Laurent Panifous : "La loi sur la fin de vie sera votée avant cet été"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité [musique] politique. Jean-François Akili, c'est l'heure du grand entretien. Va-t-on pouvoir faire voter toutes les lois ?
Laurent Panifous, ministre délégué en charge des relations avec le parlement, est avec nous. Il est dans ce studio de Sud Radio avec Jean-François Achili. C'est à vous, messieurs.
Bonjour Laurent Panifous. Bonjour Jean-Fanis. Vous savez que vous avez le job le plus difficile du gouvernement après premier ministre, vu la masse de textes que vous devez faire passer avant l'été, ce sont les les travaux d'Hercule.
Laurent Panifous, vous commencez peut-être par la fin de vie. Est-ce que cette fin de vie sera votée avant la fin de la session parlementaire ? Oui.
Alors, je je vous remercie de reconnaître que ce job est pas forcément euh simple et euh mais je savais euh quand je suis rentré au gouvernement quel était la la hauteur de la tâche. Euh pour répondre sur la question de la de la fin de vie, oui, c'est un engagement qui est qui est le mien à titre personnel, mais aussi au sein de ce gouvernement de faire en sorte que nous puissions enfin faire en sorte que le parlement se positionne de manière définitive. Et oui, je peux vous dire que le le parlement se positionnera de manière définitive avant la suspension de cet été.
Alors, il y a une commission mixte paritaire concernant ce texte aujourd'hui. Euh, quelles sont les dates précises, Laurent Panifous ? À quel moment nous sommes début juin là euh ce texte finira ?
Parce un texte fondamental hein ce ce texte qui est travaillé au Parlement depuis au moins 4 ans maintenant, au moins 4 ans et qui a subi les péripéties des dissolutions, des censures et cetera. Euh, il est temps que nous puissions nous positionner pour vous dire concrètement le calendrier de ce texte qui est que j'ai proposé au Premier ministre. Euh aujourd'hui, la commission mix paritaire, si les sept députés, sep sénateurs ne se mettaient pas d'accord, ce qui est probable, mais attendant le résultat, alors euh nous convoquerons euh le texte la semaine du 22 juin à l'Assemblée nationale.
Il repartirait quelques jours pour une ultime navette, un ultime aller-retour au Sénat et on donnera le dernier mot aux députés le 15 juillet. 15 juillet. Donc, il n'y aura pas de report du débat autour de la fin de vie en septembre.
Vous vous le garantissez ce matin Laurent Panifousage sur l'antenne de Sud Radio. Les les sénateurs ont freiné des cas de fer sur cette réforme. Est-ce qu'ils sont allés trop loin à vos yeux ?
Non, je crois que sur ce texte, il faut être respectueux des positions des uns et des autres. On voit effectivement qu'il y a une grande différence entre le Sénatal Assemblée vis-à-vis de ce texte. Mais on a aussi beaucoup interrogé et c'est normal la société civile et on voit le décalage parfois qui peut y avoir, il faut le constater, il faut faire avec mais la navette a eu lieu, le texte a été aura été étudié quatre fois à l'Assemblée nationale quatre fois aura été étudié plusieurs fois au Sénat on voit les positions des uns et des autres, on voit la position très claire de la société civile et et je veux parler par exemple de la convention citoyenne qui s'est positionné très clairement vers un dispositif d'aide à mourir.
Moi mon rôle en tant de ministre des relations parlement c'est de créer un chemin pour que ce texte soit mis au vote. Les parlementaires vont décider, ça sera les députés qui auront le dernier mot. Je pense que ce texte sera adopté.
À titre personnel, je le souhaite, j'en ai été rapporteur, mais euh je veux respecter aussi celles et ceux qui sont qui ne sont pas d'accord avec ça. Parce qu'Olivier Falorni qui portait le texte, hein, euh est devenu redevenu maire de la Rochelle. Donc euh, il faut euh porter ce texte, on va dire à bout de bras.
C'est un débat de société. Il n'a pas irrigué réellement dans le débat public, même s'il y a eu la convention certes, mais les Français ne s'en sont pas réellement emparés. Vous le regrettez ?
Non, je je suis pas tout à fait d'accord avec vous. Je crois que ça fait tellement longtemps, je viens de le dire, ça fait 4 ans qu'on parle de sujet. Gen, on fait souvent le parallèle avec le mariage pour tous, avec l'IVG et cetera.
Ce sont des sujets qui ont été mis dans le débat public et qui ont été traités pendant quelques mois avec une décision finale. Encore une fois, je vous dis, ce texte a souffert de l'instabilité [grognement] politique. 4 ans pour un sujet comme celui-ci, c'est trop important. la crise internationale, euh la difficulté des Françaises, des Français font que c'est c'est pas aujourd'hui forcément le texte euh qui euh qui qui les intéresse le plus, mais enfin c'est un texte qui touche à l'intime.
Et le moment venu, le 15 juillet, je pense que chacun euh prend un temps pour s'interroger sur sujet et je crois que c'est important. Laurent Panifous, les travaux d'Hercul suite avant l'été, il y a embouteillage à l'Assemblée nationale. Quels sont les autres textes qui comptent pour les Français ?
Je pense notamment, vous savez, je pense notamment à la loi d'urgence agricole par exemple. Quels sont les textes que vous allez réussir à faire passer avant l'été ? Alors, il y a plusieurs sujets très importants qu'on veut pouvoir terminer avant la suspension de cet été, c'est-à-dire avant à peu près la fin du mois de juillet de la session dite extraordinaire.
Peut-être qu'on en dira un on va en dire un mot. Il y a la loi de programmation militaire bien sûr pour donner des moyens à nos armées. Il y a la loi d'urgence agricole.
Oui, il y a les textes de justice criminelle pour raccourcir les délais de justice, les textes de sécurité du quotidien porté par le ministre intérieur pour don des textes régaliens, des textes pour la sécurité du quotidien globalement pour la justice, la fin de vie, on l'a dit, sur des sociaux, la protection des mineurs sur les réseaux sociaux, je l'ai dit donc loi d'urgence agricole, loi de programmation militaire. Donc, vous avez comme ça un panel de texte à la fois du régalien, du sociétal, du militant. Et vous avez également Laurent Panifous, la réforme constitutionnelle sur la Corse.
Exactement. que ce texte là qui est un serpent de mer, il faut le dire, ça fait des années que ça dure, des décennies même. Est-ce qu'il est à même aussi d'être plié si je puis dire, avant l'été ?
Non. Plié avant l'été, non. il sera mis au débat dans une première chambre avant l'été et ce sera ce ne sera qu'après les élections sénatoriales que l'on pourra le mettre en en première lecture au Sénat avec la nouvelle assemblée.
Mais effectivement, il y a, je je vous le confirme, beaucoup de textes à terminer mais on va y arriver. Et en fait, on a un seul objectif, je vous l'ai déjà dit la dernière fois, c'est faire en sorte que cette année soit utile et moi je je serais heureux de pouvoir à la fin de cette session extraordinaire venir vous voir et vous dire vous voyez monsieur Akili, on l'a fait, regardez tous ces textes qu'on a pu voter. Vous avez dit loi d'urgence agricole, loi de justice criminelle, la loi Ripost le et la fin de vie évidemment, la loi sur la protection de l'enfance avec ce qui s'est passé à Paris, vous l'avez évoqué, ce sera aussi euh euh voté avant l'été.
Non, c'est c'est euh ça sera étudié dans une première chambre. Mais oui, je suis d'accord. Mais enfin, ce sont des sujets qui euh qui devront être traités, qui devront être traité si possible.
On aura un petit peu de temps avant le démarrage du budget. Donc la la navette pourra se dérouler. Le budget n'écrase pas tout entre le mois d'octobre et le mois de décembre, mais il faut reconnaître que il prend beaucoup de place et il nous restera donc, nous sommes lucide, peu de place à partir du moment où le budget aura démarré.
D'où notre détermination à faire en sorte que beaucoup de textes atterrissent cet été. Mais Laurent Panifous, Gérard Lcheter, président du Sénat, ne veut pas siéger au-delà du 14 juillet. Qu'est-ce que vous dites ce matin au Écoutez, je je l'ai vu je l'ai vu la semaine dernière, j'ai vu la présidente de l'Assemblée hier.
Je je rencontre juste en sortant d'ici les présidents de groupe à l'Assemblée nationale pour leur délivrer le projet de d'agenda que je propose au Premier ministre qui sera mis à la signature du président de la République. C'est lui qui décide ou pas d'une session extraordinaire pour faire atterrir tous les textes qu'on a évoqué. Ils sont tous très importants.
Moi, j'ai besoin d'une session extraordinaire au mois de juillet. Euh et cette session extraordinaire devrait se dérouler la semaine du 6, la semaine du 13, mais aussi la semaine du 20 juillet. J'ai besoin de ce temps-là, de ces 3 semaines, 3 semaines et demi supplémentaires pour pouvoir faire atterrir tous ces textes.
J'entends les difficultés des uns et des autres, notamment des sénateurs, de pouvoir commencer leur campagne électorale le plus tôt possible. Nous aménagerons ce temps au Sénat pour faire en sorte qu'il n'y ait après le 14 juillet que des votes, que des conclusions de textes et pas de nouveaux textes qui soient mis au débat. Donc ça va faciliter le travail des sénateurs.
Mais oui, j'ai besoin de la semaine du 13 et de la semaine du fin juillet au Parlement assemblée Sénat pour faire atterrir tous ces textes. Donc jusqu'à la semaine du 20 juillet incluse donc monsieur l'archer pas au-delà du 14 juillet, ça ne sera pas possible. C'est ce que vous lui dites ces sénateurs, ils ne veulent pas siéger.
Vous ils vous leur dites quoi ? un petit effort. Oui.
Oui. Mais c'est un effort collectif. C'est un effort du gouvernement, du Sénat, de l'Assemblée nationale.
La réalité, c'est que les sénateurs partent en campagne. On peut le comprendre, il faut le respecter. Euh le président de l'archer, ce que ce que j'ai pu lui dire, c'est qu'il n'y aura pas de nouveaux textes effectivement après le 14 juillet.
Ils n'auront pas à se positionner et à débattre amander avec de longues heures et de longues nuits à passer au Sénat sur des textes nouveaux. a dit oui. Il vous a dit oui.
Euh après c'est une prérogative du gouvernement du président de la République l'ordre du jour et mais oui, j'entends la demande du président de l'archer, je la comprends. Le président de l'archer sait très bien la difficulté qui celle du gouvernement avec sa volonté euh peut-être que certains le regrettent mais nous avons la volonté clairement ce gouvernement de faire atterrir beaucoup de textes et que encore une fois ce cette année, l'année 2026 et même l'année 2027 soit utile au français. Utile aux français.
Le Gard lâché a accepté. Finalement, il revient avec ce sa décision de ne pas aller au-delà du 14 juillet. C'est Oui.
Bah c'est oui oui bien sûr, mais c'est si vous voulez c'est une manière en en ne mettant pas de nouveaux textes après le 14 juillet de répondre quasi favorablement à la demande du président arché. Mais oui, le Sénat devra se positionner la semaine du 20 sur des conclusions de texte définitives. Laurent Panifous, vous êtes un social déémocrate hein, vous êtes un ancien socialiste.
Oui, il y a 2027 qui arrivent. Euh vous êtes un homme donc de centre gauche. Quand vous voyez le face- à face Gabriel Atal, Édouard Philippe, que dites-vous ?
C'est une perte de temps, une perte d'énergie ? Je dis d'abord que le membre du gouvernement que je suis et vous avez eu tout à l'heure la gentillesse de dire que j'avais un des jobs les plus difficiles. C'est vrai.
Je pense que le le meilleur moyen pour moi de faire en sorte et de pouvoir parler à tout le monde, vous avez vu les difficultés qui sont les miennes, le meilleur moyen pour moi de faire mon mon travail, mon job, c'est de me tenir à distance de cette élection présidentielle le plus longtemps possible. Mais ça vous agafface. Après vous connaissez ma sensibilité politique.
Oui. Moi à titre personnel, j'espère que le moment venu, je pourrais m'expliquer m'expliquer pardon dire ma position qui ou quelle personne j'aurais euh vocation à soutenir. Mais c'est beaucoup trop tôt.
Moi, je suis vraiment concentré sur ma tâche au gouvernement. J'espère que la social-démocratie sera représentée dans cette élection présidentielle parce que ça n'est pas sûr, parce qu'il y a un risque. Écoutez, je vois bien ce qui se passe à gauche.
Vous évoquez Édouard Philippe Gabriel Atal, je vois ce qui se passe sur la gauche dite Nupes Front populaire. Euh je vois des candidats se déclarer, ne pas se déclarer. J'espère qu'il y aura un candidat ou une candidate de la social-démocratie.
Mais euh pour le ministre que je suis, je préférais vous reparler de ça à la fin d'année. Restez, vous restez en surplom tout tout de même sur le principe quand vous voyez aujourd'hui le Parti socialiste qui envisage une première primaire hein qui serait ouverte à place publique à Raphaël Gluxman pour décider qui au PS avec monsieur Gluxman qui serait candidat pour ensuite faire une deuxième primaire avec les autres candidats de gauche. Vous venez de la gauche sur le principe, c'est quelque chose qui vous paraît [grognement] intéressant ou c'est une chose intéressante peu efficace ou ça vous paraît mortifère ?
Écoutez, je vais vous dire très très sereinement, c'est pas très clair pour moi. Donc ça doit pas être très clair pour grand monde. Voilà. pas très clair pour grand monde et ça vous inquiète aussi pour la suite.
Oui, j'ai envie que j'ai envie que les Français et les Français à cette élection présidentielle puisse avoir une proposition social-démocrate comme elle existe ailleurs en Europe. Cette cette cette ligne politique n'est pas réellement exprimée. En tout cas, par exemple, elle est pas l'Assemblée nationale, je le regrette.
Mais encore une fois, je vais me concentrer sur la tâche du gouvernement. Elle est grande et peut-être qu'à la fin de l'année, je vous en dirai un petit peu plus sur d'un mot pour conclure Laurent Penous et je sais que vous avez ces urgences euh parlementaire tout de même la bataille de 2027 pour conclure hein euh c'est aussi une forme d'urgence à vos yeux. Il y a quand même quelque chose qui se passe de sous nos yeux.
Il faut peut-être accélérer, trouver la la la peut-être le bon candidat ou la bonne candidate pour 2027. Ah oui, je pouris pas vous faire je vais pas vous faire de langue de bois. Je je j'espère qu'en 2027, en tout cas, il faut tout faire pour que au sein de je sais que ça aga mais de ce qu'on appelle l'arc républicain, faire en sorte d'éviter d'une manière ou d'une autre que ce soit deux formes de populisme qui s'affrontent au second tour.
Ça c'est c'est clairement un objectif et c'est clairement une urgence. En revanche, au sein de cet arc républicain, j'aimerais qu'il y ait des différentes sensibilités qui soient représentées, qui soient en capacité d'arriver au second tour, non pas par opposition a mais parce qu'on a un vrai projet de société désirable à proposer aux Françaises et aux Français. C'est pas ce que j'entends jusqu'à maintenant, mais je fais confiance au responsable politique pour euh pour se mobiliser, faire en sorte qu'avant l'été ou après l'été, on a des projets de société désirable qui soient de gauche, du centre, de droite, mais que les gens votent pour adhérer à quelque chose et pas contre quelque chose.
Merci Laurent Panifous euh et Jean-François Achili, merci. On vous retrouve évidemment dans un instant. Jean-François, Laurent Panifous, ministre délégué en charge des relations avec le Parlement.
J'ai deux petites questions vraiment techniques mais là question rapide, réponse rapide. Euh moi qui suis novice en la matière, jusqu'à quand peut-on faire voter des lois jusqu'à la veille de la présidentielle ? Comment ça se passe techniquement ?
Alors techniquement, on devra s'arrêter autour du mois de février, mars. Donc le Oui, le temps est compté quand même. Février-mars.
Voilà. Et autre question très précise, que se passera-t-il si messieurs Atal et Philippe dans les sondages sont donnés à égalité, vous vous ferez un choix, vous leur demanderez de faire un choix ou bien ils resteront tous les deux au risque de faire gagner monsieur Mélenchon ? J'imagine que ce serait pas votre choix à vous.
Leur responsabilité à eux dans leur sensibilité politique sera de faire un choix. Ouais. Et enfin, dernière question.
Elle est liée à l'actualité. On a beaucoup parlé ce matin des débordements et de cette France qui craint à nouveau des nouveaux débordements. Je sais pas si vous êtes amateur de de de football.
À l'occasion de la Coupe du monde de football qui arrive, 82 % des auditeurs [raclement de gorge] sur Sud Radio ce matin nous disaient "On craint à nouveau les débordements et vous vous en craignez également." Oui, ben je crois que je crois que dans les textes que nous venons d'évoquer, il y a il y a il y a ce qui concerne la sécurité du quotidien et exactement ce qu'on a vu malheureusement qui ne sont pas des supporters, ce sont des délinquants qui veulent abîmer notre société, qui participent et on essaie de proposer des des outils à nos forces de sécurité pour être plus efficace. Mais en tout cas, on doit aux Français et aux Français à tous quelle qu'ils soit la sécurité.
Merci infiniment Laurent Panifous. Merci Jean-François. Évidemment, on vous retrouve dans un instant.
On marque une petite pause et tout de suite c'est le grand débat sur Sud Radio.
Laurent Panifous