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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 31 août 2026 100 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergieRetraites

Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 26 %Défensif 8 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:35Invité politiqueFait
    « On a l'impression que on leur a dit "Bon, allez, il faut y aller." Mais on ne sent aucune organisation collective »
  • 8:19Invité politiqueChiffre
    « Le Congo et c'est le plus grand peuple francophone du monde. Ils sont 100 millions. »
  • 11:48Invité politiqueChiffre
    « Les États-Unis d'Amérique disposent par un privilège qui n'appartient qu'à eux d'appuyer sur un bouton et de donner des dollars quand bien même depuis 2006 les États-Unis d'Amérique ne donnent plus aucune indication sur la masse monétaire qu'il mettent en circulation dans l'année, ils ont fini par accumuler une dette de 300 milliards. »
  • 29:47Invité politiqueFait
    « La honte, la honte c'est de continuer à se comporter comme un abruti. »
  • 38:04Invité politiqueFait
    « Ils font une réunion pour montrer qu'ils sont le centre du monde, qui parlent à tout le monde et que c'est eux qui font sauter à la corde les candidats au pouvoir. »
  • 58:54Invité politiqueFait
    « Je viens de te dire que ce sont les titres de l'État français comme dette. L'État a emprunté des sous. »
  • 59:35Invité politiqueFait
    « La banque centrale européenne a racheté ce titre de dette. Et comme nous sommes membres du système financier européen et de la Banque centrale européenne, c'est un titre de dette que nous nous devons. »
  • 1:00:18Invité politiqueFait
    « La monnaie a été créée. Ce soir, je vous explique pas pourquoi l'argur existait pas, mais bon. »
  • 1:01:41Invité politiqueFait
    « Ce qui est interdit par les règlements européens, c'est que la Banque centrale européenne achète aux États des titres de dettes. Mais si elle veut acheter des titres de dettes aux banques privées, elle peut. »
  • 1:02:24Invité politiqueFait
    « Le gouvernement allemand lui-même a sorti de la Constitution de l'Allemagne le fait que le budget devrait être tout le temps en équilibre. Au revoir. La règle d'or que madame Le Pen veut imposer en France. »
  • 1:04:34Invité politiqueFait
    « Pourquoi faire ? Pour acheter des armes pour être la première armée conventionnelle d'Europe ? Alors moi là, on rouvre la porte et je vais dire à tout le monde pourquoi faire vous voulez être la première armée conventionnelle d'Europe ? »
  • 1:05:55Invité politiqueChiffre
    « La dette française rapportée au patrimoine français, c'est 17 %. La dette française rapportée à sa durée étalée sur le nombre d'années où il y a un type de dette, c'est 12 %. »
  • 1:07:19Invité politiqueFait
    « En 1953, les bons alliés de l'OTAN ont annulé la dette des Allemands. »
  • 1:11:49Invité politiqueFait
    « La politique révolutionnaire et collectiviste, elle vise à ce que le capital financier n'ait plus le pouvoir sur les États, les peuples et les nations. »
  • 1:14:08Invité politiqueFait
    « La bonne vieille répartition, ça marche, ça fonctionne. Et il y a une manière que ça marche encore mieux, c'est qu'il y a plus de monde qui bosse. »
  • 1:16:55Invité politiqueChiffre
    « On va en finir avec les aides en veux-tu en voilà de tous les côtés. D'après Fabien Get, c'est 200 milliards par an. D'après le rapporteur de la même commission qui est LR, c'est 120 milliards. »
  • 1:18:59Invité politiqueFait
    « La négociation annuelle obligatoire, on a été voir ce qu'il y avait dedans parce que on avait dit que si on gagnait en 2024, on arrivait première chose qu'on aurait dit, le premier ministre qu'on aurait nommé, c'est nouvelle session de négociation annuelle obligatoire. »
  • 1:20:22Invité politiqueChiffre
    « Les exonérations de certaines cotisations pour les retraites par capitalisation. Expliquez-moi voir pourquoi vous autres contribuables, vous êtes en train d'aider quelqu'un à faire de la capitalisation pour sa retraite à lui. Pourquoi ? C'est pas juste, c'est pas normal. Ouais ben ça coûte un milliard et demi par an. »
  • 1:21:44Invité politiquePromesse
    « Nous allons racheter des entreprises qui produisent des choses que nous voulons produire. Nous allons acheter des très petites entreprises pour en faire des moyennes et des grandes si on décide. »
  • 1:22:22Invité politiqueFait
    « Nous sommes capables de faire des bombardiers d'eau. Nous sommes capables de faire le meilleur avion de combat du monde qui mène neuf missions possibles avec le même avion. »
  • 1:24:23Invité politiqueFait
    « Elle a dit je vais les trouver en 5 ans. Ça nous intéresserait de savoir où pour que vous nous disiez qu'on a une idée, qu'on se prépare, qu'on se mette dans l'ambiance. »
  • 1:25:47Invité politiqueFait
    « La règle verte. Alors, on a inventé une définition. On ne prend pas à la nature plus qu'elle peut reconstituer. C'est une belle phrase. »
  • 1:29:54Invité politiquePromesse
    « Nous en reviendrons à des élections avec les assurés car la sécurité sociale appartient aux travailleurs et à personne d'autre. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Jean-Luc Mélenchon

Ouh ! Merci. Bon, bonjour. Bon, allez, c'est bon. Merci les amis. Merci à tout le monde pour cet accueil. Euh, merci aux députés qui sont là avec nous. Vous les avez déjà tous vu, tous encouragés donc tout va bien. Bon, cette rencontre mensuelle, on savait pas très bien ce qu'on en faisait dans le cadre de la campagne présidentielle parce que ça avait été inventé il y a je sais pas 3 ans 4 ans de ça euh pour une fois par mois donner une sorte de cadre. On s'était dit, je sais pas ce qu'on croyait euh que bon, on défilerait à tour de rôle et qui que ça donnerait en quelque sorte ça permettrait de propager l'orientation quoi, ce qu'on était en train de faire.

Et puis ça a tourné à autre chose par les occupations des uns des autres. Et quand faire là ? Bah moi ça m'aurait manqué de pas le faire. On commençait le mois de septembre et c'est comme ça. Qu'est-ce que vous voulez ? le cheval à son licole et à ses habitudes. Alors euh bon donc on fait cette réunion et moi elle me elle me donne l'occasion de dire des choses, d'expliquer des choses que ce que je ne peux pas faire dans un meeting où la parole est différente et vous avez tous compris que dans un meeting le problème c'est pas ce qu'on va dire, c'est ce qu'on va pas dire parce qu'on n pas le temps parce que sinon ça durerait des heures et ainsi de suite.

Mais j'attache beaucoup d'importance à ce que et je suis pas le seul dans notre équipe d'animation à ce que les étapes que nous franchissons soient bien comprises dans leur signification politique la plus ample et la plus et la plus profonde et que notre campagne en aucun cas ne soit une espèce de suite de séquence communicationnelle comme on peut en voir dans d'autres partis politiques, c'est-à-dire en général tous les autres euh parce que nous nous référons à une analyse de classe, nous nous référons à un état du monde et de là nous en déduisons une tactique, des stratégies.

Bon, on peut dire tout ça est un peu compliqué peut-être bien, mais c'est comme ça et c'est comme ça que nous réfléchissons et que nous tâchons de transmettre dans une salle comme celle-ci une expérience à depuis ceux qui sont les plus jeunes et qui sont en train de constituer leur manière de regarder le monde, ils le font librement et puis ceux qui ont déjà beaucoup guéroyé et qui rectifient le cadre, le tami à mesure que qu'on avance.

Alors là, bon, c'est une c'est vous le devinez, c'est une ambiance absolument étrange pour nous parce que on est à on entre dans le 5e mois depuis ma déclaration de de candidature et on a l'impression à Minignau d'être quasiment comme si on était dans les 15 derniers jours de la campagne tant ébullition, une mobilisation des des dizaines des centaines d'initiatives qui montrent que le mouvement mouvement est devenu une réalité, le mouvement insoumis tel que nous l'avions conçu au départ, c'est-à-dire non pas l'absurde organisation qui est présentée dans la presse comme avec son gourou qui téléphone tous les jours à tout le monde pour dire ce qu'il faut faire, mais comme un organisme dont il est extrêmement difficile d'arriver à à percevoir exactement comment se font les chaînes de propagation avec la vieille formule.

La consigne c'est n'attendez pas les consignes. Vous vous rappelez bien que j'ai jamais dit qu'il y aurait pas de consignes hein. Faut pas se tromper. C'est vous attendez pas mais ça veut pas dire qu'il y en a pas. Et quand il y en a il faut évidemment les appliquer tout aussitôt parce que c'est aussi notre force hein d'être ce collectif. Alors bon, donc on démarre comme ça, mais on va pas non plus devenir nombriliste, se regarder soi-même, se réjouir de ce qu'on a réussi et on réussit à peu près tout ce qu'on entreprend depuis le 3 mai dernier.

Et s'il en est ainsi, ce n'est pas seulement parce que nous sommes très bons, ce qui est vrai, mais c'est surtout parce que la société est dans un état qui fait que ce type d'appel que notre notre militantisme politique appelle se produit. On ne met pas 26000 personnes à Saint-Denis seulement parce qu'on a une belle affiche. On ne met pas 10000 personnes aux anfis comme nous l'avons fait seulement parce que le coin est sympa. Et bien sûr, il faut le prendre dans toute sa signification. Il y a un phénomène d'osmose puisque c'est ce à quoi nous prétendons. Nous ne prétendons pas être une direction révolutionnaire.

Nous prétendons être un mouvement politique d'éducation populaire de masse et notre but est d'entrer en osmose avec le milieu qui nous porte. Retenez ce mot parce que il fait maintenant partie du vocabulaire de la maison. Et cette osmose, elle a lieu en ce moment.

Nous sommes l'expression d'une exaspération populaire de masse contre un système injuste, brutal, violent, mais on peut le dire à cette étape, contre un système qui semble être hors sol, c'est-à-dire avoir perdu le contact avec la réalité de la vie de la société et d'être entièrement et exclusivement dévoué à l'application de formule creuse en direction de catégories sociales extrêmement limitées et que dès lors l'État semble avoir disparu. la responsabilité qu'il a à l'égard de la société ne plus exister et les situations les plus invraisemblables s'empil un sur les autres.

Des enfants qui ne sont pas protégés des pédo criminels par un système qui s'est effondré, des incendies qui se déclenchent alors que rien n'est prévu ni organisé par qui que ce soit pour y faire face si bien que des centaines de pompiers sont envoyés comme ça sur la ligne de front quasi. On a l'impression que on leur a dit "Bon, allez, il faut y aller." Mais on ne sent aucune organisation collective, on ne sent pas l'État, on ne sent et la société génère aussitôt des expressions de solidarité qui bouleversent tout le monde comme ça s'est passé pendant les les incendies. Mais la société est disponible pour la solidarité. Ça n'a pas été, sauf qu' peut débrouillez-vous chacun pour soi.

Après tout, c'est vos villas qui crament, c'est pas les nôtres ou c'est vos maisons qui crament. Ce n'est pas ça qui s'est passé. Tout ça nous donne des indications sur très précieuses. D'abord parce que nous on vit tous là-dedans hein autant que vous êtes. Mais ça donne des indications sur ce que le collectif populaire est prêt à faire. Néanmoins, il n'en reste pas moins que il y a ce sentiment étrange de dire "Mais qu'est-ce qu'ils foutent ? Où ils sont ? Qu'est-ce qu'ils ont prévu ?" Regardez, tout à l'heure avant de venir ici, je vois que monsieur Netaniaou menace en Angleterre. Franchement, les bras vous en tombent. Il menace l'Angleterre, il a pas l'air de savoir à qui il a affaire là.

C'est quand même des corias ceuxl euh et quand ils résistent, ils résistent pour de bon et en général, c'est eux qui ont le dernier mot. Et nous, on a une dette jusqu'à la fin de l'histoire à leur égard puisque c'est grâce à eux que nous nous sommes restés en peuple libre. Bon, je vois ça, je me dis bon, que va faire la France ? Je pense qu'elle fera rien parce que elle fait jamais rien. Alors vous avez vu il y a la guerre là-bas des trois dormuse. Alors on a envoyé le porte-avion, il est revenu. Qu'est-ce qu'est-ce que tout ça voulait dire ? On ne sait pas. Le massacre continue à Gaza et au Liban. Que fait la France ? Rien.

Et on se dit mais peut-être qu'un jour ils vont faire quelque chose mais quoi on ne voit pas vu qu'ils n'ont jamais rien fait jusqu'à présent qui mérite d'être d'être signalé. Et puis ensuite il y a la réalité dans laquelle la comment dire de notre monde notre univers à nous les Français la zone francophone. Nous avons le plus grand pays francophone du monde qui est confronté à une épidémie épouvantable. C'est le Congo et c'est le plus grand peuple francophone du monde. Ils sont 100 millions. Mettons qu'ils parlent pas tous français mais en beaucoup de monde en tout cas. Et nous on sait pas. Le Québec qui est la nation cousine sœur ou ce que vous voulez pas nation.

Attention que je fasse attention au mots que j'utilise. Euh la population euh nos cousins. Alors eux c'est le voisin grossier violent vulgaire qui les menace et nous les Français pareil. et et tout est comme ça et vous vous dites mais comme si une espèce d'orage s'accumulait et que vous vous dites mais comment ce truc va finir ? J'essaie de trouver dans l'histoire des comparaisons de cette nature, j'en trouve quelques-unes, j'ai pas l'intention de vous affoler davantage mais on a l'impression qu'une masse euh s'agglomère qui va ensuite se traduire par des choses auxquelles nous ne serons absolument pas préparés comme collectif si pour notre malheur elles interviennent avant 2027.

Et puis dans le quotidien de ce qui vient de nous arriver, quand même notre pays a brûlé cet été. Et que se passe-t-il depuis là où ça a brûlé ? Est-ce que des moyens particuliers ont été rassemblés ? Est-ce que on en a tiré des leçons, des comités ont été réunis pour dire la prochaine fois on fera comme c et aujourd'hui voici ce qu'on fait avec ceux qui n'ont pas d'habitat. Voilà ce qu'on va faire pour essayer de de remettre en route la biodiversité. Non, rien. Qu'est-ce qui s'est passé depuis à Pomas dans dans l'Aude ? Quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Je ne sais pas. Peut-être que je suis mal renseigné et qu' s'est passé plein de choses.

Mais est-ce que le cas le plus probable, c'est que l'élan national qui se serait affirmé si on l'avait appelé, n'a pas pu se produire en faveur de cette population ? et il en va de même. Laurent Alexandre nous a expliqué ça la réunion de l'intergroupe de ce qui s'est passé là-bas dans l'Aviron. Tout d'un coup, paf, c'est un orage terrifiant. Il tombe quasi comme des glaçons, des pierres qui tombent du ciel. Et tous les toits, dit-il ont été détruits. Et alors Laurent dit "Bah écoute, le le couvreur, il dit "Mais moi, comment je fais là ? Il y en a pour 5 ans de travail, je suis tout seul. Que va-t-il se passer ?

Est-ce que le pays est capable de mobiliser 10 20 30 40 couvreurs quand des situations de catastrophe de cette nature pour dire allez on y va bon toi tu fais c toi tu fais là enfin un grand peuple avec des moyens une organisation un état pas chacun se débrouille on verra et puis un type qui va faire le malin là-bas en disant oui les assurances sont pas prêtes. Pendant que j'en suis à parler des assurances, autre sentiment de hors sol.

Mes amis et et camarades, une énorme crise financière est en train de mûir qui résulte de la conjonction d'une part que la marge de capitaux qui a été accumulée pendant des années et des années et qui suit la loi du capital, c'est que le capital accumulé doit s'investir. C'est sa règle pour être transformé en marchandise puis en argent et et rebolotte. Une masse s'est précipitée vers les investissements du côté du numérique et de l'intelligence artificielle dans une rué irrationnelle car il n'existe aucun modèle économique qui permette d'affirmer que cette masse de capital va recevoir une rémunération et dégager des profits dans un délai raisonnable.

Personne ne sait ce que cette chose peut donner si nous nous savons une crise parce que comme toutes les bulles à un moment ou à un autre elles éclatent et puis il y a cet événement et en même temps il y en a un autre c'est que quand bien même les États-Unis d'Amérique disposent par un privilège qui n'appartient qu'à eux d'appuyer sur un bouton et de donner des dollars quand bien même depuis 2006 les États-Unis d'Amérique ne donnent plus aucune indication sur la masse monétaire qu'il mettent en circulation dans l'année, ils ont fini par accumuler une dette de 300 milliards. Alors même pour faire semblant, faut faire quelque chose. Et alors, ils ne savent quoi ?

Si bien que dès qu'un pays a une difficulté qui dit "Ah bah qu'est-ce que j'ai moi pour retrouver des sous, on ouvre le coffre, ah tiens des dollars des bons du trésor américain, tout le monde a ça." Alors tiens, on va les vendre. Oui, mais s'il les vendent comme a commencé à faire le Japon, c'est la menace pour le monde entier que le dollar lui-même s'écroule. Par conséquent, nous sommes, on appelle ça métal. Ça veut dire à la limite de l'équilibre. Cette bulle est à la limite de l'équilibre. Une pichenette à un endroit peut la par terre. Et là, comme ils ne savaient que faire, ils se sont rachetés leur dettes à eux-mêmes.

Je vous fais grâce de l'explication du détail parce qu'à chaque fois comme je suis là, je vous vois, il y en a qui ouvre des yeux comme ça. Le moment où j'explique que la banque a pas l'argent qu'elle prête, c'est toujours le moment que je préfère parce qu'il y a plein d'état de gens qui qui font comme ça genre c'est quoi l'arnaque ? Bon, alors on en est là, ne croy ça va pas se passer tranquillement, c'est impossible. À quel moment ? Personne ne le sait. Ça peut être demain matin, mais ça peut être dans 3 mois, mais ça peut être dans 1 an.

Mais nous, ça nous intéresse beaucoup parce que comme on est dans une élection présidentielle, imaginez que à tout le reste, en plus on est ça, une crise monétaire mondiale. Alors, il y a des moments, on va un peu rigoler parce qu'on on les verra les mêmes qui nous expliquaient que la Banque centrale européenne tu as même pas le droit de regarder la porte d'entrée parce que c'est une menace hein pour ceux qui rentrent. Donc, on va voir s'il se tiennent aussi loin des événements qu'ils le prétendent. Bien sûr que non. Comme en 2008, la le la Banque centrale européenne qui est indépendante, qu'on a pas le droit de lui parler, qu'on a pas le droit de lui donner d'indication patati patala.

Ah, ils sont pas embarrassés, ils sont allés carrément à des réunions où ils ont discuté ensemble de comment ils allaient faire pour empêcher le système financier mondial de s'effondrer au côté des États-Unis d'Amérique et où ils ont racheté les dettes de tout le monde euh au tarif de de l'époque. Par conséquent, il y a là aussi une immense menace et et le climat pardon mais ça s'est pas arrêté. La crise est irréversible. Je vous avais dit au mois de mai ici même parce que j'avais lu ça dans les revues scientifiques qui suivent ça de manière très sérieuse très régulière.

Je vous avais dit attention le courant Eln que la plupart d'entre vous savez pas de quoi on parlait et Elnos est en train de se mettre en route et c'est le plus violent qu'on aura connu depuis peut-être des siècles. Pourquoi ? parce que jamais la flotte a été réchauffée comme c'est le cas aujourd'hui et jamais cette chaleur ne sera descendue aussi profondément dans les abyes. Si bien que ce courant qui résulte du réchauffement qui tout d'un coup met en mouvement des masses de flottes considérables va complètement perturber le climat provoquant ici des sécheresses là-bas des trombes de flottes qui tombent d'abord dans le monde de la côte Pacifique.

Et et comme c'est unique système, la crise va se propager partout en changeant la nature du climat. Si bien que nous ne savons pas si nous aurons un hiver absolument glacial ou une ambiance toride dans les mois qui viennent ou rien de ce que je suis en train de vous dire mais encore autre chose parce que l'air de l'incertitude c'est pas pour faire plaisir qu'on a utilisé cette expression c'est parce que c'est vraiment l'air de l'incertitude et ces événements là sont en train de se concentrer. Ils ont immédiatement des conséquences sociales.

Je vous fais pas l'injure d'entrer dans le détail, mais tout le monde comprend que si le climat change alors que nous-mêmes nous ne sommes plus un pays souverain du point de vue de notre alimentation, que des dizaines de pays dépendent d'une ou deux cultures et pour le rest des échanges. Si tout ça est perturbé par la sécheresse ou par la flotte, les productions ne sont plus là, les quantités diminuent, la taille et la qualité de ce qui se récolte aussi. Et donc les prix augmentent et pour la même somme, non seulement vous avez moi, mais en plus compte tenu du fait que les fruits sont plus petits que il vous en faut davantage. Tout ça c'est devant nous.

Si bien que plus que jamais, la proposition qui fonde notre existence politique, c'est-à-dire le collectivisme, la planification écologique, le tous ensemble au lieu du chacun pour soi est non seulement une philosophie, non seulement une vue sur l'existence, mais tout simplement un moyen de survie. L'humanité ne peut pas imaginer qu'elle va se tirer d'affaires chacun pour soi. Vous avez tous vu les images d'une épâle. Quand la flotte descend comme ça, il y a pas de chacun pour soi. Tout le monde y passe en même temps.

Et dès lors, je pense que je vous ai dit la nature de notre campagne, vous ai-je dit aux amphies, est pénétrée par la responsabilité que nous devons assumer étant donné qu'on dit de nous que nous sommes des vainqueurs possibles de la prochaine élection et vainqueur possible dans la 7e, la 6e, la 8e puissance mondiale et en tout cas dans le cœur du centre capitaliste mondial. Dès lors, nous, il faut à chacune de ces étapes qu'on assume cette responsabilité en mettant notre discours de méthode à la hauteur de ce qui se passe. Et la première des choses que vous devrez tous faire, c'est de bien comprendre. Prenez le temps qu'il faut pour bien comprendre.

Référez-vous à aux meilleures explications que vous pouvez entendre. Par exemple, dimanche dernier, Manuel Bonpard a fait une émission de télé qui était particulièrement réussie où il a très bien expliqué la question de la dette sur laquelle je vais venir dans un instant pour que vous en compreniez toute la portée. Et bien voilà des extraits qu'il faut que vous répandiez autour de vous pour que les gens comprennent bien. Parmi les aspects étranges de la situation dans laquelle nous vivons, c'est j'ai appelé ça, je sais pas, chercher un mot pour vous, vous vous connaissez le mot métaphysique, hein, la métaphysique. Alors, métaphysique, ça veut dire au-delà de la physique.

Métaphysique, c'est une idée, c'est une croyance, c'est voilà, c'est au-delà de Maintenant, il y a la méta vérité, c'està-dire c'est au-delà de la vérité. C'est tu le crois ou tu le crois pas, tu fais comme si tu l'avais entendu ou pas. Et la métavérité c'est une bande de de personne. Au début ça m'exaspérait parce que même si on est un gladiateur hein ou un tribant, on aime bien faireiller sur le sujet, on aime bien échanger des arguments et avoir le dernier mot rationnel. Mais l'autre jour, je vois, j'explique que la dette dont nous parlons et que nous voulons annuler, c'est pas celle des particuliers, c'est celle qu'on a à la banque de à la banque centrale européenne.

Le gars qui est à côté de moi, il est pas bête, il a fait les études et tout ça, il est très grand, il entend très bien. Bon, le type il démarre, ce que je viens d'entendre me prouve que la France ne rembourse pas ses dettes. Mais dit "Mais c'est pas vrai, mais qu'est-ce qu'il raconte ? J'ai jamais dit une chose pareille." Et c'est vrai comme ça 10 fois, 20 fois, 30 fois.

si bien que nous devons lutter contre aussi un mur de blabla de de métavérité de choses qui n'ont aucun rapport avec ce que nous disons vraiment mais qui encombrent les esprits, empêchent la discussion d'avoir lieu au moment où il faut le plus que jamais que les êtres humains face appellent à leur intelligence, à leur raison et soupent les arguments. Nous avons des arguments, nous pensons que ce sont les bons mais nous ne sommes pas seuls au monde. d'autres gens ou d'autres arguments et ces arguments doivent être entendus parce que sans doute peut-être y apprendrions-nous des choses nous-mêmes.

Peut-être que nous pourrions ici là corriger une trajectoire, un tir répondre à une question à laquelle on n pas pensé comme on le fait entre nous quand on discute de quand je discute avec bon part de ce qu'on raconte sur la dette. L'échange à tous les deux c'est que bon bah on se rappelle d'une chose d'une autre à quoi on avait pas pensé le coup d'avant et qu'on va mettre sur la table. Donc ça c'est la métavérité et puis l'agressivité incroyable quoi. Le ce qui a été fait à Sébastien Delegu est absolument inoui que ça soit lui qui soit en garde vue et pas les cowboys de là-bas. Mais parce que la police marseillaise on aura la discussion quand il faudra hein.

Il il faut pas qu'il croit qu'on en parlera jamais. On reparlera de la bague dissoute, de la drogue perdue, des menaces au tribunal, des menaces sur les juges, hein, et puis d'arrêter des députés, les insulter, pas de salut réglementaire, pas de numéro de machin rentrant comme ça dans les immeubles. Bon non, on en parlera. Et monsieur Nounè, je lui dis ça commence à bien faire parce ça fait deux trois fois on dit "Oh, Nunè quand même c'est un bon gars, il comprend, il est un peu sévère, il est républicain." Non non, ça va pas du tout. Il écoute même pas le résultat de l'enquête. Il sait même pas ce qui s'est passé que il donne raison euh au cowboy. Ça c'est pas possible.

Un ministre républicain, il fait d'abord respecter un député. Surtout quand le SUD Nouz euh dès que un de nos députés s'adresse euh à un préfet dans un département, ils s'en vont porter plainte contre nous. On en a deux ou trois comme ça. C'est du jamais vu depuis le second empire. Non mais pour les plus jeunes, vous savez pas parce que vous croyez que ça a toujours été comme ça. Mais jamais de la vie. Jamais de la vie. Avant il y en avait un qui vous parlait trop fort. Le lendemain le préfet vous téléphonait pour s'excuser parce que c'est l'État. L'État c'est pas une bande de potes qui vont comme ça dans la rue pousser des cris, arrêter des gens, insulter des députés.

Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? On est un un un un vieil état et républicain par-dessus le marché. Donc non, les préfets portent pas plainte contre les députés ou contre les maires, ça existe pas. L'inverse, oui, mais pas dans ce sens-là. Alors, c'est bon, voilà pour Sébastien, on sait pas ce que ça va donner. Et Rima, vous avez vu que pour terminer, c'est des experts de l'ONU qui disent il va falloir que la France arrête de persécuter les gens qui sont pas de de la vie de son gouvernement sur la question de la Palestine. C'est quand même inoui comme situation. Et puis on va dire les choses comme elles sont, c'est honteux pour la France.

On sort pas grandi d'une situation pareille. Alors, qu'est-ce qu'on est ? espèce de république bananière où tout le monde se met des claques et où bon une députée européenne où on s'en fout les trois quatre trucs apologie du terrorisme. Non mais on croit rêver quand on voit passer à la télévision des bec et et compagnie l'apologie permanente du terrorisme. Qui compte ne dit rien contre ces gens fait l'apologie du terrorisme. Bon tout ça c'est l'ambiance et ça m'a amené à une conclusion parce que j'ai regardé un peu les choses qui se racontent. Je on m'interdit absolument de regarder ce qu'il y a sur X.

Alors, j'envoie j'envoie mes mes tweets et euh bon alors il rectifie si vous là une faute et si j'ai un peu débordé. Euh, ils me disent très poliment, "Tu devrais peut-être envisager." Mais c'est bien, c'est notre service de sécurité, c'est comme ça. Mais bon, j'en vois qu'il rigole là, tu fais pas mieux, hein. Pardon, mais je pense qu'on est à égalité. Alors, j'ai regardé un peu et ce qui m'a frappé, c'est la grossièreté, la vulgarité, le sexisme de l'extrême droite. Et je me suis dit, je vais leur dire au moment politique, je vais vous dire, camarades, faites tous un effort, ne leur ressemblez pas. Pas d'injure, pas de sexisme, pas d'insulte, pas d'insulte contre madame Le Pen.

Du fait qu'elle est une femme, vous devez prendre des précautions supplémentaires, pas de critique physique. Il faut que tous ceux qui viennent là puissent voir que ce qui est moche, sale, grossier, violent, c'est l'extrême droite et que nous sommes des gens, on raisonne, on discute. Voilà. Et la grossophobie, j'avais pas vu que ça prenait une Alors aussi les personnes âgées, alors moi j'ai mon âge, tout le monde le sait et on voit que je le porte bien mais pas eux. Alors, chaque fois qu'il parle de mon âge ou d'une personne d'âge, c'est toujours dégradant. Euh, les vieux sont toujours des ruines, euh des ruines humaines.

Alors, peut-être que dans leur milieu, c'est le cas, mais bah ici, il y en a. Non, ça va quoi, hein. On tient le coup. Bon, alors laissez-les laissez-les être comme ça, grossier, vulgaire, hostile euh euh aux personnes d'âge parce que ça va alors rester collé à la peau parce que là en France le retournement, il commence à travailler dans les profondeurs. Un drôle de retournement, je ne sais pas le nommer mais vous voyez l'autre là, il est ressorti du bois là avec son histoire de voile. La première chose, la première chose que tout le monde ressent, c'est "Ah non, pas encore. Oh non ! Ça fait 15 ans que ça dure. Et le voile parci et le voile par là. Alors maintenant, il y a un jeu.

Voilà, quatre femmes voilées. La musulmane, impossible de le savoir. Bon, même ça, ça tout le monde en a plein le dos. Et puis surtout, il y a le côté humiliant pour nous tous d'être le pays où un truc pareil a lieu. Vous vous imaginez ailleurs dans le monde, ils se disent "Wou, il y a la crise, c'est terrible, ils ont des incendies, les Français font c, les Français font là, les Français ont envoyé leur porteavion, il est revenu." Euh bon et de quoi parlent les Français ? Du voile. Ah, Chuma quoi ? La honte. La honte.

Alors franchement, je sens que ça commence à saouler tout le monde indépendamment du caractère qui n'est pas du tout quelqu'un j'ai vu des gens qui disaient c'est une digression, c'est une diversion, pas du tout. C'est recommencer à diviser les Français entre eux, recommencer à dire il y a une institution politique qui décide comment les femmes s'habillent ou ne s'habillent pas et cetera et cetera. Alors, j'ai vu que cette fois-ci, pour une fois, pour une fois personne dit qu'il est d'accord avec. Même même monsieur Rotaillot qui a pourtant dit dans une réunion et ben oui, dans une réunion payée par Israël, il avait dit "Ah, Balvoile". Ah, ça lui est passé.

Bon ou bien monsieur Atal qui lui a dit "Ah, parce que c'est islamiste." Alors ceux qui sont musulmans et les docteurs de la foi ont dit "Écoutez, vous pensez ce que vous voulez mais nous si on peut se permettre de dire quelque chose c'est que la baya c'est pas une tenue islamique mais vous faites ce que vous voulez hein. Bon alors bon ces deux-là apparemment on les a convaincus mais ils doivent aller plus loin. Écoutez moi je vais pas faire le malin il y a 20 ans aussi j'étais pas d'accord avec cette histoire de voile. J'avais pas compris. Mais que fait une personne sensée au bout d'un moment ?

Bah vous parlez, j'ai rencontré des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque et puis au terme de la discussion en plus c'était des gens souvent qui étaient de mon bord quoi politiquement et puis euh pas cruche hein. D'accord. Ou oui. Non mais il y a un voile mais il y a quelque chose dessous hein. C'est un cerveau. Donc et bien j'ai été convaincu et j'ai changé d'avis. Je me suis dit j'ai fait une erreur terrible.

C'est pas la seule fois hein où je change d'habit sur quelque chose où je me dis j'ai tort j'ai tort. Quand j'étais quand j'étais jeune homme j'étais un bouffeur de curé. Pas possible. Et j'aime mieux vous dire que je donnais pas dans la délicatesse, hein. Oh, il y en a quelquesuns ici, hein. Euh ouais. D'accord. On faisait équipe. Donc et puis le temps passe, j'ai été confronté au processus de la révolution révolutionnaire de l'Amérique latine. J'ai vu les chrétiens remplir les églises et ensuite remplir les manifes. Je les ai vu soutenir au nom de la théologie de la libération tous les régimes progressistes et anticapitalistes du continent.

Bon bah si quand tu vois ça tu réfléchis pas, c'est que bon on va faire autre chose. Mais dis pas que tu viens faire trib du peuple. Donc tu te dis chacun marque son chemin dans la vie comme il croit juste de le faire. Ce qui compte c'est ce qu'on fait ensemble. C'est d'ailleurs pourquoi le mouvement insoumis n'existe pas à partir d'une doctrine, d'un dogme, d'une philosophie ou d'une foi, mais d'un programme, point final. C'est-à-dire un objet en Lego qu'on fait refait. en ce moment, on est en train de refaire et en novembre, ça sera prêt. Donc il faut faire de tout occasion de réfléchir.

Et donc moi je pense que si c'est vous avez vu sur quel là l'autre qui était en pleine crise de métavérité. Alors oui monsieur Mélenchon, si j'étais à votre place vous bêtu est pas bon homme justement. Et bien après ce qu'à dire madame Au qui a traité de parasites et de nuisible. Oui, comme vous dites, mais là, je pouvais pas le faire, hein. Donc, je l'ai regardé, je me dis le pauvre. Bon et et vous devriez vous excuser, cours toujours hein. D'abord, c'est pas toi qui me donne des ordres. Moi je pense maintenant je peux lui dire et ben monsieur Atal maintenant vous avez quand même grandi, vous avez passé la trentaine, vous êtes prêt à être président de la République.

Donc vous pourriez vous dire j'ai dit une bêtise sur la Baya et vous faites comme j'ai fait moi. Moi, j'ai dit à une tribune un jour, je regrette d'avoir dit ce que j'ai dit à cette époque-là et je prie les femmes que j'ai pu outrager par ma manière de parler de me pardonner et de m'excuser. Il y a pas de honte. Il y a pas de honte à faire ça. La honte, la honte c'est de continuer à se comporter comme un abruti.

Donc il devrait leur dire "Ah j'avais pas bien compris puis la baille pas mon truc, je sais pas, il a le droit." Mais quelque chose qui disent une parole de réconciliation au peuple français pour que on finisse par retomber sur nos pattes tous ensemble, même si on a des divergences totales et on en a avec lui hein. Bon mais ça ça ferait du bien monsieur Rota ça lui arracherait la bouche de dire finalement ah bah le voile non je me suis trompé. Ah ben il faut le faire. Je pense qu'il devrait le faire. Les autres bon leur leur leur situation est plus pareil. On en restera là.

Alors donc maintenant, une fois que je vous ai dit cette étrange ambiance euh qui me il faut pas qu'elle vous désarme, c'est-à-dire il faut tout le temps continuer à réfléchir, à se dire qu'est-ce qui se passe là ? Rien. Mais pourtant c'est grave, là il y a eu encore un attentat raciste. Là il y a eu encore un préfet qui pourchasse un camarade. Là qu'est-ce qui se passe pour chacune des étapes ? Les comprendre, les assimiler, le mettre à leur place. Et des fois on a des choses, on sait pas, on sait pas où les mettre, on sait pas où les caser. Mais finalement le moment arrive toujours dans la vie où les où les choses prennent leur pancarte pour dire ce qu'elles sont.

Et à ce moment-là, on peut les ranger, les classer, les affronter ou les soutenir. Alors nous, les insoumis, il est certain, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, que on n'avait pas prévu d'avoir l'ambiance d'une fin de campagne en début de campagne. Bon, mais je vous le dis avec sincérité. parce que ça modifie les données sur lesquelles nous travaillons. Mais pour que vous ayez une Moi je suis un militant à l'ancienne et j'ai passé la maladie au plus jeune. J'aime bien les chiffres, j'aime bien comprendre ce qu'on fait aujourd'hui. La sphère insoumise, c'està-dire les gens se déclarant insoumis, hein toc toc toc. Bon, c'est 580000 personnes.

Il y a 223000 nouveaux arrivants depuis le 3 mai. 40000. Vous savez comment ça marche le mouvement insoumis he ? Ça part des bords, on est insoumis, on fait ce qu'on a à faire et puis ceux qui sont les plus pendant une période toi vont se mettre sur l'application action populaire. D'accord. Là, c'est les militants. Vous avez dedans signalé toutes les actions. Enfin, vous connaissez tout ça. Là, il y en a 40000 de plus depuis le 3 mai dernier. 19000 personnes qui ont rejoint un groupe d'action parce que vous avez aussi des insoumis qui font insoumis tout seul ou avec leurs potes euh qui autour et il y a on a créé 630 groupes de plus dans le pays. C'est donc une force considérable.

Alors, je rigole quand j'entends les chiffres des autres. Je reconnais que c'est pas très charitable mais bon, je suis pas obligé en plus de faire d'être charitable quoi. Alors c'est depuis le 3 mai 14 millions de tractes et de lettres qui ont été distribuées. 830000 affiches et pour la rigolade 21000 maillots de football. Ça c'est c'est ce rat de bon de bon part qui a trouvé cette idée résultat ça fait rentrer beaucoup d'argent. Pardon à pour rat. C'est pas toi qui a trouvé ça ? Ah bon ? Pas tous. Vous êtes mis à plusieurs pour trouver ça ? Qu'est-ce que vous êtes malin ! Bon alors après, il y a les trucs plus euh 20000 contributions au programme. Je sais pas comment elle a fait Clémence.

Moi, je mets les pieds sous la table. Le lundi 12 et demi, il y en a deux qui arrivent. Euh Papou qui est par là, qui est là et puis Clémence et le les propositions sont passées à travers tous les tamis, c'est-à-dire le le livret thématique, le les camarades à l'Assemblée nationale. Alors, ils sont tombés d'accord là-dessus. Là, si ça discuté là, d'habitude, on discute jusqu'à ce que tout le monde soit d'accord, mais là faut quand même imprimer. Donc, comme la campagne, on va pas attendre la fin de la campagne pour certains sujets. Donc, moi je suis l'arbitre à la fin.

Alors parce que c'est moi qui ai dans la tête les campagnes précédentes, les machins, les trucs, les bidules, on me demande de faire ça. Je sais pas ce que je préfère faire mais bon, je le fais parce qu'il faut bien que quelqu'un le fasse. Et je pense que on ne doit pas avoir quelque chose. Il y a des choses avec lesquelles je peux vous dire, je suis pas d'accord dans le programme mais bon les camarades sont d'accord, le groupe, l'assemblée, le machin. Bon mais il faut alors je vous rassure, c'est très peu de choses, hein. Bon, par exemple, avec celui-ci qui est en face de moi, Saint-Martin, lui, il veut pas entendre parler de vol habitable dans l'espace. D'accord. Et moi, oui.

Alors, on a une contradiction. Enfin, c'est quand même moi le mieux placé. Don s'il y a un vol habitable, le premier qui monte dedans, c'est lui. Comme ça, il pourra l'expliquer à tous ceux qui croisera ce qu'il faut faire ou pas. Bon non, j'arrête parce que sinon ça va tourner à la blague pour le reste de la soirée. Donc je viens de vous donner ces résultats. Maintenant, regardons l'ambiance. Donc mon propos n'éclusera pas toutes les questions que vous avez à l'esprit de l'ambiance que vous ressentez vous-même. Vous avez dû voir autour de vous des gens commenc déjà euh 6 mois avant à décider pour qui ils vont voter à l'élection présidentielle alors que c'était pas le cas le coup d'avant.

des fois des gens qui étaient devenus assez critiques à notre sujet et qui disent "Bon, c'est bon. Quoi ?" Pourquoi ? Parce que ils comprennent que notre candidature a une chance d'être au 2e tour et qui sait qu' a envie, étant de gauche, euh de faire un vote qui empêcherait celui qui peut arriver au 2e tour d'y arriver, hein. Euh ça met beaucoup de monde mal à l'aise, surtout ceux qui ont passé leur temps expliquer sur tous les tons que seule l'unité nous sauverait euh pour affronter l'ennemi. Alors, faut aller au bout, hein. Voilà. Mais l'événement que nous avons vécu, il faut pas le relativiser. Je parle même plus de nos propres mobilisations, de leur puissance.

J'ai commencé par ça il y a un instant. C'est l'événement MDEF de l'autre soir. Il faut camarade que vous preniez la mesure de ce qui s'est passé. Le MDEV ça s'appelle mouvement des entreprises de France, pas syndicat des entrepreneurs de France. C'est un mouvement et ça prétend représenter l'entreprise en tant qu'enté en France. Tous nous savons que des entreprises, il y en a des petites et des grandes, des très riches et des très pauvres, dès où il y a beaucoup de monde et dès où il y a une personne. La moitié des patrons n'ont pas d'employés.

Donc nous, par définition, nous sommes méfiants à l'égard de ce concept, mais nous ne pouvons pas sous-estimer une organisation qui prétend réunir plus de 300000 patrons de ce pays. Et nous le prenons pour ce que c'est. Ils sont là, ils ont des choses à dire. Mais eux avaient un projet qui était de se donner une centralité politique. L'été est fini, c'est leur université d'été.

Voyons comme on est important, comme ce qui nous intéresse concerne tout le monde et nous faisons une université et nous sommes des gens ouverts et nous nous invitons tous les candidats à la présidentielle, y compris le diable en personne euh parce que l'année dernière, ils avaient vu le un autre diable euh Manuel Bonpard qui nous avait magnifiquement euh représenté parce que il est parti là-bas en disant "Je vais pas leur caresser la tête." Donc moi, j'ai fait pareil. Je suis allé là-bas en me disant je vais voir ce que c'est. Mais il s'était donné une centralité, vous comprenez ? Politiquement, ça voulait dire beaucoup de choses. Pourquoi ?

Parce que la droite et le centre qui est la même chose sont en crise politique. Ils n'ont pas de ligne politique à présenter au pays à part faire des économies et des coupes dans les budgets. Mais ça c'est pas une ligne. Quand vous vous adressez à une société, il faut lui proposer quelque chose, dire bah ça va aller mieux pour vous ou voilà ce qu'on va faire. Là, rien. Des batailles politiciennes. Par conséquent, en surgissant sur la scène politique, en invitant les candidats, le MEDEF se faisait en quelque sorte l'arbitre des grâces et des beautés.

Et comme j'ai pas mal roulé ma bosse, j'avais prévu une manière de faire et puis je rentre là-dedans et je vois du monde littéralement jusqu'au plafond. Roland Garos, c'est comme ça. Bon père m'avait prévenu. Il m'a dit "Tu vas voir, ils vont être peut-être 1000, 2000, 3000 en face de toi. Moi, en face comme vous êtes là, pas au plafond." Donc c'était comme ça. Et je je vous parle franchement, je me dis "Mais mais qui c'est tous ces gens ?" Non mais rigolez pas, écoutez, si vous savez pas le faire, je vous recommande de le faire hein. Si vous vous jetez tête baissée dans n'importe quoi, faut pas faire chef, hein.

Bon, alors moi, je suis censé faire les choses un peu mieux que les autres depuis le temps que je l'ai fait. Donc, je me suis dit, "Mais c'est qui ces gens ? Qu'est-ce qu'ils veulent ?" Déjà, j'étais alerté par les sujets, deux fois les normes, les charges, gnag et puis alerté par le cadre. Tu commences, tu as droit à 2 minutes et puis après les questions, tu as 4 minutes pour répondre et à la fin tu dois dire quelle est la mesure qui va relancer l'économie en 2 minutes. Vous voyez bien, il y a quelque chose qui tourne par rond dans cette manière de faire. Mais puisque on a accepté, on accepte et on on fait le travail. Mais j'ai pris le temps de regarder, voir comment ça applaudissait.

Il y avait là-dedans une grosse masse pour Atal. Il y en avait beaucoup pour partager entre Édouard Philippe et Retaillot. Madame Le Pen bien mais elle-même absente. Je sais pas vous dire pourquoi mais c'était comme ça. Donc je me dis peu importe ce que je me dis, j'ai mon angle, je sais comment je vais m'y prendre. Parce que il peut pas être question que en 5 minutes je devienne le diable officiel à qui tout le monde jette une pierre. Vous comprenez ce que je veux dire ? Je vous représente. Vous avez droit au respect. Donc c'est à moi de me comporter dans des conditions telles que le respect qui viendra à ma personne vous soit destiné. Et nous avons besoin de ça.

Nous ne sommes pas Allez, on y va. C'est la pagaille et je te mets une gif, tu m'en mets une autre. C'est pas c'est pas notre style. Nous allons gouverner ce pays et pour gouverner, il faut faire des compromis, c'est-à-dire dire l'endroit où passe la ligne indépassable. Et j'ai eu l'occasion de le dire quand je leur ai dit avec moi plus d'aide sans contrepartie. Et j'ai même précisé, c'est clair pour tout le monde. Bon, je l'ai fait.

Mon raisonnement était que si je disais les choses clairement, il les entendraient clairement parce que ces gens-là ont une expérience de la vie qui fait que ils connaissent les rapports de force et ils connaissent la manière de traiter avec quelqu'un qui n'est pas commode parce que dans les affaires, c'est aussi comme ça. Et je pense que pour la part qui nous occupe, le boulot a été fait. Mais ce qu'il faut regarder, c'est la catastrophe finale. Ils font une réunion pour montrer qu'ils sont le centre du monde, qui parlent à tout le monde et que c'est eux qui font sauter à la corde les candidats au pouvoir.

Ils écoutent trois personnes qui racontent des fadaises les unes derrière les autres, c'est-à-dire Édouard, Philippe, Retaillot et Atal n'ont pas arrêté une seule minute de dire des choses qui ne tiennent pas debout. Par exemple, Rota il supprime tout. Il y a plus d'impôts, il y a plus de taxe, il y a plus rien.

Et puis quand tu lui dis "Mais alors vous payez tout ce qu' a là avec quoi Il il te regarde genre Édouard Philippe à un moment donné, c'était tellement dingue ce qu'il se racontait que lui-même est obligé de dire "Ah, ça va trop loin." Vous avez entendu le moment où on parle des normes et vous avez quelqu'un qui dit "Oh, les normes c'est pas possible, il en faut plus, faut plus de norme." C'est une plaisanterie. Non, tout le monde comprend que c'est une plaisanterie. Un monde sans norme, ça n'existe pas. Et lui, il produit quoi cet homme ? Plus de norme. Vous faites des écrous, monsieur, vous faites des boulons, on s'en fout de la taille, plus de norme.

La résistance des aciers, on s'en fout. Et ainsi de suite. Tout ça tient pas debout. On vient d'avoir des des incendies partout parce que le climat a été perturbé à cause de vos bêtises. Et vous venez dire quoi ? Qu'il faut plus de norme environnementale. Oui. Oui, c'est ce qu'ils disent. Et d'ailleurs, ils ont voté à l'Union européenne. Ils ont aboli ce qui s'appelait le devoir de vigilance, c'est-à-dire la responsabilité que chaque donneur d'ordre a non seulement sur ce qu'il fait, mais sur les sous-traitants. Ils l'ont aboli. On est en plein dedans et ils abolissent. Et les voilà satisfaits d'eux-même, expliquant que c'est eux qui créent les richesses.

Ceux qui bossent non, ils sont là pour s'occuper. Et qu'est-ce que c'est que ce qu'est-ce que c'est que cette manière de parler à à à à notre enfin quand même, on a tous maintenant ça a monté le niveau. Il y a beaucoup de gens qui ont le bac. Il y a plein de gens qui ont une expérience de la vie. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Arrêtez de croire que parce que comme sous l'ancien régime, vous aurez agité vos perruques et vos titres nobilaires, nous allons tous nous prosterner devant vous parce que c'est pas ça qui va se produire. Dans le cas où vous êtes pas au courant, c'est un pays assez agité ici et on n'aime pas trop qu'on nous regarde du haut.

Mais je crois que il parlait sincèrement et c'est ça qui m'a le plus inquiété. Je vous parle pas de ceux qui étaient à la tribune parce que ils faisaient un numéro pour gagner leur leur sympathie. Mais ceux qui étaient dans la salle, ça m'inquiète parce que finalement on a parlé des normes qui veulent abolir, ce qui n'est pas possible ni souhaitable.

J'ajoute pour qu'il me comprennent si jamais quelqu'un leur fait un rapport de ce que je suis en train de raconter, que c'est grâce aux normes que nous allons pouvoir fermer certains marchés nationaux, que certains produits de l'extérieur ne rentreront plus en France au profit des seuls produits français dans l'agriculture avec les pesticides, dans l'industrie et cetera, dans l'usage de certains produits composant certaines machines, certains objets. Car les statuts de l'Organisation mondiale de la santé permettent d'interdire, sans que ça soit répréhensible sur le plan mondial, certaines productions si elles sont considérées comme nuisibles à la santé.

Par conséquent, la normalisation fera partie des moyens que nous allons utiliser car nous allons diriger ce pays, non pas en nous précipitant dans tous les chiffons rouges qu'on agitera devant nous et nous ne serons pas ceux qui vont continuellement provoquer la terre entière. Nous avancerons à chaque fois en nous appuyant sur nos droits, sur ce qui est dans le droit international. Si dans le droit international, il est dit qu'on peut s'opposer pendant 4 ou 5 ans à l'introduction en France de tel ou tel produit parce qu'il ils contiennent des plastiques qui se défont quand on l'absorbe, nous l'interdirons.

Et personne ne pourra nous dire "Ah, c'est les bolcheviques français qui sont en train de faire la loi. Ils sont en train de ravager, sinistrer le système mondial." Voilà comment nous avancerons en nous appuyant sur tout ce sur quoi on peut s'appuyer si on ne veut pas renoncer à ces objectif. Il ne faut pas se fourer dans face à des murs qu'on ne peut pas escalader. Il faut avoir tout le long l'intelligence des situations. Je vous l'ai déjà dit dans une réunion ici. Je vous ai raconté comment je parlais avec quelqu'un.

Ça se trouve que c'est mon pote qui était président du Mexique et je lui avais dit un peu pour dire quelque chose, je lui avais dit alors c'est quoi le problème avec les gringo en ce moment ? Il me regarde, il se marre, il dit "Be d'hab, 3500 km de Frontière commune." Et ben entre-temps, les gringo sont allés déloger Madouro. Donc ça fait plus rire personne de dire "Si tu les provoques, tu je le faire à Boncian parce que le plat il passe une fois, pas deux hein." Voilà. Voilà ce que je voulais vous dire de l'inquiétude que m'a donné cette salle. Là-dessus, ils se mettent à parler de la TVA.

Vous n'avez pas suivi mais il y a eu une intervention du président du MEDF puis une interview puis un discours et tout le long il a répété les mêmes choses. C'est-à-dire qu'il prévoit, il envisage une nouvelle énorme vague de privatisation. De quoi ? de quelque chose qui vaut plus de 500 milliards. La sécurité sociale, le droit à la retraite, l'assurance maladie. C'est le pactol qui leur passe sous le nez tous les mois avec votre feuille de paye quand vous payez les cotisations et que le blé repart aussitôt qu'il est venu. C'est le système par répartition. Il l'a expliqué sur tous les tons.

Tous les candidats de droite qui étaient là ont tous dit qu'ils allaient imaginer une part par capitalisation des retraites. Alors, il me revenait de dire que si vous devez vous payer demain à la retraite par capitalisation et que vous en attendez un niveau de pension équivalent à ce que vous touchez aujourd'hui par la répartition, vous allez sentir la douloureuse. Et quand l'autre dit "Moi, je rends du pouvoir d'achat au français". Oui, pourquoi faire se payer plus cher ce qu'ils avaient avant, moins cher ? Parce que ça ne servira qu'à ça. Et bien sûr, les braves gens entrent pas dans tous ces détails. On leur dit "Ah, il faut rapprocher le salaire brut du salaire net. Jamais de la vie.

Le salaire brut, c'est du salaire différent, différé. Il passe dans des cotisations obligatoires. Mais c'est votre salaire. C'est déjà votre salaire. C'est pour payer vos soins, c'est pour payer votre assurance emploi, c'est pour payer votre retraite. C'est pas un cadeau qui est là. Et la stratégie, je vous avais expliqué la dernière campagne présidentielle, pas vous, je vais pas vous engueuler, mais tous ceux tous ceux qui disaient "Oui, il exagère, c'est des grands mots, il est en train de tout dramatiser, hein. Vous vous rappelez la discussion sur l'eau ?" Hein ? Ben c'est quand même bien ça qui s'est passé. Et ben là, c'était pareil. Je vous ai dit ces gens-là vont faire la TVA sociale.

Alors qu'est-ce que c'est la TVA sociale ? C'est pas une TVA sympa. C'est pas une TVA à caractère social. C'est la TVA et ils font cadeau à l'employeur des cotisations à payer par les travailleurs jusqu'à tr fois le SMIC. Et qui paye parce qu'il faut que quelqu'un paye tout ce que paye les cotisations et bien l'État. Donc les ressources de la sécurité sociale passent des mains des salariés qui se répartissent entre eux leur salaires brut à l'état et à la fiscalisation. Et avec quoi l'État paye ? Avec la TVA.

Si bien que à la fin de l'année, l'État dit "Ah bah tiens, il faut qu'on rende ses sous à la sécor de milliards pour la santé, tant de milliards pour la caisse de chemin, bla bla tant de milliards." Et alors, qu'est-ce qu'ils vous disent ? Le gros de la dépense en France est consacré à la dépense sociale. Ça ne peut pas durer. Le système est trop généreux. Allez vous faire voir parce que la solution, il faut pas qu'il se trompe. Il faut pas qu'il se trompe sur le rapport de force. Il faut pas qu'il se trompe.

Je leur ai dit, vous m'avez entendu leur dire à un moment donné, j'ai dit "Ah oui, vous voulez résoudre le problème du déficit." C'est très simple, on vous donne plus rien parce que vous nous coûtez 120 milliards tous les mois et on est en déficit de 150. Donc j'arrête de vous donner 120 milliards et il m'en manquera plus que 30 et je vous garantis que moi, je vais les trouver dans vos poches. Voilà la vérité. Ils n'ont pas le rapport de force. Le gouvernement insoumis vous prévient d'avance ou vous discutez sérieusement avec nous.

parce qu'on a compris qu'on ne peut pas tout d'un coup remettre dans l'entreprise 120 ou 130 milliards de cotisation parce que sans doute quand on ferait tomber à genou à un nombre beaucoup trop grand. Donc on va trouver un autre moyen de faire mais on va ramener les cotisations là où elles doivent être parce que camarades mesdames, messieurs, la sécurité sociale est à l'équilibre. Elle n'est déséquilibre que du fait de la politique du gouvernement et des néolibéraux. Il n'y a pas de déficit de la sécurité social. Alors, je l'ai dit, Patrick Martin, lui, il a dit les choses, il les a dites. Il a dit "Et ben, nous allons faire la TVA sociale, deux points de plus que la TVA normale.

La TVA normale c'est 20. La TVA moyenne c'est 18. D'accord ? Il a pas dit la TVA moyenne, il a dit la TVA normale. Deux points de plus. Tout ce que vous achetez de points de plus. 22 % au lieu de 20. Et sinon, il se peut que vous ayez comment dire un peu plus de confort. Alors là, vous avez Hollande le revenant qui lui qui lui a prévu de faire une TVA sociale entre 22 et 24. Bah oui, pourquoi pas ? Pendant qu'il y ait.

C'est incroyable que ces gens vivent dans un monde où ils pensent qu'alors que la consommation populaire stagne, alors que nous sommes entré en récession, qu'on va encore continuer à serrer le kiki, encore moins, encore moins, moins acheter de la nourriture, moins acheter des vêtements, moins de tout le temps parce que c'est le seul projet qu'ils ont à proposer aux Français. Nous allons remettre les comptes en ordre. Vous ne remettrez rien en ordre de cette manière-là. Vous ne ferez qu'aggraver les déficits et vous reviendrez dire qu'on a encore trop dépensé et qu'il y a trop de services publics. Ce n'est pas vrai. Je vous redis les chiffres que j'ai dit ce jour-là.

La part de la paye des fonctionnaires dans la richesse produite par le pays a baissé de 6 points en 20 ans. La part de l'État dans la la ponction sur la richesse du pays a baissé de 7 points et tout ce que l'État ramasse à l'exception de une petite quantité est immédiatement redistribué. ici du crédit pour faire de l'investissement là-bas des salaires, là des équipements, là de la peinture, là du papier tout est redistribué. L'État n'est pas un espèce de tas de sable dans lequel on verse l'argent qui s'y perdrait. L'État est le premier animateur, le premier agent économique du pays. Et eux, ils lui ont donné pour mission Arakiri, détruisez-vous vous-même. Voilà ce qu'il va falloir inverser.

Mais je préfère qu'ils sachent à qui ils ont affaire. Nous discuterons toujours sérieusement. Nous sommes capable d'entendre toutes les objections. Nous sommes capables de faire des compromis quand il le faut. Mais nous ne sommes pas capables de nous faire prendre pour des imbéciles par des gens qui de toute façon sont incapables de faire autre chose que de mettre le pays dans l'état de ruine dans lequel il est. Car c'est entièrement et exclusivement de leur faute. C'est parce qu'ils ont appliqué cette politique. Alors après, vous avez vu comme moi et les salaires, ben je réponds faut les augmenter. Ça les fait rire. Vous savez ce moment-là est crucial.

J'ai pas de mépris pour les gens qui qui avaient là. Je je raisonne pas comme je pense beaucoup d'entre vous en terme personnel. Je me dis qu'est-ce qui se passe dans leur vie ? Qu'est-ce qui se passe dans le rapport qu'ils ont aux autres pour penser que quand on parle du salaire avec lequel on vit, on rigole ? Vous n'y pensez pas mon cher. Pas question. J'ai connu moi des petits patrons me disant mais moi je peux pas augmenter les salaires parce que j'ai pas assez de clients. Et d'ailleurs dans l'enquête qui nous avait été distribuée avant qu'ils ont fait auprès des employeurs, les 3/4 3/4 donnent comme cause de leur difficultés la faiblesse de la demande, c'est-à-dire pas assez de clients.

Comme tu as pas assez de clients, tu rendes pas assez d'argent et comme tu rendes pas assez d'argent et ben tu dis je vais avoir du mal à augmenter les salaires. Mais là, on a ponctuellement un intérêt commun. Il faut qu'il y ait plus de clients parce que le client, il commence par se délester de 18 % en moyenne qui retourne direct dans la caisse de l'État. Vous voyez que l'endroit où on a des choses à faire, il existe mais à la condition que tout le monde soit honnête dans cette affaire et pas les uns se font dépouiller vif et les autres non seulement prennent tout, mais en plus se moquent des gens. Et ce moment est l'échec du MDEF, entendez-le. l'échec du MDEF à cet instant.

La classe sociale qui prétend diriger ce pays, qui prétend lui donner des leçon et des conseils. D'un seul coup, elle déclare la guerre de classe à ceux qu'elle embauche et qu'elle paye. Ils ne savent pas qu'ils ont fait ça, mais tous vous avez compris ça. C'est on me parle pas comme ça. Tu sais toi pour rire. Ils ont fait une erreur terrifiante et j'ai l'intention de tirer avantage de la situation. Par conséquent, vous irez répétant partout que c'est pas supportable d'être traité comme ça. Et puis on en tirera les conclusions. Je vous les dis dans un instant. Mais maintenant je viens sur un autre sujet qui est la question de la dette. Alors vous az tous bien compris quel bonheur.

Alors vous avez vu comment on fait ? B roule la pièce. C'était une réunion des médias euh des nouveaux médias que toute la casse avait dit qu'à l'horreur pas que bah il trouve que là-dedans quelqu'un m'a posé une question intéressante et m'a dit "Monsieur Mélenchon, vous êtes en contradiction, vous voulez ouvrir largement les caisses en gros je résume. Mais c'est pas possible avec les traités européens. Je viens sur les traités européens. Le sujet n'est pas nouveau pour moi. Ça fait 10 ans qu'on explique ça. Ça fait 15 ans que c'est un débat international. Ça a commencé avec la crise de la dette argentine. Auparavant, il y avait une alerte avec la crise de la dette mexicaine.

Et puis avant, il y avait eu une crise en Asie. Et puis il y a eu celle de la Russie. Donc les militants qui mélitent depuis longtemps comme moi, bah on est au courant de tout ça. On a suivi. La première fois, tu comprends rien, tu te fais expliquer. La deuxième, tu es pas sûr d'avoir bien compris. la troisème, ça y est, tu as compris ? Et puis tu es là, tu te rappelles, machin a dit, truc à écrit. Bon voilà, c'est comme tous les militants font comme ça. Discuter avec un syndicaliste de n'importe quelle branche, n'importe où, il sait des tas de trucs qu'il savait pas en arrivant parce qu'il a dû s'y intéresser. Donc c'est pas un sujet nouveau pour nous.

Il y a même un rapport, j'ai même été à une réunion de l'ONU à Genève. Le rapport qui a été fait était fait sur la base du gouvernement révolutionnaire de la révolution citoyenne en Équateur et avec l'Afrique du Sud, c'était le gouvernement de Raphaël Coréa et le gouvernement de l'Afrique du Sud qui faisait un rapport sur comment on réglait le problème des dettes souveraines. Voilà, tout ça existe. Il y a des textes et machins, il faut se renseigner là hein. Dès que j'ouvre la bouche, ils sont là. Ah, il a dit la dette, il veut pas payer.

Bon, tu vois des animaux, ils réfléchissent pas, ils pensent pas, ils viennent, il ils mettent la main dans la cage du tigre, il tirent les moustaches, il s'étonnent de s'en prendre une derrière. Mais c'est exactement ce qui leur est arrivé. Vous croyez réellement, vous me connaissez. Au moins, il devrait se méfier. Se dire "Mélenchon dit ça, mais qu'est-ce qu'il veut dire au juste ?" Quand même, c'est curieux qu'il dit ça. D'habitude, il dit des trucs. Non, allez, en avant. 1 2 3 4 5 La France dit Édouard Philippe n'a qu'une parole et elle honore sa parole et sa signature. Vas-y, joue de la musique Coco, tu as rien compris.

Je viens de te dire que ce sont les titres de l'État français comme dette. L'État a emprunté des sous. Il y a un titre de dette qui est marqué dessus par exemple 1000 € qui appartient une fois que tu as donné les sous, c'est un titre de dette pour toi. Et voilà que la banque centrale européenne a racheté ce titre de dette. Et comme nous sommes membres du système financier européen et de la Banque centrale européenne, c'est un titre de dette que nous nous devons. Alors par exemple toi Antoine, je viens te voir et tu me dis écoute, je peux pas en ce moment t'aider Jean-Luc, j'ai une dette de 100 millions. 10 millions ? Oui. Bon, il y a qui tu les doigts ? Bah à moi.

Je me dis ce garçon a perdu la boule. Allez Antoine. Alors Antoine il prend son premier papier de 100 millions scrutch. Qu'est-ce que ça change pour lui ? Rien. Qu'est-ce que ça change pour moi ? Rien. Parce que la banque centrale quand elle a acheté les titres de la dette française, elle a mis l'argent. Elle est allée voir le banquier à ta poil et lui a dit "Bon, donne 1000. OK, tiens, voilà 1000, je prends le titre de dette. À ce moment-là, la monnaie a été créée. Ce soir, je vous explique pas pourquoi l'argur existait pas, mais bon. D'accord, je t'ai donné 1000 balles, tu les as. Qu'est-ce qu'il fait lui avec ses 1000 balles que je viens de lui donner ?

Pendant que moi à la banque centrale, je repars avec mon petit avec mon petit titre, qu'est-ce qu'il fait ? Et ben rien. Il prend les 1000 et il les fout dans la sphère financière. Donc vous envoyez pas la couleur. Il a pas acheté des gommes et des crayons, il a pas acheté une voiture, il a pas construit une maison, rien. Il l'a mis dans la sphère financière. Résultat, une masse considérable de pognon a été distribuée par la Banque centrale européenne aux banques auquel elle a racheté les titres des dettes nationales et tout ce fric est foutu le camp dans la sphère financière. Si bien qu'il y a pas eu ça d'inflation, un point d'inflation.

Alors eux ça les dérange pas la réalité mais pas du tout. Ils viennent tous nous dire "Ah vous allez faire de l'inflation ?" Non tu as déjà dit que c'était déjà payé. Ah oui ? Ah bon ? Bon repart. Faut qu'il trouve autre chose. C'est interdit par les règlements européens. C'est pas vrai. Ce qui est interdit par les règlements européens, c'est que la Banque centrale européenne achète aux États des titres de dettes. Mais si elle veut acheter des titres de dettes aux banques privées, elle peut. D'ailleurs, elle l'a fait et elle en a acheté 4000 milliards et ça n'a pas créé d'inflation. Elle a le droit Ah oui, mais elle a pas le droit de l'annuler et elle fait ce qu'elle veut.

C'est marqué il dans le texte, il est pas marqué que la banque centrale fait des chapeaux pointus avec ou des éventails, je sais pas quoi. Il y a rien marqué du tout. Elle fait ce qu'elle veut. Donc si elle décide de geler cette dette ou de la au feu, c'est son affaire. Donc ce n'est pas vrai. Je le dis à direction de monsieur le directeur président de euh la Bundesbank, je crois que ça s'appelle comme ça, la banque centrale allemande qui dit il n'en est pas question, c'est interdit par les traités. Et ben non, c'est nous on a boué français, on sait lire, c'est pas dans les traités. C'est vous qui savez pas de quoi vous parlez.

Parce que quand il a fallu sauver la monnaie internationale, vous avez tous couru y aller. Et quand une fois vous, la banque centrale allemande, vous avez fait un procès à la banque centrale européenne parce qu'elle avait racheté des titres de dettes, des États bien sûr à des banques privées. Et bien, vous avez dit, elle a pas le droit de le faire. Il y a eu un jugement et vous l'avez perdu. Et alors quoi ? Vous pensez que vous l'avez gagné ? Non non, vos affaires s'arrangent pas, monsieur le chef de la Bundesbank. Mais alors, mais pas du tout. Pourquoi ?

Parce que le gouvernement allemand lui-même a sorti de la Constitution de l'Allemagne le fait que le budget devrait être tout le temps en équilibre. Au revoir. La règle d'or que madame Le Pen veut imposer en France et dont je vais dire un mot dans un instant. Voilà. Ne croyez pas une seconde qu'on raconte des choses qui nous passent par la tête. On a étudié et on sait pourquoi ça donnera un avantage. On n jamais dit qu'on allait le faire tout seul. Ils choisissent l'hypothèse la plus ridicule pour pouvoir nous ridiculiser. Moi, je viens à la Réunion si c'est moi qui m'en occupe. Je vais aller voir les Italiens. Je vais aller voir les Espagnols, je vais aller voir les Belges.

Qui c'est qui me manque ? Les Grecs. Et je vais leur dire d'Idouard, vous aussi vous êtes à plus de 100 %. Ouais. On a intérêt à ce que ça baisse. Non, on est déjà quatre. On continuera. Je vais aller voir les Allemands. Je dit écoutez bon fermons la porte pour pas que ça s'entende. Mais je connais l'état de vos finances et surtout l'état de votre pays. Vous avez 4000 ponts à réparer, 1000 ou 2000 écoles. Vous avez deux ou trois écluses, il vaut mieux les réparer avant qu'elles s'arrête parce que la dernière fois ça a duré 1 an et demi. Vous avez dû faire 200 km de pour faire le tour de l'écluse qui marchait plus.

Donc vous êtes l'année qui vient, vous allez dépasser les 3 % de déficit, les bons élèves. Et puis en 2028 vous serez à 4,6. Je le sais, c'est pas moi qui l'ai dit, c'est l'OCDE. Donc vous allez pas être si brillant que ça. Et pourquoi faire ? Pour acheter des armes pour être la première armée conventionnelle d'Europe ? Alors moi là, on rouvre la porte et je vais dire à tout le monde pourquoi faire vous voulez être la première armée conventionnelle d'Europe ? On n'est pas pour. Il y a mieux à faire. Il y a mieux à faire. Alors ça c'est les données. Maintenant continuons la discussion avec l'Allemand.

il va dire "Ah mais non, nous on est très sérieux, d'accord, on s'endettete, on va s'endetter plus que la France. Ils vont emprunter plus de fric que nous l'année qui vient et l'année qui suit aussi. Mais voilà, chacun doit se débrouiller avec ce qu'il avec ce qu'il fait, quoi. Je lui dire, "Ah bon ? Vous êtes sûr ? Parce que là, vous êtes au courant que les taux d'intérêt, c'est quatre. Alors nous vous êtes des Allemands, peut-être que vous avez de quoi payer comme ça hein alors que vous avez tend ce que j'ai appelé la dette cachée parce que c'est des malins eux. Ils ont retiré de leur budget le fric qui mettent dans les armes. C'est pas compté dans le déficit. D'accord ?

Alors nous on pourrait dire ben nous on retire tout ce qu'on a mis dans l'école parce que c'est pas dans le déficit, c'est de l'investissement. Voilà, je le fais moi, pas de problème. Donc c'est pour dire qu'on a aussi de l'imagination. Mais je vais lui dire "Mais monsieur l'allemand, regardez bien 4 % nous on est riche vous aussi. Mais est-ce que vous êtes sûr que tous les pays européens peuvent s'encadrer une dette à 4 % ?" Je viens de vous en citer cinq dont nous les Français qui sont au-delà de 100 % du PIB qui paraît-il et le chiffre mortel qui vous conduit directement au cœur de l'enfer. Tout ça n'existe pas, hein. Tout ça n'existe pas.

Euh la dette française rapportée au patrimoine français, c'est 17 %. La dette française rapportée à sa durée étalée sur le nombre d'années où il y a un type de dette, c'est 12 %. Donc tout leur truc, c'est de la flû intégrale du début jusqu'à la fin. Et je vais vous dire que les scientifiques économistes qui ont trouvé la règle d'après laquelle tu tombes de mort dès que tu as dépassé 100 % du PIB, la thèse, elle est fausse et c'est un étudiant qui a fait la démonstration que les chiffres étaient plantés. C'est vous dire le niveau de rigueur scientifique de ces ces ces additions d'absurdité. L'économie ce n'est pas de la comptabilité. L'économie c'est un rapport de force sociale.

C'est une situation civilisationnelle. Ce n'est pas de la comptabilité. C'est de la comptabilité à la fin, mais au début c'est d'abord du rapport de force sociale. Donc vais-je dire à l'allemand, si vous pensez que les autres vont être mals, vous le savez vous qu'on est mal pour payer ses dettes, vous les Allemands ? Parce que sous Ferreur, vous avez eu du mal dans le passé vous les Allemands et on a vu comment vous avez réglé le problème. Non, on va pas dire ça. On va pas être disgracieux. Vous avez eu du mal vous aussi avec la dette. Et vous avez trouvé une solution. Vous avez trouvé une solution. En 1953, les bons alliés de l'OTAN ont annulé la dette des Allemands.

Voilà comment on a fait. Et les Grecs aussi ont levé la main. Alors le coup d'après quand c'était le tour des Grecs, ils ont dit "Ah va faire pour nous comme on a fait pour vous." Les autres ont dit n alors moi je vais leur juste leur dire un truc. J'ai été parlementaire européen 9 ans, donc j'ai participé à toute une série de votes. Quand vous dites que il faut payer les dettes qu'on a, je vais dire comme vous, mais je me rappelle d'un vote où vous avez dit un pays qui décide qu'il est en banqurout quand il a signé un accord avec ses débiteurs, si la majorité a voté l'accord, même ceux qui étaient pas d'accord sont dans l'accord. Vous comprenez ?

Ça veut dire qu'ils ont prévu ce qui se passait si quelqu'un se casse la figure auprès des emprunteurs privés. Donc s'ils y ont pensé, c'est que c'est possible. OK. Et pourquoi ils ont fait ça ? Parce que il venait de se passer en Argentine que l'Argentine avait réussi à éteindre sa dette et que un prêteur est venu et a fait des procès jusqu'à ce qu'il ait le dernier mot. Et ce prêteur qui était malin comme un singe, il avait ramassé tous les titres de dettes qui traînaient qui valaient plus rien et il s'est pointé et en disant voilà nous voulons la valeur faciale de ce truc. Ils se sont fait un trésor sur le dos des argentins.

Donc la terre entière s'est dit il suffit qu'il y en ait un qui revienne et on se fait dévaliser. Donc ils ont voté ça. Alors que l'Union européenne ne vienne pas dire que c'est le rassemblement des anges qui payent les dettes parce que c'est pas vrai. De supposons que l'un quelconque des pays que je viens de mentionner disent je veux plus payer. Supposons que ce soit nous. Non, pas nous, un autre. Euh, qui on veut ? Quelqu'un vient, il dit "Écoutez, je peux plus payer." Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? Il y a un traité européen qui date de 2012, qui a été voté par l'Assemblée nationale en 2012. C'était la campagne présidentielle, janvier ou février. Impossible de parler de tout ça.

Le sujet à l'époque, c'était la viande àal. Donc, c'était plus important la viande àal. Alors la viande à sur France 2 qui avait réussi à poser un sujet dans l'actualité. Le truc a été voté. Et qu'est-ce qui a été voté ? Ça s'appelle mécanisme européen de stabilité financière. Si tu peux pas payer toi, toi toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, vous payez à sa place. Mais oui, si Chipras avait dit "Je paye plus rien, je regrette, ça me fend le cœur mais je paye pas, je peux pas." Les Grecs, nous on s'est pas payé euh ce qu'il voulait et puis on veut pas vendre nos îles. À ce moment-là, vous savez ce que ça voulait dire ? 45 milliards d'euros à payer par la France, 65 par l'Allemagne.

Alors, je vais dire à monsieur l'Allemand, si vous continuez à prendre tout le monde à la gorge et à vouloir donner des leçons de bon comportement, vous raccrez à la sortie parce que celui qui va tomber, c'est les autres qui vont payer. Donc ne nous dites pas que comme c'est interdit, ça n'aura pas lieu parce que ça aura lieu. Vous me suivez tous ? Vous voyez, camarades pourquoi nous avons choisi ce sujet. parce que nous avons dit que nous allons remettre de l'ordre dans les comptes publics. Moi, je réponds à la question de la dette. Je raconte pas d'histoire parce que dans l'histoire, personne n'a jamais payé une dette de ce niveau-là.

Et monsieur le maire m'a dit une fois, "Monsieur Mélenchon, vous voulez transformer ça en dette perpétuelle ?" Il me dit "Mais elle est déjà perpétuelle. Personne ne rembourse jamais la dette. Quand la dette arrive au bout, on réemprunte et on continue. Mais là-dedans, il y a un chef d'orchestre, c'est le capital financier. Le capital financier qui dirige le monde. La politique révolutionnaire et collectiviste, elle vise à ce que le capital financier n'ait plus le pouvoir sur les États, les peuples et les nations. Par conséquent, la politique de la congélation de la dette son annulation, c'est une politique contre le capital financier au profit du capital qui s'investit dans la production.

Car si nous faisons baisser le niveau de la dette, alors nous pourrons emprunter à nouveau, mais pour faire quelque chose avec, pas simplement pour payer des intérêts ou rembourser des types de dettes. Nous avons besoin de milliards à investir pour faire face aux conséquences de la crise climatique. Nous sommes totalement tétanisés avec leur organisation du budget comme elle est aujourd'hui. Si nous retirons 600 milliards de dettes ou même 300 milliards puisqueil y a discussion sur les chiffres entre les deux, c'est autant de moins à financer, autant de plus qu'on peut emprunter pour investir.

Et alors vous autres les patrons petits, moyens et grands, vous aurez votre part dans l'investissement puisque nous allons relancer la machine. Voilà pourquoi le compromis que vous propose le gouvernement insoumis est autrement plus intéressant que le compromis que vous proposent les gouvernements néolibéraux qui vont mettre tout le monde sur la paille. Mais si vous voulez pas, on le fera quand même. Et voici comment ceux qui rentrent dans le plan seront aidés. Ceux qui ne participent pas au plan, à la planification écologique n'auront rien. Ils auront le droit de faire ce qu'ils veulent parce que c'est la liberté. Mais ne venez pas en plus vous faire les poches.

Alors monsieur Patrick Martin, non jamais nous n'accepterons l'idée de la retraite par capitalisation. Si je faisais ça comme président de ce pays où le gouvernement a soumis, il vous jouerait un horrible mauvais tour. Supposons que je le fasse aujourd'hui. Supposons que je vous prenne à tous 10 20 % de la paye pour le dans la capitalisation. Et dans 2 mois, il y a une crise financière internationale. Vous savez pas ce qui s'est passé la dernière fois. Des milliers de gens ont perdu tout leur fric de toute leur vie qui avait été placé en capitalisation. C'est pas dans un moment où la finance est folle qu'on s'en va faire de la capitalisation.

La bonne vieille répartition, ça marche, ça fonctionne. Et il y a une manière que ça marche encore mieux, c'est qu'il y a plus de monde qui bosse. Point. Ne vous sentez pas, ne vous sentez pas à dire "Ah, le vieux il exagère peut-être". Non, nous avons de notre côté la raison, nous avons de notre côté l'expérience, nous avons de notre côté l'histoire qui nous a démontré tout ce que je suis en train de vous dire et c'est ça que nous allons faire parce que je suis trop vieux pour changer d'avis et ceux qui sont dans notre équipe non plus n'ont pas l'intention de changer d'avis. Alors, tous ces éléments, ils sont là. Ils vont modifier, je l'espère, les conditions du débat.

Oh, pas avec le MDEF, ni même avec monsieur Édouard Fiatal et tout ce que vous voudrez. C'est le débat qui prépare le gouvernement. On a été demandé, le monde qui le journal des révérences est allé voir le président de la Bundesb. Est-ce que monsieur Mélenchon ? Non, absolument pas. C'est impossible. Bon. Ah très bien, je note et il revient avec ça. On va pas penser à lui dire mais monsieur il y a quand même un problème. C'est pas vrai ce que vous dites. Non, il y a pas de problème. Donc le directeur de la Bundesbank est au courant que nous avons l'intention de faire ça.

Et ben nous sommes prêts à gouverner puisque lui il a entendu nos arguments et que nous on a entendu les siens et ben on va pouvoir parler. Autrement dit, la campagne est une composante de l'action gouvernementale que nous allons entreprendre. Il y a pas deux temps différents. Premier temps, on convain tout le monde, on séduit. Deuxième temps, on gouverne. C'est le même temps. Ils vont donc s'arcbouté contre nous. On s'y attend. Et qu'est-ce qu'on va faire ? Bah on va gagner. On va essayer de gagner. On va le faire comme ça. Voilà comment on fait. Qu'est-ce qu'est-ce que vous voulez ? Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse d'autre ?

Je vais pas aller là-bas pour leur dire oui oui, il faut du capital autonome à la France. On va faire retraite par capital. Non non, ça sert à rien. J'aimerais que tous vous compreniez bien ça. Nous ne sommes pas en train de caliner. Nous ne sommes pas en train de reculer ou de composer. Nous sommes en train d'avancer. Quand cette question est arrivée sur la scène, c'était une bonne chose. Bientôt, si les choses se passent comme prévu, Manuel Bonpard va aller à un débat sur cette question et nous allons continuer avec cette affaire de la dette parce que nous voulons desserrer les taux de notre qui qui se mettra en place contre notre gouvernement.

Il faut commencer à desserrer les taux avant que tout le monde comprenne bien qu'on va le faire et qu'il y a un grand risque à nous provoquer, que mieux vaut s'entendre avec nous, discuter avec nous. que de nous provoquer. Voilà le message qu'on va faire passer. Nous sommes des gens prêts à discuter mais sérieusement pas avec des gens qui nous font des leçons de droit qui n'existent pas. Voilà tous ces éléments mis sur la table. Alors, je leur ai dit les salaires, vous avez vu comment ils ont réagi.

Et j'ai entendu sur France info faux AUX quelqu'un que j'ai connu autrefois lors de ma première campagne et peut-être même avant qui était déjà là un journaliste et qui a dit non mais ce qui pose problème avec l'augmentation du SMIC que propose monsieur Mélenchon, c'est que comme ça fait monter le SMIC, il y en a qui du coup sont rattrapés et ça leur fait pas plaisir parce queils méritent quand même de gagner plus. Ah donc les classes moyennes qui vivent dans la jalousie et la surveillance des autres. Gamin mal élevé. Vous vous dites à vos gosses regarde dans ton assiette, pas dans l'assiette de ta sœur ou de ton frère hein. Mais eux non il regardent. Ah il a plus de SMIC que tout à l'heure.

Vous connaissez une seule personne qui vous dit ça ça existe pas. Pourquoi ? Parce que quand vous augmentez le SWIC, vous augmentez tout le reste après. D'ailleurs, tous les ans, il y a quelque chose qui s'appelle la négociation annuelle obligatoire. Mais la négociation annuelle obligatoire, on a été voir ce qu'il y avait dedans parce que on avait dit que si on gagnait en 2024, on arrivait première chose qu'on aurait dit, le premier ministre qu'on aurait nommé, c'est nouvelle session de négociation annuelle obligatoire.

Vous recommencez la discussion à zéro mais il y a une différence c'est que si vous n'augmentez pas globalement de temps, les exonérations donnant donnant vous faites rien, on fait rien. Vous faites quelque chose, on fait quelque chose. Voilà, donc on avait la clé comment on allait faire. Bah là pareil. Sauf qu'on a vu une chose, on a regardé dans le détail, j'ai discuté avec des camarades de la CGT pour être clair et je leur dis ça se passe comment ? Ben, ils me disent à chaque fois pardon, il nous il nous roule. Pourquoi ? Bah oui, parce que globalement ils augmentent. Mais comment c'est réparti ?

C'est pas tout le monde a une augmentation, c'est certains ont une augmentation et pas les autres. Qui a une augmentation ? Les cadres. Pourquoi ? Parce qu'il faut garder les cadres. Et pour garder les cadres, faut les payer mieux. Voilà ce que les patrons de ces boîtes ont compris. Donc c'est pour vous dire pareil, j'espère que le message arrive à ceux qui nous écoutent et qui se disent "Voyons voir comment on va faire avec eux." Faut que vous partiez de tout ça. Avec tout ça, on peut faire de la bonne besogne pour le pays et relancer l'activité. J'ai dit mettre les comptes de l'ordre dans les comptes. Un, on va en finir avec les aides en veux-tu en voilà de tous les côtés.

D'après Fabien Get, c'est 200 milliards par an. D'après le rapporteur de la même commission qui est LR, c'est 120 milliards. Bref, c'est beaucoup. Deuxio, les niches et les niches niches, c'est-à-dire c'est une niche dans laquelle il y en a une autre. Alors, par exemple, les exonérations de certaines cotisations pour les retraites par capitalisation. Expliquez-moi voir pourquoi vous autres contribuables, vous êtes en train d'aider quelqu'un à faire de la capitalisation pour sa retraite à lui. Pourquoi ? C'est pas juste, c'est pas normal. Ouais ben ça coûte un milliard et demi par an. Regardez des sous, il y en a. On va en trouver, vous inquiétez pas.

D'abord ça de desserrer les taux de la dette. Trois la relance. La relance pour ça, il faut avoir un outil déjà. Faut pas être pris là. Il faut avoir un outil. L'outil existe, c'est la caisse de dépôt et consignation 1800 milliards. Dedans, il y a la banque française d'investissement à qui on a donné un mandat grotesque, faire de la valeur. La banque française d'investissement, elle va pas faire de la valeur, elle va faire de l'investissement qui fera de la valeur. C'est-à-dire que nous allons racheter des entreprises qui produisent des choses que nous voulons produire. Nous allons acheter des très petites entreprises pour en faire des moyennes et des grandes si on décide.

J'irai à Bordeaux et je vais choper le gars qui a inventé avec son équipe la machine à ramasser la houle pour faire de l'électricité et je vais lui dire "Monsieur, non seulement vous êtes pas en faillite mais on vous rachète, on vous en laisse un petit bout si vous voulez et puis je vais aller voir l'autre parce que quand on aura mis sur la boî de chemin de fer tous les camions entre la frontière belge et la frontière espagnole, quelqu'un va venir me dire "E qu'est-ce que je fais moi ? Je suis dans le massif central et je veux aller dans l'est. Et elle est où la voie de chemin de fer ? Ah, trop tard, ils l'ont démonté. Et bien, nous mettrons des dirigeables.

Il y a une boîte aussi dans le sud du pays qui s'est fabriqué les dirigeables. Donc, il n'y a pas d'exploit technique qui soit hors de portée pour nous. Nous sommes capables de faire des bombardiers d'eau. Nous sommes capables de faire le meilleur avion de combat du monde qui mène neuf missions possibles avec le même avion. Alors, on est capable de faire un bombardier d'eau parce qu'un bombardier d'eau, c'est tout con. C'est un avion avec une grosse citerne qu'on ouvre et pouf tout tombe dans le par terre. C'est pas très compliqué. Et il y a la boîte premièrement, il y a Canader qui a installé un truc qui est à Marseille à à Fosurmer hein.

Et puis il y a une entreprise qui est en train de transformer en bombardier d'eau un autre avion. Donc nous sommes certains bien sûr on va accélérer les certifications, les vérifications, on va accélérer pour que ça vole et que ça bombarde. Donc tout ce que je suis en train de vous dire, c'est pour vous dire que nous pouvons avoir de grandes ambitions pour le pays et que si nous savons faire des bombardiers d'eau, on va pouvoir partager avec les Marocains, avec les Algériens, avec les Tunisiens, avec les Grecs, avec les Espagnols, avec tout le tour de la Méditerranée et peut-être encore ailleurs.

tandis que cette bande de bon arien qui a rien prévu, rien organisé, qui attend que ça soit la catastrophe pour aller faire le clown sur place, vous savez combien ça nous coûte les incendies ? Je vous l'ai dit, 0,1 % du PIB. Je dis pas que tout était prévisible, je dis pas que tout aurait pu être par combien ça fait ça ? Ça fait 3 milliards. Et avec 3 milliards, vous achetez 30 Canadaires. Ça vous dit quelque chose ? Voilà le prix de leur bêtises. Voilà le prix de leur insouciance. Je suis sûr de mon affaire, nous ferons comme ça. Alors les patrons, bah puisqu'ils sont là, on va en terminer avec eux d'abord. Alors bon, je vais régler le compte vite fait à madame Le Pen.

Madame Le Pen, elle a dit en prenant sa tête parce que elle était là en mission de charme. Donc elle a dit "Nous allons mettre la règle d'or." Alors la plupart là-dedans oublié ce que c'est. Personne ne sait au juste en quoi ça consiste. Ça consiste à mettre de l'or dans une banque. Non, c'est la règle d'or. La règle d'or, c'est on ne présente plus de budget en déficit. Faut trouver 120 milliards. Ma petite dame. Elle a dit je vais les trouver en 5 ans. Ça nous intéresserait de savoir où pour que vous nous disiez qu'on a une idée, qu'on se prépare, qu'on se mette dans l'ambiance.

Parce que s'il vous la voter l'année prochaine la règle d'or, vous allez donc chercher à passer de 5 % de déficit à 3, il y en a pour 80 milliards. Ne me dites pas petite coquine que vous allez faire la TVA sociale avec deux points de plus parce que ça rapporte 80 milliards précisément et surtout peut-être que vous avez cru un instant qu'on savait pas faire les additions, les soustractions ni comprendre ce que vous disiez. Madame Le Pen, la seule chose que je peux vous dire sur le sujet de la règle d'or, c'est ce que vous avez dit vous-même il y a de cela quelques années, le 14 septembre 2012. Faut quand même que je vous raconte une histoire dans l'histoire.

Quand ils ont commencé avec la règle d'or, on s'arrachait les cheveux pour essayer d'expliquer aux gens pourquoi ce truc était mortel. Et il nous est venue une idée sublime. On a dit "Ben, puisqu'il parle de règle d'or du matin au soir, nous on va parler de la règle verte." Alors honnêtement, ça avait déjà été dit chez les verbes, mais les verbes sa ce que c'est, ils passent d'une chose à l'autre, ils oublient. Bon bref, donc comme ça avait l'air sympa, on a pris ça. Et après quand même, comme nous, on est des gens sérieux, on s'est dit "Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?" La règle verte. Alors, on a inventé une définition.

On ne prend pas à la nature plus qu'elle peut reconstituer. C'est une belle phrase. Après moi, bon comme j'ai fait philo, tu vois, j'aime bien comprendre quoi les trucs. Je dis oui mais dans quel délai ? Parce que prenons un exemple, pour faire un sac en plastique, faut 4 secondes. Pour qu'il soit désagrégé par dans la nature, faut 4 siècle. Donc vous pouvez dire ou je fais juste un petit sac en plastique parce que la nature va reconstituer la oui mais dans 4 siècles. Donc faut aussi dire les rythmes. C'est comme ça qu'on est arrivé nous notamment dans le bouquin à lire et relire.

faites mieux à dire que la crise écologique c'était avant tout une crise des cycles et de leur conjonction et que quand les cycles fonctionnent en harmonie les uns avec les autres, c'est poétique mais c'est surtout que ça résout la crise. Donc on en est là. Alors la règle d'or, je reviens à l'histoire initiale, madame Le Pen veut faire la règle d'or et puis monsieur Édouard Philippe a trouvé ça très bien aussi. Monsieur Rota comme il était déjà parti dans le décor, il trouvait ça bien aussi et ainsi de suite. Alors voilà ce qu'elle a dit et c'est avec ça qu'on va finir de madame Le Pen. Le 14 septembre 2012 la règle d'or pèsera comme une chappe de plomb.

Ce sont les plus pauvres, les retraités et classe moyenne qui pont cette austérité imbécile. C'est celui qui le dit qui est hein. Il s'agit de conforter l'Europe allemande qui exige des punitions, des amendes. L'hyper austérité vers laquelle nous allons est le résultat de cette politique qui met l'idéologie et la finance au-dessus de tout. Et bien 15 ans après, elle dit exactement le contraire. Elle a le droit mais elle aurait pu signaler qu'elle avait changé d'avis.

Quant à nous, nous n'avons pas changer d'avis et nous pensons que la règle d'or est absurde parce que c'est ni une règle au sens qu' aurait une valeur objective de loi de la nature, ni d'or parce qu'elle n'a aucune qualité particulière dans dans l'activité humaine. Bon voilà, j'ai fait le tour les amis. J'ai encore deux choses à vous dire vite fait. Les patrons, on a discuté, on a tiré la leçon. Le MDEF, oui oui, bon goûter. Mais c'est pas avec le MEDEF qu'il faut discuter. Faut d'abord discuter avec les syndicats de la petite et de la moyenne entreprise TGPME UDP et le patronat de l'économie sociale et solidaire qui représente quand même 19 % du salariat de ce pays.

Deuxièmement, le MDEF est fait de branches. Donc nous discuterons avec les branches pour parler d'avion, pour parler de machine avec l'UMIM. C'est pas des commodes cela. L'union machin chose, des industries métallurgiques et cetera. commerce, bâtiments, les branches, branche par branche. Là, on aura une discussion sérieuse avec des gens qui parlent de choses concrètes. Ils ont voulu me prendre la tête dans les couloirs sur la formation professionnelle. Pas de bol, j'ai été ministre donc c'est pas la peine de venir me raconter la vie. Je la connais mieux que vous. Oui, vous comprenez, les diplômes sont dépassés. J'ai dit bah c'est de votre faute. Comment ?

Bah j'ai dit oui, c'est de votre faute. Tous les diplômes professionnels du pays sont négociés entre les syndicats ouvriers, l'État et le troisème c'est le patronat. Si vous m'envoyez des bureaucrates qui ont pas été au boulot depuis 10 ans, bien sûr qu'ils savent pas comment on fait une bagnole. Bien sûr qu'ils savent pas ce que c'est qu'un un CAP de chaudronier aujourd'hui. Donc si vous êtes pas content du contenu des diplômes, balayez devant votre porte mais venez pas prendre à partie le service public de l'enseignement professionnel parce que lui il marche.

Bon alors les branches quant à la sécurité sociale, on en reviendra aux cotisation au rythme auquel il le faut et nous en reviendrons à des élections avec les assurés car la sécurité sociale appartient aux travailleurs et à personne d'autre. Camarades, j'ai beaucoup d'espoir dans la situation parce que voyez-vous, une bataille, c'est plein d'éléments. C'est la superposition de plein d'éléments. Je note une chose, le nombre de gens qui parlent avec nos mots augmente. J'entends le grand patronat dire qu'il faut s'intéresser et pratiquer la planification écologique.

Je m'étais fait traiter de Colosien en 2008 quand j'ai écrit les premiers textes où j'ai fait exprès de mettre la planification pour provoquer des cris et des hurlements. J'aurais pu écrire la gestion prévisionnelle, ça revenait au même et ça faisait plus branché. Mais j'ai pensé que planification était plus robuste et mettait en quelque sorte une ambiance de travail. À peine on prononçait le mot, j'ai toujours fait comme ça et ça a toujours marché donc j'arrêterai pas. Je les entends parler de ça. J'entends même des gens qui pourtant hein, comment vous l'appelez celui-là ? Fort. Mais non mais attendez, non mais il faut féliciter les gens quand ils parlent comme vous.

Celui-là, il a dit sur l'annulation de la dette BCE. C'est pas rien quand même. Le débat mérite d'être posé et la question discuter avec nos par nos partenaires européens. C'est pas mal non ? Écoutez, faites pas la gueule. Plus il y a de monde qui parle comme nous, plus il y a de monde qui pensent que ce qu'on raconte ça vaut la peine de discuter. Plus on avance, on peut pas nous tout seul d'un seul coup tout attraper. Donc ça avance. Et il a même parlé de la règle verte. Plus aucun budget de l'État ne devra être présenté s'il demande plus à notre terre que ce qu'elle ne peut nous donner. Bon, il s'est un peu pris les pieds dans les doubles négations, mais c'est l'intention qui compte.

C'est pas tout. Une de mes marotes, vous savez les trucs où il se moquent de moi gentiment, pas tant que ça. Vous savez ce que je dis tout le temps ? Le collectivisme c'est s'approprier, c'est nationaliser le temps, c'est maîtriser le temps long. Le temps court, c'est le temps du capital et de sa rotation infernale. Bon, le temps long, le temps court. Bon, voilà quoi, hein. Et ben, regardez, l'État doit se comporter en stratège protecteur et organisateur du temps long. Je suis content. C'est pas tout. Il a même dit, parce que vous vous rappelez de notre slogan de campagne de 2022, ah non, vous avez oublié. Un autre monde est possible. Et ben lui, il propose un autre futur est possible.

Donc je bien sûr que ça m'amuse hein parce que j'ai pourtant la consigne impérative que je me suis donné que d'autres m'ont donné. On se dispute pas avec les gens de gauche ou qui disent qu'ils sont de gauche. On réserve les coûts pour la droite et l'extrême droite. Là, j'ai pas donné de coup. Je me suis réjoui de voir que enfin he ils auraient pu gagner 15 ans. Il leur suffisait de me donner la majorité quand j'étais membre de de leur parti. Et ben ils viennent donc tant mieux. Mais ça c'est faut pas que vous partiez complètement déprimé d'ici. Genre on est seul au monde, personne nous aime, on nous comprend pas. C'est pas vrai. Il y a plein de gens qui nous aiment.

Mais là où j'ai trouvé beaucoup plus grave, c'est quand leur candidat, probablement élu, monsieur Gluxman, a dit avec moi plus jamais d'accord avec elle et fille. Alors si en fait j'avais prévu de vous alerter sur cette formule et j'ai voulu trouver quelque chose avant pour un petit peu vous assouplir le cuir, dire "Ah, ils sont pas tous mauvais, pas tous à fait. Enfin bref, et pour vous dire ça parce que ça je demande à tous les camarades d'en tirer la conclusion. Vous ne devez pas être pris au dépourvu.

Ce que nous annonce monsieur Gluxman, c'est qu'il y aura un candidat du Parti socialiste, il en est le candidat lui pour la présidentielle dans toutes les circonscriptions du pays, y compris contre les sortants insoumis. Dès lors, vous devez vous préparer à être candidat partout. car l'un va avec l'autre. Je vous le dis comme ça parce que moi j'ai toujours cru que la vie était la plus forte et que il faut savoir créer une ambiance de travail à intervalle régulier. J'essaie de le faire là. Ce que je veux dire pour qu'il l'entendent tous.

Cette fois-ci, nous savons que l'adversaire est désorganisé, que l'adversaire est divisé dans chacun de ses composantes, que le peuple français en a par-dessus la tête, que il y a besoin dans ce pays d'urgence de passer à autre chose et que les planètes ont commencé à s'aligner que si l'on en croit ce qui se dit et ce qui peut s'observer, notre chance d'être au deuxième tour est réelle. Et donc ce que nous sommes dans l'histoire de ce pays, que l'on soit communiste, qu'on est été socialiste, anarchiste, ce qu'on veut ou bien collectiviste de la jeune génération, la tentative de nous expulser de l'histoire aura échoué.

Nous y sommes revenus en force, en nombre, en discipline, organisé méthodiquement. Il semble, comme je l'ai dit, que ce soit nous qui ayons gagné l'honneur de marcher devant. Alors, nous appelons chaque conscience à venir nous aider à ne pas rendre impossible ce que nous venons de rendre possible. En une journée où vous êtes venu à Saint-Denis en disant la veille en lisant votre journal tout est perdu, le problème c'est Mélenchon et haute sautise et où par vos cris, vos clameurs et votre rassemblement, vous avez commencé à dire "On va gagner et depuis ce slogan n'a plus quitté les nôtres. Ne gâchez pas cette occasion extraordinaire.

Elle est là, elle est dans nos mains, on peut l'amener à maturité. Ne croyez pas à ceux qui n'ont plus qu'un seul et unique argument que j'ai vu l'autre jour avec un délice que vous n'imaginez pas à la une de l'opinion. Journal libéral qui, comme il est très libéral devrait apprendre à se passer des aides à la presse pour vivre du marché. Nous lui proposerons l'expérience le moment venu. Et bah quand même non non, je menace pasin. Vous me manqueriez trop l'opinion avec vos abus. Et alors le titre c'est voter Mélenchon, c'est élire Le Pen. Ah c'est tout ce qui vous reste. C'est tout ce qui vous reste à proposer à vos ouailles. C'est tout. Voilà où ils en sont.

Et nous nous sommes porteurs de quelque chose évidemment de bien plus grand, de bien plus. Voilà mes camarades, j'ai à nouveau abusé. Je sais 1h36 c'est long mais apparemment dès que je vous rencontre je sais pas faire autrement. Attendez, regardez ça. C'est un livre qui paraît cette semaine. Passe-moi le reste s'il te plaît Paola, parce que moi je suis marchand de bouquin aussi. Ça c'est un camarade qui a écrit sur la la doctrine économique qu'il a lui-même est professeur d'économie et membre de l'Institut la Boessie. C'est Éc Bert et il a fait un bouquin sur en gros la doctrine qui est la nôtre. Il l'a comparé dans l'histoire. On apprend beaucoup de choses.

Après ça c'est la Boessie aussi pour les fins connaisseurs. Il y a un petit clin d'œil c'est l'État et la révolution citoyenne. Donc c'est une série d'auteurs qui discutent et raisonnent sur la question de quelle place a l'État dans notre conception du monde, quelle place elle a dans l'état libéral. L'introduction est de l'ancien vice-président de la Bolivie, Garcia Linira et puis la postfaste et ben c'est moi. Puis au milieu, c'est beaucoup plus intéressant, c'est toute une série de camarades qui sont des sociologues, des anthropologues, des économistes et qui font le boule. Et puis alors c'est la sucrerie mais ça va très loin. C'est le bouquin de Clément sur une politique de l'amitié.

Alors, d'abord le livre, il est super et elle parle de quelque chose que beaucoup d'entre vous connaissent, c'est que nous vivons à l'air des familles choisies. Nous avons notre famille naturelle comme on dit. euh des fois les recomposer un peu moins naturel et plus recomposé. Et puis il y a les familles choisies, vos amis, vous aimez leurs enfants, vous les connaissez comme ceux de de vos proches. Vous avez des deuils des fois terribles qui vous déchirent autant que que d'un proche. Et cette nouveauté, cette Nouvelle France là des relations humaines, de la famille choisie, quelle amitié, elle traite de de ce sujet et elle dit il devrait y avoir des droits. Alors, il a suffi qu'elle dise ça.

Alors, elle le dit pour dire il y a pas que la famille. Aussitôt tout ce que ces news et France info, France interne maintenant aussi France culture compte de faot s'est déchaîné sur le thème ah elle est contre la famille. Bon comme d'habitude he la caricature non elle est pas contre la famille elle-même elle a une famille mais elle parle de ses familles choisies. Moi, je suis très fier parce que à un moment donné, il y est question de moi et de la loi que j'ai proposé, la dernière que j'ai déposé qui est pour l'adoption sociale. C'est-à-dire, j'adopte quelqu'un et il devient membre de ma famille. Je m'engage à subvenir à ses besoins s'il est dans le besoin et cetera et cetera.

Et évidemment, elle a été infiniment plus loin que tout ce que moi j'ai pu raconter sur le sujet parce que elle a couvert l'ensemble du champ. Donc ça c'est qui c'est la Nouvelle-Fance ? Comment elle est ? Ça c'est quoi l'état des insoumis et ça c'est comment ils vont gérer la caisse. Donc vous avez de quoi lire pendant plusieurs mois. C'est bientôt hein. Arrive le bouquin de Raphaël Arnaud. On le montrera la prochaine fois. Allez, bonsoir à tout le monde.