Réseaux sociaux : le RN laisse passer une loi liberticide
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Antoine LéaumentChiffre
« 2 millions de personnes ont signé une pétition pour empêcher la réintroduction de ces pesticides »
- 4:00Antoine LéaumentFait
« Le premier ministre avait promis qu'il pourrait y avoir un débat, qu'il pourrait y avoir des amendements. Et le Premier ministre a refusé les amendements qui venaient du groupe macroniste »
- 6:00Antoine LéaumentFait
« Le Rassemblement national a voté pour réintroduire des pesticides dangereux et cancérigènes pour les enfants »
- 12:00Antoine LéaumentFait
« La commission des lois de l'Assemblée nationale décide que cette pétition n'a pas lieu d'être »
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Cette semaine, je vais vous parler de ce qui s'est passé à l'Assemblée parce que il y a eu un nombre de dingueries voté en l'espace d'un temps minimal mais qui sont des violences contre la démocratie, qui s'agissent de la question des pesticides, qui s'agissent de la question de la loi permite de tuer, qui s'agisse de la question de la du contrôle de l'identité sur les réseaux sociaux. Tout ça a été voté cette semaine dans une espèce de d'empilement de vote solennel et je voudrais vous parler de tout ça ainsi que de l'ambiance à l'intérieur de cette assemblée nationale parce que il y a beaucoup de choses qui se sont passées en un temps assez réduit.
Tout ça au milieu de l'été, au milieu de la nuit parfois même, mais qui sont très choquantes pour ce que ça dit de l'état de notre démocratie et qui donne encore plus de raisons, je trouve de vouloir redresser le pays avec Jean-Luc Mélenchon. C'est de ça dont je vais vous parler. Avant de commencer, comme d'habitude, je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche et de bien vérifier si vous êtes une personne qui regarde régulièrement les vidéos que vous êtes abonné parce que il y a 50 % des gens qui regardent les vidéos qui ne le sont pas.
Et je commence donc avec le premier thème que je voudrais traiter qui est la question de la réintroduction de la cétamipride, cette loi du plomb XXL d'une certaine manière qui était votée cette semaine à l'Assemblée nationale et il s'est passé un nombre de choses. Je sais même pas vous dire comment autant d'événements politiques, parfois microscopiques, mais parfois pas, peuvent être résumés en un seul en un seul petit temps politique. On va commencer par le plus gros, par le plus évident.
Le gouvernement a donc décidé de faire passer à pas de charge une loi qui permet de réintroduire les pesticides interdits comme l'acétamride et puis un autre qui a un nom assez compliqué que je n'ai pas retenu mais qui sont deux pesticides dangereux cancérigènes en particulier pour les enfants et qui euh avait été interdit dans notre pays justement pour appliquer un principe de précaution et se dire bon bah il y a un risque particulier avec ces ces pesticides On ne les utilise pas en France. Alors le problème c'est que aucun gouvernement n'a jamais fait le corolaire avec ce qu'il faudrait faire dans ce type de situation. C'est-à-dire interdire l'importation de produits qui utilisent de ces pesticides notamment pour n'en citer qu'un de Nutella qui utilise cette cette acette amiprde.
Mais en tout cas l'idée de départ c'est que il y avait un pesticide interdit parce qu'il était trop dangereux et la loi du plomb avait pour objectif de le réintroduire. Elle a été combattue, je reviens pas sur les détails, mais là, le gouvernement au milieu de l'été décide de faire donc la réintroduction de ces pesticides dangereux. Et il y a eu une arnaque euh qui a été faite contre les députés, non pas de la France insoumise, mais les députés macronistes même parce que c'était une grande loi agricole.
OK. Et dans cette grande loi agricole, il y avait un des articles, enfin quelques articles qui étaient qui concernaient justement cette réintroduction de pesticides. Et du coup, à l'intérieur des macronistes, il y avait y compris des gens qui souhaitaient qu'il puisse y avoir un débat sur cette partie spécifique de l'introduction des pesticides parce que il y a des macronismes qui sont contre.
Il y a des macronises qui ont bien compris que introduire des pesticides dangereux, ça s'appelle empoisonner les gens et qui sont pas d'accord avec ça. Il y a des macronismes qui ont une conscience écologique et euh sanitaire. euh parfois minimal, mais en tout cas sur ce point spécifique, il y en avait qui voulaient qu'il y ait un vote spécifique de l'Assemblée nationale et le premier ministre leur a menti.
C'est leur premier ministre à eux. C'est le premier ministre de leur majorité comme ils disent, même s'ils sont pas majoritaires. Et le premier ministre avait promis qu'il pourrait y avoir un débat, qu'il pourrait y avoir des amendements.
Et le Premier ministre a refusé les amendements qui venaient du groupe macroniste qui était signé par plusieurs députés macronistes pour empêcher la réintroduction donc de cet asset. Bon bah quand on en est là dans une majorité, c'est qu'elle est au bord de l'explosion ou de l'implosion, appelez ça comme vous voulez. Mais donc faut voir la série de coups de force qui sont faites.
Petit 1, alors que 2 millions de personnes ont signé une pétition pour empêcher la réintroduction de ces pesticides, le gouvernement s'en fiche. Le gouvernement avance sur un texte qui permet de réintroduire des pesticides qui sont combattus par une large partie de la population. Petit 1.
Petit 2, alors qu'il serait possible d'avoir un débat spécifique sur ça, puisqu'on est représentant du peuple, hein. On vote, on fait la loi au nom du peuple français. n'est pas des gens qui sont là comme ça dans un monde des idées ou dans un monde politique qui serait planant au-dessus du peuple français.
C'est pas du tout ça normalement la logique. On doit faire la volonté du peuple français. Et alors qu'il y avait la possibilité qu'il y ait un débat et que chacun vote et se positionne en conscience et bien le premier ministre a empêché qu'il y ait un débat.
Et enfin donc ce texte a été finalement voté avec ici ou là des voix disparades chez les macronistes qui votaient contre. On voté contre les insoumis. euh toute la gauche globalement et à voter pour toute la droite et le Rassemblement national.
Donc premier élément, retenez bien que le Rassemblement national a voté pour réintroduire des pesticides dangereux et cancérigènes pour les enfants. Tout ça après nous avoir dit à nous sur la loi visant à protéger les mineurs que compte tenu du fait que nous avions voté contre la perpétuité et bien nous serions des complices de ceux qui veulent du mal aux enfants. Et je tiens à le dire ici parce que je ne reviens pas sur ce projet de loi, mais je remercie celles et ceux qui ont ont publié du contenu sur les réseaux sociaux pour expliquer pourquoi la position de la perpétuité est une position qui est contre-productive pour obtenir la libération de la parole des enfants ou des personnes devenues adultes mais qui ont été agressées lorsque elles étaient enfants.
Tout ça c'est des éléments qui sont assez odieux dans le débat public et qui sont faux parce que personne ne peut croire que qui que ce soit. Moi j'aurais les pires attaques possibles contre les députés du Rassemblement national mais il y a des choses qui sont sacrées. Accuser quelqu'un d'être complice des de de gens qui veulent du mal aux enfants, ça je ne le ferai jamais.
À part si leur comportement le le le dit clairement. Par exemple, quand monsieur Odoule se rend sur le plateau d'une personne euh qui était condamnée pour des faits de corruption de mineurs, là clairement euh il pose un acte individuel qui est un acte politique. Et c'est cette personne-là, ce monsieur Odoule, qui se permet ensuite de venir faire euh des critiques au aux insoumis parce qu'ils ont ciblé que les insoumis.
Les autres, ils s'en foutent. le les restes de de la gauche étaient sur la même position que nous, mais en réalité les seuls qui étaient visés par le Rassemblement national parce qu'ils ont bien compris que nous sommes leurs leurs adversaires directs, c'était nous. Mais j'en reviens du coup à la loi sur la CTA mi pri là pour le coup des gens qui posent un acte politique, qui prennent une décision politique à cause d'eux est introduit un pesticide et réintroduit un pesticide qui est un pesticide dangereux pour la santé, qui empoisonne la santé.
Euh donc c'est légitime de dire que à cause de leur acte politique là pour le coup il y a quelque chose qui va être dangereux pour la santé. Mais donc il y avait ça et il s'est produit une scène qui a été d'ailleurs beaucoup les le le le Figaro en a fait une altercation violente entre Ellisabeth Born et la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar. Le Figaro avait titré je sais pas quoi, altercation.
Elles en sont presque venues aux mains. C'est pas vrai du tout. Il y a juste une engueulade, mais une engueulade assez sévère, c'est vrai.
Une fois que la séance a été suspendue entre Annie Genevar, c'est vrai, et euh Ellisabeth Borne. Ellisabeth Borne, a été contre la réintroduction de la Camy Pripride. Annie Junvar a était pour la réintroduction de la Camy Pride et il y a eu un un clash comme on [grognement] dit mais qui était un clash.
Voilà, elles sont elles se sont engueulé mais c'est pas allé plus loin que ça. Et j'ai remarqué à cette occasion quand même que le Figaro faisait de de la presse sensationnaliste qui est pas normalement la ligne éditoriale du journal mais enfin bon passon tout tout le camp comme on dit aujourd'hui. Mais du coup ça a quand même été une zone de tension assez forte à l'intérieur de de la Macronie quoi.
Alors le pompon, c'est quand même quand la ministre de l'écologie Monique Barbu a annoncé que elle remettait sa démission au président de la République parce qu'elle était contre la réintroduction de la cétamipride. Elle a fait une belle lettre hyper bien, on peut être d'accord avec plein de choses qu'elle met à l'intérieur de sa lettre et paf, elle remet sa démission et une heure plus tard, elle remet pas sa démission, [grognement] elle enlève sa démission. Franchement, ces gens sont je on paye pour avoir des adversaires aussi nuls et aussi euh avec aussi peu de conviction.
Le président de la République a demandé à madame Barbu de continuer sa mission et madame Barbu, la main sur le cœur a décidé que finalement le gouvernement était assez écolo pour elle. Ah franchement, c'est cette manière de faire de la politique, de présenter des démissions avec des grands textes pour ensuite les enlever, tout ça, c'est lamentable. C'est d'une nullité totale mais bon voilà premier acte politique posé dans cette assemblée nationale et bien cette cette réintroduction de la cami alors qu'il y avait 2 millions de personnes qui signent une pétition contre.
Alors deuxième sujet c'est ce qui s'est passé au moment du vote sur l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Alors là il y a des choses à dire. Je ne sais pas si les gens qui votent pour cette loi ont bien compris que l'identité de tout le monde sur internet va être contrôlé pour pouvoir mettre en place cette mesure.
C'est assez logique. Je veux dire quand vous entendez vite fait le truc, vous dites "Ouais, le contrôle de l'identité des gens qui ont moins de 15 ans, pourquoi pas ?" Ouais.
Vous dites pourquoi pas ? C'est vrai que c'est dangereux les réseaux sociaux, c'est vrai que c'est dangereux les écrans. Bon, tout ça et sont des idées qui sont des idées un peu en l'air parce que en réalité c'est ni les écrans ni les réseaux sociaux qui sont réellement dangereux. c'est quel est le contenu qu'il y a à l'intérieur à l'intérieur des écrans et est-ce que ça crée une dépendance ?
Est-ce que ça crée de la dépression ? Est-ce que ça crée du harcèlement ? C'est les usages qui sont mises en cause.
Il y a la question qui est posée du visionnage des écrans notamment pour les tout petits, pour ceux qui ont moins de 3 ans. D'ailleurs, il y a il y a beaucoup d'enquêtes désormais qui et de de conseils qui sont donnés aux parents en disant pas d'écran avant 3 ans, les 1000 premiers jours, c'est sans écran. Mais ce que n'ont pas d'ailleurs compris tout à fait les parents toujours, c'est que normalement ça devrait être eux-mêmes qui en présence de leurs enfants ne regardent pas leur écran.
Parce que sinon quand vous êtes un parent et que vous regardez votre écran, plutôt que de regarder votre enfant, votre enfant se dit "Le machin est plus important que moi" et ça crée disons une une attention particulière pour l'écran que sinon l'enfant n'a pas dans cette période là de de sa vie. c'est parce qu'il nous voit regarder des écrans que il a lui-même envie de regarder des écrans pour faire comme papa ou comme maman quoi. Et donc ça, il y a des enjeux qui sont posés, des enjeux majeurs de santé publique.
Moi, je vous invite à aller regarder les travaux sur le sujet, particulièrement si vous êtes parents. Il y a il y a les ce qu'on appelle les 36 9 12, pas d'écran avant 3 ans. Je crois que c'est pas de de jeux vidéo avant 6 ans, pas de de téléphone portable avant 9 ans et puis pas de réseaux sociaux avant 12 ans.
Je crois que c'était ça la règles qui étaient associées à ça, mais globalement, il y a des des cycles de développement de l'enfant. On peut vous pouvez aller regarder ça sur sur internet et je vous invite à le faire si vous êtes parents particulièrement parce que des fois on sait pas quoi. Des fois on est en il y a des choses qui qui se passent et on sait pas forcément.
Après, je vous fais pas la leçon parce que je sais très bien que les enfants, ils ont leur propre monde, leur propre autonomie et que parfois ils veulent regarder je sais pas quoi des jeux vidéos alors qu'ils sont très très jeunes et que c'est difficile quand on est parent de ne pas leur céder à un certain nombre de choses. Je ferme cette parenthèse mais ce que je voulais vous dire c'est que l'attitude qui est derrière l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, c'est une attitude de mépris pour les enfants de de en quelque sorte ils sont tellement nuls, tellement bêtes que le seul moyen de faire en sorte qu'il soit pas addict aux réseaux sociaux, c'est d'interdire les réseaux sociaux. C'est à peu près les mêmes logiques que celles qui sont faites pour d'autres types d'interdictions qui sont faites sur des choses qui vont créer, y compris de la dépendance.
Euh c'est des logiques d'interdiction plutôt que des logiques de santé publique, euh de prévention euh de de travail y compris en lien avec les les enfants. Parce que si vous expliquez à un enfant quels sont les dangers particuliers et si quand je dis si vous expliquez à un enfant, je veux dire en population générale, c'est-à-dire c'est un des rôles de l'école à mon avis de faire ça. Si vous travaillez avec les tout petits et les moins petits, mais sur les effets néfastes des réseaux sociaux, les dangers qui sont posés, vous avez plus de chance que des jeunes aient en vie d'eux-mêmes de se décrocher des réseaux sociaux plutôt que de leur dire on t'interdit et débrouillez-vous derrière ça.
Et puis il y a aussi la question de la formation des parents parce que parfois les parents ils laissent ça en disant ouais bon après tout pourquoi pas c'est pas dangereux, c'est pas dangereux pour moi, je vais laisser mon gamin avec ça. Et donc il y a des questions d'apprentissage, de formation qui sont posées autour de ces usages et des écrans et des réseaux sociaux. Mais là la logique du gouvernement, c'est donc l'interdiction.
L'interdiction comme seule ligne directrice à partir donc enfin avant 15 ans. Et là il y a des gens pas très malins qui se sont dit "Ouais non mais t'inquiète de toute façon on va demander aux gens qui ont moins de 15 ans de prouver qui de quel est leur âge et pafond interdit." Alors déjà, il y a un truc auquel je pense ils ont pas pensé, c'est que pour vérifier que les le la l'identité et l'âge des personnes qui on moins de 15 ans, faut demander à tout le monde.
Bah oui, c'est logique parce que si vous demandez pas aux personnes qui ont plus de 15 ans de vérifier leur âge, comment vous savez que elles ont effectivement plus de 15 ans ? Ça ne marche pas. Donc c'est pas une loi qui concerne ceux qui ont moins de 15 ans, c'est une loi qui concerne tout le monde et tous ceux qui utilisent des plateformes de réseaux sociaux.
Donc ça déjà je suis pas je suis même pas sûr que ceux qui ont voté la loi soient bien au courant du fait que d'ici quelques mois ils vont devoir mettre soit leur carte d'identité soit une reconnaissance faciale pour justifier de leur âge pour pouvoir se connecter sur X x ex Twitter sur Facebook sur Instagram sur YouTube sur TikTok sur Snapchat sur tout ce que vous voulez. Je suis pas sûr à 100 % que tout le monde ait bien compris ça y compris dans les gens qui ont appuyé sur le bouton pour. OK ça c'est le premier élément.
Le deuxième élément, c'est que euh en plus d'être contre cette loi qui est une loi de contrôle général de l'identité sur internet, euh il y a un sujet qui est posé sur la le la faisabilité technique. Qu'est-ce qui va être utilisé comme prestataire ? C'est quoi ?
C'est France identité, c'est France Connect, c'est Édu Connect. Est-ce que ça va être des prestataires privés ? Si c'est des prestataires privés, est-ce que c'est des prestataires privés en France ou des prestataires privés à l'étranger ? pose une question d'ingérence et puis tout ça pose une question de conservation des données.
Pardon ? Mais mettre ses cartes d'identité comme ça dans des machines dont on ne sait pas exactement quel est leur degré de sécurisation. Surtout quand on voit le nombre de fuites de là maintenant les fuites de données, l'État c'est plus c'est plus une passoire, c'est carrément les vannes sont ouvertes quoi.
Donc cette ce ce sujet-là, il est aussi posé en terme de sécurité des données. Mais monsieur Macron veut faire son truc, l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans au 1er septembre. Alors donc il y a une phase, il va y avoir une phase qui est entre le 1er septembre et le 1er janvier où cette loi ne s'applique que pour ceux qui créent un compte sur les réseaux sociaux.
Et puis ensuite dans cette période là du 1er septembre au 1er janvier, même si je le sais parce que j'ai des discussions avec un certain nombre d'acteurs du secteur, mais je sais que le gouvernement met la pression pour que ça soit appliqué avant le 1er janvier, mais du coup dans cette période entre le 1er septembre et le 1er janvier, et bien les plateformes vont devoir vérifier l'identité de tout. [raclement de gorge] les utilisateurs. Alors là, ça vous pose l'ampleur du changement de société dans lequel on arrive d'ici quelques mois.
Et euh cette loi de contrôle général d'Internet, et bien le Rassemblement national a été très embêté. Mais quand je dis très embêté, je suis en dessous de la main parce que ce qui s'est passé, c'est qu'ils étaient pour le matin. Le matin, avant que le le l'échange a lieu sur le texte, le Rassemblement national, il y avait un député, je crois que c'est Franck Alisio, qui était sur Sud Radio et qui dit qu'ils sont favorables au textes.
Bah oui, ils sont favorables au textes. Un texte d'interdiction, un texte de contrôle. le Rassemblement national, ils adorent ça.
Ils adorent interdire, ils adorent savoir contrôler les c'est les premiers à voter tous les textes liberticides sur la vidéosurveillance, sur les les les trucs qui vont capter des des milliards de de données individuelles sur les les URL par exemple. Bref, dans toutes les lois qu'on a voté précédemment, chaque fois qu'il y a un truc de surveillance généralisé de la population, le RN, ils sont là et ils votent le truc d'une seule main. Euh vraiment, c'est les champions de ça.
Mais ils avaient pas prévu un truc, c'est que il y a toute une partie des gens qui soutiennent le Rassemblement national qui sont plutôt sur une ligne, on va dire libertarienne quoi, plutôt sur une ligne de liberté individuelle, sur une ligne de Ouais. Voilà. une ligne où bon ben par exemple internet la question du contrôle de l'identité et du contrôle général d'Internet, il y a des gens d'extrême droite qui sont contre et euh c'est pas n'importe qui. et des gens qui par ailleurs le reste du temps font de la propagande pour l'extrême droite sur internet, c'est-à-dire vont développer les idées du Rassemblement national, vont pousser leur leurs espèces de phobie identitaire, en tout cas vont participer à la propagande diffuse quoi, des idées du Rassemblement national, mais là ils sont tombés sur un os parce que du coup le RN était pris entre ces influenceursl en gros ce ce cercle là et puis les gens qui sont les gens du commun qui sont contre Et puis euh on va dire la partie plus âgée de leur électorat qui dès qu'il s'agit d'interdire des trucs aux jeunes, alors là ils arrivent et ils sont là et oui oui, il faut tout interdire aux jeunes et puis comme ça tous les problèmes de la société seront réglés.
Et il y avait donc cette tension entre les deux et comme à chaque fois le RN c'est un parti, il faut le savoir qui manque de courage politique. Quand le RN il a une hésitation, il s'abstient, il il disparaît dans la nature et il se dit comme ça ceux qui sont pour nous taperons pas dessus. Ceux qui sont contre nous taperons pas dessus. pas vu, pas pris, pas d'avis sur le sujet.
Sauf que pas avoir d'avis sur un sujet comme ça, ça ne satisfait pas euh les gens qui sont totalement opposé à ça. Et alors, on a vu un numéro de pirhouette. Alors vraiment, je sais pas comment appeler ça autrement, un numéro de pirhouette ou de claquette, je sais pas comment vous.
En tout cas, c'était c'était artistique. Il y a madame la valette, leur la valette. Vous avez peut-être vu mon débat avec madame la valette il y a quelques temps et comment ça s'était passé.
Ça s'était pas bien passé pour elle. Mais euh si vous l'avez pas vu, je vous invite à aller le regarder. C'est le moment de vous abonner à ma chaîne pour ne rater aucune vidéo.
Mais donc, il y a madame la Valette qui arrive à la tribune de l'Assemblée nationale et qui dit "Ouais, bon ben contrôler les réseaux sociaux, c'est pas si mal. Euh les euh le le fait que les mineurs ils aillent sur les réseaux sociaux, c'est dangereux. Donc nous, on veut protéger les mineurs et blabli et blabla." Mais il ne faudrait pas non plus que elle dit oui à euh tel contrôle, oui à tel machin.
Mais non. à une loi qui serait qui pourrait être euh une loi liberticide et je sais plus quoi qui met en cause les libertés individuelle et collective. Elle dit non à une loi qui et qu'est-ce qu'elle a voté madame la valette à la fin ?
Elle s'est abstene. Voilà, elle a dit oui non mais le truc du non est hyper grave. Non a une loi qui met en cause des libertés publiques et individuelles.
Pardon mais si jamais tu dis non, tu dis non, tu votes contre. C'est comme ça normalement que ça se passe la vie politique de notre pays. Bah non, madame la valette, c'est abstenu.
Mais alors le pompon, c'est qu'ils étaient même pas là. Et alors ça, j'avoue que je m'y attendais pas. Mais il semblerait alors je sais pas, c'est des trucs qui circulent en ce moment sur sur internet.
Il semblerait qu'ils avaient je sais pas quoi, une un genre de de pot de fin d'année de de de autour de Marine Le Pen et tout. Mais il y avait au moment du vote, il y a 16 personnes qui ont effectivement voté. Mais attendez, dans les 16, ça se trouve en plus il y a moyen qu'il y a des gens qui avaient des procurations et tout.
En tout cas, il y a 16 votes du Rassemblement national. Sur les 16 votes, il y a 14 qui se sont abstenus. Il y en a deux qui ont voté contre.
Je pense qu'ils ont voté contre parce qu'ils s'en sont pris tellement plein la tête sur les réseaux sociaux que ça les a poussé à voter contre. Donc vous voyez quand même quand on fait des campagnes autour de textes qui sont votés à l'Assemblée nationale, des fois il y a des élus, ça va les faire hésiter puis ils vont changer leur vote. Donc il y en a deux du Rassemblement national qui ont voté contre. 14 qui se sont abstenus et tout le reste personne sait où ils étaient.
Donc sur 122 députés du Rassemblement national, vous avez 16 votes dont 14 abstentions. Et du côté du reste de l'Assemblée nationale, c'est hyper divisé. Alors non, je crois que les LR ils étaient tous pour.
Euh les macronistes euh ils étaient globalement tous pour. Je crois qu'il y a un modem euh qui a voté contre. La tombe, il s'appelle comme ça la tombe.
Lui, il bose vachement sur les sujets numériques. Et en général, quand vous voyez que la tombe fait quelque chose euh au modem euh sur les sujets numériques, faut plutôt regarder du côté de ce que fait la tombe que de ce que font les autres. Mais enfin bon, lui il bosse ses dossiers.
Et pareil, le PS'était divisé, des gens pour, des gens contre. Mais il y a un seul groupe, un seul où tous les membres présents ont voté contre. 63 députés présents, 63 votent contre.
Le seul groupe parlementaire qui a voté entièrement contre la loi d'interdiction euh des réseaux sociaux qui est une loi de contrôle généralisée de la population et de l'identité sur internet. Le seul groupe qui a voté contre cette loi-là, c'est le groupe de la France insoumise. Et sur les, je crois, 81 voix, je crois qu'il y avait 81 voix contre ce texte.
Donc sur les 81 voix contre, il y en a 63 qui viennent du groupe de la France insoumise. Ce jour-là, la France insoumise a sauvé l'honneur euh vis-à-vis d'une loi qui va avoir des impacts majeurs dans la société et sur laquelle je pense les Français sont très très mal informés. J'ai vu le 20h de France 2 faire tout le machin sur oui, bon, il y avait une loi aujourd'hui d'interdiction des réseaux sociaux moins de 15 ans blabl blabla.
À quel moment dans ce ce petit format ils disent que il va falloir contrôler l'identité de l'intégralité des gens sur internet ? À aucun moment, ça n'est pas dit. C'est le service public de l'information.
Mais ça leur semblait pas une information très utile au public de savoir que dans quelques semaines et bien leur identité sera contrôlée sur internet pour se connecter par exemple à Instagram ou à Facebook pour aller voir les photos de leurs amis en train de faire je sais pas quoi des vacances. à la plage ou euh que sais-je encore. Bref, vous avez compris.
Euh déjà, je trouve c'est intéressant de faire savoir ce qui s'est passé, mais je trouve que le Rassemblement national s'est mis dans une position qui est une position très compliquée et je vous le dis comme je le pense, moi j'aurais préféré que il y ait un vote contre de l'Assemblée nationale mais compte tenu du fait qu'ils se sont mis eux-mêmes dans cette situation, qu'ils s'en débrouillent et qu'ils aillent convaincre leurs petits amis que la bonne position c'était l'abstention. Ils y arriveront pas. Et euh j'invite toutes celles et ceux qui sur ces sujets-là sont très très attentifs à aller regarder l'intégralité du programme de la France insoume.
Parce que sur la question du programme associé aux libertés numériques, le programme de la France insoumise est clairement celui qui va le plus loin, qui est le plus travaillé et qui a le le soutien de nombreuses associations qui regardent justement dans le détail ces sujets-là. Voilà, dernier sujet dont je veux vous parler, c'est le moment de vous abonner à ma chaîne si vous ne l'avez pas encore fait. c'est euh de la pétition sur la loi de permis de tuer.
Alors ça c'était vraiment le pompon. Donc le mardi soir à 23h30 je crois quelque chose comme ça ou à 23h je crois commence l'examen de la recevabilité de la pétition. Je vous invite d'ailleurs à aller regarder le discours qu'afé Hugo Bernalicis et puis le la petite intervention de mon collègue et camarade Thomas Porte sur cette pétition.
Mais il y a 720000 signatures euh contre la la la loi permite de tuée là qui qui vient d'être votée à l'Assemblée nationale. Je vous en avais parlé les semaines précédente donc j'y reviens pas. Mais 720000 signatures et que décide la commission des lois en 21 juillet si mes souvenirs sont bon à minuit de classer la pétition.
C'est-à-dire que plutôt que de permettre que cette pétition puisse continuer à recevoir des signatures au milieu de la nuit, au milieu des vacances d'été, l'Assemblée nationale, enfin la commission des lois de l'Assemblée nationale décide que cette pétition n'a pas lieu d'être. Alors, vous avez compris le message, l'idée, le message qui est envoyé par les députés du RN, de LR, euh des macronistes, du modem, euh voilà, je crois que on a fait le tour d'horizon aussi. L'idée qui est envoyée par ces députés-là du bloc de droite de l'hémicycle, c'est ça sert à rien les mobilisations populaire, ça vraiment on vous méprise.
Euh vous vous êtes 720000, bon on s'en fout, on en a rien à faire. Et ça, cette forme de mépris vis-à-vis des gens qui euh sont ceux qui votent pour queil y ait des députés dans l'Assemblée nationale. Déjà, ça se retournera contre ceux qui ont cette forme de mépris.
Mais je vous invite à bien la la saisir et la sentir. Je vous invite à entrer dans une forme de détestation de ce type de pratique et de méthode. Moi, j'ai adhéré à la France insoumise et au combat de Jean-Luc Mélenchon en 2010, fin 2010, début 2011 parce que Jean-Luc Mélenchon avait sorti un livre qui s'appelait Qu'ils s'en ailleent tous.
Qu'ils s'en aille tous. Ça voulait parler à la fois de euh ça parlait des du très grand patronat qui exigeait des salaires mirobolant et Jean-Luc avait cette formule. Bah si les si les grands patrons veulent pas faire le travail avec un salaire maximum, vous inquiétez pas, le numéro 2 prendra le relais.
Et c'était une réponse à oui mais si on impose davantage les riches, ils vont s'en aller. Et Jean-Luc disaient et bien qu'il s'en aille tous et nous irons les chercher jusqu'en enfer s'il le faut. Voilà, c'était une des formules de l'époque qui m'avait bien plu, mais ça valait pour ça, valait pour la manière de faire de l'information et ça vaut aussi pour les politiques qui ne respectent pas le peuple français.
Et là, vous avez cette situation là. Imprégez-vous bien de ça. Voilà.
Imprégnez-vous bien du fait que quand on est député euh RN LR macroniste et cetera et cetera, la logique qui est celle des députés de ce camps ne sont pas d'accord avec une idée qui est une idée qui émane du peuple français qui euh est est déposée sur le site de l'Assemblée nationale, site officiel sur lequel il faut mettre son identité et cetera et cetera, et bien quand ils ne sont pas d'accord avec une idée qui est développée par voie de pétition, ils préfèrent classer la pét pétition plutôt que de laisser les citoyens pouvoir avoir la possibilité de continuer à signer. Qu'est-ce que ça coûte ? Qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça demande ?
Qu'est-ce que ça exige de simplement laisser des citoyens continuer à signer une pétition sur le site officiel de l'Assemblée nationale ? Qu'est-ce que ça fait ? Qu'est-ce que ça peut bien leur faire ?
Moi, s'il y avait une pétition avec laquelle je suis en désaccord mais qui est une forme de de légitimité, moi je serai pour qu'elle puisse continuer à circuler. À la limite, si je suis vraiment très très contre le le sujet, ce que je ferais, c'est que je m'abstiendrai sur le vote de la circulation de cette pétition. Mais là, non.
Là, eux, quand ils sont pas d'accord, ils préfèrent balayer l'opinion populaire et la volonté populaire plutôt que de lui permettre de s'exprimer. Ben moi, je trouve ça très inquiétant et très dangereux, mais c'est leur choix. En tout cas, il va y avoir une réforme du règlement de l'Assemblée nationale.
Ça c'est un des sujets qui arrive sur la table au mois de septembre normalement. Comptez sur nous pour essayer d'augmenter le pouvoir, la place du droit de pétition. En tout cas, on va le proposer par voie d'amendement.
Mais nous, notre idée, c'est que il faudrait que les pétitions puissent imposer un agenda à l'Assemblée nationale, pas que les pétitions soient là puis qu'ensuite elles puissent être balayé d'un revers de la main. par des gens à 1h du matin en commission des lois. Ça c'est c'est intolérable comme manière de faire de la politique et de respecter le peuple français.
C'est un irrespect total. Mais en tout cas, nous on était là les insoumis, on a voté contre le classement, c'est-à-dire pour que il puisse continuer à y avoir des signatures. Et je vous invite à marquer une date dans vos têtes et dans vos agendas le 19 septembre 2026.
Le 19 septembre 2026, il y aura des manifestations, une manifestation à Paris et peut-être des manifestations dans d'autres endroits contre cette loi permis de tuer et pour lutter contre cette loi qui vient d'être adoptée à l'Assemblée nationale et qui est extrêmement dangereuse, extrêmement violente, extrêmement brutale et qu'il faut combattre de toutes nos forces et compter sur nous pour une chose, c'est que quand on arrivera au pouvoir en 2027, on abrogera cette loi-là mais onira plus loin que ça. On abrogera l'article 435-1 du code de la sécurité intérieure euh qui a été mis en place par Bernard Casneuve et qui est le premier la première pierre du permis de tuer accordé à la police. On n'est pas d'accord avec ça et on le supprimera et on remettra en place des règles de police républicaine y compris par exemple en mettant dans le code de déontologie que la déontologie du policier c'est de défendre les valeurs de la République parce que ça y était et que ça a été enlevé par Manuel Vals.
Donc ça on n'oublie pas non plus. Voilà. Vous vous remarquerez que c'est quand même toujours des gens qui se prétendent ensuite de gauche qui font ce genre de de d'idioci et d'horreur sur le le les codes de la sécurité intérieure et du code de procédure pénale.
Voilà, donc on finit l'année sur ce genre de brutalisation de la démocratie. Ça doit vous donner du courage pour la suite parce que comme nous on propose une 6e République où il y a un pouvoir d'intervention populaire permanent avec le référendum d'initiative citoyenne, bah c'est motivant quoi. Là vous avez de quoi avoir de de la motivation.
Voilà ce que je voulais vous dire pour cette semaine. C'est le moment de vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir des notifications et de vérifier que vous êtes bien abonné si vous êtes quelqu'un qui regarde régulièrement les vidéos. Je vous dis juste euh pour terminer et conclure cette vidéo que je pense que c'est cette fois-ci la dernière de l'année scolaire puisque il y en aura l'année prochaine.
Peut-être que je ferai ici ou là un live Twitch pendant les vacances. C'est le moment d'aller regarder si vous êtes abonné à la chaîne et de le faire si c'est pas le cas. Ma chaîne Twitch c'est @asalléom comme sur partout et enfin comme sur tous mes réseaux sociaux.
C'est pareil sur Snapchat, c'est pareil sur Instagram, c'est pareil sur TikTok. C'est bien organisé. @alom et vous avez tous mes réseaux sociaux.
Et puis euh il me reste à vous souhaiter de bonnes vacances, à vous euh dire d'aller regarder sur le site matériel de la France insoumise, vous avez un cahier de vacances que vous pouvez commander qui coûte 5 € et qui est super. Et puis euh à vous dire que je vous retrouverai avec grand plaisir d'abord aux amphi jeunèes de la France insoumise puis aux amis d'été de la France insoumise, donc à partir du 20 août à Valence. Et je vous laisse sur ces bonnes paroles en vous souhaitant de bonnes vacances.
Et je ne vous dis pas à la semaine prochaine pour cette vidéo spécifique mais à l'année prochaine même si c'est qu'une année scolaire. Salut tout le monde et bonnes vacances pour ceux qui est en nom. M.
Jean-Luc Mélenchon