La nouvelle arme secrète du gouvernement – Panorama #71
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« il y avait 12 milliards d'euros de coupe dans la santé dans ces recettes, ce qui est inacceptable pour nous. »
- 5:23Invité politiqueFait
« la sous-indexation des retraites pendant 4 années pour les retraités, mais aussi l'augmentation du tarif des mutuels »
- 9:34Invité politiqueFait
« aujourd'hui, au vu calendrier d'application de la réforme borne, de la retraite à 64 ans, normalement aujourd'hui ceux qui partent en ce moment partent à 62 ans et 9 mois. »
- 10:59Invité politiqueFait
« c'est la première fois à l'Assemblée nationale qu'il y a eu un vote sur la retraite à 64 ans puisque comme ça n'avait jamais été voté en 2023 quand ça a été passé en force contre l'immense majorité du peuple de France. »
Temps de parole
- Mathilde Panot100 %
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Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous allez bien. Bienvenue dans ce nouveau panorama de la semaine où nous allons parler du nouveau type de 493 utilisé par le gouvernement contre le Parlement. Nous allons parler de la COP 30. Nous allons parler de l'interdiction d'un colloque de recherche au collège de France et nous allons parler de notre niche parlementaire générique. Alors il y a un mois, le débat qui existait partout à la fois dans les médias et en politique c'était la question de savoir si Emmanuel Macron devait partir et quand Emmanuel Macron devait partir.
Et bien, grâce à la non censure des socialistes, nous voici à discuter de toutes les horreurs que la politique macronis peut continuer de faire avec le gouvernement le cornu. Cette semaine, c'est la semaine où ont éclaté au grand jour les mensonges et la trahison sur le programme qu'a fait le Parti socialiste vis-à-vis des grandes victoires qu'ils auraient obtenu du gouvernement. et notamment, je vous le rappelle, un des premiers arguments qui avait été utilisés par les socialistes pour refuser de censurer le gouvernement le cornu c'était que le gouvernement renonçait à utiliser le 493.
Et bien cette semaine, nous avons vu que comme le permet la Constitution de la 5e République qui donne un pouvoir exorbitant au président de la République mais aussi au gouvernement et à l'exécutif, et bien il existait beaucoup d'autres artifices qui permettent au gouvernement de passer en force contre l'Assemblée. C'est ce que nous avons vécu cette semaine puisque mercredi soir, c'était la fin du délai constitutionnel pour examiner le budget de la sécurité sociale.
Vous savez, normalement la constitution au titre de l'article 471, vous allez tous devenir spécialiste de la Constitution, peut décider au bout de 20 jours d'examen à l'Assemblée nationale de transmettre le texte au Sénat et de le transmettre dans sa version initiale en choisissant les amendements votés par l'Assemblée qu'il décide de transmettre au Sénat. Donc c'est une sorte de 493, le super 493 que permet l'article 471, c'est à la fin du texte les ordonnances ou cette fois-ci c'est le texte initial qui est passé en force.
Sauf que lorsque vous aviez un 493, vous aviez de droit une réponse de dignité de l'Assemblée nationale qui était une motion de censure qui permettait à la fois de rejeter le texte que le gouvernement essayait de passer en force et de faire tomber le gouvernement. Cette fois-ci, le 471, lorsqu'il passe en force de cette manière avec un 493 déguisé, ne permet même pas de censurer le gouvernement. Et nous n'avons dans notre poche que les censures spontanées au titre cette fois-ci de l'article 492 de la Constitution. Mais chaque député dans une année n'est autorisé à en signer que trois. Donc nous avons un nombre limité de censures euh à pouvoir utiliser.
Donc cette semaine, le gouvernement sur le budget de la sécurité sociale a refusé que nous allions au vote sur l'ensemble du budget de la sécurité sociale. Et comment a-t-il refusé ? Donc mercredi soir à minuit, c'était la fin du délai constitutionnel. Encore une fois, le gouvernement peut transmettre mais n'est pas obligé de transmettre.
Et donc nous nous avions demandé soit ce qu'on ouvre les séances lundi puisqu'on avait siégé de lundi à dimanche de la semaine dernière et qu'on ouvre ce lundi pour faire en sorte d'avoir les quelques heures supplémentaires qui nous permettaient de terminer le texte, soit qu'on fasse une prolongée dans la nuit, c'est-à-dire après-minuit pour arriver au bout des 150 200 amendements qu'il restait, c'est-à-dire à peine 2 3 4 heur peut-être pour pouvoir faire en sorte d'arriver au texte final et de voter le gouvernement. l'a refusé et donc a transmis le texte au Sénat par ce 493 déguisé.
Dans cela, il a été aidé par les socialistes qui ne veulent pas avoir à voter pour le budget de la sécurité sociale. Je rappelle qu'il y a un principe dans l'assemblée et dans la vie démocratique et parlementaire. Lorsque vous votez pour les budgets, alors vous êtes dans la majorité en soutien au gouvernement. Lorsque vous votez contre les budgets, alors vous êtes des opposants à ce gouvernement. Et ce qui s'est passé la semaine dernière où le seul vote que nous avons eu sur le budget de la sécurité sociale était sur la partie recette. Vous savez, à chaque fois, on examine d'abord les recettes puis ensuite les dépenses.
Le seul vote sur la partie recette, nous nous avons évidemment voté contre puisqu'il y avait 12 milliards d'euros de coupe dans la santé dans ces recettes, ce qui est inacceptable pour nous. et le Parti socialiste a voté pour. Les écologistes se sont massivement abstenus et le Parti communiste s'est aussi massivement abstenu en disant qu'il voulait justement avoir les débats sur la suite pour mettre en scène les grandes victoires dont je vous parlerai juste après du Parti socialiste notamment sur la fausse suspension de la réforme des retraites.
Donc tous ceux qui ont voté abstention ou encore pire pour comme l'a fait le parti socialiste applaudit avec les Macronist qui se levait pour applaudir Gedge lorsqu'il expliquait que ils allaient voter pour et bien tous ceuxl ont voté sur un budget qui était le seul vote que nous pouvions avoir pour rejeter ce budget de la sécurité sociale qui est une horreur absolue puisque dedans on trouve toujours par exemple la division par 3 de la durée d'indemnisation pour les maladies longue durée lorsque vous avez par exemple un glauome, lorsque vous avez par exemple de l'arthrite, lorsque vous avez une dépression sévère et cetera et cetera, que vous retrouvez dans ce budget euh la question à la fois de la sous-indexation des retraites pendant 4 années pour les retraités, mais aussi l'augmentation du tarif des mutuels et on pourrait continuer sur toutes les orreurs qu'il y a dedans.
Donc le seul vote qui permettait de rejeter ce budget, c'est le vote où nous nous avons voté contre et où les autres se sont abstenus ou ont voté pour comme le Parti socialiste. Et là sur le budget de l'État, ils sont en train de nous refaire la même chose. Pourquoi ? Nous avions commencé la partie une justement sur les recettes des du budget de l'État avant de nous attaquer au budget de la sécurité sociale. Désolé, c'est un peu complexe mais c'est pour que vous compreniez la mécanique et la manière dont ça fonctionne et la manière dont le gouvernement est en train de rouler sur l'Assemblée nationale.
Donc on avait d'abord commencé, on s'est arrêté pour faire le PLFSS, c'était constitutionnel, on était obligé et là on reprend la partie une. Nous nous voulons au moins qu'on puisse voter la partie une pour pouvoir s'opposer aux recettes de l'État avec les milliards de coupes que veut faire ce gouvernement sur l'ensemble du peuple de France. Donc on reprend et il y a à peu près 2500 amendements restants. Lorsque nous avons été en conférence des présidents, tous les mardis, nous sommes en conférence des présidents pour organiser les travaux de l'Assemblée. C'était ouvert de mercredi jusqu'à dimanche minuit en reprenant ensuite le lundi.
Et bien d'un coup sur demande du Rassemblement national mais aussi des macronistes et de la droite d'un coup ils ont décidé qu'il n'ouvrirait pas ce weekend et donc il nous prive de quasiment 23h de débat c'est puisque nous siégeons 11h30 à la fois le samedi et 11h30 le dimanche qu'il nous prive de 23h de débat en espérant ainsi que nous n'ayons pas le temps la semaine dernière d'arriver au bout du texte de la partie 1 donc au bout des amendements de la partie et qu'il n'y ait même pas un seul vote sur le budget pour pouvoir comme sur le budget de la sécurité sociale passer en force, le transmettre au Sénat et ainsi ne pas avoir un seul vote sur cette partie-là.
Donc vraiment chapeau aux grands artistes qui se sont dit qu'il ne fallait pas censurer le gouvernement le cornu et que c'était une bonne idée de laisser Emmanuel Macron continuer sa politique de malheur parce que ce gouvernement avait abandonné le 493. La réalité, c'est qu'ils font pire qu'un 493, c'est-à-dire que euh il passe directement les textes au Sénat où là c'est Retaillot et ses amis puisque c'est eux qui ont la majorité au Sénat qui feront le sale boulot pour euh euh enlever toutes les choses que nous avions réussi à faire voter.
Par exemple, la taxe euh qui rapporte 26 milliards pour que les multinationales payent réellement l'impôt en France des activités qu'elles réalisent en France. puisque je rappelle que les multinationales aujourd'hui payent moins que les petites et moyennes entreprises en terme d'impôts. Donc ils vont enlever tout ça. Ensuite, il y aura la commission mixe paritaire dans lequel les macronistes et la droite sont majoritaires. Et puis si tout ça n'aboutit pas euh au vote qui correspond, c'est-à-dire si à l'Assemblée nationale, ils sentent que le budget ne sera pas voté, alors ils passeront tout simplement, comme le permet l'article 471, par ordonnance.
Et je rappelle que une ordonnance est un texte administratif. Donc nous ne pouvons même pas faire de recours au Conseil constitutionnel et ainsi ils auront un budget grâce notamment au Parti socialistes euh qui n'aura jamais été voté par l'Assemblée nationale. Et nous évidemment nous déposerons une censure avant qu'il puisse utiliser les ordonnances pour empêcher ce gouvernement d'imposer le pire budget qu'on a vu au 21e siècle.
Donc l'enjeu de ce qui est en train de se passer, c'est donc un gouvernement qui utilise toutes les prérogatives de la 5e République pour juste écraser la représentation euh nationale et ce sous les applaudissements des socialistes et aidé régulièrement par son assurance vie qui est euh le rassemblement national. Alors cette semaine, c'était aussi et c'est pour ça que les socialistes avaient voté pour la première partie, qu'ils ont mis la pression sur les écologistes et les communistes pour s'abstenir, c'est parce qu'ils voulaient mettre en scène leur grande victoire sur la fameuse suspension de la réforme des retraites.
Peut-être avez-vous vu dans tous les médias, les médias qui titrent "L'Assemblée nationale a suspendu la réforme des retraites." Ceci est absolument faux. Il faut comprendre que aujourd'hui, au vu calendrier d'application de la réforme borne, de la retraite à 64 ans, normalement aujourd'hui ceux qui partent en ce moment partent à 62 ans et 9 mois. S'il y avait eu une suspension de la réforme des retraites, on aurait inscrit dans la loi tout le monde part à 62 ans et 9 mois et ensuite il y aurait eu l'élection présidentielle et selon l'élection présidentielle et bien ils auraient dû modifier la loi. Nous, nous par exemple, on aurait abrogé la retraite à 64 ans ou à 62 ans et 9 mois.
et on serait revenu à la retraite à 60 ans car nous restons fidèles à la promesse que nous avions faite à l'époque de la mobilisation, je le rappelle, de millions de manifestants et de grévistes de l'ensemble des syndicats et de l'Assemblée nationale qui avait refusé de voter pour la retraite à 64 ans, d'où l'utilisation du 100e 493 de la 5e République pour passer en force ce vol de 2 ans de vie du peuple de France. Donc euh ce n'est pas une suspension, c'est un décalage.
Et donc c'est la première fois à l'Assemblée nationale qu'il y a eu un vote sur la retraite à 64 ans puisque comme ça n'avait jamais été voté en 2023 quand ça a été passé en force contre l'immense majorité du peuple de France, le seul vote qui a eu lieu à l'Assemblée nationale, c'est celui qui a eu lieu sur la fameuse suspension qui est en fait uniquement un décalage d'un an du calendrier d'application de la réforme borne. C'est-à-dire que on acte, il est marqué dans l'article qui a été voté que c'est la retraite à 64 ans, mais pas pour la génération 1968 mais pour la génération 1969 et toutes celles qui viendront derrière.
Donc ce qu'on fait les socialistes, c'est de donner une légitimité démocratique à une réforme qui n'avait aucune légitimité démocratique et qui avait été passée en force en plus d'avoir été battu largement dans les urnes, notamment aux législatives dernières de 2024. Donc c'est évidemment un enfumage complet. Je le dis aussi parce que c'est nous qui décryptons tout dans ce budget. C'est nous qui avions par exemple remarqué et fait sortir le fait que les personnes en carrière longue n'avaient même pas accès à ces 3 mois supplémentaires qu'il voulaient faire.
Et surtout en plus de ne pas suspendre la réforme des retraites mais de valider et de cautionner la retraite à 64 ans, ça se fera sur le dos de tout le monde puisque ce seront les retraités qui auront leur pension de retraite qui vont baisser pendant 4 ans avec la sous-indexation. c'est ça se fait au prix de l'augmentation d'une taxe sur les mutuels, donc au prix euh de l'augmentation des prix sur les mutuels pour des millions de français dans ce pays et au prix d'économie énormes qui sont faites sur sur la santé.
Et donc évidemment, nous avons voté contre, les communistes ont voté contre et c'est euh grâce au vote pour des socialistes, des écologistes et du Rassemblement national que ce décalage de la réforme des retraites est passé, ce qui est une honte absolue et ne représente en rien une victoire et encore moins une victoire aussi grande que l'abandon du CPE comme ne cesse de le répéter le Parti socialiste. Et vous verrez que sur tous les sujets, le Parti socialiste explique qu'ils ont obtenu des grandes victoires.
Je rappelle que ces victoires souvent sont temporaires puisqu'elles seront dégagées par Rotaillot et ses amis au Sénat et que à la fin, s'il passe par ordonnance le gouvernement, alors ces victoires disparaîtront tout simplement puisque le gouvernement a choisi de mettre en place dans le cadre d'une ordonnance de prendre le texte initial, c'est-à-dire un texte dans lequel il n'y a pas ces pseudo grandes victoires dont ils sont en train de parler qui concernent peut-être 300000 peut-être 400000 personnes, mais pas plus au détriment de millions d'autres qui vont devoir payer Pour cela, je le dis aussi d'autant plus que nous nous avons par exemple décrypté dans ce que faisait le gouvernement et c'est nous qui avons sorti cette information là, le fait que le gouvernement était par exemple en train de faire des économies sur la prime de Noël.
Je vous en avais déjà parlé mais la prime de Noël, c'est cette prime de fin d'année que touchent les personnes qui qui sont par exemple au RSA, donc qui touchent 650 € par mois et qui constitue 150 € par personne. 250 € si vous avez des enfants. Ils veulent enlever cette prime de Noël à l'ensemble des personnes qui n'ont pas d'enfants, les privant ainsi de la possibilité d'aller rejoindre leur famille en fin d'année, de faire juste un bon repas de fête en fin d'année ou encore de pouvoir offrir un cadeau au neveu ou à la niè.
Bref, des petits bonheurs de la vie qui permettent de faire en sorte que on s'en sort un peu mieux à un moment où il y a des dépenses supplémentaires à la fin de l'année. Ça coûte 200 millions d'euros. Le gouvernement dit "Si vous voulez que on n'enlève pas la prime de Noël à ces personnes-là, alors il faut nous trouver 200 millions d'euros d'économie à faire quelque part." Mais je vous rappelle juste que c'est vous qui avez refusé la taxe Ducman. taxe duman qui rapportait entre 15 et 20 milliards qui prenait juste 2 % sur les patrimoines des ultra riches.
Et donc ceux qui refusent de taxer les ultra riches sont en train de faire les poches aux plus pauvres de ce pays et à la majorité sociale du peuple, ce qui est évidemment inadmissible. Voilà par exemple ce qui va être permis par la non censure du gouvernement le cornu. De même, je vous donne juste un autre exemple pour que vous compreniez. Le Parti socialiste a dit qu'ils avaient obtenu une grande victoire avant le passage en force du budget de la sécurité sociale au Sénat en disant que sur Londame, donc c'est la trajectoire des dépenses de santé, ils avaient récupéré 1 milliard d'euros supplémentaires sur ces ces dépenses de santé.
Donc ils ont dit grande victoire, nous avons obtenu 1 milliard en plus. Oui, sauf que l'article sur la trajectoire des des dépenses de santé, c'était de dire que il y avait 7 milliards de coupes budgétaires dans la trajectoire d'austérité. Donc si vous rajoutez 1 milliard, donc 7 milliards, vous rajoutez 1 milliard, il n'y aura que 6 milliards de coupes dans la trajectoire. Et il se trouve que l'année dernière, on nous a déjà fait le même coup. L'année dernière, le Parti socialiste a fait aussi victoire.
Nous avons récupéré 1 milliard sur l'ondame donc cette trajectoire et il se trouve que juste après, 2 mois après, il y a eu un décret qui a juste gelé 1,1 milliards des dépenses euh qu'il devait y avoir dans l'ondame de l'objectif de dépenses. Et donc ainsi comme cela, il n'y a absolument rien eu. Pire, on a enlevé 100 millions. Et bien là, leur grande victoire c'est 6 milliards de coupes sur la trajectoire des dépenses de santé, ce qui est absolument scandaleux.
Bref, tout est comme ça et plus que jamais, nous devons faire en sorte de faire partir le gouvernement, le corn et de remettre la question du départ d'un président de la République qui continue d'imposer coûte que coûte une politique qui est illégitime dans le pays. Et ce que permett aujourd'hui le Parti socialiste, c'est de faire continuer une politique en faisant des compromis sur les bases des macronistes. Alors que je le rappelle, les Macronistes n'ont aucune légitimité à faire des compromis autour de leur programme puisqu'ils ont perdu trois fois les élections et que plus personne ne veut de pays.
En tout cas, nous nous continuons la la bataille pied à pied et la prochaine bataille, c'est celle sur le budget de l'État pour faire en sorte de pouvoir juste obtenir un vote. Et c'est quand même délirant que dans l'Assemblée nationale, on doit se battre pour que les parlementaires puissent juste voter une fois. Alors, c'est d'autant plus important que nous avons des immenses enjeux devant nous. Et en ce moment, se tient la COP 30 dont absolument personne ne parle dans les médias ou encore moins en politique. C'est-à-dire que c'est un enjeu qui est complètement absent.
Alors que la question, c'est celle de savoir si l'humanité peut survivre avec le seul écosystème qui est compatible avec la vie humaine. Ça se tient actuellement au Brésil. Et ce qui est intéressant, c'est de voir que jamais il n'y a eu autant de lobby des énergies fossiles qui ont été autorisées dans cette COP, ce qui évidemment augure très mal de la suite puisque il y a 1600 lobbyes des énergies fossiles qui ont été autorisées euh dans cette COP 30. Euh pour donner une idée, ils sont plus nombreux euh que la délégation des 10 pays les plus vulnérables au dérèglement climatiques.
Ça veut dire que les pays les plus affectés par le changement climatique sont moins nombreux que les lobistes des énergies fossiles. Ils sont par exemple 50 fois plus nombreux que les délégués des Philippines alors queils ne cessent de vivre des tyfond dévastateurs. Ils sont 40 fois plus nombreux que les délégués officiels de la Jamaïque alors qu'ils viennent d'être durement frappés par le passage de l'ouragan. Avec le programme des Nations- Unies sur l'environnement qui nous dit que nous sommes sur une trajectoire d'ici à la fin du siècle de 2,6° jusqu'à 3,1°.
Je rappelle que en 2015 à Paris, la COP avait émis comme objectif le fait queon reste ensa des 1,5°gr de réchauffement, notamment parce que au-delà de 1,5° de réchauffement, en plus d'avoir des effets qui sont complètement imprévisibles et qui nous font rentrer dans l'air de l'incertitude, en plus de cela, nous retrouvons avec beaucoup de petits pays insulaires qui disparaîtraient tout simplement avec la montée de la mer.
Donc euh évidemment cette COPE est très importante, malheureusement elle ne donnera rien et je crois qu'il est plus que jamais temps de dire que il faut impérativement sortir des engagements volontaires des États qui sont donnés année après année dans les COPS avec les scientifiques qui ne cessent d'alerter sur les seuils que nous sommes en train de franchir et année après année puisque les États ne respectent pas leurs engagements volontaires, ils repoussent leurs objectifs et les échéances des objectifs et ainsi nous fonçons droit dans le mur.
Il est temps de mettre des objectifs contraignants et d'avoir notamment un crime d'écocite qui soit reconnu, qu'il y ait la création d'un tribunal international de justice environnementale et écologique qui puisse se mettre en place pour qu'il y ait des choses contraignantes avec des sanctions qui puissent être mises en place. bref de changer complètement de logique et cela passe par la rupture avec le modèle capitaliste. Je le dis d'autant plus que en ce moment on a deux énormes sujets. Le premier c'est le mercossure.
savait ce traité de libre échange le plus nocif jamais négocié entre les pays de l'Union européenne et les pays du Mercossur qui menaceraient de mort l'agriculture française s'il se faisait avec l'immense majorité du peuple français de la classe politique des agriculteurs qui sont opposés à ce traité de libre échange et Emmanuel Macron qui s'écrase juste devant la Commission européenne et les pays du Mercur en décidant de tourner sa veste et en disant que finalement avec des clauses miroirs qui n'existent pas, il serait favorable au Mercosure.
Donc là évidemment, nous avons un enjeu de bataille très forte et au niveau de la délégation du Parlement européen, nous avons engagé un recours devant la Cour de justice qui serait suspensif, donc qui permettrait d'arrêter les négociations et de nous donner du temps pour le combat. Et de même nous en France, lors de notre niche parlementaire du 27 novembre, nous aurons un texte pour réaffirmer l'opposition absolue de l'Assemblée nationale à ce traité.
Évidemment, ce n'est pas un texte qui permet de suspendre les négociations du mercur, mais je vais vous dire que c'est quand même très très dur pour le président de la République de continuer de négocier au nom de la France quand l'Assemblée nationale aura refusé cet accord du Mercossû. De même qu'il est plus que jamais temps d'en finir avec un pouvoir autoritaire comme nous l'a montré l'épisode au Collège de France. Donc peut-être avez-vous suivi, mais au Collège de France, il y a un colloque qui devait être organisé.
Euh un colloque qui a été euh organisé notamment par Henry Lawrence qui est euh un des pontes et un des spécialistes un des historiens les plus spécialistes de la question du proche- Orient. C'était un colloque sur Israël et Palestine et ce colloque notamment parce qu'il était invité Francesca Albanisé qui est le rapporteur spécial de l'ONU sur les territoires palestiniens occupés et d'autres personnes a été tout bonnement annulé sur demande du ministre de l'enseignement supérieur ce qui est du jamais vu.
Pour vous donner une idée à quel point c'est du jamais vu et en quoi le Collège de France et quand même le temple des libertés académiques, il n'y avait pas eu une telle censure d'un colloque depuis le 19e siècle. Depuis le 19e siècle, le Collège de France n'avait pas été censuré de la sorte et c'est donc ce gouvernement le cornu qui l'a fait avec donc le ministre Philippe Baptiste qui est ministre de l'enseignement supérieur et qui a donc cédé au soutien inconditionnel de Netaniaahu pour faire en sorte de d'annuler ce colloque. Et ce colloque s'est quand même tenu fort heureusement. Nous nous avions proposé de l'accueillir au sein de l'Assemblée nationale pour qu'il puisse se tenir.
Ce colloque s'est quand même tenu euh avec le Centre arabe de recherche et d'études politiques de Paris qui l'a tenu dans un tout petit lieu où il y avait à peine 40 personnes qui pouvaient être présentes. Mais il s'est tenu en visio avec un afflux record sur la visio de gens qui l'ont visionné. Vous pouvez toujours d'ailleurs le regarder grâce à Philippe Baptiste qui a fait sa censure mais c'est particulièrement scandolé. Et pour vous dire à quel point ça abîme l'image de la France à l'international, il y a eu non seulement une tribune de 1500 chercheurs qui a été signé contre l'annulation de ce collocque et qui demande tout simplement la démission du ministre.
Mais euh il y a eu aussi euh une tribune euh de 120 universitaires États-Unis de Jewish Voice for Peace qui ont eux dénoncé puisque évidemment euh il y a eu des accusations d'antisémitisme qui ont été proférées à l'égard des intervenants qui ont eu dénoncé cette atteinte très forte aux libertés académiques. C'est c'est vraiment un événement gravissime qui s'est passé et même si ce colloque a pu avoir lieu, nous continuerons à dire qu'il est scandaleux qu'on cherche à faire terire non seulement les voix pour la paix, ceux qui soutiennent le peuple palestinien, mais y compris la recherche sur la question de la Palestine, ce qui est encore un franchissement de seuil qui est extrêmement grave.
Et c'est d'autant plus grave que à Gaza continue de ne pas arriver l'aide humanitaire dans les les quantités suffisantes pour que euh la famine s'arrête à Gaza, que les violations du cesser le feu continuent. et que Alacnéet vient d'être voté en première lecture avec Ben Givier notamment ce ministre suprémiste qui en fait la fête. Un texte qui permet la peine de mort pour les terroristes palestiniens avec la députée qui portait cela qui a très clairement affirmé que pour le coup un Israélien qui tuerait des Palestiniens ne serait jamais concerné par cette peine de mort. Donc c'est une peine de mort qui ne s'appliquerait qu'au Palestinien et c'est évidemment extrêmement grave.
En tout cas, il faut euh continuer de porter la voie de la Palestine. Et c'est là aussi ce que nous ferons lors de notre niche du 27 novembre prochain à suivre absolument ce jour-là de 9h à minuit où c'est nous qui choisissons l'ordre du jour et qui faisons notre loi à l'Assemblée nationale puisque nous commencerons la journée justement par une résolution sur Gaza pour réaffirmer que la France doit respecter et faire respecter le droit international. Donc euh notez bien le 27 novembre de suivre notre niche parlementaire. Niche parlementaire qui arrivera mercredi prochain en commission.
Donc on aura déjà dans les différentes commissions les textes qui seront examinés avant d'arriver en séance la semaine d'après. La commission se passera le mercredi matin. Je termine par un petit mot pour un hommage à un camarade de très très longue date, Philippe Juravert, qui nous a quitté cette semaine après un cancer fulgurant avec, je crois, l'ensemble des insoumis et insoumises qui le connaissaient qui sont choqués de la brutalité avec lequel il est il est parti.
D'autant que Philippe Juravert, quand je dis que c'était un camarade de très longue lutte à la fois du Parti de gauche puis de la France insoumise, c'est celui qui a non seulement créé mais qui animait le réseau d'élite et qui faisait donc le lien avec l'ensemble du monde du travail. C'est celui qui est le premier cadre syndical. il était à une des têtes dures de la RATP à à nous avoir soutenu et nous avoir rejoint à la France insoumise. C'est celui avec qui je crois chacun et chacune nous avons partagé tant de piqu et de grèves, tant de manifestations.
Moi, je m'étais rendu en Guadeloupe avec lui puisque il était d'origine Guadeloupéenne et nous avions été à la fois soutenir des soignants mais aussi des travailleurs un peu partout. Et euh Philippe Juravers, c'était aussi celui qui avait été élu au conseil régional. Et je veux dire d'abord évidemment nos pensées très fortes à sa famille, à sa femme Olga et à sa fille Anou, nos pensées à l'ensemble des camarades et plus que jamais pour lui aussi nous devons continuer ce combat. Donc énorme hommage à Philippe Juravert qui va immensément nous manquer et c'est aussi pour lui que le combat continue. À la semaine prochaine.
Mathilde Panot