Carburants : «Des aides oui, mais ciblées», souligne Philippe Tabarot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et l'invité de la grande interview sur C News et sur Europe 1 aujourd'hui, c'est Philippe Tabaro. Bonjour à vous. Bonjour, ministre des transports.
Beaucoup de dossiers sur votre bureau évidemment. On va évoquer la flambée des prix du carburant, les manifestations en ce moment même sur le périphérique parisien. Ça va s'étendre à toute la France.
Il y a aussi un risque lié à la sécurité dans les transports en public. On a eu un attentat déjoué ce weekend devant les locaux de la Banque of America avec un lien sans doute très direct a dit Laurent Nouz avec le conflit au Moyen-Orient. Est-ce que concernant les transports en commun qui sont par essence des lieux d'ainfluence où il y a beaucoup de monde, la sécurité sera renforcée ?
Philippe Tabarot ? Oui, bien sûr, elle le elle le sera. Elle l' déjà, je dirais, parce que par le passé, les endroits et les sont des réceptacles de transport sont des réceptacles quelquefois de mouvement, on a pu le voir, ou de tentative de de d'attentat.
Euh par le passé, notre pays a payé un un lourd tribut. Euh nous sommes particulièrement vigilants en lien, vous l'avez dit, avec le ministre de l'intérieur, en lien avec le préfet de police et puis euh nous avons un dispositif qui fait que humain à la fois avec la présence de policiers mais d'agents de police ferroviaires et des agents de police de sûreté qui ont depuis euh hier des pouvoirs supplémentaires pour pouvoir renforcer, c'est le fruit d'une loi que j'ai porté comme sénateur et que j'ai pu faire ensuite voter comme ministre sur la sûreté dans les transports et ces agents gens qui sont compétents, qui sont formés ne pouvaient pas être pleinement associés à certaines missions. À partir d'aujourd'hui, ils pourront l'être car ça se décrit concrètement.
C'est la possibilité d'opérer un certain nombre de fouilles de palpéventives pour vérifier si les personnes euh en face d'elles ne sont pas armées. La possibilité de saisir le cas échéant ces armes et notamment les armes blanches qui sont de plus en plus nombreuses dans les transports en commun, c'est la possibilité d'intervenir sur un périmètre plus large que le simple périmètre de la gare ou de la station de métro et de pouvoir intervenir sur le parvis. C'est la possibilité d'interdire en gare ou en station un certain nombre d'indésbles qui sont connus, qui ont opéré déjà par le passé des actes délictueux.
C'est tout cet arsenal supplémentaire qui vient également avec des armes non létales comme la possibilité d'utiliser les les tasur qui va être effective dans dans quelques jours en plus des armes létales qu'il possèdent déjà. Ce sera un complément indispensable pour nos forces de police qui œuvrent déjà la sécurité sur tout le territoire et dans la dans les transports bien entendu. Le Tazer n'est pas encore c'est dans les prochains jours autorisé, c'est ça ?
Oui, c'est effectif mais les régions sont en train de d'équiper les agents qu'ils le souhaitent et cela va également permettre d'intervenir sur certaines situations bien précises où l'utilisation d'une arme létale n'est pas adaptée et les tasurs le seront beaucoup plus. Est-ce que Philippe Tabaroto, il y a des menaces qui concernent justement les transports en commun ? Est-ce que à votre connaissance, il y a eu des menaces proférées contre ces lieux ?
Écoutez, on en parle en permanence avec le ministre de l'intérieur. Il y a des lieux qui sont très surveillés, vous l'avez vu à travers la tentative de d'attentat dans la devant la Bank of America. Il y a des endroits qui sont surveillés, notamment quand il y a des intérêts américains, quand il y a des intérêts israéliens.
Et bien sûr que les transports, je l'ai dit tout à l'heure, par le passé ont été des cibles. Nous sommes particulièrement vigilants, le métro, le train, mais je veux voilà rassurer nos concitoyens. Euh nous sommes à un niveau de vigilance qui n'a jamais été aussi important dans le pays et la compétence de nos forces de police va pouvoir permettre, je l'espère, de déjouer toutes les tentatives potentielles.
En tout cas, donc pas de naïveté. On sait que la République islamique d'Iran n'a jamais hésité à staquer la France, on le sait. Donc on se réunie contre ces attait. [rires] Parlons maintenant des carburants évidemment parce que cela évidemment provoque beaucoup de réaction de mécontentement.
En ce moment même, je vous le disais, il y a des mouvements d'opération escargot sur le périphérique parisien. Il y a des camionneurs, des routiers, des autocars qui convergent pour dire c'est du raquette fiscal ce à quoi nous sommes confrontés. les haus de prix des carburants, vous avez proposé un système d'aide euh sur certains secteurs très ciblés, agriculture, pêche et transport pour un seul mois.
C'est une aide exceptionnelle équivalente à 20 centimes d'euros par litre pour les TPE PME du transport routier. Il disent ce n'est pas suffisant, nous allons mourir. Écoutez, moi je leur dis qu'on va tout faire pour qu'il ne meurent pas parce qu'on a besoin d'eux parce que le transport de marchandise ou de voyageurs dans notre pays, c'est 90 % du transport parce que ce sont des petites majoritairement entreprises, des moyennes entreprises qui font et qui nourrissent les Français, je dirais.
Et à travers ces entreprises, on a besoin qu'elles vivent. Euh il y a des responsabilités euh à prendre, que ce soit l'État et vous l'avez dit à travers un certain nombre de mesures. Euh nous devons associer également, ils doivent prendre leur part les donneurs d'ordre, les chargeurs en amont pour que ne ce soit pas uniquement les transporteurs qui sont obligés de euh d'en subir les conséquences au bout de la chaîne de cette hausse du carburant.
Le carburant, ça représente environ 25 % de leur budget. Quand il y a une hausse aussi importante euh que nous la connaissons pour les raisons que vous avez évoqué, il est normal que ces entreprises se trouvent en difficulté. Nous essayons de les aider avec deux types d'aides.
D'abord, des aides indirectes mais qui paraissent indispensables sur les questions de trésorerie, notamment avec la possibilité de faire des prêts plus facilement. la question de repousser certaines échéances que ce soit des échéances fiscales que ce soi des échéances en matière de cotisation sociale pour mieux monsieur ministre et puis des aides directes des aides directes sur les [grognement] entreprises qui sont les plus en difficulté. Nous ne souhaitons pas que ces entreprises meurent.
C'est la raison pour laquelle ces entreprises sont pour ceux qui sont le plus en difficulté. Vous l'avez dit, une somme d'environ 50 millions est prévue pour le seul mois d'avril. Nous verrons ensuite comment la situation va évoluer.
Je rappelle que nous n'avons pas de lisibilité dans le temps sur cette crise. Euh que cette guerre la France ne l'a pas souhaité, qu'elle l'a subi. Oui, mais ça changerait en quotidien les entreprises, monsieur.
Mais nous les aidons, nous sommes à leur côté et moi ce que je leur dis aujourd'hui devant vous, sur votre antenne, c'est que nous allons essayer de rendre cette aide le plus effective possible concrètement parce que elle concerne qui ? concern ceux qui peuvent justifier des difficultés trésor liées à la à la crise. C'est tellement vague, c'est tellement flou que va bénéficier.
Justement justement cette l'application concrète de ces aides, on doit le faire avec eux. On va le faire avec les organisations représentatives. Je les ai beaucoup vu ces derniers temps et je vais continuer à le faire notamment probablement demain pour qu'on voit comment ces mesures peuvent être efficaces à travers une plateforme déclarative qui est mise en ligne immédiatement à travers également un guichet qui sera un numéro propos à nouveau qui sera ouvert dès demain.
C'est la possibilité aussi d'avoir à travers les différentes mesures qu'on va prendre une effectivité et inversement des sommes dès la semaine prochaine pour pouvoir notamment couvrir les salaires d'avril. Nous ce qu'on souhaite c'est que avec les professionnels, ces sommes qui sont prévues maintenant dans notre budget, puisqu'on m'a demandé euh de repousser un certain nombre de dépenses euh et d'investissements qui étaient prévus, mais de les consacrer à l'urgence et aujourd'hui l'urgence, c'est entre autres dans notre pays les transporteurs routiers que nous allons aider mais avec eux pour rendre une effectivité sur ce plan. Est-ce qu'il faut des critères précis encore une fois pour pouvoir attribuer cette aide ? une trésorerie en difficulté.
Je pense qu'il y a pas beaucoup d'entreprises qui n'ont pas de trésorerie en difficulté. Il y a forfaitirement une somme qui est donnée en fonction du nombre de de d'engins de camions ou de ou d'autocars dans l'entreprise. Je rappelle que les la grande majorité 10 à 20000 de ces entreprises sur 45000 sont des toutes petites TPE de 5 10 20 maximum camion ou ou autocar.
C'est la raison pour laquelle c'est eux qui prioritairement doivent recevoir ses aides et on va essayer de le rendre le plus effectif possible. Le l'organisation des transporteurs routiers européens dit "En 2022, on avait des aides h fois supérieures à celle d'aujourd'hui." Non.
Est-ce que c'est parce qu'on a plus les moyens ? Non, mais ça a été pendant toute la période. C'està-dire que là, on parle on parle d'un mois.
Quand je vous parle de 50 millions, c'est un mois, on ne sait pas combien ces 50 millions seront peut-être conductibles si la situation perdure en mai, en juin. Et voilà, j'espère que les choses s'arrêteront. La France appelle en permanence à la désescalade dans ce conflit, je tiens à le rappeler, mais euh on ne peut pas comparer encore avec ce qui s'est fait pendant la période de l'Ukraine.
Et puis il est vrai que la situation budgétaire de notre pays n'est pas la même, que nous devons [grognement] tenir des déficits. C'est la volonté du Premier ministre qui l'a clairement affiché que sa politique est en train de payer. On a vu que les déficits devaient être de 5,4.
C'est aujourd'hui de 5,1. On doit passer sous les 5 %. C'est une obligation.
Donc des aides, oui, des aides, oui, mais pour ceux qui en ont vraiment besoin et qu'elle soit ciblée et le carnet de chèque, je dirais de manière plus générale, ne peut plus être utilisé pour l'ensemble de nos concitoyennes. On parlait de la région parisienne, d'autres régions vont rentrer dans l'allance des blocages, des ralentissements sur les autoutes. Il y a le spectre si les agriculteurs se joignent à ce mouvement d'une France bloquée, Philippe Tabarot, c'est quelque chose qui n'est bien sûr pas impossible.
La convergence des luttes, c'est quelque chose qui qui parle et et bien sûr, nous ne le souhaitons pas. Je pense que chaque secteur est un secteur particulier. C'est pour ça que nous avons voulu cibler les choses des gilets jaunes.
Ça peut être dans votre esprit, j'imagine, ça l' totalement mais je peux vous dire que depuis le début de cette crise, nous sommes en permanence à leur écoute, à leur côté. Nous essayons d'avoir les aides les plus adaptées possibles, mais on doit rappeler les contraintes financières qui sont les notes. Je vous l'ai dit, dans les 50 millions que j'ai dû chercher, ces 50 millions de moins d'investissement que j'aurais à faire sur des infrastructures de transport qui concernent aussi tous les Français.
Donc sauvons en priorité ceux qui sont dans la plus grande précarité, dans la plus grande difficulté et puis voyons comment les choses vont évoluer. En tout cas, le dialogue est indispensable pour pouvoir mener à bien de manière efficace les différents plans que nous avons présenté avec mes collègues de l'économie, de l'énergie et des secteurs concernés. Les organisations patronales de la pêche réclament aussi davantage d'aide.
Est-ce que c'est un secteur pareil qui est en grande difficulté, ce qui pourrait faire plus pour nos pêcheurs comme pour nos agriculteurs ? Ma collègue Chabau au gouvernement est en lien permanent avec elle. Elle a fait également comme moi vendredi un certain nombre d'annonces sur le secteur.
J'espère que ces annonces seront comprises et comme pour le secteur des transports, il faut les rendre effectifs le plus rapidement possible parce que quand vous parlez de somme en millions d'euros, c'est quelque chose qui ne paraît pas très concret. Après, quand elles sont mises en place et que les personnes en difficulté sont en mesure de les percevoir, euh voilà, la la tension redescend, je dirais surtout plus que la tension, c'est de pouvoir faire face à des échéances qui arrivent régulièrement. Exactement.
C'est vraiment l'objectif de ces aides ciblées et d'être en lien en permanence avec les administrations qu'elles soient fiscal au niveau des cotisations sociales. Je l'ai dit, mon collègue Jean-Pierre Farondou est très attentif à toutes ces questions ainsi que mon collègue l'Escure et en réponse en permanence à nos demandes pour sauver ces entreprises ou ces marins pêcheurs en rcurrence. Au stade où on en est Philippe, il n aa toujours pas d'aide direct à la pompe, il y a toujours pas d'aide direct pour les automobilistes et pour ceux qui direct à la pompe, elles le sont sur les entreprises de transport, les aides direct sur les automobilistes.
Non, pas c'est pas le cas. C'est pas le cas aujourd'hui. C'est euh voilà quelque chose.
On a des voisins européens qui prennent des mesures pour baisser la facture des automobilistes. Oui. Ruit le prix des carburant pour une vingtaine de jours.
D'ailleurs, il reste plus qu'une dizaine de jours dans des contextes politiques particuliers. L'Espagne, je rappelle que l'Espagne n'a plus de budget depuis 4 ans. Euh c'est ça la réalité aussi.
Nos amis allemands sont très prudents aussi sur ces questions. Il y a ce qu'on est en mesure de faire. Est-ce qu'il est raisonnable de faire ? aujourd'hui ne serait pas raisonnable comme ça a été le cas lors de la précédente crise de pouvoir quelque part gaspiller 8 milliards qui ferait défaut à notre budget qui en a tellement besoin et puis c'est l'argent des français quelque part aussi c'est l'argent des français savent très bien ça passe d'une poche d'une poche à l'autre exactement alors un mot de l'approvisionnement en pétrole le Dormouse reste partiellement bloqué même si Donald Trump a annoncé ce matin qu'une vingtaine de grands pétroliers étaient autorisés par l'Iran à à circuler.
C'est évidemment un point clé pour notre approvisionnement. Il y a aussi les outils du Yémen qui menacent de bloquer l'autre des trois de Babel Manded. On est face à un scénario catastrophe.
On est mobilisé pour dans le cadre, la France le répète, suffisamment souvent de défense de ces intérêts dans la zone et notamment il y a une cinquantaine de navires à intérêt français et dont certains ont le pavillon français avec des équipages français qui pour la plupart d'entre eux ont été relayés. Les quelques-uns qui restent, une vingtaine de marins sont volontaires encore. Ils sont en sécurité.
Je suis en lien pratiquement quotidien avec les armateurs. Nous avons de leurs nouvelles. Beaucoup ont été remplacés et la vingtaine qui reste est volontaire et est en sécurité aujourd'hui.
En tout cas, voilà, nous sommes vigilants sur ce sujet et euh bien sûr nous suivons avec attention la situation et je rappelle que la France souhaite être à la tête d'une coalition pour pouvoir le moment venu pouvoir débloquer la situation parce que cela a des répercussions sur notre économie mondiale et et la France a un rôle à jouer dans un cadre défensif mais également de coalition comme elle l'a fait et enfin à quelques kilomètres de là dans d'autres opérations et notamment Philippe Tabarot quelques mots sur les municipales. Évidemment plusieurs mères sortants battu par la gauche par les filles ont été victimes d'insultes et de violence au soir du second tour. Le maire de Montcour dans les côtes d'armor a pris la décision de démissionner de semaines après son élection après des actes de vandalisme, des menaces contre lui.
Il y a aussi, j'ajoute, la merde Freen qui a été saccagée par des une vingtaine d'individus cagouléconom. Est-ce que vous qualifiez ce climat postmunicipal ? Intolérable.
Intolérable. Euh c'est quelque chose qui euh qui a choqué, je le sais, euh toutes les personnes qui ont pu voir ces images, les maires concernés. Euh j'ai des amis maires qui euh qui ont été euh directement euh menacés physiquement euh des gens qui avaient simplement servi pendant des années leur commune euh et le bien-être de ces concitoyens.
Et je sais que voilà, ils l'ont ils l'ont mal vécu et c'est bien compréhensible. Qu'est-ce qui se passe ? Il se passe simplement une brutalisation de la vie politique qui est dû à qui ?
Qui est dû à Jean-Luc Mélenchon et à LFI principalement. Je dirais que c'est la brutalisation qui a été importée à l'Assemblée nationale que l'on constate tous les mardis et tous les mercredis aux questions au gouvernement par exemple et que maintenant il souhaite importer dans différentes mairies et c'est ce qui se passe. Alors il faut c'est la méthode des maires LFI.
Donc c'est principalement la méthode d'un certain nombre de maires LFI. Alors quelques-uns disent se disent à politique mais on sait très bien qu'ils sont leur soutien derrière. Et ce n'est pas acceptable parce que ben quand on perd une élection, il faut l'accepter mais il faut que les choses se passent dans un cadre républicain.
Il faut qu'il y ait une continuité et puis il y a également, je tiens à le rappeler, des préfets qui sont les représentants de l'État dans les départements et qui devront être particulièrement vigilants sur le fait de faire appliquer la loi dans ces communes à travers notamment le contrôle de l'égalité. Le président de la République l'a très justement dit l'autre jour au conseil des ministres, il ne peut avoir de sédition dans notre République et les préfets plus que jamais vont avoir un rôle capital. Euh vous parlez de la France insoumise évidemment 2027 est dans toutes les têtes.
Vous avez cosigné ce dimanche une tribune au côté de 90 ministres et parlementaires dont Maot Brégon pour appeler à un candidat unique du centre et de la droite. Euh alors c'est indispensable pour pouvoir lutter contre d'un côté la France insoumise et le Rassemblement national sinon il y a un effacement prévisible du bloc central ou de la droite républicaine. Je le pense j'ai été longtemps partisan candidature euh unique des républicains. mon parti avant que je sois, je l'espère temporairement suspendu.
Oui, vous êtes exclus pour le suspendu. Suspendu. Euh, j'ai longtemps pensé qu'une candidature seule pourrait nous permettre de revenir en responsabilité.
Malheureusement, les différentes élections, qu'elles soient européennes par deux fois et présidentielles avec le score de Valérie PCES nous a montré que nous ne pourrions pas y arriver seul et qu'il faudra faire un certain nombre d'alliances avec les Macronistes, avec un bloc central. qui s'est organisé, on l'a vu à travers certaines municipalités où on a gagné des municipalités euh intéressantes. Le président Rota l'a suffisamment rappelé que ce soit Clermontferrand, Brèche, Cherbourg des municipalités à lui, le candidat naturel de la droite, le président des LR de à lui de le montrer à lui de le prouver.
Moi, j'en étais intimement persuadé quand il était en responsabilité au sein du gouvernement. Et donc, tout a changé quand il a quitté le gouvernement. à lui de montrer que la droite et les républicains peuvent peser dans ce bloc central avec ce qui fait notre spécificité.
Je pense notamment à la priorité sur le régalien, je pense notamment à la liberté d'entreprendre, à la maîtrise des comptes publics. Ça c'est l'ADN des Républicains et on doit peser dans ce bloc central mais seul on ne pourra pas le faire. Donc ça veut dire qu'il est pas un meilleur candidat qu'Edouard Philippe aujourd'hui.
Bruno Rotaillot, il est le candidat de ma formation. il est le candidat de ma formation politique mais euh je vous l'ai dit et c'est pour ça que j'ai signé cette tribune. Non, je veux qu'on ait un seul candidat.
Si c'est Bruno Retaillot, j'en serai ravi pour défendre la droite et pour montrer que la droite également en responsabilité sait faire. Je pense que lui l'a montré quand il était au ministère de l'intérieur. Je pense qu'Annie Jeunevar le montre à l'agriculture, Vincent Jean-Brin le montre au niveau du logement.
Les Républicains sont opérationnels quand ils sont en responsabilité. Donc il faut une primaire. Philippe Taborau, c'est le seul moyen de départager candidat.
Il faut un mode de départage. La primaire est une des possibilités de ce mode de départage. Je ne suis pas dans ces histoires, vous voyez que j'ai suffisamment à m'occuper avec [grognement] la gestion d'un ministère qui est quand même un ministère de crise, il faut le reconnaître, dans un gouvernement qui est celui des transports.
J'y consacre toute mon énergie, toute ma volonté. Pour le reste, d'autres s'en occupent et à eux de le faire le mieux possible. Ça n'empêche pas de voir un peu plus loin, c'est-à-dire jusqu'en 2027.
Merci beaucoup Philippe Tabarot, ministre des transports. C'était votre grande interview sur ces news et sur rep. Bonne journée.
Merci Philippe Tabarot.
Philippe Tabarot