Canicule et énergie : peut-on compter sur notre parc nucléaire ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Thomas Pellerin CarlinFait
« Il y a même des méduses, hein. »
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bas les vraies voix sud radio. Tout comme nous, notre système électrique encaisse la chaleur hein. Selon RTE, le gestionnaire du réseau électrique quand les températures grimpent.
Certaines centrales nucléaires peuvent être contraintes de lever le pied notamment parce que l'eau des fleuves utilisé pour les refroidir devient trop chaude mais je pense qu'il y a d'autres problèmes hein. Alors avec des étés toujours plus chauds, on est à même de se poser la question et on vous la pose d'ailleurs sur YouTube hein. Peut-on compter sur notre parc nucléaire ?
Pour en parler, nous sommes avec Thomas Pellerin Carlin. Bonsoir Thomas. Bonsoir, bienvenue.
Vous êtes député européen en place publique ancien Charchoir et directeur du centre énergie de l'Institut Jacques Deor, spécialiste de la politique européenne de l'énergie. C'est ça. Je l'ai bien descendu, hein.
Très bien. Alors, très simplement à la date d'hier Thomas, euh 13 réacteurs sur 57 étaient affectés par des contraintes environnementales. Il y en a h complètement à lar, cinq en fonctionnement réduit.
On est à même d'être un peu inquiet, non ? Alors, il y a pas raison de s'inquiéter he, c'est un phénomène qui est assez récurrent. On connait des vagues de chaleur en France de plus en plus et EDF évidemment tout à fait prêt à à gérer ça.
Pour vous dire en fait en terme de de production électrique française, on est à peu près dans la même situation que bah au même moment l'année dernière ou il y a 2 ans ou il y a 3 ans. On continue malgré tout à exporter de l'électricité et un des avantages qu'on a bah une source d'énergie renouvelable qui produit beaucoup en ce moment, c'est évidemment les panneaux solaires et donc c'est un exemple de la complémentarité entre le nucléaire et l'énergie solaire. D'accord.
Donc s'il y a une baisse ou qu' a encore plus de de centrales nucléaires pour vulgariser un petit peu pour nos éditeurs qui sont à l'arrêt, on risque pas de plus avoir d'électricité demain quoi. Ah oui vraiment à court terme, il y a aucun aucun problème. Encore une fois, on continue on continue à exporter.
À long terme, c'est évidemment un des éléments que DF est en train de regarder notamment pour pouvoir bah il faut adapter toute la France au dérèglement climatique y compris du coup la production d'électricité. Euh il y a un volet spécifique au nucléaire, mais il y a aussi ce volet de développement des énergies renouvelables euh l'éolien et surtout le solaire pour ce qui est de la question estivale. Alors par rapport justement à cette prévention dont on parle beaucoup depuis le début de cette émission et euh et qui fait qui fait faillite hein, j'ai envie de dire sur certains sujets, euh pour l'électricité, est-ce qu'on est-ce que cette prévention et cette organisation en amont de ce qui peut se passer dans 2 ans, dans 5 ans, dans 10 ans est faite selon vous ?
Alors, le système électrique est vraiment un des pans de l'économie française qui est aujourd'hui le plus adapté au dérèglements climatiques. Euh c'est des choses qui ont été faites, c'est des choses qui sont connu. Il y a des ingénieurs qui ont travaillé.
Donc, il y a un vrai défi estival. Il y aussi le défi des inondations et des tempêtes qui ait plus plus problématique. Et je vais aussi saluer le le courage de de ces milliers de femmes des hommes qui travaillent à EDF, à RTE, N10 et qui bah permettent à la France d'avoir de l'électricité d'une manière qui est fou.
Mais oui, c'est on parle pas beaucoup des trains qui arrivent à l'heure he comme on dit. Mais mais si vous regardez par exemple, c'est vrai ça aux États-Unis, il y a il y a eu un grand phénomène de blackout pendant un hiver au Texas au alors que l'hiver est pas trop froid normalement au Texas hein. Et les Texans se sont retrouvé pendant 7 jours sans électricité.
C'est dingue. C'est dingue. Et nous grâce à des investissements qui ont été fait grâce à une plan des investissements publics aussi hein.
Absolument c'est investissement public aussi des investissements privés. Il y a une ville par exemple dans je vais me rendre bientôt à Andy les marins en charante maritime ils investis dans leur propre parc éolien. Donc il y a aussi cet été là. et aussi nos éleveurs en France qui ont beaucoup investi dans l'énergie solaire.
Donc il y a aussi évidemment la planification de l'État mais qui s'appuie sur les élus locaux, sur les éleveurs, sur les élus locaux sont très importants justement pour tisses maillon hein. Ils sont fondamentaux en effet. Donc développer les énergies renouvelables c'est c'est essentiel et notamment le solaire pour l'été.
On est avec Corine Lepage aussi. Bonsoir Corine, bienvenue. Bonsoir, merci de votre invitation.
Avec plaisir. Vous êtes avocate, ancienne ministre de l'environnement et auteur de le descrédit écologique ou comment sortir du backlash aux éditions Galimar. Euh je vais vous reposer, je pense que vous avez entendu un petit peu ce que vient de nous dire Thomas Pellerin Carlin, je vais vous reposer la question à vous tout simplement hein.
Peut-on compter sur notre parc nucléaire et euh et euh est-ce qu'on est euh en terme de prévention et de projection au bon endroit en France ? Alors euh notre parc nucléaire est actuel est un parc euh qui a commencé à être constitué à la fin des années 70 et qui s'est achevé dans les années 90. D'accord.
À l'époque euh la question du dérèglement climatique ne se posait pas. H euh même si pour les centrales situées en bord de mer, je pense au Bla où il y a eu un gros pépin en 99 et à Graveline, peut-être plus encore qu'à Penli, le sujet des inondations était déjà un sujet qu'on avait dans la tête. Hm.
Aujourd'hui, il est évident que euh la transformation rapide, malheureusement, à laquelle nous assistons, impose de se poser des questions qu'on ne se posait pas par le passé. Il faut pas du tout incriminer le fait de ne l'avoir pas fait, c'est que tout simplement dans ces années-là, la question ne se posait pas. Elle se pose depuis un certain nombre d'années quand même maintenant la question là.
Oui, bien sûr, bien sûr. H mais euh il faut distinguer l'existant et le futur. Oui, bien sûr, me semble-il.
Bon, pour l'existant, je je termine justement. Euh pour l'existant, euh vous avez deux catégories de centrales. Celles qui sont au bord d'une rivière, la fleuve, celles qui sont au bord de la mer.
C'est pas les mêmes problématiques. Ouais. La problématique d'été, celle qui nous concerne aujourd'hui, c'est celles qui sont au bord de fleuves.
Pourquoi ? Oui, parce que l'eau est trop chaude, hein. C'est ça.
H puis pas d'eau. Le il y a pas assez d'eau. Il y a pas d'eau.
H et il y a pas assez d'eau et ensuite elle est trop chaude. Donc elle ça pose un problème de refroidissement et ça pose un problème évidemment pour la faun et la flore. Chaque année, les préfets donnent des arrêtés de dérogation à EDF pour continuer à fonctionner au-delà de ce qui avait été prévu initialement en terme de température de l'eau.
Et arriver à un certain point, ce n'est plus possible. Et puis vous avez vu que cette année, je pense que c'est la première fois, mais je parle sous le contrôle des personnes qui sont sur cette antenne, que à Graveline, il y a un problème d'une autre nature. Graveline, c'est au bord de la mer, c'est pas au bord d'un fleuve.
Oui. Graveline est fermée. Non pas parce qu'il y a pas assez d'eau, mais parce que il y a un envahissement de méduse.
C'est ce que disait Jean-Christophe Coui tout à l'heure. C'est qu'avec la chaleur qui monte effectivement un envahissement à ben les filtres ne fonctionnent plus. Ce qui veut dire que là on a à peu près 20 % de notre production nucléaire qui est en l'air actuellement.
Ouais. Alors, heureusement Jean-Christophe Couv hein, comme le disait Thomas Pèlerin Carlin ou madame la ministre d'ailleurs hein, heureusement on a d'autres manières de se de de se procurer de l'électricité notamment l'hydraulique ou les énergies renouvelables et cetera. C'est que peut-être c'est enfin un sujet en France où on a été un petit peu en anticipation.
Oui. Euh bah oui. Oui.
En fait, c'est 118000 emplois temps plein d'ailleurs, les énergies renouvelables, pardon, c'est aussi un problème de souveraineté. Euh il faut justement qu'on qu'on sorte de de l'énergie fossile. Euh et on voit le d'ailleurs le meilleur meilleur exemple, al il y a plein détracteur hein qui disent "Non, mais des éoliennes ça sert à rien et cetera et cetera." Bah c'est les Chinois.
Euh les Chinois eux en fait euh euh ils ont complètement explosé justement dans les énergies renouvelables notamment avec les éoliennes et et le solaire et en fait ils sont arrivés à un peu plus de 30 % je crois de leur de le de leur autonomie rien que 36 %. C'est 36 % d'énergie non reouvelable dans leur autonomie de de création de du coup làdedans, il y a le solaire, il y a l'éolienne et cetera. Hydro Ouais.
Il y a il y a l'hydroélectricité et cetera. Et donc en fait nous on est le nucléaire c'est 68 % de notre production électrique en 2025 et il faut qu'on continue justement à investir dans ces euh dans ces énergies renouvelables et notamment grâce aussi bah c'est la finance responsable qu'on appelle. Il faut forcer aussi un petit peu les entreprises à passer au vert.
Moi je je parle en tant que tel puisque je suis président d'IRCTEC. euh qu' un institut enfin de retrait des amendes hein avec le RSE. Euh ah mais oui oui mais c'est pour ça en fait il faut qu'on qu'on engage.
Il y a des accords l'accord de Paris qui prévoyait le réchauffement à moins de 2°gr euh et certains investissements institutionnels dans leur portefeuille puisqu'on prend la température de nos portefeuilles maintenant dans les fonds et on est par exemple à moins d' d'un 5. Donc en fait on force aussi les entreprises à s'engager sur justement la la sur le climat et et de de se décarboner quelque part. Alors, il y a une bonne nouvelle, hein, ça li à Etam, c'est que la EDF a annoncé un programme d'environ 9 milliards d'euros sur 15 ans pour adapter ses installations au changement climatique.
He, vous allez pouvoir nous en parler aussi Thomas. Mais du coup, fait ce que je disais tout à l'heure, c'est qu'on reste en plus exportateur d'électricité, on fait un truc où ça marche quoi. Ça fait du bien cette émission là hein.
Qu'est-ce que vous en pensez ça ? Ben, j'en pense que normalement un pays comme la France qui est la 5e puissance mondiale euh a les moyens de faire les choses. Encore une fois, je vais juste revenir sur euh la l'explication euh à nos auditeurs pour un réacteur nucléaire.
Euh un réacteur nucléaire, il pompe 50 m³ par seconde. Faut quand même avoir le le schéma. Et euh d'eau froide, oui, je reviens, je reviens en arrière parce que c'est important.
Quand il la rejette, il rejette 10°gr de plus. Ça veut dire que derrière quand il les rejette par exemple on P vous avez bossé votre sujet hein bien sûr 28°gr vous imaginez pour l'écosystème quand il rejettent à 38°gr écosystème qui est bah détruit faut faut dire les choses il y a des lois qui existent et donc forcément ça ils sont obligés d'arrêter à un moment donné bah le le ou les pompes donc elles font plus leur travail donc en fait il y a c'est encore une fois on va reparler de chaînne h ça veut dire que si la première chaîne ne fonctionne pas correctement tout le reste ça a des impacts et ces impacts Aujourd'hui, on les retrouve. On a euh pour vous donner quelques chiffres parce que bah oui, effectivement, j'ai bossé mon sujet.
D'ici 2050, il y a le le l'étude IRSN qui date de 2024 qui dit que 30 % du parc sera indisponible plus de 50 jours par an à cause du manque d'eau. H 50 jours par an, c'est énorme. Alors, moi, j'adore he la bougie.
Voilà, je veux bien le dire, il y a d'autres sujets, il y a d'autres manières de de de s'éclairer. Heureusement, nous ne sommes plus au 17e siècle. Thomas, Pellerin Carlin, comment on fait ?
On fait déjà en fait en France on consomme de l'électricité surtout en hiver et donc là en fait les jours d'indisponibilité c'est qu'on a moins besoin d'électricité en été puisquon a on a pas besoin de se chauffer en plein été surtout avec les températures qu'on a en ce moment et par ailleurs, c'est là aussi où le solaire évidemment produit le le plus et donc c'est vraiment ce ce mariage entre le nucléaire et les renouvelables qu'on a déjà un petit peu en France et qu'il faut amplifier. Mais surtout faut être très clair la la première source d'énergie consommée en France, je parle pas que d'électricité mais je parle de toute l'énergie qu'on consomme bah c'est le pétrole. Ouais, on a quasiment presque la moitié de l'énergie qu'on consomme en France du pétrole et ce pétrole il va détruit pouvoir d'achat encore enfin encore chez moi à Normandie là prix de l'essence il est au-dessus de 2 € et donc là faut clairement passer à l'électrique et donc là faut investir dans notre système électrique dans la production nucléaire dans les renouvelables, dans le réseau en se disant que et ben c'est pas simplement pour le consolider c'est aussi pour qu'on puisse consommer plus d'électricité et donc être plus autonome, plus indépendant, plus souverain et consommer du coup bah moins de pétrole et moins de gaz.
Et à la fin tout ça, ça fait plus d'argent pour les Français parce que cet argent il reste en France plutôt que d'aller chez Poutine. Oh, on adore. Il est 18h14 sur Sud Radio.
Enfin des bonnes nouvelles. Restez avec nous pour la suite de ce débat. Dans un instant, c'est le coup de fil de l'été qui continue à tout de suite. 17h20h, les vraies voix sud radio.
Les vraies voix sud radio. 17h 19h, Judith Balè. Et je vous rappelle que vous êtes ce soir avec Salia Ait Amou qui est humoriste entrepreneur, fondatrice du Woman Comedy Tour et chroniqueuse et puis Jean-Christophe Couvi est secrétaire national du syndicat de police unité.
On continue le grand débat. Les vraies voix sud radio. On a chaud et notre réseau électrique aussi.
Avec cette chaleur, nos centrales nucléaires sont mises à rue d'épreuv. RTE, le gestionnaire du réseau électrique, rappelle que certains réacteurs peuvent réduire leur production quand l'eau des fleuves devient trop chaude. Alors, il y a même des méduses, hein.
On appris ça avec ces étés de plus en plus brûlants. Est-ce qu'on peut encore compter sur notre parc nucléaire ? C'est la question qu'on vous pose sur YouTube.
Vous hésitez pas à aller commenter, à nous appeler au 0826 300300. Pour en parler, on est avec Thomas, pardon, Pèlerin Carlin qui est député européen, place publique, ancien chercheur, directeur du centre énergie de l'Institut Jacques Deor. Je reprends ma respiration, spécialiste de la politique européenne de l'énergie.
Si vous avez d'autres titres ou c'est bon, j'ai tout dit. J'en ai aussi mais je vous les épargné. D'accord.
Et puis on est avec Corine Lepage, madame le ministre avocate ancienne ministre de l'environnement auteur de le discrédit écologique ou comment sortir du baclash aux éditions Galimar. Alors avant de filer au standard et de parler avec notre auditeur, tiens madame la ministre, je voudrais savoir pourquoi vous avez appelé votre livre comme ça le discrédit écologique ou comment sortir du baclage ? Bah parce que c'est une réalité.
Ouais. Je veux dire là euh l'été a fait que entre les incendies et la canicule, la question écologique est redevenue totalement sur le devant de la scène. C'est vrai.
Mais depuis 2 ans, on assiste à un matraquage pour démolir et je vous parle à vous aussi, monsieur le député européen, pour démolir tout ce qui a été fait pendant des années en France et en Europe. C'est ce qu'on appelle le baclash. disant l'écologie en ral bol c'est punitif ça en kikquine tout le monde faut arrêter avec ce machin là c'est pas bon pour la rentabilité des entreprises ça sert à rien ça en kikquine tout le monde.
Bon là on se rend compte que peut-être qu'il y a des mesures à contester, à discuter, des choses améliorées. Tout peut toujours être amélioré. Mais le problème, il est fondamental.
C'est-à-dire qu'il faut comprendre que maintenant ce sujet du climat que ce soit la réduction de nos émissions de gaz à effet de ser et vous aviez raison de rappeler la consommation de pétrole parce que il faut évidemment s'adapter mais moins on en fera pour réduire les émissions et plus il faudra s'adapter. Ouais. Donc il faut faire les deux. est un sujet qui est aussi important que le budget, qui est aussi important que la défense nationale parce que c'est notre vie, c'est qu'est-ce qu'on va manger demain parce qu'on va avoir des problèmes alimentaires au mois de septembre à cause des problèmes de sécheresse.
C'est comment on va euh euh habiter des maisons qui sont des fous rapins l'été, même si elles sont bien protégées l'hiver, comment est-ce qu'on va se déplacer et cetera. C'est donc notre vie en même temps que toutes les questions économiques et les questions de souveraineté. Donc ce sujet il est central.
Donc effectivement ça a remis sur appelé ce livre comme ça et en recherchant pourquoi il y avait ce discrédit. Et mon idée je la défends on vous écoute. Euh c'est de dire que en réalité euh le il y a un mouvement ultralibéral aux États-Unis en particulier.
Ouais. qui est très antiécologique qui a débouché sur ce qu'on appelle l'écophobie que l'on retrouve dans certains mouvements d'extrême droite mais que ceci est alimenté, c'est pour ça que je suis équilibrée dans ce que je disci ceci est alimenté par du wisme qui a fait de la question écologique en réalité un élément de l'intersectionnalité mais un élément qui est pas plus important que le genre ou que ce que vous voudrez et que donc il y a une espèce de course à l'échalote entre l'extrême droite et l'extrême gauche et ça ça tue l'écologie. Il faut Merci madame le ministre.
Euh, on va laisser Thomas Pèlerin euh Carlin reprendre la parole suite à votre petite infective, n'est-ce pas ? Mais a priori, vous êtes d'accord avec tout ce que la ministre vient de dire. En fait, Coréine Lopa, je soulligne qu'effectivement depuis 2 ans au Parlement européen, il y a une majorité droite extrême droite qui est en train de tout démanteler.
C'est vrai ça. Et ah oui oui et avec des discours complètement déconnant. Enfin là, le projet de la droite et de l'extrême droite européenne, c'est de ralentir l'électrification des voitures euh pour transformer la nourriture en biocarburant.
OK. Enfin, si c'est ça le plan, si c'est le plan, c'est de dire en fait on va transformer du maïs et autre chose et en faire des des carburants et qui vont être d'ailleurs coûteux et en passant, on va affamer la planète et augmenter le le prix de la viande, augmenter le prix de la nourriture. Bah oui, effectivement et et par les humains et par et par les animaux.
Alors que on a une électricité française hyper abondante. En France, on a pas de pétrole mais on a l'électricité et donc là faut aller à fond là-dessus. H d' on exporte en plus hein, on a dit tout à l'heure.
Bien sûr et puis on a en plus en France enfin il y a il y a Stellantis mais il y a notamment Renault qui est qui est vachement en avance. On voit le succès de la R5 électrique euh qui est vraiment cette nouvelle voiture populaire que moi je vois de plus en plus dans les campagnes normandes et aussi dans le reste 5. Moi c'est tout un imaginaire des années 80 pardon.
C'est pour ça que vous voyez sourire et voilà. Mais je la R5 électrique, la R5 électrique, c'est la R5 du 21e siècle. Et c'est beaucoup plus intelligent d'utiliser de l'électricité française à mettre dans la R5 plutôt que d'importer du du soja du Brésil pour faire des carburants pour mettre ça dans des voitures qui vont être très coûteuses et dont les prix vont toujours dépendre des prix du pétrole et ça va détruire le pouvoir d'achat des français.
Allez, un petit mot vite fait mes vraies voix parce que on est pris par le temps. Salamourag ce que vous venez d'entendre. Moi, je suis complètement d'accord avec ce que dit madame la ministre de toute façon, c'est que bah effectivement, c'est une priorité fondamentale et c'est une priorité d'urgence parce que on est on le voit, on le voit, on parle de de de d'affamer la population mais enfin regardez rien qu'à Paris de voir, il y a des gens qui qui sont encore dehors et ça ça devrait plus exister dans notre pays.
Hm. Jean-Christophe Cou. Moi, j'aimerais rappeler que c'est pas moi qui l'ai dit, c'est la Banque de France que une canicule sévère l'été, c'est 7 points de PIB pour la France en moins et des inondations en novembre, c'est quatre points de PIB.
Donc on a 11 points de PIB. Oui, parce que là, on sort des incendies, enfin on espère et puis ça va arriver les inondations. Bien sûr, il y a les inondations.
Nous, on s'y prépare en tant que policier, les CRS et cetera. On a des zodiaques et tout. Donc, c'est le produit intérieur brut qui est touché.
Et par exemple pour faire, il faut toujours comparer comparer le problème des retraites entre guillemets, c'est 14 points de PIB. Donc vous voyez d'un côté, on a effectivement justement les canicules, l'environnement qui coûte 11 points de PIB et il faut et réellement faire quelque chose parce que ça on pourra pas ça va augmenter en fait d'année en année et à un moment donné, il va falloir vraiment s'attaquer au problème. Bon, la bonne nouvelle, c'est qu'on s'en sais.
Alors, c'est une question qu'on vous posait sur YouTube, hein. Est-ce qu'on peut compter sur notre parc nucléaire ? A priori, nos invités nous ont répondu et on est un peu rassuré.
On va quand même aller voir ce que nous disent nos auditeurs Quentin Soier. Et oui, puisque nos auditeurs répondent oui à 65 %. Il nous laisse aussi beaucoup de commentaires.
On a Christian qui nous dit "Oui avec un bon entretien et sans les rivières secs, nous pouvons compter sur le nucléaire." Et on a Patrick qui nous dit "Nous étions leaders dans le domaine, mais je crains qu'il va bientôt falloir choisir entre rouler électrique, travailler ou se chauffer l'hiver. Tout ne sera pas possible." Merci beaucoup.
Continuez à commenter hein, vous les auditeurs de Sud Radio, on adore vos petits commentaires. Vous nous appelez au 0826 300300 aussi. Je vous remercie madame le page, madame la ministre avocate ancienne ministre de l'environnement auteur de le discrédit écologique ou comment sortir du baclash c aux édition Galimar merci d'être venu participer avec nous vous aussi merci Thomas Pellerin Carlin je rappelle que vous êtes député européen place publique ancien chercheur directeur du centre énergie de l'Institut Jacques deor et spécialiste de la politique européenne de l'énergie j'ai pas repris ma respiration cette fois-ci merci rester avec nous 18h24 dans un instant et on va prendre un peu le pou de nos boulangers tiensin tout de suite. vra et puis d'ailleurs, oui, quand il fait 40° dehors dans un fournil, ça peut devenir étouffant clairement.
Euh entre les fours allumés, le travail physique et les long les longues heures debout, nos boulangers sont en première ligne face à la canicule. D'ailleurs, on va leur demander comment ils font pour travailler en ce moment. On file à Pellisson dans la Loire.
Bonsoir Célia Guillet. Bonsoir. Vous êtes gérante de la boulangerie Lor Blanc.
Oui, tout à fait. Alors, comment vous faites ? Merci beaucoup.
Au revoir. Allez-y, on vous écoute. On n pas beaucoup de solutions malheureusement.
Euh nous, on n pas de clim dans le fournil. On peut pas ouvrir les fenêtres ni les portes par rapport aux réglementations. Donc à part bien s'hydrater, euh essayer de mettre des petits brumisateurs sur nous, c'est tout ce qu'on peut faire.
D'accord. Mais pourquoi vous avez pas installé de clim du coup ? Alors là, c'est en cours malheureusement.
Nous, on voulait en installer depuis juin. Ouais. Vous avez pas trouvé ? prioritaire par rapport aux maisons de retraite, aux personnes âgées.
Donc on passera après eux. Alors dans le labo, vous avez 45°gr des 6h du matin. C'est quoi vos petits trucs et vos astuces justement pour éviter de bah de d'étouffer quoi ?
Bah d'étouffer, on a pas grand-chose là. On essaie surtout de d'essayer un peu d'isoler la la chaleur à un endroit, nous d'essayer de faire quand même de temps en temps des courants d'air euh mais non, on n pas beaucoup de solution. Vous êtes combien dans votre équipe ?
On est SEP. D'accord. Et est-ce que vous avez déjà quelqu'un qui a dû arrêter de travailler ou qui a fait un malaise chez vous ?
On on a eu de la chance, on n pas eu d'arrêt mais on a eu quelques malaise, quelques vomissements pendant les fortes chaleur sur des matinées. Mais ouais. Non, c'était intense.
Et alors en fait, vous commencez très très tôt hein, vous commencez vers 2 3h du matin, c'est ça les boulangers. Tout à fait. Donc finalement la nuit ça va à peu près.
C'est ça en fait la chaleur elle commence à arriver. Nous le four déjà balance beaucoup de chaleur pendant la nuit. Voilà, c'est surtout le four qui envoie beaucoup et après dès que le soleil commence à taper vers 7h 8h là dans le magasin et dans le fournil chaleur est vraiment beaucoup plus haute.
On y pense à ces boulangers et à toute cette France qui se lève tôt et qui nous fournit du bon pain, de la bonne nourriture, hein, nos agriculteurs aussi et tout qui souffrent vraiment en ce moment. Euh et euh vraiment c'est des métiers essentiels. Qu'est-ce qu'on ferait sans eux hein Jean-Christophe Cou ?
Bah oui, c'est des métiers euh mais que en fait c'est vrai que c'est vrai que le le commun des mortel entre guillemets, ne voit pas l'arrière boutique. On sait pas, on achète notre pain, on se pose pas la question. Pareil pour le BTP dans le bâtiment, je les vois encore construire actuellement là en face de notre travail. ilt d'être sur les immeubles.
Effectivement c'est une franche de la population et qui se plaint pas et qui revendique pas et et qui travaille et et qui fournit justement à tous les toute la population. Bah tant mieux et merci beaucoup savoir remercier ça. D'ailleurs, on les avait remercié à l'époque aussi, ça me rappelle la crise pour les pour le le le Covid, c'était pareil hein.
Il fallait quand même que continue à travailler pour nourrir la population. Hm. Ça a Etamou, c'est pareil quand on entend ce ce cœur en fait, ce cœur de la France qui travaille et qui nous permet en fait nous de fonctionner toute la journée, on a envie de leur tendre la main quoi.
Et puis il faut aller acheter du bon pain. D'ailleurs, hein, je le dis à tous les auditeurs qui sont dans la Loire, vous allez à la boulangerie Lor Blan Tapéon, on vous écoute. On on revient toujours en fait à ce problème d'anticipation, hein.
De toute façon, on sait qu'aujourd'hui, il y a une problématique en France, c'est le réchauffement climatique. à chaque fois qu'on a un problème, on est face au mur et on n pas encore anticipé le problème. On n pas encore réagi avant d'être au pied du mur.
Je vais revenir justement sur le métier de boulanger puisque les baguettes, le pain on l'adore, les Français adorent leurs baguettes, surtout la tradition pour moi en tout cas faut savoir qu'un four à sol, c'est 250° fourni. C'est 50°gr en temps normal et 60 à 62 en canicule. Donc je vous laisse imaginer la catastrophe quand on est derrière.
Il y a quand même deux choses qu'il faut rappeler à l'essentiel et je vous rejoins aussi sur le les BTP. Il y a un article de loi et ça j'y tiens sur le code du travail. C'est quoi ?
C'est que l'employeur a l'obligation de sécurité. Donc il est obligé de faire attention à ses salariés. Je vais redonner la parole avant avec à Celia Guillet avant que on se quitte parce qu'il nous reste 20 secondes.
On vous remercie hein Celia. Je rappelle que vous êtes gérante de boulangerie Lorblanc à Pellisson dans la Loire et on vous bah on vous souhaite bonne chance et bon courage surtout et merci encore de nous apporter du pain frais tous les matins. Merci Celia.
Merci. Bonne journée. Merci à vous.
Allez, on se retrouve dans un instant pour la suite de cette émission. Vous avez l'info en plus et un petit axe sur le PSG, hein. Nos champions.
Bah oui, on peut dire que c'est des champions pour tout le monde tiens. En France, ça fait plaisir he quand il gagnent. Et puis on va se poser des questions sur ce qui bouge sur les réseaux sociaux aussi dans un instant avec Guillaume Play, fondateur de légende qui est visé par plusieurs accusions accusations largement relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux.
à tout de suite.
Corinne Lepage