Violences du 17 octobre: séance sous haute tension à l'Assemblée pour le gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 59 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Première question posée par Manuel Bompard (LFI) sur la gestion des violences et les revendications de la jeunesse.
- 2:12OuverteRéponse directe
Réponse du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez sur les responsabilités et les dispositifs de sécurité.
- 4:26OuverteRéponse directe
Intervention du ministre de l'Intérieur sur le soutien aux forces de sécurité et la condamnation des violences.
- 4:49OuverteRéponse directe
Intervention de Marc Fesneau (Démocrate) sur l'ordre républicain et la nécessité de répondre aux revendications.
- 7:00OuverteRéponse directe
Réponse du Premier ministre sur l'ordre public et les dispositifs de sécurité.
- 18:04OuverteÉludée
Intervention de Laure Lavalette (RN) sur le bilan sécuritaire et les responsabilités du gouvernement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Manuel BompardFait
« Vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Mediapart pour accuser La France insoumise de violences qu'elle a toujours refusées. »
- 1:36Manuel BompardChiffre
« Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. »
- 2:14Laurent NunezFait
« Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. »
- 2:44Laurent NunezFait
« Vous avez la vôtre dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu. »
- 13:13Premier ministreFait
« Notre renseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. »
- 15:13Premier ministreFait
« Nous avons enclenché des moyens judiciaires et d'enquête, notamment du côté du ministère de l'Intérieur, inédit, parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction, d'images, de vidéos qui vont nous permettre de multiplier dans les jours qui viennent beaucoup d'interpellations. »
- 18:56Laure LavaletteFait
« Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cible, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments publics, des mairies et des commissariats attaqués. »
- 19:33Laure LavaletteFait
« Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncement culturel, de mensonges d'État, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. »
- 23:15Boris VallaudFait
« Il a failli parce qu'il n'a pas écouté les revendications légitimes de la jeunesse. »
- 23:58Boris VallaudFait
« Après l'abandon de l'école publique, après l'abandon de l'hôpital public, après l'abandon de l'université publique, voici l'abandon de la sécurité publique. »
- 30:17Sylvain MaillardChiffre
« Près de 1000 policiers et gendarmes blessés, des pompiers pris pour cible, plus de 3000 commerces pillés. »
- 53:19non_speechFait
« Les défaillances de votre ministère et votre manque d'anticipation ont eu des conséquences dramatiques pour la France. »
- 53:20non_speechFait
« Un dispositif sous-dimensionné, des moyens de défense limités pour nos policiers et nos gendarmes notamment un manque de munitions. »
- 53:21non_speechFait
« Les instructions quant à elles n'ont pas été données voire elles ont été contradictoires. »
- 53:57non_speechFait
« Les policiers du renseignement ne doivent pas être le bouc émissaire de votre incompétence. »
- 53:57non_speechFait
« On a merdé. »
- 54:26non_speechFait
« Toutes les forces mobiles disponibles du pays, toutes les forces mobiles disponibles du pays ont été déployées. »
- 54:26non_speechChiffre
« 75 forces mobiles qui étaient développées sur l'événement. 75. C'est fois trois par rapport au weekend précédent. »
- 55:45non_speechFait
« L'armement intermédiaire est complètement utilisé. »
- 1:00:03non_speechFait
« Il est faux de dire que il y avait une large sous-mobilisation des forces de l'ordre. »
- 1:00:41non_speechFait
« On ne peut pas faire comme si le diagnostic sur l'état de la menace, la radicalité de la menace est un trouble classique à l'ordre public. »
- 1:01:26non_speechFait
« Le seul fait que le parquet national anti-terroriste se pose en situation d'observateur. »
Temps de parole
- ?99 %
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On va écouter cette séance exceptionnelle de questions à l'Assemblée. La première va être posée par monsieur Manuel Bompard pour le groupe La France insoumise. [applaudissements] Merci madame la présidente, monsieur le Premier ministre. Depuis un mois, la jeunesse de notre pays, des outre-mers comme de l'Hexagone, exprime sa colère par un mouvement d'une ampleur inédite. Depuis un mois, vous refusez de lui répondre autrement que par le mépris et la violence.
[applaudissements]
Samedi, votre stratégie de pourrissement a eu des conséquences dramatiques. Votre amateurisme a fait le reste. À la souffrance des lycéens et des étudiants, vous avez ajouté celle de commerçants que vous avez abandonnés et de manifestants pacifiques que vous avez mal traités.
[applaudissements]
À la honte internationale de la répression contre nos enfants, vous avez ajouté celle de mairies incendiées ou dégradées. Un véritable fiasco dont vous êtes les uniques responsables.
[applaudissements]
Monsieur le Premier ministre, vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Mediapart pour accuser La France insoumise de violences qu'elle a toujours refusées. Vous ne vous en sortirez pas davantage par la remise en cause des libertés fondamentales avec des couvre-feux ou des hélicoptères au-dessus de Paris. Il n'y a pas d'autres réponses à une crise politique qu'une réponse politique. Même le président Macron le reconnaît, les revendications sont légitimes. Alors, mettez fin à l'ignoble Parcoursup qui pourrit l'avenir de nos enfants depuis que vous l'avez inventé.
[applaudissements]
Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. Bloquez le prix des carburants et augmentez le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement.
[applaudissements]
Il est temps de renoncer à votre stratégie mortifère. D'autres avant vous ont su céder quand l'avenir de la patrie était en jeu. Chirac l'a fait, Pompidou aussi et vous monsieur le Premier ministre, ?
[applaudissements]
Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
[applaudissements]
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Manuel Bompard, votre question est très diverse, elle est très large. Je voudrais simplement rappeler une chose, monsieur le député, vous déplorez que des commerces aient pu être pillés, que des commerces aient pu être détruits et vous en imputez la responsabilité au gouvernement.
J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité, mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les cortèges et qui viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'Intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux monsieur le député, les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques.
C'est faux, vous le savez très bien. Jamais il ne m'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France Info, d'écrire sur la LFI, jamais. C'est faux, c'est faux et c'est votre diversion, c'est votre action de diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu, il y a eu de graves incidents et vous avez une part de responsabilité. Alors je vais vous répondre monsieur le député. Je vais vous répondre sur le fait où on laisserait à penser que l'ultra-gauche ne serait pas responsable des incidents. L'ultra-gauche, l'extrême-gauche radicalisée, monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les ?
De la société Eurolinks parce qu'il y avait l'ultra-gauche qui était à la manœuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille. Voilà monsieur le député la vérité et je vous rassure, les services de renseignement ne travaillent pas sur les partis politiques, mais le trait d'union le trait d'union entre la France insoumise et certains groupuscules, il est réel. Vous avez un député qui est membre de la jeune garde dans vos rangs. Merci monsieur le ministre, monsieur le député. Monsieur le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué. Cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications et vous démissionnez.
[applaudissements]
Merci monsieur le député. [acclamation] Monsieur le ministre.
[applaudissements]
Monsieur le député, condamnez fermement les casseurs, les pilleurs, condamnez fermement les violences. Je ne veux pas voir sur les sites de l'ultra-gauche la glorification des pillages qui ont eu lieu. C'est ça les sites que vous connaissez, ce sont vos amis, ne l'oubliez pas. [acclamation] Merci beaucoup monsieur le ministre.
[applaudissements]
La parole, chut, s'il vous plaît. La parole est à monsieur Marc Fesneau, président du groupe démocrate. [applaudissements] Madame la présidente, Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, il n'y a pas de camp à choisir. Il n'y a rien qui puisse se construire dans la violence et le désordre. Il n'y a pas d'alternative à l'ordre et à la paix civile. La loi de la violence est la loi de la meute et la loi du plus fort et c'est l'exact inverse de la démocratie.
[grognement] La violence débridée ce ne sera jamais une réponse aux inquiétudes des jeunes et de leurs parents qui s'interrogent sur leur avenir et celui du monde, ni une solution à la crise du pouvoir d'achat ou à la peur du déclassement. Et leur désordre finit toujours, tôt ou tard, par engendrer la servitude et d'abord par frapper les plus faibles. La violence, c'est la paralysie. Ne rien y céder, c'est la condition même pour apporter des solutions concrètes. Ceux qui érigent la violence en alternative politique ou ceux qui espèrent prospérer sur le chaos portent la responsabilité de désespérer un pays qui sait pourtant se dépasser lorsqu'il s'unit.
S'unir contre la violence, ça ne devrait pas être une question. Et pour nous, députés démocrates, ça n'en est pas une. Rétablir l'ordre et la paix civile, c'est le moins que l'on doit aux Français. Mais nous devons aussi avancer pour bâtir, pour réparer, pour réconcilier. Monsieur le Premier ministre, vous réunissez jeudi les forces politiques à Matignon. C'est nécessaire. Mais les Français qui ressentent de la honte et de la colère attendent surtout des actes. Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et protéger les ? Sans quoi, rien ne sera possible.
Et l'ordre rétabli comme préalable à tout, quelles initiatives politiques comptez-vous prendre pour redonner des perspectives à notre jeunesse et engager notre pays sur le chemin de la ? Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le président Feneux. La parole est à monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup, madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre, monsieur le président Marc Feneux. Euh [grognement] permettez-moi à travers votre question, mais aussi les questions qui suivront, de développer des thèmes assez différents, mais au fond, votre question pose bien le débat. Oui, l'ordre public est le préalable à tout.
Et dans une démocratie qui fonctionne, dans ce préalable à tout, contrairement à ce que nous venons d'entendre, nous croyons en la responsabilité individuelle. Lorsqu'il y a de la casse et des pillages, ce sont les casseurs et les pilleurs qui sont responsables et non l'introduction d'une rhétorique qui laisserait à penser que les pouvoirs publics seraient à l'origine de cette casse et de cette pile. Si l'ordre public est le préalable de tout Monsieur le ministre, le soutien aux forces de sécurité intérieure est le préalable de tout.
1000 policiers et gendarmes blessés le weekend dernier, il faut que la représentation nationale leur apporte un soutien clair, franc et massif car ils sont les policiers et les gendarmes non pas d'un gouvernement mais de la République. Des gouvernements précédents et des gouvernements des gouvernements précédents
[applaudissements]
et aussi des gouvernements qui suivront. C'est la permanence de l'État. Ce qui vaut pour les policiers et les gendarmes vaut pour les enseignants, vaut pour celles et ceux qui rendent le service public et je m'étonne de devoir rappeler à chaque fois cette évidence car c'est la permanence de la République. Chemin faisant Monsieur le ministre euh je vais me permettre par votre question puisque c'est la première de revenir avec ordre et méthode sur plusieurs éléments et le premier c'est évidemment la transparence car le gouvernement le doit aux représentants de la nation que vous êtes.
D'abord transparence sur l'état de la menace et ce qui s'est passé exactement samedi dernier et ensuite transparence sur ce qui n'a pas fonctionné pour y mettre aussi un tout petit peu de rationalité, de raison dans un débat politique pré-électoral qui démarre aussi assez fort et dans lequel, je le sens bien, le yakafokon est assez présent dans l'ensemble des matinales radio.
La première des choses, il faut le comprendre, ça fait depuis très très longtemps et de manière structurelle qu'il n'y a pas eu autant de rassemblements non déclarés non signalés et vous le savez, vous avez été ministre de l'agriculture en plus, dans l'organisation de l'expression de la liberté syndicale, on en parlera demain, il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement, des systèmes de déclaration qui doivent être respectés.
Il y aura une commission d'enquête parlementaire, je vois le président de la commission des lois, c'est la première des choses sur lequel il faudra revenir sans compter les difficultés liées à la scission des cortèges. La deuxième des choses monsieur le ministre, c'est et les services de renseignement y reviendront devant vous, j'imagine pendant cette commission, c'est un mode opératoire inédit dans la manière dans un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes s'y sont pris samedi dernier.
D'habitude, pour être un peu schématique et direct, vous m'en excuserez, les violents s'insèrent dans les cortèges et créent la pagaille et le chaos, les gouvernements précédents ici en savent quelque chose, en fin de cortège et en fin de manifestation. Pour la première fois, on a un mode opératoire, on l'a vu dès le début du départ du cortège d'ailleurs de la CGT à Paris. On l'a vu à Marseille dès le matin où un certain nombre d'individus violents de l'extrême gauche radicale et de l'ultra gauche ont décidé de fonctionner en essaim et de semer la violence avec méthode et avec une organisation numérique.
Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé, mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, vous avez quand même une difficulté à l'entendre et à l'assumer. On y reviendra. La réalité, c'est que ce mode opératoire, évidemment, il a créé une confusion dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée. Troisième des choses et nous en produirons les preuves, monsieur le ministre, c'est évidemment la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche.
Là, ce qui s'est passé sur la mairie de Limoges en est un exemple où vous avez une première interpellation qui a été faite ce matin, le garde des sceaux s'est exprimé, je n'y reviens pas. Cet individu interpellé est malheureusement connu déjà des services et particulièrement puisqu'il était fiché S. Donc on aura du mal à être dans une naïveté béante ou dans un une forme de négation de la réalité de la participation de ces groupuscules violents dans cette affaire.
Pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés et qui souhaitaient notamment marcher sur l'Élysée et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate, quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République, dans notre démocratie on ne tolère pas que des groupuscules factieux puissent marcher sur l'Élysée, sur Matignon parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale ou le Sénat et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité, y compris celles et ceux qui sont députés.
Enfin, phénomène sur lequel nous aurons l'occasion de revenir, c'est le dernier mouvement dans la journée de samedi que l'on retrouve le soir du dimanche, c'est évidemment une rejointe par une délinquance plus générale, le jeune majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça, avec là pour le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant mais dont le seul objectif n'avait rien de politique. Évidemment, c'était un objectif de pillage avec comme point commun une coordination par les réseaux sociaux. Alors, ce qui n'a pas fonctionné, plusieurs évidences. La première, la capacité de notre renseignement à tout voir. Je dis bien tout voir.
Notre renseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. Ce qui vient encore créer une opprobre et une nouvelle infamie par les députés de la France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre à du renseignement politique, c'est faux, c'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien, donc il n'est pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses informations et comme le ministre de l'Intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. Deuxième des choses, le dispositif mis en place, monsieur le ministre Marc Fesneau, était un dispositif au fond trop statique et pas assez mobile.
Et pour dire les choses aussi précisément, vous y reviendrez, j'imagine, dans le cadre de cette commission d'enquête, le ministre de l'Intérieur a déjà pris la parole sur le sujet. On voit bien qu'à Paris, c'est la brave M qui a fait preuve de beaucoup d'efficacité parce que précisément face aux essaims de délinquants, de pilleurs ou de casseurs, c'est l'utilisation plus mobile des forces qui a été efficace et donc de cela nous en tirerons évidemment un certain nombre de conclusions assez rapides.
Troisième chose, le ministre de l'Intérieur et le ministère de l'Intérieur a fait un choix et moi je le respecte, pour aussi d'ailleurs avoir porté l'uniforme, c'est le fait de ne pas avoir annulé les congés longue durée pour les policiers et les gendarmes qui avaient été largement sollicités en Hexagone et en Outre-mer.
Et je le rappelle, s'il n'y a pas de bavure ou de nombreuses bavures, hors celles que l'IGPN est en train de regarder au cas par cas et qui ne sont pas la majorité du genre, contrairement à ce que certains veulent bien raconter, c'est aussi parce que le repos physiologique du fonctionnaire de police, du militaire de la gendarmerie fait aussi partie des décisions de commandement. De cela, je voulais aussi vous en rendre compte. Alors, l'objectif est assez simple, c'est le retour à l'ordre immédiat. Vous l'avez dit vous-même. La première des choses, ce sont ces couvre-feux. Et ces couvre-feux localisés sont efficaces.
En tout cas, cette nuit, ça a permis de ramener le calme dans le cadre d'un dialogue entre les maires et les préfets. Et cela évidemment, euh, nous y reviendrons aussi dans les jours qui viendront. Ensuite, la judiciarisation. Deux types de judiciarisation, le garde aussi euh a pris de nombreuses fois la parole et je le remercie depuis maintenant plusieurs jours, une judicia- une judiciarisation à chaud, nombreuses interpellations, nombreuses gardes à vue évidemment samedi et et dimanche dernier, mais aussi une judiciarisation à froid, notamment sur les pillages.
Nous avons enclenché des moyens judiciaires et d'enquête, notamment du côté du ministère de l'Intérieur, Inédit, parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction, d'images, de vidéos qui vont nous permettre de multiplier dans les jours qui viennent beaucoup d'interpellations, notamment sur l'ensemble de celles et ceux qui ont volé pour la plaque parisienne. Pour vous donner un chiffre, c'est 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour se faire. Ensuite, il faudra avancer sur la réparation civile. Bien nous a pris de présenter en Conseil des ministres le projet de loi casseur-payeur.
On ne peut pas au moment où nous avons autant de difficultés d'argent public à chaque fois faire appel au contribuable et à la solidarité nationale pour réparer ce que les casseurs ont cassé. Et donc cette responsabilité civile, la capacité à aller chercher sur les comptes bancaires de celles et ceux qui ont cassé, y compris sur les allocations sociales, en tout cas certaines d'entre elles, est absolument indispensable. Et je veux que ce texte aille jusqu'à son terme. Beaucoup se paient de mots dans la campagne prési- dentielle. Il y a là l'occasion de faire œuvre utile avant justement cette élection présidentielle. Ensuite, il y a les manifestations à venir.
Le ministre de l'Intérieur a déjà donné des instructions aux préfectures. Le dispositif de samedi prochain sera massif, monsieur le ministre. On y reviendra, il sera présenté au ministre de l'Intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. On y reviendra avec évidemment les formations politiques que je réunirai jeudi à Matignon parce que un certain nombre d'entre elles m'ont saisi de la sécurité de la campagne présidentielle. Beaucoup de candidats se sont rapprochés de moi pour le dire. Puis ça pose la question de la sécurisation d'un exercice démocratique absolument majeur.
Demain, avec les organisations syndicales, on reviendra sur la sécurisation aussi de la liberté d'expression des syndicats. Il y aura pas que ce ce thème-là à l'ordre du jour, mais j'y reviendrai dans les questions au gouvernement qui viendront avec un agenda de fond. Évidemment, je reviendrai tout à l'heure dans d'autres questions sur aussi la question des lycéens et sur les réponses que le gouvernement entend apporter. Enfin, vous l'avez dit vous-même, le retour à l'ordre est le préalable de tout. Et lorsque aux côtés des forces de l'ordre dans la nuit de samedi au dimanche, policiers et gendarmes, je me suis euh rendu, j'ai effectivement dit cette phrase par laquelle vous avez commencé.
Et j'y crois beaucoup parce que on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarmes mobiles, on peut toujours déposer tous les amendements, toutes les propositions de loi de la Terre. J'ai le sentiment que dans le moment dans lequel nous nous trouvons, il y a un combat politique et culturel à mener contre la violence. Et donc oui, je le redis, monsieur le ministre, il faut une bonne fois pour toutes choisir son camp entre la violence et la République.
[applaudissements]
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à madame Laure Lavalette pour le Rassemblement national.
[applaudissements]
Merci. Merci, madame la présidente. Merci, madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, il y a 4 mois, je vous interrogeais sur le chaos qui embrasait 71 villes à la suite de la finale de la Ligue des champions. Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l'accoutumance à la violence et de la désintégration de l'autorité. Je vous demandais pourquoi messieurs Nunez et Darmanin étaient encore là, tant ils incarnent la faillite de l'État depuis 10 ans. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois, vous n'avez pas répondu.
Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert, effaré, une France en proie au saccage, au pillage et à une rage incendiaire. Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cible, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments publics, des mairies et des commissariats attaqués. Cette haine n'est pas seulement physique, elle est politique. Elle ne s'en prend plus seulement aux murs, mais bien à ce que nous sommes. Quand une Marianne est brisée à Marseille, monsieur le Premier ministre, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée.
Au nom de Marine Le Pen et du RN, j'adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et notre soutien le plus vif.
[applaudissements] [applaudissements]
L'histoire ne retiendra rien de la décennie qui s'achève, sinon la lente agonie d'une nation livrée à la sauvagerie. Rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste que sourd aux appels de son propre peuple. Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncement culturel, de mensonges d'État, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. Alors, en attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple et je la pose à l'homme. Êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'État et d'empêcher un effondrement généralisé en attendant qu'une nouvelle présidente remette la France en ?
[applaudissements]
Merci, Madame la députée. La parole est à Monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, Madame la députée Laure Lavalette. Vous avez entendu le Premier ministre qui a décrit la situation que nous avez vécu le nous avons vécu le 17 octobre. Je vous Je l'ai dit, je le redis, le Premier ministre l'a dit, il y a eu évidemment dans le travail de renseignement que nous avons avons effectué de prévision, d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manque d'anticipation sur deux choses principalement.
Le volume de manifestants d'une part, d'autre part, la présence quasi systématique partout, dans toutes les villes, de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer à ces cortèges, à ces mouvements pour piller, casser. Et ils l'ont fait, comme l'a dit Monsieur le Premier ministre, de manière extrêmement éclatée pour disperser les forces, pour éclater le dispositif policier et faire en sorte qu'il soit plus difficile à appréhender. Alors, je veux saluer à mon tour évidemment le travail des forces de sécurité intérieure qui ont fait un travail remarquable, qui ont évité de nombreuses exactions.
Il n'en demeure pas moins, et vous l'avez dit, que des centaines de commerces ont été pillés, vandalisés, que des bâtiments publics ont été ciblés, des commissariats, des forces de sécurité intérieure, des mairies, ce qui est généralement la signature de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radicale.
Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 17 octobre où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière, comme l'a dit le Premier ministre, extrêmement planifiée, extrêmement stratégique. Et nous allons poursuivre ce combat. Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé. J'assume ma part de responsabilité, Madame la Députée, je l'ai dit, évidemment.
Mais je ne voudrais pas que l'on oublie qu'il y a une responsabilité forte d'un certain camp politique qui n'hésite pas, et je l'ai dit tout à l'heure, à jeter de l'huile sur le feu, ni la responsabilité des casseurs. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. Madame Lavalette. S'il vous plaît. Monsieur le Ministre, jusqu'à lors, Toulon était exempté de ces menaces urbaines, de ces de ce qu'on a vécu samedi où la haute ville ou Mayol a été saccagée, où des commerçants ont été attaqués. Tout ça pour 20 petites interpellations, 20, Monsieur le Ministre. Alors, je vais vous dire, il y a plus une France qui va bien, il n'y a plus qu'une France qui attend que votre mandat s'écourte.
[applaudissements]
Monsieur le Ministre. Madame la Députée, samedi prochain et dans les jours qui viennent, c'est moi qui serai aux commandes et comptez sur ma fermeté. Je n'ai plus à en faire la démonstration. Comptez sur moi pour être extrêmement ferme. Et nous serons au rendez-vous. Merci beaucoup monsieur le ministre. Allez un peu de silence s'il vous plaît, je donne la parole à monsieur Boris Vallaud, président du groupe socialiste.
[applaudissements]
Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, nous avons assisté avec stupéfaction à des scènes inacceptables de violences et de pillages dont les auteurs devront être sévèrement sanctionnés. Nous les condamnons sans réserve, ils trahissent le mouvement social et mettent en cause l'ordre républicain. Depuis plusieurs semaines et ce weekend singulièrement, le gouvernement a failli. Il a failli parce qu'il n'a pas écouté les revendications légitimes de la jeunesse. Il a failli parce qu'il n'a pas pris la mesure des difficultés des Français face à la cherté de la vie en hexagone et en outre-mer.
Il a failli parce qu'il était incapable de garantir la liberté de manifester sans risquer d'être gazé, nasé, blessé. Il a failli parce que nos équipements et nos édifices publics ont été attaqués en toute impunité. Il a failli parce que nos maires, nos commerçants, les habitants de nos villes ont été abandonnés. Il a failli parce que il a rejeté la faute sur les autres en voulant opposer des camps contre notre pays a besoin de concorde. Il a failli parce qu'il a exposé nos policiers et nos gendarmes en première ligne face aux casseurs. Après l'abandon de l'école publique, après l'abandon de l'hôpital public, après l'abandon de l'université publique, voici l'abandon de la sécurité publique.
Tel est le bilan de 10 ans de macronisme.
[applaudissements]
Monsieur Premier ministre, il n'y aura pas de sortie de crise sans réponse politique à la crise. Répondez maintenant à l'impatience lycéenne et à la colère sociale qui partout s'exprime. Pour la jeunesse de notre pays, nous vous demandons des moyens pour la rénovation des bâtiments scolaires, l'ouverture de postes dans l'éducation nationale, la suppression de Parcoursup. Pour le pouvoir d'achat, nous vous demandons d'ouvrir urgemment des négociations avec les partenaires sociaux sur les salaires comme les organisations syndicales le réclament. C'est simple, c'est concret. Cela permettra d'apaiser le pays. Monsieur le Premier ministre, la France a besoin d'un chemin.
Cela ne peut attendre, il y a urgence. Merci beaucoup monsieur le président Valo, la parole est à monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup madame présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Boris Vallo. J'ai été long tout à l'heure donc je vais me permettre d'être de répondre précisément à votre question en étant évidemment un peu plus court. Il y a un un point sur sur lequel je vous rejoins, je vais en dire un mot dans un instant, c'est la nécessité d'une réponse politique. Il y a un point sur lequel je vous suis moins avec respect, vous avez été membre du corps préfectoral, modestement j'ai porté l'uniforme.
On peut pas passer successivement de 3 semaines dans lequel on dit que la police blesse à depuis 48 heures mais que fait la ? Je pense que il faut qu'à un moment donné on soit au clair. Et je le dis avec respect, on peut pas d'un côté dire il faut interdire un certain nombre d'armements intermédiaires qui par définition sont en dessous de l'armement létal et quand on découvre qu'on a un niveau de violence absolument inouï, découvrir qu'on a exposé les policiers et les gendarmes à une violence certaine. Et comme j'entends parce que nous respectons de pas traiter le sujet sur le terrain polémique, je pense qu'il faut qu'on le traite sur le fond.
Et je crois qu'un certain nombre de représentants de votre famille politique l'ont demandé dans les médias. Moi, vous connaissez mes convictions d'homme de droite sur ce sujet, mais je pense qu'il est temps d'objectiver ce qu'est vraiment la doctrine du maintien de l'ordre en France aujourd'hui parce qu'on lui fait dire parfois des choses fausses et en même temps ni le ministre de l'Intérieur ni votre serviteur n'estime qu'il faut rester immobile dès lors que la menace bouge. Chemin Enfin, ceci étant dit et chemin faisant, ça nous amène au cœur quand même de votre question qui est me semble-t-il la réponse politique. Bon.
Demain, nous réunirons avec un certain nombre de ministres les organisations syndicales. Je le disais, je suis préoccupé par la la liberté de de manifester auquel je suis viscéralement attaché, démocrate. Et que aujourd'hui, elle est précisément mise en danger par des membres de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche. Et donc de cela, évidemment, la capacité à sécuriser les cortèges, on le voit bien, il y a un retour d'expérience important à faire sur ce qui s'est passé samedi. Mais puisque nous allons voir les organisations syndicales, on va pas leur parler que de ça.
Évidemment, je vais faire un point très précis avec elles sur les questions budgétaires dont vous vous êtes emparés, évidemment ici dans l'hémicycle. La question du pouvoir d'achat, notamment aussi avec tout ce qui peut se passer en terme de scénarios sur le carburant, je pense que les gens concitoyens des Landes comme dans l'Eure vous en parlent suffisamment chaque weekend. Et également donner un mandat précis notamment au ministre du Travail et de la Solidarité pour ouvrir un certain nombre de réflexions que nous pourrions reprendre en fin de discussion budgétaire au mois de décembre lors de la seconde lecture.
En tout cas, demain, je ne fais pas d'annonce avant de les avoir vus, sans quoi je ne respecterai pas la démocratie sociale. En revanche, sur le mouvement lycéen. Vous le savez, on a plus de 100000 contributions sur cette plateforme. Euh, j'invite à ce qu'elle ne soit pas méprisée. Elle a été accueillie parfois avec un peu de dédain par un certain nombre de représentants de la classe politique. On le voit bien aujourd'hui, c'est une matière qui est précieuse, qui est foisonnante, qui nous apprend des choses très directes, y compris des choses qui peuvent être en contradiction avec les 10 ans de mandat du président de la République, mais j'assume tout.
Cette plateforme, il va falloir qu'on la regarde avec beaucoup de transparence et donc en début de semaine prochaine, l'ensemble de la communauté éducative, donc étudiantes et lycéennes, les lycéens eux-mêmes, les parents, les organisations syndicales, les ministres ont commencé à à y travailler, l'enseignement supérieur et l'éducation nationale, on va organiser non seulement une restitution de cette plateforme, mais aussi des premières annonces que nous allons mettre sur la table et dont le Parlement va pouvoir s'emparer.
Nous allons donc pouvoir en débattre puisque cette crise tombe au moment où nous avons un enjeu budgétaire et une discussion budgétaire et cela évidemment va nous permettre de prendre date et d'enrichir potentiellement euh le PLF ou le PLFSS pour l'année prochaine. Mais je le dis quand même, monsieur le président Vallo, s'il faut une réponse politique, elle passera aussi par une vision pour cette génération. Et cette vision pour cette génération, personne ne croirait un seul instant que le gouvernement, par quelques amendements, peut la défendre d'un coup de baguette magique. Et donc c'est aussi la question du débat présidentiel.
Et demain, je ferai cette proposition aux organisations syndicales. Il faut que toute cette matière, toutes ces contributions qui sont en train de de de remonter, sur lequel on travaille depuis une dizaine de jours, il faut impérativement que les candidats à la présidentielle s'en emparent pour une réponse en deux temps, court et moyen terme, avec au fond des mesures d'urgence pour les lycéens et les étudiants et des mesures de moyen et long terme. Et ça, pour ça évidemment, c'est à la campagne présidentielle aussi de le trancher. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à monsieur Sylvain Maillard pour le groupe Ensemble pour la République.
[applaudissements]
Merci, madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur. Ce weekend, Paris a été mis à sac sous les yeux du monde entier et de riverains effrayés. Tirs de mortier, pillages, commerces saccagés, des Halles aux Champs-Élysées. Et partout en France, le bilan est accablant. Près de 1000 policiers et gendarmes blessés, des pompiers pris pour cible, plus de 3000 commerces pillés. À Limoges, l'hôtel de ville a été dévoré par les flammes. Je pense à Caroline, à Cyril, à Jennifer et tant d'autres commerçants. Caroline avait tout mis dans son magasin de vélos du 2e arrondissement. Dimanche matin, vitrine brisée, stock pillé, le travail de toute une vie perdue en une nuit.
Aujourd'hui, ils se sentent abandonnés. Je veux le dire avec force, je soutiens nos policiers, nos gendarmes, nos sapeurs-pompiers.
[applaudissements]
Face à ceux qui voulaient parfois les tuer, ils ont tenu. Nous saluons leur courage.
[applaudissements]
Et pendant ce temps, LFI accable nos forces de l'ordre, manipule nos lycéens avant de s'afficher tout sourire devant les caméras au milieu du chaos. Face aux casseurs, tolérance zéro. Ceux qui cassent doivent payer. Ce n'est plus aux Français de payer la facture de la violence. Monsieur le ministre, et samedi ? Et samedi prochain, qu'est-ce qu'on ? Notre groupe demande l'interdiction de la géolocalisation des vidéos de pillage sur les réseaux sociaux dès qu'une manifestation dérape. Mais aussi, nous vous demandons de déployer les militaires de Sentinelle pour faire des gardes statiques permettant ainsi aux policiers, aux gendarmes d'être plus nombreux et plus mobiles.
[applaudissements]
En d'autres termes, comment comptez-vous faire, monsieur le ministre, pour garantir de nouveau l'ordre dans notre ? Face aux voyous, aux criminels, l'État ne peut pas avoir la main qui tremble. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur. Un peu de silence, s'il vous plaît. Madame Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Sylvain Maillard. D'abord, merci pour l'hommage que vous avez rendu aux forces de sécurité intérieure.
J'étais hier soir très tard, très tard à Marseille avec des effectifs des escadrons de gendarmerie, des compagnies républicaines de sécurité et des effectifs de la direction interdépartementale de de la sécurité de de la police nationale de des Bouches-du-Rhône. Je peux vous dire qu'ils m'ont décrit des scènes d'agressions qui étaient absolument stupéfiantes et dont l'un d'ailleurs qui a été très grièvement blessé qui a reçu un pavé. Les scènes étaient absolument stupéfiantes et que cela soit entendu sur tous les bancs de la représentation nationale. C'était vraiment des tentatives de meurtre et il faut savoir les nommer.
Pour samedi, monsieur le député, je réponds très clairement à votre question. Il y a trois types de mesures sur lesquelles nous travaillons. La première la première, c'est d'abord de réfléchir à la possibilité d'interdire des manifestations qui ne seraient pas déclarées bien évidemment pour ce samedi 24 et qui serait porteuse de trouble à l'ordre public voire même d'interdire des manifestations qui seraient déclarées et dont l'organisateur ou le service d'ordre nous laisserait pas ne nous laisserait pas à penser que la manifestation ne va pas déraper.
Deuxième élément de réponse, oui, nous déployons les forces Sentinelle évidemment en substitution des forces de sécurité intérieure principalement sur des missions de sécurisation statique pour dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de maintien de l'ordre. Troisième point, troisième point. Samedi et le Premier ministre l'a dit, je le disais dans ma réponse à madame la députée Laure La Valette, nous serons s'il devait y avoir des mouvements probablement confrontés au même type de d'une de de casseurs extrêmement mobiles y compris de militants de l'ultra-gauche.
Donc il nous faut renforcer le volume d'effectifs disponibles, renforcer les unités déployées comme cela avait été fait en juillet 2023 en mobilisant la BRI, le RAID, le GIGN, les hélicos, les Centaurs, les engins lanceurs d'eau qui étaient mobilisés samedi. Mais il faut aller au-delà et puis troisièmement évidemment avoir une doctrine qui soit plus axée sur la réactivité, la mobilité pour aller chercher ces groupes épars qui sont extrêmement mobiles pour éclater le dispositif policier. Comptez sur moi, monsieur le député. Merci beaucoup, monsieur le ministre.
[applaudissements]
La parole est à présent à monsieur Éric Ciotti, président du groupe UDR.
[applaudissements]
Merci. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, ce weekend, la République a vacillé. Elle a vacillé face au déchaînement de violence venue de l'extrême gauche, de LFI et de ses proxys. Des préfectures envahies, des mairies attaquées, celle de Limoges incendiée, Marianne renversée, des médias ciblés, des grands patrons menacés d'assassinat, 3000 commerces pillés, 1000 policiers et gendarmes blessés, des actes que l'on doit qualifier de terroristes. Un autre dame républicain avec l'effondrement du beffroi de la mairie de Limoges. Mais face à ces tentatives d'insurrection, nos policiers, nos gendarmes, nos préfets ont tenu malgré des ordres incohérents.
[applaudissements]
Ils ont érigé le dernier bouclier de la République. J'y ajouterai les policiers municipaux et les pompiers. Alors oui, rendons-leur hommage, applaudissons-les. Ils ont tenu les portes de l'enfer. Mais pendant qu'ils tenaient, pendant qu'ils tenaient, votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, a failli. Votre naufrage sécuritaire n'est ni un accident ni un hasard. Nous payons 15 ans de renoncement, de chaos migratoire, de laxisme pénal.
[applaudissements]
Alors oui, je vous appelle au sursaut.
[applaudissements]
Combien de forces mobiliserez-vous ? Allez-vous interdire ce weekend toutes les ? Allez-vous supprimer les allocations familiales et expulser des logements les ? Allez-vous expulser les étrangers ? Allez-vous dissoudre tous les groupes terroristes ? oui, merci beaucoup. Merci monsieur le président Ciotti, la parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le le président Eric Ciotti. Bon, j'irai pas sur le terrain polémique et très politicien de votre question. Si.
D'autant plus que si je devais le faire, je convoquerai peut-être l'actualité en Italie le weekend dernier qui a laissé à voir euh des scènes terribles de pillages, d'agressions et de violences urbaines. Or, il me semble que le bilan que vous semblez euh vouloir dessiner pour nous autres ne s'applique pas sur la manière de rendre ni la justice ni la police en Italie. Donc euh ça nous amène à mon avis à un constat sur ce qu'est la violence, comment elle se propage désormais dans nos sociétés, notamment par les réseaux sociaux, on aura l'occasion d'y revenir. Ensuite, vous parlez d'ordres incohérents. Je vous ai tout à l'heure expliqué en répondant à la question de Marc Fesneau.
Alors, je comprends que votre texte était déjà écrit à l'avance, enfin, j'ai déjà largement répondu à votre question sur les raisons pour lesquelles il y a eu une perte de contrôle sur certains moments et dans certaines villes. Trois, je vous ai déjà répondu en vous disant que samedi prochain, le dispositif sera massif, on aura l'occasion de le présenter sans démagogie, sans coup de menton parce que pour le coup, monsieur le président Ciotti, c'est aussi ça respecter les forces de sécurité intérieure. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. La parole est à présent monsieur Laurent Marcangeli, président du groupe Horizon et indépendants.
[applaudissements]
Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, comme des millions de Françaises et de Français samedi, j'étais médusé lorsque je découvris les scènes de violence, de débordement, de haine, de destruction qui à Paris et sur l'ensemble du territoire national ont fait tant de dégâts. Et à ce stade, mes premières pensées vont naturellement vers les Françaises et les Français dans leur ensemble qui est à une très large majorité ne peuvent plus supporter ces images. Mes pensées vont vers celles et ceux qui en ont été les principales victimes.
Je pense naturellement à nos commerçants à Paris comme ailleurs, victimes de cette violence aveugle, parfois violentées dans leur chair et dans leur outil de leur travail, l'outil de leur vie. Je veux penser à également à l'ensemble des services publics mobilisés pour empêcher la violence de s'abattre, pour sauver les personnes en proie au danger comme nos sapeurs-pompiers. Je veux avoir une pensée pour nos agents publics qui nettoient nos rues après ces déferlements de violence et de haine.
Je veux avoir une pensée pour celles et ceux qui ont perdu leur combat, celui qui les amenait à manifester parce que eux aussi ont été victimes samedi parce que aujourd'hui on ne parle plus de nos lycéens, on ne parle plus de nos salariés, on parle avant tout des violences. Je veux avoir une pensée pour nos policiers et honte à ceux qui aujourd'hui font croire à la nation française que les policiers sont responsables de ce qui s'est passé. Ce qui s'est passé c'est le fruit de la violence de l'ultra-gauche. Ce qui s'est passé, c'est le fruit d'une politisation extrême. Monsieur le Premier ministre, cela vous a été posé par plusieurs présidents de groupe.
Les Français attendent l'ordre républicain avant tout. Samedi, quel dispositif sera mis en place pour éviter qu'on ait l'acte 2 et le samedi d'après l'acte ? Les Français veulent de l'ordre, les Français attendent de l'ordre, les Français attendent des réponses. Merci monsieur le président Marc Angelini, la parole est à monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président, merci pour vos mots, ils sont dans la clarté et ils correspondent à ce que je pense.
Merci également d'être venu sur la question des commerçants puisque tout à l'heure j'ai été long mais je si vous me permettez, je profite de votre question pour leur dire que ce n'est pas à eux de subir maintenant les défaillances parfois de nos systèmes assurantiels, nos procédures très longues et donc les ministres Serge Papin, Roland Lescure, Jean-Pierre Farandou sont tous mobilisés.
Chômage partiel, pas à 70 % mais à 100 % un fond de soutien complètement dédié, j'ai d'ailleurs indiqué un certain nombre de maires de différentes communes que s'ils souhaitent avoir un fond mixte collectivités locales État, on était évidemment prêts à le déclencher pour faire du sur mesure dans les différents centres-villes, des plans d'accompagnement, de la relance aussi parce que beaucoup de stocks ont été pillés et pour des commerçants qui avaient déjà constitué leurs stocks pour les fêtes de fin d'année et pour les fêtes de Noël, il est impensable que celles et ceux qui se lèvent le matin pour travailler, pour faire vivre nos centres-villes soient celles et ceux qui soient les premières victimes de cette affaire.
Ils le sont déjà par les dégâts matériels, Sylva Mayer a tout à l'heure posé cette question pour son arrondissement, en tout cas sa circonscription et donc pour moi c'est une priorité absolue quitte même derrière à se retourner en responsabilité civile nous-mêmes contre celles et ceux qui ont cassé mais ne pas faire attendre les commerçants pour se faire. Pour moi c'est une priorité, j'ai déjà demandé au ministre de faire un certain nombre d'amendements pour le projet de loi de finances pour faire en sorte ou projet de loi de finances de fin de gestion pour qu'on ait tout de suite les différents vecteurs qui permettent d'y répondre.
Après, vous l'avez dit, ce que demandent nos commerçants, c'est pas des chèques ou des aides, c'est que ça ne se reproduise pas. Dispositif massif, je l'ai dit, vous me permettrez de ne pas complètement euh l'égrainer dès maintenant. Poursuite évidemment des couvre-feux, dont je rappelle que si j'ai pris cette décision hier matin, c'est précisément parce que le monde économique, commerçant, de proximité le réclamait et que c'est du bon sens.
Et je veux aussi le dire, je remercie les maires qui ont pris leurs responsabilités, soit en prenant eux-mêmes un arrêté de couvre-feu, pouvoir de police générale du maire, soit l'ayant fait faire par le préfet, mais dans un dialogue évidemment constructif. Pour le reste, euh monsieur le ministre, j'aurai l'occasion aussi de revenir devant vous jeudi avec les formations politiques. Si on fait cette réunion jeudi, c'est aussi parce que le dispositif sera stabilisé et que nous pourrons vous le présenter. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent madame Léa Balage El Marikair pour le groupe écologiste et social. Chers collègues, la République recule.
Elle est en danger. Et c'est à cause de vous, monsieur le Premier ministre, et c'est à cause de votre gouvernement. Depuis samedi, nous assistons à votre faillite morale et politique. Samedi, près d'un million de personnes ont défilé dans les rues de France pour réclamer des droits et un avenir. Nous aurions dû parler de que aujourd'hui de ces jeunes qui demandent des profs, de ces parents qui demandent de pouvoir emmener leurs enfants en vacances cet été, de ces soignants, de ces agents publics qui tiennent le pays debout. Mais non, votre faillite est totale et vous avez empêché ce mouvement d'exister.
La police était trop occupée à gazer l'orchestre du Nouveau Monde place de la République au lieu de sécuriser nos commerces qui ont été lâchement attaqués. Ce chaos c'est le vôtre et au chaos, vous voulez désormais ajouter la peur. Des couvre-feux pour les mineurs, des milliers de garde à vue, des armes mutilantes contre notre jeunesse et maintenant une rhétorique de guerre intérieure. Mais contre qui êtes-vous en guerre, monsieur le Premier ? Contre la ? Contre les ? Vous faites de la contestation un ennemi intérieur, vous désignez des boucs émissaires pour fuir vos responsabilités, vous mettez en place les outils de la répression politique dont rêve le Rassemblement national.
Il y a 10 ans, votre camp a été élu [acclamation] pour faire barrage, il fait désormais la bascule à l'extrême droite et l'histoire jugera les femmes et les hommes qui auront cédé à la tentation du pire. La jeunesse de ce pays se souviendra qu'il y a ici des responsables politiques qui ont coupables de l'avoir abandonné. Chers collègues,
[applaudissements]
il existe un autre chemin. Celui que Victor Hugo nous a exhorté à prendre en ces lieux. Il n'était ni insoumis ni d'ultra-gauche et personne oserait ici le qualifier d'anti-républicain. C'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, mais c'est la misère qui les creuse. Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites maintenant des lois contre la misère et revenez à la République. C'est beau. [applaudissements] Merci beaucoup, madame la députée. La parole est à monsieur le ministre de l'Intérieur.
[applaudissements]
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la la députée, je je je suis comme ministre de l'Intérieur, vous semblez en douter, mais je vous le reconfirme, le garant de la liberté de manifester et d'expression et d'expression. Et quand les cortèges se déroulent paisiblement, paisiblement, les forces de sécurité intérieure garantissent leur déroulé. Vous avez cité ce qui s'est passé sur la place de la République. Je ne comprends pas, je ne comprends pas que certains parlementaires dans vos rangs ne condamnent pas ce qui s'est passé place de la République. Dès le début du rassemblement, c'était le point de départ du cortège.
Dès le début du rassemblement, des individus se sont grimés, se sont constitués en black bloc, c'était des militants d'ultra-gauche, de l'extrême-gauche radicale et ils s'en sont pris aux forces de l'ordre, ils s'en sont pris aux commerces. Alors oui, oui, dans ces conditions-là, le préfet de police, à juste titre, a fait donner la force pour disperser ces groupes. Et dans le même temps, et dans le même temps, vous oubliez de signaler qu'il a permis au cortège déclaré de cheminer et de se dérouler normalement et normalement.
Et je crois que moi je je ne suis pas en guerre contre des manifestants, Madame la Députée, mais je serai toujours toujours en guerre contre les casseurs, les pilleurs et ceux qui viennent en réalité perturber vos cortèges. Et je vous redis ce que j'ai souvent dit ici devant la représentation nationale. Ayez le ayez l'honnêteté de le reconnaître.
Sans la présence des forces de sécurité intérieure, moi je ne dirai jamais ce qu'a dit Monsieur Jean-Luc Mélenchon qui disait "Les cortèges joyeux parce qu'il y a pas de police." S'il y a pas de police, il y a pas de cortège joyeux parce que forcément, c'est le désordre, les casseurs, les pilleurs, l'ultra-gauche qui veut les faire dégénérer, s'y rendra, comme l'a dit Monsieur le Premier le Premier Ministre, c'est leur tactique. Alors oui, dimanche sur la Place de la République, ils ont commencé dès le départ, nous avons répondu, mais le cortège, il a eu lieu et l'expression démocratique, elle a aussi eu pu avoir lieu. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. Madame la Députée.
L'expression démocratique n'a pas eu lieu quand il y a des milliers de personnes qui ont été empêchées de manifester, quand les gens ont peur de rejoindre les cortèges car ils sont gazés et mutilés. C'est ça la responsabilité et c'est ça votre bilan. Alors démissionnez.
[applaudissements]
Merci, Madame la Députée. Monsieur le Ministre. Ils n'ont pas été empêchés de défiler. Il y avait des actions de maintien de l'ordre qui les empêchaient de passer, c'est tout. Regardez la réalité en face. Regardez la réalité en face et condamnez les casseurs. Condamnez les casseurs fermement. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est à présent à Monsieur Corentin Le Fur, pour le groupe Droite Républicaine.
[applaudissements]
Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, comme des millions de nos compatriotes, je ressens beaucoup de tristesse et de colère après cette tragique journée de samedi. De Paris à Rennes, de Marseille à Limoges et de Lyon à Brest, plus aucune de nos villes n'est épargnée. L'anarchie gagne peu à peu l'ensemble du pays et nos jeunes, qui ont des revendications légitimes, sont les otages de barbares qui ne respectent plus rien. L'autorité de l'État a failli. La République a été attaquée et des milliers de commerçants ont vu le travail de toute une vie réduit à néant.
Enfin, les images désolantes de ce déferlement de haine ont fait le tour du monde, portant un coup terrible à l'image de notre pays. Quelle honte pour la ! Dans ce chaos, je veux bien sûr saluer le courage et l'action remarquable des forces de l'ordre et des pompiers. Mais la défaillance majeure du ministère de l'Intérieur ne peut pas rester sans conséquences. Monsieur le Premier ministre, il doit y avoir un avant et un après le 17 octobre. Et vous avez deux : la lucidité et l'action. Tout le contraire de la prise de parole consternante et inutile du président de la République, devenu le commentateur de sa propre impuissance.
Alors, la Droite Républicaine vous demande une réponse forte et implacable pour en finir avec l'impunité et l'impuissance, avec une seule : rétablir l'ordre. Bruno Retailleau demande l'état d'urgence, instaurons-le. Les casseurs se croient tout permis, frappons-les durement portefeuille. C'est le sens de ma proposition de loi "casseur payeur". Je la porte depuis 2 ans, elle doit être votée sans délai. Car ceux qui saccagent, qui pillent, qui brûlent et qui s'attaquent à la France ne peuvent pas continuer à bénéficier de la solidarité nationale. Enfin, monsieur le Premier ministre, la France des casseurs ne doit pas faire oublier la France des bâtisseurs.
Cette France qui travaille, qui entreprend, qui respecte les règles et qui aspire simplement à vivre en paix. C'est à cette France-là que nous devons plus que jamais redonner le de la détermination et de l'espoir. C'est tout le sens du programme de la droite républicaine, je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député, la parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
[applaudissements]
Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Corentin Le Floc'h. D'abord, merci pour la tonalité de votre question, bien loin des des des polémiques dans les dans la crise que nous vivons actuellement.
D'abord, vous dire vous dire que l'histoire du maintien de l'ordre de notre pays est jalonnée d'incidents graves qui ont donné lieu à la mise en œuvre de retex et qui ont fait que notre doctrine n'a eu de cesse d'évoluer et c'est bien ce que nous allons faire, le Premier ministre l'a annoncé, nous allons évidemment réfléchir à plat, nous associerons évidemment la représentation nationale, dont évidemment le groupe de la droite républicaine à cette réflexion et il y aura bien, je peux vous le dire, un avant et un après, évidemment. On a assisté à des scènes samedi qui étaient totalement inédites.
faut avoir aussi l'humilité de le reconnaître partout, sur tous les bancs, c'était totalement inédit, l'arrivée d'autant de pilleurs, de casseurs aussi dispersés et une une organisation de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche, comme l'a dit le Premier ministre, qui ne correspondait pas à leurs pratiques habituelles qui consistent à faire dégénérer des cortèges. Alors oui, il y aura évidemment une évolution de notre doctrine de maintien de l'ordre qui n'est pas que du maintien de l'ordre. Quand il y a ce qu'on les scènes auxquelles on a assisté samedi, on bascule dans l'émeute, dans la violence urbaine et c'est une autre réponse policière évidemment qu'il faut apporter.
Sur les sur les textes, sur l'évolution des textes, je crois que le Premier ministre a été assez clair, il n'a pas exclu par principe l'état d'urgence, les conditions actuellement ne sont pas réunies. Pour autant, cela n'empêche pas de mettre en place des mesures de police administrative qui visent à préserver l'ordre public, tel est le cas des mesures de de couvre-feu, bien évidemment, tel est le cas à chaque fois qu'il y a un risque de trouble à l'ordre public, des mesures d'interdiction de rassemblement, de manifestation, de regroupement en certains lieux et donc évidemment, nous allons poursuivre en ce sens.
Et puis il y a le texte que vous avez cité, la loi casseur-payeur qui sera discutée, qui sera que je présenterai le 27 octobre au Sénat et qui vise effectivement à créer une responsabilité solidaire au sein d'un groupe. Celui qui participe à un attroupement peut être responsable civilement des dommages qui ont été causés et nous pourrons aller chercher ces rétributions sur les allocations notamment les APL et les allocations familiales et nous mènerons ce texte au bout. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent monsieur Michaël Taverne pour le Rassemblement [applaudissements] National. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur. Quel !
Les images de ce weekend sont insupportables. Le macronisme aura transformé la France en champ de ruines. Les gouvernements successifs de gauche comme de droite depuis plus de 30 ans ont fait preuve de passivité, de déconnexion, de complaisance et ont alimenté le laxisme autoritaire, judiciaire et migratoire. Votre bilan au bout de 10 ans sera un naufrage. À nouveau, au nom du groupe Rassemblement National et de Marine Le Pen, je voudrais avoir une pensée pour nos policiers, nos gendarmes et nos pompiers qui ont fait preuve d'un professionnalisme et d'un discernement exemplaire.
Ils ont tenu et ont permis à la France de rester debout face aux sauvages, aux casseurs et aux pilleurs qui s'en sont pris aux plus fragiles et à ceux qui travaillent. Tout cela avec la complicité de l'extrême gauche et notamment de la France Insoumise qui souffle sur les braises et légitime la violence mais qui est présent dans cet hémicycle grâce à des alliances contre nature avec les macronistes lors des élections législatives de juin 2024. Monsieur le ministre, les défaillances de votre ministère et votre manque d'anticipation ont eu des conséquences dramatiques pour la France.
Un dispositif sous-dimensionné, des moyens de défense limités pour nos policiers et nos gendarmes notamment un manque de munitions, les engins lanceurs d'eau déployés bien tard tout comme les Sentinelles de la gendarmerie et les UPR des CRS. Les instructions quant à elles n'ont pas été données voire elles ont été contradictoires. Vous ne maîtrisez plus rien. Concernant les services de renseignement qui se sont loupés, quelles en sont les ? Qu'est-ce qui n'a pas ? Les moyens loués sont-ils à la ? Les policiers du renseignement ne doivent pas être le bouc émissaire de votre incompétence. Je reprends les propos du Premier ministre, on a merdé. Oui, et ça fait trop longtemps que ça dure.
Donc monsieur le ministre, à part demander pardon à nos compatriotes, quand allez-vous appliquer les propositions de longue date de Marine Le Pen et Jordan Bardella partagées par une grande majorité de ? Rétablir faire payer les casseurs et rendre une justice ferme au nom du peuple français. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député, la parole
[applaudissements]
est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Michael Taverne. Je je je je crois que nous n'avons pas le même niveau d'information sur ce qui s'est passé samedi. D'abord, sur le déploiement des forces. Certes, certes, il y a eu une petite erreur d'anticipation, ça on vous le concède. 550000, 220000 qui étaient prévus. Certes, monsieur le député, mais ça n'autorise pas non plus à raconter n'importe quoi. Toutes les forces mobiles disponibles du pays, toutes les forces mobiles disponibles du pays ont été déployées. Non, vous faites non mais je peux je et on l'établira devant la commission d'enquête.
75 forces mobiles qui étaient développées sur l'événement. 75. C'est fois trois par rapport au weekend précédent. Donc elles ont été déployées. Il n'y [grognement] a pas eu d'instructions contraires. Mes instructions, elles ont toujours été claires, c'est d'impacter et d'aller empêcher les casseurs de sévir. Évidemment, le nombre et la dispersion a fait que ça n'a pas été possible en certains endroits, dans certaines villes. Évidemment. Concernant le manque de munitions, il y a pas eu de manque de munitions, vous le savez très bien.
Depuis les affaires depuis les depuis les émeutes de juillet 2023 et monsieur Darmanin l'avait à l'époque ministre de l'Intérieur l'avait demandé, nous avons réapprovisionné les stocks et il n'y a pas eu de problème, il y a pu avoir ponctuellement sur certains sites des problèmes d'acheminement parce qu'il y avait des casseurs et des pilleurs. Les instructions étaient claires, la fermeté était là et l'armement intermédiaire est complètement utilisé monsieur le député. L'armement intermédiaire, il est complètement utilisé.
Je je crois monsieur le député sur ces sujets, vous qui avez aussi beaucoup d'expérience comme moi de ces questions, vous savez aussi que l'ordre public et la sécurité publique, c'est aussi beaucoup d'humilité. C'est aussi beaucoup d'humilité. Moi j'en ai beaucoup. Regardez ce qui se passe en Italie, le Premier ministre l'a dit et donc il faut avoir beaucoup d'humilité sur ces sujets, beaucoup d'humilité. Merci beaucoup monsieur le ministre. Monsieur le député Monsieur le ministre, ça fait trop longtemps que vous avancez les yeux bandés avec une auréole sur la tête.
Donc il faut rétablir l'ordre pour les Français, pour la sécurité des Français et nous ce que nous ferons avec Marine Le Pen, nous incarnerons la renaissance de la France. Merci beaucoup monsieur le ministre.
[applaudissements]
Allez s'il vous plaît, monsieur ministre. Monsieur le monsieur le député Mickaël Taverne, ne doutez pas une seule seconde de ma détermination comme vous dites à maintenir l'ordre et à rétablir l'ordre. Ne n'en doutez pas une seule seconde et moi je suis là maintenant, aujourd'hui et c'est maintenant que ça se passe. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent monsieur Christophe Naegelen, président du groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires.
[applaudissements]
Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, ce qui s'est passé dans de nombreuses villes de France ce weekend est intolérable. Passée la colère et la honte d'avoir vu notre pays ainsi maltraité et après avoir condamné avec sévérité ces casseurs que rien n'excuse, vient le moment des constats. Et le constat est clair, malheureusement l'État a failli. En ne protégeant pas nos notre République et ce symbole que représentent nos mairies. En ne protégeant en ne protégeant pas nos commerçants, artisans, représentants de terrain du monde économique qui ont vu leur travail d'une vie brisée en quelques heures.
En laissant nos policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers en sous-effectif et en les mettant en danger et j'ai une pensée pour eux. En laissant des casseurs et des pilleurs occulter le message des citoyens qui exercent leur droit consti- -tutionnel de manifester notamment pour défendre leur pouvoir d'achat. Mais aussi pour demander des réponses aux préoccupations de notre jeunesse. Sans polémique politicienne, Monsieur le Premier ministre, mes questions sont simples. Comment expliquez-vous cette erreur d'appréciation du danger et cette incapacité à anticiper les ? Combien d'escadrons de gendarmerie mobile et de compagnies de CRS étaient ? Où étaient les VBRG, les Centaurs et les canons à ?
Comment envisagez-vous les pro- -chaines manifestations afin de garantir la sécurité de tous et d'éviter que de telles scènes se ? Pour les commerçants, de combien sera le fond de ? L'étalement des recettes fiscales ou des n'est pas suffisante. Enfin, qui va payer les ? Car in fine, Monsieur le Premier ministre, ce qu'on constate, c'est que que ce soient les arbitrages budgétaires comme dans les conséquences des manifestations, ce sont toujours les mêmes qui payent, les habitants, les commerçants, les artisans déjà très durement éprouvés. Merci beaucoup, Monsieur le Président. La parole est à Monsieur le Premier ministre.
Merci Madame la Présidente, Monsieur le député, Monsieur le Président Negelen. Sur la dernière partie de votre question, je [grognement] crois comprendre donc que vous soutiendrez le projet de loi du gouvernement "casseur-payeur". Il arrive tard, c'est vrai, ça fait pratiquement 20 ans qu'on en parle. Chaque gouvernement pourrait y revenir. Non, la responsabilité civile exi- existe déjà dans la loi, pas celle que nous proposons.
Et donc le Sénat s'empara de ce texte et cela nous permettra justement d'avoir des outils nouveaux qui fera en sorte de basculer non seulement de la réponse pénale à la réponse civile et de faire en sorte que le contribuable ne soit pas à chaque fois sollicité pour justement rembourser, réparer ce qui a été cassé. Donc comme une actualité chasse l'autre, je tiens donc pour acquis que le texte casseur-payeur est une priorité pour l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans les décisions que nous aurons à prendre dans les temps qui viendront. Deuxième des choses, il est faux de dire que il y avait une large sous-mobilisation des forces de l'ordre. Je l'ai dit tout à l'heure.
Il y a un arbitrage qui a été pris, mais il faut l'assumer ou non, mais il faut pas non plus avoir un double discours avec notamment les syndicats de police. Il est vrai que le ministre de l'Intérieur a rappelé les congés du weekend, n'a pas rappelé les congés de la Toussaint pour un certain nombre de policiers, de gendarmes qui avaient été largement sur-mobilisés pendant près de 3 semaines dans l'Hexagone et en Outre-mer. J'aimerais qu'on soit désormais plus précis. Reprochez-nous de ne pas les avoir rappelés de vacances. Ça serait plus clair.
Mais puisqu'il va falloir quand même aller jusqu'au bout de cette commission d'enquête, va falloir aussi quand même qu'on se dise un certain nombre de vérités. Troisième des choses, et euh je dis pas que vous ne l'avez pas dit, mais j'en profite pour aller plus loin que les réponses précédentes que j'ai pu donner à vos collègues présidents de groupe, ça va sans dire. On ne peut pas faire comme si le diagnostic sur l'état de la menace, la radicalité de la menace est un trouble classique à l'ordre public. Le seul fait que le parquet national anti-terroriste se pose en situation d'observateur, vous avez parlé de la mairie de Limoges.
Le seul fait que la SDAT, le service de police compétent en matière terroriste, se soit saisi, le seul fait que le premier individu interpellé soit fiché S. Je m'arrête là, ça sera euh même le procureur de de Limoges et au procureur national antiterroriste de de de communiquer. Mais j'ai l'impression qu'une partie de la classe politique là fait comme si il ne se passait pas quelque chose de nouveau dans l'état de la menace. Si c'était qu'un problème de stock de grenades lacrymogènes, malheureusement, ça serait simple à régler. Et d'ailleurs, c'est plus compliqué que ça et on aura l'occasion d'y revenir.
pas dit ça mais j'en profite à travers vous, je parle aux Françaises et aux Français à la représentation nationale, président Negelen. Mais je vous invite, avec votre groupe et avec l'ensemble de la représentation nationale ici, à s'emparer avec beaucoup de lucidité de cette menace que porte l'ultra-gauche et l'extrême-gauche radicale qui est désormais dans un agenda de mobilisation et de déstabilisation de nos institutions. Pourquoi la préfecture et la mairie à Limoges ont été ? Je crois que le symbole est clair. C'est pas pour améliorer les fins de mois, c'est pas pour réformer Parcoursup.
Donc on est loin de toutes les revendications que le terrain politique ou la démocratie sociale peut nous suggérer par ailleurs. Donc je pense que maintenant il faut qu'on fasse preuve de clarté. Clarté y compris dans l'état de la menace. Il est arrivé jadis que des groupuscules d'extrême-droite fassent des attentats, passent à l'acte. Régulièrement, nos services sont mobilisés pour se faire. On voit bien qu'on a une mutation dans les violences et dans un dans un agenda de violences que porte l'ultra-gauche dans lequel je sens qu'il y a parfois un déni coupable ou une forme de naïveté qui s'installe dans ce phénomène qui malheureusement va durer.
Merci monsieur le Premier ministre, monsieur le député, monsieur le président de groupe. Merci Merci madame la présidente. Sur un certain nombre de questions que vous avez posées, ce sera la commission d'enquête parlementaire qui était décidée en conférence des présidents à l'Assemblée nationale d'éclairer la représentation nationale. Mais néanmoins, on a besoin d'avoir la certitude que cela ne se reproduira pas et que nos acteurs économiques vont être indemnisés. Merci beaucoup monsieur le président de groupe, la parole est à présent à madame Emeline Carbidy pour le groupe GDR.
[applaudissements]
Merci madame la présidente. Voilà pour ces 11 premières questions Anne, 11 sur 17, 17 qui seront entièrement consacrées à ce qui s'est passé effectivement ce weekend, on l'a vu le premier ministre, le ministre de l'Intérieur soumis au feu roulant des questions notamment de l'opposition. On l'a vu effectivement affirmer qu'ils avaient une part de responsabilité mais que c'était un un schéma insurrectionnel inédit. On l'a vu évoquer aussi la question de la semaine prochaine, il promet quelque chose de massif comme dispositif et puis il dément que la police fasse du du renseignement politique sur la France insoumise. Si on résume ça Anne, c'est il ne lâche rien.
Non, il ne lâche rien, ils ont décidé le gouvernement de maintenir leur leur cap, il y aura un avant et un après dit quand même le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez qui dit aussi que certaines manifestations notamment samedi prochain pourraient être interdites y compris certaines manifestations déjà ou qui pourraient être déclarées. Alors Laurent La Malette, bonjour. Bonjour madame la députée du Rassemblement National, vous avez interrogé tout à l'heure le ministre de l'Intérieur, est-ce que selon vous les réponses qui sont apportées par le gouvernement cet après-midi sont à la ?
Non, bien sûr que non, le problème est là, je l'avais déjà interrogé il y a 4-5 mois après le match de foot de la pour le championnat et enfin la Ligue des Champions et éventuellement j'avais aussi fait ça en 2023 après les émeutes absolument terribles et là c'est bis repetita. Enfin je veux dire à quel moment vont-ils prendre la ? Moi j'ai passé une semaine sur vos plateaux où on se demandait à quel point ça allait être terrible et à quel point on savait qu'il y avait ce risque d'insurrection. A priori les mesures n'ont pas été prises, quand vous voyez qu'à Marseille il y avait 30000 pillards et qu'il y a eu que 99 interpellations, je me pose la question.
Soit le gouvernement savait et il laisse faire ce qui est absolument terrible, soit il y a un tel degré d'impréparation qu'il faut vraiment qu'il laisse la clé la clé du pouvoir à quelqu'un d'autre. Qu'est-ce qu'il faut faire alors d'après ? Si vous vous étiez aux commandes en ce moment, quelle décision il faudrait ? Mais on nourrit de la fermeté, il faut évidemment arrêter de subir.
Nous voulons bah casseur-payeur pour de vrai parce qu'effectivement quand euh vous êtes chopés, il faut avoir la certitude euh que vous allez payer et si ce n'est pas vous parce que vous êtes mineur, et ben on va aller chercher les parents, on va aller chercher les allocations familiales si euh euh les mineurs sont euh des récidivistes. Il faut abaisser évidemment la majorité pénale, il faut en mettre fin avec l'excuse de minorité, il faut faire en sorte que si vraiment on touche un policier, on a la certitude de dormir en prison, c'est un signal de fermeté qui doit être envoyé et c'est pour l'instant absolument pas ce qui est fait.
Très rapidement pour les jours, pour les heures qui viennent, est-ce qu'il faut il y a certains couvre-feux qui sont mis en place dans certaines villes de ? Samedi prochain, est-ce qu'il faut comme le le disait Laurent Nunez tout à l'heure interdire certaines ? Est-ce qu'il faut un état d'urgence comme ça a été ? Ce qui est évident, c'est qu'il faut Ce qui est évident, c'est qu'il faut maintenir l'ordre. Le problème de l'état d'urgence, c'est que ça priverait, j'allais dire, les citoyens honnêtes lambda euh de de leurs libertés. On sait ce qu'il faut faire. Je veux dire, quand tout à l'heure le ministre disait que tous les moyens avaient été déployés, mais c'est faux. Où Où étaient les ?
Les Sentors qu'ils avaient été capables de déployer face aux agriculteurs n'ont pas été sortis là. de véhicule pour Un type de véhicule, mais exactement pour le maintien de l'ordre. C'est En fait, la gradation euh des moyens n'a pas été là. Donc encore Je veux dire, moi à Toulon, euh en principe, ça n'arrive jamais que ça soit à ce point-là. Là, on a eu la haute ville, on a eu le centre commercial Mayol qui ont été dégradés, des dizaines de commerçants euh qui ont été euh fracassés, il y a eu 20 petites interpellations. Donc en fait, il y a plus un endroit de France qui va bien.
Je pense vraiment que c'est de la volonté politique, c'est en ça euh j'imagine que les Français nous font confiance parce qu'ils savent que cette volonté politique euh nous nous l'aurons, notre main ne trembleront pas face à la délinquance. Vous avez dit tout à l'heure le gouvernement a laissé faire, c'est une possibilité pour ? Je Je me pose la question parce que si vraiment euh ils savaient et qu'ils n'y sont pas arrivés, c'est qu'ils sont très mauvais. avez des éléments pour dire ?
Non, j'ai pas d'éléments, je pose la question euh mais comme euh tous les citoyens de ma circonscription qui me posent la question en disant "C'est pas possible, soit ils sont très mauvais et à ce moment-là, il faut vraiment partir, soit ils ont laissé faire", ce qui me semblerait complètement euh irresponsable. Mais on paye aujourd'hui euh On paye ? On paye des renoncements culturels, on paye la On paye un un laxisme culturel, on paye un un laxisme vous garantit que vous au pouvoir, ça n'arriverait pas ce genre de ? le politique, monsieur Daray.
vous savez quand vous avez préféré perdre pendant 30 ans sur des idées euh qui étaient pas forcément très populaires mais qui là sont en adéquation avec ce que veut le peuple français, ça vous donne une légitimité. La responsabilité de ce qui passe ce soir, elle est triple, qui s'est passé ce weekend, elle est triple.
Vous avez la responsabilité de ceux qui ont cassé, qui ont pillé, il y a la responsabilité de ceux qui ici dans cet hémicycle ont armé moralement le bras, je pense évidemment à mes collègues de LFI et il y a la responsabilité du bloc central qui s'est allié, je vous rappelle, au deuxième entre les deux tours de l'élection des élections sont législatives pour empêcher Jordan Bardella d'arriver au pouvoir. C'est une triple responsabilité. Un député sur deux du bloc central doit sa place au désistement d'un député LFI. Donc moi je veux bien qu'on s'allie avec les incendiaires mais après il est un peu tard pour venir pleurer sur le lait renversé.
Est-ce que pour vous la faute qui a été commise samedi, que le gouvernement reconnaît d'ailleurs en disant "Nous avons failli en quelque sorte", est-ce que ça pourrait justifier ce selon vous dans les jours, dans les semaines qui viennent, dans les mois peut-être, une censure de ce ? En fait, ce qui est surtout les étonnants, c'est de venir devant la représentation nationale de dire "Oui, on s'est trompé" et de ne pas démissionner. Il a présenté sa démission, monsieur Nunez, elle a été refusée par Emmanuel Macron.
Non, non, non, elle a été acceptée mais bon effectivement je rejoins Jordan Bardella, finalement si c'est pour être remplacé par un autre monsieur Nunez qui n'aura pas la volonté politique de faire différemment, il faudra malheureusement attendre le 18 avril et le 2 mai. Mais moi je veux dire aux Français qui nous écoutent ce Censure ou pas comme vous ? Oui, censure. En fait, encore une fois, si c'est pour être remplacé par le même, ça n'a pas de sens.
Mais ce qu'il faut que les Français comprennent, c'est que ce que nous vivons n'est pas une fatalité, c'est la conséquence de choix politiques, choix politiques qui n'auraient pas été les nôtres, nous en avons des très différents, nous voulons réarmer la police moralement, physiquement, encore une fois, est-ce que vous avez parlé à un policier il y a pas ? Ils sont dans un état moral de délabrement absolument terrible et évidemment on les on les comprend. Je pense aux pompiers, j'ai vu des images terribles où on vient leur taper sur le casque pendant qu'ils sont en train d'éteindre un incendie. Mais c'est pas possible que celui qui fait ça ne dorme pas en prison.
Enfin je veux dire voilà, il faut des peines courtes, je pense qu'il faut vraiment qu'on s'inspire de ce qui se fait dans les pays nordiques, des peines courtes, pour ça il Il falloir construire des places de prison, ce qu'Emmanuel Macron a été incapable de faire une On en est où des de Ah ben non, mais bon, il faut bien s'y mettre à un moment à un moment donné. Il faut des centres de rétention pour pour mineurs. Donc il faut réfléchir effectivement à avoir une réponse pénale adaptée. Là, on voit bien qu'il y a un fossé énorme entre ce que veulent les Français et ce que fait le gouvernement. Merci beaucoup pour cette première réaction alors que la la séance se poursuit actuellement. Merci.
Vous euh Guillaume Daret, Anne Sora Dubois, la séance de questions se poursuit donc à l'Assemblée. On va revenir sur les deux grands axes portés par le Premier ministre et par le ministre de l'Intérieur. Loïc Besson tout d'abord, euh le ministre a été clair, il dit il faut faire un état euh de la menace. Oui, et d'ailleurs il dit il ne faut pas la sous-estimer cette menace, qu'il ne me faut pas de de naïveté face à un phénomène qui va durer, dit Sébastien Le Cornu, et surtout face à une radicalité inédite dans la violence, dans la mobilisation. C'est ce que dit euh Sébastien Le Cornu.
C'est intéressant aussi de voir l'évolution euh finalement euh euh de de la grammaire du Premier ministre en quelque sorte. Jusqu'à présent, le gouvernement nous répétait ultra-gauche, ultra-gauche, ultra-gauche, ultra-gauche. Alors, on avait quand même le sentiment que du coup ça signifiait que l'ultra-gauche était très représentée en France et surtout qu'elle était partout. Parce que le week-end dernier, eh bien il y a eu des émeutes, des des violences de de partout. Désormais, Sébastien Le Cornu parle à chaque fois d'ultra-gauche et d'extrême-gauche.
Une façon quand même d'élargir ceux qui ont été à à l'origine de de ces violences, de la politiser aussi en en accusant toujours La France insoumise de de souffler sur les braises, de mettre de l'huile euh sur le feu. Exercice quand même de de contorsion du gouvernement. Sébastien Le Cornu dit "Oui, on va faire toute la transparence, il y a des choses qui n'ont pas fonctionné." Laurent Nunez qui dit quand même "Ça a été une petite erreur d'anticipation." en répondant au Rassemblement national. Ça c'est sûrement une phrase maladroite quand on voit euh ce qui ce qui s'est euh passé.
Mais ce que dit quand même Sébastien Le Cornu, c'est que ça va durer et qu'il ne faut pas être naïf et qu'il ne faut pas euh se tromper sur l'origine de ces violences. Et il y a une réponse aussi bien évidemment du Premier ministre comme du ministre de l'Intérieur sur l'anticipation cette fois de ce qui va se passer samedi prochain. On vous retrouve Edgar Bequet, vous êtes en direct de l'Assemblée. Ils ont détaillé ce qui va être mis en place pour samedi. Oui, cette première heure de séance de questions au gouvernement, c'était plutôt une séance de questions à Sébastien Lecornu et à Laurent Nunez.
Pendant une heure, les deux hommes ont répondu à toutes les questions qui ont été posées au gouvernement, évidemment des questions totalement consacrées aux violences de ce weekend et à l'anticipation de la prochaine mobilisation qui aura lieu samedi. Que ce soit Sébastien Lecornu ou Laurent Nunez, les deux hommes ont détaillé le dispositif qui sera déployé un peu partout en France en France. Un dispositif qui sera massif, nous dit le ministre de l'Intérieur. Je propose de l'écouter.
Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif ou la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revue en terme de moyens en volume bien sûr, en terme de forces engagées et en terme de réactivité, de mobilité pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière, comme l'a dit le Premier ministre, extrêmement planifiée, extrêmement stratégique. Et nous allons poursuivre ce combat.
Voilà, un dispositif samedi qui sera massif, dit Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur qui précise également que les forces Sentinelle seront déployées en substitution des FSDC pour dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de de maintien de l'ordre. Le ministre de l'Intérieur qui est toujours dans dans l'hémicycle et qui continue de répondre aux questions avec les autres ministres du gouvernement. Merci beaucoup Edgar Bequet, en direct de l'Assemblée nationale. Mélanie Vecchio, on va préciser tout de même les annonces pour samedi parce qu'il y a du concret sur ce dispositif qui est prévu pour samedi où il y a un nouvel appel à la mobilisation.
Oui, un nouvel appel qui est pris après les événements de de samedi dernier très au sérieux bien évidemment Laurent Nunez qui réfléchit notamment à la possibilité d'interdire certaines manifestations en tout cas les manifestations non déclarées et certaines manifestations qui seraient déclarées mais dont l'organisateur ne serait pas bien identifié et et très fiable.
Ce qu'on peut retenir également c'est la mobilisation de sentinelle qui sera déployée en mission statique sur des lieux parisiens notamment pour libérer des policiers et des gendarmes qui eux seront affectés exclusivement au maintien d'ordre donc ça permettra de libérer plus de forces mobiles notamment au niveau des des policiers et des gendarmes. Renfort plus important également concernant des policiers et des gendarmes qui avaient déjà été mobilisés samedi dernier mais pas en nombre important. On parle notamment de la BRI, on parle du RAID, des SMS, des fameux engins lanceurs d'eau ou encore des Centaurs.
On a vu des Centaurs qui étaient déployés à Marseille, on n'en a pas vu à Paris donc ce sera possiblement le cas et puis cette doctrine dont il parle depuis plusieurs jours, cette doctrine sur les notamment sur les casseurs mais aussi une doctrine qui sera plus axée sur la mobilité, sur la réactivité parce qu'on l'a vu les casseurs notamment dans la première partie de cette manifestation étaient extrêmement mobiles, très professionnels et ce qu'a indiqué Sébastien Lecornu c'est que les équipes qui étaient finalement les plus à même de les interpeller, les plus à même de faire cesser ces troubles à l'ordre public et bien c'était ces fameuses BRAV M, ces brigades qui ont été mises en place par le préfet Delpuech en 2018 après les premiers épisodes des gilets jaunes.
Ces BRAV M qui peuvent se déployer très rapidement à moto d'un point à un autre donc c'est justement cette réactivité euh va être au cœur de ce dispositif de samedi prochain. Loïc Besson, on a l'impression tout de même d'un d'un gouvernement euh qui encaisse mais qui ne lâche rien. Sébastien Lecornu qui a repris les mots qu'il avait tenus euh très vite dans la nuit de samedi euh à dimanche, il faut choisir son camp. Il le redit à l'Assemblée devant la représentation nationale. Oui, il faut choisir son camp entre l'ordre, la République et ceux qui veulent l'abattre. C'est clairement son son mantra au au Premier ministre.
Ça a été une façon quand même pour lui à un moment de repousser les coups et les diriger vers la France insoumise. Même si clairement là, on voit que c'était arro sur le gouvernement bien sûr. Après, c'est c'est le jeu, ça s'appelle les questions au gouvernement. Donc les députés de de tout bord s'en prennent au gouvernement, chacun avec sa stratégie. Quand vous écoutez tous les députés du Rassemblement national, ils disent tous "Bon, vous avez failli, mais c'est pas grave. Patience, dans quelques mois, Marine Le Pen sera sera au pouvoir." Du côté de la gauche, on on appelle le gouvernement à à s'intéresser aussi au fond et à apporter des réponses politiques.
Euh le Premier ministre dit "Oui à tout." Évidemment, il faut il faut de la transparence. Oui, tout n'a pas fonctionné, il y a eu des failles. Manifèstement obligé de les répéter. Ce qui n'était pas le cas quand même dans les premières heures euh le lendemain de ce 17 octobre, le gouvernement n'était pas du tout sur cette ligne et c'est peut-être euh la faute originelle. Euh les les les plus grandes erreurs en politique se résument en deux mots souvent trop tard. Voilà. Et souvent aussi en sous-estimant ce que tout le monde ce que tout le monde a a pu voir. Sébastien Lecornu dit "Oui, il y a eu un problème.
Le renseignement a vu beaucoup, mais n'a pas tout vu." Mais parce que encore une fois, c'est inédit ce qui s'est passé. Il va falloir s'y habituer. Euh d'où les renforts supplémentaires, ce déploiement massif pour reprendre les mots du gouvernement à partir de samedi. Et puis la mobilisation des forces Sentinelle. Il faut bien expliquer ce que c'est. Ce sont donc des des militaires. On les voit parfois patrouiller dans dans les rues en particulier de la la capitale qui vont être là en effet pour garder certains secteurs qui sont fermés à aux manifestants, notamment les les lieux de pouvoir. Ça avait déjà été le cas pendant les les gilets jaunes, hein, si je me souviens bien.
Et la question qui s'était posée immédiatement, c'est "D'accord, mais que se passe-t-il si des manifestants des individus des individus violents se retrouvent face à ces forces sentinelles qui ne sont pas là normalement pour gérer comme ça des manifestations. Mélanie Vecchio, le Premier ministre comme le ministre de l'Intérieur qui ont dit aussi que la justice comme l'avait dit Gérald Darmanin serait d'une extrême fermeté. Oui, on l'a déjà vu et le ministre le garde des Sceaux, le ministre de la Justice l'a répété à plusieurs reprises des peines de prison ferme qui ont été requises et qui ont été donc effectuées.
On a pu assister à des comparutions immédiates notamment hier et sur juste pour vous donner un exemple sur neuf personnes qui étaient jugées en comparution immédiate, ces neuf personnes ont un profil c'est des profils qui sont très diverses mais qui finalement se se se ressemblent parce que ce sont des gens qui sont insérés.
des cuisiniers, on a des restaurateurs, on a des professeurs, ce sont des personnes dont le casier judiciaire est vierge et toutes ces personnes sur ces neuf personnes et bien c'était des délits finalement, il y avait violence sur personne dépositaire de l'autorité publique, il y avait également tentative de fabrication de cocktail Molotov et ces neuf personnes ont été condamnées à de la prison ferme.
Alors ça ça allait de deux mois à plusieurs à huit mois, je crois mieux en prison ferme mais c'était vraiment il y a il y a une une volonté de taper du poing sur la table, de donner un exemple et des des peines aussi qui peuvent être dissuasives pour les prochains épisodes peut-être de de manifestation. Donc des des consignes très très strictes et qui ont été données par le garde des Sceaux et qui parle également de de de passer justement demande qui a demandé au procureur de requalifier en matière de d'organisation criminelle ce qui peut faire passer les gardes à vue de 48 à 96 heures.
Donc avec plus de moyens d'enquête, des géolocalisations notamment des téléphones portables pour savoir où ces personnes se trouvaient pendant ces manifestations. Louis Besson, ce qui est intéressant aussi dans la sémantique du Premier ministre Sébastien Lecornu, on a beaucoup parlé de l'ultra-gauche mais on parle maintenant de l'extrême gauche radicale. Oui, c'est une façon finalement d'élargir dans la sémantique ce qu'on considère comme à l'origine de ces violences parce que c'est vrai que dans un premier temps le gouvernement disait ultra-gauche, ultra-gauche, ultra-gauche.
Quand on pense ultra-gauche, on imagine voilà c'est ces individus violents qui sont des militants qui se préparent, qui ont des des réseaux un peu partout en Europe et qui se réunissent parfois sur des événements, on l'avait beaucoup vu à Notre-Dame-des-Landes. Bah là, les Français ont vu finalement que manifestement il y avait de l'ultra-gauche un peu partout dans le pays en nombre suffisant pour tout casser dans dans différentes villes et pas seulement des grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille.
Donc oui, ça permet d'élargir les ceux qu'on considère comme à l'origine de de ces violences et c'est une façon aussi d'admettre quelque chose qu'aucun responsable politique n'osera vous dire franchement les yeux dans les yeux mais c'est qu'il y a une inquiétude concernant la perméabilité désormais de cette violence dans la société, dans une partie des Français, de la population qui ne se reconnaît plus parfois dans leurs représentants politiques, qui ne croient plus franchement dans les les élections, c'est-à-dire le débat traditionnel, le chemin institutionnel de de la démocratie justement pour éviter d'en venir à la violence et qui a donc recours à d'autres moyens et qui ne va pas forcément elle-même passer à la violence mais qui va entre guillemets la tolérer ou l'expliquer ou la comprendre.
C'est cette inquiétude dans la classe politique, c'est-à-dire aussi pour ça que Sébastien Lecornu rappelle encore une fois qu'il y a ce texte casseur-payeur qui arrive là au Sénat, il le dit aux parlementaires, ça va devenir votre priorité. C'est quoi le texte ? Bah c'est aussi pour permettre plus de facilité au moment de la justice pour trouver les coupables des violences ou ceux qui en ont été les les complices pour payer, pour ne pas que ça soit aux contribuables. Aujourd'hui, la responsabilité civile elle existe déjà dans la loi sauf que c'est compliqué pour la justice de trouver qui exactement a mis le feu à l'abribus, a cassé la vitrine pour ensuite lui demander de payer.
Résultat, personne ne paye et donc c'est donc le la société le le contribuable. Désormais, avec ce texte casseurs-payeurs, l'idée, c'est de pouvoir considérer que tous ceux qui se trouvent dans le même attroupement des casseurs qui étaient dans ce groupe-là, et bien seront considérés comme co-responsables et pourront aussi être amenés à payer.
Faudra voir comment ça ça ça peut se concrétiser sur le terrain, mais en tout cas, c'est un texte qui arrive là, qui a été avancé, qui a été priorisé et et Sébastien Lecornu dit à tous les parlementaires, en l'occurrence aux députés, bah vous êtes tous là comme ça devant les violences, euh faisons de la politique de manière légale pour trouver une solution à ces réponses pour ne pas que ça soit les les Français qui trinquent encore à la fin. Et puis il dit aussi responsables politiques, ceux qui veulent qui disent qu'il faut apporter des réponses de fond et il le faut sûrement écouter euh Mathilde Panot qui s'exprime à l'instant. responsables de rien.
Votre incapacité à garantir le droit de manifester, c'est la faute de la France insoumise. Votre incompétence totale qui a provoqué le désastre, encore la France insoumise. Votre politique brutale qui pousse contre vous des centaines de milliers de manifestants pacifiques qui n'en peuvent plus, toujours la France insoumise. Et pourtant, c'est vous qui gouvernez. Vous nous désignez responsables des problèmes que vous avez vous-mêmes créés pour vous dédouaner de votre bilan catastrophique. Consacrer l'opposition comme toute-puissante pour mieux la brutaliser, c'est la stratégie des régimes autoritaires. Les plus dangereux d'entre vous rêvent déjà de nous interdire.
Peu importe que nous réprouvions la violence dans les manifestations, peu importe que notre candidat Jean-Luc Mélenchon l'ait répété 10 fois depuis le début du mouvement, nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse. À présent, [acclamation] vous franchissez un seuil inadmissible. Parole de commissaire dans Mediapart, je cite, "Il y a des choses indicibles. Quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément, on a des décisions politiques." Vous en êtes réduit à faire mentir une administration.
Monsieur le Premier ministre, si vous souhaitez tant nous prêter tous les pouvoirs, il fallait accepter le résultat des urnes lors des dernières législatives. [acclamation] Voilà ce que nous ferions à votre place, accéder aux revendications politiques car c'est le seul moyen de répondre à une mobilisation. Vous allez jusqu'à tenter des mises en scène grossières d'arrestation de parlementaires insoumis. Hier, de Rima Hassan à l'aéroport, aujourd'hui de Raphaël Arnault sur le quai d'une gare. Votre propagande politicienne est en train de s'effondrer. Monsieur le Premier ministre, [acclamation] vous êtes dangereux pour la démocratie. Vous ne gouvernez pas, vous vous contentez de durer.
Quand on a plus rien à dire au pays, quand il ne vous reste que la répression, c'est le signe qu'il faut partir. [acclamation]
[applaudissements]
Merci Madame la Présidente Panot, la parole est à Monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup Madame la Présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, Madame la Présidente Panot, il vous reste 2 secondes. Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoges dont ce matin un premier suspect a été interpellé et appartenant à l'ultra-gauche. [acclamation] Madame la Présidente Vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Étienne. mot pour la jeune qui a perdu un œil à Moulins. Pas un. Merci Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre.
Madame la Présidente [acclamation] Monsieur le Premier ministre C'est le moment, comme je vous le disais, de la grande clarification. Toujours la même rhétorique, celle qui consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser par le mensonge ou l'anathème. La manière dont vous avez instrumentalisé avec les membres de la France insoumise cet article de Mediapart qui fait état d'un off d'un commissaire de police anonyme est absolument scandaleuse. Il n'y a pas de renseignement politique en France. La force de police ne travaille pas sur les oppositions. Mais comme à chaque fois, vous êtes obligés de mentir et de vous vautrer dans les grands outrages pour justement créer le désordre.
Et maintenant, [acclamation] vous allez pour éluder la responsabilité d'un certain nombre de vos proches ou de vos membres jusqu'à jeter l'anathème sur la justice comme Jean-Luc Mélenchon vient de le faire à l'instant sur Twitter. Dans la réquisition du parquet contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme, rien que cela. Madame la présidente Panot, je ne cherche pas à vous interdire. Personnellement, je veux vous combattre politiquement dans les urnes, dans le cadre d'un exercice démocratique comme je le fais à chaque fois avec vous. Je ne m'abrite pas derrière le service de l'État.
Je vous réponds à chaque fois droit dans les yeux pour une simple et bonne raison, c'est que nous n'avons pas peur. Vous ne nous faites pas peur. Et quand on regarde les différentes déclarations de vos proches, le NPA, monsieur Poutou, son tweet, "Le gouvernement nous demande de choisir notre camp." Je poursuis, "D'accord. Alors pour nous, ça sera le camp des manifestants." Ça, normal, "des émeutiers, de la jeunesse révoltée, des opprimés et du désordre." Monsieur Poutou était candidat du NFP aux élections législatives. De la clarté.
La jeune garde, le député Raphaël Arnault, jeune garde dissoute par le Conseil d'État pour valorisation de la violence, préparation aux affrontements violents, absence de canalisation des violences, le député Raphaël Arlot lui-même condamné définitivement pour violences volontaires en réunion en 2024. Solidaire étudiant dont vous êtes proche, communiqué de presse du 18 octobre dernier, les casses, je cite, sont réfléchies et faites sur des emblèmes du capitalisme. Je continue, les patrons ne pleureront pas quelques vitrines pendant qu'ils se goinfrent avec le fruit de notre travail.
Nous, on vient enfin acheminer le ruissellement, je cite, écoutez bien, en venant se servir directement à la source, appel au pillage. Je crois que le député Aurélien Le Coq a commencé dans cette institution qui est solidaire étudiant. La réalité, de fait, je vous avais dit après la mort tragique de Quentin qu'il fallait faire effectivement le ménage dans vos rangs, dans vos paroles et dans vos idées. La réalité, c'est que j'étais bien naïf parce que votre agenda politique d'installer la violence et le chaos dans le pays est bel et bien là. Donc oui, vous avez effectivement choisi votre camp, Madame la Présidente Panot, c'est le camp de la honte et nous vous combattrons.
Merci Monsieur le Premier Ministre. Allez, la parole est à Monsieur Jordan Guitton pour le Rassemblement National.
[applaudissements]
Ma question s'adresse à Monsieur le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'Achat ou de ce qu'il en reste. Je voudrais vous parler de ceux qui ne demandent jamais rien et qui payent toujours tout, de ceux qui travaillent toujours plus et qui ne comptent jamais leurs heures, de ceux qui ne sont jamais assistés et qui ne cassent rien. Cette majorité silencieuse qui fait tenir notre pays debout tandis qu'elle vous regarde le faire mourir. Émile Zola aurait pu écrire Le Ventre du Chaos ou encore Au Bonheur des casseurs, tellement le chaos sécuritaire est venu s'ajouter au chaos économique et financier de la France d'Emmanuel Macron.
Alors que nous vous discutons de votre budget qui augmente les impôts de 18 milliards d'euros pour eux. Alors que les commerçants ont vu le travail d'une vie pillée et détruite en quelques minutes contre eux. Alors que la France est endettée de 1400 milliards d'euros depuis 9 ans, eux rembourseront. Alors que nous enregistrons cette année encore des records de faillites d'entreprises, eux disparaissent. Vous n'êtes plus qu'un pouvoir minoritaire et démissionnaire. Et non monsieur le Premier ministre, 3000 commerçants pillés, ce n'est pas une petite erreur. Ces six derniers mois de fin de règne deviennent si longs pour tous les Français.
Lors des émeutes de 2023, le milliard de dégâts avait déjà été payé totalement par les commerçants et les assureurs. Avec vous, c'est toujours pareil. Tandis que la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon casse, la France des classes moyennes, des retraités, des artisans, des commerçants, des entrepreneurs, elle paiera les impôts, les émeutes, les remboursements, les fonds d'urgence et le chômage partiel. Alors monsieur le ministre du travail, ma question est simple, qui va ? Merci monsieur le député, la parole est à monsieur Serge Patpain, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat.
Bien, euh merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Guitton. Écoutez, euh moi je suis euh commerçant, je suis euh euh leur ministre. Leur mini- Oui, oui, mais les deux les deux les deux. Et je suis depuis avec eux, je suis avec eux depuis tout ce weekend. Voilà, on les a euh réunis, je suis allé les voir et ensemble, on a euh constitué un fond de soutien. J'ai eu l'occasion de de m'exprimer auprès de la la députée Bergman. Et ce fond de soutien, il est il dit aussi que l'État est au rendez-vous. Parce que c'est pas la première crise qu'on affronte. Là, on a décidé tout de suite d'activer le chômage partiel.
Je rappelle qu'on l'a fait pour les incendies aussi en Gironde. Donc ça dit c'est directement une aide de l'État qui permet aux salariés d'être pris en charge à 100 %. On est en train de créer un fond de soutien les les qui va être qui va être exprimé qui va être communiqué tout à l'heure dans le dans l'ampleur. Et on a on propose différer les charges sociales. La la BPI propose un un un prêt à taux zéro. Donc vous dites qu'on ne fait rien ? Vous dites qu'on ne fait ? Comment vous pouvez dire Comment vous pouvez dire ? Comment vous pouvez dire ? Donc on est au rendez-vous pour aider les commerçants. Donc moi je suis à leurs côtés, je suis avec eux.
C'est aussi dans cet esprit comme je disais tout à l'heure qu'on est allé voir les plateformes pour condamner les ventes qui sont faites sur cette plateforme et qui sont dont les produits sont issus des pillages. Donc voyez, il y a un certain nombre de mesures qui sont là disponibles pour les commerçants. On va les aider [raclement de gorge] à reconstruire et on va les aider à réouvrir. Merci beaucoup monsieur le ministre, monsieur le député. Monsieur le ministre, vous n'avez pas répondu à ma question. Qui paye pour tous ces fonds que vous ? C'est vous les responsables. Vous devez assumer devant les Françaises et les Français.
Moi je vous le dis, c'est encore une fois la France du travail qui va payer votre incompétence. Alors on le dit aux Français, rendez-vous en 2027. Merci monsieur le député, monsieur le ministre, quelques secondes. Monsieur le ministre. Ouais, je vais vous dire une chose, j'accepte pas le mot incompétence parce que venant de vous venant de vous ouais ben pareil. Merci monsieur le ministre, la séance des questions au gouvernement est terminée, la séance est suspendue.