Lyhanna: la porte-parole du gouvernement appelle à éviter "la précipitation" et "la démagogie"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On écoute Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement après le Conseil des ministres. Ce sont nos institutions qui derrière est également posée. Face à cela, il faut d'abord agir avec détermination, n'écarter aucune responsabilité et établir d'abord les faits.
Les rapports d'inspection seront remis, vous le savez, le 19 juin. Il est évident qu'il y a eu des dysfonctionnements manifestes. Il faut comprendre désormais ce qui relève des responsabilités individuelles et des dysfonctionnements systémiques dans l'ensemble des services publics impliqués.
Ce sont les mots du président de la République. Ensuite, il faut rappeler que beaucoup de choses ont été faites depuis neuf ans tant en matière de réponses budgétaires, de réponses législatives et de réponses réglementaires. Il faut bien sûr renforcer tout ce qui doit l'être, mais à la lumière des faits – je vous renvoie vers bien sûr les rapports d'inspection – et avec méthode.
On ne répond pas à un drame par décrit. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur et qui ne sont pas respectueuses. Un texte de loi a été porté en Conseil des ministres, vous le savez, il y a plusieurs semaines.
S'il doit être modifié, c'est uniquement au regard des faits et, encore une fois, avec méthode. Ce sont les mots, je le redis pour être très clair, du président de la République que je vous ai... scrupuleusement et rigoureusement relaté.
J'en viens à la partie plus formelle du Conseil des ministres, avec deux ordonnances qui visent à appliquer aux collectivités d'outre-mer et à la Nouvelle Calédonie des évolutions législatives. Voilà donc pour ce début de compte rendu de Maude Bréjon du Conseil des ministres, Amandine Attalaya. Il était assez évident qu'elle commence par ce commentaire sur l'affaire Liana et cette prise de parole du président de la République.
Oui, Emmanuel Macron qui évoque donc des dysfonctionnements. C'est le mot qu'utilise depuis le début l'exécutif dans cette affaire et Emmanuel Macron a d'ailleurs demandé le week-end passé à Gérald Darmanin comme à Laurent Nunez d'aller se confronter aux Français, aux responsables politiques divers et variés, pour montrer qu'il y avait un commandement. C'était le mot du président de la République à l'époque.
Et ils ont choisi d'essayer de dire aux Français qu'en effet il n'y avait pas de problème d'une nouvelle loi nécessaire dans l'affaire Liana, pas de problème de moyens ou de nombre d'enquêteurs mais plutôt une chaîne d'événements où il y a eu un dysfonctionnement, des dysfonctionnements spécifiques qui, disent-ils, seront révélés au grand jour dans un rapport rendu public le 19 juin, rapport de l'inspection générale de la justice qui a déjà commencé à enquêter. En face, l'indignation demeure, on l'a vu chez les Français avec ses très grandes manifestations. – Alors quelle réponse aux questions maintenant ? – On l'écoute. – S'il ne l'a pas dit, à quoi fait-il allusion selon vous ?
Est-ce qu'il fait allusion à des éléments, des déclarations qu'il a entendues, que vous avez entendues ces dernières heures en particulier ? – Écoutez, je n'ai pas d'avantage de précision ou d'exégèse de ces propos à faire. Là encore, je vous les relate de manière scrupuleuse et rigoureuse.
Ce que veut dire le président de la République, c'est que face à face à ce drame, face à l'émotion qui nous traverse toutes et tous. La responsabilité, le rôle du gouvernement, le rôle des pouvoirs publics, c'est d'y répondre. Là encore, ce sont ces mots, mais sans précipitation, au regard des faits, de laisser les inspections se dérouler.
Vous savez que l'inspection générale de la justice et l'inspection générale de la gendarmerie nationale ont été saisies. D'analyser les conclusions qui seront rendues dans quelques jours. Et sur la base de ces conclusions, qui devront faire la part des choses entre ce qui relève des responsabilités individuelles, il y en a probablement, et des dysfonctionnements systémiques.
Là encore, il y en aura peut-être sur cette base-là. Nous devrons en tirer toutes les conclusions. Et notamment amender le projet de loi qui est celui du gouvernement si c'est nécessaire, mais au regard des faits et encore une fois avec méthode.
Ça n'enlève rien de l'émotion qui traverse le pays. Ça n'enlève rien de l'émotion qui traverse également le gouvernement. Mais le rôle du gouvernement dans un moment comme ça, c'est de répondre je crois avec le plus d'efficacité possible et donc avec une forme de rationalité.
Est-ce que justement cette réponse, elle passera par un budget à loi à la justice qui sera augmentée parce que c'est revenu de manière prépondérante dans le débat. Le président de la République a lui-même mis cette question des moyens alloués dans le débat en précisément, en les écartant, en disant que ce n'était pas le sujet ici. Vous annoncez, Matignon, que pour le projet de loi de finances 2027, il y aura néanmoins des propositions qui seront faites pour augmenter le budget.
Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction de ce point de vue ? En fait, il y a deux questions très distinctes. Il y a la question du drame de la jeune Liana, de cette affaire-là, spécifiquement, et des conclusions qui doivent être tirées au regard des faits, qui peuvent être des conclusions liées à des responsabilités individuelles, je le redis, à des responsabilités collectives et à des dysfonctionnements systémiques.
Et ensuite il y a toutes les questions, tous les enjeux, tous les défis qui relèvent de l'institution judiciaire et qui ont été massivement relevés depuis 9 ans. Je rappelle que le budget de la justice a été augmenté de 54 pour cent depuis le 2017 si on pensait que le budget de la justice n'était pas un enjeu n'était pas une question nous n'aurions pas et le président de la république n'aurait pas lui-même budget après budget relevé cette enveloppe le budget de la justice en volume n'a jamais été aussi haut cette année il n'y a jamais eu autant de greffer il n'a jamais eu autant de magistrats nous avons voté vous vous en souvenez une loi de programmation du ministère de la Justice qui prévoit des hausses de crédit conséquentes. Et donc, comme depuis 9 ans, le budget de la justice, en tout cas c'est la proposition que fera le gouvernement, sera en hausse l'année prochaine.
Ça ne signifie pas que la question budgétaire est une question, ou en tout cas qu'apporter des réponses à la question budgétaire aurait suffi, ou aurait permis d'éviter le drame qui, encore une fois, bouleverse tous les Français. Et donc, il y a vraiment deux sujets différents. Il y a le sujet de l'affaire, qu'il y en et il y a les enjeux plus globaux de l'institution judiciaire.
D'ailleurs, quand on parle de l'affaire Liana, ça pose des questions d'ordre judiciaire. Ce n'est pas le seul service public qui de toute évidence est impliqué. Ça pose des questions liées au ministère de l'Intérieur, à l'éducation nationale probablement et donc c'est tous ces points-là qu'il va falloir aborder encore une fois avec méthode.
Bonjour, Paul Barcelone, France Info. Est-ce que plus globalement, et pour rebondir sur la question de mon confrère, vous avez la sensation que cette affaire vient remettre en cause une partie aussi du bilan en matière de justice d'Emmanuel Macron ? Du bilan en matière de justice d'Emmanuel Macron.
Je crois que ça vient...
Conforter, c'est pas le bon terme. Mais je crois que ça vient valider l'intuition qu'a été celle du président de la République et la détermination qu'a été celle du président de la République à relever systématiquement les moyens de la justice depuis 9 ans que l'on parle des moyens budgétaires encore une fois des dispositions législatives et les décisions réglementaires ça ne signifie pas que le sujet a été épuisé bien sûr mais pour autant on ne découvre pas les carences du système judiciaire, on ne découvre pas les carences de l'institution et on ne découvre pas que des failles y compris personnelles sont possibles. Une fois que j'ai dit ça, il faut laisser là encore le travail de l inspection des inspections se faire.
Bonjour Julien Nenni pour France Inter, vous parlez d'augmentation de crédit de budget de la justice depuis 2017 c'est vrai il y a quand même une exception sur le dernier budget 414 millions d'euros de crédits gelés pour le ministère de la justice l'essentiel pour la pénitentiaire est ce que au vu de l'actualité récente vous considérez que c'était une erreur d'abord ce sont des gels ce ne sont pas des annulations. C'est une précision qui a son importance. D'autre part, ces gels ne concernent aucunement les ressources humaines, les RH, et donc il n'est pas question de revenir, nous ne reviendrons pas sur l'objectif de hausse de 1600 postes pour le ministère de la justice qui a été prévue initialement dans le budget.
Pour autant, ces 414 millions, c'était une erreur ou pas ? Même si ça ne concerne pas les RH. De quoi on parle ?
Jamais le budget de la justice n'a été aussi haut. Et ça, ça et ça, ça reste vrai à l'instant où on se parle. Ensuite, ce ne sont pas des annulations de crédit.
Et c'est une...
Encore une fois, le mot « gel » se suffit à lui-même. Le budget de la justice n'a jamais été aussi haut, il n'y a pas d'annulation de crédit. Et troisièmement, il n'est aucunement question de revenir sur l'augmentation des ressources de la justice et notamment des ressources Et en parlant de ressources humaines gouvernementales, celle-ci, la démission de Gérald Darmanin n'a jamais été à l'ordre du jour.
Vous comprenez sa volonté de ne pas démissionner ? Je pense que ceux qui qui prétendent de manière très politicienne qu'une démission du garde des Sceaux, d'un ministre de la Justice, qui qu'il soit d'ailleurs, résoudrait le drame que vit la famille de Liana. Et encore une fois, les carences et problèmes institutionnels de la justice mentent aux Français.
Moi, je crois qu'on a de la chance d'avoir un ministre de la justice qui parle aux Français avec honnêteté depuis le début de ce drame, qui ne se cache pas, qui répond en disant ce qu'il sait, en disant ce qu'il ne sait pas et et qui continue à porter l'ambition qu'est celle du président de la République, que ce soit sur le plan législatif, réglementaire, encore une fois, ou budgétaire. Ceux qui prétendent que la démission de Gérald Darmanin résoudrait quelques problèmes que ce soit, encore une fois, manque de respect aux Français et mentent aux Français dans une situation qui est dramatique. C'est la petite politique.
Bonjour, Bastien Angers pour TF1-LCI. Sur le même sujet, est-ce que vous considérez quand même qu'il y a eu ou pas des légèretés ou des manquements de la part de l'exécutif ? Pour vous prendre deux exemples concrets, puisque le gouvernement nous dit aujourd'hui qu'il est possible en quelques semaines de revoir tous les dossiers ou qu'il est possible aujourd'hui d d'ajouter des mesures dans la loi pour mettre des délais maximum sur ces affaires-là.
Pourquoi est-ce que ça n'a pas été fait avant ? – Pardonnez-moi, est-ce que vous entendez par légèreté ? Je pense qu'il faut faire attention aux mots qu'on emploie eu égard à la situation qu'on est en train de traversée.
Une prise au sérieux insuffisante de ces dossiers, est-ce que vous reprochez aussi à certains magistrats ? Je pourrais vous faire l'exégèse de toutes les lois, de toutes les lois qui ont été votées depuis 9 ans. On a massivement pour renforcer l'arsenal législatif de l'institution, des juges, des magistrats.
Toutes les dispositions qui permettent notamment de protéger les mineurs, de protéger les enfants, de protéger l'ensemble des Français face au risque d'agression sexuelle. Et face à cette situation, il est légitime que le garde des Sceaux, que l'ensemble de l'institution judiciaire, que les magistrats se posent une question. Il y a-t-il d'autres affaires Liana en France ?
Une autre affaire Liana est-elle possible ? Et la première des réponses, on la trouve en ouvrant les dossiers, en ouvrant les plaintes, en ouvrant les plaintes, en ouvrant les 70 000 plaintes, 70 000 plaintes sur 3 millions de mémoires pour regarder scrupuleusement si des failles, des erreurs telles que celles qui ont probablement été commises dans le cas présent pourraient se reproduire. Je pense que c'est l'inverse qui devrait nous être reprochée.
Si on ne mettait pas tout en oeuvre. Pardonnez-moi, je vous ai dit précisément le contraire tout à l'heure. Le gouvernement découvre quoi d'ailleurs ?
En l'occurrence, vous posez la question sur le fait de dire on va analyser là en quelques semaines tous les dossiers et vous me répondez on vérifie qu'il n'y a pas d'autre affaire Diana. Je vous dis que d'une part on agit depuis devant en augmentant considérablement l'arsenal législatif et judiciaire. Je vous dis que face à cette situation qui encore une fois traverse la société française.
Il est de notre responsabilité de redoubler de vigilance et de demander comme l'a fait le ministre de la justice aux magistrats de réouvrir les dossiers en cours. C'est normal. Derrière, ce sont des enfants et les polémiques que certains sont en train de chercher en demandant si le gouvernement découvre la question des violences faites aux enfants sont indignes, indignes.
Quel regard le gouvernement porte dans ce contexte aussi sur la communication de certains magistrats, sur le discrédit qui peut être porté sur la profession, voire même des appels à se rassembler pour justement garder que Est-ce que cette affaire n'emporte pas un discrédit sur l'institution judiciaire de son ensemble ? Personne ne peut s'exonérer de cette question centrale. Y a-t-il d'autres affaires Liana ?
Et comment ce drame a-t-il pu arriver ? Il y a donc deux inspections qui ont été lancées et elles devront faire toute la lumière sur les responsabilités. Encore une fois individuelles et systémiques d'où qu'elles viennent.
Et chacun devra prendre ses responsabilités et si des sanctions doivent être prononcées, elles le seront. Par respect pour la famille, par respect pour toutes les victimes, pour toutes les familles qui font face à des situations similaires. Personne ne peut mettre...
Voilà donc ce compte rendu du Conseil des ministres, on voit bien Amandine Nathalia, c'est un exercice souvent un petit peu convenu avec des sujets qui partent un petit peu dans tous les sens. Ici, évidemment, la question ne porte que sur un seul sujet. Oui, sur l'émotion et les problèmes. et la colère en france après l'affaire liana et la hauteur de l'art et la hauteur de la réponse il ya beaucoup de choses en tout cas dans ce qu'elle a dit d'abord emmanuel macron qui était très peu intervenu sauf au début pour dire que ça n'était pas un problème de moyens ce qui s'était passé.
Il ajoute aujourd'hui qu'il y a des dysfonctionnements, que c'est la confiance en nos institutions qui aujourd'hui est posée, mais que la précipitation et la démagogie ne sont pas des réponses à la hauteur, selon lui. La porte La porte-parole du gouvernement explique qu'ils ont maintenant deux angles d'attaque. D'abord, de nouvelles mesures sur une loi qui est déjà engagée sur la protection de l'enfance, qui va être enrichie avec par exemple une aggravation des peines pour les viols en série.
Sur le volet maintenant des moyens, elle répète qu'il n'y a pas de problème aujourd'hui de moyens, que le budget de la justice a été considérablement augmenté depuis C'est pas très clair sur le gel ou pas ? Sur le gel, sa réponse est incertaine parce qu'elle ne certifie pas qu'il n'y aura pas de gel des 414 millions d'euros qui étaient normalement envisagés gelés pour la justice. Mais elle dit qu'il n'y aura pas de répercussions sur les moyens humains et que le souhait du gouvernement est que l'an prochain, le budget de la justice soit augmenté.
Dernier volet sur la démission demandé par beaucoup de Gérald Darmanin, c'est de la petite politique, dit Maud Brégeon. Sa démission ne résoudrait rien aujourd'hui. Écoutez justement sur cette question des moyens, l'avocat des parents de Liana,
Emmanuel Macron