Sébastien Lecornu : «Le texte casseur-payeur est une priorité pour l'Assemblée nationale»
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Promesse
« le texte casseur-payeur est une priorité pour l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans les décisions que nous aurons à prendre dans les temps qui viendront »
- 0:43Fait
« il est faux de dire que il y avait une large sous-mobilisation des forces de l'ordre »
- 1:23Fait
« le seul fait que le parquet national anti-terroriste se pose en situation d'observateur »
Temps de parole
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Il arrive tard, c'est vrai. Ça fait pratiquement 20 ans qu'on en parle. Chaque gouvernement pourrait y revenir. Non, la responsabilité civile existe déjà dans la loi, pas celle que nous proposons. Et donc le Sénat s'emparera de ce texte et cela nous permettra justement d'avoir des outils nouveaux qui fera en sorte de basculer non seulement la réponse pénale à la réponse civile et de faire en sorte que le contribuable ne soit pas à chaque fois sollicité pour justement rembourser, réparer ce qui a été cassé. Donc comme une actualité chasse l'autre, je tiens donc pour acquis que le texte casseur-payeur est une priorité pour l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans les décisions que nous aurons à prendre dans les temps qui viendront.
Deuxième des choses, il est faux de dire que il y avait une large sous-mobilisation des forces de l'ordre. Je l'ai dit tout à l'heure. Il y a un arbitrage qui a été pris, mais il faut l'assumer ou non, mais il faut pas non plus avoir un double discours avec notamment les syndicats de police. Il est vrai que le ministre de l'Intérieur a rappelé les congés du weekend, n'a pas rappelé les congés de la Toussaint pour un certain nombre de policiers et de gendarmes qui avaient été largement sur-mobilisés pendant près de 3 semaines dans l'Hexagone et en Outre-mer. J'aimerais qu'on soit désormais plus précis. Reprochez-nous de ne pas les avoir rappelés de vacances. Ça serait plus clair. Mais puisqu'il va falloir quand même aller jusqu'au bout de cette commission d'enquête, va
falloir aussi quand même qu'on se dise un certain nombre de vérités. Troisième des choses, et euh je dis pas que vous ne l'avez pas dit, mais j'en profite pour aller plus loin que les réponses précédentes que j'ai pu donner à vos collègues présidents de groupe, ça va sans dire. On ne peut pas faire comme si le diagnostic sur l'état de la menace, la radicalité de la menace est un trouble classique à l'ordre public. Le seul fait que le parquet national anti-terroriste se pose en situation d'observateur, vous avez parlé de la mairie de Limoges. Le seul fait que la SDAT, le service de police compétent en matière terroriste se soit saisie. Le seul fait que le premier individu interpellé soit fiché S. Je m'arrête là, ça sera mais le procureur de de Limoges et au procureur
national anti-terroriste de de de communiquer. Mais j'ai l'impression qu'une partie de la classe politique là fait comme si il ne se passait pas quelque chose de nouveau dans l'état de la menace. Si c'était qu'un problème de stock de grenade lacrymogène, malheureusement ça serait simple à régler. Et d'ailleurs c'est plus compliqué que ça et on aura l'occasion d'y revenir. Vous n'avez pas dit ça mais j'en profite à travers vous je parle aux Françaises aux Français à la représentation nationale président Négrelin. Mais je vous invite avec votre groupe et avec l'ensemble de la représentation nationale ici à s'emparer avec beaucoup de lucidité de cette menace que porte l'ultra-gauche et l'extrême-gauche radicale qui est désormais dans un agenda de mobilisation et de déstabilisation de nos
institutions. Pourquoi la préfecture et la mairie à Limoges ont été ? Je crois que le symbole est clair. C'est pas pour améliorer les fins de mois, c'est pas pour réformer Parcoursup. Donc on est loin de toutes les revendications que le terrain politique ou la démocratie sociale peut nous suggérer par ailleurs. Donc je pense que maintenant il faut qu'on fasse preuve de clarté. Clarté y compris dans l'état de la menace. Il est arrivé jadis que des groupuscules d'extrême-droite fassent des attentats, passent à l'acte. Régulièrement nos services sont mobilisés pour se faire. On voit bien qu'on a une mutation dans les violences et dans un dans un agenda de violence que porte l'ultra-gauche dans lequel je sens qu'il y a parfois un déni coupable ou une forme
de naïveté qui s'installe dans ce phénomène qui malheureusement va durer.
Sébastien Lecornu