🔴 Réunion publique : Chambéry
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 50 %Défensif 12 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:25Invité politiqueFait
« la droite a cette tendance à considérer que le pouvoir est à elle. N'importe quel pouvoir. Que ça soit une aglo, une mairie, un gouvernement, des députés, des sénateurs, c'est à elle. »
- 3:54Invité politiquePromesse
« on va le récupérer au présidentiel parce qu'on va gagner, c'est obligé. »
- 5:05Invité politiqueFait
« la France insoumise serait une meute proamas antisémite dont le gouru serait carrément gobbles. »
- 19:37Invité politiqueChiffre
« 90 % de la presse écrite et télévisuelle appartiennent à des milliardaires et étonnamment ces milliardaires, ils ont déjà choisi leur camp et ce camp, c'est l'extrême droite. »
- 21:49Invité politiqueFait
« en 2010 déjà et 2010, vous aurez remarqué que c'est bien antérieur au 7 octobre 2022 2023 pardon. Et déjà à l'époque, il faut se souvenir que cette flotile merveilleuse a subi les attaques de speedboard et d'hélicoptères israéliens qui ont fait neuf morts parmi les membres de la flottille. »
- 22:32Invité politiqueFait
« le 31 mai 2005 avait lieu le référendum d'adhésion de la France au traité constitutionnel européen. »
- 23:55Invité politiqueFait
« ce traité européen, on s'apercevait que ce n'était pas du tout une déclaration d'intention pour conforter les droits des populations, que ce soit les droits sociaux ou les droits environnementaux, mais c'était ni plus ni moins que le règlement intérieur de l'usine Europe en quelque sorte. »
- 24:36Invité politiqueFait
« Nicolas Sarkozi a piétiné la volonté populaire, a piétiné ce choix en disant que finalement françaises et français, vous êtes vous n'êtes pas mur pour les référendums, vous n'êtes pas mû pour le pouvoir, vous n'êtes pas souverain. »
- 28:40Invité politiqueFait
« les politiques ne sont pas là pour nous défendre. Ils sont là pour défendre leur petit rentre gens, leur petit cast en quelque sorte, leurs petits intérêts particuliers. »
- 39:56Invité politiqueChiffre
« l'évasion fiscale, en gros, c'est 80 milliards d'euros qui est donné comme ça aux grandes entreprises et au particuliers donc qui sont des milliardaires. »
- 1:00:25Invité politiqueFait
« C'est un pesticide qui a été amplement utilisé dans les Antilles en en Martinique et en Guadeloupe pendant des années et des années pour les intérêts économique de grands planteurs. »
- 1:01:07Invité politiqueFait
« Le débat à l'Assemblée nationale a été empêché par une combine parlementaire de telle sorte que le texte aille directement au Sénat et qu'ensuite on revienne devant l'Assemblée nationale en disant maintenant cette décision c'est à prendre ou à laisser. »
- 1:01:50Invité politiqueFait
« Dans cette proposition de loi, il y a l'idée précisément que ce dont je vous ai parlé l'ANC, cette agence de sécurité sanitaire ne serait plus indépendante et serait mise sous la tutelle du ministère de l'agriculture. »
- 1:02:32Invité politiqueFait
« On parle de d'immenses réservoirs dans lequel on va puiser l'eau qui est dans les nappes fréatiques. On va vider les nappes fréatiques dans des ouvrages qui sont des ouvrages qui vont être un désastre pour l'environnement, un désastre pour notre ressource en eau. »
- 1:03:52Invité politiqueFait
« On a eu ça cette semaine, un texte de loi obscurantiste qui nie la parole scientifique. Un texte de loi qui soumet nos objectifs environnementaux, nos objectifs climatiques à des exigences de rentabilité immédiates. »
- 1:10:57Invité politiqueFait
« la sécurité sociale, elle est financée par des cotisations sur le salaire des travailleuses et des travailleurs. »
- 1:11:36Invité politiqueChiffre
« D'ici à la fin de la décennie, on va avoir 28 milliards d'euros de déficit dans le budget de la sécurité sociale. »
- 1:12:17Invité politiqueFait
« quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, la première chose qu'il a fait, c'est de multiplier les cadeaux aux très riches, aux ultra riches et aux très grandes entreprises et aux très grandes multinationales. »
- 1:13:39Invité politiqueChiffre
« Il y a 100 milliards d'euros par an d'exonération de cotisation sociale, c'est-à-dire des cotisations qui normalement sont une partie qu'on prend sur les salaires qui permettent d'aller financer la sécurité sociale. »
- 1:14:19Invité politiqueChiffre
« Si vous prenez l'ensemble des cotisations patronales qui ont été des dispositifs d'exonération qui ont été mis en place sur lequel l'État avait dit on va exonérer on va exonérer tel dispositif des cotisation mais l'État compensera auprès de la sécurité sociale pour maintenir le financement. Si vous comptabilisez aujourd'hui ces dispositifs qui n'ont pas été composés compensés pardon, c'est-à-dire à peu près 8 milliards d'euros par an et que vous y ajoutez l'ensemble des contournements au salaires qui ont été mis en place par Macron, la prime Macron et cetera, c'est à peu près 20 milliards d'euros par an. »
- 1:15:02Invité politiqueFait
« Bah ça tombe bien, c'est le déficit qu'ils annoncent pour le budget de la sécurité sociale d'ici la fin de la décennie. »
- 1:16:56Invité politiqueChiffre
« à peu près 5 % la TVA, c'est à peu près 5 % des dépenses des plus riches en France, mais c'est à peu près entre 12 et 13 % des dépenses des plus pauvres en France. »
- 1:19:00Invité politiqueFait
« aujourd'hui la courbe de l'impôt en France par rapport au revenus, elle est pas proportionnelle. C'est l'inverse. Quand vous êtes parmi la les 0,1 % des plus riches, vous payez en proportion de vos revenus moins d'impôts que ce qu'on appelle parfois les classes moyennes. »
- 1:19:39Invité politiqueChiffre
« Notre proposition, c'est de dire bah on va obliger par la loi que l'impôt payé par les plus riches, il s'élève au moins à 2 % de leur patrimoine. C'est pas quelque chose de révolutionnaire. C'est juste ça permet au moins de ça permet de rentrer 14 14 15 milliards d'euros dans les caisses de l'État. »
- 1:20:21Invité politiqueFait
« ils fabriquent en France et puis au moment où ils vont vendre au moment où ils vont payer leur impôt sur le revenu, bizarrement le leur impôt sur le revenu, leur leur impôt sur les sociétés pardon. Bizarrement, il y a pas de bénéfice. »
- 1:21:40Invité politiqueChiffre
« En faisant ça, on rentre 25 milliards d'euros chaque année dans les caisses de l'État. »
- 1:24:18Invité politiqueFait
« On a inventé la Cour pénale internationale où on a considéré que y compris ça peut être compliqué à imaginer mais y compris dans la guerre il y a du droit. Il y a le droit de la guerre. Il y a des choses qu'on a le droit de faire. On a le droit je dis pas qu'elles sont bien mais c'est la guerre. Et puis il y a des choses qu'on a pas le droit de faire. Ça s'appelle des crimes de guerre. Ça s'appelle des crimes contre l'humanité. »
- 1:25:41Invité politiquePromesse
« un gouvernement insoumis, il fera pas de respect des droits humains à géométrie variable et que si les insoumis sont au pouvoir, si monsieur Netaniaou met un petit pied sur le sol français ou traverse notre espace aérien avec son avion, il sera immédiatement déféré devant la Cour pénale internationale. »
- 1:29:07Invité politiqueFait
« La semaine dernière pour la première fois une dirigeante d'un pays européen, c'était la Slovénie, a pris la parole au Parlement européen pour dire ce qui se passe à Gaza est un génocide. »
- 1:31:10Invité politiquePromesse
« Cet accord, il doit être suspendu. Il doit être suspendu tant qu'il y a pas le respect plein et entier du droit international. la fin du génocide, la reconnaissance de l'État de Palestine. »
- 1:32:31Invité politiqueFait
« la transformation de la société, elle nécessite l'unité du peuple. Et l'unité du peuple, c'est le rejet du racisme, c'est le rejet de l'islamophobie, c'est le rejet de l'antisémitisme et c'est le rejet de toutes les formes de discrimination. »
- 1:33:55Invité politiqueFait
« le fascisme a toujours s'est toujours camouflé, a toujours joué sur la confusion, sur l'inversion des termes pour essayer de se faire passer comme un défenseur des catégories populaires, un défenseur de celles et ceux qui souffrent de la politique mise en place aujourd'hui. »
Temps de parole
- Manuel Bompard100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements]
Ouais ouais. Si tu veux. Oui. Voilà. Ouais. Comme ça, on la pose. C'est pas pour servir les boissons. Ça va comme ça à gauche. Tu ne me regardes pas comme ça. Je sais pas ce que je fais. Moi non plus. Tu parles aussi après moi. Je sais pas derrière la table. Et là ça va mieux. Non mais derrière la table on peut-être qu'on peut-être l'enlever la on comme Jean-Luc on pose les papiers à côté de temps en temps. La prochaine fois on échange. Comment ? Je sais pas. Moi je j'attends les ordres dans l'avant moi. Oui, présent. Je peux partir je reste stresser c'est début d' vous pouvez vous asseoir au fond hein, c'est pas plus cher à l'étage.
Ouais, il y a l'étage aussi où on a une vue plongeante magnifique. Bon, c'est ça. Il est toi qui introduit ? Bah oui, ou euh bonjour à tous. On va commencer du coup. Euh donc dans toute histoire qui se respecte, il y a toujours une introduction. Donc je vais la faire et je vais essayer de rester en en phase avec ce qui va être dit tout à l'heure et je vais surtout faire cours. Voilà. Euh en fait c'était juste pour vous faire une remarque que vous avez sûrement pu vérifier, c'est que la droite a cette tendance à considérer que le pouvoir est à elle. N'importe quel pouvoir. Que ça soit une aglo, une mairie, un gouvernement, des députés, des sénateurs, c'est à elle.
et en ple sûr c'est tout àel. Euh la plupart des des cas se président même quand c'est Hollande, la droite est est contre. Pourtant euh voilà donc euh ils ont fait juste une petite erreur, c'est que le pouvoir n'est pas à eux mais à nous, au peuple. Et là le pouvoir, on est en train de le récupérer et ça les ça leur déplaît. On le récupère avec les députés qui notamment les trois qui sont présents ici, on va le récupérer au municipal. Et bien étendu, on va le récupérer au présidentiel parce qu'on va gagner, c'est obligé. Voilà. Donc je vais commencer par présenter quelqu'un qui est super impressionné.
Donc euh Emma qui est des jeunes insoumis et euh qui représente en fait les jeunes qu'il doivent plus [Applaudissements] subir. Emma à toi. Bonsoir tout le monde. Bonsoir Chambéri. Euh ça fait plaisir de voir autant de monde parce que comme l'a rappelé Fabrice, ici on est le peuple et en ce moment on remarque que dans les médias euh ça parle beaucoup de nous à la télé, ça parle beaucoup de la France insoumise. On essaie de nous discréditer, on essaie de nous faire passer pour ce qu'on n'est pas mais on voit que le peuple se réunit quand même. On le voit ici ce soir. Cet acharnement médiatique, il est de plus en plus grossier.
À force d'inviter des racistes sur les plateaux télé antiéléfi et propatonat, ça en devient grotesque. La France insoumise serait une meute proamas antisémite dont le gouru serait carrément gobbles. Ça n'a absolument aucun sens et les gens s'en rendent compte parce qu'on avance dans les sondages et on gagne en sympathie parmi le peuple. pour notre soutien à la Palestine depuis toujours, le on a été insulté les la France insoumise comme les étudiants dans les manifestations qui ont été réprimés par le pouvoir en place et par la droite et certains aujourd'hui à gauche se réveillent très récemment parce que là le génocide s'intensifie et ça devient trop grave pour qu'il se taise.
Alors déjà, bienvenue à vous dans la lutte, mais faites-vous petit parce que vous nous avez insulté. Vous avez réprimé les manifestations proalestines pendant des mois alors et c'est pas fini. Et nous, nos revendications sont simples. Fin des armes, fin du commerce avec Israël, reconnaissance de l'État palestinien, aide humanitaire et soutenons Rima Hassan et Greta Tenberg qui partent dans les prochains jours sur une flotti de la liberté en [Applaudissements] [Musique] Palestine. Dans toute leur grossièreté, le gouvernement également a commandé un rapport sur les frères musulmans.
Ce rapport est un tissu de mensonge dont le travail et la méthodologie sont médiocres et ne sertent à rien qu'à stigmatiser un peu plus les musulmans et les musulmanes en France. Cela renforce l'islamophobie d'État et comme ce document avait pour but d'être instrumentalisé de manière islamophobe, cela n'a pas manqué au JDD et à notre fachot local Brise Bernard de s'empresser d'écrire un article sur Chambéry àenir. Nos amis, ce collectif, ce collectif qui redonne espoir dans les quartiers en les incitant à les voter et en montrant que le peuple c'est eux et que leur voix compte. Nous n'avons qu'une chose à dire à cela.
Tout d'abord, soutien à Chambéri àir face à cette cette campagne ignoble et [Musique] mensongère et ensuite bravo parce que s'ils font ça, c'est que vous leur faites peur. Vous faites peur à l'extrême droite. Votre travail fonctionne d'essayer de réinéresser et de donner leur place au quartier dans la politique. Cette montée du RN est symptomatique de la montrée de l'extrême droite partout dans le monde et surtout chez les dominants qui s'autoproclament élite et qui se faschiquent chaque jour un peu plus à la télé et dans les parties qui se disent même centriste.
Car la bourgeoisie préférera toujours instaurer le fascisme et les guerres partout avant de bien vouloir partager les richesses qu'elle a acquis que par notre capital et par notre travail. Face à cette montée de la militarisation, nous disons stop. Nous ne laisserons pas ces élites fascistes nous amener à nous entretuer entre toutes les classes pour les terres du monde car nous sommes unis face à la bourgeoisie et contre cela, nous avons notre propre pouvoir parce que nous le peuple nous avons notre force de mobilisation. Eux ils ont leurs milliards mais nous nous sommes des millions et nous avons la force de les battre parce que nous ne nous laisserons pas euh opprimés comme ils le font.
Alors rejo rejoignons la rue. Rejoignons la rue, les manifestations, les grèves, mais aussi les urnes. Car cela passe par le vote mais également par la la lutte, par la force, par l'union, par la force du collectif que nous pouvons avoir dans la rue. Partout où il faut convaincre, nous serons là. Nous nous organiserons sur le terrain, nous nous battrons ensemble. Alors, rejoignez-nous, rejoignez la France insoumise, rejoignez les jeunes insoumis, rejoignez Chambéri àir et rejoignez toutes les associations et toutes les et les les collectifs, pardon, qui se battent contre l'extrême droite partout en France et partout. Ça va mieux.
Donc on a parlé beaucoup de Chambers à venir là et donc du coup nous allons faire intervenir Mohamed Daai qui fait partie du collectif et qui va pouvoir parler de ce qu'ils ont fait ce qu'ils font énormément et de ce qu'ils ont subi aussi actuellement. Voilà. Merci. Alors on va faire de improvisation parce que je pensais être assis parmi vous. Je me retrouve sous les projecteurs. Bon ben tant pis hein, il faut y aller. Donc je suis membre du collectif comme on vous l'a dit Chambér à venir. Donc je pense que beaucoup de gens nous connaissent. On est juste un collectif citoyen.
On voulait juste essayer de de changer un peu les choses parce qu'on estime de notre point de vue que les choses n'allaient pas dans le bon dans le bon sens. En fait, elles allaient pas dans le bon sens parce qu'on est allé à l'école et je crois que nos professeurs, ils ont été mal formés parce que tout ce qu'ils nous ont expliqué, on est en train de le faire. On nous dit que c'est pas bon.
Donc soit ils ont été mal formés ou soit les procédés ont changé parce qu'on nous a dit quand on était à l'école, il fallait s'investir, il fallait participer à la vie sociale, à la vie collective, qu'il fallait être dans les associations, qu'il fallait s'investir politiquement parce qu'on est dans un pays de démocratie, c'est-à-dire le pouvoir au peuple et on y a cru. Mais j'ai envie de donner raison à mes parents aussi parce que mon papa me disait il faut pas faire la politique, faut pas que tu fasses la politique parce qu'en fait ils viennent forcément d'un pays où les gens ne s'intéressaient pas à la politique parce que tout était décidé là-haut. Euh ben je l'ai pas écouté mon papa.
Donc je me suis lancé et c'est vrai que mon papa des fois quand il m'entend parler euh il me dit qu'est-ce que tu as dit pour que les gens t'applaudissent ? et il me dit aussi "Tu as pas peur toi ?" Donc voilà, en fait, on a essayé de simplement de réveiller les gens parce que les gens, bah on leur expliqué en fait, on accuse aujourd'hui et les filles de faire du clientélisme euh mais en fait les autres parties nous ont utilisé, ils ont fait du clientélisme pendant des années. Ils nous ont acheté avec un city stade, avec un gymnase, avec un centre social et on nous a dit "Vous inquiétez pas, on va on va bien s'occuper de vous. On s'occupe de la politique, laissez-nous faire.
On sait ce qu'il faut faire. Mais malheureusement, on est allé à l'école, on a plutôt bien réussi. Beaucoup parmi nous ont réussi parce que ça on le dit jamais. À la télé, on montre toujours les défauts. Mais il y a tellement plus de qualité que je ne comprends pas pourquoi on les montre pas. Ça prendrait peut-être trop de temps dans les informations parce qu'il faudrait expliquer pourquoi un tel est devenu médecin, pourquoi un tel est devenu chirurgien. Moi, je côtoie des gens de toutes les nationalités quand on va à l'hôpital.
Et c'est ce que je dis tout le temps, si un jour si un jour on s'arrêtait, on restait tous chez nous, bah je pense qu'on vous enfin que le pays aurait un gros souci parce qu'il n'avancerait pas et il bougerait pas. Donc on s'est réveillé, on a commencé à aller voir les gens en leur disant "Bah écoutez, il faut voter parce que ça peut tout changer." Bah les réactions qu'on a eu, c'est "Non, on n'y croit pas, on n' pas confiance aux politiques. Euh de toute façon, c'est tous des menteurs, c'est tous des opportunistes.
Ils sont là juste pour avoir notre voix puis après, ils s'enfin, ils s'en fichent de nous, quoi." Et les gens nous ont dit "Pourquoi vous y allez pas vous ?" parce que vous on vous connaît, on a confiance en vous et on nous a dit aussi que la politique était donnée à tout le monde. Donc on a essayé d'y aller et c'est là qu'on a compris en fait que c'était pas donné à tout le monde. La complexité euh législative, enfin toutes les lois qu'il faut connaître, tout tous les règlements qu'il faut connaître pour pour se présenter, c'est pas si simple que ça. Donc le mot démocratie, il faut peut-être le restructurer, le revoir.
Mais on y est quand même allé et heureusement, on s'y attendait pas en 3 mois de de campagne électorale. on a fait 12,5 %. Donc ça veut dire qu'on a suscité de l'espoir. Donc on a essayé de continuer et effectivement certains ont gagné grâce à nous. Donc il pensaient encore nous utiliser, faire du clientélisme et quand on leur dit "Mais en fait vous avez gagné mais attention il va falloir rendre des comptes." Bah ils étaient pas contents. Donc on est venu, on est devenu un peu leurs ennemis.
Donc on s'est dit bah c'est pas grave, nous on va continuer notre travail parce que nous on est sincère avec les habitants parce que nous on a des comptes à rendre aux habitants parce qu'ils nous ont fait confiance. Et donc on a continuer sur ce chemin et il est semé d'embûche parce qu'en fait bah comme on a dit en j'ai appris que je faisais partie euh d'une structure pyramidale sous sous-achante pardon et très structuré qui s'appelle les frères musulmans. Alors je suis allé voir mes frères, j'en ai trois. Don qui est barbu, hein. Alors, je lui dis écoute, je crois qu'on a un problème à cause de toi. Bah, je suis fiché.
Il m'a dit "Bah, si tu veux, tu leur dis que tu me connais pas, ça me dérange pas." Donc, je me suis débarrassé du premier. Euh les autres, bon, ils sont pas ils s'intéressent pas du tout à la politique, pas plus que ça, pas plus que les autres. Et donc, j'ai découvert en fait que j'avais plein de frères musulmans. Euh, j'aimerais bien qu'on me les présente tous, des sœurs musulmanes, hein, suivez mon regard. Et donc, apparemment, on est organisé. Alors moi je je leur ai dit, je connais deux frères musulmans, ils sont pas d'accord entre eux, ils savent même pas comment faire pour s'inscrire sur une liste électorale.
Alors de là avoir un programme politique, je pense que vous avez encore des enfin des siècles et des siècles avant de voir venir parce qu'on m'a dit 5 minutes. Voilà. Et vous savez la situation, elle bouge beaucoup mais je vais insister sur une chose, c'est que en fait on a tous une responsabilité et on peut faire un travail de fourmis qui peut payer. Parce que moi au travail hein, je je travaille dans un lycée et ben j'ai découvert en fait que beaucoup de gens qui me souriaient en fait il voyait pas un professeur en fait il voyait un maghrébain qui par une anomalie est arrivée là.
Et donc un matin, il y a un copain, je veux pas le nommer hein, il m'a dit "Écoute, c'était avant les élections législatives, bah je vais être obligé de voter à Renn mais toi tu es pas comme les autres." Alors je lui dis "Écoute, je vais aller boire un café, tu vas me laisser tranquille parce que c'est trop tôt le matin là." Et donc voilà, en fait les gens ils pensent que voter Renn c'est pas grave mais c'est très grave. Et je pense qu'il faut leur leur faire changer d'avis parce qu'en discutant avec beaucoup de gens, ils comprennent en fait que c'est du grand n'importe quoi. Parce que soit on va vivre tous ensemble en paix ou soit on va mourir comme des idiots.
Parce qu'en fait ce pays est à nous aussi. Euh mon papa est venu du Maroc, il a construit ce pays, il a travaillé dans les mines de charbon, il a travaillé dans le bâtiment, il a construit ce pays comme tout beaucoup d'autres parents et on n'est pas prêt de le laisser parce qu'on n'est pas des torchons, on n'est pas des serviettes qu'on jette après utilisation. Donc on est dans ce pays parce qu'on a aussi une responsabilité pour nos enfants parce que on a des générations de jeunes qui arrivent et il va falloir leur leur leur bâtir un avenir radieux parce que si on laisse faire ceux qui nous gouvernent actuellement et ceux qui veulent nous gouverner ça va être une grosse catastrophe.
Et je vais m'adresser à une certaine communauté qui ne se sent pas chez elle. Vous avez plus de droits et autant de droits que les autres. Donc ce pays, il est à tous. Il faut le garder et il faut en prendre soin. Et il faut surtout aller prendre le pouvoir à ces fascistes qui sont minoritaires. Je le répète peut-être pas assez, ils sont minoritaires. C'est que la grande majorité, elle dort encore. Il va falloir la réveiller. Et ce réveil, c'est vous qui allez le faire avec un travail de fourmis. Allez essayer de convaincre chaque personne, une personne que vous ramenez sur un bulletin de vote multiplié par par 1 million, ça fait 2 millions de personnes. C'est ça peut être très exponentiel.
Il y a un prof de math ici, il pourra vous le confirmer. Donc il faut absolument qu'on fasse, il faut qu'en fait qu'on se sente tous responsables. Même les gens qui disent ça sert à rien en discutant avec eux au bout d'un moment, il vous dit oui effectivement faut qu'on fasse les choses. Et donc on a été attaqué Chamb Ravenir a été attaqué. Alors effectivement, on a des personnes chez nous, bah en fonction des situations, ils se sentent fragilisés. Il y a des gens qui ont peur, des des épouses qui ont peur. Et donc on a envie de tout laisser tomber mais c'est juste pas possible parce que justement quand on regarde les enfants, on peut pas laisser tomber.
Donc on va continuer le combat et surtout on va pas laisser faire ce qui nous salisse. On va monter au front, on va se battre. Même si ça va nous coûter du temps, de l'argent, on va se battre, on laisse on se laissera pas faire. Mais sans vous, on n'y arrivera pas. Il faudrait que tout le monde se sente concerné et si vous nous soutenez, on peut aller loin et faire payer à ces gens qui nous insultent tous les jours. Et pour finir, parce qu'il va falloir que je m'arrête, hein, remercier un peu les personnes qui sont venues nous voir donc qui ont fait le déplacement pour venir jusqu'ici hein.
Donc monsieur Bonard, Anaïs, j'oublie tout le temps son nom mais j'ai retenu le prénom, c'est déjà pas mal hein. C'est une sœur musulmane. et notre député donc de notre circonscription, c'est nous qui l'avons élu, nous tous qui l'avons eu hein. Donc il est là, c'est grâce à nous et on est là pour lui. Et je vais m'arrêter là parce que c'est 5 minutes, on m'a dit. Oui, merci. Euh bon, donc on vient juste d'en parler.
Donc le prochain qui va intervenir, c'est notre député, celui que qui est avec nous depuis 3 ans que vous ne voyez peut-être pas assez sur la Circo, tout simplement parce que comme tous les députés et les filles, ils travaillent énormément à l'assemblée et qu'en ce moment les temps législatifs sont quand même assez dangereux par rapport aux lois qui sont qui sont en route. Donc ils sont en train de nous défendre là-haut donc ils sont moins présents ici. Voilà Jean-François Couam. Merci. Bonsoir à toutes et à tous. D'abord, je voudrais à nouveau rassurer Chambéry à venir.
Nous, on n'est pas sensible à toutes ces calomnies qui ont été proférées dans ce torchon qui est le JDD, qui est détenu par des fascistes, on le sait bien, comme tant d'autres médias dans notre pays, beaucoup trop de médias puisque vous le savez, 90 % de la presse écrite et télévisuelle appartiennent à des milliardaires et étonnamment ces milliardaires, ils ont déjà choisi leur camp et ce camp, c'est l'extrême droite parce que c'est le meilleur moyen qu'ils ont trouvé pour mettre à l'abri leur cupidité, leur tirolir les plus à l'abri sous la matraque des fascistes du Rassemblement national bien évidemment que avec des partis comme le nôtre qui prennent le partage des richesses et la juste distribution des richesses.
Donc je le redis à nouveau à Chambéri àenir notre garantie absolue et totale de notre admiration du travail que vous avez toujours fourni dans les quartiers mais aussi effectivement tu l'as dit dans les élections dans les campagnes électorales et puisque ils ont joué il et elle ont joué un rôle déterminant pour gagner les différents scrutins qui se sont déroulés depuis 2022 et il y en a eu pas mal euh puisqu'il y a eu aussi les européennes qui ont été une très très belle campagne.
Donc merci encore à vous toutes et tous pour la qualité de ce travail, votre engagement républicain, je le dis à nouveau puisque c'est le cœur qui vous anime et que nous avons en commun et puis pour toute l'amitié que vous m'avez toujours manifesté. Merci. Emma vous a rappelé que dimanche partait la Gaza Freedom Flotil qui est la petite flotille d'activistes pour la paix et pour sauver les Gazaouis euh de façon humanitaire, de façon pacifiste. Une flottille va partir euh dimanche pour aller rejoindre les côtes de Gaza. En 2010 déjà et 2010, vous aurez remarqué que c'est bien antérieur au 7 octobre 2022 2023 pardon.
Et déjà à l'époque, il faut se souvenir que cette flotile merveilleuse a subi les attaques de speedboard et d'hélicoptères israéliens qui ont fait neuf morts parmi les membres de la flottille. Donc vous voyez, on on revient de loin et c'est un moment très délicat qui va se se produire là. Et une des manières de mettre en sécurité nos camarades Rima Hassan, Greta Tunberg et toutes celles et ceux qui composent cet équipage, c'est bien évidemment d'interpeller euh euh les élus, d'interpeller les médias, de communiquer sur les médias, de relayer cette action pour éviter que ne se reproduise le drame qui s'était déjà produit en 2010. Voilà.
Donc mobilisons-nous effectivement pour que ça se passe le mieux possible parce que ce serait quand même horrible que se reproduisent les assassinats qui ont été commis en 2010 contre la même flottille qui venait apporter de l'aide humanitaire seulement à des gens qui en avaient déjà beaucoup besoin déjà à l'époque. Et puis c'est notre anniversaire aussi qui n'est pas très réjouissant. Le 31 mai 2005 avait lieu le référendum d'adhésion de la France au traité constitutionnel européen. Et vous allez voir que cette ce scrutin, ce référendum, on donnait enfin la parole au peuple. Ça a été fait très peu pendant la 5e République. Je crois que c'était la troisème fois.
Il y a eu le référendum de Charles de Gaul bien évidemment, il y a eu celui-là. Puis il y en a peut-être eu un troisème, mais vous voyez en en 60 ans euh il y a eu trois référendums. Et ce référendum là, vous vous souvenez toutes et tous combien les médias déjà à l'époque vendus euh avait promu le oui à ce à ce référendum, combien toute la classe politique de la gauche à l'extrême droite déjà à l'époque prenait l'adhésion à cette Europe là ?
Et pour celles et ceux qui avaient eu à l'époque l'occasion de lire De quoi il s'agissait, que contenait ce traité européen, on s'apercevait que ce n'était pas du tout une déclaration d'intention pour conforter les droits des populations, que ce soit les droits sociaux ou les droits environnementaux, mais c'était ni plus ni moins que le règlement intérieur de l'usine Europe en quelque sorte et le règlement en quelque sorte de l'échange des capitaux. On était bien loin d'une préoccupation populaire et souverainiste pour le peuple. Et bien en dépit de tous les sondages déjà à l'époque qui avaient menti comme des arracheurs dedans, c'est devenu une habitude.
Et bien le nom l'a emporté à la stupéfaction finte de celles et ceux qui ont promu ce oui et qui savaient déjà que c'était pas parti gagner. Et bien depuis, est-ce que la démocratie a progressé dans notre pays ? Visiblement non, puisque quelques années plus tard, en 2007, Nicolas Sarkozi a piétiné la volonté populaire, a piétiné ce choix en disant que finalement françaises et français, vous êtes vous n'êtes pas mur pour les référendums, vous n'êtes pas mû pour le pouvoir, vous n'êtes pas souverain et c'est finalement une décision gouvernementale qui s'imposera avec l'exact contraire de la décision que vous aviez pourtant porté dans les urnes.
Ça a été un scandale qui a beaucoup marqué et qui a d'ailleurs eu la vertu d'engager en politique beaucoup de gens parmi nous dans notre camp de la gauche radicale et de rupture parce qu'on s'est dit bah non, on peut pas continuer avec cette forme là de gouvernance qui n'a absolument rien de démocratique et qui piétine un des fondements de notre constitution ou plutôt de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. puisque ce texte là, il est fondateur, il est en haut de la hiérarchie des normes de notre pays. Et comme disait Mohamed, nous on y croit. On nous dit liberté, égalité, fraternité, laïcité, on y croit.
On nous dit un homme vous un homme, une femme, un individu à la même valeur, quelle que soit sa condition, on y croit. Et bien non, visiblement à droite, ils n'y croient pas du tout et ils se disent qu'on est complètement immature et qu'on ne peut pas laisser le pouvoir au peuple. Entre-temps, vous avez observé que les différents gouvernements qui se sont succédés dans cette espèce de naufrage qui est la Macronie euh ont gouverné à coup de 493.
Le coup le 493 finalement c'est la matraque législative, c'est la matraque de l'exécutif qui s'affranchit de la discussion en hémicycle où on a la possibilité de faire évoluer les lois dans un sens qui va plus vers l'intérêt général que vers les intérêts particuliers que un grand nombre de députés représentent.
Parce que ce qui a étonné le jeune député jeune en terme de d'ancienneté dans l'hémicycle que je suis et bien c'est que finalement où que l'on tourne son regard quand on voit les réactions quand on voit ce que votent ces gens-là on se dit qu'ils sont pétis d'une forme de corruption qu'elle soit morale et ou matérielle et finalement toutes les lois qui sont édictées elles viennent nourrir les intérêts de petites catégories qui n'ont rien à voir avec l'intérêt général j'en veux pour preuve la la loi loi du plomb par exemple dont je crois nous parlera tout à l'heure davantage Manu, cette loi du plomb c'est une c'est le droit à polluer, à nous empoisonner et à nous tuer finalement parce qu'il est démontré que l'usage de pesticides interdit favorise l'explosion de cancer du pancréas, du de cancer de la prostate, de cancer du sein chez la femme et bien et chez l'homme d'ailleurs puisque savez-vous, il existe aussi le cancer du sein chez l'homme.
Je crois que ça représente 4 % de l'ensemble des cancers du sein. Bon et bien cette loi là qui a été adoptée avec un dispositif absolument absolument grotesque puisque le propre rapporteur du texte voyant qu'il n'arriverait pas à faire passer toutes les dispositions qui permettent de polluer sans entrave et bien il a retiré son texte de manière à ce que ce soit la version du Sénat qui était la plus libérale qui soit adoptée en commission mixte paritaire. Donc encore une fois, là aussi une négation totale de la liberté des peuples à euh choisir leur destin, à choisir leur loi. Bien évidemment, vous avez vu euh euh tous les 493 qui ont euh été utilisés pour imposer la retraite à 64 ans.
le combat n'est pas fini puisque au lendemain de l'adoption non pas par vote contrairement à ce au mensonges qui sont proférés encore aujourd'hui il y a quelques jours encore à peine dans une sorte de lapsus euh j'ai oublié même son nom Bairou François voyez comme il va pas rester très longtemps lui non plus finalement je sais pas si c'est très important si il restera dans l'histoire comme celui qui a dissimulé les crimes odieux qui ont été cromis à Betaram et et que notre commission d'enquête a mis en lumière dont les rapports va être rendu dans quelques jours et où l'on voit finalement que les politiques ne sont pas là pour nous défendre.
Ils sont là pour défendre leur petit rentre gens, leur petit cast en quelque sorte, leurs petits intérêts particuliers. Et bien, il a dit que cette loi avait été adoptée par vote. Elle a été votée cette loi, n'arrête-il pas de dire. En réalité, non, bien sûr, elle a été imposée par par un 493. Et j'en profite pour rappeler aux différentes organisations qui ont composé le NFP que un serment a été fait qui est nous n'aurons de cesse de nous battre jusqu'à faire abroger cette infame loi de la retraite à 64 ans. Bon, bien évidemment, les promesses n'engagent que celles et ceux qui y croient.
Et il se trouve que dès le lendemain au champ du coq comme on dirait et bien déjà nos partenaires du NFP avaient déjà trahi cette cet engagement, ce serment en quelque sorte puisque vous aurez observé que certaines des organisations politiques qui composaient ce NFP à l'époque et bien se sont dites plutôt favorables à au conclave, c'est-à-dire un petit comité théodule qui ne sert à rien puisque de toute façon il y a une formation politique, on va le dire, qui a un droit de véu en quelque sorte et il s'appelle le MEDEF.
Donc vous voyez bien si finalement en France c'est le MEDEF qui gouverne ou la FNSEA par exemple pour la loi du plomb et bien nous ne sommes gouvernés que par des accumulations de petits intérêts particuliers et non pas par l'intérêt général. Je regarde mes notes parce que j'ai l'impression de m'être un petit peu éloigné du Donc on a affaire à des forcenés. On dit de Macron que c'est un forcené. effectivement, il s'attache au pouvoir euh avec une espèce de frénésie euh constante et on ne sait jamais quel sera quelles seront ses décisions du jour au lendemain.
Il dit "Je ne vais pas dissoudre, je n'ai pas l'intention de dissoudre, mais tenez-vous prêt parce qu'il n'est absolument pas garanti que cet homme-là dans une espèce de fulgurance hein avec sa pensée complexe qui le caractérise ne dissoudra pas d'ici quelques semaines ou quelques mois à peine." Donc on est en campagne permanente désormais.
tous les militants et militantes que vous êtes et toutes celles et ceux qui ne sont pas forcément dans cette salle des militants, mais gardez à l'esprit que de toute façon, on est la bataille est engagée, la bataille contre ce fascisme là qui dont on trouve quelque part l'inspiration dans les années 30 en Allemagne puisque à cette période là en Allemagne, on avait une République s'appelait la République de Vaimar qui a largement inspiré la constitution de la 5e République française pour vous dire puisqu'ils avaient également un 493 qui s'appelait le 482.
Ils avaient également des dispositions qui permettaient à au chef du gouvernement ou au président de au chancelier de prendre tous les pouvoirs en cas de menace, en cas de difficultés, d'attaque extérieure et cetera. Donc euh on a eu à l'époque une lente glissée mais sûre vers le fascisme. Et c'est ce que nous vivons aujourd'hui au quotidien toutes les semaines. En fait, on voit des dingueries qui nous sont infligées dans l'hémicycle mais aussi à coup de décret, à coup de d'ordonnance et d'autres dispositifs tous plus antidémocratiques les uns que les autres.
Donc, il faut se battre pour faire advenir la véritable République que nous appelons de nos vœux qui est la 6e puisque nous on dit celle-ci, elle est en état de mort cérébrale, hein. Elle est sous acharnement thérapeutique de celles et ceux qui trouvent un intérêt essentiellement financier, mais dont largement inspiré de la corruption que je vous que je vous relat tout à l'heure. Donc voilà, il va nous falloir se mobiliser notamment pour avoir des réunions pour discuter de ce qu'on veut demain comme République. En tout cas, celle-ci, on en veut plus, ça c'est sûr.
Et j'ai déposé une proposition de loi à l'Assemblée pour le référendum d'initiative citoyenne qui vient enrichir l'article 89 de la de la Constitution actuelle. Bien sûr, parce qu'on est obligé pour reprendre le pouvoir, on est obligé de se servir des règles actuelles euh dans lesquelles nous sommes parties prenantes. Nous sommes nous jouons avec les règles qui nous sont imposées, dont nous héritons pour la plupart. Euh les inspirateurs de la 5e République ne sont plus Jean-Louis Debré est mort depuis déjà pas mal de temps. Pas Jean-Louis d'ailleurs. Oui. Michel, pardon. Oui. Oui, c'est le fils. Oui, on se partage le pouvoir en famille dans ces milieux-là.
Bon bref, toujours est-il qu'il va falloir donc se battre, ne rien lâcher et continuez à vous mobiliser. Inscrivez-vous également sur Action Populaire pour rejoindre DGA parce que ces groupes d'actions nous permettent justement de raccrocher à la à la politique tous les jeunes en l'occurrence en en particulier qui se sont désenchantés et détachés de la vie politique en disant de toute façon c'est pareil et puis de toute façon on peut rien faire. En fait c'est faux, on ne peut pas rien faire. ce qui s'est passé aux dernières législatives et le signe même qu'on a durablement, même définitivement, je crois euh euh casser leur machine. La 5e République ne fonctionne plus.
Elle est maintenant obligée de fonctionner avec des prises de pouvoir autoritaires puisqu'on a affaire à un autoritarisme et l'autoritarisme c'est euh le le comment dire c'est le pendant de l'autorité. Quand on a plus d'autorité, quand l'autorité n'est plus légitime, et bien c'est l'autoritarisme qui le remplace. pour infliger au peuple tout ce qui va à l'encontre de des biens communs et de l'intérêt général. Voilà, je vais pas être plus long et je vais laisser désormais la parole à Manu Bompard, pardon, excusez-moi, Anaïs. Oui. J'avais pas suivi le l'ordre. Voilà. Merci à toutes et à tous. Il veut me piquer mon boulot.
Euh donc effectivement donc la députée qui va intervenir maintenant euh est une jeune députée puisqu'elle a été élue l'année dernière en déboulonant un macroniste sur la première circo de Lyon. Elle se présente elle-même comme une députée de combat et elle met un point d'honneur à mériter ce titre avec toutes les luttes qu'elle mène et dont elle va vous parler sûrement maintenant. Euh je précise juste que avant d'être élu, Anaïs a été la secrétaire générale de la campagne présidentielle de 2022, ce qui n'est pas une petite affaire. Elle a aussi été dans l'équipe de campagne des européennes. Donc en matière de combat électoral, elle connaît. Anaïs. Merci. Merci.
Bonjour à toutes plutôt bonsoir à toutes et tous. C'est un un vrai plaisir d'être parmi vous ce soir à Chambéri. Alors, je vais essayer de faire avec la petite table et les petites notes que j'ai parce que moi, j'ai pas encore l'expérience pour faire des des discours comme ça. Donc, je vais quand même un peu regarder mes feuilles. Mais en tout cas, ça n'enlève pas tout le plaisir que j'ai d'être avec vous ce soir. C'est un de mes premiers meetings réunion publique. Déjà, merci aux camarades qui ont organisé cette réunion publique, qui ont fait en sorte de tracter, de coller, d'informer pour que vous soyez aussi nombreux dans cette salle.
Bien évidemment, merci aux organisateurs, aux services d'ordre, au service d'accueil pour la mise en place de la de la salle. Sans vous, ces événements, ils sont pas possibles. Donc merci du fond du cœur. Je voulais avoir une pensée particulière à Jean-François qui nous a donc invité avec Manu et vous dire au combien vous avez de la chance d'avoir un député de combat, un député déterminé comme Jean-François et un déterm et surtout un député très drôle et ça on en a besoin à l'Assemblée nationale parce que je vous prie de croire qu'on rit pas beaucoup avec les Macronistes et l'extrême droite.
Vous le savez, on a besoin donc de toutes les énergies, de toute la détermination pour mettre fin au macronisme et pour faire en sorte que l'extrême droite ne gouverne pas notre pays. Ça fait 10 mois que je suis élu à l'Assemblée nationale, mes collègues l'ont rappelé, et j'ai vu toutes les manœuvres utilisées pour nous faire terre, pour nous mettre la pression. Mais comme vous dans cette salle, nous avons la tête dure et nous sommes déterminés à dire stop à toutes les intimidations, à toutes les diffamations, parce que c'est nous le peuple, c'est nous l'unité du peuple et c'est nous qui vaincrons à la [Applaudissements] fin. Nous, on sait pourquoi on est là et on sait pour qui on est là.
Je viens de le dire, pour l'unité du peuple. Par contre, des personnes qui savent pas pourquoi ils sont là, c'est clairement les macronistes. Déjà, bah, on les voit pas beaucoup à l'Assemblée nationale et quand ils sont là, on les voit errés, ne sachant pas où ils vont, ne sachant pas ce qu'ils défendent. Mais pourtant ces gens sont quand même assez hallucinants parce qu'ils sont toujours comment dire sans être trop méchante. Ils sont toujours remplis d'énormément de certitudes, d'arrogances, de dogmes. Et je peux vous dire la dernière fois en commission, je disais et je vais lire exactement les phrases que j'ai dites comme ça vous allez me dire si je dépasse les bornes.
8 années de macronisme ont laissé un pays fracturé. La pauvreté gagne du terrain, le chômage s'installe. L'ubérisation transforme des millions de travailleuses et de travailleurs en força moderne sans droit ni protection. Je crois qu'en réalité, oui, c'est ce qui se passe dans notre pays. Mais bon, le macronisme qui était en face de moi s'est mis à gesticuler dans tous les sens en me disant "Mais vous dites n'importe quoi. Pardon. Pardon ? Ces gens ne voient pas la manière dont ils ont saccagé notre pays. Ils ne voient pas la manière dont ils ont installé une crise sociale durable dans notre pays.
Et comment ils peuvent tolérer le fait que il y ait des enfants qui aillent le ventre vide à l'école ? Comment ces gens-là tolèrent que des travailleurs dorment dans leur voiture ? Comment ils peuvent tolérer que des retraités choisissent entre se loger ou se soigner ? Voilà la réalité de ce qu'ils ont fait. Ils ont toujours donné aux plus riches de notre pays oubliant l'ensemble de la population les plus précaires. Et donc la Macronie préfère toujours donner aux plus riches de notre pays. Et donc le résultat c'est quoi ? Moi je vais vous dire c'est 10 % des plus riches qui détiennent plus de la moitié des richesses nationales. Voilà ce qu'a fait 8 ans de Macronie.
Et pourtant, on l'a vu dans l'exercice du budget, on a quand même essayé de faire en sorte d'être présent, contrairement au Macronis qui avait sûrement aquaponné pendant ce budget. On a fait en sorte voilà de travailler sur des mesures de justice sociale, de travailler sur des mesures qui faisaient reposer en réalité qui faisaient reposer les recettes sur l'ensemble de la population. Et par exemple, on pourrait s'attaquer à quelque chose qui s'appelle l'évasion fiscale. L'évasion fiscale, en gros, c'est 80 milliards d'euros qui est donné comme ça aux grandes entreprises et au particuliers donc qui sont des milliardaires.
Et c'est des c'est des recettes qui ne viennent pas dans les caisses de l'État. Voilà, ça c'est la politique d'Emmanuel Macron. Et à titre de comparaison, par exemple, il faudrait environ 7 milliards d'euros par an pour augmenter le budget de 5 % des hôpitaux publics. Et il faudrait ces ces 7 milliards d'euros aussi pour augmenter le budget mais aussi pour embaucher. C'est voilà ce que pourrait permettre d'aller rechercher cette recette fiscale. Et je voulais vous donner un autre chiffre parce que des fois en fait on on se demande pourquoi euh ils ne veulent pas faire contribuer les plus riches de notre pays. Tout simplement parce qu'ils ne veulent pas augmenter les conditions de vie.
Par exemple, c'estes 14 14 milliards d'euros par an, ça pourrait permettre d'augmenter le RSA. Ça pourrait permettre de l'étendre aux 18 25 ans. Ça pourrait permettre de faire en sorte que dans notre pays en réalité il y a un une personne de moins de tr de moins de 30 ans pardon. Euh je vais y reprendre pardon. C'est en réalité dans notre pays donc c'est les moins de 30 ans sont les plus pauvres puisque une personne sur deux a moins de 30 ans et est pauvre. Mais je je me suis carrément gourré sur cette phrase. Vous avez rien compris, hein. Et pour sortir de de la précarité de la pauvreté, nous on a des propositions.
Par exemple, en ce qui concerne la pauvreté des plus jeunes, on avait proposé la garantie, la garantie jeune. Ça permettait d'avoir un montant par mois pour les jeunes pour que cessent ces fils qu'on a vu à l'aide alimentaire de ces jeunes qui à la fois font des études, à la fois travaillent pour payer les études et qui doivent faire des choix comme nos retraités pour se loger ou pour se soigner ou pour acheter des bouquins. Voilà la triste réalité aujourd'hui dans notre pays. Et je voulais vous parler d'une chose qui me semblait intéressante et c'est une notion assez particulière, ça s'appelle la privation matériel et sociale.
En réalité, cette notion, elle est peu connue et peu utilisée, mais elle est assez représentative de ce qu'est en réalité l'état social dans lequel est notre société. La privation matérielle, c'est lorsque vous vous privez d'un certain nombre de choses par manque de moyens, par manque de ressources financières. Et pour vous donner quelques quelques éléments, par exemple, c'est un tiers des ménages en France qui ne peuvent pas faire face à des dépenses qu'il n'avaient pas prévu.
Par exemple, c'est un/art des ménages qui ne peuvent pas partir une semaine en vacances par an et ça concerne 1 million d'enfants en réalité qui ne peuvent pas partir en vacances parce que leurs parents n'ont pas les moyens. Et ceux qui se privent dans notre pays, ce sont toujours les plus précaires. Ce sont aussi les classes moyennes. Mais forcé de constater que les classes moyenne aujourd'hui, elles n'existent presque plus parce qu'ils ont tellement précarisé les gens qu'ils ont tellement creusé les inégalités qu'il y a d'un côté les plus riches et de l'autre les plus pauvres.
Et face à ça, nous à la France insoumise, nous avons fait des propositions pour augmenter le pouvoir d'achat, pour augmenter les conditions de vie des gens, l'augmentation du SMIC à 1600 € net. Voilà des propositions que nous avons fait. Trop cher à la peau belle, tant pis. Voilà ce qu'on nous a dit. Bloquer les prix des produits de première nécessité. Trop cher, tant pis, poubelle. Et c'est ça la réalité de ce que font ces gens, c'est que nous on est force de proposition. On veut éradiquer la pauvreté dans notre pays. On veut faire en sorte que les gens vivent dignement.
Et ces gens, les macronistes et l'extrême droite qui ont exactement le même projet ne veulent pas puisqu'ils veulent garder cette élite, garder leur privilège. Et moi, je peux vous dire que il y a une autre chose qui nous empêche d'avancer dans notre pays et qui entretient la précarité, c'est la crise du logement que nous sommes en train de vivre. que ce soit à Lyon dans ma circonscription, que ce soit n'importe où où je me déplace dans le pays, une des première chose qu'on vient me dire après bien sûr les questions de pouvoir d'achat, c'est le logement. Aujourd'hui, en France, c'est 350000 personnes qui sont sans abri.
Alors, j'entends encore en 2017 Macron nous dire "Plus personne ne dormira à la rue." "Ah bon ? Cette année, il y a 855 personnes qui sont mortes dans la rue. Parmi elles, 19 enfants de mois de 4 ans. C'est ça la réalité de notre pays. C'est ça la réalité de leur politique. Et comment peut-on accepter que chaque soir, il y ait 2043 enfants qui dorment à la rue, faute de place dans des centres d'hébergement d'urgence ? Voici Voici ce qui se passe dans notre pays. Et à votre avis, que font les macronistes face à ça ? Ils se disent "Bon, on va réinvestir, on va construire ?" Non, rien de tout ça. Dans le projet de loi de finance 2025, qu'est-ce qu'ils ont fait ?
Ils ont baissé le budget du logement. Voilà ce qu'ils ont fait. Et en plus de ça, toutes les semaines à l'Assemblée nationale, on voit fleurir comme des petits champignons, des propositions de loi qui sont en réalité des mesurettes sur la question du logement. Et je peux vous dire qu'en réalité, ça fait 10 mois que je suis là, mais je commence réellement à être agacé. en réalité agacé par leur manque d'ambition, leur manque de vision politique, leur manque de volonté de vouloir résoudre la crise du logement dans notre pays.
Et la semaine prochaine, on en a que encore une là, une une proposition de loi sur le logement et là, c'est pour euh favoriser l'accès au logement des travailleurs des services publics. Bon, jusque- là, je pense qu'on est tous d'accord. Il y a il y a pas il y a pas de il y a pas de problème. Mais quand on regarde la proposition de loi et ce qu'écrivent les Macronist dedans, ils disent qu'il y a une crise d'attractivité des services publics. Mais la crise, c'est eux qui l'ont provoqué en ne considérant pas le point d'indice des fonctionnaires, en dégradant toujours encore plus nos services publics et les conditions de travail de nos agents.
Et là, ils écrivent tranquillement crise d'attractivité sans se poser une fois la question de pourquoi il y a cette crise d'attractivité dans notre pays. Et ils viennent nous dire aussi voilà, il faut que les agents puissent vivre à proximité de leur lieu de travail. D'accord ? Et ça aurait pu être bien de le considérer avant avant de supprimer l'ensemble des services publics dans notre sur nos territoires. Ça aurait été bien de le considérer avant avant de couper tous les budgets pour nos services publics. Nos services publics qui sont nos biens communs.
Et c'est pour ça que je suis très fière d'appartenir au groupe de la France insoumise parce que sous la précédente législature, il y a Daniel Obonau, notre collègue, qui a déposé une proposition de loi sur cette question. Elle propose de réouvrir les services publics et les accueils physiques des services publics parce que nos services publics sont notre bien commun. C'est la condition de l'égalité de toutes et tous. [Applaudissements] Vous l'avez compris, cette proposition de loi, bon c'est rat des pacrettes. C'est d'autant plus radrête parce que nous à la France insoumise, on ne considère pas qu'il y a une priorité sur les publics euh dans l'accueil sur le droit au logement.
Parce que lorsque vous commencez à hiérarchiser les publics, les agents publics et puis ensuite ça va être un tel et puis ensuite ça va être un tel et ben ça met à mal l'objectif, la notion même du droit au logement qui est un droit universel et inconditionnel. Et c'est ce que cherchent à faire ces macronistes avec ces petites mesurettes, c'est porter un coup au droit au logement. Mais ce que comprennent pas ces gens, c'est que le droit au logement, c'est pas simplement un toit. C'est la condition préalable à tous les autres droits, celui à l'emploi, à l'éducation, à la santé.
Parce que sans toi, il est difficile de se relever, il est difficile de sortir de la précarité, il est difficile d'engager une nouvelle phase de sa vie. Et ça, ils le comprennent pas. Mais nous, nous l'avons compris. Nous avons compris que le logement était la condition préalablable à toute dignité humaine. C'est pour cela que on est force de proposition sur cette question. Alors, vous allez me dire "Oui, on va augmenter le budget du logement dans notre pays. Oui, on va construire 2000 200000 logements sociaux et pas les 80000 que le gouvernement fait." parce que aujourd'hui c'est 3 millions de concitoyens qui sont en attente d'un logement social dans notre pays.
On va aussi encadrer et étendre l'encadrement des loyers. On va aussi ben réquisitionner les logements vacants et les bureaux vacants. On va ouvrir des places d'hébergement d'urgence et on va faire en sorte que tout et tous un toit parce qu'un toit c'est un droit c'est un toit. Un toit c'est un droit. Et voici donc les propositions que nous on fait à la France insoumise. Et quand je vous parlais tout à l'heure des petites lois bien connues des Macronis sur la question du logement, donc il y a évidemment les mesurettes. Et puis il y a une loi qui a apporté un coût un coût important au droit du logement, c'est la loi Casbarian berger.
La loi dit antisquat et cette loi, elle a provoqué une augmentation de 20 % des expulsion locative. C'est cette année à la fin de la trêve hivernale 24000 ménages qui ont été expulsés par le concours de la force publique et sans relogement. C'est 24000 familles qui sont à la rue qui sont dans une détresse. Et pourquoi ils avaient fait cette loi ? Parce qu'on peut se demander pourquoi ils avaient fait cette loi. Alors, il nous avait dit à l'époque, c'est pour protéger les petits propriétaires. Moi, j'aurais envie de savoir qui sont les petits propriétaires en réalité. Je crois que évidemment c'est les 3,5 % de personnes qui détiennent 50 % du parc.
Voilà qui sont ces petits propriétaires et voilà qui les Macronis souhaitent en réalité protéger. Mais ces gens quand ils font ces lois, puisqu'ils sont plein d'arrogance, ils sont en train de nous dire "Mais c'est pour faire en sorte de mettre en place la justice sociale dans notre pays." Ah bon ? Enfin, parce que alors on va faire tous ensemble un point de définition parce que je pense qu'on a pas la même définition eux et nous sur la justice sociale parce que ça ça me dépasse en fait. La justice sociale, c'est s'assurer que tout le monde dispose d'un logement digne, abordable et accessible. La justice sociale, c'est permettre de se loger, de se nourrir, de se soigner.
La justice sociale, c'est répartir les richesses, c'est faire contribuer tout le monde à l'effort collectif en commençant bien sûr par les plus riches de notre pays à qui Macron a fait des cadeaux pendant 8 ans. La justice sociale, ça n'est pas expulsé à la rue les plus précaires. Nous devons continuer à lutter contre ces fauxoyeurs de la démocratie. Nous devons lutter pour la justice sociale, lutter pour l'égalité. L'urgence sociale en réalité, elle est là et face à ça, vous trouverez toujours un insoumis, une insoumise en travers de cette route pour se battre contre la régression et pour l'égalité des droits.
Et je vais terminer avec une phrase, c'est l'égalité des droits, c'est pas une faveur qu'on accorde, c'est une exigence républicaine. Je vous remercie. Bon bah là ça va être le plus facile. Vous vous savez qui je vais présenter. Vous savez vous êtes venu pour le voir. Donc je vais m'arrêter là. Manuel Bompard. Merci. Merci beaucoup. D'abord, je veux évidemment à mon tour remercier les militantes, les militants de la France insoumise de Chambéri, du département qui se sont mobilisés ces derniers jours pour faire en sorte de vous informer de l'existence de cette réunion publique et vous remercier d'être venu nombreuses et nombreux parce qu'aujourd'hui il faisait quand même très beau.
Je pense que plein de gens peut-être avaient autre chose à faire que de venir dans une petite salle pour une réunion politique. Et pour tout vous dire, quand on a discuté avec Jean-François et son équipe il y a quelques semaines, en vérité à la base, c'est parce que demain nous sommes invités à participer au rassemblement qui va être organisé au plateau d'églière. D'ailleurs, vous êtes les bienvenus si vous voulez.
C'est un rassemblement qui a lieu chaque année et puis on s'est dit ben quitte à aller au plateau d'églères, peut-être on peut prendre l'initiative d'un événement public ici aujourd'hui à Chambéry et avec Jean-François disait "Bon, c'est un weekend prolongé, il y a peut-être des gens qui pourront pas être là et tu crois qu'il y aura du monde Bon, je crois que vous avez fait la démonstration aujourd'hui qu'il y a toujours du monde qui est intéressé pour avoir ces échanges politiques et c'est une bonne chose. Et quand on a prévu cette réunion publique, on avait pas l'information que Chambéry allait devenir le centre du monde du JDD.
Alors, on s'est dit bah ça tombe bien et c'est la raison pour laquelle cet après-midi, on est allé aussi dans les Haut de Chambéry avec les camarades de Chambéry à venir pour leur apporter évidemment tout notre soutien face à une campagne qui est une campagne particulièrement inacceptable, particulièrement infamante, particulièrement insupportable. Et donc je fais la veœu devant vous s'il y a un journaliste du JDD, j'espère pas dans la salle.
Cet après-midi, j'ai rejoint la confrérie puisque je suis allé soutenir Chambéry à venir contre ce rapport tout à fait insupportable et j'ai trouvé quand même particulièrement d'un certain point de vue intéressant, d'un point de vue intellectuel qu'on essaie de nous expliquer qu'une association qui fait un travail citoyen pour l'inscription des habitantes et des habitants sur les listes électorales et pour les inviter à participer au moment des élections était dans une stratégie une semaine on parle d'autrise et une semaine après de séparatisme.
J'ai plutôt l'impression que quand on se mobilise pour appeler les habitantes et les habitants en partie des en particulier des quartiers populaires à faisait à utiliser leur pouvoir de citoyen, à utiliser leur droits de vote, alors c'est au contraire un comportement qui a un comportement entièrement républicain et entièrement démocrate et que c'est plutôt ceux qui c'est plutôt ceux qui ont l'habitude pendant des années des années de pousser une partie de la population française en dehors des élections en considérant par la même que moins ça vote dans les quartiers populaires, plus facile ce sera pour ceux qui dirigent ce pays depuis des années et des années de continuer à le diriger.
C'est plutôt ces personnes-là qu'on pourrait accuser de séparatisme parce qu'il cherchent à produire le fait qu'une partie de la population soit considérée comme des citoyens de seconde zone. Et ben n'en déplaise aux journalistes du JDD, n'en déplaise à Emmanuel Macron et son gouvernement n'en déplaise au sinistre représentant local de l'extrême droite. Les citoyens des Hautes Chambéries comme les citoyens de l'ensemble du pays ont une égalité des droits. Ils sont des citoyens à part entière et nous on est fier quand il se déplacent pour aller voter aux élections.
Et c'est une grande fierté pour nous que la France a soumise que Jean-François Coulom lui-même aux dernières élections législatives que la France a soumise aux élections européennes et fait des scores très importants dans les bureaux de vote des Haut Chambéry. C'est un bonheur, c'est une fierté, vous pouvez l'écrire journaliste du JDD, ça ne nous dérange nullement. [Applaudissements] Et c'est au contraire un élément central de la stratégie politique qui est la nôtre.
Nous considérez que face à la mauvaise pente que prend notre pays, on ne pourra s'en sortir que par la mobilisation populaire et en particulier la mobilisation des catégories populaires parce qu'on est confronté depuis maintenant évidemment des années et des années.
Et le point sur lequel je voudrais insister aujourd'hui devant vous, c'est la dérive de ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui, qui en 2017 à travers la figure d'Emmanuel Macron ont pris le pouvoir sur un projet que évidemment nous combattions à l'époque, mais qui était un projet qui s'appuyait sur une proposition profondément libérale d'organisation de la société, mais qui se défendait comme étant une force politique plutôt ouverte sur la question par exemple de la transition écologique sur la nécessité de de s'attaquer à ces différents sujets.
Macron lui-même se présentait à de multiples reprises comme le champion de la terre euh voulait apparaître comme étant un petit peu le phare de ou le pays qui va être à l'avant-garde de la lutte contre le changement climatique. Et petit à petit, sous l'influence en particulier de la droite et de l'extrême droite, le macronisme est devenu un obscurantisme. et la semaine que l'on vient de vivre à l'Assemblée nationale de ce point de vue-là, elle a été pour nous édifiante.
Comment dans la même semaine vous pouvez avoir une manœuvre parlementaire particulièrement antidémocratique, Jean-François Coulom l'a décrit tout à l'heure, pour dessaisir l'Assemblée nationale d'un texte de loi aussi important qu'une loi qui cherche à réintroduire un pesticide, un pesticide qui est un pesticide qu'on appelle qui fait partie de la catégorie des néonicotinoïdes, c'est-à-dire les pesticides qui tuent les abeilles notamment et des pesticides qui ont des conséquences sur la santé. humaines qui sont amplement démontrées aujourd'hui.
Comment vous pouvez avoir une formation politique qui s'est prétendue comme étant une formation politique à l'avant-garde de la lutte pour protéger la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique et qui dessaisit l'Assemblée nationale d'une décision aussi importante ? C'est une décision dramatique pour le respect de la biodiversité. Si vous ne le savez pas, 75 % des cultures à l'échelle mondiale sont pollinisées par des insectes et en particulier par des abeilles. Si vous ne le savez pas, le directeur de ce qu'on appelle l'ANES qui est l'Agence nationale de sécurité sanitaire parle d'une des néonicotinoïdes comme le chlore décon de l'hexagone.
Je sais pas si vous savez ce qu'est le chlore déconne. C'est un pesticide qui a été amplement utilisé dans les Antilles en en Martinique et en Guadeloupe pendant des années et des années pour les intérêts économique de grands planteurs. Et ce pesticide aujourd'hui, vous le retrouvez en Guadeloupe, en Martinique, dans tous les sols, dans toutes les terres. Vous le retrouvez dans le sang des habitantes et des habitants. Ça produit une augmentation significative des maladies qui sont conduites à la présence de ce produit dans tous les organismes humains.
Et ce produit qu'on a pendant des années et des années utilisé là-bas sur lequel d'ailleurs des collectifs de victimes continuent aujourd'hui à pointer la responsabilité de nos dirigeants de l'époque, à demander des indemnisations. produit là aujourd'hui, c'est le produit qui est pris comme élément de comparaison par les scientifiques à propos des néonicotinoïd que le gouvernement s'apprête à réintroduire en France. On en est là aujourd'hui et une décision aussi importante parce que nous nous avons déposé à l'Assemblée nationale des amendements pour nous y opposer pour dire qu'on ne pouvait pas être d'accord avec ça.
Le débat à l'Assemblée nationale a été empêché par une combine parlementaire de telle sorte que le texte aille directement au Sénat et qu'ensuite on revienne devant l'Assemblée nationale en disant maintenant cette décision c'est à prendre ou à laisser. on n'aura même pas l'opportunité d'en débattre ou d'en discuter. On a beaucoup insisté sur ce point-là de ce texte de loi et c'est normal parce que c'est un élément très très important. Mais il y a d'autres éléments dramatiques dans cette proposition de loi qu'ils ont appelé du plomb du nom du sénateur les républicains de droite qui porte cette proposition de loi.
Dans cette proposition de loi, il y a l'idée précisément que ce dont je vous ai parlé l'ANC, cette agence de sécurité sanitaire ne serait plus indépendante et serait mise sous la tutelle du ministère de l'agriculture. Vous imaginez bien que évidemment que le ministère de l'agriculture s' peut donner commencer à donner des consignes politiques sur l'utilisation d'un pesticid et sur la priorisation des études que doit faire cet organisme normalement indépendant, vous vous imaginez bien que la santé des habitantes et des habitants sera évidemment pas protégée.
Dans cette proposition de loi, il y a des dispositifs par exemple pour faciliter l'installation des méga élevages et de l'élevage intensif. Dans cette proposition de loi, il y a des dispositifs pour faciliter l'installation de ce qu'on appelle les méga bassines qui sont des grands projets de stockage de l'eau qui ne sont pas des petites retenues comme ça on peut les voir parfois dans nos vallées ou dans nos montagnes qui visent à stocker l'eau de pluie qui tombe pour favoriser l'irrigation agricole. C'est pas de ça dont on est en train de parler. Ça, on l'a toujours fait, c'est vieux comme le monde.
On parle de d'immenses réservoirs dans lequel on va puiser l'eau qui est dans les nappes fréatiques. On va vider les nappes fréatiques dans des ouvrages qui sont des ouvrages qui vont être un désastre pour l'environnement, un désastre pour notre ressource en eau. Donc tout le monde sait que dans les années qui viennent, dans les décennies qui viennent, la question de l'eau, la question de son usage, la question de quels sont les usages qui vont devenir prioritaires, quels sont ceux qu'on va faire passer d'abord d'autres usages.
Bah quand on a une tension sur la ressource en eau, la priorité c'est d'abord d'utiliser l'eau pour boire, pour se laver, pour faire en sorte que tout le monde puisse avoir accès à cette ressource qui est une ressource indispensable à la vie. On a eu ça cette semaine, un texte de loi obscurantiste qui nie la parole scientifique. Un texte de loi qui soumet nos objectifs environnementaux, nos objectifs climatiques à des exigences de rentabilité immédiates.
Le nom officiel de cette loi qu'on a appelé du plomb, c'est la loi pour lever les contraintes au métier de l'agriculteur de manière tout à fait mensongère d'ailleurs parce qu'on essaie de faire croire que cette loi, ce serait une loi qui va faciliter la vie de l'ensemble des agricultrices et des agriculteurs. Alors que précisément, c'est l'inverse, c'est une loi qui va faciliter la vie d'une toute petite poignée des plus gros exploitants agricoles et qui va se faire au détriment du plus grand nombre.
On a eu ça cette semaine et juste après dans la foulée, on a eu une deuxième loi qui s'inscrit dans la même philosophie qu'on continue à examiner à l'Assemblée nationale qu'ils ont appelé loi de simplification de la vie économique où là aussi ils cherchent petit à petit à couper tout ce qu'ils appellent eux des contraintes mais qui sont en vérité des mesures de protection par exemple de l'environnement et de la planète. Par exemple, on a eu cette semaine la droite, les macronis, l'extrême droite main dans la main pour supprimer toutes les contraintes sur l'installation des data centers.
Vous savez ces immenses centres de données qui commencent dont les projets commencent à fleurir aujourd'hui partout en France qui sont des immenses entrepôts qui consomment énormément d'eau, qui consormément d'énergie sans aucune réflexion, sans aucune forme de planification. Évidemment qu'on a besoin de stocker certaines données, mais au rythme auquel on va aujourd'hui en basant et en comptant uniquement sur le marché pour réguler entre les différents projets d'installation, on va se retrouver dans 20 ans, dans 30 ans à se mordre les doigts de pas avoir eu de stratégie intelligente de planification de l'installation de ces data center et de régulation de la du stockage de données.
Et on a eu ça encore cette semaine. On a eu des mesures pour revenir sur les lois qui encadrent aujourd'hui l'artificialisation des sols. Bref, cette semaine là, la semaine qu'on vient de vivre, ça a été une semaine noire pour l'écologie à l'Assemblée nationale.
Je voulais commencer par ce point-là d'abord parce qu'on en parle malheureusement pas suffisamment médiatiquement et parce que j'imagine que quand on habite ici dans un beau département comme celui-ci où bah quand on a un petit peu de temps, on peut aller au bord du lac ou faire un petit tour en montagne, je pense que vous serez sensible au fait que la majorité qui nous gouverne aujourd'hui a décidé de faire primer les exigences de rentabilité économique immédiate sur la sauvegarde de nos écos écosystème, sur la sauvegarde de nos paysages, sur la sauvegarde de l'eau, sur la santé des êtres humains, sur le fait de pouvoir profiter un petit peu de cette biodiversité, de cette nature qui est si belle autour d'ici.
Et je pense que ça sera peut-être pour vous un motif de mobilisation de vous dire que si on ne fait rien, si on laisse ce gouvernement continuer à faire, bah c'est la destruction de l'ensemble de nos écosystèmes qui vont être à l'ordre du jour dans les prochaines années, dans les prochaines décennies. Donc, c'est important de se mobiliser, c'est important de pas se laisser faire. Et je sais que en ce qui concerne les grands projets inutiles, vous êtes mobilisé ici aujourd'hui notamment sur la question du lion Turin ou sur la question de l'organisation des prochains Jeux Olympiques.
Ce ce ce combat là, cette bataille là, elle va se poursuivre la semaine prochaine puisque lundi prochain à l'Assemblée nationale, le gouvernement va essayer de faire passer un projet de loi pour reprendre les travaux de l'autoroute à 69 dont les travaux ont été interrompus par la justice parce que précisément les autorisations environnementales n'avaient pas été accordées à ce projet.
Bref, je voulais vous dire un mot là-dessus parce que vous dire que face à ce sujet qui évidemment est beaucoup moins porteur que je lisais ça dans un article du monde diplomatique tout à l'heure, les 5 I, vous connaissez les 5 I, c'est immigration, islam, insécurité, défense d'Israël et insoumis pour cracher sur la France insoumise c'est les 5, c'est les 5 qui sont à longueur d'antenne dans les médias.
Et bah plutôt que de parler de ça, peut-être que ce serait bien parfois aussi de parler du mal qu'on fait à notre environnement, du mal qu'on fait à la planète et des décisions totalement ubuise dont tout le monde sait que dans les prochaines années, dans les prochaines décennies, on s'en mordra les doigts parce qu'on a laissé détruire notre écosystème et on a laissé continuer à nous mettre dans le mur en étant incapable de prendre les décisions nécessaires pour faire face à l'urgence climatique et environnementale.
Nous, puisqu'on se laisse pas faire et je vous invite vous aussi à vous mobiliser mais sachez qu'on a pris la décision avec Anaïs, avec Jean-François, l'ensemble des députés insoumis et on a été rejoint par la même, je veux le souligner, par deux courageux députés écologistes qui ont cosigné avec nous une motion de censure sur ce sujet pour réagir au passage en force sur la loi du plomb. Et cette motion de censure, elle sera examinée mercredi à 14h à l'Assemblée nationale.
Et donc, c'est important de le faire savoir, d'interpeller autour de vous que les insoumis se laissent pas faire, ils acceptent pas ce ses reculs environnementaux et que les insoumis ils considèrent que de tels passages en force sont un motif évidemment suffisant pour renverser le gouvernement de François Baï. Le macronisme est un obscurantisme, je disais obscurantisme sur la question environnementale et le macronisme par la même de plus en plus rejoint les idéologies qu'on voit fleurir notamment de l'autre côté de la de l'éanlque partie de M en Argentine rejoint par Trump aux États-Unis.
C'est-à-dire un projet, une forme de fascisme qu'on peut appeler libertarien, c'est-à-dire un fascisme qui essaie de s'attaquer à toute forme de régulation par l'État, un fascisme ultra libéral. Et à chaque fois, et c'est une constante, Miley, Trump l'ont porté avant. Évidemment, je viens d'en parler, l'environnement est sacrifié sur l'hôtel des intérêts économiques immédiats et à chaque fois le modèle social, l'État sont la cible. Je disais que demain nous serons au glire où on honneure chaque année l'esprit de la résistance et mardi c'était le 82e. Ce mardi c'était le 82e anniversaire de la première réunion du Conseil national de la Résistance.
Et parmi les grands acquis qui a permis le Conseil national de la Résistance, il y avait évidemment notre modèle de sécurité sociale et c'est ce modèle de sécurité sociale qui aujourd'hui est dans le viseur du gouvernement. Moi l'avait peut-être vu passer cette semaine avec notamment le premier ministre relayant par la même ce que le président de la République avait dit lui-même qui s'apprête à engager soi-disant un débat, on les connaît leur débat sur ce que eux appellent la TVA sociale et qu'il faudrait en vérité appeler plutôt la TVA antisociale qui revient à essayer de garantir ou d'assurer le financement de notre sécurité sociale par l'augmentation de la TVA.
Et ça c'est une manière de balayer, de fouler au pied un principe cardinal de ce qui a été un des grands acquis du Conseil national de la Résistance. C'est-à-dire que la sécurité sociale, elle est financée par des cotisations sur le salaire des travailleuses et des travailleurs. Et ils vont agiter pour cela, ils vont agiter des chiffres comme ils le font à chaque fois en disant "Mais oui, mais on est en déficit, on va pas s'en sortir, il faut qu'on aille trouver de nouvelles recettes." Ils vont le faire sur le budget de l'État. Ils ont commencé à le faire depuis des mois et des mois.
Ah, on est au 5 % de déficit, c'est pas possible, on peut pas s'en sortir, il va falloir tous faire un effort. Allez, tout le monde va se serrer la ceinture et ils vont le faire sur la sécurité sociale. Et là, on fait cette semaine avec un rapport de la Cour des comptes qui dit catastrophe. D'ici à la fin de la décennie, on va avoir 28 milliards d'euros de déficit dans le budget de la sécurité sociale. Alors, on a pas le choix, il va falloir faire des efforts. Et la manière la plus simple de faire ces efforts, ça va être d'augmenter la TVA de deux ou trois points pour faire en sorte de réduire ce déficit.
Alors, je veux vous mettre en garde et vous alerter parce que je sais la puissance qu'ils peuvent avoir dans les médias pour dire "C'est une catastrophe, si on fait rien, on va pas s'en sortir." Et j'affirme ici devant vous avec mes collègues que le déficit de l'État comme le déficit de la sécurité sociale sont des créations artificielles de ceux qui nous gouvernent depuis des années et des années. Parce que quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, la première chose qu'il a fait, c'est de multiplier les cadeaux aux très riches, aux ultra riches et aux très grandes entreprises et aux très grandes multinationales.
De telle sorte que depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, la fortune des 500 plus riches en France a été multipliée par de c'est la conséquence de ce qu'il appelait à l'époque la théorie du ruissellement. C'est-à-dire, on va donner beaucoup d'argent à ceux qui sont tout en haut, puis après ça va ruisseler sur l'ensemble de la société. Je pense que personne ici n'en a vu la couleur. Mais si les recettes étaient restées au même niveau aujourd'hui en pourcentage de la richesse produite par la France chaque année que ce qu'elles étaient en 2017 quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, le déficit de l'État, il serait inférieur à 3 % du PIB aujourd'hui.
La dette publique dont on vous dit aujourd'hui qu'elle atteint 110 % du PIB, c'est-à-dire de la richesse qu'on produit chaque année serait inférieure à 100 % du PIB. Ça c'est si la politique d'Emmanuel Macron, elle avait pas conduit précisément à supprimer des recettes de l'État en faisant des cadeaux au très riche et aux grandes multinationales. Et aujourd'hui, une fois qu'il a vidé la caisse et qu'il a distribué les cadeaux aux plus riches, il vient vous voir et il vous dit "Bah, c'est à vous de payer la facture." Et c'est précisément la même chose sur le budget de la sécurité sociale.
Je veux pas être trop technique, mais sachez que on estime à peu près 100 milliards d'euros par an hein, puisqu'ils nous disent que j'en prends qui aurait sans doute un déficit peut-être de 28 milliards d'euros d'ici la fin de la décennie. Il y a 100 milliards d'euros par an d'exonération de cotisation sociale, c'est-à-dire des cotisations qui normalement sont une partie qu'on prend sur les salaires qui permettent d'aller financer la sécurité sociale. Il y a des dispositifs qui se sont multipliés ces dernières années où à la place d'augmenter les salaires, on a distribué des primes qu'à la place d'augmenter les salaires, on a fait des petits cadeaux d'action pour certains salariés.
Et tout ça, à chaque fois qu'on fait ce dispositif là, plutôt que d'augmenter les salaires et ben c'est le financement de la sécurité sociale qui est empathie. Et aujourd'hui, si vous prenez l'ensemble des cotisations patronales qui ont été des dispositifs d'exonération qui ont été mis en place sur lequel l'État avait dit on va exonérer on va exonérer tel dispositif des cotisation mais l'État compensera auprès de la sécurité sociale pour maintenir le financement.
Si vous comptabilisez aujourd'hui ces dispositifs qui n'ont pas été composés compensés pardon, c'est-à-dire à peu près 8 milliards d'euros par an et que vous y ajoutez l'ensemble des contournements au salaires qui ont été mis en place par Macron, la prime Macron et cetera, c'est à peu près 20 milliards d'euros par an. Vous avez précisément 28 milliards d'euros de manque à gagner pour le budget de la sécurité sociale. Bah ça tombe bien, c'est le déficit qu'ils annoncent pour le budget de la sécurité sociale d'ici la fin de la décennie. Cette démonstration, c'est pour vous montrer que le déficit est une création artificielle.
Et encore parce que je veux pas vous prendre trop la tête et parce que c'est compliqué, mais sachez juste quand même quelque chose, c'est que la dette de l'État en France, on fait quelque chose, on l'a fait rouler. C'est-à-dire que il y a une partie de la dette qui a été financée par l'emprunt et ben qu'est-ce qu'on fait ? On continue, on réemprunte pour rembourser la dette qu'on a pas réussi à rembourser pour l'instant. Ce qu'on appelle faire rouler la dette. Et ça, on le fait sur la dette de l'État aujourd'hui et par une décision qui est une décision absurde. On le fait pas sur la dette de la sécurité sociale.
C'estàd que dans le budget de la sécurité sociale, plutôt que de la faire rouler, il y a 20 milliards d'euros chaque année qui est consacré à rembourser la dette de la sécurité sociale alors qu'on pourrait tout à fait faire la même chose qu'on le fait sur le budget de l'État, c'est-à-dire la faire rouler. C'est ce que parfois vous entendez cet acronyme, c'est ce qu'on appelle la cadesse. On met 20 milliards d'euros par an dans la cadesse pour rembourser la dette de la sécurité sociale.
Je vous juste donner ces éléments, ils sont j'en suis conscient peut-être un petit peu technique mais juste parce que vous allez entendre à longueur d'antenne et ça va monter en puissance que de toute façon on n'y arrive pas, que le budget de la sécurité sociale est dans un déficit, qu'on peut pas laisser continuer comme ça sinon on aura plus de retraite, qu'on aura plus d'assurance maladie et cetera et cetera et cetera.
Je voulais juste vous faire la démonstration que le déficit de la sécurité sociale, c'est une création artificielle et qu'il y a pas besoin de TVA social contrairement à ce qu'ils disent et qu'en plus cette TVA antisociale, c'est la mesure qui est la mesure la plus injuste et la plus inégalitaire que vous pouvez produire pour une raison très simple que tout le monde va comprendre, c'est que la TVA, c'est l'impôt que tout le monde paye de la même manière, que vous ayez soyez au RSA ou que vous gagnez gagner 50000 € par mois, bah quand vous allez aller faire vos courses au supermarché et ben il y a 20 % du prix que vous allez acheter, c'est de la TVA.
De telle sorte que on estime que à peu près 5 % la TVA, c'est à peu près 5 % des dépenses des plus riches en France, mais c'est à peu près entre 12 et 13 % des dépenses des plus pauvres en France. Donc si vous augmentez la TVA, pour être très clair, l'impact sur le pouvoir d'achat, il va être trois fois plus grand pour les plus pauvres que pour les plus riches. Donc c'est une manière de faire payer ce soit-disant déficit, de le faire payer aux plus pauvres, au détriment des plus riches.
Voilà, ça c'est le projet qu'a aujourd'hui le gouvernement de François Baïou et c'est un projet sur lequel on avait alerté y compris en 2022 dans la campagne présidentielle de Jean-Luc Lenchon, dans la campagne législative qu'on a faite dans la foulée, on avait dit ils ont un agenda caché les macronistes et cet agenda caché ça va être de faire la TVA sociale. À l'époque, ils ont dit "Ouais, les insoumis, vous mentez. Les médias ont dit vous racontez n'importe quoi.
Sur la base de quoi vous pouvez dire ça et cetera." Alors, la prochaine fois dans une campagne électorale qu'on va vous dire que les insoumis racontent n'importe quoi, renseignez-vous bien parce que à la fin, 2 3 ans plus tard, qu'est-ce qui arrive dans le débat public aujourd'hui ? Bah, c'est cette TVA sociale. Voilà. Et ça, ça va être une des grandes batailles des prochaines semaines et des prochains mois. Et en tout cas, vous pouvez compter sur nous pour l'amener cette grande bataille. On peut faire évidemment autrement en revenant sur ces exonérations de cotisation sociale. On peut faire évidemment autrement pour le budget de l'État.
En revenant sur les cadeaux qui ont été fait au plus riches en imposant les 147 milliardaires. Il y a 147 milliardaires en France, je crois qu'il y en a pas dans la salle. Bon, nous on a proposé un dispositif qui est quand même un dispositif qui est franchement il est pas c'est pas fou. c'est de dire à minima, il faut que l'impôt que payes milliardaires soit au moins égal à 2 % de leur patrimoine. Parce que si on fait pas ça, les plus riches aujourd'hui, les milliardaires en France, ils bénéficient de dispositifs d'optimisation fiscale, de fraude fiscale parfois, mais même des dispositifs d'optimisation et dans des avocats fiscalistes.
Vous vous les avez pas quand vous déclarez vos impôts, c'est des spécialistes qui cherchent comment ils vont placer leur argent pour payer moins d'impôts. Et aujourd'hui la courbe de l'impôt en France par rapport au revenus, elle est pas proportionnelle. C'est l'inverse. Quand vous êtes parmi la les 0,1 % des plus riches, vous payez en proportion de vos revenus moins d'impôts que ce qu'on appelle parfois les classes moyennes. Donc notre proposition, c'est de dire bah on va obliger par la loi que l'impôt payé par les plus riches, il s'élève au moins à 2 % de leur patrimoine. C'est pas quelque chose de révolutionnaire.
C'est juste ça permet au moins de ça permet de rentrer 14 14 15 milliards d'euros dans les caisses de l'État hein. Bairou il en veut 40 pour l'année prochaine. Il a dit avec ça vous en avez 15. Après il y a une deuxième mesure c'est de faire ce qu'on appelle l'impôt universel. C'est-à-dire quand une multinationale utilise des stratégies d'évasion fiscale. Exemple harceleur Mital personne n'en a parlé qui met son siège social au Luxembourg mais fait tourner par exemple ses ses usines ses assieries ou ses haut fourneau quand ils les ont pas supprimés quand ils s'apprêtent pas à les supprimer en France.
Et ben Arcurital, ils ont eu une décision de justice il y a quelques semaines parce que ce qu'ils font c'est que ils fabriquent en France et puis au moment où ils vont vendre au moment où ils vont payer leur impôt sur le revenu, bizarrement le leur impôt sur le revenu, leur leur impôt sur les sociétés pardon. Bizarrement, il y a pas de bénéfice. Et pourquoi il y a pas de bénéfice ? parce qu'ils ont fait une tactique, ça s'appelle des prix de transfert. Ils ont mis leur siège social au Luxembourg et chaque année, il ou la marque.
Pour pouvoir vendre du produit harcelor en France, bah je dois payer à siège social qui est au Luxembourg le droit de pouvoir utiliser cette marque et donc je leur paye une redevance pour pouvoir utiliser la marque. Donc ça me permet de faire des bénéfices en France, mais à la fin de l'année, j'annonce que mon bénéfice en France, il est nul puisque j'ai payé, j'ai sorti une partie importante de mon bénéfice au Luxembourg. À la fin, je paye pas d'impôt en France et au Luxembourg, j'en paye pas non plus puisque c'est un paradis fiscal et que ce que je vais déclarer là-bas, bah j'ai pas besoin ou en tout cas, j'en paye bien moins que ce que j'aurais payé en France.
Donc la proposition que nous on a mis sur la table, c'est pareil, c'est pour vous montrer que là on parle pas de proposition, c'est pas la nationalisation de l'ensemble des secteurs de la production, hein. Euh c'est de dire, on met en place ce qu'on appelle l'impôt universel, c'est-à-dire que au lieu de regarder les bénéfices déclarés en France, on prend le chiffre d'affaires réalisé en France, c'est-à-dire pas ce qu'ils déclare mais la réalité de leur activité économique.
On prend le chiffre d'affaires à l'échelle mondiale, on regarde quelle est la proportion du chiffre d'affaires réalisé en France par rapport à celui à l'échelle mondiale et on revéfie si c'est la même chose sur les bénéfices. Et si on voit que c'est pas la même chose sur les bénéfices, on fait payer l'impôt sur la base du chiffre d'affaires et pas sur la base du bénéfice. En faisant ça, on rentre 25 milliards d'euros chaque année dans les caisses de l'État. 40 15 + 15 + 25 bim, on a les 40 pour Bairou et on en a plein des propositions, mais là je vous en ai juste dit deux qui permettent de faire en sorte queil veut ses 40 milliards, il les a.
Mais au moins, on fait pas reposer la charge sur les Françaises et les Français par l'augmentation de la TVA en réduisant euh euh les pensions de nos retraités, en réduisant euh nos notre accès aux soins, en augmentant le prix des consultations médicales ou en baissant le remboursement des médicaments. On fait contribuer une partie de la population qui a largement profité ces dernières années de la politique de Macron. Et si on est dans une situation de difficulté économique, ben on dit bah c'est à vous de contribuer de passer à la caisse.
Pardon pour la technique de de ça, mais je crois c'est important que tout le monde a ces informations parce que évidemment c'est quelque chose qui va occuper une grande partie de l'actualité pendant les prochains les prochaines semaines et les prochains mois jusqu'au budget à la fin de l'année. Donc là aussi, il faut se mobiliser évidemment. Là aussi, faut pas se laisser faire. Et là aussi, vous pouvez compter sur notre soutien, sur notre détermination à mener cette bataille. On l'a montré dans la discussion budgétaire l'année dernière. C'est ce qui a conduit d'ailleurs à la chute de Barnier, pardon, c'est un peu un local de l'étape, il est pas très loin.
À la place, on a eu Bairou, je dis pas que c'est mieux, mais au moins on a réussi à gagner cette bataille et on essaiera évidemment de la gagner aussi dans la prochaine la prochaine discussion budgétaire à la fin de l'année. Et puis je disais le le macronisme est devenu un obscurantisme. vrai sur les sur les questions nationales et c'est vrai sur les questions internationales où toute l'architecture qu'on a cherché à construire après la deuxième guerre mondiale qui a une architecture qui était pas parfaite mais qui s'appuyait sur des principes de droit. On a mis en place l'Organisation des Nations- Unies.
Ça a été une longue bataille de dire à l'échelle internationale ça peut pas être la loi du plus fort. Il doit y avoir des règles de droit. Il doit y avoir une forme de droit international. Il doit y avoir des instances qui sont mises en place pour faire respecter ses droits. On a inventé la Cour pénale internationale où on a considéré que y compris ça peut être compliqué à imaginer mais y compris dans la guerre il y a du droit. Il y a le droit de la guerre. Il y a des choses qu'on a le droit de faire. On a le droit je dis pas qu'elles sont bien mais c'est la guerre. Et puis il y a des choses qu'on a pas le droit de faire. Ça s'appelle des crimes de guerre.
Ça s'appelle des crimes contre l'humanité. Et on a inventé la Cour pénale internationale pour que quand une personne, un gouvernement, des dirigeants sont responsables de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité et ben ça peut pas être impun, ça peut pas se faire devant l'impunité et que on a une responsabilité à l'échelle internationale, c'est que les gens qui sont coupables de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité et ben qui puissent être traduits devant des tribunaux, devant la cour pénale internationale pour être jugé et pour rendre compte de leurs actes. [Applaudissements] Alors, quelle honte aujourd'hui ! Quelle honte aujourd'hui !
Quand vous voyez une grande partie du spectre politique en France, l'extrême droite en premier lieu, la droite aussi et une grande partie des macronistes, y compris remettre en cause le principe même de la Cour pénale internationale parce que la Cour pénale internationale a eu l'autre cuidance de dire que les actions commises par le gouvernement israélien à Gaza et par Netaniaahu en particulier s'apparent à des crimes de guerre et que donc Netaniaahou, il fallait délivrer contre lui un mandat de la Cour pénale internationale.
Et vous avez eu une succession de discours en France de dirigeants politiques disant non mais là la Cour pénale internationale elle fait pas ce qu'elle devrait faire et cetera. Vous savez quand on n'est pas obscurantiste, quand on se fait une idée du respect des droits humains, alors ces droits, ils dépendent pas de la couleur de peau, de l'origine, de la religion, de l'emplacement géographique des personnes dont les droits humains sont attaqués.
Et moi ce que je peux vous dire c'est que un gouvernement insoumis, il fera pas de respect des droits humains à géométrie variable et que si les insoumis sont au pouvoir, si monsieur Netaniaou met un petit pied sur le sol français ou traverse notre espace aérien avec son avion, il sera immédiatement déféré devant la Cour pénale internationale. Il sera jugé et il sera condamné pour les actes qu'il a commis. Et cette position là que vous applaudissez, je vous en remercie mais c'est une position qui est normalement la position historique de la France hein, parce que j'entends les insoumis, la dérive et cetera.
Pardon, je vais pas lui rendre hommage parce que j'avais plein de désaccords avec lui par ailleurs. Mais le statut de Rome qui a ratifié dans la constitution française la reconnaissance de la Cour pénale internationale, ça a été fait par Chirac. Alors quand on voit ceux qui sont censés être ces héritiers aujourd'hui comme Vokier et je sais pas qui nous dire que non, il faut pas respecter les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale, je lui ai posé 15 fois la question, il a même pas été capable de me répondre simplement. Je dit faut-il respecter les mandats de la Cour pénale internationale ? La réponse la plus simple, c'est oui.
Quand on est quelqu'un qui a attaché au droit international, à défendre le droit international, à refuser que ça soit l'impunité internationale, à refuser que ça soit la loi du plus fort. C'est une honte ce qu'ils font, ce qu'ils ont laissé faire. Alors aujourd'hui, c'est vrai, j'envoie à certains qui changent de discours. Bon, pour l'instant, on prend parce que l'urgence, ça doit être que les horaires à Gaza s'arrête.
Je sais pas si vous avez vu un porte-parole aujourd'hui de l'ONU des affaires humanitaires de l'Organisation des Nations- Unies dit que la situation de famine à Gaza est la pire du monde entier aujourd'hui et que c'est l'ensemble de la population de Gaza qui est menacé de de disparition. Et ce matin, Macron dit, il va falloir en quelque sorte intensifier nos actions si le gouvernement israélien continue.
On avait pas vu qu'il y avait beaucoup d'actions, mais il dit "On va intensifier." Le ministre des affaires étrangères israéliennes répond : "Emmanuel Macron mène une croisade contre Israël." Et il y a quelques jours, après le meurtre de deux diplomates israéliens aux États-Unis, le gouvernement de monsieur Netaniaou dit "C'est les dirigeants occidentaux qui sont responsables parce que en pointant la responsabilité du gouvernement de Netaniaaho dans les massacres à Gaza, en gros, ils sont antisémites." J'ai envie de dire à Macron bien "Bienvenue au club". On a tous subi ça.
Et bizarrement quand vous commencez à hausser un petit peu le ton et ben vous avez les mêmes attaques que celles qu'on a subi depuis des mois et des mois. Alors peut-être que vous auriez pu y réfléchir avant d'ajouter votre voix à ceux qui nous ont combattu, stigmatisés, méprisés, menacés, intimidés, y compris juridiquement. Peut-être que vous auriez pu y réfléchir. Peut-être que vous pouvez alors vous arrêter. Peut-être que vous pouvez renoncer à la dissolution de la jeune garde et d'urgence palestine parce que la jeune garde et urgence palestine, il défendent les droits, il défendent l'idée qu'on se fait des droits humains partout dans le monde.
Bon, c'est vrai que les lignes changent, que les lignes bougent trop tardivement. Évidemment, la semaine dernière pour la première fois une dirigeante d'un pays européen, c'était la Slovénie, a pris la parole au Parlement européen pour dire ce qui se passe à Gaza est un génocide. Première fois qu'un dirigeant d'un État européen dit ça dans l'enceinte du Parlement européen. La semaine dernière, le gouvernement suédois a pris position pour qu'il y ait enfin des sanctions économiques contre le gouvernement de Netania où il y a eu 17 trains de sanctions européens. contre Poutine après l'agression de Poutine en Ukraine.
Il y en avait pas eu il y en a pas eu un seul train de sanction contre le gouvernement de Netanyahu alors qu'il mène les massacres que vous connaissez à Gaza. Mais ça bouge. La Suède dit il faut des sanctions économiques. Qu'attend la France pour dire oui, il faut des sanctions économiques. C'est ce que nous demandons depuis des mois et des mois. Oui, il faut des sanctions économiques contre Netanio. On peut pas le laisser faire de manière impunie. La semaine dernière, le Parlement espagnol a voté en faveur du principe d'un embargot sur les livraisons d'armes. Oui, en France, il faut décréter un embargo sur les livraisons d'armes.
La semaine dernière, une majorité des États européens ont dit il faut revoir l'accord de coopération qui existe aujourd'hui entre l'Union européenne et l'État d'Israël. Il était temps, il y a un une des clauses de cet accord qui s'appelle une clause de respect des droits humains. C'est-à-dire les parti s'engage à échanger de manière commerciale mais ils doivent respecter les droits humains. Il a fallu combien de temps ? des mois et des mois pour qu'on se dise que peut-être qu'il y avait un problème avec cet accord de coopération économique. Alors, ils disent qu'ils sont prêts maintenant à réviser cet accord de coopération économique.
Un peu de courage, faut dire les termes, faut aller jusqu'au bout. Cet accord, il doit être suspendu. Il doit être suspendu tant qu'il y a pas le respect plein et entier du droit international. la fin du génocide, la reconnaissance de l'État de Palestine. Bref, vous voyez, les lignes bougent, les mots changent, mais c'est le moment où jamais où il faut continuer la mobilisation parce que même si on accueille positivement le fait que les discours changent, on sait aussi que les discours ne font pas cesser un génocide, hein. Ce qui permet de faire cesser un génocide, c'est les actes.
les actes qu'il faut prendre tout de suite maintenant, pas dans 3 mois, pas en fixant des conditions de telle sorte queen fait ces actes ne voient jamais le jour. Et on a pris beaucoup, on s'est beaucoup fait insulter, dénigrer sur ce sujet et malheureusement, j'ai envie de dire les faits aujourd'hui nous donne raison. Malheureusement parce que on aurait tous préféré que ça soit que ça soit différent.
Et donc petit à petit, ben j'espère que ceux qui ont utilisé ces accusations aussi infamantes auprès d'une formation politique qui a dans le cœur de son ADN l'unité du peuple, le refus de toutes les formes de discrimination, le fait que on s'en prend pas une personne en fonction de son origine, de sa couleur de peau, de sa religion. J'espère que ceux qui ont essayé de renverser comme ça les accusations pour faire des formations politiques antiracistes, des formations politique qui véhiculent soi-disant une forme de racisme, j'espère qu'ils sont mortent bien les doigts. J'espère qu'ils sont mortent bien les doigts. J'espère qu'ils se sentent bien couples.
J'espère qu'ils ont du mal à se regarder dans la glace le matin. Parce que quand on est insoumis, vous savez, depuis le début de son engagement politique, on sait que la transformation de la société, elle nécessite l'unité du peuple. Et l'unité du peuple, c'est le rejet du racisme, c'est le rejet de l'islamophobie, c'est le rejet de l'antisémitisme et c'est le rejet de toutes les formes de discrimination. Et quand on est insoumis, on sait que le racisme, quel qu'il soit a toujours été un outil utilisé par les puissants pour diviser le peuple. Ça a toujours été un outil utilisé par les puissants pour conserver leurs intérêts.
Quand on a un peu de culture historique, on sait comment le fascisme a toujours été la solution de repli du capitalisme pour maintenir sa domination quand il est menacé. Elle n'en a jamais été l'adversaire. Le fascisme a toujours s'est toujours camouflé, a toujours joué sur la confusion, sur l'inversion des termes pour essayer de se faire passer comme un défenseur des catégories populaires, un défenseur de celles et ceux qui souffrent de la politique mise en place aujourd'hui. Un caméléon qui essaie de prendre cette image pour finalement une fois qu'il arrive au pouvoir continuer la même politique que celle qui a été mise en place mais en l'imposant de manière plus autoritaire.
C'est ça le cœur de ce qu'est le fascisme et la division, elle est son outil de domination. Et donc quand on veut transformer la société, quand on veut partager les richesses, quand on veut faire face à l'urgence climatique, quand on veut une 6e République, quand on veut un droit international, quand on veut un logement digne, quand on veut l'égalité, quand on veut l'égalité des êtres humains, quel que soit leur couleur de peau, leur religion, on sait très bien que le cœur de notre combat, de notre bataille politique, ça doit être de travailler à l'unité du peuple, jamais à cette division. Jamais.
Et cette bataille là, ne vous inquiétez pas parce que la vérité c'est que petit à petit en allant trop loin, leurs accusations infamantes contre nous, elles se sont dévitalisées. Elles n'ont plus de force, elles n'ont plus de poids. La première fois que vous dites que la France insoumise est antisémite, peut-être qu'il y a des gens qui le croient.
Une fois que vous avez expliqué qu'après la France insoumise, le pape aussi et Emmanuel Macron aussi et puis tous les dirigeants des pays occidentaux, même ceux qui ont couvert le génocide pendant des mois et des mois, ça devient difficile de nous croire et ça fait du mal en vérité à la vraie lutte nécessaire sincère contre l'antisémitisme comme comme contre toutes les formes de discrimination. Mais plus il nous tape, plus il nous cible, plus je crois un certain nombre de gens aussi ouvre les yeux et se rendent bien compte que à la fin pourquoi s'acharner autant contre une formation politique si elle sert à rien, si elle ne menace pas leurs intérêts, hein.
Sirano de Bergerac disait "On n'abdique pas l'honneur d'être une cible." Alors, depuis qu'ils ont sorti la dernière campagne de calomnie contre nous, hein, parce qu'ils nous ont tapé bien fort là ces derniers temps, nous animaliser, présenté comme des loups, comme des chiens, depuis la dernière fois qu'ils ont fait ça, ah ils ont dû s'en mordre les doigts là aussi parce que la semaine dernière, ils ont pu leur fameux sondage. C'est pas nos outils de mesure, c'est les leur hein. C'est ceux qui utilisent en permanence pour nous dire "Vous voyez et ils les ont sorti 15 % pour la présidentielle, 13 % progression de 2 3 points par rapport au sondage précédent. Bon, c'est bien.
Donc je vivement la mode 2 au moins peut-être que on sera au deuxème tour et puis la mode 3 on gagnera." Bref, on fait notre travail. Ça a été décrit par mes collègues avant moi. On fait notre travail. On n'oublie pas qui nous a élu. Et à chaque fois sur tous les sujets, vous verrez, ça sera la même chose. La première fois, on dénonce la forme de ce qu'on fait pour pas parler du fond.
On est tout seul, on est isolé, personne a le courage de prendre le sujet à bras le corps et puis petit à petit les fé la fumée se dissipe, on voit le paysage tel qu'il est et on se rend compte que heureusement qu'il y avait la France insoumise pour tenir le drapeau dès le premier jour sur ce sujet parce que c'est ce qui a permis à d'autres après de se regrouper autour et c'est vrai sur tous les sujets. C'est vrai sur la question du génocide à Gaza.
vrai aussi, il l'a évoqué Jean-François tout à l'heure sur la commission d'enquête sur Betaram hein, la première fois qu'on a posé la question, nous a dit "Ah les insoumis, on nous a fait des accusations ignobles, on nous a dit en fait vous en avez rien à faire de la souffrance des victimes, vous cherchez à en faire un coup politique.
Mais si la France assoumise n'avait pas posé cette question dans les mytyques de l'Assemblée nationale, il y aurait pas eu des dizaines et des dizaines de témoignages de plein d'établissements partout en France de gens qui parce qu'il y a eu une commission d'enquête se sont dit "Ah bah maintenant on a un lieu dans lequel on peut venir témoigner de ce qui nous est arrivé, de la violence que l'on a subi, de l'impact que ça a eu ensuite sur notre vie." Voilà, pour être clair, si vous voulez pas prendre des coups, si vous voulez qu'on dise du bien de vous et qu'on soit gentil avec vous dans les médias, rejoignez pas la France insoumise.
C'est on fait pas c'est pas le bon endroit pour ça, je vous dis sincèrement. Mais bon, est-ce que d'un certain point de vue, c'est pas normal ? On parle de confisquer ou de déloger du pouvoir des gens qui se le partagent depuis des années et des années. On parle de rendre le pouvoir au peuple, on parle de mieux partager les richesses, on parle de révolution citoyenne. C'est ça le projet qui est le nôtre.
Bon, vous croyez qu'ils vont vous accueillir avec un bouquet de ros pour vous dire allez-y très bien, on va vous rendre le pouvoir, on va partager les richesses qu'on a pas voulu partager, leur violence et dans quel en quelque sorte à la hauteur de l'ambition du programme politique qui est le nôtre. Alors, je sais pas quelles seront les prochaines échéances électorales, elles seront peut-être législatives et dans ce cas-là, faudra se remettre en action et en mouvement très rapidement.
elles seront peut-être municipales et dans ce cas-là, la France a soumise à la vocation à mener cette bataille parce que le programme que l'on porte à l'échelle nationale, bah il peut aussi être porté à l'échelle locale. Elles seront peut-être présidentielles et on le sait, c'est l'élection cardinale de la 5e République. Si on veut transformer les choses, c'est l'élection à ne pas louper. Et on est en train de préparer tout ça ensemble. Bien sûr, ils vont utiliser les mêmes méthodes que d'habitude. Je parlais de division. diviser pour mieux régner, c'est classique hein.
Et puis de désespérance, de désespoir, vont vous dire ça sert à rien, vous allez jamais y arriver, c'est trop dur, vous êtes divisé, vous êtes fracturé. Regardez dans les sondages, le 2e tour est déjà écrit d'avance. Ça va être l'extrême droite face à la droite. Vous connaissez ça comme moi. Il y a il y a qu'une chose qui permet un un modèle de fonctionnement de la société, un modèle économique aussi injuste et aussi inégalitaire de continuer à dominer. Bah c'est la division des opprimés et c'est leur démobilisation. C'est ça qui leur permet de continuer à conserver le pouvoir.
Donc si on veut prendre le pouvoir et ben faut lutter contre la division, j'en ai parlé, et faut lutter contre la démobilisation et c'est le travail que l'on mène que mène des associations comme Chambéré à Avenir et plein d'associations partout en France qui font ce travail là d'inscription sur les listes électorales, qui font ces batailles, ces campagnes qui sont dures, qui sont longues pour aller gratter avec les doigts la montagne de la désespérance, de la résignation pour redonner des raisons d'espérer.
Et nous quand on est députés insoumis, il y a rien qui nous fait plus plaisir que quand il y a des gens et il y en a à chaque fois dans nos réunions publiques qui viennent nous voir et qui nous disaient "Moi, je votais plus, j'étais dégoûté ou moi, j'ai jamais voté, j'étais pas intéressé." Et grâce à ce que vous faites, grâce au discours que vous avez porté et ben maintenant on s'intéresse à la politique. Et ben, merci de venir nous dire ça parce que ça nous fait du bien, parce que ça nous fait plaisir et parce qu'on sait que c'est la condition de la victoire. Je vais m'arrêter là mais je vais dire les choses très simplement. Ils vont vous raconter que les sondages vont nous éliminer.
N'oubliez jamais une chose simple. Au début de la campagne présidentielle de 2022, Mélenchon était à 8 % dans les sondages. Marine Le Pen était à 30 %. 22 points d'écart. Le soir de l'élection présidentielle, Mélanchant, il était à 22 %. Marine Le Pen, elle était à 23 %. Un point d'écart. On recevait il y a quelques mois un sociologue à l'Assemblée nationale qui nous disait "Les sondages se sont trompés en moyenne une fois sur deux sur toutes les élections." Je leur disais "Mais est-ce que vous connaissez un boulanger dans lequel une fois sur deux la baguette de pain qui vous fait elle est pas mangeable ?" Mais vous allez plus aller chez le boulanger. Vous allez changer de boulanger.
Bah les sondeurs, on continue à aller les voir en disant "Vous êtes trompé une fois sur deux mais on continue à vous voir pour vous demander la pluie et le beeton qui vont vous faire pareil jusqu'au dernier moment. Vendredi soir de l'élection présidentielle de 2022 Mélanchant au 17 Marine Le Pen 24 finit à 22 5 points d'écart en 2 jours. Pas mal ils vont faire ça. Ils vont nous démobiliser, ils vont nous ils vont nous insulter, ils vont nous calomnier, ils vont essayer de nous empêcher de parler du fond. Nous en fait on veut parler du fond mais à la fin il y a quelque chose contre lesquels ils peuvent pas lutter. C'est ce qu'on est les uns les autres là tous ensemble.
C'est un réseau social humain. C'est des gens qui discutent avec d'autres, qui discutent avec d'autres, qui discutent avec d'autres. Il y a un jour dans l'année où on est tous éga en fait, quel que soit notre l'argent qu'on a dans les poches. Normalement, on devrait être tous égau tout le temps, mais il y a un jour dans l'année où on a tous la même influence. Ah, c'est le jour de l'élection parce que notre bulletin de vote, le vôtre, il pèse autant de poids que celui de Boloré ce jour-là. Vous avez autant de poids que lui ce jour-là. C'est mathématique, c'est simple.
Le problème c'est qu'aujourd'hui à chaque élection dans nos quartiers populaires, on vote 20 30 points de moins en moyenne que dans l'ensemble du pays. Alors parfois quand je dis ça, des gens, il me disent "Oui, mais ça a toujours été comme ça dans l'histoire". Je leur dis non, c'est pas vrai. Ça a pas toujours été comme ça dans l'histoire. Dans les années 70 80 en France les 10 % les plus pauvres ont voté 10 20 points de plus que les 10 % les plus riches. Ça a pas toujours été comme ça dans l'histoire. C'est pas une fatalité.
Et notre travail bah c'est de faire en sorte que les plus pauvres, les catégories populaires, les plus modestes, ceux qui ont le plus besoin de changement et ben ils votent au moins autant que les plus riches. Allez encore plus, ça serait encore mieux. Et alors tout est ouvert. Alors on peut y arriver. Alors, on peut gagner indépendamment de ce qu'ils vont dire sur nous. C'est ça la révolution citoyenne. C'est la préparation d'une mobilisation consciente déterminée de la population pour reprendre ses affaires en main, pour changer les choses, pour rompre avec ce système. Et ça, c'est le projet aussi de la France assoumise.
Alors, venez donner un coup de main, aidez-nous, parlez-en autour de vous parce que si on s'y met tous, si on fait ça tous ensemble, quels que soient les outils des puissants, à la fin, c'est le peuple coral dernier mot. Merci beaucoup. Ah oui, bien merci beaucoup. Merci à toutes et à tous. On va pas se quitter comme ça, ce serait quand même dommage parce que finalement la politique c'est aussi le plaisir d'échanger, le plaisir de confronter nos idées et le plaisir d'être ensemble. Et c'est pourquoi bah je vous convie à un petit buffet euh avec des rafraîchissements juste derrière où on pourra faire durer encore le plaisir d'être ensemble. [Applaudissements] arrivez à
Manuel Bompard