Samuel SOULIER : Maire "Horizons" du 6e arrondissement de Lyon et Conseiller Municipal à la Ville de Lyon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:39OuverteRéponse directe
Bonjour Samuel Soulier, bienvenue au micro de rentrée de Lyon 1ère.
- 0:41OuverteRéponse directe
Vous avez été élu maire du 6e arrondissement dès le premier tour en mars dernier. Comment ça se passe depuis 6 mois ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Sur un plan plus personnel, est-ce que la tâche correspond à ce que vous attendiez ?
- 3:28OuverteRéponse partielle
Les écoles du 6e ont pu fonctionner normalement à la rentrée ?
- 4:15RelanceRéponse directe
Vous avez engagé la réflexion ou les actions pour permettre de supporter les prochaines canicules ?
- 5:22RelanceRéponse directe
Grégory Doucet a dit que si la climatisation était la réponse, on l'installerait. Est-ce qu'on n'est pas déjà dans le traitement des conséquences plutôt que des causes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:54Locuteur 5Fait
« Les journées ne font que 24 heures et j'estime qu'il faut donner du temps aux habitants et notamment sur un lancement de mandat. »
- 1:50Locuteur 5Fait
« On est vraiment sur un moment charnière de négociations et je ne me voyais pas ne pas être à 100% sur cette période-là. »
- 3:49Locuteur 5Chiffre
« On était sur des classes à 35 degrés. Et on est monté à 40 degrés à la maison de l'enfance. »
- 3:56Locuteur 5Fait
« Donc aujourd'hui, ça pose un réel problème, au-delà du fait du débat sur les climatisations, pas climatisations, sur les plans fraîcheurs avec la végétalisation. »
- 4:22Locuteur 5Promesse
« On a demandé au maire de Lyon qu'il y ait des rénovations thermiques dans nos écoles, dans nos crèches, dans nos équipements de manière générale. »
- 5:07Locuteur 5Fait
« Dans la piscine Tronchet, elle n'est ouverte que de 7h à 14h l'été, parce qu'à partir de 14h, c'est invivable à l'intérieur. »
- 8:44Locuteur 5Fait
« La réalité, en tout cas ma position à moi et j'avais parlé de l'avenue de Saxe dernièrement, c'est de retrouver un équilibre sur l'espace public. »
- 9:22Locuteur 5Fait
« Pourquoi nous ne repasserions pas à deux voies ? Nous avons la possibilité de le faire en préservant les deux voies de bus. »
- 16:25Locuteur 5Chiffre
« On parle de 50 euros qui restent dans la caisse, on parle de quelques produits. »
- 25:11Locuteur 5Fait
« Il a cette expérience du pouvoir également, qu'elle soit bonne ou mauvaise selon les interprétations. En l'occurrence, elle est plutôt bonne dans les chiffres. »
- 28:20Locuteur 5Fait
« si vous voulez, ce genre de livre ne remplace pas des programmes ou ne remplace pas des idées et des propositions. »
- 29:07Locuteur 5Fait
« La petite phrase humoristique a été remplacée par la petite phrase violente, par la pique, par l'agression de son adversaire dans le débat public. »
- 30:22Locuteur 5Fait
« Vous avez des débats qui sont extrêmement tendus à l'Assemblée nationale. »
- 30:26Locuteur 5Fait
« il y a eu une extrémisation de la politique française. »
- 35:21InvitéFait
« il serait un peu plus âgé que l'a été Édouard Herriot quand il est devenu maire de Lyon. »
- 37:14Locuteur 5Fait
« Ah non, à la Saône ! »
- 38:20PrésentateurFait
« Vous avez été le premier adjoint de Francisque Collomb entre 83 et 89 à Lyon. »
- 38:24PrésentateurFait
« adjoint au rayonnement international de Raymond Barre entre 95 et 2001. »
- 38:29PrésentateurFait
« C'est vous qui avez organisé le fameux G7 de 96 avec Clinton, Chirac, Elmou Le Côte notamment. »
- 40:40Locuteur 5Fait
« il a fait acquitter un jeune homme, Jean-Marie Deveau, en 1969 alors que tout le monde le pensait coupable. »
Temps de parole
- Locuteur 552 %
- Présentateur34 %
- Invité10 %
- ?3 %
≈ 15,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, Wilfried Delacour. Bonjour à tous, 7ème saison de l'invité politique du samedi, la deuxième pour moi. Merci d'être à l'écoute et je ne doute pas que vous serez fidèles chaque semaine entre 11h et midi à notre rendez-vous avec les hommes ou femmes politiques de la région lyonnaise. Alors après la saison des municipales, voici la saison de la présidentielle et des législatives. Et pour notre retour sur l'antenne, j'ai pensé qu'un maire élu en mars dernier et nommé récemment comme représentant à Lyon d'un candidat à la présidentielle en vue était tout désigné. Bonjour Samuel Soulier. Bonjour.
Et bienvenue au micro de rentrée de Lyon 1ère. Alors vous avez été élu maire du 6ème arrondissement dès le premier tour en mars dernier sur la liste cœur lyonnais et conseiller municipal à la mairie centrale. Et puis en juillet, vous avez été désigné délégué municipal de Lyon du parti Horizon d'Edouard Philippe, candidat à la prochaine présidentielle. Alors je précise tout cela pour ceux qui auraient passé leurs vacances en Lozère dans le petit village de Saint-Alban-sur-L'Emmanuel où un certain Samuel Soulier a été rélu maire en mars dernier. Promis, ce n
'est
pas vous qui cumulez. Non, non, ce n
'est
pas moi. Être maire d'un grand arrondissement lyonnais et conseiller municipal à Lyon suffit à votre bonheur. Exactement. Vous avez toujours une activité professionnelle.
D
'ailleurs, comment ça se passe depuis 6 mois maintenant, depuis l'élection de mars dernier ? Alors pour le coup, les
mises en pause pour l'instant effectivement sur la partie événementielle sportive qui était mon métier depuis 10 ans. Les journées ne font que 24 heures ? Les journées ne font que 24 heures et j'estime qu'il faut donner du temps aux habitants et notamment sur un lancement de mandat. C'est comme quand vous lancez une entreprise, quand vous créez une entreprise, vous y mettez énormément d'énergie. C'est quoi l'idée ?
C
'est les 100 jours
?
Écoutez, on peut considérer qu'il y a les 100 jours. Il peut considérer qu'à la première année, c'est un moment charnière puisqu'à la fois, il y
a
la rencontre avec les services, il y
a
la rencontre avec les différents interlocuteurs et puis il y a les négociations de la programmation pluriannuelle d'investissement. Tout ce qui va être financé par la ville et la métropole durant le mandat. Donc on est vraiment sur un moment charnière de négociations et je ne me voyais pas ne pas être à 100% sur cette période-là. Après, je vais, pour tout vous dire, donner des cours d'ici le mois d'octobre dans une école de communication. Je vais également faire un certain nombre d'événements sportifs au long de l'année. Mais en tout cas, on va dire que la majeure partie de mon temps et la grande majeure partie de mon temps sera donnée aux
habitants du 6e arrondissement. Alors on va voir évidemment durant cette émission détaillée un petit peu quelle a été votre action justement pendant ces six premiers mois de votre mandat. Mais sur un plan plus personnel, est-ce que la tâche correspond à ce que vous attendiez ? Ou vous ne mesuriez pas son ampleur
? C
'est ce à quoi je m'attendais, c'est ce que je voulais. J'avais découvert évidemment ce fonctionnement politique puisque depuis 12 ans, j'étais engagé à la mairie du 6e arrondissement et notamment 6 ans en tant que 4 juin au maire
de Pascadach. Oui, vous étiez déjà dans les
arcanes effectivement de la
mairie. Mais pas en tant que maire qui est un poste quand même supplémentaire. Exactement. Et ce que j'ai découvert, c'est que c'est un engagement de tous les jours, de toutes les heures, que c'est un engagement sur un certain nombre de sujets très variés. Donc l'expérience est extrêmement enrichissante et c'est ce à quoi je m'attendais. Alors je parlais de vacances tout à l'heure, vous avez pu en prendre d'ailleurs ? Une petite semaine, mais une semaine sur laquelle on est resté en contact avec nos habitants, avec laquelle on est resté en contact beaucoup avec la presse aussi puisque c'était notamment la semaine où il y
a
eu énormément de cambriolages et de violences dans le 6e arrondissement. Donc on est resté sur
le pont même en vacances. Et on aura l'occasion évidemment d'en parler tout à l'heure. Il y a peu plus d'une semaine, c'était la rentrée scolaire. Je n'apprends rien à personne. Alors je serais presque tenté de dire la rentrée solaire tellement les températures étaient encore élevées. Les écoles du 6e ont pu fonctionner normalement ?
Elles
ont pu fonctionner
normalement sur la rentrée. En revanche, effectivement, au mois de juin et au mois de juillet, on a eu beaucoup de difficultés sur les crèches, sur certaines écoles. J'étais encore il y a deux jours au collège Vendôme
où
on a croisé un élève qui était en train de faire un malaise dans le couloir à cause de la chaleur. C'est-à
-dire
les températures étaient de quel niveau ? On était sur des classes à 35 degrés. Et on
est monté
à 40 degrés à la maison de l'enfance. On est monté à 35, 36 dans certaines crèches. Donc aujourd'hui, ça pose un réel problème, au-delà du fait du débat sur les climatisations, pas climatisations, sur les plans fraîcheurs avec la végétalisation, qui sont des choses extrêmement importantes. Mais qu'est-ce qu'on fait de nos bâtiments municipaux qui n'ont pas eu de rénovation thermique ?
Alors justement, ça veut dire que dès cette
rentrée, Samuel Soulier, vous avez engagé la réflexion ou les actions, même peut-être d'ailleurs, pour permettre d'y supporter les prochaines canicées
?
Eh bien, on a demandé au maire de Lyon qu'il y ait des rénovations thermiques dans nos écoles, dans nos crèches, dans nos équipements de manière générale, gymnase ou encore
piscine.
Mais
ça veut dire quoi ? Des isolations par l'extérieur sur des bâtiments où ce n
'est
pas tellement possible ? Souvent dans le 6e ou
il y a des bâtiments en 6e
?
Moi,
je vous donne un exemple. On a beaucoup parlé des piscines et des ouvertures de piscines, et notamment avec la Darse de Confluence. Est-ce qu'on ne peut pas d'abord regarder ce qui se passe sur nos bâtiments municipaux et sur nos piscines municipales ? Je vous donne l'exemple du 6e arrondissement. Dans la piscine Tronchet, elle n'est ouverte que de 7h à 14h l'été, parce qu'à partir de 14h, c'est invivable à l'intérieur. Donc, avant de développer des nouveaux projets, occupons-nous de notre parc immobilier et ayons une politique ambitieuse pour nos enfants et pour toutes les personnes qui
peuvent profiter des équipements municipaux. Alors, vous parliez du maire de Lyon, Grégory Doucet qui a dit cette semaine que si la climatisation était la réponse, on l'installerait. Évidemment, il n'oubliait pas aussi toutes les mesures préventies. Mais est-ce qu'on n
'est
déjà pas passé dans la presse, Samuel Solier ? C'est-à-dire plus au traitement des conséquences que des causes en la matière ? On est sur
un traitement des conséquences, effectivement. Mais
je
vous ai donné un certain nombre d'exemples de ce qu'on pouvait faire. Et aujourd'hui, il est inconcevable que dans certains endroits, nous n'ayons pas de la climatisation et que nous n'ayons pas des espaces fraîcheurs. Je ne dis pas d'équiper l'ensemble des classes ou l'ensemble des pièces, mais on doit avoir un certain nombre. Un
peu
comme dans les maisons de retraite, à l'opposé. Exactement, sur des maisons de retraite, vous avez aujourd'hui l'ensemble des espaces collectifs, les salons de réception, etc., qui sont climatisés, qui sont d'ailleurs ouverts souvent au public. Par exemple, des arrondissements qui peuvent venir dans ce lieu. Je veux dire, on va être très francs sur la plupart des mairies, il y a de la climatisation, à l'hôtel de ville également, mais il n'en a pas dans nos écoles et dans nos crèches. Je
pense qu'il faut aussi... Donc c
'est
vraiment le chantier a lancé d'ici un an. Tout à fait. On espère d'ailleurs que ce soit d'ici un an et pas d'ici six mois. Le 6e, évidemment, n
'est
pas l'arrondissement le moins vert de Lyon, puisqu'il abrite notamment le parc de la Tête d'Or. Ça a été un refuge pour beaucoup d'habitants du 6e et de Lyonnais cet été. Oui. Alors, on
ne peut pas prendre le prisme de la végétalisation, notamment dans le 6e arrondissement, en ne parlant que du parc de la Tête d'Or. Il n
'y a
pas que, mais effectivement, il y
a
une superficie importante. Effectivement, on a 117 hectares, ce qui a fait le plus grand parc urbain de France. Donc c'est un refuge. Ça montre bien que ces espaces arborés, végétalisés, permettent de rafraîchir.
Néanmoins... Encore faut-il que les arbres tiennent le choc, notamment de la tempête du 28 août, et puis qu
'ils
ne sèchent pas, évidemment, avec la sécheresse importante qu'on a connue.
Vous
avez tout à fait raison. Donc on a eu la tempête. Et je vous donne un exemple sur des arbres qui sont en train de mourir à cause de la chaleur. C'est les arbres qui sont rue Duquenne. On avait 58 arbres au départ du projet. On en a aujourd'hui 24 et on va en couper 11 parce que la situation s
'est
dégradée. Donc végétaliser le parc de la Tête d'Or et profiter de cet espace végétalisé, c'est très bien. Mais il faut végétaliser toutes nos rues, il faut végétaliser tous nos espaces parce qu'on a des personnes qui sont à mobilité réduite, ou on a des enfants, ou alors on a des seniors aussi qui sont fragiles et qui ne peuvent pas forcément se déplacer au parc de la Tête d'Or pour créer des espaces de fraîcheur un
petit peu de partout dans nos rues. En ce qui concerne la rue Duquenne,
je
crois que vous avez rencontré dans la métropole en charge de la nature en ville et que vous avez le projet fait des arbres certainement à partir de l'automne. Je ne sais pas si ce sera ce soutien de la métropole. On a le soutien de la
métropole effectivement sur un projet. Alors il faut voir comment ce projet peut se dessiner puisqu'en fait sur la rue Duquenne,
vous
avez une bande centrale qui est trop étroite pour pouvoir replanter des arbres. Donc il faut réfléchir à un nouveau projet. Donc ça veut dire que ce sera une requalification plus globale, plus coûteuse qui devra entrer dans un plan d'investissement. Donc on verra les arbitrages qui seront faits. Mais en tout cas, on est pour une végétalisation de la rue Duquenne de la même manière qu'on peut trouver sur le cours Roosevelt ou sur l'avenue Foch qui sont des axes très agréables même
en période de canicule. Alors vous parlez d'axes
effectivement.
Samuel Soulier, il y a évidemment le boulevard Stalingrad qui a connu une mutation dans le mandat précédent, la nuit de Saxe, qui ont réduit les voies de circulation pour les véhicules. Est-ce que les choses vont rester en l'état ou est-ce que la nouvelle majorité métropolitaine pourrait décider de redonner de l'espace aux véhicules d'après vos informations en tout cas ?
Je
ne veux pas parler à leur place. La réalité, en tout cas ma position à moi et j'avais parlé de l'avenue de Saxe dernièrement, c'est de retrouver un équilibre sur l'espace public. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui on roule plus que sur une voie je crois. Exactement. Et vous prenez l'exemple de l'avenue de Saxe, c'est un axe majeur, c'est le seul axe qui dessert le sud vers le nord alors que de l'autre côté, on a cinq voies avec le caissara et la rue Garibaldi qui desservent l'autre sens. Et sur ce qu'est Saraï et cette rue Garibaldi, on a deux voies lyonnaises qui fonctionnent très bien pour les cyclistes et les modes doux. Vous ne remettez pas en cause ces voies lyonnaises, on est bien d'accord. Il y en a certaines qui sont très cohérentes et il
n'y
a aucun sujet là-dessus. Mais c'est la cohérence sur l'espace public. Avenue de Saxe, il n'est pas cohérent d'avoir autant de vélos et autant de modes doux sachant qu'on a une forte circulation. Donc pourquoi nous ne repasserions pas à deux voies ? Nous avons la possibilité de le faire en préservant les deux voies de bus. Donc j'appelle à cette solution-là en désélargissant les voies de bus. On verra ce que la métropole en dit parce qu'il y a un certain nombre de complexités techniques. Mais en tout cas, on a un déséquilibre et il faut le régler. Les décisions, les changements pourraient intervenir sous quel délai
?
On demande des actions rapides de la métropole, notamment...
Mais tout est relative, donc
la rapidité,
c'est quoi ? Les habitants demandent des actions rapides. Mais la réalité, c'est qu'on a, encore une fois, un vote de programmation pluriannuelle d'investissement à faire. C'est pareil pour la ville. Il va y avoir... En ce moment, il y
a
des discussions avec les différents intervenants. Après, il
y
aura un vote, certainement, au premier semestre 2027. Et ensuite, les phases de travaux de grande ampleur
pourront démarrer. Tout juste après les élections, la nouvelle métropole avait affiché sa volonté d'établir une cartographie des difficultés de circulation pour les régler. Est-ce que vous avez eu un retour de cette démarche ? Et évidemment, est-ce qu'il
y a
des points qui ont été identifiés pour le 6e arrondissement ? Nous nous sommes
entretenus, effectivement, avec les services de la métropole et avec le vice-président Pierre-Oliver. On a fait part d'un certain nombre de points sur le 6e arrondissement. On recevra d'ailleurs la semaine prochaine dans cette émission, je le précise aux auditeurs. Et en fait, on a effectivement identifié Grande-Bretagne, boulevard des Belges, sur l'entrée nord de la ville. On a identifié la venue de Saxe, on a identifié le boulevard Jules Favre en sortie de la part d'yeux. On a identifié certains endroits où on n'a pas de fluidité. Et le problème, c'est que le manque de fluidité...
La
fluidité, ça tient par exemple aux feux qui ne sont pas coordonnés, par exemple ? Aux feux qui ne sont pas coordonnés, au manque de voies de circulation. Et encore une fois, quand vous avez trop peu de circulation sur un gros axe, ça reporte la circulation sur des rues plus petites, en zone 30, qui là, pour le coup, sont sujettes à des cohabitations de mode de circulation avec des doubles sens cyclables. Donc, on ne doit pas reporter la circulation sur des petites rues. On doit les concentrer sur des grands axes. C'est ça, la vision d'ensemble et la vision cohérente
des choses. Et c'est ça qui pourrait sortir effectivement dans quelques semaines ou moins. Merci, Samuel Soulier. On va marquer une première pause dans cette émission. Je rappelle, Samuel Soulier, le maire du 6e arrondissement de Lyon, conseiller municipal à Lyon. Et on en reparlera tout à l'heure, délégué municipal de Lyon du parti Horizon d'Edouard Philippe. Merci d'être avec nous en ce samedi matin sur Lyon 1ère, bien sûr. C'est le retour de l'invité politique en ce samedi matin. Notre invité aujourd'hui n'est autre que Samuel Soulier, maire du 6e arrondissement, conseiller municipal à Lyon On parlait des écoles, évidemment. C'était l'actualité juste avant la pause, Samuel Soulier. Il
n'y a
évidemment pas que les écoles ou les établissements publics qui doivent s'adapter aux températures extrêmes. Il y a bien sûr tous les logements. J'imagine que beaucoup de vous administrés n'ont pas vécu pendant de nombreuses semaines de chaleur. Effectivement, ça a été extrêmement difficile
pour
les habitantes et les habitants de l'arrondissement et de l'ensemble de la ville. D'ailleurs, il nous le disait, il ne fait pas moins chaud chez nous que dans l'école. Donc, c'est pour ça aussi que l'important est d'offrir des endroits de fraîcheur aux habitants puisque chez eux,
ils
subissent des chaleurs qui sont extrêmes avec souvent une difficulté de climatiser, notamment dans le 6e arrondissement parce qu'on a les bâtiments de France.
Voilà, c'est la difficulté sur laquelle je voulais vous interpeller parce que comment lutter et faire cette fameuse isolation par l'extérieur dont je parlais tout à l'heure
?
Eh bien, effectivement, vous avez les bâtiments de France qui sont assez tatillons, on va dire, pour la préservation de notre patrimoine, ce qui est très important et de notre patrimoine visuel notamment. Donc, plus simple quand on a des immeubles qui sont sur cours comme c
'est
le cas souvent dans le 6e arrondissement où là, il peut y avoir potentiellement parfois avec accord des ABF des solutions de climatisation. Ensuite, effectivement, il faut réfléchir aussi pour les privés à retravailler l'isolation thermique des immeubles. Donc là aussi, la municipalité participera à la réflexion ? Je ne sais pas si la municipalité participera parce que pour le coup, on est sur le domaine privé.
En revanche, nous, côté 6e arrondissement et certainement peut-être d'autres collectivités, accompagner les syndics en leur donnant les bons conseils, les bonnes choses à faire, les recevoir, recevoir les copropriétaires pour leur dire qu'est-ce que vous avez le droit de faire, comment vous avez le droit de le faire, quelles solutions peuvent vous être apportées, c'est notre rôle de proximité. Donc, on sera là pour eux et on essaiera de leur trouver les clés pour qu'ils puissent
solutionner ce problème.
Pour
le bien-être des habitants, effectivement. Exactement. Alors, décidément, ces propriétaires de logements qui ont du pain sur la planche puisque l'encadrement des loyers à Lyon et Villeurbanne a été la grande nouveauté, on le sait, du mandat précédent. Vous avez bon espoir que la nouvelle majorité métropolitaine... Oui, tout à fait, parce que... Parce qu'a annoncé Véronique Sarcellier, la présidente de la métropole. Tout à fait, on trouve ça d'ailleurs très bien puisque
aujourd
'hui... Moins Grégory Douce, je crois, et compris le maire de
Villeurbanne
et le maire de Villeurbanne, c'est-à-dire que Ben Steven Day.
Ils y sont opposés, mais la réalité, c'est que cet encadrement des loyers, c'était une réponse pas adaptée. La réponse adaptée pour faire en sorte que les loyers ne soient pas trop pour les habitantes et les habitants, c'est de construire du logement. Je vous redonne des chiffres. À l'époque,
il
nous fallait environ... Il y a quelques années, je pense que c'est toujours le cas aujourd'hui, il nous fallait 6 000 logements construits par an. Sous Gérard Collomb, on était aux alentours de 4 500-5 000 logements. Donc, on tenait à peu près la corde. Sous les écologistes, à cause des contraintes qui ont été imposées sur le plan local d'urbanisme notamment, on est descendu à 1 000 logements créés par an.
Dans un contexte, il
faut le dire, pas favorable à la promotion immobilière ou tout ça. Effectivement. Donc, on crée une tension sur le marché immobilier. Donc, on a des hausses des prix et naturellement, du coup, les écologistes, en réponse, ont décidé de l'encadrement du loyer. Mais si on construit des logements, on n
'a
pas besoin d'encadrer les loyers. Les loyers s'autorégulent tout seuls et donc, du coup, on facilite le marché. Exactement, c'est la main visible du marché de
Smith. On régule le marché... Est-ce que vous pensez que dans les années qui viennent, le marché reprendra de la construction parce qu'on sait que le contexte est difficile quand même ?
Sous l'impulsion... Le coût d'intérêt
important, le coût des matériaux, évidemment. Oui, mais sous l'impulsion de
la métropole, je pense qu'il peut repartir parce que, encore une fois, le rôle d'une collectivité, c'est d'être un facilitateur. Ce n'est pas de remettre des points bloquants sur des normes et des lois et des coûts aujourd'hui, effectivement, qui sont déjà très importants. À nous, collectivité, d'être facilitateur pour que du logement se crée, pour que la ville devienne plus accessible à la fois pour les propriétaires et à la fois pour les locataires,
c'est notre rôle. Alors, Samuel Soulier, il
y a
une autre population à laquelle vous êtes en janvier à ce micro, c'est celle des commerçants. Vous les avez rencontrés, vous leur parlez, mais est
-ce
qu'en six mois, vous avez pu les rassurer concrètement ? Les rassurer, c'est difficile
au vu du contexte. Quel est le contexte, d'ailleurs ? Écoutez, on a un contexte qui est extrêmement difficile avec, encore une fois, une hausse des charges, une hausse des coûts, des habitudes... Une hausse des loyers, pour le coup. Une hausse des loyers, des habitudes de consommation qui changent aussi
et également de circuler pour les consommateurs qui viennent en dehors du sixième, de venir dans le sixième ? Vous avez des problèmes
structurels que je viens de citer et après, vous avez des problèmes qu'on se rajoute, encore une fois. On se rajoute des problèmes sur l'accessibilité des consommateurs vers le commerce. On se rajoute le problème du stationnement pour les commerçants qui payent une fortune chaque jour parce qu'il n'existe pas un ticket commerçant pour qu'ils puissent stationner à proximité de leur commerce. On se rajoute la difficulté aussi d'accessibilité. On se rajoute la difficulté de sécurité puisqu'il y a eu énormément de cambriolages,
il
y
a
eu énormément de vols dans les commerces qui ne sont pas des grosses sommes. Attention, on parle de 50 euros qui restent dans la caisse, on parle de quelques produits. Mais ce qui est très difficile, c'est les dégradations qui sont liées à ces cambriolages avec des assurances qui ne vont plus suivre à un moment donné. On
connaissait des cas déjà de commerçants qui ont mis la clé sous la porte ou qui ont baissé le rideau suite à cette difficulté.
Malheureusement,
il
y en a. Alors, moins qu'en presqu'île parce qu'effectivement, la presqu'île a été très ciblée par les différentes mesures écologistes, moins le sixième arrondissement. Mais bien sûr qu'il y en a et il y a des pétitions aujourd'hui qui existent, notamment dans le sixième, sur les difficultés que rencontrent les commerçants et notamment sur le défi sécuritaire qui aujourd'hui... C
'est-à-dire aujourd'hui, vous avez de
vos voeux la présence de renforcés, j'allais dire, de caméras de vidéosurveillance. Que ce soit pour les commerçants d'ailleurs et pour l'ensemble des passants. Il nous faut de la vidéoprotection.
Monsieur le maire de Lyon nous a dit qu'il en avait rajouté quelques-unes par-ci, par-là. On ne rajoute pas une caméra sur un endroit sans penser à un maillage complet de la vidéoprotection. Donc nous, ce qu
'on
veut, c'est qu
'il
y
ait
un maillage des grands axes. Ce maillage, j'entends très bien qu'il
y ait
des difficultés financières à la ville de Lyon et qu'il est difficile de pouvoir tout financer.
C
'est pour ça que nous avons...
Dites
ça avec un petit peu d'ironie quand même, non ? Non,
non,
pas du tout. C'est pour ça que nous avons proposé au maire de Lyon d'avoir le concours de la région et de la métropole sur le financement de la vidéoprotection pour le sixième arrondissement. Car ils font son accord, même y compris dans les arrondissements, pour que les caméras soient installées. Évidemment. Et donc, comme on sait les difficultés aujourd'hui économiques de la ville de Lyon, on est allé voir d'autres collectivités qui sont prêtes à financer et c'est l'accompagnement des communes qu'ils ont fait dans de très nombreux endroits. Je pense notamment à la région Auvergne-Rhône-Alpes qui a financé plus de 20 000 caméras sur le territoire. Ce
qui veut dire qu'aujourd'hui, Samuel Souley, il n'y a
plus besoin de l'accord du maire de Lyon. Exactement. Il n
'y a
plus besoin de l'accord du maire de Lyon. Et après, effectivement, une fois que vous avez installé ces caméras, il faut aussi des forces de police municipales qui sont toujours les premières à intervenir sur site plutôt que la police nationale pour pouvoir coordonner le travail efficace de la vidéoprotection et ensuite, le travail des agents de terrain. Et là aussi, vous avez travaillé activement. Effectivement, nous y travaillons activement. Le maire de Lyon a promis des effectifs de police municipale supplémentaires. Donc, j'ai envie de dire qu'on est dans une logique collaborative et on est dans une logique positive. Donc, le maire de Lyon a promis des choses. Nous
l'avons rencontré récemment,
je crois.
Effectivement, on s'est vu la semaine dernière. Donc, nous y croyons. Nous attendons maintenant les actes. Donc, on veut bien être dans un esprit de collaboration, dans un esprit de travail cordial et sain pour les habitants de la ville de Lyon et du 6e arrondissement particulièrement. Mais
ça ne
veut
pas dire qu'on ne sera pas vigilants. Alors, justement, Samuel Soulier, vous êtes maire et maître, j'allais dire, dans votre arrondissement du 6e. Comment est-ce qu'on concilie ce poste honorifique avec une place plus modeste qui est importante mais plus modeste quand même de conseiller municipal d'opposition à la mairie centrale avec, évidemment, une majorité qui n
'est
pas la vôtre
?
Mon positionnement, il est assez clair.
Je viens d'en dire quelques mots. Soit, aujourd'hui, on choisit de s'opposer pour s'opposer.
C
'est-à-dire qu'il n'y aura aucun résultat à part le fait de braquer les différents protagonistes. Soit on décide d'être dans une opposition constructive. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait depuis le départ du mandat avec l'exemple de la rue Bujeau où je n
'ai
pas dit seulement la proposition du maire de Lyon « c'est pas la bonne, il ne
faut
pas faire comme ci, il ne
faut
pas faire comme ça ». Oui, d'ailleurs, on circule toujours dans la rue Bujeau en cette rentrée ou elle a déjà changé de nom. Non, non, on circule toujours rue Bujeau et on a proposé une solution alternative. De la même manière que... Mais qui, a priori, pour l'instant, n'est pas retenue. Elle n'est pas retenue, elle n
'a
pas été écartée. Oui. Pour
l'instant, c'est
le statu quo. C'est le statu quo, on attend de voir ce qui va se passer et c'est pareil sur la vidéoprotection. Je pourrais seulement dire au maire de Lyon « je veux plus de caméras, il faut plus de sécurité, rester sur des positions dogmatiques d'un côté comme de l'autre ». Eh bien non, je préfère lui proposer une solution alternative et c'est comme ça que je souhaite construire mon mandat. Encore une fois, on a aussi demandé des places en crèche supplémentaires sur le 6e arrondissement. On sait que c'est une promesse qui a été faite aussi par les écologistes du 6e arrondissement dans leur programme de campagne. Donc, on se retrouve sur certains sujets.
Donc maintenant, on va essayer de collaborer en bonne intelligence
pour que les projets se fassent. Mais si je prends une photo finalement de la situation, vous êtes dans l'opposition au maire de Lyon qui doit lui-même composer désormais avec une majorité différente à la métropole. Ça ne
rend
pas un peu schizophrène dans la prise de décision, tout ça, quels que soient les élus ? Ça ne doit
pas rendre schizophrène parce que je pense que peu importe les sensibilités politiques, on a tous le même objectif, c'est de faire des choses pour les Lyonnaises et les Lyonnais. Encore une fois, je viens de citer l'exemple des crèches, il y a un certain nombre de sujets sur lesquels on se retrouve. Donc, est-ce qu'on met notre intelligence collective au service des habitants ou est-ce qu'on reste sur des postures et sur de la politique
politicienne ? Je pense que ce n
'est
pas très intéressant. Pour l'instant, on n
'est
plus dans les campagnes, on
va
peut-être dans le sens de l'intérêt commun. Je l'espère et j'appelle tous les protagonistes sur les différents projets qu'on pourra mener à être dans la même optique que moi. Alors, Samuel Souly, la période pré-estivale n'a pas été de tout repos pour le groupe Coeur Lyonnais de Jean-Michel Eulasse suite à l'affaire Romand-Imbreux, l'ex-conseiller de Jean-Michel Eulasse accusait de viol pendant la campagne. 17 élus sur 27 ont quitté le groupe avec d'autres maires d'arrondissement. D'ailleurs, vous avez rejoint et créé Lyon Ensemble qui est aujourd'hui le principal groupe d'opposition.
Il fallait comme ça tout de suite se désolidariser de Jean-Michel Eulasse qui n'aurait rien fait pendant les campagnes pour dénoncer ce crime s'il est avéré, évidemment.
Écoutez, on a pris une décision en se consultant les uns les autres.
Il
n
'y
avait pas de bonne solution dans cette histoire et c'est le sens du message. On pouvait rester et demander à Jean-Michel Eulasse de se mettre en pause le temps de l'enquête. On pouvait partir créer un autre groupe. On pouvait laisser la situation en statu quo total. Chacun a son avis sur la
question. Pour l'instant, il n
'y a
pas de décision de justice. L'affaire est grave. On en convient. On a l'impression quand même qu'on a saisi le premier prétexte pour quitter Jean-Michel Eulasse qui conduisait les listes, je le rappelle, pour tout le monde pendant la campagne des municipales. Écoutez, je ne
vais
pas rentrer dans ces débats
sur savoir ce qu'il aurait fallu faire.
Est
-ce qu'on a lâché Jean-Michel Eulasse ? Est-ce qu'on ne
l'a
pas lâché ? Est-ce qu'on a pris la bonne décision ? Est
-ce
qu'on a pris la mauvaise ? La réalité, c'est qu'il y
a
une enquête qui est en cours avec une victime présumée qui est très jeune, je le rappelle, qui fait partie du groupe politique Lyon Ensemble aujourd'hui. Il faut aujourd'hui qu'on pense à cette victime avant tout et je ne ferai pas, et c'est ce que j'ai fait sur l'ensemble des interviews que j'ai données.
Je ne
remettrai pas une pièce dans la machine médiatique qui, encore une fois, à chaque fois où il y a un nouvel épisode, rend la vie de la victime encore plus difficile. Il
faut penser à la victime prioritaire.
Exactement, et c'est ce que je demande à tout le monde d'ailleurs, d'un côté comme de l'autre, c'est d'arrêter la surenchère médiatique et politique et de se concentrer vraiment sur l'essentiel, c'est-à
-dire
qu'on a un mandat à réaliser et effectivement, cette histoire qui est importante, qui est grave, nous ne sommes ni procureurs ni juges, donc cette histoire, elle se réglera avec la justice et nous, on doit se concentrer sur ce qu'on a à faire et sur les habitantes et les habitants qui nous ont élus pour faire ce qu'on doit faire.
Alors, au-delà de cette affaire, évidemment, on se souvient que la campagne a réuni, c'était le cas de Cœur Lyon Renaissance, les centristes, cette alliance de différentes sensibilités n'est pas remise en cause aujourd'hui
?
Non, elle n'est pas remise en cause. Vous regardez le groupe Lyon Ensemble dans lequel nous nous trouvons, il y a des renaissances, des républicains, des membres d'Horizon, on a des centristes. Aujourd'hui, on s'est construit autour d'un projet commun, autour de valeurs communes, on va toujours les défendre. Alors, effectivement, il
y a
des élections nationales au milieu. Alors, justement,
j'allais vous demander si c'est cette alliance également que vous appelez de vos voeux autour de la candidature d'Edouard Philippe à la prochaine présidentielle ? Oui, je l'appelle de mes voeux, bien sûr, et d'ailleurs, Edouard Philippe en fait de même. Il est force de proposition, mais alors, c'est mal parti, parce que je crois que Bruno Retailleau de LR a refusé de ne
pas
proposer à la Toussaint, je crois, Edouard Philippe en vue des prochaines législatives. Ça part mal quand même ?
Je
ne sais pas si ça part mal. Je pense qu'aujourd'hui, on a un candidat qui est bien mieux placé que les autres, qui est Edouard Philippe. Les sondages l'attestent. Même si Edouard Philippe est candidat seul avec Gabriel Attal et Bruno Retailleau en face, certains sondages le donnent au deuxième tour. Donc maintenant, chacun devra...
19
à 22% au premier tour. Exactement. Chacun devra assumer ses responsabilités si nous nous retrouvons un deuxième tour entre deux extrêmes pour notre pays. Nous proposons une voie alternative qui est la voie du sérieux, qui est la voie de l'engagement républicain
et des promesses qui seront tenues. Et
puis
c'est un candidat quand même, un président. Enfin, la présidentielle, c'est souvent un candidat. Qu'est-ce qu'il a de plus que les autres ? Edouard Philippe, il fait les frites comme... Je fais référence évidemment à un moment de campagne.
Gérald Darmanin les fait pas mal aussi visiblement. Non,
non.
La réalité, c'est que qu'est-ce qu'il a de plus ? Il a cette vision et ce programme qu'il défend aujourd'hui, il a cette expérience du pouvoir également, qu'elle soit bonne ou mauvaise selon les interprétations. En l'occurrence, elle est plutôt bonne dans les chiffres. Il a cette capacité à rassembler. Il a cette capacité aussi à être le pivot d'une alliance allant de Gabriel Attal à Bruno Retailleau. Et il est l'incarnation aujourd'hui d'une droite sérieuse,
d
'une droite consciente qu'il faut faire des efforts. Et c'est ça aussi. On n'est pas sur des promesses de campagne qui font rêver comme peuvent le faire les extrêmes. On
parle effectivement d'être le candidat de la vérité finalement. D'après ce qu'on entend, ce qu
'on
commence à entendre. Vous pensez que ce sera de gagner la présidentielle ou alors il va falloir faire rêver les électeurs au contraire ce que font plutôt les extrêmes
?
En fait, si vous voulez,
beaucoup de candidats font des promesses et font rêver les Français pour atteindre le pouvoir. Mais peut-être qu'ils attendent ça aussi les Français ? Je pense que les Français attendent des actes du futur président de la République quand il sera élu. Et les actes, ce seront des actes sérieux où tout le monde devra faire des efforts. Donc je préfère un programme qui dit la vérité aux gens plutôt qu'un
programme qui promet et qui ne fait rien derrière. Le premier travail en tant que délégué municipal d'horizon, ça va être de dézinguer la candidature. Non, absolument pas. Ce n
'est
pas du tout la philosophie d'Edouard
Philippe. Aujourd'hui, il y a plusieurs candidatures à la candidature, dira-t-on. J'ai envie de dire que chacun doit pouvoir exprimer ses idées, chacun doit
pouvoir
faire campagne. Mais ça n'aura qu'un temps parce qu'au final,
il
faudra bien un seul candidat et on peut les recommander pour faire le rassemblement
quand c'est la candidature.
Il faudra un seul candidat. Il ne faudra pas de primaire parce qu'on a vu ce que les primaires pouvaient donner par le passé. Elles n'ont jamais réussi à faire émerger un candidat suffisamment légitime pour gagner l'élection présidentielle. C'est ce que dit Xavier Bertrand.
On
ne
va
pas remettre le couvert. Exactement.
On
ne
va
pas refaire les mêmes erreurs que du passé. Chacun doit pouvoir s'exprimer, mais chacun doit pouvoir le faire en prenant conscience qu'à un moment donné, les sondages et les intentions de vote potentielles dans ces sondages seront le juge de paix pour savoir
qui est le candidat légitime. C'est le terme du juge de paix que j'allais reprendre ou vous proposer. Samuel Soulier, notre invité dans l'émission L'invité politique du samedi, délégué municipal de Lyon du parti à horizon d'Edouard Philippe, maire du 6e arrondissement et conseiller municipal à Lyon. On se retrouve tout de suite après quelques pubs sur Lyon 1ère pour l'invité politique. Notre invité de jour dans l'invité politique du samedi, c'est Samuel Soulier, le maire du 6e arrondissement, conseiller municipal à Lyon et délégué municipal de Lyon du parti à horizon d'Edouard Philippe. Et tout de suite, je vous propose une nouvelle rubrique dans cette dernière partie d'émission.
Et
oui, vous aurez certainement reconnu la musique de Sonny Rollins qui accompagnait Bouillon de Culture, la célèbre émission du Lyonnais Bernard Pivot. On vous racontera Samuel Soulier puisque l'émission a été diffusée sur France 2 et même Antenne 2 à l'époque entre 1991 et 2001. Bon, vous êtes tenu dans ces eaux-là. En tout cas, chaque semaine, notre invité va nous faire partager cette saison un produit culturel il y a la politique ou au fait de société. Alors, quel a été votre choix cette semaine, Samuel Soulier ? Alors, j'ai choisi un livre de Jean-Louis Debré
quand les politiques nous faisaient rire.
Vous
m'avez demandé quel livre politique je choisirais. Je vous avoue qu'aujourd'hui, chaque homme politique sent un livre pour nous expliquer ce qu'il est, ce qu'il fait, ce qu'il mange, comment il
dort.
Dans cette période de campagne de la présidentielle. Exactement. Et en fait, si vous voulez, ce genre de livre ne remplace pas des programmes ou ne remplace pas des idées et des propositions. Donc, j'ai voulu choisir ce livre de Jean-Louis Debré qui est une promenade dans la vie politique passée.
Qui est décédée l'année
dernière malheureusement.
Tout à fait. Et qui est une promenade dans cette vie politique
passée et qui est pleine d'anecdotes. C'est simplement un recueil de bons mots ou alors quand même une réflexion sur l'évolution de l'humour en politique ? C'est une réflexion sur l'évolution.
Si vous voulez, à l'époque, l'humour est un trait d'esprit extrêmement important. Il est signe d'une intelligence, il est signe d'une réflexion, d'une éducation. Et à l'époque, nous avions des traits d'humour qui parfois remplaçaient les longs discours et qui voulaient dire autant de
choses.
Vous m
'inquiétez, vous dites à l'époque, ça veut dire que ça n'a plus cours aujourd'hui ? Aujourd'hui, je trouve que l'humour... On n
'a
plus le
temps
de faire de l'humour
aujourd'hui ? La petite phrase humoristique a été remplacée par la petite phrase violente, par la pique, par l'agression de son adversaire dans le débat public.
Des fois, on peut piquer tout en ayant un peu d'humour quand même. Prenez le cas de François Hollande, c'était chez nos confrères de France Inter,
je
crois, la semaine dernière, qui disait que lui seul pouvait passer de 3% à être élu président de la République, contrairement à Olivier Faure. C'était plutôt le seul candidat aujourd'hui à faire de l'humour en politique. François
Hollande, effectivement, est peut-être un des rares. Et d'ailleurs, il y
a
eu un débat il y a quelques jours entre Edouard Philippe et François Hollande chez Jean-Michel Blanquer. Et en fait, on a retrouvé ce qui existait à l'époque, c'est-à-dire une hauteur de pensée, des propositions, mais d
'un
autre côté avec un fond d'humour, de provocation. Et j'ai retrouvé finalement les grands débats qu'on pouvait avoir à l'époque du sérieux, du fond et saupoudrés de quelques touches
humoristiques. On parle quand même aujourd'hui plus de punchlines finalement.
Alors
ça,
c
'est des formules mais peut-être dénuer d'humour effectivement. Oui, aujourd'hui, vous avez
une violence un petit peu verbale en politique. Vous avez des débats qui sont extrêmement tendus à l'Assemblée nationale. Vous avez qui est aussi lié au fait qu'il y a eu une extrémisation de la politique française. Et ça ne fait honneur ni au débat, ça ne fait pas honneur aux citoyens et ça ne fait pas honneur à ce
qu
'est
la politique. Édouard Philippe, le candidat que vous défendez, vous commencez à le dire, c'est quelqu'un qui a vraiment de l'humour parce qu'on peut faire aussi de l'humour de l'entre-soi dans le privé d'ailleurs. C'est quelqu'un qui a de l'humour. Écoutez, il est
dans le privé comme il est dans le public pour les quelques fois où j'ai eu l'occasion de partager, d'échanger avec lui des discussions. On a pu voir sur son discours à Paris au mois de juillet ou alors sur son discours à Reims au mois de mai qu'il y avait ce trait d'esprit au milieu d'un programme et d'une structuration de pensée.
Encore une fois, le trait d'esprit, ce
n
'est
pas forcément l'humour. Ça peut s'y rapprocher et effectivement, ça fait du bien un peu de légèreté. Justement, quelle est la fonction de l'humour en politique
?
L'humour, il permet, si vous voulez aussi, je pense, d'humaniser un petit peu le politique, que les Français puissent s
'y reconnaître. Déjà, de détendre l'atmosphère, évidemment. De
détendre l'atmosphère, de faire passer un message, encore une fois, qui ne passerait peut-être pas avec un long discours politique, d'humaniser, de montrer aussi peut-être qu'il y
a
une certaine distance avec la fonction, avec le pouvoir, ce qui est plutôt rassurant. Voilà, c'est humanisant.
Oui, évidemment, il y a un spécialiste de ce type d'humour politique qui, alors je ne
sais
pas, c'est la concordance, mais qui est décédé au mois de juin, André Santini, le député maire d'ici Les Molinaux, qui évidemment sortait à l'Assemblée notamment un certain nombre de ses phrases pour faire lequel, il avait sorti, je vais le citer, je mets bien des guillemets, Monseigneur de Courtrein n
'a
rien compris au préservatif, la preuve, il l'a mis à l'index. Voilà ce qu'il avait sorti à l'époque. J'ai plutôt envie de faire le lien maintenant avec la seconde partie de cette dernière partie d'émission. Je suis sûr que vous pourriez, je m'adresse là vous avez eu 1001 vies, ça tombe bien car vous en avez même fait un livre en 2001 aux éditions du Cherche-Midi. Alors dans la famille Soulier, je voudrais André. Bonjour André Soulier. Bonjour. Alors vous êtes le grand-père de notre invité du jour.
Oui,
j'y peux rien, j
'y peux rien d'autre. Ah si, vous avez pu justement. Vous êtes, alors je le précise pour tout le monde, pour ceux qui encore ne vous connaîtraient pas, grand ténor du barreau pendant, tenez-vous bien, 65 ans. Vous avez pris d'ailleurs votre retraite en décembre dernier à 92 ans. Vous avez aussi bien sûr été une figure politique. incontournable à Lyon, dans la région aussi,
en Europe. 65
ans d'avocat.
Bah oui, 65 ans de robe aussi, oui, oui. On
a bien compris
qu'il avait donné donc le virus de l'action publique et politique à son petit-fils, ça peut être que vous. Mais non, mais je suis heureux d'avoir
une descendance.
Oui, alors on va parler de toute votre descendance, mais quand même notre invité principal
du jour.
Ce que je trouve, c'est que les hommes politiques ont parfois, aujourd'hui, moins d'humour
que
leurs prédécesseurs.
Mais
justement, alors vous, vous en avez connu de très nombreux, évidemment.
On
va parler de vos relations avec les différents politiques locaux ou nationaux. Mais André Soulier, est
-ce
que vous avez comme ça un bon mot que vous-même auriez prononcé ou que vous avez entendu dans les différentes assemblées auxquelles vous avez participé
? Il
y avait
parfois
de l'ironie, parfois de bonnes choses. Mais est-ce que vous en avez comme ça qui vous ravit en tête de bon mot ? Alors, je vais dire quelque chose qui aujourd'hui le ravirait. Enfin, André m'a entendu.
C
'est François Mitterrand.
François
Mitterrand disait
«
Méfiez-vous
de
qui vous vous moquez
car
il en sait beaucoup plus sur vous que vous l'imaginez.
» Bon, il savait, il connaissait, c'était un spécialiste du secret, François Mitterrand, oui.
Tout
le monde riait
en
disant « Au moins, il va la fermer.
»
Alors, moi, je voulais quand même que vous me parliez de Samuel, évidemment, et de sa carrière naissante, évidemment, en politique. Est-ce que vous attendiez comme ça à ce qu'il prenne les rênes d'un arrondissement lyonnais et pas des moindres à 30 ans à peine
?
Ah, de Sam ?
Oui, bien sûr. Qui
vous écoute, qui est là.
Je vais vous dire, je ne sais pas combien de temps on va me laisser sur cette... À peu près une heure et demie. Non, je rassure les auditeurs,
ça sera un peu plus
quoi. Si je peux payer quelqu'un à la caisse, je voudrais être là dans 6
ou
7 ans lors de la prochaine élection municipale. Je ne vais pas en dire davantage. C'est-à-dire, vous le verriez déjà briguer la mairie centrale ? Sinon, je vais lui nuire.
Oui. Et ça veut dire, vous penseriez déjà qu'il
y a,
on verra, peut-être, dans 6 ans, effectivement, briguer la mairie centrale. En tout cas, c'est vous comme ça qui lui avez donné cette passion de la politique ?
Si, il y a une difficulté, c'est qu'il serait un peu plus âgé que l'a été Édouard Herriot quand il est devenu maire de Lyon.
Alors,
Édouard Herriot qui était un de vos mentors, Pierre Mandas
-France aussi.
On
ne peut pas dire ça à
tout le monde en 2026 quand même, André Soulier ?
J'ai adoré, j'ai adoré cet homme, mais naturellement, j'étais tout jeune,
mais
je connaissais le détail de sa vie et la famille
et
j'ai conservé des liens très, très serrés
avec
certains membres encore vivants
et
donc Herriot était un monument d'abord de culture, un monument de finesse
mais
on oublie toujours quand on essaie de stigmatiser une partie de sa carrière qu'il a vécu deux guerres importantes, quatre ans la première, 14-18 et ensuite, naturellement,
toute
cette période
où
le nazisme a monté
et
les difficultés en Italie, en Espagne et autres
et
puis la guerre, l'arrestation, voilà.
Donc c'était quelqu'un d'aspirant évidemment, il y a Samuel qui veut vous poser une question.
André me
racontait une anecdote souvent sur Édouard Herriot, c'était lors des révolutions parlementaires, la protestation parlementaire de 1934, Édouard Herriot était député à l'Assemblée nationale et visiblement la foule d'extrême droite avançant sur l'Assemblée nationale criait les députés à la Seine, à la Seine, à la Seine. Édouard Herriot sortit et dit « Ah non, à la Saône !
»
Oui, non mais ça, elle est connue et tout. Mais moi, j'ai connu Édouard Herriot
parce
que
j
'étais une sorte de fils intellectuel et spirituel de Pierre Mendes. Oui, c'est ça,
voilà, oui, oui. Avec
lequel vous
aviez quel type de relation justement
?
Voilà, et je dois dire qu'Édouard Herriot m'a beaucoup aidé puisque c'est Herriot qui, j'ai 20 ans et mon père est chauffeur de taxi,
on
n'a pas les moyens et comment je vais poursuivre mon existence estudiantine
et
préparer ma carrière avec la jeune femme que j'ai épousée
et
que j'ai gardée
jusqu
'à ce qu'elle s'envole au ciel.
Oui,
vous avez été fidèle en tout cas. Eh bien,
je
le dois à toute cette famille
et
à l'humour d'Édouard Herriot, sa culture immense immense, immense, immense.
En
tout
cas, ce n'est pas le
seul homme politique que vous ayez croisé, évidemment, André Soulier, parce que vous avez exercé des mandats à tous les niveaux. Vous avez été le premier adjoint de Francisque Collomb entre 83 et 89 à Lyon, adjoint au rayonnement international de Raymond Barre entre 95 et 2001. C'est vous qui avez organisé le fameux G7 de 96 avec Clinton, Chirac, Elmou Le Côte notamment. Vous avez été vice-président à la Courlie, l'ancêtre de la métropole de Lyon, à la région Rhône-Alpes, député européen. Quel niveau de pouvoir vous avez préféré, André Soulier ? Qu'est-ce que vous avez préféré comme mandat
? Je n'ai pas été malheureux d'être président de la commission des droits de l'homme. La
seule que je
n
'ai
pas citée,
effectivement.
Pendant ce temps-là, avec des missions en Algérie, alors que personne ne pénétrait en Algérie, moi, j'ai réussi à emmener une mission parce que les Algériens savaient ce que je pensais de la guerre
que
nous avions menée sottement à l'époque.
C
'est évident. Mais ici, à Lyon, indiscutablement, de recevoir Helmut Kohl,
que
j'ai connu plus tard quand j'étais président d'une commission au Parlement européen. Helmut, j'ai vu tous ces... Des grands hommes d'État, quoi. Voilà, c'était pour moi. Mais je l'ai dit, Bill Clinton, bien entendu. lequel Bill Clinton s'échappait tout de suite pour s'installer au terrasse où il y avait le plus de jolies femmes.
Voilà, c'était deux ans avant, effectivement, les petits soucis qu'il a pu rencontrer dans son bureau au Val. Alors là, c'est de l'aspect politique des choses, mais ce serait évidemment là aussi trop long d'évoquer toutes vos plaidoiries en 65 ans de carrière. Vous avez fait partie de la défense du gang des Lyonnais, avocat de la famille de Mérieux, avocat de Platini aussi. Vous étiez aux côtés des victimes des incendies de la raffinerie de Faisin, du 5-7 en 72. Vous avez même défendu Mgr Barbarin dans l'affaire du prêtre Bernard Prenat. Je pose une question à Samuel, est-ce qu'on comprend toujours la fonction de son grand-père quand celui-ci défend parfois ou souvent des gens coupables ?
Alors
écoutez, on
a quand même un principe en France qui est fondamental, c'est le droit à la défense pour tous. Donc, évidemment qu'on le comprend, André est quand même quelqu'un qui a énormément de valeur donc il a défendu des dossiers
parce
qu'il y croyait, parce qu'il y avait des causes dans lesquelles il croyait. Voilà, il a fait acquitter un jeune homme, Jean-Marie Deveau, en 1969 alors que tout le monde le pensait coupable. En réalité, il
était innocent. Voilà André Soulier, quelle vie, quelle vie quand même. Alors, vos vies, il y en a mille et une. C'est le titre de votre livre aux éditions du Cherche Midi avec, je le précise, un avant-propos de Robert Bannater.
C
'est sorti en 2021 mais c'est à retrouver dans toutes les bonnes librairies malheureusement plus chez Décitre qui a fermé ces établissements historiques de la place Bellecour et de Confluence cet été. Merci André Soulier, merci d'avoir été aussi notre invité.
Écoutez, c'est moi qui vous remercie
dans
la mesure où quand on a cessé son activité professionnelle après 65 ans, on a ouvert la porte de l'oubli.
Voilà, mais en tout cas la descendance est acquise puisque votre fils Jean-Luc poursuit le cabinet.
Oui, oui, attendez, il faut avoir le talent du père aussi. Il l'a,
par la tavisme évidemment. Et puis le talent pour le deux petits-fils, pour la politique. Merci André Soulier et merci à vous, Samuel Soulier, maire du 6e arrondissement, conseiller municipal à Lyon et délégué municipal de Lyon du Parti Horizon. Merci à Christian qui a retrouvé les boutons et les manettes de sa console pour réaliser cette émission, un vrai gamin. Toute l'émission est podcastable en vous rendant sur le site www.lyonpremière.fr ou sur l'appli, évidemment, vous retrouverez tous les programmes de la radio.
Et
puis pour terminer cette émission, une pensée pour Bernard Rivelta, ancien adjoint à Villeurbanne, conseiller général du Rhône et emblématique président du CITRAL qui nous a quittés un salut amical à Benjamin Delombre qui était stagiaire sur cette antenne il y a quelques années, notamment pour les émissions politiques. C'est le nouveau correspondant de France Télévisions à Londres. Congratulations Benjamin ! Nous on se retrouve à Lyon, c'est déjà pas mal, dès la semaine prochaine. Bon samedi, bon appétit
!
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