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Interviewyoutube.com· 19 octobre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

"Pauvre type" Mélenchon injouable sur la révolte citoyenne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Des souffrances populaires sont évoquées. Jean-Luc Mélenchon est-il accusé d'attiser les tensions chez la jeunesse qui vote pour lui ?

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Le président part pour quatre jours dans le Golfe. Comment gérez-vous la situation des carburants et des violences pendant son absence ?

  • 1:23OuverteRéponse partielle

    Condamnez-vous les violences à Marseille où des manifestants ont enfoncé une porte avec un bélier ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Proposez-vous des mesures concrètes pour répondre à la vie chère et aux jeunes ?

  • 2:46RelanceRéponse partielle

    Jean-Luc Mélenchon souffle le chaud et le froid : il appelle à la colère et demande le calme. Où placez-vous la limite ?

  • 3:27OuverteRéponse partielle

    Faut-il se taire et accepter la situation actuelle jusqu'à l'élection présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Bah, c'est absolument incroyable. De quel droit il se ? Pourquoi ? »
  • 0:00Fait
    « Il y avait pour appeler à la manifestation du 17 octobre les gilets jaunes, tous les syndicats d'étudiants, tous les syndicats de lycéens et deux confédérations syndicales dont la CGT »
  • 0:43Fait
    « Il va expliquer aux Saoudiens pourquoi nous allons nous installer le long de leur pipeline pour les défendre avec eux, à ses amis euh des Émirats arabes unis »
  • 2:03Promesse
    « répondez à la vie chère, blocage des prix. Deuxièmement, répondez aux jeunes gens, mettez-leur 10 milliards et supprimez Parcoursup »
  • 2:03Promesse
    « répondez à la détresse des malheureux dont les boutiques ont été pillées, à qui il faut, d'entrée de jeu, verser les sommes qui leur sont nécessaires »
  • 3:00Fait
    « C'est un pauvre type qui est à la tête d'un gouvernement où il contrôle plus rien, même pas ses propres ministres »
  • 3:27Fait
    « la démocratie, le concept même de la démocratie, c'est l'organisation de la contradiction »
  • 4:47Fait
    « il y a un rapport à l'autorité qui a toujours été paradoxal. C'est-à-dire qu'à la fois on envoie et de notre côté on la supporte pas »
  • 5:28Fait
    « la vie est devenue insupportable pour le commun des mortels et d'abord j'ai pas besoin d'aller bien loin, dans ma propre famille, je vois la tension, la misère se répandre autour de nous »
  • 6:01Fait
    « Morvandiau vache, Morvandiau la sûreté et cetera, ça fait 100 ans que ça dure »
  • 7:18Fait
    « des mortiers d'artifice ont été utilisés par certains manifestants »
  • 7:51Fait
    « tout est condamnable. Et ben alors, donc moi j'en suis au même point que vous. Celui qui viserait à comment dire l'intégrité physique de tel ou tel policier »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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des souffrances populaires. Et c'est elles qui sont le sujet de la situation. vous reproche Jean-Luc Mélenchon d'attiser les tensions ou en tous les cas de ne pas avoir su calmer une partie de cette jeunesse qui vote pour vous. Vous leur répondez ? Bah, c'est absolument incroyable. De quel droit il se ? Pourquoi ? Enfin, il y avait pour appeler à la manifestation du 17 octobre les gilets jaunes, tous les syndicats d'étudiants, tous les syndicats de lycéens et deux confédérations syndicales dont la CGT qui est pas une organisation irresponsable. Alors ils s'en prennent à moi, ? Parce que ils préparent en réalité l'élection présidentielle. Il y a que ça qui les intéresse. C'est pas la situation quotidienne des gens. Il prend la parole ce soir, ? Parce qu'il s'en va

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pour quatre jours aller nous impliquer dans une guerre euh qui nous intéresse pas dans le Golfe. Et il nous laisse pendant ces quatre jours dans les mains de Nunez le cornu et de gens qui sont des spécialistes de la pagaille organisée. Et va-t-il ce soir régler au moins ? C'est aussi une réponse sur les carburants, on l'a vu cher, c'est aussi une réponse de se déplacer à l'étranger. Bah, ah ? Vous pensez qu'il va chercher de ? Vous plaisantez. C'est pas ça qu'il va faire. Il va expliquer aux Saoudiens pourquoi nous allons nous installer le long de leur pipeline pour les défendre avec eux, à ses amis euh des Émirats arabes unis, je ne sais quoi. Non, tout ça n'est pas de la maîtrise de la situation. Pour la mairie euh de Marseille euh où on qu'on a laissé à

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l'abandon. Je veux dire le maire s'est retrouvé tout seul euh euh avec des gens qui essayaient qui ont enfoncé la porte avec un bélier. Enfin bref. Vous le condamnez très clairement. Mais ça c'est c'est toujours le grand mot. Condamner. Allez, d'accord, je vais condamner. Ça change quoi, ? Dites-moi. Qu'est-ce que ça ? Et est-ce que monsieur le président de la République, est-ce que monsieur le le ministre de la police va dire que lui il condamne ceux qui ont tiré à bout portant sur un jeune homme en lui détruisant la figure et l'œil crevé et l'autre œil crevé et la ? À moi oui, on demande sans cesse. a des à l'IGPN. Oui, d'accord, c'est ça, les enquêtes. C'est bien les enquêtes de l'IGPN, mais nous aussi, on a une enquête de nous-mêmes sur nous-mêmes. On connaît le

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résultat d'avant. Non, soyons sérieux. La vie du pays est engagée dans un moment délicat et compliqué. Je le redis, si le numéro de ce soir du président de la République, avant son départ, c'est une nouvelle phase de pourrissement, nous allons aller devant des événements qui finiront par devenir incontrôlables. Or, nous avons besoin de contrôle collectif. Je le redis, répondez à la vie chère, blocage des prix. Deuxièmement, répondez aux jeunes gens, mettez-leur 10 milliards et supprimez Parcoursup. Et répondez à la détresse des malheureux dont les boutiques ont été pillées, à qui il faut, d'entrée de jeu, verser les sommes qui leur sont nécessaires. euh que c'était votre responsabilité politique. Je je rappelle ses mots, on ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des

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excuses à ceux qui les commettent, c'est votre responsabilité euh politique. Il dit assez clairement, Jean-Luc Mélenchon, en fait, souffle le chaud et le froid, il appelle à la colère et en même temps, il dit il faut se calmer du côté des casseurs. Vous, vous mettez où la jauge de manière très ? Mais tout ça, c'est une euh c'est de la politiquaille. C'est un pauvre type qui est à la tête d'un gouvernement où il contrôle plus rien, même pas ses propres ministres, euh où plus personne ne défend rien du tout, ils attendent que ça se passe jusqu'au mois d'avril prochain, il y aura l'élection présidentielle, puisque, hélas, on ne pourra pas l'avoir avant. Donc, au moins, réglons, dans l'immédiat, le problème qu'on a et faisons cesser la situation de tension. J'appelle, bien sûr, à combattre ce

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régime, bien sûr. Alors, qu'est-ce qu'il faudrait faire, ? Se taire et dire oui, merci, tous les 5 ? Non, la démocratie, le concept même de la démocratie, c'est l'organisation de la contradiction. Des sociétés humaines unanimes, ça n'existe pas, sauf dans les dictatures. Par conséquent, nous sommes tous nous devons occuper le rôle qui est le nôtre. Mais quand vous avez en face de vous un interlocuteur, quoi que vous lui disiez, quoi que vous fassiez, quelle que soit votre organisation, ils vous répond de la même manière, je m'en fous. C'est ce que fait monsieur Macron. Est-ce que vous avez ce soir à une forme Vous voulez à tout prix que je lance des appels, vous ne me voyez que dans ce pays. de démission, est-ce que vous appelez une démission du ? Pourquoi je ferais ? Pour leur faciliter

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la ? Mais monsieur Macron s'en va demain. Demain matin, ce soir, il va parler pour nous occuper. Il s'en va demain, donc tout ça n'a pas de sens, il ne va rien se passer. Cet homme joue une nouvelle fois le pourrissement. Où est le crime dans une ? faire des slogans comme ACAB, All Cops Are Bastards, tous les flics, il faut le dire parce que c'est comme ça que ça se traduit, sont des bâtards. Est-ce que ça a sa place dans des manifestations pour ? Bah oui, tous les slogans ont leur place. Vous savez, je peux vous chanter Morvandiau vache, Morvandiau la sûreté et cetera, ça fait 100 ans que ça dure. Vous vous vous savez qu'on est en France ici, vous vous savez comme moi, vous les connaissez. Ils sont comme ça. Et puis euh il y a un rapport à l'autorité qui a

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toujours été paradoxal. C'est-à-dire qu'à la fois on envoie et de notre côté on la supporte pas. La France est comme ça. Mais c'est ça, c'est bon, ils sont à la fois capables d'être moqueurs, d'être des fois insultants et en même temps de savoir se regrouper. Et vous le reprenez pas à votre compte, Jean-Luc ? Si, pardon, mais si on ne comprend pas le pays dans lequel on vit, c'est pas la peine de demander à le gouverner, hein, il faut aller gouverner là où ça correspond euh à à vos manières d'être. Il faut comprendre le tempérament français. Et puis là, les gens sont d'une patience inouïe. Vous vous rendez compte de ce qu'ils ont dû ? Moi, ma situation matérielle est extrêmement favorable. Euh je pourrais être chez moi les pieds dans mes pantoufles. Mais si je décide comme d'autres de me

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mettre en mouvement, c'est parce que je sais que la vie est devenue insupportable pour le commun des mortels et d'abord j'ai pas besoin d'aller bien loin, dans ma propre famille, je vois la tension, la misère se répandre autour de nous, alors qu'il y a une richesse incroyable qui est accumulée dans ce pays. Et vous le reprenez pas à votre compte, j'aimerais vous reposer cette question, Jean-Luc Mélenchon, ACAB, est-ce que vous le reprenez à votre ? Ça dépend des jours et des heures. C'est ? Oui, bien sûr. Je suis comme tout le monde et vous racontez pas d'histoires, vous en êtes au même point. Le jour où vous vous vous Moi, qu'est-ce que je viens faire là-dedans ? [rires] Parce que vous êtes comme tous les Français et les Françaises. C'est-à-dire qu'il y a des moments où, comme on dit

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vulgairement, c'est trop, quoi, ? Alors là, à ce moment-là, par exemple, si vous plantez un clou et que vous ratez euh le clou euh avec votre marteau et que c'est sur votre doigt. m'énerver sur moi-même, je pense. Certainement. Et certainement que vous diriez des choses que vous regretterez de sang-froid. Non, prenez la vie dans sa simplicité et dans voilà, comme elle est. N'allons pas faire de je ne sais quel slogan, l'affaire du siècle. Mais alors, qu'est-ce que vous ? Pas de manif. Des gens bien sages, bien marrants, bien propres, bien marrants et surtout qui disent pas un mot désagréable. Non, mais personne pris pour cible, ni les manifestants, ni les policiers. Ça, c'est une possibilité. De faire ? Bah que ni les policiers n'est pas la même. Ni les manifestants ne soient pour ?

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la situation n'a rien à voir. Dans le cas des policiers, ça s'appelle les risques du métier. Tandis que quand on parle des manifestants, on parle des droits des citoyens. Voyez, ça n'a rien à voir. Rien à voir. Ils ne prennent pas le risque de ? Mais j'espère bien que non. C'est pas un risque de manifester, c'est un droit. C'est un risque si quelqu'un vient l'en empêcher. Vous pouvez avoir des bandes qui arrivent et empêchent la manifestation. Mettez les choses à leur place. Sinon, c'est la confusion. On n'est pas une grande bande de potes. On est une société organisée avec des gens qui ont un point de vue, des gens qui sont de l'autre. Il y a des gens qui manifestaient hier et puis d'autres qui disaient pas du tout ça vaut pas la peine de manifester, vous faites des

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histoires. Ça s'appelle la démocratie, on n'est pas d'accord, mais on tâche de cheminer, de se et par le rapport de force, par la démonstration de se convaincre. Mais c'est ça la vie. Qu'est-ce que vous voulez ? Mais par exemple, des mortiers d'artifice ont été utilisés par certains manifestants. Dites, ça fait tout l'objet de notre entretien, va porter. Mais qu'est-ce que j'ai pas pris de mortier ? je vous pose la question. pas ce que c'est. Non, mais je vous pose la question, quand vous le voyez, on l'a vu sur les images. Je les pose à tous les les politiques Jean-Luc Mélenchon. Très honnêtement, c'est-à-dire que si j'avais eu Marine Le Pen en face de moi, je lui aurais posé la même question. Mais des mortiers d'artifice qu'on a vu dans les rues, certains vous disent "Bon bah

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c'est disproportionné." Est-ce que vous êtes d'accord avec cela ou ? Attendez, mais vous n'auriez évoqué que ça. Est-ce que qu'est-ce que vous pensez d'un tir à bout portant dans la figure et les dents dans je d'un ? Ou crever un œil ? Ah mais tout est condamnable. Et ben alors, donc moi j'en suis au même point que vous. Celui qui viserait à comment dire l'intégrité physique de tel ou tel policier, je dirais "Mais bon, qu'est-ce que ça veut ? Comment tu ?" Parce qu'après c'est moi qui dois passer une heure devant un journaliste pour expliquer pourquoi si ça oui, ça non, ça oui, ça non. Et puis ça n'en finit pas. Et moi je dois répondre d'une stratégie que j'ai jamais approuvée. Alors après, écoutez, je suis aussi obligé de me sentir solidaire de ces Parce que c'est

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quand même ça la situation, de ces milliers de jeunes gens et de gens qui étaient moins jeunes qui étaient dans la manif, qui venaient là tranquillement, débonnairement, et puis qui se retrouvaient gazés, attaqués de tous les côtés, matraqués. Qu'est-ce que c'est que cette ? Mais vous entendez ces manifestants qui disent "On nous a volé notre manifestation." Ah ben bien sûr. Mais qui leur a volé la ? ceux qui ont gazé tout le monde au point de transformer tout ça en une cohue, et puis ceux qui ont profité du désordre pour passer à d'autres actions avec lesquelles moi je suis pas d'accord et que je perds mon temps à me justifier ici de choses que je n'ai jamais voulu. Puisque j'ai dit toujours [raclement de gorge] le D'ailleurs il y en a qui m'en veulent, hein. Qui disent

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"Ouais Mélenchon c'est un modéré." Euh il veut pas Non, j'ai dit ce que j'avais à dire. Je soutiens le mouvement de la jeunesse et des étudiants. Et je soutiens leurs revendications. Après, me demandez pas de soutenir, je sais pas quoi, les mortiers, les machins, tout ça, c'est pas mon affaire. Mais j'arrive pas à savoir depuis tout à l'heure si j'ai un Jean-Luc Mélenchon plein d'espoir ou plein d'inquiétude. Les deux. Quand j'apprends que le président, après avoir confirmé les deux gugusses qui ont planté ce pays comme on vient de le voir, monsieur Le Cornu et monsieur Nunez, le couple du siècle, nous ont mis dans cette situation. Lui, il s'en va quatre jours, ça veut dire il va nous faire la leçon de morale demain en disant la violence c'est insupportable, au revoir et merci, je

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reviens dans quatre jours. Non, président, mettez un terme à cette histoire, réglez les revendications et acceptez une fois de remballer avant qu'il soit trop tard.