Interdiction de LFI: "Bruno Retailleau est ridicule", répond Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:08OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez au président DLR ?
- 5:20OuverteRéponse directe
La réélection pour la 6e fois de Gérard Larcher à la présidence du Sénat, qu'est-ce que ça vous inspire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Invité politiqueFait
« Bruno Retailleau dit qu'il faut mettre dans le débat public la question de l'interdiction de la France insoumise, notamment à cause de ce qui se passe autour des lycées. »
- 4:02PrésentateurChiffre
« déjà un éborgné, c'est quand même une police qui a été capable d'éborner 200 froid, 32 personnes, dans le mouvement Gilets jaunes. »
Temps de parole
- Présentateur83 %
- ?7 %
- Jean-Luc Mélenchon6 %
- Invité2 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bah oui,
là en prenant la question sur l'angle politique, il nous a fallu à peine dix ans pour entrer au Sénat, c'est la porte la plus dure à passer, c'est le site. Parce que vous connaissez le mécanisme d'élection des sénateurs, c'est des grands électeurs qui eux-mêmes sont un tri des électeurs, des élus locaux. Donc sans doute ça aurait été plus vite si nos partenaires en avaient été vraiment, des partenaires, et non des concurrents tout le temps. Mais bon, on y est arrivé tout seul, il y
a
aussi une certaine satisfaction à penser qu'on en a été capable. Lui, il est à part, c'est un homme qui a commencé très jeune à être élu local, avant de trois ans. Puis je l'ai connu maire de Véry-Châtillon, conseiller général, etc. Donc c'est un redoutable meneur de campagne électorale. Vous êtes
justement qui ne disent pas siéger avec les écologistes, qu'ils
soient chez les non-inscrits. Je ne m'en mêle pas, ce sont leurs histoires. Alors je ne crois pas que ça grandisse les écologistes
de
se montrer sectaire à ce point. Surtout à l'égard d'abord de Gabriel, qui est dans nos rangs, le spécialiste de la question de l'eau, et qui est en charge des éco-régions. Donc je trouve qu'ils auraient pu choisir quelqu'un d'autre, à la limite.
Et vous pensez que ça trahit aussi quelque chose de l'ambiance à gauche pour la présidentielle ?
Oui,
enfin bon,
franchement,
ce n
'est
pas... Vous
savez qu'il
y a une union, en tout cas,
pour l'individu de l'économie
locale, mais que... C'est ça, on trie les bons et les mauvais insoumis, quoi.
Oui, mais on est un peu habitués à ce genre de comportement sectaire, hautain. Bon, il faut vivre avec. On fait notre chemin sur
un
sentier qui est difficile. Bon, ben voilà, c'est tout. On compte ses amis, et puis, de temps à autre, on essaye de tourner la page. Parce que
les
écolos, en plus, on ne peut pas dire que
c
'est la reconnaissance qui les étouffe. Parce que sans nous, ni en 2022, ni en 2024, il y en avait un seul à l'Assemblée nationale.
Que
voulez-vous qu
'on
fasse ?
Bruno Retailleau dit qu'il faut mettre dans le débat public la question de l'interdiction de la France insoumise, notamment à cause de ce qui se passe autour des lycées. Qu'est-ce que vous répondez au
président DLR
?
Rien, il est ridicule. Et ce n
'est
pas parce qu'il parle de moi qu'il va faire parler de lui. Mais bon, il voulait interdire, et pourquoi ? Parce que nos idées ne lui plaisent pas.
Parce que la
situation est incontente devant les lycées, il y
a
des violences et des blessés.
Ah oui, oui, bien sûr. Je comprends. Ben, M. Retailleau a qu'à y aller devant les lycées, donc il n
'y
aura pas de blessés. Non, c'est absurde, c'est une manière de se mettre en scène, quoi. Alors, il se lâche, vous, nous sommes l'ordre, voilà. On connaît tout ça. Mais quand même, j'aurais aussi vu ça dans ma vie, le premier mouvement de masse convoqué par télépathie. Puisqu'il n'y a ni un tract, ni un discours, ni un appel, où que ce soit, du moindre insoumis,
à
se mettre en mouvement dans un lycée. Donc, comme ils nous en accusent tous, on se dit, ça a dû se passer par télépathie. Non, je pense que c'est une manière pour eux de ne pas traiter le problème.
Ils
font comme s'il n'y
avait
pas de problème. Le problème, ce serait Mélenchon et LFI. Mais ça, ça ne marche pas, ça ne colle pas à la réalité de ce que vivent les jeunes gens.
Et
donc, ils ne peuvent pas éteindre... C'est ça qu'ils espèrent, que les gens se disent,
c'est
politisé. Non, le problème que ça nous pose, c'est l'inverse, c'est qu'on est tellement bien accueillis devant les lycées. Mais nous nous interposons. Et ce soir, à l'occasion de mon moment politique, j'aurai l'occasion d'en parler,
plus
en détail, et peut-être de donner quelques consignes. Parce que mon inquiétude, moi, c'est la violence policière contre les jeunes gens. C'est ça, ma plus grande inquiétude. Parce que je sais que ça ne fait pas plaisir à entendre, et croyez bien que je suis le premier à qui ça ne fait pas plaisir de parler d'un corps d'autorité de cette manière-là. Mais ce n
'est
pas possible, quoi. Ce que nous voyons est d'une insupportable violence. La plupart d'entre nous sommes parents, donc on se projette un peu. Pour nous, c'est un peu comme si c'était... Je crois que tous les êtres humains sont faits comme ça. Quand on voit un jeune,
c
'est comme si c'était le tien, quoi. Donc, oui, déjà un éborgné, c'est quand même une police qui a été capable d'éborner 200 froid, 32 personnes, dans le mouvement Gilets jaunes. Donc,
j
'ai de la crainte. J'ai de la crainte et je redis, j'ai dit, redis, nous sommes pour les méthodes de lutte non-violentes. Bon, voilà. Après, écoutez, que voulez-vous que je vous dise ? Ce n
'est
pas moi qui suis là pour... Je n
'ai
pas envie, d'ailleurs. C'est un mouvement qui est auto-organisé. Je pense que le pouvoir croit ce... Là,
ils
ont fait une terrible erreur parce qu'aujourd'hui, ça s'est étendu dans les facultés, les universités, tout ça. Donc, maintenant, il
va
falloir qu'ils se débrouillent non plus avec un problème les lycées, mais avec deux, les facultés et les lycées.
L
'état d'abandon fait honte, vous savez. Enfin, vous le savez, vous avez vous-même...
Vous
y avez
peut-être vos jeunes au lycée. Ça donne dans l
'équipe,
en
plus, Basile, c'était même pas si longtemps. Ah, vous
êtes en fac,
hein ?
Vous êtes en fac, là ?
Non ?
D
'accord. Oui, oui, ben, vous voyez, moi, les choses qu'on me raconte, je n'en reviens pas de l'état d'élabrement des lycées. Alors, bon, voilà, ça fait des années que ça dure,
et
à un moment donné, ça déborde, parce que les messages sont contradictoires. On dit aux jeunes gens, travaillez bien à l'école. En plus, il
y
a Parcoursup qui les trie en cours de route. C'est trop, quoi, la charge est telle que, voilà, ils le croient. M.
Blanchon, la réélection pour la 6e fois de Général Lanchet, cet après-midi, à la présidence du Sénat, qu'est-ce que ça vous inspire ? Vous connaissez bien, vous l'avez
connu
au Sénat. Mais on est arrivés ensemble. On est arrivés ensemble.
Le Sénat est l'antichambre de l'éternité. Par conséquent, moi, j'ai connu l'époque, c'est des mandats de 9 ans, vous imaginez ? Alors, on avait le temps de se connaître, de se détester ou de s'apprécier beaucoup. Je ne sais pas ce qu'il a appris Gérard, tout d'un coup, il s'est tourné contre moi, commencé à dire des méchancetés, alors qu'avant, il était très sympathique et normal. Voilà, bon, maintenant, non. Le temps passe et il ne se bonifie pas, quoi. Lui.
Jean-Luc Mélenchon