Entretien d'actualité n°82 - 03/09/2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 56 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Où en est-on du Brexit ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la vente de Vossloh à un groupe chinois ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la nomination de Sylvie Goulard à la Commission européenne ?
- 11:01OuverteRéponse directe
Quels enseignements peut-on tirer du G7 de Biarritz ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de la multiplication des arrêtés de maires contre les pesticides dans leur commune et de leur interdiction par l'État ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Alors l'UPR, justement... Quelle est l'actualité du parti ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François AsselineauFait
« Jeremy Corbyn se fait tout simplement le larbin de cette oligarchie. »
- 6:00François AsselineauFait
« L'UE va lui appliquer le tarif extérieur commun de l'UE aux pays qui sont en dehors de l'Union. »
- 5:20Fait
« nous sommes intervenus directement au Conseil constitutionnel »
- 8:20Promesse
« nous allons essayer de présenter plusieurs dizaines de listes de l'UPR dans des villes moyennes de plus de 10 000 habitants »
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{Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans cet entretien d'actualité avec François Asselineau : entretien n°82. Et nous sommes le mardi 3 septembre 2019.
Bonjour, M. Asselineau. Question rituelle : où on est-on du Brexit ?} Alors d'abord, bonjour à toutes et à tous.
Merci d'être fidèles à ce rendez-vous. Nous voici maintenant début septembre. C'est la rentrée, la rentrée pour tout le monde.
J'espère que ceux qui ont pu prendre des vacances ont passé des bonnes vacances. Il y a eu un temps qui a été correct. Soit dit en passant, les canicules annoncées n'ont pas eu lieu, sauf au mois de juillet.
Le mois d'août a été correct – sans plus finalement – en France. Alors j'espère que tout le monde va reprendre avec ardeur cette rentrée qui va être extraordinairement riche en événements de toute nature, notamment sur la scène internationale et effectivement à commencer par le Brexit. Alors au moment où je parle, nous sommes mardi 3 septembre au soir.
Et les événements se précipitent au Royaume-Uni. À vrai dire, il faut vraiment suivre ça minute après minute pour comprendre quelque chose. Ce qui vient de se passer, c'est que le Parlement s'est réuni.
Et les opposants au Brexit essayent de créer une majorité pour empêcher le Premier ministre Boris Johnson de mener à bien le Brexit pour le 31 octobre, comme il l'a promis devant les électeurs britanniques. Alors dans cette manœuvre...
Cette manœuvre, elle est d'abord menée par Jeremy Corbyn, c'est-à-dire par le leader travailliste. Il faut quand même bien que les Français comprennent que le leader de ce qui est – paraît-il – la gauche travailliste est en fait le vecteur n°1 de l'influence de l'oligarchie capitaliste au Royaume-Uni, hein, de la même façon que Tsipras en Grèce, l'ultra-gauche, a été en fait le fourrier des mesures les plus antisociales, des mesures les plus récessives que la Grèce ait subies depuis des décennies. La gauche de Tsipras, dont M.
Mélenchon avait plein la bouche, a été à l'origine d'un appauvrissement spectaculaire de la Grèce, d'un appauvrissement des Grecs, d'une soumission complète à toutes les grandes forces oligarchiques et capitalistes euro-atlantistes. Eh bien Jeremy Corbyn, le Parti travailliste, fait de même au Royaume-Uni. On retrouve finalement un grand classique.
Je rappelle au passage qu'en France, – c'est insuffisamment dit –...
Et quitte à faire un peu de polémique, je rappellerai ici que c'est bien la chambre du Front populaire de 1936 qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, pour se soumettre complètement à l'Allemagne hitlérienne. Bien là, on a la même chose. C'est-à-dire que alors que le Parti travailliste devrait soutenir les travailleurs britanniques, dont je rappelle qu'ils ont voté massivement en faveur du Brexit, puisque l'UE démolit au Royaume-Uni comme ailleurs le droit du travail, pousse aux privatisations, etc., etc., eh bien Jeremy Corbyn se fait tout simplement le larbin de cette oligarchie.
N'oublions d'ailleurs jamais au passage que M. Macron, officiellement, est de gauche, qu'il a commencé dans le gouvernement de François Hollande. Ne l'oublions jamais.
Alors Jeremy Corbyn essaye d'attraire à lui, de faire venir à lui des députés et notamment des députés du Parti conservateur, parce que dans le Parti conservateur, – je l'ai dit 50 fois – il y a à la fois des pro-Brexit et des anti-Brexit. Ce que l'on a appris aujourd'hui, c'est que dans cette coalition où il y aurait le Parti travailliste – mais il y (aurait) également le parti libéral-démocrate, et puis également le Parti indépendantiste écossais, qui a quelques sièges –, dans cette composition hétéroclite, il vient d'y avoir une défection dans le camp des conservateurs : un certain député qui s'appelle M. Lee, qui a décidé de quitter le Parti conservateur et de rejoindre le parti libéral-démocrate, donc de s'opposer au Brexit.
De telle sorte que Boris Johnson, qui avait la majorité absolue à un siège près, ne l'a plus ce soir. Il est exactement à la majorité simple. Alors qu'est-ce qui va se passer maintenant ?
Ce que souhaitent faire les députés anti-Brexit, ça va être de faire un vote pour interdire...
Ce vote devrait avoir lieu dans les prochaines heures, pour essayer d'interdire à Boris Johnson de mener à bien un Brexit sans accord, de le forcer à obtenir un accord de l'UE et de reporter au (31 janvier) 2020 le Brexit, c'est-à-dire un nouveau report. Et un nouveau report en soumettant ce Brexit à l'accord de l'UE. C'est-à-dire que l'UE aurait désormais tout pouvoir pour décider si elle va modifier son accord.
Elle a toujours dit qu'elle ne le modifierait pas. Il faut donc bien comprendre qu'il y a au Royaume-Uni des forces chez les parlementaires qui sont des forces anti-nationales, anti-britanniques, et qui veulent absolument pas respecter le référendum des Britanniques, qui a vu – je le rappelle – 52% des Britanniques, 17,4 millions d'électeurs, voter en faveur du Brexit en juin 2016. Alors le Premier ministre Boris Johnson a fait savoir que dans cette hypothèse, à ce moment-là, il lancerait des élections générales, qui auraient lieu le 14 octobre.
Encore faudrait-il qu'il ait pour cela deux tiers des députés qui votent pour les élections générales. Donc on est dans une situation qui est d'une complexité institutionnelle complète. Je rappelle que s'il y avait des élections générales, c'est-à-dire un peu l'équivalent d'une dissolution de l'Assemblée nationale, s'il y a des élections générales...
Le système électoral anglais est un système particulier : « the winner takes all » : celui qui arrive en premier prend tout. Ça veut dire qu'il n'y a qu'un seul tour aux élections législatives britanniques. Et c'est celui qui arrive en tête, n'eût-il que 30% des voix...
Si le suivant a 27%, le troisième 12%, etc., celui qui arrive en tête a le poste de député. C'est un système qui a ses avantages et ses inconvénients.
Il a comme avantage de faire apparaître des majorités claires et nettes et de forcer en fait les partis à se rassembler derrière deux coloris. C'est pour ça que les conservateurs et les travaillistes ont dominé à ce point la scène politique britannique depuis au moins deux siècles. Mais ce système trouve ses limites.
Et on voit bien que de plus en plus, le clivage droite-gauche conservateur-travailliste ne correspond plus en fait au sentiment des Britanniques, et surtout au sujet de l'heure, puisque le sujet de l'heure, c'est pas de gauche et droite. C'est comme en France. Le sujet essentiel du moment, c'est la fin du Royaume-Uni comme puissance libre, indépendante et souveraine, un assujettissement à une oligarchie dictatoriale qui pilote le continent, ou bien c'est la sortie de l'UE.
C'est exactement en fait comme en France, comme en Italie, comme en Grèce, comme partout ailleurs que se pose ce problème. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'aujourd'hui également, il y a eu un scoop, une annonce très importante qui a été faite par Nigel Farage, du Parti du Brexit. Nigel Farage qui, après...
Vous vous rappelez, j'en avais parlé – je crois – il y a à peu près un mois. Après avoir soupçonné que dans l'entourage de Boris Johnson, il y avait des gens qui n'étaient pas favorables à un Brexit sans accord, Nigel Farage semble avoir changé d'avis. En tout cas, ce qu'il a dit, c'est qu'il a dit que s'il y avait des élections générales, eh bien il ne présenterait pas de candidat contre les candidats du Parti conservateur de Boris Johnson à condition que ses candidats se soient engagés publiquement en faveur d'un Brexit sans accord.
Alors ça signifie qu'on va vers...
S'il y a des élections générales, on va vers un accord électoral au moins implicite entre le Parti du Brexit de Nigel Farage, dont je rappelle qu'il a obtenu (31%) des suffrages aux élections européennes qui ont eu lieu au mois de (mai), étant de très loin la première force politique britannique, du moins sur les questions européennes...
Et de surcroît, il y aurait le Parti conservateur, qui avait fait 8% ou 9%. Selon certains sondages, cette coalition implicite Parti du Brexit - Parti conservateur pro-Brexit-no-deal obtiendrait actuellement 48% ou 49% des suffrages. C'est-à-dire que dans ce cas-là, il pourrait y avoir, avec le système que j'ai dit, à un seul tour...
La coalition Parti du Brexit - Parti conservateur de Boris Johnson pro-Brexit pourrait, avec 48%, rafler peut-être – je sais pas, moi – les quatre cinquièmes des sièges à la Chambre des communes. Ça serait une déroute pour les anti-Brexit. C'est sans doute le calcul que fait Boris Johnson, en se disant que soit on le laisse faire le Brexit sans accord, soit on l'empêche, et à ce moment-là, il a recours aux élections générales.
Il n'est pas sûr d'ailleurs que la motion de l'empêcher de faire un Brexit sans accord va passer, parce que certes, il n'a plus la majorité, et il y a dans son propre camp des députés du Parti conservateur qui ne sont pas fiables et qui sont en faveur d'un Brexit avec accord, mais il y a aussi, dans le camp des travaillistes, des députés...
Je me rappelle qu'il y avait une dizaine de députés qui avait annoncé que s'il le fallait, elle voterait contre leur parti et pour Boris Johnson, pour favoriser un Brexit sans accord, puisqu'il y a dans les forces de gauche au Royaume-Uni des gens qui sont pour un Brexit sans accord. C'est bien la preuve que cette question de Brexit, de souveraineté nationale, en fait, divise tous les partis comme elle les divise en France. Au total, on retiendra quoi sur cette affaire ?
Moi, j'ai vu les dernières déclarations de Boris Johnson. Il en a fait une hier devant le 10 Downing Street, où on voit un homme absolument déterminé, et qui a dit qu'il y aura un Brexit le 31 octobre, avec... « Il n'y aura pas de « si », il n'y aura pas de « mais », il y aura le Brexit le 31 octobre ».
Donc on va vers une crispation générale. Les anti-Brexit font feu de tout bois. Je l'avais d'ailleurs prophétisé, ou annoncé, prévu.
J'avais dit que plus le temps allait passer, plus les anti-Brexit allaient se mobiliser. On voit d'ailleurs des articles des journaux : des manifestations. Même l'ONU s'y est mis en disant...
Je ne sais pas quel comité Théodule à l'ONU a dit que si jamais il y avait un Brexit sans accord, les exportations britanniques chuteraient de 7%. On se demande comment ils font leurs calculs. D'ailleurs, toutes ces prévisions ont toujours été balayées par les événements.
En France, on a vu une pléthore d'indignations lorsqu'on a appris que Boris Johnson avait décidé de reporter...
Parce que là, on arrive à la fin de la session parlementaire. Et de reporter de 3 semaines, 1 mois la nouvelle session parlementaire au 14 octobre. Aussitôt, les partisans du maintien dans l'UE, tous les européistes ont hurlé au scandale en disant que c'était un coup d'État : un coup d'État qui a été quand même d'une part validé par la reine d'Angleterre, qui a mis son sceau royal sur la convocation le 14 octobre pour le nouveau Parlement, donc un coup d'État qui se fait avec l'aval du chef de l'État.
C'est pas vraiment un coup d'État. Deuxièmement, c'est totalement légal. Si c'était illégal, ça se saurait.
Et troisièmement, c'est très conforme à une certaine tradition britannique, puisque lorsqu'on relit des anciens historiens comme Edmund Burke, on apprend qu'il a toujours été constant, de tradition constante au Royaume-Uni que si la Chambre des communes – qui ne sont jamais que des députés du peuple – prend parti contre le peuple, eh bien la Chambre des communes doit être mise de côté, et c'est le peuple qui décide. Parce qu'en définitive, ceux qui crient à la dictature, ceux qui crient au coup d'État, ils oublient toujours – toujours – de préciser que 52% des Britanniques ont voté pour le Brexit, que c'était le 23 juin 2016, que ça fait plus de 3 ans maintenant – 3 ans et (2 mois) – que les Britanniques attendent que leur verdict, le verdict du peuple souverain soit suivi des faits. Ça fait 3 ans, plus de 3 ans et (2 mois), que les députés, qui ne sont en fait...
Qui ne se sentent pas liés par le peuple qu'il représente, mais qui sont...
Peut-être achetés. M. Lee qui passe au parti libéral-démocrate, il y a peut-être eu des pots-de-vin.
On n'en sait rien. Même si ça n'est pas le cas, ce sont des gens qui vivent dans un petit microcosme londonien, qui sont l'objet d'influences de lobbys divers et variés, peut-être de chantages, peut-être de je ne sais pas quoi. Et donc ce sont ces députés-là qui essayent par tous les moyens de torpiller la volonté du peuple britannique.
Et c'est ça que l'on appelle la démocratie ? Nous, nous avons soutenu, et nous continuerons à soutenir Boris Johnson. Il y a des moments où il faut taper du poing sur la table.
Au bout de 3 ans et (2 mois) de blocage parlementaire contre la volonté du peuple, il faut appliquer la volonté du peuple. D'ailleurs, il est absolument burlesque de voir des journaux comme Le Monde s'indigner de ce coup d'État alors qu'ils ont trouvé tout à fait normal le traité de Lisbonne, qui a été voté par les parlementaires français dans le dos du peuple français, qui a repris le texte de la constitution européenne de 2005 qui avait été rejetée par 55% des Français. Dans cette catégorie de désinformation massive, on peut noter aussi que les médias français ne cessent de souligner l'organisation de manifestations qui drainent en effet 100 000, 200 000 personnes à Londres contre le Brexit.
Oui, c'est exact. Oui, il y a 100 000, 200 000, 300 000 personnes. C'est normal.
Il y a quand même eu 48% des Britanniques qui avaient voté contre le Brexit. Sauf qu'il y a 52% qui avaient voté pour. Il y a eu 17,4 millions de Britanniques qui ont voté pour le Brexit.
On n'a jamais vu une telle ampleur dans un référendum au Royaume-Uni. Donc on peut faire défiler, ils feront défiler 2 millions, 3 millions, 5 millions de personnes, ça serait des foules énormes qui resteraient encore très largement inférieures au nombre de Britanniques qui ont voté pour le Brexit. Toujours dans cette série de désinformations, j'ai vu que les journaux français, les médias en rajoutent, en rajoutent dans le projet de la peur.
Il y en a qui disent qu'il va y avoir des pénuries de produits de première nécessité. Paraît-il que les Britanniques ne pourront plus avoir de papier hygiénique pour aller aux toilettes, enfin n'importe quoi, que les produits de première nécessité vont venir à manquer parce qu'ils coûteront beaucoup plus cher. Alors je regardais ça, je regardais : il y avait – je sais plus quoi – le débunkage, là, du Monde, qui prétend apporter les bonnes solutions.
Donc j'ai regardé ça aujourd'hui. Il y avait un lecteur du Monde qui a posé cette question toute simple : il a dit : « Mais je ne comprends pas. Si le Royaume-Uni importe des produits de première nécessité, pourquoi voulez-vous qu'ils mettent des droits de douane supérieurs à ces produits dont il aurait besoin pour provoquer des pénuries ? ».
Voilà. D'ailleurs, j'ai lu la réponse. C'était une espèce d'amphigouri, en fait, de type : « Oui, c'est une bonne question ».
En fait, c'est pas vrai. En fait, c'est pas vrai : il n'y aura pas de pénurie. Parce que lorsque le Royaume-Uni sera sorti de l'UE, la seule chose qui soit sûre et certaine, c'est que l'UE va lui appliquer le tarif extérieur commun de l'UE aux pays qui sont en dehors de l'Union.
J'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer plusieurs fois. J'ai eu l'occasion lors du dernier entretien d'actualité de rappeler que les pièces détachées automobiles par exemple seront frappées d'un droit de douane de 3% à 5%. Et comme la livre sterling a perdu environ 10% par rapport à l'euro, ça sera pas très dramatique.
J'ai déjà rappelé d'ailleurs au passage que ce seront les douanes françaises, belges et autres qui devront appliquer le gros du travail. C'est pas les douanes britanniques. J'ai déjà rappelé plusieurs fois que les Britanniques, une fois sortis de l'UE, pourront très bien maintenir une exemption de droits de douane pour les produits arrivant du continent, s'ils le souhaitent.
Ils pourront changer. Ils verront. Ils seront pragmatiques, comme le sont les Britanniques.
Donc les gens qui disent « Ça va être horrible. Il va y avoir des droits de douane. Les prix des importations au Royaume-Uni vont augmenter » se moquent du monde, tablent sur la méconnaissance et l'inculture économique et commerciale de beaucoup des Français pour essayer de leur faire prendre des vessies pour des lanternes.
Voilà. Voilà ce qu'il en est sur le Brexit. L'affaire, effectivement, est en train de se tendre.
Vous avez parfaitement compris pourquoi. Parce que bien entendu, l'immense crainte des européistes, c'est d'une part que s'il n'y a pas d'accord, M. Boris Johnson ne paiera certainement pas les 38 milliards de livres sterling.
On apprenait d'ailleurs ces jours-ci...
Il y avait une confirmation que la Commission européenne n'a aucun moyen juridique pour forcer les Britanniques à payer tout l'argent qu'avait promis Anthony Blair jusqu'aux années 2020, à le payer. Voilà. Si les Britanniques ne versent pas l'argent, ils ne verseront pas l'argent, point barre.
Et je rappelle aussi...
Parce que j'ai vu sur certains fils de discussion, y compris sur notre page Facebook ou sur nos chaînes Youtube, des gens qui n'y connaissent rien et qui expliquent que les Anglais devraient rendre l'argent – puisqu'ils s'en vont de l'UE – qu'ils ont encaissé. Je rappelle une nouvelle fois que les Anglais, comme les Français, comme les Allemands, sont un peuple contributeur net, et que ça va leur coûter beaucoup moins cher une fois qu'ils seront sortis de l'UE. Donc l'enjeu financier n°1, c'est : si les Britanniques sortent sans accord, il va y avoir un manque à gagner de 42 milliards d'euros, 38 ou 39 milliards de livres sterling.
Il faudra donc que la France prenne à sa charge...
Si on veut maintenir les engagements financiers qui avaient été décidés, eh bien la France devrait prendre à sa charge peut-être 6 ou 7 milliards d'euros supplémentaires sur une ou deux années. Sans compter qu'ensuite, pour les années ultérieures : 2022, 2023, 2024, 2025, il n'y aura plus le Royaume-Uni. Et là, il faudra donc qu'on paye beaucoup plus.
Donc le premier enjeu fondamental de cette affaire de Brexit, c'est qu'il va y avoir un renchérissement colossal du coût de l'UE pour la France, en particulier, et pour l'Allemagne également. C'est un enjeu dont aucun parti politique – et notamment pas les partis européistes : En marche, le PS, LR – ne parle. Il va y avoir un surcoût colossal.
Quand vous pensez qu'on ferme des maternités, qu'on ferme des commissariats de police, que l'on ferme des écoles, etc., etc. pour gagner quelques dizaines, centaines de milliers d'euros, la France va être obligée de verser peut-être 6 ou 7 milliards d'euros supplémentaires pour remédier dans un premier temps à la facture non réglée du Royaume-Uni, et ensuite sur longue période de payer 3 ou 4 milliards d'euros supplémentaires par rapport à ce que versait le Royaume-Uni.
C'est le premier enjeu. Puis le deuxième enjeu – on l'a déjà dit, j'y reviens – : si l'oligarchie a peur à ce point du Brexit, c'est parce qu'elle craint... « Elle craint »...
Elle sait bien ce qui va se passer. Elle le sait parfaitement. Nos dirigeants savent parfaitement ce qui va se passer.
Ils savent qu'il n'y aura pas de drame, qu'il y aura des frictions commerciales, peut-être un petit embouteillage ici ou là, peut-être des petits problèmes ici ou là, peut-être une entreprise qui fermera...
Bon, ça va durer quelques semaines. On peut compter sur nos médias pour en faire des gorges chaudes. Mais au bout du compte, au bout de 3 mois, 4 mois, 6 mois, tout se passera bien.
Et d'un seul coup, on assistera à une redynamisation phénoménale de la société britannique, de l'économie britannique. Et c'est justement ce qui terrorise les européistes, le Brexit montrant aux autres peuples d'Europe la marche à suivre. Nous, nous soutenons toute cette affaire.
Je rappelle – j'aurai l'occasion d'y revenir en fin d'entretien – que lors de notre université d'automne à Vallères, le samedi 5 octobre, nous aurons une table ronde qui sera consacrée justement au Brexit, et nous aurons des intervenants de première qualité venant du Royaume-Uni. Nous nous tenons fermement, résolument du côté de Boris Johnson, tant qu'il respecte la volonté du peuple britannique majoritaire. {Merci M.
Asselineau pour cet éclairage. Passons du Royaume-Uni à l'Italie. Où en est la situation en Italie ?} Alors je serai plus rapide sur cette affaire, parce que nous sommes actuellement dans une situation qui n'est pas clarifiée.
Ce qui est sûr, c'est que...
Vous vous rappelez que Salvini, le chef de la Lega, qui était vice-président du Conseil à égalité avec Luigi Di Maio du Mouvement 5 étoiles, eh bien Salvini, profitant de sa popularité très grande, compte tenu notamment de la fermeté dont il a fait preuve vis-à-vis de la question des migrants...
Une fermeté d'ailleurs relative, puisque c'est qu'il a effectivement fait preuve de fermeté vis-à-vis des migrants, ce qui lui vaut de la popularité, mais il n'a pas fait preuve de fermeté vis-à-vis de l'UE. L'Italie est restée dans l'euro. L'Italie est restée dans les traités de l'UE.
L'Italie continue de respecter la politique migratoire de l'UE, notamment sur ces questions. L'Italie continue à s'enfoncer économiquement et socialement du fait de son appartenance à l'euro. Tout ça, M.
Salvini l'a finalement avalisé après 14 mois au pouvoir. L'Italie était toujours dans cette situation. Vous vous rappelez que Salvini a essayé d'envoyer balader la scène politique italienne en dénonçant son alliance avec le Mouvement 5 étoiles et en réclamant des élections législatives, tablant sur le fait – comme Boris Johnson – que s'il y avait des élections législatives en Italie, la Lega, la Ligue, dont il est le chef, bénéficierait probablement d'une poussée électorale considérable et obtiendrait sans doute très largement une majorité – ou en tout cas une minorité très importante – pour diriger l'Italie.
Seulement, voilà...
Seulement, voilà, ce qui s'est passé, c'est que les calculs politiques de M. Salvini n'ont pas fonctionné, parce que Luigi Di Maio, qui est à la tête du Mouvement 5 étoiles, a décidé de faire une espèce de renversement des alliances et de s'allier avec l'opposition, au même moment d'ailleurs que Giuseppe Conte, le président du Conseil, qui était considéré un petit peu comme une espèce de potiche, finalement, n'a pas mal agi du point de vue politicien, puisqu'il a présenté sa démission, mais en parfaite connivence avec le président de la République italienne Sergio Mattarella, qui est un pro-européen convaincu. Eh bien M.
Mattarella l'a renommé à la tête de la présidence du Conseil, de telle sorte qu'il ne va sans doute pas y avoir d'élections législatives en Italie, et de telle sorte...
Alors on est dans l'attente. Ça n'a pas encore été conclu. Mais de telle sorte qu'il va y avoir un nouveau gouvernement, avec le même président du Conseil Giuseppe Conte, et avec cette fois-ci une coalition où il y aura l'ancienne opposition pro-européenne et le Mouvement 5 étoiles, tandis que Salvini va repartir dans l'opposition.
Je voudrais à ce propos souligner la stratégie des uns et des autres en Italie et en France. Je rappelle que l'UPR, que j'ai créée voici 12 ans et demi, l'UPR a inscrit dans ses statuts...
Et je crois que c'est le seul parti politique à l'avoir fait. J'en suis absolument certain en tout cas depuis 12 ans. L'UPR a inscrit dans ses statuts que l'objet même de notre mouvement politique était la sortie de l'UE et de l'euro.
Tous les observateurs peuvent témoigner que depuis 12 ans et demi, moi personnellement puis toutes les personnes qui nous ont rejoints : les cadres, les adhérents, les militants de l'UPR, les électeurs, peuvent témoigner que nous n'avons jamais varié de discours, d'analyse et de programme. Nous avons toujours suivi ce que De Gaulle conseillait, c'est-à-dire la voie droite. Il n'y a pas eu ces sinuosités.
Et puis vous avez d'autres partis en France – je pense au FN, je pense à DLF, je pense à la FI, par exemple – qui passent leur temps à faire des sinuosités au sujet de la souveraineté nationale. Le FN, après avoir fait croire...
Et notamment, – c'est ce qui m'avait été objecté au moment de l'élection présidentielle en 2017 – le FN avait laissé croire qu'il pourrait sortir de l'UE et de l'euro, que peut-être un référendum, gnagnagni, gnagnagna. Vous savez ce qu'il en est. Le FN, au cours de l'année 2018, a complètement, officiellement abandonné toute idée de sortie de l'UE et de l'euro, et s'est inspirée de Salvini.
Paraît-il, on allait voir ce qu'on allait voir. Au moment des européennes, d'ailleurs, Mme Le Pen avait dit que c'était une nouvelle majorité qui arrivait en Europe pour changer l'Europe avec Salvini. J'ai raison ou j'ai tort ?
J'ai raison. C'est exactement ce qui s'est passé. Voilà.
De la même façon que quelques mois ou quelques semestres auparavant, M. Mélenchon avait dit qu'il allait avec Die Linke, avec Mme Sahra Wagenknecht, qui était une porte-parole du mouvement très à gauche allemand Die Linke, qui depuis lors a quitté Die Linke pour créer un mouvement de gauche anti-immigrés, ce dont M. Mélenchon ne parle pas.
M. Mélenchon avait dit qu'avec cette dame, puis avec Tsipras de Syriza, c'était une nouvelle Europe de gauche qui allait se mettre en place. Là aussi, ses calculs ont été balayés.
En réalité...
Je parle pas de M. Dupont-Aignan. On sait plus s'il est allié avec Mme Le Pen un jour, plus allié le lendemain.
On n'y comprend plus rien. En tout cas, M. Dupont-Aignan comme Mme Le Pen comme M.
Mélenchon ont toujours dit que maintenant, il était hors de question de sortir de l'UE et de l'euro. Eh bien les événements se chargent de montrer aux Français qui a raison, qui est fiable et qui l'Histoire est-elle en train de montrer comme étant celui qui a la solution. Nous, nous sommes du côté de Nigel Farage, de Boris Johnson, de ceux qui ont dit : « Quoi qu'il arrive, nous appliquerons la volonté du peuple britannique !
Nous sortirons le 31 octobre ». J'espère qu'ils vont le faire. Je pense qu'ils vont le faire.
Nous, nous disons depuis la création de l'UPR : « Nous devons sortir de l'UE ». Nous, nous disons que depuis le référendum de 2005 où 55% des Français ont voté contre la construction européenne, cette construction est désormais frappée de totale illégitimité. Nous disons...
D'ailleurs, il y a eu un sondage de l'Ifop qui est sorti ces jours-ci qui a demandé aux Français : s'ils devaient revoter pour le traité de Maastricht, qui voterait pour et qui voterait contre ? Je rappelle que le traité de Maastricht a été adopté par les Français le 20 septembre 1992 à une majorité extrêmement faible de 50,8%. Et je rappelle à ceux qui n'étaient peut-être pas nés à l'époque ou qui étaient trop jeunes pour en prendre conscience...
Je leur conseille de lire le petit opuscule de Serge Hamili qui s'appelle « les Nouveaux chiens de garde », où ce journaliste du Monde diplomatique a minutieusement relevé le scandale éhonté qu'a été la campagne électorale pour le référendum de Maastricht, où les partisans du non ont eu droit à quelque chose comme 15% ou 20% du temps de parole, tandis que les partisans du oui ont eu plus de 80% du temps de parole, où l'on a fait débattre en France des gens de droite qui étaient en faveur du traité de Maastricht contre des gens de gauche qui étaient en faveur du traité de Maastricht. Les opposants n'avaient pas droit à la parole. C'est une escroquerie qui a eu lieu en 1992, comme il y a eu une escroquerie en 2017 avec l'élection de Macron, qui a bénéficié d'une couverture médiatique absolument délirante.
Seulement, voilà, il y a un jour après, comme disent les Anglais : « There is another day ». C'est-à-dire qu'après, le futur passe par derrière. Et puis les gens commencent à comprendre ce qui s'est passé.
Eh bien aujourd'hui, d'après un sondage de l'Ifop, ça n'est plus 50,8% des Français qui voteraient pour le traité de Maastricht...
Si demain, ce traité, dont je rappelle qu'il a créé l'euro, qu'il a créé l'Union européenne...
Auparavant, on parlait de la Communauté économique européenne, de la CEE. Maintenant, on parle de l'Union européenne. Je rappelle que ce traité a créé l'euro, a créé la politique étrangère et de sécurité commune, a créé l'embryon d'une politique de justice, a créé en fait les embryons d'un État-continent.
Eh bien aujourd'hui, c'est 57% des Français qui voteraient non au traité de Maastricht, selon un sondage Ifop. Un sondage Ifop qui a montré que s'agissant de la constitution européenne, qui a été rejetée le 29 mai 2005 par 55% des Français, eh bien il y aurait cette fois-ci 57% également des Français qui voteraient non. Alors nous, nous disons...
Et nous n'en changerons jamais. Nous, nous voulons, et nous y arriverons : nous allons faire sortir la France de l'UE et de l'euro. Ça prendra le temps que ça prendra.
Mais nous y arriverons, parce que de toute façon, la construction européenne est désormais en voie de nécrose et d'explosion. On voit bien les enjeux qu'il y a derrière : des enjeux énormes, énormes, des pressions financières, médiatiques, psychologiques, politiques, peut-être des chantages, des extorsions de volontés, et des menaces, etc., parce que l'oligarchie sait, sent qu'elle est en train de perdre la partie.
Eh bien face à ça, nous devons garder une ligne droite, comme Charles de Gaulle en juin 1940. Assez des sinuosités ! Assez de « On va jouer...
On va dire qu'on reste dans l'UE. C'est plus malin, parce qu'Asselineau, il est trop gnagni, gnagna, il est trop franc du collier. En fait, on va faire une petite alliance.
On va dire qu'on est pour l'UE. Puis en fait, derrière, on va essayer de détricoter ». Tout ça, c'est de la politicaillerie.
Ça ne marche pas. Ça ne marche pas parce que face à un combat qui est celui de la liberté, de la souveraineté, de l'indépendance d'un peuple, on ne peut pas avoir des petites politiques de maquignon, de cacher-montrer, etc. Ça, ça ne marche pas.
M. Salvini est en train d'en apporter la preuve. Je lance ici un appel à toutes celles et à tous ceux qui me regardent.
Même si vous n'êtes pas toujours d'accord sur tel ou tel point de l'UPR, vous devez comprendre en votre âme et conscience qu'il n'y a qu'un seul mouvement politique français qui soit droit, fiable, et qui vous dit toujours la vérité depuis 12 ans et demi. C'est l'UPR. Vous devez arrêter de croire les balivernes de Mme Le Pen, de M.
Dupont-Aignan, de M. Mélenchon, etc., qui vous font croire une chose et son contraire.
La seule chose qu'ils ne prennent jamais comme engagement, c'est de proposer pour toujours et définitivement la sortie de l'UE et de l'euro. Voilà. Voilà la leçon qu'est en train de nous administrer l'Italie. {Merci M.
Asselineau. Toujours dans l'UE, une entreprise de fabrication de locomotives allemande : Vossloh, vient d'être vendue à un grand groupe chinois : CRRC. Qu'en pensez-vous ?} Bien ce que j'en pense, c'est surtout que je suis...
Je sais pas comment dire. J'ai envie à la fois d'éclater de rire et envie de me mettre en colère lorsque je vois la réaction de Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie. On a appris en effet – c'était hier, je crois – que l'entreprise de fabrication allemande de locomotives qui s'appelle Vossloh, V-O-S-S-L-O-H, va être vendue à la grande entreprise chinoise CRRC.
Et M. Le Maire a piqué une colère parce qu'il s'est rappelé que la fusion Alstom-Siemens en matière ferroviaire, il y a quelques mois, – on en avait parlé – avait été interdite par la Commission européenne, en l'espèce par la commissaire à la concurrence Mme Margrethe Vestager, qui était une Danoise, qui est d'ailleurs toujours en poste, jusqu'au mois de novembre. Ça avait été interdit au motif que ça risquait de faire un monopole, nanani, nanana, et donc c'était la lutte contre les monopoles.
La France avait protesté, l'Allemagne aussi, en disant que s'il n'y avait pas cette fusion Alstom-Siemens, on allait servir sur un plateau d'argent le marché ferroviaire en UE aux Chinois. Bien. Ça n'avait pas fait plier Margrethe, cette commissaire danoise jamais élue par personne et qui décide du sort de notre industrie ferroviaire.
Enfin faut vraiment que les Français comprennent ce que c'est que la construction européenne, nom d'une pipe ! On est en train de détruire l'industrie ferroviaire française parce qu'une Danoise a décidé qu'il en était ainsi : une Danoise qui n'a jamais été élue par personne, même pas par des Danois. Voilà.
Ça, c'est la construction européenne au jour le jour. Et puis M. Le Maire, effectivement, était en colère à ce moment-là.
Et il est encore plus en colère lorsqu'il se rend compte que désormais, eh bien c'est une entreprise de fabrication de locomotives allemande qui est vendue à CRRC. C'est-à-dire qu'on contribue de plus en plus à donner, à livrer le marché ferroviaire aux Chinois en UE. Alors qu'est-ce que je peux dire là-dessus ?
J'ai vu un message Twitter de M. Le Maire, qui a dit : « Je ne supporte pas une Europe qui ne défend pas nos intérêts et qui ne protège pas nos (compatriotes) ». Allez regarder.
Voilà, vous le voyez apparaître à l'écran, ce message Twitter. Alors qu'est-ce que je dirais, moi, à M. Le Maire ?
M. Le Maire, vous mentez. Vous supportez cette Europe, puisque vous ne voulez pas en sortir, justement.
Ça sert à quoi de dire « Je ne supporte pas cette Europe qui ne défend pas nos intérêts, qui ne protège pas nos citoyens », puisque justement, elle ne défend pas nos citoyens, elle ne protège pas nos citoyens, et depuis 60 ans, et vous voulez y rester ? Donc vous la supportez. Donc vous mentez.
Vous devriez dire : « Je suis un eunuque. On m'a coupé toutes les possibilités de mener une politique indépendante pour défendre le peuple français. Et donc je me soumets à une UE qui ne défend pas nos intérêts, qui ne protège pas nos concitoyens ».
C'est ça que vous devriez dire, M. Le Maire. C'est pas autre chose.
Allons un peu au-delà. Ça veut dire quoi, dans la bouche du ministre, « Je ne supporte pas une Europe qui ne défend pas nos intérêts » ? « Nos intérêts »...
Mais les intérêts de qui ? C'est qui, « nos », « nos intérêts » ? Et « qui ne protège pas nos (compatriotes) »...
C'est qui, les (compatriotes) ? Parce que M. Le Maire, il faut que vous compreniez bien que pour les actionnaires allemands de l'entreprise Vossloh, qui vendent cette entreprise aux Chinois, c'est leurs intérêts.
Il faut que vous compreniez bien, monsieur, que vous expliquiez aux Français que les intérêts des salariés français de l'industrie ferroviaire, notamment de Alstom, qui a été vendue, etc., que leurs intérêts à eux ne sont pas les mêmes que les intérêts des actionnaires allemands de Vossloh ! Vous faites croire qu'il y aurait des intérêts européens, qu'il y aurait une Europe qui protégerait les citoyens européens.
Mais vous mentez. Tout le problème de l'Europe, c'est que justement, il y a en France des intérêts nationaux qui ne sont pas les mêmes que les intérêts nationaux danois, allemands, grecs, polonais. Tout le problème de la construction européenne, il est là, justement.
On conclura sur cette lamentable affaire que...
C'est encore un argument. Vous savez, j'ai beaucoup utilisé au cours des dernières semaines...
Je l'avais utilisé pendant la campagne pour les élections européennes. J'ai beaucoup utilisé l'argument de ce pont qui est construit en Croatie sur fonds européens, donc sur fonds français, où la France verse 60 ou 65 millions d'euros par l'intermédiaire des fonds européens. Quand je dis « la France », c'est votre argent, hein.
C'est l'argent des Français, des gens qui me regardent. 65 millions d'euros que nous avons versés par l'intermédiaire des fonds européens à la Croatie pour qu'elle fasse construire un pont de 2 km de long, de 360 millions d'euros au total, qui va être construit par une entreprise publique chinoise de BTP, bon, au même moment qu'en France, nos ponts menacent ruine, et qu'il manque 300 millions d'euros chaque année. C'est un scandale inimaginable.
Mais là, nous avons un autre exemple, où cette fois-ci, la Commission européenne, de façon absolument consciente, non seulement empêche une fusion de deux entreprises franco-allemandes pour lutter contre la domination chinoise, mais même autorise, favorise, laisse vendre une entreprise allemande de fabrication de locomotives aux (Chinois). Alors que surtout, surtout, que plus personne ne vienne nous dire que la construction européenne a vocation à faire contrepoids aux Chinois ! C'est terminé.
D'ailleurs, si on regarde bien, depuis qu'il y a la construction européenne, tout est vendu aux Chinois. Il y a plus d'une centaine de châteaux dans le Bordelais, de châteaux de vignobles, qui ont été vendus à des intérêts chinois. Je rappelle qu'il y a des terres entières dans la Beauce qui ont été vendues à des intérêts chinois.
Je rappelle que des pans entiers de notre industrie ou d'ailleurs de notre hôtellerie, de nos services sont vendus à des intérêts chinois. Et maintenant, eh bien ce sont les services ferroviaires, pendant qu'au même moment, on donne de l'argent aux Chinois pour qu'ils construisent des ponts en Croatie. Donc plus jamais, plus jamais, que l'on nous dise que la construction européenne a vocation à faire contrepoids à l'influence chinoise, pas plus d'ailleurs qu'à l'influence américaine.
Vous me connaissez. Moi, d'ailleurs, je trouve que ces débats sont sordides, sont mal...
Nauséabonds. Moi, je ne suis pas anti-chinois. Je ne suis pas plus anti-allemand, anti-américain.
Moi, je suis pour que l'on fasse ce que doit faire un chef d'État en France, c'est-à-dire défendre l'intérêt du peuple qui l'a élu. Parce que si le président de la République française, si le gouvernement français ne défend pas l'intérêt des Français, qui va le faire à leur place ? Personne.
Donc l'intérêt supérieur, l'intérêt majeur, l'intérêt suprême du président de la République et du gouvernement, c'est de défendre en toutes circonstances les intérêts de l'économie, de l'industrie, de l'agriculture, des services français, le bien-être des Français, les services publics à la française, le droit du travail à la française, le bien-être, la santé des Français. C'est ça ! Dans ces conditions, je n'aime pas ces procès : « Il faut se battre contre les Chinois ».
Non, non, non. Moi, je trouve que nous avons des liens avec la Chine, par exemple en matière d'industrie nucléaire, en matière aéronautique. C'est très bien qu'on ait des coopérations industrielles avec la Chine, avec l'Allemagne, avec le Brésil, avec le Japon, avec l'Algérie, avec la Russie, avec le plus grand nombre de pays du monde.
Donc ce procès du style « On favorise la Chine », en fait, est assez nauséabond. Le propos de M. Le Maire fleure bon le péril jaune.
Nous, ce que nous voulons, c'est défendre les intérêts français. Nous, nous ne faisons pas de distinguo selon qu'une entreprise est vendue aux Allemands, aux Chinois, etc. Nous, ce que nous regrettons, nous, c'est devoir perdre de l'industrie et des emplois industriels et du savoir-faire et de l'ingénierie en France.
Et cela, nous n'en changerons pas. Quant à M. Le Maire, il est ridicule.
Il devrait démissionner. Il devrait dire : « Finalement, excusez-moi, je vous ai baratinés. En fait, je suis un minus.
Je suis dans ce gouvernement pour avoir une voiture avec gyrophare. Mais en fait, je n'ai aucune possibilité de défendre l'industrie française et l'économie française ». Il en a fait la preuve.
M. Montebourg l'avait constaté. Au moins, M.
Montebourg, qui avait été (ministre du Redressement productif), au moins a-t-il eu l'honnêteté de reconnaître sur Internet il y a quelques semaines – vous vous rappelez – qu'en fait, l'UE est en train de détruire l'industrie française et qu'il fallait revenir aux nations. Encore un petit effort, M. Montebourg, pour adhérer à l'UPR, puisque paraît-il : pour l'instant, vous voulez toujours rester dans l'UE.
Vous faites comme M. Le Maire. Vous ne supportez pas cette Europe qui est en train de tout détruire, mais vous voulez quand même y rester.
Donc vous la supportez. {Merci M. Asselineau.
Toujours dans l'UE, que pensez-vous de la nomination de Sylvie Goulard à la Commission européenne ?} Bah là, je serai assez bref, parce que Sylvie Goulard...
Donc vous savez que chaque pays a un commissaire européen. Je rappelle d'ailleurs à ceux qui ne le sauraient pas que dans les premiers temps du marché commun, de la CEE qui avait été créée en 1957, il y avait 6 pays, et les 3 principaux pays – qui étaient l'Allemagne, l'Italie et la France – avaient chacun deux commissaires européens, tandis que les pays du Benelux – la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg – avaient un commissaire européen, de telle sorte qu'il y avait en définitive 9 commissaires européens. Ce temps est révolu.
Désormais, il y a un commissaire européen par pays. Nous, nous avons eu l'inénarrable Michel Barnier. Et maintenant, M.
Macron a décidé de nommer la non moins inénarrable Sylvie Goulard. On a fait d'ailleurs savoir à Paris qu'on aimerait bien que Sylvie Goulard hérite du portefeuille de Margrethe Vestager, qui est donc cette Danoise dont je parlais à l'instant, qui est la commissaire à la concurrence, en espérant – en espérant – que Mme Goulard...
Ça, c'est les grosses « colossales finesses » (accent allemand) de la diplomatie française : en espérant que comme Mme Goulard est française, eh bien elle favoriserait les intérêts de la France. On a vu avec M. Moscovici, ensuite nommé commissaire européen en remplacement de Michel Barnier.
Michel Barnier, lui, s'occupe du Brexit. M. Moscovici, qui était un socialiste...
On était très contents. Il allait s'occuper de l'euro. On allait voir comment ça allait se passer.
Il allait arrondir les angles, favoriser les intérêts français...
Vous avez vu ce qu'il en a été. J'ai déjà eu l'occasion de le rappeler souvent, ce bon mot de Sir Christopher Soames, le gendre de Churchill, qui avait dit dans les années 1962-1963 : « Il faut toujours nommer un Français à la tête d'une organisation internationale, car c'est le seul qui ne défend pas les intérêts de son propre pays ». Ajoutons que M.
Moscovici comme Mme Goulard, comme l'était M. Barnier, sont en fait englués dans une structure administrative, dans une espèce de structure dictatoriale qui s'appelle la Commission européenne, et que même s'ils voulaient défendre les intérêts français, ils seraient flanqués de toute façon d'un Allemand, d'un Néerlandais, d'un Croate ici ou là dans tous les bureaux : leurs proches collaborateurs, de telle sorte qu'ils sont en fait sous surveillance. Idem d'ailleurs pour Mme Christine Lagarde.
Donc tous les gens qui pensent « Oh là là, on a eu un bon portefeuille pour notre commissaire européen. Frottons-nous les mains » se trompent. Ça n'est pas comme ça que ça fonctionne.
S'agissant de Mme Goulard, alors elle, c'est une européiste, mais alors on est à la limite de la fanatique, du fanatisme. Mme Goulard...
Je me rappelle : il y a quelques années – c'était sur Radio Notre-Dame –, j'avais été invité – c'était il y a bien 6 ou 7 ans – par Louis Daufresne, journaliste de Radio Notre-Dame, à un débat matinal – c'était à partir de 7h30 du matin – où je devais être opposé à Mme Sylvie Goulard. Il m'avait pas dit à qui je serais opposé, parce que...
Voilà, comme ça. Moi, je veux bien débattre avec tout le monde. Donc moi, j'avais dit : « Écoutez, faites-moi débattre avec qui vous voulez.
Je viendrai », parce que moi, j'ai pas peur, je suis pas un lâche. Je ne suis pas un couard. Je sais ce que j'ai à dire.
Et je suis suffisamment sûr que ce que je dis est vrai et irréfutable que je veux bien débattre avec tout le monde, à condition évidemment qu'on me fasse pas débattre avec le 57e sous-fifre d'un parti politique pour essayer de montrer que l'UPR ne serait pas à la hauteur de ces partis européistes qui tiennent le haut du pavé. Mme Goulard avait appris le matin même comme moi qu'elle me serait opposée. Moi, je l'avais appris en arrivant dans les studios.
Sauf que Mme Goulard avait été appelée quelques minutes auparavant en disant : « Voilà, vous allez débattre avec M. Asselineau ». Et cette dame Goulard avait répondu donc à Louis Daufresne qu'elle ne venait pas dans ces conditions, parce qu'elle en avait assez...
Je cite cette dame. Elle en avait assez d'être marquée à la culotte par des eurosceptiques. C'est-à-dire qu'elle avait fui le débat avec une lâcheté méprisable.
Elle s'était mise aux abonnés absents. Bien. Mme Sylvie Goulard a été dans l'entourage de M.
Bayrou, a trempé dans l'affaire des emplois fictifs au Parlement européen, a été éclaboussée par ce scandale. Je rappelle qu'elle avait été nommée ministre des Armées dans le premier gouvernement de Philippe, dans les premiers jours du quinquennat Macron, et que...
Elle y avait passé 2, 3 semaines, et puis avait été obligée de démissionner sous le scandale, du fait de cette incrimination. On en est toujours là. Cette dame, qui a été obligée de démissionner du gouvernement pour soupçons de détournement de fonds publics européens – il faut quand même dire les choses telles qu'elles sont –, voilà que le gouvernement la propulse comme commissaire européen.
On aura tout vu. Il est vrai qu'on en a vu d'autres. Mais celle-là est quand même particulièrement gratinée.
Et puis on a appris au même moment...
Vous avez peut-être vu circuler ça sur Internet : que dame Goulard a été financée par un think-tank américain pendant – je crois – 1 an et demi, quelque chose comme ça. Elle a été financée 12 000 $ – c'est-à-dire à peu près 10 000 € – par mois à ne rien faire, en fait. On se perd en conjectures.
Elle était dans un think-tank qui réfléchissait. Lorsque Mme Goulard réfléchit, on ne sait pas ce qui se passe. On n'a pas vu – semble-t-il – des quantités, des sources vives de réflexion, de la matière grise qui sidérerait les observateurs par la pertinence de son analyse.
Mme Goulard, comme une grande, s'est mis dans la poche...
Après avoir mis dans la poche sans doute...
En tout cas, elle est poursuivie pour ça : pour avoir fait des détournements de fonds publics européens avec M. Bayrou. Maintenant, Mme Goulard – on le sait de source sûre – a probablement bénéficié d'abus de biens sociaux dans ce think-tank, ou en tout cas a été financée – et pas rien : 12 000 $, 10 000 € par mois – à ne rien faire.
Voilà cette dame, européiste convaincue, ultrafédéraliste, que la France envoie à Bruxelles. Autrement dit, c'est pas demain la veille que la France va défendre l'intérêt du peuple français à la Commission européenne. {Merci M.
Asselineau. Maintenant, le G7. Le G7 a eu lieu la semaine dernière à Biarritz.
Quels enseignements peut-on en tirer ?} Alors là, je vais être bref. Le G7, c'est terminé, voilà.
Le G7, ça a été du délire. Il y a eu des dépenses estimées à 35 ou 38 millions d'euros pour avoir une espèce de fête narcissique de 7 ou 8 personnes, qui sont là, qui se congratulent, qui se croient les maîtres du monde, et qui en fait passent leur temps à s'engueuler. Il n'en sort rien.
Macron a essayé de faire un coup de théâtre sur l'Iran, en faisant venir le ministre iranien des Affaires étrangères. Donald Trump était furax. Donald Trump a dit publiquement que Macron n'avait été absolument pas mandaté par le G7 pour faire ça.
Après ça, dans les coulisses, les collaborateurs ont essayé d'arrondir les angles, et patati, et patata. On est allés de crispation en crispation. Pendant ce temps-là, la ville de Biarritz est devenue une ville morte.
Il y a eu des centaines et des centaines de forces de l'ordre qui sont arrivées, qui n'avaient même pas les moyens de boire un verre d'eau. Les gens allaient chez les particuliers. Moi, il se trouve que j'étais dans les Landes.
On a réuni des délégués régionaux. On voyait quasiment des réfugiés de Biarritz qui fuyaient en disant : « C'est épouvantable ». Tout le centre-ville était neutralisé.
Enfin c'était complètement délirant. On est dans le domaine du délire général. C'est d'autant plus délirant que Macron a roulé des mécaniques sur l'affaire de l'Amazonie.
Il a commencé à incriminer Bolsonaro pour faire des feux de forêt en Amazonie. Manque de chance...
Je ne dis pas que Bolsonaro est un type formidable, mais il se trouve que les feux en Amazonie, ça ne date pas de Bolsonaro. Ça date d'il y a des décennies. Et en particulier, il y avait notamment sur Louga (des feux de forêt qui étaient très supérieurs à ce qu'il y avait en Amazonie en ce moment).
Deuxièmement, des feux de forêt en Afrique, il y en a aussi. Troisièmement, j'invite toutes les personnes qui me regardent à aller lire un petit dossier fort bien fait qu'a fait Jérôme Yanez, notre responsable pour les questions écologiques, sur la situation des forêts en France. Puisqu'en France, on brûle pas, mais c'est tout comme, puisqu'on est en train de transformer progressivement les forêts : les forêts avec des feuillus, les forêts héritées de la Gaule de l'Antiquité, nos forêts de chênes, nos forêts avec des feuillus...
On est en train progressivement de les transformer en plantations d'arbres pour rentabiliser, pour avoir une opération économique rentable. Il y a désormais 30% des forêts françaises qui ne sont plus des vraies forêts, mais des plantations d'arbres avec des résineux, qui polluent d'ailleurs parce qu'ils ont des besoins très spécifiques. Enfin bref.
Et puis il y a le commerce, l'agrobusiness autour du bois, la filière bois. Vous savez peut-être qu'en France, on fait du chêne qu'on coupe en morceaux, qu'on envoie en Chine. C'est en Chine que le chêne est transformé en parquet.
Après, ça nous le renvoie. Ça fait 40 000 ou 50 000 km si ça passe par le canal de Bonne-Espérance pour aller fabriquer nos bois là-bas. En réalité, allez lire le dossier de Jérôme Yanez sur cette affaire de filière bois.
Vous découvrirez...
Alors bien entendu, je ne dis pas que Bolsonaro au Brésil, le gouvernement brésilien, c'est Blanche-Neige. Mais il se trouve que des feux de forêt en Amazonie, il y en a depuis des décennies. Il y en a eu d'ailleurs sous le prédécesseur, sous Mme Dilma Rousseff, ou son prédécesseur : sous Lula.
Il y avait déjà des feux de forêt, parfois beaucoup plus importants. Il y a des feux de forêt en Afrique équatoriale. En France, la situation de la filière bois est mauvaise.
Eh bien tout ceci est expliqué dans ce dossier de Jérôme Yanez. Ce qui se cache derrière tout ça, c'est simplement l'appétit du pognon, du fric, et naturellement toujours les mêmes histoires, c'est-à-dire la mondialisation des échanges, et également le développement de l'alimentation carnée dans les pays d'Occident. Il y a de plus en plus de consommation de viande de bovin.
Les bovins, notamment élevés...
Que ce soit dans des fermes de mille vaches ou je sais pas quoi, eh bien les bovins ont besoin de tourteaux de soja. Et les tourteaux de soja, on va les faire notamment en déforestant l'Amazonie et en faisant des plantations de soja. Donc derrière toutes ces histoires, on peut pas faire comme l'a fait Macron, parce que c'est absolument dégueulasse : jeter l'opprobre sur un pays en particulier alors même que la France et l'UE, comme les États-Unis d'Amérique, sont les auteurs, les responsables n°1 de ces échanges commerciaux déséquilibrés, les acteurs, les responsables n°1 de la déforestation des forêts primaires équatoriales que l'on trouve en Afrique ou que l'on trouve en Amazonie.
J'ajoute pour clore sur ce chapitre de l'Amazonie qui a occupé une large part du G7, j'ajoute ce scandale absolu qui est la duplicité abjecte de Macron sur l'affaire amazonienne. Je rappelle – là aussi, on a publié un communiqué de presse, je vous y renvoie – que Macron, après avoir dit qu'il allait remettre en cause le projet de Montagne d'or en Guyane française, en fait, en sous-main, laisse poursuivre ce projet. Je rappelle que c'est un projet...
Paraît-il qu'on aurait trouvé dans l'ouest de la Guyane, au sud-est de la ville de Saint-Laurent-du-Maroni, on aurait trouvé des gisements aurifères, où on pourrait éventuellement dégager environ 155 tonnes d'or, ce qui suscite des appétits, des convoitises d'un conglomérat minier canadien et russe, soutenu d'ailleurs par M. Jacques Attali, et comme par hasard soutenu par Macron. Sauf que si on fait ça, on est obligés d'enlever des hectares et des hectares de forêt amazonienne en Guyane française, et puis de polluer les sols, parce que les mines d'or sont extrêmement polluantes.
On utilise notamment beaucoup de mercure, vous le savez peut-être. Or, le mercure...
Si on empoisonne les sols avec du mercure, eh bien c'est pendant des siècles et des siècles qu'on risque d'avoir des sols qui sont extraordinairement pollués. Au lieu de donner un coup d'arrêt clair et net à ce projet, qui suscite l'opposition majeure d'un grand nombre de Guyanais, et notamment de nos compatriotes amérindiens, qui vivent dans les parages de ce projet de Montagne d'or, au lieu de donner un coup d'arrêt, M. Macron n'a pas arrêté de mentir, de dire qu'il était contre tout en laissant faire.
Je rappelle que nous avons participé – nous – à une élection législative partielle en Guyane au début de l'année 2018. Je m'y étais d'ailleurs rendu pour soutenir Georges Mignot, notre candidat. Et dans notre programme législatif, il y avait justement l'interdiction absolue de ce projet de Montagne d'or.
Malheureusement, les électeurs ont voté pour En marche, ont voté pour le candidat qui, lui, trouve très très bien ce projet Montagne d'or. On imagine qu'il doit y avoir des enveloppes qui circulent derrière, peut-être. Voilà.
Alors M. Macron donnant des leçons de morale à Bolsonaro parce qu'il déforeste l'Amazonie, alors que lui-même, Macron, est à la tête d'un gouvernement, d'un État qui participe par l'intermédiaire de l'UE à un schéma économique planétaire qui favorise justement, qui pousse partout à la déforestation, alors que M. Macron, en plus de tout ça, laisse faire et a même approuvé lourdement il y a encore 2 ans ce projet de Montagne d'or dans la Guyane française en Amazonie, eh bien M.
Macron est un tartuffe. Au total, pour en revenir au G7, la montagne – comme d'habitude – a accouché d'une souris. D'ailleurs, tout le monde se contrefiche de ce que décide le G7.
Il faut comprendre une fois pour toutes que le G7 est un truc profondément illégitime. Le G7 est apparu dans l'esprit fécond de M. Giscard d'Estaing en 1975, où M.
Giscard d'Estaing avait décidé qu'il y ait une espèce de directoire des gens chics. C'est-à-dire il devait y avoir le Canada, les États-Unis, le Japon et puis 4 pays de ce qui était encore à l'époque le marché commun, c'est-à-dire l'Allemagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni. C'était ça, le G7.
Ça montre d'ailleurs le caractère peu démocratique de l'esprit fécond de M. Giscard d'Estaing, qui est un esprit plutôt aristocratique, puisqu'il estimait en définitive qu'au sein du marché commun, il y avait les torchons et les serviettes, les serviettes étant l'Allemagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni, les torchons étant le reste, c'est-à-dire les Pays-Bas, l'Espagne, (etc.), qui déjà étaient membres du marché commun.
Ce G7 avait la prétention d'être une espèce de directoire mondial des gens chics, des Occidentaux ayant vocation à décider de l'avenir de la planète. Après, ce G7 est devenu le G8, lorsqu'il a été question d'y faire entrer la Russie, qui est entrée. Depuis l'affaire de Crimée, la Russie a quitté le (G8).
Il a été question lors du G7 de Biarritz – grave question – de savoir si la Russie rentrerait dans le G7, pour que le G7 redevienne le G8. Et puis comme de toute façon, ce système, finalement, n'a aucun sens, parce que c'est pas parce que l'Allemagne, la France, l'Italie, les États-Unis, le Japon et le Canada vont tomber d'accord sur un truc que ça va impliquer que la Chine, l'Inde, le Brésil, le Nigeria, l'Afrique du Sud, le Paraguay, le Kazakhstan changent de point de vue. Au passage d'ailleurs, vous imaginez ce que pensent du G7 les dirigeants de Madrid, de Varsovie, de Budapest, de Bucarest, de Sofia, d'Athènes, de Stockholm, de Dublin, de Lisbonne, enfin bref les autres pays de l'UE.
Paraît-il qu'au sein de l'UE, on est tous copains et qu'on a une seule politique étrangère de sécurité et de défense. Sauf que dans le G7, on leur fait comprendre, à l'Espagne, au Portugal, à la Pologne, à la Hongrie, à la Roumanie, à la Bulgarie, à la République tchèque, on leur fait comprendre qu'en fait, ils sont pas tellement fréquentables, ils sont un petit peu mauvais, donc il faut qu'ils dégagent, on reste entre gens de qualité. Donc ce G7, évidemment, est très très impopulaire ou tout du moins jugé très illégitime par les autres pays membres de l'UE, de telle sorte d'ailleurs que pour essayer de remédier à ce truc bancal, on y a mis le président de la Commission européenne.
C'était M. Drunker jusqu'il y a peu. Maintenant, ça va être Mme von der Leyen, qui vient jouer les utilités et faire un peu tapisserie pour poser au milieu de cet aréopage de responsables occidentaux qui passent leur temps en fait à se détester et (à s'envoyer des piques dans les gencives, à s'envoyer des coups de pied dans les tibias).
Au total, ce G7 a coûté minimum 35 à 38 millions d'euros, en coûts directs. Si on y ajoute les coûts indirects : le chiffre d'affaires perdu par les commerçants, par le secteur hôtelier pendant plusieurs jours, plus tous ses effets multiplicateurs, c'est peut-être bien supérieur. Peut-être que l'ardoise est de 50, 60, 70 millions.
On n'en sait rien. C'est délirant, pour des gens qui prétendent parler pour l'écologie. Mais si c'est de l'écologie, ils n'ont qu'à faire un G7 virtuel.
Et puis ils sont tous derrière Skype, chacun, l'un à l'Élysée, l'autre à la Maison-Blanche. Et puis ils se parlent derrière Skype. Ça coûtera rien du tout.
D'ailleurs, pareil pour Greta Thunberg, là. Plutôt que d'aller à New York...
Alors paraît-il qu'elle a utilisé un bateau, un navire à voiles. Sauf que pour préparer son voyage, il y a eu des quantités de transports aériens, de collaborateurs qui ont tout organisé. Mais nom d'une pipe, si ces gens sont à ce point – comment dirais-je ? – hantés par l'émission des gaz à effet de serre, qu'ils arrêtent de faire ça, qu'ils se réunissent avec un Skype, avec une vidéoconférence, et puis tout le monde sera content.
Ah, c'est sûr qu'évidemment, du point de vue narcissique, on n'aura pas les photos comme ça, et est-ce que la robe de Mme Macron était de telle ou telle couleur ? Ça éviterait d'ailleurs à Mme Macron de se ramasser les avanies peu élégantes – il est vrai – que là, on peut condamner, du président brésilien. Enfin on sait plus très bien ce qui se passe.
Mais enfin tout ça, ce sont des nids de vipères, des paniers de crabes, des nids à embrouilles, des trucs qui coûtent des sommes folles. Le pompon de cette histoire, c'est que le G7 a accouché – paraît-il – d'un programme d'aide à l'Amazonie de 20 millions d'euros. Ils en ont dépensé le double pour organiser le sommet qui a accouché de ce truc-là.
On sait même pas d'ailleurs qui l'a payé. En conclusion, eh bien ce que je pense, c'est que si j'arrive un jour à la fonction de chef de l'État, si je suis élu en 2022, eh bien parmi les décisions que je prendrai, eh bien je dirai que finalement, la France considère que le G7 ne sert à rien du tout, que ça coûte beaucoup trop cher et qu'on va faire des économies sur les frais du contribuable. Voilà.
Ça m'évitera de prendre l'avion pour aller je ne sais pas où. Ça évitera aux parties prenantes de dépenser plus d'argent. Nous, cet argent, on l'économisera.
Et puis surtout, on dira que c'est profondément illégitime. Moi, je suis quelqu'un qui (est) respectueux de tous les peuples du monde, vous me connaissez. Et je suis d'abord et avant tout respectueux du peuple français, parce que je suis français, je suis français depuis des dizaines de générations.
C'est mon pays. C'est le pays de mes ancêtres. Je veux défendre la France.
Je veux défendre son rayonnement, défendre son insertion dans le concert des nations. Mais comme le disait le général De Gaulle : « Les grandes figures de l'histoire de l'humanité ont d'abord été des grandes figures nationales ». Donc ce que nous, nous voulons, c'est qu'il n'y ait plus de G7.
Il faut qu'il y ait des forums de concertation. Mais justement, ils existent. Ils existent à l'intérieur de l'ONU, à l'intérieur de la CNUCED, à l'intérieur de l'OMS, à l'intérieur de l'OMC, etc.
C'est là où il y a des forums. Et dans ces forums, eh bien tous les pays du monde doivent être traités à égalité de dignité et de respect. C'est d'ailleurs une pensée très chinoise.
Et là, je suis volontiers chinois sur cet aspect-là des choses. Le gouvernement chinois, comme d'ailleurs un certain nombre d'autres gouvernements, mais le gouvernement chinois en particulier, met toujours un point d'honneur à considérer que tous les peuples sont à égalité de dignité et que tous les chefs d'État de quelque pays que ce soit doivent être traités de la même façon. C'est pour ça que vous avez – je ne sais pas – le président de l'île Maurice ou le roi du royaume de Tonga qui, s'ils font une visite officielle en Chine, auront les mêmes honneurs et seront traités avec le même respect que s'il s'agissait du président des États-Unis d'Amérique.
Eh bien moi, je suis favorable à ça. Évidemment, il y a un principe de réalité derrière. Il y a le poids respectif des économies, des armées, des systèmes de défense.
Je n'en disconviens pas. Mais tous les peuples ont le droit à la parole. C'est un simple principe de démocratie planétaire.
Donc avec moi, fini le G7. On arrêtera ce truc. On s'en passera très bien.
De toute façon, ça ne sert à rien. Et puis les Français commenceront à comprendre qu'en élisant François Asselineau à l'Élysée, ils ont changé de monde, ils sont passés dans un nouveau monde : celui du XXIe siècle qui attend la France. {Qu'est-ce que vous pensez de la multiplication des arrêtés de maires contre les pesticides dans leur commune et de leur interdiction par l'État ?} Alors on a vu le maire de Langouët – je crois –, qui est dans le Morbihan, qui est un maire qui a pris un arrêté contre les pesticides dans sa commune.
Ça a fait un scandale. La préfète s'en est mêlée, a interdit cet arrêté, parce que les préfets – je le rappelle à ceux qui auraient des connaissances lacunaires du droit administratif –, depuis les lois de décentralisation de 1982...
Désormais, les communes et les collectivités locales s'administrent librement. Jusqu'en 1982, nous avions un système dit jacobin, centralisé, où les arrêtés municipaux des maires – par exemple – devaient obtenir le feu vert, l'autorisation du préfet. Et s'il ne l'obtenait pas, il ne pouvait pas le publier.
Désormais, c'est un contrôle a posteriori. C'est-à-dire : les maires peuvent publier des arrêtés, mais cet arrêté doit être ensuite transmis à la préfecture, qui doit le valider uniquement au regard du droit. Auparavant, le préfet avait un regard en opportunités.
Désormais, c'est fini. C'est uniquement au regard des lois existantes. Et donc il y a ce que l'on appelle le contrôle de légalité.
Alors moi, ce que me donne comme impression cette affaire du maire de Langouët, qui s'est d'ailleurs répandue et qui se répand à d'autres maires, c'est que nous, nous avons publié...
J'ai publié un communiqué de presse aujourd'hui. Nous avons attiré l'attention de tous les observateurs sur le fait que cette affaire n'est pas nouvelle et que nous en avons apporté la preuve, puisque nous avons un maire UPR : Antoine Duburcq, que je connais bien, qui est un ami, qui est quelqu'un qui m'a parrainé pour l'élection présidentielle, qui est le maire d'un petit village de montagne, à 800 mètres d'altitude, dans le département magnifique de l'Ariège, dans les Pyrénées...
Antoine Duburcq a adhéré à l'UPR le 8 mai – je crois – 2016. Quelques semaines après, le 29 juin 2016...
Ça a pas de rapport, mais il se trouve que c'est la chronologie des événements. Le 29 juin 2016, il a pris un arrêté municipal pour interdire sur l'ensemble de sa commune – qui est la commune de Balacet, en Ariège – l'utilisation de tous les produits phytosanitaires, que ce soit à titre d'entreprise professionnelle ou à titre privé, et quels que soient les pesticides utilisés. Or, cet arrêté ministériel a été comme il se doit transféré à la préfecture de Foix, préfecture de l'Ariège.
Et il a reçu le visa du service de contrôle de légalité. Nous avons publié cela sur notre site. Allez le voir.
Et donc nous trouvons un peu étonnante toute cette agitation sur le maire de Langouët. Voilà. Nous avons – nous – un maire de l'UPR qui, il y a déjà plus de 3 ans, a pris un arrêté interdisant les pesticides sur l'ensemble du territoire de la commune qui a été validé par le service du contrôle de la légalité de la préfecture de l'Ariège.
Alors quelles sont les leçons à en tirer ? Premièrement, il y a un petit problème au ministère de l'Intérieur, parce que ça peut pas qu'un arrêté ait été validé par le service de légalité de la préfecture de l'Ariège le 29 juin 2016 et que maintenant, en 2019, on a des préfets qui montent au créneau pour les interdire. Ça veut dire qu'il y a un petit problème quelque part.
Il y a un problème de jurisprudence. Comment se fait-il que ça pose problème maintenant alors que ça n'en posait pas il y a 3 ans ? Ça, c'est le premier point.
Le deuxième point, la deuxième conclusion que je dis, c'est que lorsque nous, nous sommes au pouvoir, nous avons – nous – quelques maires...
On n'en a pas beaucoup. On n'en a que 3, 4, qui sont maires dans des petits villages et qui sont à l'UPR. On le voit avec l'exemple du maire de Balacet Antoine Duburcq.
Eh bien quand nous, on est au pouvoir, on met en œuvre ce que nous avons dit. Nous, nous ne faisons pas de l'écologie pour la frime. On fait pas un truc à la Jadot, du style : « Moi, voilà...
Il y a urgence ! Écologie ! », nani, nani, nana, « mais il faut rester dans l'UE ».
Et puis une fois qu'on est dans l'UE, il y a le CETA. Et on a vu M. Jadot pour le CETA ?
Rien ! La seule façon de ne pas avoir le CETA avec le Canada, c'était de proposer ce que je proposais : la sortie de l'UE. Quand est-ce que les électeurs vont comprendre que la façon dont ils se font enfumer, c'est parce qu'ils croient les bonnes paroles sans vérifier ce qu'il y a derrière ?
Faut-il que je rappelle cet adage qui a été posé par le grand sage chinois Maître Kong, Confucius, en -500, qui disait : « Écoutez les paroles, mais observez les actes ». « Écoutez les paroles, mais observez les actes ». Nous, on n'a pas fait des grandes proclamations sur le réchauffement planétaire, et ci, et ça.
Nous, on dit que pour renouer avec une planète propre, avec l'écologie, pour diminuer les gaz à effet de serre, pour protéger l'environnement, pour empêcher la destruction des fonds marins, le sixième continent de plastique, là, ce vortex au nord-est du Pacifique...
Tout ça, ça vient de l'hyper-consommation, ça vient des délocalisations industrielles, ça vient de tout ce schéma d'hyper-mondialisation qui nous est imposé par les traités européens. Et donc la première chose à faire, la chose la plus fondamentale, sans quoi tout le reste, c'est littérature, c'est d'abord de récupérer notre souveraineté, notre indépendance nationales, de mettre un terme aux délocalisations, de favoriser la production locale, de favoriser la réindustrialisation en France, de favoriser la permaculture, les productions agricoles locales, pour empêcher justement cette consommation délirante d'énergie, cette consommation délirante de frais de transports, de produits, d'emballages, etc., etc.
Et nous, sur l'affaire...
C'est également la seule façon de lutter contre l'hyper-industrialisation de l'agriculture, pour avoir une agriculture raisonnée, qui utilise peu voire pas du tout de produits phytosanitaires, qui s'oriente de plus en plus vers des cultures agricoles respectueuses de l'environnement, éventuellement des cultures bio. C'est ça que nous, nous disons. Et pour cela, il faut sortir de la logique ultralibérale et mondialisatrice posée par les traités européens.
Voilà. Et nous nous prouvons en marchant, puisque lorsque nous avons un maire qui est à l'UPR, eh bien il interdit les pesticides. Au même moment, vous avez Macron qui, maintenant, nous la fait : « Plus écolo que moi, tu meurs ».
Il est encore en train d'enfumer la population. Et au même moment qu'il prétend être le grand défenseur de l'environnement, il soutient en sous-main le projet de Montagne d'or en Guyane. Et en même temps, il lance ses préfets à l'assaut des maires qui osent prendre des arrêtés contre les pesticides.
Voilà la réalité. Il faut que les Français jugent non pas sur les paroles, mais sur les actes. Lorsque nous serons arrivés au pouvoir, nous clarifierons d'ailleurs cette situation.
Et nous donnerons aux maires : le premier magistrat de chaque ville, ce pouvoir sans ambiguïté qui est d'abord et avant tout d'assurer la protection sanitaire et le bien-être sanitaire de la population. Ça n'est quand même pas à un préfet ou à une préfète de passage pendant 2 ans qui va être en Ariège et puis après dans le Morbihan, et puis après va être nommé en Haute-Saône, et puis après va être nommé dans la Nièvre, ça n'est pas à un fonctionnaire d'État qui n'est pas sur place de décider à la place d'un maire s'il veut ou pas que les personnes qui vivent dans sa municipalité, dans sa commune soient sujettes éventuellement à l'émanation de pesticides, à des produits phytosanitaires qui peuvent s'infiltrer dans les nappes phréatiques, et j'en passe. Nous, nous clarifierons la législation en la matière si nécessaire.
Mais en tout cas, je voulais prendre appui sur cette affaire pour bien attirer l'attention de toutes les personnes qui m'écoutent sur le fait, j'y reviens : « Écoutez les paroles, observez les actes ». À l'UPR, nous, on avait 3 ans d'avance sur le maire de Langouët. {Merci pour cette analyse.
Alors l'UPR, justement...
Parlons de l'UPR. Quelle est l'actualité du parti ?} Ben on conclura cet entretien d'actualité par un tour d'horizon sur notre mouvement.
La première chose que je voudrais dire, c'est un immense remerciement à toutes celles et à tous ceux qui ont contribué au financement de la campagne pour les élections européennes. Vous savez, – je vous l'avais annoncé – nous avions eu des petits surcoûts...
Enfin des surcoûts quand même significatifs pour les élections européennes. Et j'avais fait un appel à dons. J'avais indiqué que c'était plus 1 200 000 €, mais 1 500 000 €, dont nous avions besoin.
Eh bien il y a eu une mobilisation. Et il y a quelques jours, nous avons atteint et dépassé le cap des 1 500 000 € récoltés depuis le mois de novembre de l'année dernière, de telle sorte que – je vous l'avais dit aussi – nous avions une phase financière un petit peu difficile. Je vous avais dit qu'il n'y avait pas péril en la matière.
Si un jour, il y avait péril en la matière, je vous dirais : « Il y a péril en la matière ». Je suis quelqu'un toujours de franc et d'honnête. Mais il n'y a pas péril en la matière.
D'ailleurs, je pense qu'il n'y aura jamais péril en la matière. N'oubliez pas que je suis quand même inspecteur général des finances et que je regarde quand même les évolutions budgétaires de façon minutieuse. Et nous prenons toujours des mesures qui sont toujours très raisonnables financièrement, la première d'entre elles – vous le savez – étant que j'ai fixé comme ligne directrice à notre mouvement politique de ne jamais avoir d'emprunt bancaire, pour ne jamais dépendre d'une banque.
Eh bien je suis content, je suis heureux, je suis fier de toute la communauté UPR, parce que nous avons atteint les 1 500 000 €. Nous avons eu une baisse de trésorerie, une trésorerie assez faible pendant les mois de juillet, août, parce qu'il fallait solder les frais d'imprimeur, il fallait envoyer tout ça à la CNCCFP, il y avait les commissaires aux comptes qui suivaient tout ça. Et ici, Mme Gargasson, notre responsable de la comptabilité, sur ces questions, a passé une grande partie de son mois de juillet, de son mois d'août.
On a vraiment suivi ça très minutieusement. Maintenant, on a franchi ce cap. Nous n'avons pas eu besoin de faire d'emprunt, fût-ce même un emprunt de trésorerie.
Donc un grand merci à tout le monde pour cela. J'ajoute...
Mais on va laisser souffler les gens quelques semaines. Mais que bientôt, je lancerai un nouvel appel à dons pour le financement des élections municipales – j'y reviendrai dans un instant –. Mais en point n°2, après cette affaire de dons, je voudrais revenir sur ces élections européennes pour vous parler de ce qui se passe au Conseil constitutionnel.
Si vous avez suivi notre actualité sur notre site internet et sur nos pages Facebook, vous savez peut-être que nous sommes intervenus directement au Conseil constitutionnel. Pourquoi ? Parce que le Parti fédéraliste européen a eu l'idée...
Judicieuse, il est vrai. Étonnante de sa part, compte tenu du score très très faible qu'il a obtenu aux élections européennes, puisqu'il a obtenu 0,05% des suffrages. C'est un parti fédéraliste européen, mais qui a au moins le mérite d'être dirigé par des gens qui ont des convictions sincères pro-européennes, à la grande différence des partis européistes, qui sont pas plus européistes que moi, mais qui font semblant pour faire carrière, fût-ce au prix de la destruction de notre pays.
Parti fédéraliste européen : ce sont des gens qui sont tout petits, mais qui croient sincèrement dans l'idée qu'un jour, il y aura une Europe fédérale. Bon. Ce parti s'était pourvu devant le Conseil d'État au sujet du seuil d'éligibilité de 5% nécessaire pour avoir des députés au Parlement européen.
Le Conseil d'État, le 31 juillet dernier, – je vous en avais tenus informés – a jugé que la question qui avait été soulevée était suffisamment importante pour transformer ça en QPC, comme on dit : question prioritaire de constitutionnalité, transférée au Conseil constitutionnel. Parce que le Conseil constitutionnel a validé le seuil de 5% des suffrages pour des élections partielles en France au motif que c'était nécessaire pour faire apparaître une majorité de gouvernement, même si – le Conseil constitutionnel l'avait remarqué – c'est contraire aux articles 3 et 4 de notre Constitution, qui posent le principe de l'égalité des électeurs devant le suffrage universel. Or, ce seuil de 5% pose un problème.
Si vous avez 4,8% des suffrages aux élections européennes, vous avez 0 député. Si vous avez 5,2%, vous avez 3 députés. Donc il y a un problème.
C'est que les 4,8% qui ont voté pour un parti qui n'a pas atteint les 5% ne sont pas traités sur un plan d'égalité. Le Conseil constitutionnel avait jugé néanmoins que c'était acceptable dans la mesure où il était nécessaire de constituer une majorité de gouvernement. Sauf que là, il s'agit plus d'une majorité de gouvernement, puisqu'on est au sein de l'Europe.
Là, la France est 1 État sur 28. Et de toute façon, le Parlement européen ne nomme pas le gouvernement. Et donc le Parlement européen est une espèce de parlement croupion, et avec d'ailleurs des conglomérats de majorités qui n'ont rien à voir les unes avec les autres de toute façon.
Donc l'argument constitutionnel majeur utilisé par le Conseil constitutionnel pour juger que ce seuil d'éligibilité de 5% était une entorse aux articles 3 et 4, mais qui était justifié par le fait qu'il fallait faire apparaître une majorité de gouvernement, cet argument ne tient plus. C'est ce que le Conseil d'État avait soulevé, et donc a transféré au Conseil constitutionnel. Or, eh bien nous avons, notamment par l'intermédiaire de nos juristes...
Et je voudrais rendre hommage ici à notre jeune jurisconsulte qui nous a conseillés de faire une intervention directe auprès du Conseil constitutionnel comme nous en avons le droit, comme en ont le droit toutes les personnalités, toutes les personnes morales ou physiques qui ont un intérêt particulier dans une QPC. Nous avons donc introduit, fait une intervention directe au Conseil constitutionnel par le ministère d'un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, qui est le cabinet de Me Antoine Lyon-Caen, qui est un très grand cabinet sur la place de Paris, très connu, Me Antoine Lyon-Caen étant une sommité à la fois en matière de droit social, mais aussi sur justement les QPC, Me Antoine Lyon-Caen qui a fait ses classes auprès de Me Badinter. Me Antoine Lyon-Caen a donc accepté de défendre nos intérêts au Conseil constitutionnel.
Nous avons donc produit une intervention qui a été acceptée par le Conseil constitutionnel. Il y a d'ailleurs...
À part nous, il y a également le Parti animaliste...
Donc le Parti fédéraliste européen, qui ont été les premiers demandeurs, le Parti animaliste, et puis également un avocat franco-allemand, mais qui a eu à connaître de ces affaires, puisque la même question s'est posée en Belgique et en Allemagne, et dans les deux cas, en Belgique comme en Allemagne, les autorités judiciaires suprêmes ont jugé que le seuil de représentativité n'avait pas lieu d'être pour les élections européennes. C'est comme ça que le seuil de 5% en Allemagne a été jugé inconstitutionnel en Allemagne par le tribunal constitutionnel de Karlsruhe. Donc les Allemands ont supprimé le seuil de représentativité.
Alors maintenant, où en sommes-nous ? Nous en sommes au fait que nous attendons que le Conseil constitutionnel se décide, prenne une décision, au vu des interventions qu'il a obtenues, donc du Parti fédéraliste européen, du Parti animaliste, d'un avocat franco-allemand et de l'UPR, celle-ci étant défendue par le cabinet de Me Antoine Lyon-Caen. Et de l'autre côté, le gouvernement, M.
Édouard Philippe, Premier ministre, a produit un mémoire en défense pour exposer auprès du Conseil constitutionnel que la loi électorale qui avait fixé le seuil à 5%, eh bien était bien constitutionnelle. Voilà. Alors maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?
Notons au passage que ni DLF, ni l'UDI, ni Urgence écologie, ni LO, ni les petits partis, les autres petits partis, n'ont fait d'intervention auprès du Conseil constitutionnel, pas plus d'ailleurs que les grands, puisqu'on aurait pu concevoir aussi que des grands partis essayent de défendre le point de vue qu'il est illégitime d'avoir un seuil de 5%. Que va-t-il se passer ? Le Conseil constitutionnel, il a deux choix, maintenant.
Soit il juge que la loi n'est pas anticonstitutionnelle, auquel cas l'affaire s'arrêtera là. Soit il fait droit aux demandes du Parti fédéraliste européen, du Parti animaliste, de cet avocat et de l'UPR, et il juge inconstitutionnelle la loi, en tout ou partie. Il peut tout décider, on sait pas.
Il peut décider qu'il y a un seuil peut-être de 1%, mais a priori, s'il supprime le seuil, il supprimera tous les seuils. Alors nous attendons d'ailleurs...
Nous allons faire un deuxième mémoire, une deuxième intervention. Et Me Lyon-Caen – je crois – ira plaider oralement notre cause devant le Conseil constitutionnel dans des débats qui, paraît-il, devraient être enregistrés. Et bien entendu, si c'est enregistré par le Conseil constitutionnel, nous essaierons de nous procurer les enregistrements pour que vous voyez notre avocat défendre les intérêts de l'UPR devant la plus haute juridiction française : le Conseil constitutionnel.
Alors maintenant, qu'est-ce qui peut se passer ? Le Conseil constitutionnel doit prendre sa décision dans les 3 mois suivant la saisine, c'est-à-dire...
Puisque la saisine par le Conseil d'État a eu lieu le 31 juillet, ça veut dire le 31 octobre, jour...
C'est amusant, mais c'est le même jour que le Brexit. Donc avant le 31 octobre, avant le 1er novembre, le Conseil constitutionnel devra avoir pris sa décision. Il peut décider soit de juger constitutionnel, soit de juger inconstitutionnel.
Et si c'est inconstitutionnel, à ce moment-là, est-ce qu'il décide que ça s'applique tout de suite, ou est-ce qu'il décide que ça s'applique plus tard ? Si d'aventure il décidait que ça s'appliquait tout de suite, c'est-à-dire ce qui serait légitime, puisqu'il y a de nombreux exemples en la matière de décisions du Conseil constitutionnel qui s'appliquent tout de suite sur des contentieux électoraux, eh bien s'il décidait ça, il faudrait donc qu'il y ait un remaniement des attributions des postes de député au Parlement européen. Normalement donc, le RN, En marche, EELV, LR devraient perdre quelques sièges.
En revanche, d'après les calculs qui ont été faits par le journal Libération, eh bien DLF pourrait avoir deux sièges, qu'ils n'ont pas, le Parti animaliste deux sièges, Urgence écologie, l'UDI un siège chacun. Et le dernier à avoir un siège, ce serait l'UPR, qui aurait un siège. Évidemment, ce serait un coup de théâtre dont nous vous tiendrions bien entendu informés.
Voilà. Autrement dit, comme vous le voyez, nous ne perdons pas le nord, nous nous battons toujours avec opiniâtreté, même si nous n'en faisons pas des gorges chaudes, même si on vous explique pas toujours ce qui se passe. Soyez assurés...
Et je rends hommage ici à notre équipe de juristes et aux permanents. Soyez assurés que nous sommes là à travailler, à défendre toujours, toujours l'intérêt de la France. Au passage, cette intervention devant le Conseil constitutionnel, le ministère d'un avocat au Conseil, etc., tout ceci coûte évidemment des frais, de l'argent, comme d'ailleurs les instances que nous avons actuellement chez Me Assous dans ce qui concerne le droit de la presse : des attaques en diffamation que nous avons effectuées.
Tout ça, ça coûte de l'argent. Donc je le signale. Nous avons besoin toujours de vos dons pour pouvoir défendre les intérêts de l'UPR, vos intérêts, l'intérêt du peuple français.
Troisième point concernant l'UPR : la braderie de Lille. Ça s'est très bien passé. On a mis une petite vidéo.
Il y avait beaucoup beaucoup de monde. Il y a eu une file d'attente. Entre 14h15 où je suis arrivé jusqu'à 19h00, ça n'a pas désempli, ça n'a pas désempli, désempli, désempli.
Il y avait toujours, toujours, toujours, toujours des gens qui venaient pour avoir des selfies, adhérer à l'UPR – on a fait une dizaine d'adhésions –, avoir des dédicaces, discuter avec moi ou avec les personnes qui m'accompagnaient. Il y avait quand même notamment...
Je rends hommage ici à Olivier Durnez, notre délégué régional, à Éliès Ben Helal, notre délégué départemental, également à Michael Vandeweghe, qui a été très opérationnel. Je voudrais rendre aussi hommage à Séverine et à toutes les équipes – je vais pas citer tout le monde –, des équipes du Nord, toujours extrêmement chaleureuses, toujours sympathiques, qui ont très bien organisé toute cette affaire. Je voudrais leur rendre hommage.
Nous avons bien réussi cette braderie de Lille, comme les autres années. C'est à chaque fois un moyen pour nous de tester la popularité de l'UPR. Et nous avons pu constater ce que j'ai constaté quand je me suis rendu en Seine-Saint-Denis, quand je me suis rendu dans le Cantal et en Auvergne, quand je me suis rendu dans les Landes et dans le Sud-Ouest.
Eh bien à chaque fois, je mesure...
Ou à Paris. Je vois que la notoriété de l'UPR est en croissance, que nous avons de plus en plus de gens qui nous suivent : beaucoup beaucoup de jeunes, des gens parfois aussi qui nous suivent avec inquiétude, parce qu'ils sont pas d'accord, mais des gens...
Désormais, l'UPR, petit à petit, est en train de sortir de l'anonymat absolu, de l'ombre dans laquelle les grands médias ont voulu nous maintenir, tout simplement parce que nécessité fait loi. De plus en plus de Français comprennent que la construction européenne est en train de virer au n'importe quoi. De plus en plus de Français regardent ce qui se passe au Royaume-Uni.
Et actuellement, les Français réfléchissent et regardent bien ce qui se passe avec le Brexit. Pour conclure sur l'UPR, deux choses encore. Je rappelle l'université d'octobre.
On va mettre dans les tout prochains jours le formulaire d'inscription à l'université d'octobre. Je rappelle que ça se tiendra le vendredi 4 octobre dans l'après-midi et en soirée pour les cadres du bureau national et du conseil national. Le public, lui, sera admis à partir du samedi 5 octobre au matin, où nous aurons deux tables rondes, dont l'une sera consacrée au Brexit, puis seront suivies du discours de rentrée du président de l'UPR, c'est-à-dire de moi-même, et puis seront suivies de notre traditionnelle tombola.
C'est la grande journée du samedi de l'université, qui attire de plus en plus de monde. Je rappelle qu'il y avait plus de 1 200 personnes l'année dernière. Ceci étant ponctué de petits-déjeuners, déjeuners et dîners à des tarifs tout à fait bien calculés.
Ça se tient à Vallères, comme l'année dernière et l'année précédente, non loin du château d'Azay-le-Rideau. Cette fois-ci, on ira visiter...
Ceux qui le veulent, en tout cas, iront visiter avec moi le château de Villandry, et ses très beaux jardins. Voilà. Cette université d'octobre, ça sera donc vendredi 4 pour les membres du bureau national et les membres du conseil national de l'UPR.
Et puis le samedi 5 et le dimanche 6 octobre, ce sera ouvert au public, le dimanche 6 au matin étant notamment consacré à la préparation des élections municipales. Et c'est le dernier point sur lequel je voulais conclure : sur ces élections municipales. Nous sommes en train en ce moment de préparer d'arrache-pied ces élections municipales.
J'ai déjà eu l'occasion de le dire, j'aurai l'occasion d'y revenir : nous allons essayer de présenter plusieurs dizaines de listes de l'UPR dans des villes moyennes de plus de 10 000 habitants. On sera certainement également dans quelques grandes villes : très probablement à Bordeaux, très probablement à Nice, avec des listes UPR pures. Et puis nous aurons des listes UPR dans toute une série de villes de 20 000, 30 000, 50 000, 60 000, 80 000 habitants, 100 000 habitants.
On va essayer d'être présents le maximum, parce qu'un parti politique, ça doit se présenter aux élections, parce qu'au cours des 6 mois qui vont s'ouvrir maintenant, qui se sont ouverts jusqu'au dépôt des listes, eh bien on a l'occasion de constituer une liste, on a l'occasion de labourer le terrain. C'est ce que je fais. Je me suis déjà rendu dans pas mal d'endroits de France.
Je vais continuer. Je vais me rendre en Seine-Maritime, en Seine-et-Marne, très probablement également en région PACA au cours des semaines qui viennent, avant même l'université de Vallères. Pour ces élections municipales, nous avons besoin d'engagements.
Il faut que tous les adhérents, tous les sympathisants de l'UPR qui ont envie nous le fassent savoir, nous écrivent, nous écrivent en disant : « Voilà, je suis partant. J'habite dans telle ville. Si éventuellement vous avez besoin de quelqu'un, eh bien je fais acte de candidature ».
Manifestez-vous à nous. Nous avons Rémi Renaud qui a rejoint l'équipe du siège qui va être dédiée spécialement à ces préparations, avec bien entendu le soutien notamment de Benjamin Nart le secrétaire général, et puis le mien aussi, et puis celui de Catherine Gargasson, etc., et puis de nos services communication.
On vous expliquera – à toutes celles et à tous ceux qui sont intéressés – comment ça fonctionne, les élections municipales. Et puis nous lancerons une cagnotte, parce que le coût des élections municipales est très très inférieur au coût des autres élections, parce que c'est d'abord une campagne de terrain. Mais il y a quand même des coûts à assumer.
Et normalement, dans la tradition, c'est que ce sont les candidats qui payent les coûts, qui sont déductibles à deux tiers de l'impôt sur le revenu et qui sont remboursés si on dépasse 5%. Dans tous les partis politiques, ce sont les candidats, les premiers de liste – en général – qui contribuent aux coûts. On essaiera de faire pareil.
Mais vous connaissez la tradition de l'UPR. C'est-à-dire que moi, j'essaye toujours de faire en sorte que le mouvement politique puisse aider ceux qui n'ont pas beaucoup d'argent à être candidats. Et donc il y aura un soutien sans doute du parti pour une petite quote-part plus ou moins grande des coûts qu'il y aura dans ces élections : des coûts qu'il ne faut pas surestimer.
Une ville de par exemple 30 000 habitants, ça fait à peu près 20 000 électeurs. 20 000 électeurs, ça fait à peu près 15 bureaux de vote. Ça veut donc dire 15 affiches.
Allez, mettons une centaine d'affiches si on veut les recoller puis si on veut en mettre un peu partout, une centaine d'affiches. Ça veut dire... 20 000 électeurs : 20 000 professions de foi.
Et puis ça veut dire 10 000 bulletins de vote. Voilà. Le coût, c'est 3 000 €, 4 000 €, hein.
Donc ce ne sont pas des sommes démentielles d'avoir ça pour une ville...
Le reste, c'est d'aller sur le terrain, discuter avec les gens, faire campagne. Je vous y invite toutes et tous – ceux qui sont intéressés –...
À quitter derrière leur écran d'ordinateur : des hommes, des femmes, des personnes âgées, des retraités, des étudiants, des jeunes qui viennent d'avoir 18 ans, des cadres, des ouvriers, des agriculteurs, des personnes qui travaillent dans l'industrie de service, entre deux âges, des gens...
Quelles que soient vos conditions, eh bien voilà, c'est le moment. C'est le moment de vous engager pour faire de la politique, parce que les élections municipales, ce sont les élections qui sont les plus proches du terrain. C'est une excellente occasion de commencer à vous engager visuellement en politique : en intégrant une liste aux élections municipales.
J'aurai l'occasion d'y revenir. D'ici là, merci beaucoup de m'avoir écouté. Je souhaite à toutes et à tous une excellente rentrée.
Je vous souhaite plein de santé, du bonheur pour tout le monde, ou du moins une vie si possible un peu moins dure, un peu moins difficile. Il faut se mobiliser. Je suis absolument convaincu que nous allons vers des jours meilleurs, du moins – du moins, du moins – pour ce qui concerne notre mouvement politique.
Hélas, je crains beaucoup pour la France, qui est en train de s'enfoncer dans l'utopie européiste plus que jamais. Merci d'avoir été là. Merci pour votre fidélité.
Vive la République et vive la France.
François Asselineau