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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 27 avril 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécuritéEurope & international

Thomas Ménagé : "Le RN st en tête chez les chefs d'entreprise !" (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11FerméeRéponse directe

    Les députés RN vont voter pour la publication du rapport ?

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Quelle doit être la position de la France dans la crise au Moyen-Orient ?

  • 1:32OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le président de la République a tout bien fait sur cette crise ?

  • 2:13OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement va dans le bon sens avec ses aides sur les carburants ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Êtes-vous favorable à une taxation des super-profits liés à la guerre ?

  • 4:08OuverteRéponse partielle

    Y a-t-il deux lignes au RN entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueFait
    « Oui bien entendu, alors nous globalement notre philosophie c'est que des travaux parlementaires, même si on n'est pas d'accord forcément avec ce qu'ils contiennent, doivent être publiés. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « On l'a dit depuis le début, parfois ça surprend, mais nous on a soutenu la position qui est celle de la diplomatie française, qui est même celle du président de la République, c'est-à-dire d'essayer d'aller vers notamment un cessez-le-feu vis-à-vis du Liban. »
  • 1:09Invité politiqueFait
    « Malheureusement, Donald Trump, je pense, s'est trompé, Donald Trump a été mal conseillé, pensé que la guerre allait durer très peu de temps, nous a entraîné vers une guerre qu'on peut juger légitime. »
  • 1:39Invité politiqueFait
    « Sur celle-ci, il a malheureusement, tout le long de ces quinquennats, affaibli la voie de la France, avec une vision en géopolitique qui était à géométrie variable, avec énormément de renversements. »
  • 2:18PrésentateurChiffre
    « Près de 3 millions de Français modestes vont pouvoir bénéficier d'une aide de 20 centimes par litre. »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « Clairement, avec des critères totalement incompréhensibles. »
  • 2:56Invité politiquePromesse
    « C'est pour ça que nous proposons, nous, au Rassemblement national, une baisse de 20 à 5,5% de la TVA. »
  • 3:02Invité politiqueChiffre
    « Un coût, mais de la même manière que ces aides, qui sont toujours un peu complexes, c'est un coût de 1 milliard. »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « On l'a toujours défendu. On s'est battu à l'Assemblée nationale, aux côtés de Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy, qui avait porté aussi cette question. »
  • 3:45Invité politiqueFait
    « C'est pour ça que si même on baissait la TVA sans contrôler les marges, on se rend compte que petit à petit, on voit qu'un certain nombre de distributeurs profitent pour ne pas baisser les prix quand il y a une baisse du prix du baril. »
  • 5:50Invité politiqueFait
    « le Rassemblement national est en tête chez les chefs d'entreprise, et en tête dans le milieu économique »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « Il s'y connaît en charlatan, il a appelé à voter pour Emmanuel Macron à deux reprises, ce monsieur qui a fait 0,3% dans son propre camp »
  • 6:50Invité politiqueFait
    « aujourd'hui on est le premier parti de France »
  • 8:56Invité politiqueFait
    « Son salaire, il était... Avant, c'était celui du maire qui était retraité, qui était rentier, qui avait d'autres mandats et qui était de 1 500 euros. »
  • 9:10Invité politiqueFait
    « Il s'est juste mis au niveau des salaires de toutes les communes de la même taille. »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé67 %
  • Présentateur33 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Thomas Ménager, cet après-midi les 30 députés de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public vont se réunir, ils doivent décider s'ils publient ou non le rapport de Charles Aloncle, c'est le rapporteur. Les députés RN vont voter pour ?

0:14
Thomas Ménagé

Oui bien entendu, alors nous globalement notre philosophie c'est que des travaux parlementaires, même si on n'est pas d'accord forcément avec ce qu'ils contiennent, doivent être publiés. Et j'espère que les députés, même si certains peuvent être en désaccord avec les conclusions du rapporteur, avec ce qu'ils proposent, ce qui n'a pas force de loi, voteront la publication, parce que sinon ça va créer une suspicion, parce que je pense que la transparence aujourd'hui dans notre démocratie est un élément majeur.

0:35
Présentateur

Autre sujet, on entre dans le troisième mois de guerre, alors il y a cette trêve au Liban, même si les bombardements israéliens continuent, les négociations patinent entre l'Iran et les Etats-Unis, quelle doit être la position de la France ?

0:48
Thomas Ménagé

On l'a dit depuis le début, parfois ça surprend, mais nous on a soutenu la position qui est celle de la diplomatie française, qui est même celle du président de la République, c'est-à-dire d'essayer d'aller vers notamment un cessez-le-feu vis-à-vis du Liban, pour protéger notamment le Liban, faire en sorte qu'on aille vers un apaisement dans toute cette zone, puisqu'il y a un impact majeur, on y viendra peut-être dans quelques instants, vis-à-vis des prix du carburant.

Malheureusement, Donald Trump, je pense, s'est trompé, Donald Trump a été mal conseillé, pensé que la guerre allait durer très peu de temps, nous a entraîné vers une guerre qu'on peut juger légitime, puisque c'est lutter contre un régime qui est un mauvais régime, qui est néfaste pour nos intérêts, qui peut aussi menacer le monde avec une arme nucléaire qu'il pourrait se voir dotée. Mais aujourd'hui, on est dans une situation et dans un délisement qui est aujourd'hui inquiétant.

1:32
Présentateur

Sur le plan international, est-ce que vous dites aujourd'hui que le président de la République, Emmanuel Macron, a tout bien fait sur cette crise au Moyen-Orient ?

1:39
Thomas Ménagé

Sur celle-ci, il a malheureusement, tout le long de ces quinquennats, affaibli la voie de la France, avec une vision en géopolitique qui était à géométrie variable, avec énormément de renversements. Mais sur cette crise, sur cette guerre en Iran, nous, nous l'avons soutenue. Vous savez, il faut parfois, on a beau avoir des oppositions très fortes en interne, et on est en désaccord sur sa gestion interne et sur les répercussions vis-à-vis de la crise en Iran, mais sur la vision et la voie de la France, aujourd'hui, il a été sur la ligne qu'on aurait adoptée.

2:09
Présentateur

Vous parlez d'impact en France, notamment sur le prix des carburants. Le gouvernement a décidé d'élargir ses aides, notamment aux plus modestes, aux gros rouleurs. Près de 3 millions de Français modestes vont pouvoir bénéficier d'une aide de 20 centimes par litre. Est-ce que le gouvernement, avec ses aides, va dans le bon sens ?

2:26
Thomas Ménagé

Alors déjà, on ne sait pas quand elle va venir, cette aide, puisqu'on nous parle d'un portail qui pourrait ouvrir fin mai. C'est déjà deux mois que les Français n'arrivent plus à faire le plein. Ils doivent faire des choix entre les loisirs de leurs enfants, entre la nourriture, entre la capacité à se chauffer. Aujourd'hui, il y a une vraie crise, et on promet des aides dans plusieurs semaines avec une usine à gaz. Clairement, avec des critères totalement incompréhensibles. Aujourd'hui, il faudrait une aide maintenant, tout de suite, et une aide qui touche toute la population. C'est pour ça que nous proposons, nous, au Rassemblement national, une baisse de 20 à 5,5% de la TVA. Un coût ?

Un coût, mais de la même manière que ces aides, qui sont toujours un peu complexes, c'est un coût de 1 milliard. Mais vous savez, il faut voir aussi les répercussions d'une crise telle que celle-ci, avec une inflation qui va augmenter. On voit qu'un certain nombre de produits vont aussi augmenter. Donc d'avoir une baisse globale sur aussi les entreprises, sur toute la filière économique, c'est quelque chose qui est plus dans le bon sens.

3:22
Présentateur

Dans le débat public vient aussi la question des super-profits. Raphaël Glucksmann, le candidat non déclaré à l'élection présidentielle, est favorable à une taxation des super-profits liés à la guerre. Est-ce que vous êtes favorable, vous, au Rassemblement national ?

3:34
Thomas Ménagé

On l'a toujours défendu. On s'est battu à l'Assemblée nationale, aux côtés de Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy, qui avait porté aussi cette question. Il y a deux questions aujourd'hui. La première, c'est la question du contrôle des marges. C'est pour ça que si même on baissait la TVA sans contrôler les marges, on se rend compte que petit à petit, on voit qu'un certain nombre de distributeurs profitent pour ne pas baisser les prix quand il y a une baisse du prix du baril. Et il y a toujours des profiteurs de crise. Et il faudra remettre en place une vraie taxe sur les super-profits, ce que nous n'avons pas réellement fait.

Il y en avait eu une petite qui n'avait clairement pas porté les fruits que nous souhaitions.

4:08
Présentateur

Autre sujet, cette campagne présidentielle qui a presque déjà démarré avec Jordan Bardella et Marine Le Pen. Hier, dans le JDD, Jordan Bardella évoquait le programme économique du Rassemblement national. On sait que la semaine dernière, Jordan Bardella a rencontré des représentants du MEDEF. Il semble quand même qu'au Rassemblement national, il y ait deux lignes, la ligne de Marine Le Pen et la ligne de Jordan Bardella, plutôt pro-business. Est-ce que vous ne craignez pas de perdre votre électorat, notamment dans le bassin minier, si c'est la ligne de Jordan Bardella qui l'emporte ?

4:39
Thomas Ménagé

Mais il n'y a pas de ligne. Je suis désolé, c'est la question, et ça fait un certain nombre de fois qu'on nous la pose. Il n'y a pas de ligne. Quelle mesure ? Et je vous renvoie la question, mais vous n'êtes pas là pour répondre à mes questions. Mais quelle mesure Marine Le Pen porte que Jordan Bardella ne porte pas ? Et vice-versa, le programme économique du Rassemblement national, c'est le même ?

Peut-être que leur terme, leur manière de le présenter est différent, parce qu'ils ne parlent pas forcément avec les mêmes termes, ils sont ces deux personnalités différentes, mais le programme est identique, c'est un programme qui soutient nos entreprises, qui soutient le développement de l'économie, justement pour apporter aussi un soutien et un État-providence qui tient et un système social qui tient.

5:11
Présentateur

L'ancien ministre Renaud Dutreuil, qui a un temps échangé avec Jordan Bardella, dit du Rassemblement national, ce sont des propos rapportés dans la tribune dimanche, ce sont des amateurs qui découvrent le jeu d'échecs sur votre programme économique notamment, et en parlant de votre rapport à l'économie, il dit, il considère que vous avez une trajectoire de gauche. Bruno Retailleau a quasiment le même discours, il considère que le Rassemblement national est de gauche économiquement, qu'est-ce que vous en pensez ?

5:35
Thomas Ménagé

– Bruno Retailleau, M. Dutreuil viennent du même parti, avec le dernier Premier ministre de droite, c'était Michel Barnier, c'est celui qui a promis d'augmenter les impôts de 40 milliards que nous avons censurés au Rassemblement national.

Alors c'est des propos rapportés, moi je ne vais pas commenter propos de rapportés, ce qui est certain aujourd'hui c'est que le Rassemblement national est en tête chez les chefs d'entreprise, et en tête dans le milieu économique, alors il y a peut-être quelques-uns très politisés du CAC 40 qui considèrent qu'on a un programme qui est trop équilibré et qui protège trop, nous on considère qu'il faut développer notre économie, développer la richesse de notre pays pour mieux protéger, c'est cet équilibre, et aujourd'hui on ne changera pas de ligne, c'est celle que nous défendons depuis toujours.

6:10
Présentateur

Jean-François Copé, le maire de Meaux, cadre des Républicains, a sorti un livre dans lequel il parle du Rassemblement national et de la France insoumise, il parle du débat pour la présidentielle, il dit que ça pourrait être de populisme, et il parle de charlatan quand il évoque le Rassemblement national et la France insoumise, qu'est-ce que vous répondez à Jean-François Copé ?

6:30
Thomas Ménagé

Il s'y connaît en charlatan, il a appelé à voter pour Emmanuel Macron à deux reprises, ce monsieur qui a fait 0,3% dans son propre camp, je veux dire, commenter les propos de Jean-François Copé ne m'intéresse pas, aujourd'hui on est le premier parti de France, c'est un mépris incroyable vis-à-vis du Rassemblement national, je veux dire, qu'il s'occupe de ses affaires, qu'il s'occupe de sa ligne politique, qu'il s'occupe de s'excuser devant les Français d'avoir appelé à voter pour Emmanuel Macron à chaque fois, et d'avoir endetté et mis notre pays dans cette situation que nous connaissons.

6:59
Présentateur

Il fait aussi une analyse qui devrait vous plaire, Thomas Ménager, Jean-François Copé, puisqu'il dit qu'au sein des Républicains, il va y avoir un schisme selon lui, avec d'un côté ceux qui refusent l'alliance avec l'extrême droite, avec le Rassemblement national, comme lui ou encore Xavier Bertrand, et les autres, comme François-Xavier Bellamy, qui attendent ce moment, est-ce que vous faites la même analyse ?

7:18
Thomas Ménagé

Alors là, pour le coup, je vais être assez d'accord avec ce monsieur, il y en a déjà une partie qui l'ont fait, Éric Ciotti, avec l'UDR, a fait le choix. Vous allez les accueillir ? Mais nous, vous savez, on veut rassembler tous les Français. On accueillera tout le monde, de la droite, de la gauche, peut-être en priorité, naturellement, de la droite, des Républicains. Jordan Bardella, à plusieurs reprises, a tendu avec Marine Le Pen la main, on l'a fait aussi aux élections municipales. Nous, on accueillera toutes les personnes qui veulent participer au redressement du pays. Ce qui est certain, c'est qu'il va y avoir une clarification entre DLR, comme M. Retailleau, comme d'autres, comme M.

Bertrand, qui ont été avec Emmanuel Macron, qui ont été dans le gouvernement macroniste, qui soutiennent à chaque fois Emmanuel Macron. Mais derrière, il y a la base, il y a les électeurs LR, il y a les adhérents LR, qui eux ont compris qu'il fallait tourner la page du macronisme et des incointances avec la gauche, comme on a pu le voir aussi aux élections législatives.

8:06
Présentateur

Thomas Ménager, vous êtes aussi porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale. Et justement, un député du Rassemblement national de Haute-Saône, Antoine Vildieu, a été impliqué dans un accident de la route. A l'arrivée des forces de l'ordre, il a refusé de se soumettre au dépistage d'alcoolémie et de stupéfiants. Est-ce que vous allez sévir ? Est-ce que vous allez prendre des mesures au sein de l'Europe ?

8:25
Thomas Ménagé

On n'a pas encore tous les éléments. Ce qui est certain, c'est qu'il y aura une réunion des instances de notre groupe dans quelques jours. Il a été hospitalisé à la demande du préfet. Donc il y a des troubles assez importants. On permettrait, comme c'est une affaire privée, sans éléments probants aujourd'hui, sans avoir tous les éléments. Ce qui est certain, c'est que nous, on n'a pas la main qui trente quand il y a des problèmes. Là, j'ai l'impression qu'il y a aussi des problématiques de santé. Donc on attendra de voir ce qu'il en est réel.

8:45
Présentateur

Dernière question. Vous êtes député dans le Loiret, justement, à Montargis. Le maire élu a décidé d'augmenter son salaire de près de 80%. Est-ce bien raisonnable, Thomas Ménager ?

8:56
Thomas Ménagé

Alors, son salaire, il était... Avant, c'était celui du maire qui était retraité, qui était rentier, qui avait d'autres mandats et qui était de 1 500 euros. Comme Dunice qui a été élu, lui, il est père de famille, il avait un travail. Et le salaire était de 1 500 euros. Il s'est juste mis au niveau des salaires de toutes les communes de la même taille. Et c'est, en gros, 2 500 euros nets pour gérer 360 agents et un budget de 35 millions d'euros. Je pense que c'est juste une enveloppe qui, elle, n'a pas augmenté. Elle a été répartie différemment. Donc, aucun coût supplémentaire pour les habitants.

Mais par contre, un maire qui est un maire à temps plein, à 100%, et qui doit pouvoir vivre, pouvoir nourrir ses enfants, et surtout avec les responsabilités importantes et sans abus, puisqu'il est au même niveau que les communes équivalentes.