vous l'avez dit, on disparaissait le terme de communauté, avec le terme de communauté, le statut de résident, la langue corse et tout ce que vous voulez. Et je reviens encore sur ce pouvoir d'habilitation qui était présenté par M. Panout. Si je le répète, c'était l'usine à gaz, quelque chose qui redevenait inopérant et qui allait plomber la Corse pour des 40 prochaines années.

20:52
Locuteur

Le

20:52
Paul Toussaint Parigi

départ en séance a fait réagir, notamment la gauche sénatoriale.

20:56
Bruno Retailleau

Oui,

20:56
Locuteur

c

20:56
Bruno Retailleau

'est ça. La gauche sénatoriale qui a dénoncé à ce moment-là l'intransigeance de la droite au Sénat. Écoutez le sénateur socialiste Éric Quirouche hier soir.

21:04
Locuteur

Ce

21:04
Bruno Retailleau

qui me chagrine ce soir, ce qui m'attriste ce soir,

21:07
Locuteur

c

21:08
Bruno Retailleau

'est la situation dans laquelle on se retrouve.

21:11
Locuteur

Une

21:11
Bruno Retailleau

Assemblée censée être irresponsable, en tout cas, c'est ce qu'on dit en général au Sénat,

21:16
Locuteur

à

21:17
Bruno Retailleau

savoir l'Assemblée nationale,

21:18
Locuteur

a

21:19
Bruno Retailleau

réussi à travailler collectivement et à construire un texte qui était un texte de compromis.

21:27
Locuteur

Et

21:27
Bruno Retailleau

l'Assemblée, qui est censée être responsable et défendre les libertés locales,

21:31
Locuteur

à

21:31
Bruno Retailleau

savoir la nôtre, fait comme si ces délibérations n'avaient pas existé, fait comme si la prise en compte de ce qui se décidait localement n'avait aucune valeur

21:42
Locuteur

et

21:43
Bruno Retailleau

dit en fait à tous les territoires français que quoi qu'ils fassent, le Sénat ne les prendra jamais au sérieux ou alors à sa façon.

21:52
Locuteur

Cette

21:53
Bruno Retailleau

attitude politique,

21:54
Locuteur

elle

21:55
Bruno Retailleau

est profondément irresponsable.

21:57
Locuteur

Je

21:58
Bruno Retailleau

la regrette.

21:59
Locuteur

Vous

21:59
Bruno Retailleau

avez été responsable à droite hier. Qu'est

22:02
Locuteur

-ce

22:02
Bruno Retailleau

que vous répondez, M. Quirouche ? Je m'écris un faux sur ce que vient de dire M. Quirouche, bien entendu. Si, je le répète,

22:14
Locuteur

le

22:14
Bruno Retailleau

Sénat aurait dit enterriné sans aucune modification le texte

22:20
Locuteur

de

22:21
Bruno Retailleau

l'Assemblée nationale, je ne vois pas pour quelles raisons

22:24
Locuteur

le

22:25
Bruno Retailleau

texte est venu devant le Sénat.

22:26
Locuteur

C

22:30
Bruno Retailleau

'est le Parlement logiquement qui a le dernier mot.

22:34
Locuteur

Il

22:34
Bruno Retailleau

était clair que le Sénat ne pouvait pas accepter

22:39
Locuteur

le

22:40
Bruno Retailleau

texte qui est sorti de l'Assemblée nationale surtout avec le contenu qui avait été explicité dans ce texte.

22:48
Locuteur

Mais

22:49
Paul Toussaint Parigi

le président du groupe union centriste Hervé Marseille regrette ce matin l'échec des discussions au Sénat et dit il ne faudrait pas que le Sénat devienne la chambre de l'obstruction. C'est ce que sont en train de faire les Républicains

23:00
Locuteur

? Pas

23:01
Bruno Retailleau

du tout.

23:02
Locuteur

Je

23:03
Bruno Retailleau

pense que ses propos n'engagent que M. Marseille. Les LR au Sénat n'ont jamais fait d'obstruction. Par contre, ils ont toujours fait valoir leurs nuances.

23:17
Locuteur

Nous

23:17
Bruno Retailleau

ne sommes pas obligés de coller aux textes qui sortent de l'Assemblée nationale. La plupart du temps c'est toujours nous qui améliorons les textes.

23:26
Locuteur

Quel

23:26
Paul Toussaint Parigi

est désormais Quentin l'avenir du processus

23:28
Locuteur

?

23:28
Bruno Retailleau

C'est une crise qui s'ouvre avec ce vote. Le Sénat marque un coup d'arrêt au processus d'autonomie de la Corse qui ne peut pas se faire sans le vote de la Chambre haute. De leur côté, on écoute les élus corse qui étaient hier au Sénat, ceux qui sont favorables à l'autonomie. Ils ont annoncé quitter le processus de Beauvau comme vous qui est donc cette négociation entamée en 2022. On écoute hier soir Gilles Simoni qui est le maire de Bessa qui est conseiller exécutif en charge de l'autonomie. Il était hier soir au micro de France 3 Corse via cela.

24:02
Locuteur

Il

24:02
Invité

y a eu aussi la majorité archaïque principalement constituée autour des républicains au Sénat avec le soutien de la droite de Corse. La droite Corse qui est venue déconstruire ici ou demander que l'on déconstruise ici ce qui avait été patiemment construit en Corse. Nous sommes venus dans ce processus avec deux siècles d'histoire que vous connaissez. Nous sommes venus avec 60 ans de lutte. Nous sommes venus avec des victoires et une légitimité démocratique à chaque fois renforcées depuis l'escriptin depuis 2015. Nous sommes venus avec la volonté de construire une solution politique à travers la révision constitutionnelle et le statut d'autonomie.

Ce soir, nous avons rencontré une volonté claire de mettre à bas tout cela, de remettre en cause tout ce qui est essentiel pour nous.

24:49
Locuteur

La

24:49
Bruno Retailleau

ministre présente hier n'a pas abandonné l'idée de la réforme constitutionnelle. Écoutez la ministre au banc. Hier, c'était Françoise Gattel.

24:57
Locuteur

Ce

24:57
Invité

soir, on a vu qu'on a un peu de mal à prendre en compte tout le travail qui a été accompli pendant quatre ans. Moi, je l'ai dit et je le redis le gouvernement a tenu sa parole de dialogue et d'avancer. On tiendra notre parole. C'est-à-dire que dès demain, moi, je reprends

25:18
Locuteur

contact

25:18
Invité

avec les élus corse.

25:20
Bruno Retailleau

Monsieur Paré, qu'est-ce qui peut se passer maintenant ? Déjà, est-ce que vous allez à la rencontre qui est proposée par Françoise Gattel, la ministre des collectivités ? Mais bien sûr que j'irai à la rencontre de Françoise Gattel.

25:29
Locuteur

Elle vous a invité ? Vous avez

25:30
Bruno Retailleau

déjà reçu le message aujourd

25:31
Locuteur

'hui ? Je n'ai pas

25:31
Bruno Retailleau

encore reçu le message, mais ça ne tardera pas. Je pense que la ministre, hier, qui était au banc,

25:38
Locuteur

a

25:39
Bruno Retailleau

essayé,

25:40
Locuteur

par

25:40
Bruno Retailleau

tous les moyens, d'essayer de faire comprendre, surtout à la droite républicaine,

25:46
Locuteur

que

25:46
Bruno Retailleau

nous étions prêts d'un processus qui pouvait demain changer l'avenir de la Corse. Je crois que la sourde oreille des républicains n'est plus à démontrer aujourd'hui. Je le répète, et ce que j'ai dit en début d'émission, moi je suis triste, mais triste pour les Corses,

26:03
Locuteur

pour

26:03
Bruno Retailleau

sa jeunesse qui, avec ce qui était proposé, ne pouvait plus se loger, pour sa langue qui ne pourra pas être sauvée et j'en passe de toutes les revendications qui pouvaient être inscrites dans ce texte.

26:13
Paul Toussaint Parigi

Jean-Jacques Manon, est-ce que vous souhaitez que le processus continue ou que ce texte sur l'autonomie soit enterré

26:18
Locuteur

?

26:18
Bruno Retailleau

Écoutez, bien sûr, j'ai toujours dit que je souhaitais que le processus continue et que l'on aille au bout

26:27
Locuteur

parce

26:28
Bruno Retailleau

que ce que je souhaite pour la Corse, je l'ai toujours dit, lorsque j'étais président du Conseil Général en 2016, je ne cessais de le répéter, il faut que les lois nationales puissent être adaptées aux circonstances locales, ce qui n'est pas le cas et qui nous met en difficulté pour développer notre île. par contre, j'irai à la rencontre si je suis sollicité par Mme Gattel, mais je poserai quand même

26:59
Locuteur

un

27:00
Bruno Retailleau

principe, c'est que la méthode change.

27:03
Locuteur

– Quels

27:04
Bruno Retailleau

sont les retours que vous avez du terrain ce matin après ce qui s'est passé au Sénat hier ? Est-ce qu'il

27:09
Locuteur

y a

27:09
Bruno Retailleau

la crainte de violence en Corse

27:12
Locuteur

? –

27:12
Bruno Retailleau

Moi, je suis un démocrate, je me suis battu jusqu'au bout pour que ce processus se réussisse.

27:17
Locuteur

–

27:17
Bruno Retailleau

On sait que c'était un processus qui était une réponse à des émeutes en Corse. – Pas seulement. Ce processus vient d'une histoire longue de 50 années où l'autonomie a toujours été un sujet, donc on ne peut pas résumer… – L'accélération du calendrier en tout cas ? – Peut-être, sans doute, je veux bien l'admettre, mais je crois qu'aujourd'hui la volonté d'autonomie est encore très forte. Oui, effectivement, j'ai reçu un certain nombre de messages me disant le combat n'est pas terminé, il faut continuer,

27:47
Locuteur

il

27:47
Bruno Retailleau

faut rester sur les positions que nous avions et ne pas aller en deçà.

27:52
Locuteur

–

27:52
Paul Toussaint Parigi

Jean-Jacques Panou, est-ce que vous craignez un retour des violences sur l'île avec le rejet de ce texte au Sénat

27:56
Locuteur

? –

27:57
Bruno Retailleau

J'espère que non, puisque le processus n'est pas arrêté, puisque quoi qu'il ait pu se passer, on a toujours la possibilité de revenir sur le texte et de faire de nouvelles propositions, donc il n'y a rien qui est figé.

28:14
Paul Toussaint Parigi

– Mais vous pensez que le processus parlementaire peut reprendre avec ce rejet du texte au Sénat ? Ça ne va pas mettre un frein au processus

28:20
Locuteur

parlementaire ?

28:20
Bruno Retailleau

– Il ne faut pas un nouveau texte ?

28:22
Locuteur

On

28:23
Bruno Retailleau

peut reprendre

28:23
Locuteur

le même texte. – La

28:23
Bruno Retailleau

ministre s'engage à inscrire rapidement la proposition je dirais du texte à l'Assemblée nationale, il faut attendre de voir ce qui va sortir à nouveau de l'Assemblée nationale.

28:35
Locuteur

–

28:36
Paul Toussaint Parigi

Vous espérez que le processus parlementaire reprenne ? Ou quand hier vous dites on quitte le processus de Beauvau, ça veut dire fin des discussions

28:42
Locuteur

?

28:42
Bruno Retailleau

– On n'arrête pas les discussions, on continuera à discuter. Et moi, je veux saluer le sérieux des sénateurs hier soir qui ont bien compris à la fin de la séance que le texte qui était proposé pour la Corse n'était pas le bon texte.

28:54
Locuteur

–

28:54
Paul Toussaint Parigi

Merci, merci beaucoup, merci à tous les deux d'avoir été avec nous pour revenir sur cette séance.

28:59
Présentateur

– Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous.

29:08
Locuteur

–

29:08
Présentateur

Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat. –

29:12
Locuteur

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