Benjamin Haddad : "Sébastien Lecornu est courageux"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique [Musique] Jean-François Akili et votre invité politique ce matin Jean-François Aili, c'est Benjamin Hadad, ministre délégué en charge de l'Europe. Bonjour à vous Benjamin Hadad et soyez le bienvenu. Est-ce que ça n'est pas dur d'être macroniste ce matin quand on voit les victoires du Parti socialiste hier ? ce qu'on a vu euh hier au fond, même si on reste dans les institutions de la 5e République, c'est un discours qui est fondateur, je crois, d'une autre façon de faire de la politique dans la situation dans laquelle nous sommes, c'est-à-dire une assemblée nationale dans laquelle personne n'a de majorité absolue et qui est fragmentée, fracturée et au fond qui reflète aujourd'hui les divisions de la population française.
On doit faire comme tous nos voisins européens, c'est-à-dire faire des compromis, s'entendre, s'écouter et et faire des et faire des compromis politiques. Je vais vous dire, c'est courageux. C'est plus courageux que de s'arcbouter sur des logiques de parti.
C'est plus courageux que d'être en permanence dans la violence, dans le jeu à somme nul. C'est avancer l'un vers l'autre pour un seul objectif, l'intérêt général du pays et la stabilité. Notre pays a besoin d'un budget, il a besoin d'un d'avancer.
On doit mettre fin au chaos politique et au spectacle qu'on a vu ces dernières semaines qui a consterné énormément de français et j'en fais partie. Et je veux vous dire, vous l'avez euh rappelé, je suis ministre délégué aux affaires européennes. J'ai passé beaucoup de temps cette dernière année à aller euh chez nos voisins.
Aucun d'entre eux n'a une majorité absolue et ils arrivent à faire des compromis, ils arrivent à s'entendre, ils arrivent à trouver des des coalitions pour avancer. Et bien, c'est le moment à nous de prendre nos responsabilités collectives. Vous dites compromis.
Suspension de la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle jusqu'à 2028. Contribution exceptionnelle des Français les plus riche dans le prochain budget. Abondance du recours au 493.
Ce n'est plus compromis, c'est un une défaite en race campagne. Le Parti socialiste a fait carton plein. La la la la la réforme des retraites, c'est la réforme phare que Emmanuel Macron a défendu béc et ongle auprès des Français.
Mais moi je vais vous le dire, mais ça ne vous choque pas vous ? Non, mais si vous si vous me demandez mon avis personnel, moi j'étais moi j'étais porte-parole du groupe Renaissance pendant la réforme des retraites. Je l'ai défendu et je continue à penser que c'était nécessaire.
Pourquoi ? parce qu'on a un système de retraite par répartition qu'il faut préserver comme l'a dit le premier ministre Sébastien Lecnu hier à la tribune de l'Assemblée nationale et que face à une démographie changeante, population vieillissante, on doit travailler plus longtemps parce qu'on a de moins en moins de gens qui cotisent pour les retraiter. Le message qui envoyé inverse.
Mais mais la réalité politique, c'est que cet avis est minoritaire aujourd'hui aussi bien dans l'opinion publique que à l'Assemblée nationale. Et c'est vrai que cette réforme avait laissé toujours une cicatrice dans une partie du pays. Peut-être par la façon dont elle avait été adopté par le 493, peut-être parce que nous n'avions pas su travailler avec les partenaires sociaux. qu'a dit le Premier ministre en écoutant et notamment le Parti socialiste, la CFDT, certains acteurs avec lesquels on veut pouvoir avancer et faire des compromis, c'est de dire on va proposer à l'Assemblée nationale qui en débattra et qui votera la suspension jusqu'à l'élection présidentielle et puis nous allons après rassembler les partenaires sociaux pour pouvoir travailler à une autre réforme.
Encore une fois, moi je vais vous dire, je je sais d'où je viens et je vous dis une fois de plus pourquoi j'avais sous pourquoi je pense que on doit travailler plus longtemps pour pouvoir financer d'ailleurs notre système de protection sociale et notre système de retraite. Mais mais une fois mais une fois de plus mais une fois de plus mais regardez regardez ce qui se passe depuis quelques semaines. Le coût de l'instabilité pour le pays, le coût du chaos, il est supérieur au coût de la suspension qui coûte à peu près 3 milliards d'euros dans les deux prochaines années.
Oui, c'est ça. et super et et et à l'inverse et à l'inverse si nous regardons et à l'inverse si nous regardons ce qui s'est passé cette nuit n'a pas encore été vraiment souligné, la France a perdu sep points de base dans ces taux d'intérêt. C'est-à-dire que les marchés, c'est-à-dire que les créanciers considèrent que la stabilité qui a été apportée par le débat d'hier donne plus de visibilité pour l'économie française.
C'est ça qui est absolum fondamental. Du coup aussi Benjamin date de l'opération, c'est que les promesses politiques, les réformes que qu'engagent les personnalités politique ne tiennent plus. Les Français ne font plus croire plus jamais les politiques.
Mais moi, je crois au contraire que les Français attendent de nous qu'on soit capable de se mettre autour de la table et trouver des compromis pour avancer. Mais on doit continuer à réformer. On doit continuer si aujourd'hui la France est en croissance économique alors que beaucoup de nos voisins de premier plan sont en récession ou en croissance neutre, c'est parce que nous avons su réformer aussi notre pays ces dernières annéesci.
Aujourd'hui, nous avons toujours malgré une conjoncture économique globale qui est extrêmement difficile, on le sait, si on a toujours l'un des chômages les plus faibles depuis 40 ans, c'est parce que nous avons réformé notre pays. Nous pouvons continuer à le faire. Je suis convaincu que dans cette Assemblée nationale, dans cette configuration inédite pour notre vie politique, on peut trouver des majorités pour pouvoir continuer à réformer sur le travail sur l'éducation sur le région.
Il y a la présidentielle qui arrive demandeç Jean-Fançois Akili de travailler différemment, d'être un peu plus créatif et de faire confiance. Madame, je vais vous dire là-dessus, vous avez raison sur ce principe. Il faut qu'il y ait des compromis, il faut que les gens se parlent, mais vous ne réformerez rien.
La présidentielle arrive, c'est un jeu d'écurie aujourd'hui politique. Le le Parti socialiste joue sa survie face à la France insoumise. Laurent Voquier joue sa survie face à Bruno Rotaillot.
Chacun joue sa proportition. Et vous êtes l'otage des jeux des partis lucium dans la 4e République. Vous le savez.
Mais sauf que tout ce que vous venez de citer, les Français ça ne les intéresse pas. Oui, mais c'est c'est de la politique politicienne de parti. Les Français n'attend Non, mais ceux qui Non mais attendez, laissez-moi répondre parce que c'est important ce que vous avez dit.
La vérité c'est que ceux qui se prêteront à ce type de manœuvre et de jeux seront sanctionnés. Les français, ils attendent qu'on se mette au travail et qu'on et qu'on arrête précisément les jeux de posture, qu'on arrête les faux semblants, qu'on arrête de se taper dessus les uns sur les autres sur les plateaux télés. Vous avez vu, moi je suis en train de taper sur personne.
Je ce que je pense c'est qu'on doit essayer de trouver des solutions concrètes. Mais mais bien sûr parce qu'en réalité je pense que ça n'intéresse plus personne. Attendez, vous voyez bien que tout le monde a zappé ce spectacle politique de ces dernières semaines.
Oh, il faut être lucide. Il faut être lucide. Donc le donc l'objectif maintenant fondamental ça doit être de trouver des solutions et de le faire de façon différente.
Et là je trouve je veux le dire parce que vous avez mentionné aussi le 493 comme étant une forme de défaite. Mais non moi je trouve au contraire que c'est une avancée démocratique majeure. C'est un choix courageux du premier ministre qu' l'a dit hier qui a fait un discours plus court que ses prédécesseurs sur les axes fondamentaux et qui a dit sur le reste le gouvernement proposera, c'est aux parlementaires maintenant de prendre leur responsabilité d'amender de faire la loi et de voter et les débats iront jus bout.
C'est d'ailleurs pour ça ça n'a pas de sens de censurer a priori si on peut laisser le débat aller jusqu'au bout laissons le débat démarrer. Vous avez vu ce qu'a souligné Manuel Bompard le coordinateur de la France insoumise. Si d'aventure les débats n'arrivent pas à leur terme ce sera par ordonnance sur le budget il y aura les ordonnances.
Ça veut dire qu'en fait on reviendra à la base. Il dit autre chose aussi que ça se jouera finalement pardon c'est technique mais à la commission mixe par éd députés et sénateurs qui ils sont 14 sont à majorité macronistes et de droite. Ça veut dire qu'en fait vous aurez la main pour imposer votre budget.
C'est ce que dit la France insommise. Alors sur ces deux arguments, je vais vous répondre très simplement. Le premier Le premier pardon c'est tout de même extraordinaire de voir mais je vais répondre aux deux. le le premier extraordinaire de voir des gens qui nous ont demandé d'arrêter d'utiliser le 493 les années alors que c'est un outil de la constitution qui aujourd'hui nous explique avec des relans un peu complotistes que finalement ça vait être utilisé par ordonnance.
Le premier ministre l'a dit hier, il y a pas de sujet d'ordonnance. On dit laissons le débat se faire sur le deuxième point sur la commission d'exparitaire. Je vous rappelle tout de même qu'après l'Assemblée nationale et le Sénat doivent chacune s'exprimer sur le résultat de la commission mix paritaire et si la commission mix paritaire échoue, si le vote échoue, ça retourne à l'Assemblée nationale.
Ça retourne la case départ. Bajamad, question concrète, vous êtes élu député du allez du 16e arrondissement de Paris. Vous allez dire à vos électeurs, ils sont nombreux dans l'arrondissement, il y aura une taxation sur les revenus.
On va taxer le capital une fois de plus, encore plus. Vous allez leur dire ça. Qu'est-ce qu'ils vont vous répondre ?
Déjà, le premier ministre Sébastien Lecnu a été très clair hier, il y aura pas de taxation du patrimoine professionnel. Parce qu'on a vu on a vu, attendez, on a vu ce on a oui, d'a pas de taxman et fort heureusement parce que on a vu quand même ce débat ces dernières semaines. D'ailleurs, il y a une réponse très intéressante qui a été apportée par le nouveau prix Nobel d'économie Philippe Guillon qui est un spécialiste de l'innovation qui nous explique justement qu'on a besoin pour générer de la croissance d'innovation.
Donc on ne va pas aller entraver le travail de nos start-ups, de ceux qui précisément prennent des risques qui créent euh en allant reprendre leur outil professionnel. Donc ça c'est quand même fondamental. Sur le reste, moi et je j'ai une philosophie politique qui est que quand on regarde aujourd'hui en France, on a quel est le problème ?
On est généralement plus taxé que nos voisins européens. On est le pays ou l'un des deux pays les plus taxés de l'OCDE. En revanche, on a plus de dépenses publiques.
Donc on doit réduire la dépense publique, c'est ce que fait ce budget. il préserve ou il augmente dans quelques domaines clés. Je pense notamment à la défense.
À un moment où la guerre est de retour sur notre continent, notre pays continue d'augmenter ses moyens de défense. Mais en revanche, nous réduisons la dépense publique. Ça doit être ça la priorité.
Après effectivement une fois de plus revenu, c'est c'est ce que la gauche le veut, l'exige. Mais je mais je vous le dis, moi j'ai ma philosophie politique qui est que je pense que fondamentalement on doit générer des recettes par la croissance, par l'activité et que et que nous devons réduire les dépenses. Ça doit être ça notre priorité.
Après, il y aura une fois de plus un débat parlementaire. Avant même, vous allez taxer les haut revenus avant. Mais mais il y a mais il y a un budget qui va être proposé et ce budget, il y avait une taxation exceptionnelle qui est prolongé mais qui était déjà d'ailleurs dans le budget précédent.
Et après une fois de plus les parlementaires s'exprimeront, débattront et pourront voter. Bruno Ret mais je mais je voudrais vous rappeler que c'est ma famille politique le président de la République qui a réduit les impôts ces h dernières années et qui a redonné une trajectoire fiscale lisible et stable pour attirer des investissements et soutenir la création de l'entreprise ces dernières années. Il faut le dire, c'est qui l'avons fait.
Bruno Retaillot, qui était membre du gouvernement jusqu'à récemment, une poignée de jour, euh a dit "Le gouvernement est l'otage des socialistes. La gauche n'est pas au gouvernement, mais elle le dirige. Oui ou non ?" de ce matin euh est-ce que vous nous dites-nous si oui ou non vous êtes l'otage de du Parti socialiste ?
Mais non, il en plus je pardon dans le contexte de ces derniers jours, si vous me permettez de ne pas utiliser ce mot, euh mais au-delà de ça, déjà moi j'ai du respect et de l'estime pour Bruno Rotaillot, j'ai été au gouvernement avec lui pendant un an. Je pense que ça a été un excellent ministre de de l'intérieur. Et moi je crois une fois de plus que les Français n'attendent pas de nous là de de s'écharper sur des sujets de politique politicienne.
Euh le Parti socialiste, moi je ne suis pas au Parti socialiste et monsieur Fort a dit lui-même qu'il était je viens de l'UMP, je je suis de droite mais euh monsieur Fort lui-même qu'il était un opposant au gouvernement. Maintenant il représente des Français. Il est à l'Assemblée nationale, une force politique de premier plan.
Il est naturel que nous parlions en forces politiques qui veulent faire avancer le pays et qui veulent faire trouver des compromis. Et ça c'est normal et c'est ce que les Français attendent, y compris je pense les Français qui ne sont pas des électeurs du parti socialiste ou qui ne sont pas nos électeurs mais qui veulent juste une fois de plus qu'on arrête le bordel et qu'on soit capable de s'entendre et de travailler ensemble. Ben de vous avez entendu Sébastien vous savez pardon, excusez-moi, je voudrais rajouter parce que je vous parlais des exemples européens tout à l'heure, mais regardez juste en Allemagne et ça marche pas toujours.
Le gouvernement précédent en Allemagne est tombé parce qu'il y avait trois partis dans la coalition que c'était parfois trop complexe mais en Allemagne vous avez Frédéric Merz qui est un homme de droite qui est un conservateur de la CDU qui a la CSU qui est encore plus à droite dans sa coalition et qui est dans la coalition avec les socio-démocrates de gauche des socialistes qui font avancer leur pays. pas le débat l'Allemagne qui va passer à 67 ans pour les retraites mais on va pas relancer le débat il n'y a plus le temps. Une question Sébastien Lecornu qui a recadré Mathilde Pan chef de fil des LFI à l'Assemblée nationale parce qu'il lui a dit non nous n'avons pas fourni de de matériel militaire à TSAL d'ailleurs.
Il n'a pas contredit le mot génocide qu'utilise madame Panot. Vous le a du mal à se réjouir de la libération des otages. Benjamin !
Ouais, déjà je trouve que le premier ministre a été très clair et très ferme face à à Mathilde Panot dans sa question qui mélangeait tout et qui accusait la France d'avoir d'avoir participé aux opérations à Gaza. Alors qu'au contraire, comme l'a dit le Premier ministre, la France ne livrait pas d'armes. Mais au-delà de ça, vous avez tout à fait raison sur votre question.
On a eu un grand moment d'émotion cette semaine. Cette guerre qui s'achève, les otages qui ont vécu un calvaire, leurs familles qui ont vécu un calvaire, qui ont retrouvé leur famille, c'est c'est un soulagement pour tout le monde, pour le peuple israélien, pour leur famille, pour pour nous tous qui voulions les voir rentrer. Je rappelle quand même que le 7 octobre, la France a perdu 50 desciens.
Euh c'est le pire attentat terroriste aussi contre les Français depuis l'attentat de Misse. Et au fond, on a le sentiment que les seuls qui ne parviennent pas à se réjouir, les seuls qui ne soutenaient pas ce cet accord et cette libération des otages, c'est la France insoumise qui a instrumentalisé sans vergogne cette tragédie à des fins euh politiciennes. Bien moi, je me réjouis, ça a été un grand moment d'émotion et de joie pour moi cette semaine.
On espère que c'est l'espoir d'un avenir meilleur de paix et de réconciliation pour toute la région pour les Israéliens et les Palestiniens et la fin aussi pour la France insoumise d'une tentative de d'instrumentaliser pour diviser le pays et dresser les Français les uns contre les autres. On a besoin d'unité, d'apaisement sur ce sujet aussi et non pas d'instrumentalisation politique. Et ultime question très courte, réponse très courte, il n'y a plus le temps.
Donald Trump qui a il faut le dire humilié Emmanuel Macron à Non mais non mais attendez faut arrêter. Il y a une autoflagélation permanente sur ce sujet. Une question, c'est pas une flagélation.
Non mais mais c'est Non mais si je le vois parce que je on sort des vidéos du contexte alors que la vérité c'est que il y a un échange plutôt amical entre les deux. On on le connaît. Ils travaillent ensemble sur l'Ukraine, ils ont travaillé ensemble sur le Moyen-Orient.
À un moment la voix de la France porte. Le président de la République travaille avec ses partenaires sur tous ces sujets. Moi, j'aimerais bien que de temps en temps, vous savez, on peut avoir des divisions politiques en France.
On pourrait être fier aussi de la voix qui est portée par la France. sur la scène internationale de la relation que nous avons avec nos partenaires et euh nos alliés et ne pas toujours essayer d'aller chercher des prétextes pour aller euh s'autoflageler. C'est vraiment un mal français que je ne partage pas.
Merci Benjamin Adad. Merci Jean-François Kili Benjamin Adad qui a dit "Bah oui, on est parmi les pays les plus taxés au monde. On va pas y renoncer hein.
Dans le budget, il y a plus de 14 milliards d'euros d'impôts. Effectivement en plus, ça a été confirmé en fait ce matin. C'est beaucoup d'augmentation et peu et peu de baisse parce qu'à un moment donné, il faut trouver de l'argent.
On n'arrive pas à réduire nos dépenses. C'est ce que l'on va aborder avec Éric Revel et puis Ellisabeth Lévi. Puis on va revenir sur cette suspension de la réforme des retraites.
On avait dit que il fallait se battre, c'était impératif. Bah on la suspend évidemment pour sauver la peau du soldat le cornu qui est à la tête et puis essayer de gagner. Est-ce que vous, j'aimerais bien vous entendre aussi au 0826 300, est-ce que le Rassemblement national, la France insoumise, je crois qu'il y a aussi les écologistes et puis le parti communiste qui ont déposé leur motion de censure.
Est-ce qu'ils ont raison de la maintenir ? Pourquoi faire finalement ? Nous en parlons. 0826 300, vous avez la parole.
M.
Benjamin Haddad