Manifestation contre la vie chère à Paris : "Une très grande mobilisation citoyenne pacifique"
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Questions et réponses
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- 0:37OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord avec cette affirmation ?
- 1:10OuverteRéponse directe
Et d'après la préfecture de police, il y a eu environ 500 casseurs à Paris. Qu'est-ce qui est prévu pour ces commerçants ?
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Est-ce que c'était nécessaire, justement, selon vous, pour éviter cette casse qu'on a vue au 17 octobre ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Vous, qu'en attendez-vous concrètement ?
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Vous irez-vous au rassemblement ce soir organisé par la Ligue des droits de l'homme et SOS Racisme sur la place Stalingrad ?
- 4:56OuverteRéponse directe
La ville de Paris a elle-même connu des attentats, donc forcément, j'imagine que ça vous touche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15PrésentateurChiffre
« À Paris, entre 110 000 et 250 000 personnes ont défilé entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes. »
- 0:46Invité politiqueChiffre
« près de 200 000 participants ont défilé sur le boulevard des Maréchaux. »
- 1:10PrésentateurChiffre
« il y a eu environ 500 casseurs à Paris. »
- 1:16PrésentateurChiffre
« On est donc loin du bilan du 17 octobre où 450 commerces, pour rappel, avaient été dégradés. »
- 1:59Invité politiquePromesse
« une exonération des emprises de chantier, notamment pour pouvoir prévoir les réparations. »
- 3:41Invité politiqueFait
« ça fait plusieurs semaines qu'ils se mobilisent à juste titre. »
- 4:44Invité politiqueFait
« à la petite fille qui est, je crois, toujours hospitalisée, à la personne qui a été décédée, décédée parce qu'elle était noire. »
Temps de parole
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Ici Paris-Île-de-France, bien commencer la journée, ici matin. Il est 8h moins le quart, malgré les inquiétudes des autorités, l'acte 2 de la mobilisation contre la vie chère samedi s'est passé dans le calme. À Paris, entre 110 000 et 250 000 personnes ont défilé entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes. Et on revient sur cette manifestation avec votre invitée, Féline Leloire-Duhaut. Bonjour Lamia Elarage. Bonjour. Sur France Inter, la porte-parole de la préfecture de police de Paris déclarait hier que les enseignements du 17 octobre ont été tirés en tant que première adjointe au maire de Paris. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette affirmation
?
Écoutez, à l'évidence, oui, puisque ce que nous constatons hier, c'est une très grande mobilisation citoyenne pacifique, puisque près de 200 000 participants ont défilé sur le boulevard des Maréchaux. Et ce, en dépit du changement à la dernière minute de l'itinéraire tel qu'il était prévu initialement. Une dispersion de la manifestation qui s'est faite globalement dans le calme. Et, à l'évidence, pas du tout les mêmes effets que ceux que nous avons vus le week-end dernier. Donc, pour nous, oui, nous sommes satisfaits du déroulé de la manifestation d'hier.
Et d'après la préfecture de police, il y a eu environ 500 casseurs à Paris. Un commerce a subi des vols, un autre a été abîmé. On est donc loin du bilan du 17 octobre où 450 commerces, pour rappel, avaient été dégradés. Et d'ailleurs, qu'est-ce qui est prévu pour ces commerçants
?
Alors, pour le coup, effectivement, nous n'avons pas du tout le même niveau ni de dégradation ni de pillage que ce que nous avons pu connaître la semaine dernière. Et c'est heureux, puisque du coup, la manifestation a pu se tenir dans le calme et que les Parisiennes et les Parisiens ont été épargnés. Parce que ce que nous avons vécu la semaine dernière, et je le redis, est absolument inadmissible. Pour les commerçants touchés, nous avons mis en place un guichet unique, avec notamment un numéro de téléphone qu'ils peuvent contacter, en lien avec la CCI et avec la Chambre des métiers et de
l
'artisanat, avec une exonération des droits de terrasse pour les commerces qui ont été atteints et plus globalement les secteurs qui ont été atteints, une exonération des emprises de chantier, notamment pour pouvoir prévoir les réparations. Et derrière, ce que nous demandons à l'État, c'est de prendre ses responsabilités dans le cadre de la loi telle qu'elle existe aujourd'hui. Et donc, à la fois d'accélérer le processus d'indemnisation par les assureurs, mais au-delà de ça, d'indemniser les commerçants pour leur permettre de pouvoir redémarrer.
Puisque vous savez comme moi que pour les commerçants impactés, le délai d'indemnisation peut parfois être beaucoup trop long et peut être plutôt une entrave. Et donc, parfois, voir les commerces ne pas pouvoir reprendre leur activité du fait du contexte économique et de la difficulté qu
'ils
peuvent rencontrer.
–
Samedi dernier, vous le disiez, un gros dispositif policier était déployé dans les rues. Est-ce que c'était nécessaire, justement, selon vous, pour éviter cette casse qu'on a vue au 17 octobre
? –
Évidemment que c'était nécessaire. Le droit de manifester est un droit fondamental. Et donc, l'État doit assurer la sécurisation des parcours et la possibilité donnée aux citoyens de pouvoir porter leurs revendications dans l'espace public. C'est un droit fondamental auquel nous sommes attachés. Et l'État doit aussi garantir la sécurité des biens et des personnes. À l'évidence, ce n'est pas ce qui s'est passé la semaine dernière.
Nous le déplorons et nous nous satisfaisons aujourd'hui de voir que les leçons ont été détirées de la semaine dernière et qu'hier, la manifestation ne s'est pas corrélée d'actes de vandalisme, de dégradation et de pillage qui n'avaient rien à voir avec la manifestation qui, en parallèle, s'était faite globalement dans le cadre.
– Et les organisations lycéennes, donc, qui manifestaient justement samedi, sont reçues cet après-midi par Sébastien Lecornu. Vous, qu'en attendez-vous concrètement ?
–
Écoutez, d'abord, il était temps que les lycéens puissent être reçus par le Premier ministre, puisque je rappelle quand même que ça fait plusieurs semaines qu'ils se mobilisent à juste titre. Il y a des revendications qu'ils portent sur la question de leurs conditions d'études, sur l'abrogation de Parcoursup, sur l'amélioration de leur qualité d'orientation, sur les perspectives qui leur sont données. Donc, il était plus que temps que l'État se mobilise, notamment le gouvernement se mobilise, les entendent, les reçoivent. Et j'espère qu'il y aura des annonces corrélées qui sont absolument nécessaires pour répondre à leurs très légitimes revendications que je soutiens.
– Et l'autre actualité, bien sûr, c'est cet attentat à Trappes, vendredi. On en parle évidemment dans nos journaux. Vous, en tant que première adjointe de la ville de Paris, irez-vous au rassemblement ce soir organisé par la Ligue des droits de l'homme et SOS Racisme sur la place Stalingrad ?
–
Oui, tout à fait, j'y serai. Ce soir, place de Stalingrad, c'est un attentat raciste qui, évidemment, nous inquiète parce que ça veut dire qu'il y a des gens qui, désormais, passent à l'acte sur la base de discrimination, sur la base de la haine qu'ils charrient en eux. Il faut à la fois se mobiliser pour le dénoncer, mais au-delà de ça, soutenir les victimes avec une pensée particulière, à la petite fille qui est, je crois, toujours hospitalisée, à la personne qui a été décédée, décédée parce qu'elle était noire. C'est absolument inadmissible dans notre République.
– La ville de Paris a elle-même connu des attentats, donc forcément, j'imagine que ça vous touche ?
–
Évidemment que ça nous touche. Nous sommes, par ailleurs, à quelques jours des commémorations des attentats du 13 novembre. Donc, nous sommes évidemment solidaires, mais au-delà de ça, en tant que citoyens, en tant que républicains, nous sommes forcément affectés nous-mêmes dans nos convictions et dans notre recherche. Donc, nous sommes solidaires et nous serons présents ce soir.
– Lamia El-Arrage, on sait que la mobilisation n'est pas finie. D'autres rassemblements sont attendus. On attend un acte 3 samedi prochain. Comment la ville de Paris va se préparer, sachant qu'il y aura un rassemblement devant l'Assemblée nationale ?
–
Nous nous préparerons de la même manière que ce que nous avons fait ce week-end, d'abord en lien avec la préfecture de police, qui a la responsabilité, je le rappelle, de la sécurisation des parcours et de l'organisation du dispositif policier et douane. De notre côté, nous ferons exactement ce que nous avons fait ce week-end, avec notamment un dispositif d'enlèvement sur la base des réquisitions de la préfecture de police d'un certain nombre d'équipements, notamment les emprises de chantier, par exemple, qui peuvent servir d'armes par destination.
Nous allons aussi adapter l'organisation du mobilier urbain, par exemple, c'est ce que nous avons fait tout le long du parcours de la manifestation et plus globalement au-delà de ce parcours, avec l'enlèvement, par exemple, des poubelles, avec l'enlèvement des colonnes de verre, avec l'enlèvement d'un certain nombre de mobiliers urbains. Et nous travaillons étroitement avec la préfecture de police pour faire en sorte que la manifestation de samedi prochain se passe dans de bonnes conditions et sans que cela devienne l'acte 3 en matière de vandalisme et de pillage, mais plutôt l'acte 3 en termes de manifestation, comme nous avons pu le voir hier.
Merci Lamia El Arraj, première adjointe au maire de Paris. Et le retour de l'info, c'est à 8h sur ICI Paris-de-France.
Lamia El Aaraje