Budget : "Nous travaillons à la fois sur des économies et sur des réformes" : Amélie de Montchalin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes déjà capable d'évaluer le surcoût que toutes ces catastrophes risquent d'engendrer ?
- 0:34RelanceRéponse directe
Est-ce que dès l'année prochaine, alors que vous cherchez des économies, vous allez renforcer le budget sur ces sujets ?
- 1:46OuverteRéponse directe
Vous dites qu'il n'y aura pas d'économies sur les Canadairs ou les sapeurs-pompiers. Comment rassurer les Français face aux annonces de 4 milliards d'économies ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Vos recommandations sont faites à vous. Est-ce que ce sont des annonces d'économie ou des réformes structurelles qui dégageront de l'argent ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Est-ce que ce sont des annonces de réforme de l'assurance chômage qui vont être faites dans les prochains jours ?
- 4:35OuverteRéponse directe
Vous excluez les impôts pour les classes moyennes et populaires. Est-ce que cela signifie que les autres catégories seront taxées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Amélie de MontchalinFait
« depuis que nous sommes arrivés dans ce gouvernement, nous suivons une ligne qui s'appelle le quoi qu'il arrive. »
- 1:10Amélie de MontchalinFait
« le budget sera présenté au mois d'octobre. »
- 2:18Amélie de MontchalinPromesse
« nous avons présenté ce qui nous semblait être la bonne manière de trouver ces économies, de ne pas augmenter les impôts »
- 3:23Amélie de MontchalinFait
« Il y aura les deux parce que il y a à la fois des économies qu'on doit faire aujourd'hui aussi pour que demain dans le futur on puisse continuer de réformer. »
- 6:54Amélie de MontchalinFait
« Tous les pays du monde entier, encore voyez 10 jours le Royaume-Uni sont partout avec des dettes publiques élevées et nous sommes tous dépendants de nos créanciers. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Amélie de Montchalin, ministre chargé des comptes publics. Bonjour Amélie de Monchalin. Bonjour. On vient de le voir dans le journal à l'instant à Marseille. Le feu n n'est toujours pas fixé. Il y a déjà d'ailleurs d'autres foyers ailleurs en France he notamment près de Narbon qui ont toujours cours ce matin. Votre collègue Bruno Rotaillot disait "Cette nuit on doit s'attendre à un été à haut risque. Est-ce que vous êtes déjà capable d'évaluer le surcoup que toutes ces catastrophes risquent d'engendrer ? Alors, je ne sais pas vous dire le surcoup, mais ce que je sais vous dire, c'est que depuis que nous sommes arrivés dans ce gouvernement, nous suivons une ligne qui s'appelle le quoi qu'il arrive. Le quoi qu'il arrive, c'est de pouvoir mettre des moyens euh là où les
Français nous attendent quand il y a ces aléas, ces crises, parfois des crises commerciales, on l'a vu avec Donald Trump, parfois des crises climatiques. Les ça leur dire plus de moyens par exemple pour les départements qui financent les services départementaux d'incendie et de secours, ils auront un financement plus important. la lutte contre les incendies, c'est les départements, c'est ensuite toute la sécurité civile et l'armée, c'est aussi l'Europe. Vous savez, à l'heure où beaucoup nous disent là l'Europe ce n'est qu'une dépense. Nous avons investi collectivement en européen pour avoir une flotte de Canada qui va, vous avez vu des grands incendiés en Grèce, au Portugal, en France quand nous en avons besoin, mais qui va prendre plusieurs années. Est-ce que dès l'année prochaine, alors
que vous cherchez des économies, vous allez renforcer le budget sur ces sujets Un, cette flotte, elle existe. De ce que je peux vous dire c'est qu'évidemment dans le budget nous faisons des choix et nous faisons des choix face à des priorités. Il est prioritaire de continuer à protéger les Français face aux incendies. Donc le budget sera présenté au mois d'octobre. Mais ce que je veux dire aux français, c'est que si nous avons des choix budgétaires à faire, c'est aussi parce que nous devons quoi qu'il arrive être capable de répondre fort, vite et surtout d'être adapté aux menaces. Et il me semble que c'est prioritaire de nous protéger, de nous adapter face au changement climatique et donc de prendre ces mesuresl. Ça veut dire pas d'économie sur ce sujet-là quand vous dites.
Je peux vous dire qu'il y a pas d'économie par exemple sur les Canadaires. Je peux vous dire qu'il y a pas d'économie sur la protection des sapeurs pompiers face aux situations de crise. Vous savez si peut-être ça sera votre question d'après mais je sens un très grand climat un peu de psychose dans le pays qui arrive parce que d'un seul coup il y aurait des annonces budgétaires. Moi je veux rassurer les forces. Comprenez, vous n'arrêtez pas de dire il y aura 4 milliards d'économies sans qu'on arrive à comprendre où elles vont se trouver. C'est pour ça que je suis devant vous. Moi, je veux rassurer les Français. D'abord, on a une boussole. On l'a dit depuis le début, je le dis depuis le début, nous n'allons pas augmenter les impôts sur les classes moyennes et
classes populaires pour résoudre notre problème qui est un problème de dépenses publiques. Mais vous n'avez pas non plus de baguettes magiques, donc il va bien falloir tailler quelque part. Exactement. Donc nous allons faire des choix. Ces choix seront présentés par le premier ministre. Il se trouve que je lui ai présenté avec Éric Lombard un plan de 40 milliards d'économie. qu'il est maintenant en train de regarder d'arbitrer. Nous avons les décisions sont pas encore prises au moment où l'on se parle. Le premier ministre est en train de réfléchir aux décision qu'il va annoncer. C'est bien ça. C'est une c'est un processus organisme que les Français comprennent. Moi mon rôle depuis le début c'est de dire il faut qu'on trouve des économies et c'est pas par les impôts qu'on va y arriver.
Et donc vos recommandations sont faites à vous. J'ai rencontré tous mes collègues ministres. J'ai beaucoup travaillé avec les parlementaires. Vous voyez qu'on continue de recevoir avec Éric Lombard tous les groupes politiques et sur cette base là, il y a quelques semaines, nous avons présenté ce qui nous semblait être la bonne manière de trouver ces économies, de ne pas augmenter les impôts et donc de mettre notre pays au fond dans une trajectoire de contrôle et de reprise en main de notre propre destin. Les annonces, ce sera le premier ministre la semaine prochaine. Mais de quoi on parle ? Est-ce qu'on parle d'annonces d'économie ou est-ce qu'il y aura la semaine prochaine des annonces de réforme structurelles qui peuvent dégager de l'argent ? Je vous pose la
question très simplement parce que le parti Renaissance auquel vous appartenez à nouveau repropose la réforme de l'assurance chômage qui permettrait de rapporter de l'argent. Est-ce que c'est ce type d'annonce là qu'on va avoir dans les prochains jours ? Je vais vous faire un scoop. Il y aura les deux parce que il y a à la fois des économies qu'on doit faire aujourd'hui aussi pour que demain dans le futur on puisse continuer de réformer. Au fond, on doit faire deux choses. On doit arrêter de subir et donc choisir notre destin et donc reprendre en main notre trajectoire budgétaire et ça passe par des économies. Mais on doit aussi rendre les deux années qui viennent utiles, utiles aux français. Si des réformes sont nécessaires, on va pas s'empêcher de les faire. Comment on a un état plus
efficace ? comment on a des politiques sociales qui soient plus ciblées, comment on a voyez des agences, des opérateurs qui sont mieux organisés, tout ça c'est des réformes. Et donc vous aurez et nous travaillons évidemment tout le gouvernement à la fois sur des économies des choses qu'on doit arrêter et des choses qu'on doit ralentir et des choses qu'on doit faire autrement et puis des réformes et c'est comme ça qu'on rend service aux français qui nous demande une chose 1. Arrêtez de nous menacer vous la classe politique par les impôts ou la censure. que vous classe politique, mettez-vous d'accord, trouvez un compromis et surtout répondez à nos besoins. Nous français, ce matin, dans l'éducation, vous n'excluez pas les impôts, vous dites pas d'impôts pour les classes
moyennes et pour les classes les plus les plus démunies. Ça veut dire que les autres, je vous donne un exemple, nous allons et vous le savez mettre une taxe sur les petits colis. Vous savez ces colis qui nous inondent, les 800 millions d'articles qui sont rentrés en France. Bon, si je vous dis il y a pas d'impôts et que ensuite vous voyez ça c'est une annonce que nous avons déjà faite, vous serez le premier à dire "Ah, vous voyez il y a pas d'impôt mais il y a des taxes." Donc nous avons présenté avec Eric Lambard un plan qui est massivement massivement des économies et peut-être plus massivement que jamais auparavant parce que nous savons une chose, les entreprises doivent embaucher, les Français doivent retrouver confiance, les familles doivent pouvoir se projeter
et pour ça, il faut pas qu'on leur dise, vous savez, c'est par les impôts qu'on va y arriver. Vous disiez justement le risque de censure, la menace, il trouve qu'elle est agitée par vos oppositions. Euh le RN par exemple a posé des conditions très claires et vous y faisz allusion. Ne pas aller chercher d'argent dans la poche des Français. Ne pas non plus par exemple revenir sur l'abattement de 10 % pour les retraiter. Est-ce que vous pouvez, vous venez de le faire sur le premier point, rassurer le Rassemblement national également sur le deuxième point. Est-ce que vous êtes capable de leur garantir que les conditions d'une censure ne seront pas réunies, que donc ils pourront vous laisser tranquille ? Le premier ministre fera ses annonces. Nous avons entendu, nous avons écouté,
nous cherchons à la fois ce qu'il faut pour le pays et ce qui pourra faire compromis. Et donc on va pas aujourd'hui, voyez, rentrer dans la Est-ce que vous tiendrez compte de l'avis et des conditions de vos oppositions comme le RN ou le PS ? Nous tenons compte de l'avis d'abord des Français, de tous les représentaux politiques, tous les groupes politiques et parlementaires viennent nous voir avec Éric Lombard cette semaine et ça a commencé la semaine dernière. Pourquoi ? Parce que nous considérons une chose, les Français nous disent "Mettez-vous d'accord, il y aura un grand moment démocratique qui sera 2027". à ce moment-là, il y aura une alternance si certains veulent. Il y aura le moment démocratique, c'est 2027. D'ici là, nous ne pouvons pas et vraiment vous avez
beaucoup de patrons qui viennent, j'imagine vous voir, enfin on les entend, on les rencontre. Nous ne pouvons pas avoir un pays à l'arrêt des une épargne au plus haut, des entreprises qui n'investissent plus parce que tout le monde est menacé par des gens qui tous les matins brandissent la censure. Ce n'est pas notre cap et nous allons donc travailler pour à nouveau comme nous l'avons fait en janvier-février à l'époque tout le monde nous disait c'est impossible et nous avons voilà fait les choses avec méthodes. Vous avez vous-même brandi le risque FMI. On a toujours pas compris ce qu' allait nous arriver exactement. Je fais juste un rappel. Avant la censure du précédent gouvernement et donc la censure du précédent budget, on avait entendu Ellisabeth Borne dire "S'il y a pas de
budget, les cartes vitelles ne fonctionneront plus, il y aura plus de retraite, plus d'allocation chômage, les fonctionnaires ne seront pas payés." Rien de tout cela ne s'est produit. Est-ce que vous n'êtes pas encore en train de crier au loup ? Je vais vous expliquer très précisément ce qui se passe. Tous les pays du monde entier, encore voyez 10 jours le Royaume-Uni sont partout avec des dettes publiques élevées et nous sommes tous dépendants de nos créanciers, des gens qui nous financent, qui sont parfois d'ailleurs des retraités de chez nous, hein, parfois des acteurs étrangers, parfois des fonds de pension qui investissent dans notre dette tout le monde entier. Nous avons deux choix devant nous. Soit nous restons comme le général de Gaulle nous y invitait, un pays libre qui fait
ses choix par lui-même, qui garde sa souveraineté. Notre souveraineté, elle est à la fois militaire, elle est aussi financière. Et si nous décidons par nous-même, il n'y a pas de risque. Ce que je pointais comme risque, c'est que si nous n'agissons pas, est-ce que dans 6 mois, dans 1 an, dans 2 ans, dans 5 ans, si nous ne réduisons pas le déficit, si nous n'arrêtons pas d'augmenter la dette un jour, donc demain, les institutions internationales, la Commission européenne, la BCE, un jour peut-être le FMI décideront pour nous. Ils nous diront quoi faire. Ils nous diront, vous savez la France, cette réforme là c'est à faire. Cette réforme là, c'est à faire. Je ne souhaite pas pour mon pays tout dernier que nous en soyons là. Ça veut dire du courage et de la responsabilité
maintenant et nous sommes au travail pour faire cela. Allez, un tout dernier mot en quelques secondes parce qu'on va pas malheureusement régler ce sujet dès ce matin. Il est il est dramatique. Les suicides qui ont été enregistrés la direction générale des finances publiques 12 même 13 d'ailleurs puisque le chiffre a été actualisé depuis le début de l'année. H8 tentatives. Quelle mesure vous allez prendre ? Si la tendance se continue, le double de ce que l'on observe dans la population française. Alors la première chose, c'est que ce ne sont pas des statistiques, ce sont des hommes et des femmes. Et je veux ce matin très solennellement dire qu'au nom du gouvernement, nous avons une pensée, un immense des condoléances un soutien pour leurs proches, pour leurs collègues. Nous
travaillons avec la directrice générale des finances publiques avoir un dialogue social très approfondi. Nous faisons des enquêtes systématiques pour comprendre si nous avons du côté de leur monde du travail, du côté de leurs employeurs, de leurs conditions de travail des choses qu'il nous faudrait régler. Vous avez aujourd'hui dans le pays à peu près 93000 personnes qui travaillent pour nos finances publiques. Sont des hommes et des femmes remarquables qui font un travail comme je dis régalien. Ils sont ceux et celles par qui toute l'action publique commence parce que c'est par les impôts, par nos ressources publiques que nous finançons toutes les autres politiques. Donc ils ont mon soutien, ils le savent. Nous sommes très mobilisés. Nous allons prendre toutes
les mesures nécessaires. Les syndicats, j'étais encore avec eux il y a quelques jours et nous allons essayer de comprendre. Ça révèle aussi et malheureusement nous savons un enjeu de santé mentale et de détresse dans notre pays qu'il nous faut regarder dans son ensemble. Merci beaucoup Améie de Monchal.
Amélie de Montchalin