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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 8 avril 2026 24 min

"Chez LR, nos électeurs ne veulent plus entendre parler du macronisme" (Antoine Vermorel-Marques)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

13h 15h Europa info. Les grands entretiens politiques d'Europa info. La suite sur Europe avec vous.

Cie Mathias 14h33 le moment d'accueillir votre deuxème invité Antoine Vermorel Marquez [musique] député de la Loire vice-président LR et référent environnement. Bonjour. Bonjour.

Soyez le bienvenu. Alors, vous travaillez euh Géraldine l'a dit hein, sur les questions énergétiques et environnementales. On va y venir bien sûr et sur les conséquences de la de la guerre au Moyen-Orient et sur cet espoir de cesser le feu juste avant quand même parce qu'on a appris une bonne nouvelle, le retour en France de Cécile Colère et de Jacques Paris.

Alors, je voulais avoir votre votre réaction. C'est une vraie bonne nouvelle et d'ailleurs hier on a interrompu la séance à l'Assemblé nationale. Généralement, c'est pour des mauvaises nouvelles qu'on interrompt les séances à l'Assemblée nationale.

Mais là, c'était pour leur retour. Euh on est, moi je suis élu député depuis 4 ans, ça faisait 4 ans quasiment jour pour jour qu'ils étaient euh tenus euh en otage euh en Iran. Et donc c'est enfin une bonne nouvelle de pouvoir revoir deux de nos concitoyens revenir sur notre sol en protection sain et sauf malgré probablement toutes les séquelles qu'ils ont dû vivre là-bas dans l'horreur de la dictature iranienne.

Ils ont commencé à raconter. Vous saluez la l'action du quedier. Je salue l'accès du du enfin le l'action du Kedoret, de Jean- Noël Barreot évidemment, de la diplomatie française et puis aussi de toutes les forces politiques parce que c'était un rare moment où on trouve l'unanimité pour agir ensemble et euh et c'est vraiment euh ça qui est couronné de succès aujourd'hui, même s'il y a encore d'autres Français qui sont euh détenus dans le monde ou qui connaissent parfois des difficultés avec certains États étrangers et on a encore du travail pour pouvoir les faire revenir en France.

Alors finalement, on a le craint le pire mais il y a eu un cesser le feu entre l'Iran et les États-Unis. et des négociations qui vont commencer vendredi au Pakistan. Mais ce qui préoccupe fortement les Français, ce sont les prix à la pompe.

Sébastien Lecornu a dit ce matin espérer une baisse aussi rapide que la hausse constatée au moment et au déclenchement de de cette guerre. Qu'en pensent les automobilistes ? Écoutez, ils étaient au micro de Stéphane Burget à Marseille ce matin.

Et bien écoutez, il partage tous le même pessimisme ce matin à la pompe. Les temps sont durs pour tout le monde et personne ici ne veut y croire à l'image d'Angélique qui travaille justement dans le secteur automobile. Rapidement, non, j'y crois pas trop.

Pourquoi ? Je sais pas. Parce que parce que j'y crois pas.

Il y a pas ça ne cesse d'augmenter les baisses. Non, on les voit jamais arriver. Ils sont pleins de bonnes paroles.

Mais en fait, dès qu'il y a un problème ailleurs, tout se répercute ici et on s'en prend plein la poire. Et ben c'est nous, on est des vaches allées en fait hein, c'est tout ce qu'on est. Et puis s'il y a vraiment une baisse, là aussi les Français se posent beaucoup de questions.

De quel montant et dans combien de temps pourront-ils en profiter autant d'interrogations qui nourrissent le doute de Philippe qui est ambulancier et qui passe ses journées sur la route ? Oui, ça va rebaisser dans combien de temps ? Ça va prendre 3 mois, 4 mois, 5 mois et ça va rebaisser mais quoi ?

Ça va revenir à quel niveau ? À 190 195 tout le monde sera content. Oui, c'est bon, ça a baissé, on revient dans la normale mais ce sera 1,95. par rapport au 160 qu'on avait avant.

Ah, il y a un truc qui va pas. Et il faut dire que la fragilité apparente de ce cesser le feu et la volatilité des déclarations de Donald Trump ne contribue pas du tout à rassurer ses automobilistes. Antoine Vermel Marquez, vous les entendez, ces français les temps ont été durs, ça a été difficile pour eux ces dernières semaines.

Ça va l'être encore certainement avant que les les prix baissent et reviennent entre guillemets à la normale. Est-ce que le gouvernement a eu raison de déclencher des aides très ciblées ? Alors des êtres très ciblés, oui, mais maintenant le cesser le feu, ça doit être de cesser les taxes, de cesser les marges et de revenir à un prix très rapidement de celui de du prix de marché.

Et aujourd'hui, ce que l'on constate, c'est que ça ça dépend pas forcément du gouvernement. Alors, ça dépend pas forcément du gouvernement, mais ça peut le gouvernement peut avoir une action et notamment ce que nous on demande au gouvernement, c'est d'exiger la publicité sur les marges parce qu'aujourd'hui, on a des distributeurs, on a des entreprises industries pétrolières qui ont fait des marges très conséquentes, notamment sur le diesel où on voit que les taux de marge sur 1 an ont doublé. Et maintenant que le que le brut va redescendre, il faut qu'on ait une publicité des marges pour que chacun puisse nous montrer sa bonne foi et prouver à l'État qu'il n'y a pas de surbénéfices lié au carburant sur lequel j'ai un peu de doute.

Voilà, s'il y a des surbécifes qui ont été faits ou qui seront faits dans les jours qui viennent, est-ce qu'il qui est-ce qu'il faut le faire ? il faut les taxer. Moi je pense que s'il y a eu des profiteurs de guerre, s'il y a des profiteurs de crise qui ont pris les Françaises et les Français comme des vachets, on doit non seulement avoir la transparence, mais en plus on doit avoir éventuellement des surtaxes disponibles et d'ailleurs c'est l'action au gouvernement de vouloir le faire à l'échelle européenne pour pouvoir englober pas seulement les entreprises françaises mais l'ensemble des des distributeurs de de de gaz et de pétrole sur le sol européen.

En tout cas, vous défendez ce que les actions du gouvernement sur ces sur ces chèqus. Il aurait pas fallu qu'il soit et Romain Eskenazi qui était à votre place il y a quelques instants disait "Séch que c'était bien mais c'était pas suffisant. Il fallait cibler tous les tous les Français les plus vulnérables et là il y en a que quelques-uns qui ont été touchés alors que c'était dur pour tout le monde." Mais c'était dur pour tout le monde.

Après et et je pense que on il y avait la possibilité de développer d'autres aides. Peut-être que d'ailleurs elles viendront et c'est ce que Maud Brejon avait défendu hier. Mais la vraie question c'est qui paye ?

Et en 2022, on a fait 8 milliards d'euros de baisse de taxes sur le carburant au moment de la guerre en Ukraine. Et ces 8 milliards d'euros n'ont servi strictement à rien puisque 3 ans après, on se retrouve dans la même situation. Et donc notre enjeu c'est d'aider les Français à ne plus dépendre, à ne plus être des vaches à lais, de les aider à pouvoir avoir d'autres types de véhicules.

Je pense notamment aux véhicules électriques où le plein coûte trois à quatre fois moins cher et pas simplement en période de crise. tous les jours quand vous allez au travail ou quand vous emmenez vos enfants à l'école ou quand vous avez pas d'autres choix, ce qui est pas le cas des Parisiens et des Parisiennes, mais pas d'autre choix que de prendre votre voiture parce que vous n'avez pas de métro, parce que vous n'avez pas de bus, mais par mais par contre, vous devez avoir des aides qui vous permettent de ne plus être des vachets et de ne plus dépendre des cours de pétrole qui sont fixés, je le rappelle quand même à Teran en Arabie Saoudite ou par Vladimir Poutine en Russie. Donc ça veut dire que le gouvernement qui doit annoncer un plan d'électrification, de décarbonation du pays euh dans les prochains jours, on pensait que ce serait là euh aujourd'hui finalement ça a été un peu repoussé.

Mais vous saluez cette initiative. Ou mais le problème c'est que c'est tout le temps repoussé. C'estàd que quand il y a une crise, on se dit ou là là on aurait dû électrifier, on aurait dû aider les Français à ne pas être des vachlais, à ne pas dépendre du prix du gasoile ou du ou du du ou du pétrole ou du ou du du de l'essence.

Et là, on se retrouve dans une situation où il y a un cessé le feu qui est annoncé, où les cours restent très élevés. Et pardon, mais moi pour l'instant, je n'ai vu aucune baisse à la pompe, hein, depuis euh ce matin. Alors que euh si on revient au début de la guerre, avant même que le brut qui avait augmenté euh euh au Moyen-Orient arrive chez nous, il avait déjà augmenté à la pompe.

Là, les baisses, elles sont pas aussi rapides que les hausses. On a l'impression que ça augmente comme une fusée et que ça baisse comme une comme une plume dans l'air. Et là on commence déjà à se dire bah on va reculer le plan d'électrification on recul on attend en tout cas avait dit qu'il a utilisé le surplus généré par les les taxes qui n'était pas une cagnotte, on se souvient encore de ce débat là ce surplus justement pour aider à l'électrification du pays et ce surplus s'il a existé il doit pouvoir être mis à contribution pour permettre l'électrification du pays et pas en attendant la prochaine guerre le prochain choc pétrolier qui je le rappelle quand même arrive désormais non pas tous les 30 ans mais tous tous les 3 ans parce qu'on est dépendant d'un monde de prédateur entre Vladimir Poutine, entre les décisions de Donald Trump et des dictatures qui profitent de cette manne pétrolière pour nous mettre dans une situation de dépendance.

Comment vous y travaillez vous chez les Républicains ? Je vous pose la question encore une fois, je sais que vous travaillez sur ces sujets. Comment aider les Français finalement à passer l'électrique ?

Comment les les inciter davantage ? Alors, il y a deux leviers. Le premier c'est qu'il faut qu'on ait une électricité pas chère et ça s'appelle le nucléaire avec un complément d'énergie renouvelable si c'est nécessaire.

Ça veut dire donc pas d'énergie de renouvelable. Non, c'est on a pour l'instant une électricité qui est abondante. On exporte de l'électricité, ça veut dire qu'on peut en consommer davantage.

Moi ma conviction c'est que si on veut passer aujourd'hui un/ers de notre consommation énergétique est lié à l'électricité et 2/3 au pétrole. Notre enjeu si on ne veut plus être dépendant, si on veut retrouver notre souveraineté être ne plus être des vaches à l'ais, il faut qu'on passe de 30 % à 100 % du mix énergétique français qui est lié à l'électricité nucléaire. Et pour ça, on a besoin du nucléaire et probablement aussi d'énergie renouvelable à court terme le temps que les nouveaux réacteurs se mettent en place.

Ça c'est le premier point, c'est d'offrir une électricité abondante et pas chère aux français. Je le rappelle quand même que on le verra la semaine prochaine, mais l'électricité en France est quatre fois moins chère qu'en Allemagne. Quatre fois moins cher qu'en Allemagne parce que l'Allemagne a décidé de fermer ses réacteurs nucléaires pour faire de l'électricité à base de charbon et de gaz.

Nous, on a eu cette chance d'avoir une droite au pouvoir avec le plan Mesmer qui au moment du choc pétrolier a pris une décision impopulaire à l'époque qui était de dire on ne baisse on ne peut pas baisser le prix du pétrole par contre on n pas de pétrole mais on a des idées, on a le nucléaire et c'est de ça dont on bénéficie. Et la deuxième chose c'est que quand vous avez ensuite de l'électricité pas chère et abondante, ce qui est notre cas aujourd'hui, comment vous faites pour aider les Français à passer ce cap de l'électrification ? Et là, on a un enjeu majeur parce que si le plein d'une voiture électrique coûte trois quatre fois moins cher qu'un plein de gasoile ou d'essence, le prix de la voiture électrique à l'achat est beaucoup plus cher que la voiture thermique.

Et donc, il faut qu'on fasse des efforts. Et moi, c'est ce que l'une des propositions que j'ai mis sur la table. Oui, parce que ça paraît paradoxal en disant on a une énergie qui est peu chère et finalement on ne s'y met pas.

Et non seulement on s'y met pas, mais en plus on on on l'exporte parce qu'on en a trop. Donc, on c'est ça peut être bien pour la balance commerciale, ça peut être bien pour nos emplois et cetera. il vaut mieux exporter que importer, mais on est dans une situation où on a cette électricité qu'on peut utiliser et donc on doit aider les Françaises et les Français à pouvoir acheter un véhicule électrique, passer un mode de chauffage électrique plutôt que au gaz et au pétrole.

Non pas parce que on le ferait avec une bonne conscience, chacun peut le faire avec sa bonne conscience pour le climat et c'est une très bonne chose, mais surtout pour ne plus être comme l'a dit votre auditrice tout à l'heure des vaches du pétrole quand les cours augmentent de manière complètement inopinée parce que il y a un président des États-Unis qui a décidé tout seul dans son coin d'envoyer des bombes sur un pays comme celui de l'Iran. Les bombes, parlons-en. Antoine Vermel Marquez, je rappelle que vous êtes député de la Loire et vice-président des des Républicains.

Vous y croyez-vous à cette à ce CF feu et à cet accord ? Je l'espère. Je l'espère parce que si il n'y avait pas eu ce cesser le feu à minuit, on aurait eu probablement des crimes de guerre en Iran.

Et je rappelle que la menace de Donald Trump de faire sauter les ponts et les centrales électriques, c'était d'abord une menace pour toutes les iraniennes auxquelles on doit avoir une pensée très forte et tous les Iraniens qui vivent dans un régime qui est non seulement un régime dictatorial répressif, rétrograde notamment pour l'égalité femme homme mais qui en plus aurait conduit les Iraniens et les Iraniennes à ne plus avoir d'électricité et de ne plus pouvoir se déplacer dans leur pays. Et donc heureusement qu'on a eu ce cesser le feu pour nous-même, pour le cours du pétrole et pour la stabilité mondiale, mais aussi pour les les Iraniens et les Iraniennes. J'espère que les herensiens et les mais eux ils n'ont pas connu de changement de régime et j'espère ils n'ont pas connu mais malheureusement on voit bien la limite de cette intervention qui certes a décapité une partie du régime iranien mais n'a fait que renforcer la répression à l'interne parce que d'un point de vue diplomatique d'un point de vue économique on n' pas su négocier suffisamment pour faire en sorte qu'il y ait des évolutions dans dans le pays en Iran et c'est c'est et c'est déplorable parce que finalement ils ont eu à la fois la répression en interne et les bombes en externe. et tout ça au détriment de la population iranienne.

Parallèlement, l'État hébreu lui dit poursuivre la guerre contre le Esbola au Liban. Vous le regrettez, vous le condamnez même. Moi je pense que le CC feu devrait concerner aussi le Liban et je crois aussi que la France, elle a un rôle très fort à jouer en la matière vis-à-vis de euh de de des Libanais, des Libanaises aussi et que ce cc le feu doit être un cesser le feu complet, pas simplement vis-à-vis de l'Iran, mais aussi vis-à-vis du Liban pour qu'on puisse retrouver des termes de négociation diplomatique en droit international qui permettent au aux hommes et aux femmes du monde entier de simplement trouver des accords plutôt que de se centretuer les uns et les autres.

Et Emmanuel Macron l'a a dit déjà il y a quelques jours, il l'a redit euh qu'il serait favorable à participer à une opération de sécurisation du D3 d'Ormouse. Est-ce que vous aussi chez les républicains, vous êtes favorable à cette opération si elle doit avoir lieu ? Alors, c'est une opération qui serait uniquement défensive, c'est-à-dire qu'une fois qu'un cessé le feu a été axé et qu'il y a eu un accord de paix, on doit pouvoir ensuite sécuriser le D3 d'Ormouse.

Et si la France doit y participer pour notamment sécuriser nos approvisionnements énergétiques, alors elle moi je trouve enf je m'exprime à titre personnel, on verra quelle sera la position du parti à ce moment-là, mais j'y serai évidemment favorable d'un point de vue uniquement défensif et pas offensif. Antoine Vermel Marquez, on reste ensemble. Je rappelle que vous êtes député de la Loire, vice-président des Républicains, que vous travaillez notamment sur ces questions d'énergie et d'environnement.

On marque une courte pause sur rep on se retrouve dans quelques minutes pour les grands entretiens politiques d'Europ. Il est 3h15. Ben après-midi sur Europ. 13h 15h Europaino. 13h 15h Europainfo.

La suite des grands entretiens politiques de repas info, c'est à 14h47 sur repin avec vous Clély Mathias [musique] et votre invité Antoine Vermel Marquez, député de Loire. vice-président les républicains et référents environnement. On va se projeter sur 2027 et et est ce qui se passe au sein de votre famille politique.

Il y a quelques divisions quand même. Ça ne vous a pas échappé. Euh écoutez l'ancien président de l'UMP Jean-François Copé, il était l'invité d' RTL ce matin et il invite sa famille politique, votre famille politique à rester étanche avec le Rassemblement national.

Haire n'est pas devenu populiste, mais en revanche ce qui est vrai c'est qu'il y a aujourd'hui un chisme malheureusement entre ceux qui tel Bami sont dans une ligne extrêmement complaisante à l'égard du Rassemblement national et ceux qui comme bah Michel Barnier, Gérard Archer, Valérie PC, Xavier Bertrand ou moi-même, considérons que ce serait la pire des options. Regardez l'état du PS aujourd'hui pour s'être compromis avec Lfi. Donc moi, pour moi, la ligne, elle est très claire.

C'est celle d'une droite décomplexée qui assume des valeurs d'ordre et de progrès parce que justement on est totalement étanche avec le rassemblement national. Antoine Vermel Marquez, est-ce que cette ligne est celle du parti de et de celle de Bruno Retaillot ? Il faut pas surjouer les divisions entre les uns et les autres et notamment sur l'étanchéité vis-à-vis du Rassemblement national.

Il y a eu aucun accord et même aux élections municipales, ceux qui ont voulu aller faire des accords avec le Rassemblement national et leur programme de gauche d'un point de vue économique ont tous été exclus du parti dans la minute. Contrairement au Parti socialiste qui a fait l'alliance de la honte avec la France insoumise. Donc qu'il y ait des voix qui à un moment donné pour des opportunités personnelles comme Eric Sioti décide de partir, elles existent mais elles sont vite mises dehors et surtout ell a appelé à ne pas voter pour Christian Estros puisque vous parlez d'Ericotti.

Il l'a fait. Alors, il a pas dit non plus qu'il fallait voter pour Écoti et il l'a fait avec ses convictions de sincérité parce qu'il avait du mal à soutenir une personne qui tentait de faire des accords avec la gauche tout en étant de droite, qui se rendait à la sortie des mosquées et qui avait organisé peut-être, on verra dans l'enquête, mais des choses un peu trop pendant la campagne électorale qui sont pas franchement ce que l'on pensait bon pour une campagne électorale intègre. Voilà, donc c'est je pense que c'est sur ces motifs là qu'il l'a fait.

Et maintenant notre notre sujet à nous et c'est un sujet je pense qui est existentiel, c'est quelle offre politique on met sur la table pour nous différencier et apporter des politiques publiques différentes du Rassemblement national ou du macronisme qui a complètement échoué pour offrir un choix au Français en 2027 et pas se retrouver à un second tour entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon. Alors avant, il y a il y a la question du programme bien sûr de ce que vous venez de nous dire Antoine Vermorel Marquez, mais il y a aussi la question du mode de désignation du candidat de celui qui incarnera euh la alors soit les républicains, soit la droite, on va y venir déjà sur la mode de désignation. Euh vous vous préférez lequel ?

Parce que là aussi il y a un petit débat. Nous on n'est pas à la France insoumise et donc c'est les militants qui choisissent. [rires] Donc il y a un vote sera 18 avril, il y a un vote le 18 avril de des adhérents qui ont le choix entre une primaire ouverte, une primaire fermée ou la candidature du président du parti, c'est-à-dire Bruno Rotaillot pour pour pouvoir représenter.

Moi à titre personnel, je me plierai à la décision de de des adhér. Moi ce que je pense, c'est que moi j'ai j'ai soutenu Bruno Rota donc j'ai pas de mal à soutenir Bruno Rota. Ce que je pense c'est que le moment venu, ce qu'il nous faudra c'est pas 1 2 3 candidats de la droite et du centre mais un seul.

Alors et alors comment on y et donc comment on y vient ? Bah déjà, il faut que chez nous, on en ait qu'un seul. Voilà.

Euh et ensuite, il faut qu'on puisse arriver à travailler avec d'autres, élargir notre base, notre socle pour faire en sorte qu'on en ait qu'un seul. Pourquoi ? Pourquoi ?

Pourquoi ? Simplement, juste c'est très important. Si demain à une campagne présidentielle, nous avons trois ou quatre candidats au premier tour, nous n'en aurons aucun au second tour.

Aucun. Donc si c'est pour que nous soyons même à 12 % ou à 13 % dans les urnes, mais qu'à la fin on soit spectateur d'un second tour entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon, ça ne sert strictement à rien. C'est-à-dire que on pourra avoir le plus beau projet du monde, les plus belles idées du monde, mais si elles ne peuvent pas franchir le pas le cap du premier tour, on se retrouvera comme la gauche le 21 avril 2002 complètement orphelin de second tour parce qu'on aurait été trop divisé et incapable de travailler ensemble.

Et je pense que moi en tout cas ce que j'entends chez moi, les chefs d'entreprise, les salariés, les personnes qui ont envie de changement mais qui sont pas d'accord avec le programme économique du Rassemblement national ou surtout qui ont très peur de la gauche et a raison quand on voit qu'ils sont capables de faire des fusions avec des accords de la honte avec la France insoumise, ils nous appellent à un sursaut collectif pour qu'on travaille ensemble et cette condition de travailler ensemble avec notamment comme Michel Barni avait su l'incarner quand il était premier ministre, c'est-à-dire en étant premier ministre les Républicains mais en ayant pas de hier et en sachant de travailler avec d'autres sens sur Reniers, je pense que c'est ça la bonne méthode. Donc une candidature commune qui est redou à nous. Moi je je on verra il y a plusieurs modes de sélection.

Vous pouvez avoir les sondages, la primaire, le ticket. Ah moi je pense que à partir du moment où il faut accep faut que les les gens qui les frontières doivent être définies avec les personnes qui ont envie de travailler ensemble. Donc si est-ce que dans notre famille politique il y en a est-ce que dans au centre droit il y a des gens qui ont envie de travailler avec Reconquête et Sarcfo ?

La réponse est non. Donc euh on ne peut pas inclure des personnes dans le dispositif qui qui pourraient au début être intéressé mais à la fin décideraient euh finalement de ne pas travailler ensemble et puis de de ne pas avoir d'incarnations euh commune. Donc ça ne peut pas fonctionner.

Une incarnation commune, ça veut dire que si jamais euh par je ne sais quel mode de désignation qui sera donc choisi, ce n'est pas le candidat les républicains qui est désigné, ça veut dire que vous vous alignez sur ce candidat soit. Pourquoi vous partez du principe que ça sera pas le candidat de républque ? Je par pas de ce principe crois. que je crois vraiment si c'est parce que ça pose moins de question si jamais c'est le candidat des républicains pour vous tout naturellement vous le soutiendrez mais si ce n'est pas lui mais je peux me tromper mais moi ce que je crois au fond de moi c'est que on a de plus en plus d'électeurs qui sont déçus du macronisme qui ne croient plus en même temps qu'il y a une forme de sur place un peu à gauche un peu à droite et où au fond rien n'a changé radicalement notamment en matière de sécurité d'immigration depuis près de 10 ans.

Et donc ce que je crois c'est que nos idées sont les plus fortes et que c'est pas parce que au début de la campagne présidentielle, on est à un an de la campagne présidentielle, on n'est pas en tête dans les sondages qu'on ne le sera pas après. Et c'est d'ailleurs la jurisprudence Fillon où tout le monde disait ça sera Jupé ou Sar ou SarkoZi et à la fin c'est François Fillon parce qu'il avait le programme le plus solide et le plus crédible et peut-être répondant encore plus aux attentes d'un électorat de la droite et du centre qui sort gagnant de la primaire. Donc moi je je refuse de dire queon devra se mettre derrière quelqu'un d'autre parce que je pense que nos idées aujourd'hui sont les meilleures et que elles peuvent faire écho dans la dans la dans dans l'esprit des Français.

En revanche, et c'est là où je réponds franchement à votre question parce que sinon vous allez mieux je le droit de me tromper. Si euh pour une raison x ou y nous ne sommes pas en capacité d'être au second tour, alors il faudra qu'on ait un deal, un accord avec un autre candidat qui pourra incarner second tour. Donc au premier tour, ça veut dire qu'il y aura il y aura peut-être un candidat du centre, un candidat doit se faire, ça doit se faire avant le premier tour, mais ça se on le verra.

Après, il y a plusieurs modes de désignation. Ça peut être une primaire ouverte, ça peut être des sondages, ça peut être un accord entre eux. Moi ce que je leur dis à tous et pour tous les voir et pour tous les rencontrer, pour tous échanger avec eux, moi je m'en fous.

La question c'est euh il n'en faut qu'un seul à la fin pour qu'on puisse être au second tour. Un risque que ça ne soit pas celui que votre poulin quoi. Moi, je veux que ça soit notre poulin, que ça soit celui des républicains, mais je dis que si on n'y arrive pas, je suis prêt à à me dire que l'intérêt supérieur de mon pays, c'est queonit un candidat la droite et du centre au second tour.

Et donc pour ça, il faudra qu'on s'unisse pour ne pas avoir un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella. Antoine Vermorel Marquez, un sujet que je voulais aborder avec vous. On parle de l'entrisme islamiste à l'université.

C'est le syndicat étudiant unique qui a alerté, je sais pas si vous avez vu ça, il y a eu début avril des élections des représentants nationaux du KNOUS. Alors le KNOUS, c'est l'instance qui gère la vie étudiante en France. Et ces élections, il y a eu une voix notamment pour le syndicat des étudiants musulmans de France, les EMF, qui sont accusés d'être proche des frères musulmans.

Alors, l'UNI s'inquiète, elle redoute une forme d'entrisme islamiste au sein de l'université. Et je vous propose d'écouter le maître de conférence en géographie à l'université Lyon I, spécialiste du proche Orient, Fabrice Balanche, qui était l'invité de repin ce matin et pour lui, de toute façon, l'entréisme islamiste est déjà présent à l'université. écouter, ça devient institutionnel puisque ce ce syndicat est effectivement proche des des frères musulmans.

Bon, ils sont déjà représentés dans des conseils d'administration d'université, des conseils de facultés. Euh, il bénéficient déjà donc de subvention publique en tant que membre de de ces conseils et ils organisent avec ça des manifestations. Ils ont un une place aujourd'hui qui leur permet de peser sur sur des soix stratégiques au sein des universités ou pourquoi pas exiger des des repas à l'all dans dans les crousses, enfin au restaurant universitaires des choses comme ça.

Antoine Vermel Marquez, est-ce que c'est un sujet d'inquiétude pour vous ? Oui, c'est un sujet d'inquiétude parce que quand on commence à avoir des représentants qui sont des représentants confessionnels, ça pose une question dans la République. Moi, je ne fais pas le tri des des des étudiants en fonction qu'ils soient musulmans, chrétiens, juifs ou atthé.

Je pense que leurs attentes, leurs besoins dépassent la question religieuse. Et donc quand on commence à avoir des syndicats étudiants qui se revendiquent d'une confession, ça pose une vraie question en matière de laïcité et d'autant plus que ce syndicat est cité notamment dans le rapport que Bruno Rotaillou avait demandé sur l'entrisme comme un syndicat proche des frères musulmans et qui fait le l'apologie d'une religion d'une certaine forme aussi de religion et ça nécessite de notre part des actions législatives très fortes et je pense notamment à la proposition de loi que Bruno Rotayot a déposé au Sénat contre l'entrisme. euh qui est beaucoup plus euh fin et beaucoup plus malicieux que d'autres formes d'organisation puisque son enjeu ce n'est pas de contester les institutions mais c'est de d'entrer dans les institutions pour ensuite porter une voie qui vise à à fracturer la République et à mettre à mal l'universalisme républicain.

Et pour l'instant, comment on lutte avec les outils qu'on a à notre disposition ? Bah, il faut davantage contrôler ce type d'organisation, contrôler leur financement, s'assurer qu'il n'y a pas de financement étranger, faire en sorte aussi de dénoncer euh les accords de la honte parce que là, c'est ils ne sont pas devenus majeur, enfin, ils n'ont pas eu de siège tout seul. C'est parce qu'il y a eu un accord avec deux autres syndicats d'ultragauche et notamment un syndicat soutenu par la France insoumise.

C'est pour cette raison-là qu'ils ont obtenu trois sièges au Knous. Euh et donc dénoncer aussi politiquement ces accords-là avant d'avoir une action législative. Et j'espère que le gouvernement prendra ses responsabilités pour faire en sorte que ce texte sur l'entrisme après ce rapport accablant l'année dernière puisse être adopté et qu'on puisse dissoudre ce type d'organisation si elle ne respecte pas les lois de la République.

Merci beaucoup Antoine Vermez d'avoir été l'invité des grands entretiens d'Europa info. Je rappelle que vous êtes député de la Loire, vice-président des Républicains. Merci.

Dans un instant Romain des Armes, Marie Estelle Dupont et si on en parlait et moi je vous donne rendez-vous demain. Bon après-midi à tous. Merci.

Merci à vous. Cétait Clavie Mathias surin et demain démarrez aussi votre journée avec toute l'équipe de repin Dimitri Pavlenko Anissa Adadi Olivie de la garde Vincent Hervouette et toutes les signatures repè Vernier Molinier je basti Alexis Bréset ou encore Emmanuel Ducro et l'ensemble de la rédaction le rendez-vous est pris Europe matin c'est tous les jours de 7h à 9h sur Europe