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interviewBFMTV — BFM Politique· 29 juin 2025 43 min

Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur et président des Républicains - 29/06

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:04
Présentateur

BFM Politique, Guillaume Daré Vous êtes bien sur BFM Politique Notre invité exceptionnel ce matin C'est le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot Merci d'être avec nous, ministre de l'Intérieur Et président des Républicains aussi désormais On reviendra sur tout cela dans un instant A mes côtés, pour vous interroger ce matin Amandine Nathalia Bonjour, éditorialiste politique BFM TV Et Lucie Robkin, directrice déléguée des rédactions de La Tribune La Tribune du dimanche Qui est notre partenaire pour cette émission Alors monsieur le ministre, la France vit un épisode de chaleur exceptionnel La quasi-totalité de la France, on le disait 73 départements sont en vigilance On voit cette carte orange canicule Une vague de chaleur intense Qui va durer au moins jusqu'en milieu de semaine En tant que ministre de l'Intérieur Vous êtes au sens large ministre de la sécurité des Français On parle souvent de la sécurité face à la délinquance, au terrorisme Mais il y a aussi la sécurité du quotidien des Français La sécurité civile La sécurité civile Est-ce que face à cette vague de chaleur exceptionnelle Vous allez prendre des mesures particulières ?

Et lesquelles ?

1:08
Bruno Retailleau

Certaines mesures ont déjà été prises Ce que je veux dire, c'est que c'est un travail interministériel J'ai sous ma responsabilité les sapeurs-pompiers La sécurité civile Mais il y a aussi toutes les questions Notamment qui concernent la santé Qui concernent notamment la vieillesse, les EHPAD Et donc nous allons faire en fin d'après-midi Une réunion Qui sera une réunion Où je serai bien entendu Ce sera à Beauvau Par visio Où on aura l'ensemble des préfets Les ARS, les agences régionales de la santé Ma collègue Catherine Vautrin Au moins Peut-être qu'il y aura un ou deux autres ministres Je ne le sais pas encore Pour qu'on puisse mettre sous tension L'ensemble des partenaires Notamment les préfets dans les départements Je leur fais confiance Pour donner des consignes Pour prévoir un certain nombre de dispositifs Quelles consignes ?

Quels dispositifs ?

Les consignes On leur a déjà donné par télégramme Mais on va les rappeler très précisément D'abord sensibiliser la population Ensuite se rapprocher des maires Parce que ce sont les maires qui sur le terrain Ont ce qu'on appelle un registre Des personnes vulnérables Ce sont ces personnes-là Qui sont souvent âgées Qui peuvent être grabataires Qui sont souvent isolées Auxquelles il faut prendre soin évidemment Il y a la question des EHPAD Qui concernent un autre ministère Mais je vais mettre aussi sous tension L'ensemble du dispositif De la sécurité civile Qui concerne bien sûr Les sapeurs-pompiers Les services départementaux D'incendie et de secours Mais toutes les associations de bénévoles Qui concourent justement A la sécurité civile On a un autre risque aussi Il y a le risque bien sûr En matière de santé Il y a le risque aussi En matière de feu De feu de forêt J'étais il y a quelques semaines Donc en Pyrénées Dans les Pyrénées-Orientales Où on vient de livrer Un nouvel appareil Un hélicoptère Qui concourt aussi A ce genre de dispositif On a eu une revue Notamment de tous nos moyens On a une technique Très particulière en France Qui est reconnue d'ailleurs Par le monde entier En tout cas toute l'Europe C'est qu'on détecte les feux Très très très tôt Pour les attaquer Dans les 8 à 10 premières minutes Avant qu'ils ne prennent de l'ampleur C'est ce dispositif

3:05
Présentateur

On a la flotte nécessaire ?

3:07
Bruno Retailleau

On a la flotte qui est nécessaire Celle que nous n'avons pas On la loue On la loue notamment Avec des appareils Qui sont des aéronefs Ou même des hélicoptères Porteurs notamment d'eau On a nous Cet été On va pouvoir mettre Et aligner Une douzaine Onze très précisément Canadair On a des hélicoptères Porteurs d'eau On a aussi des dash Qui permettent d'emporter Plusieurs tonnes d'eau Donc c'est l'ensemble De ce dispositif Donc ce soir Cette réunion Elle va avoir pour objet De repasser Toutes les consignes Et de voir S'il n'y a pas de trou Dans la raquette Mais ce que je veux dire C'est qu'il ne faut pas Que les Françaises Et les Françaises Attendent tout D'un État Qui sera un État nounou Il y a le principe De responsabilité Il y a aussi Le principe de solidarité Moi ce que je veux C'est que les Français Ont de la famille Il peut y avoir Des personnes isolées Des voisins Ou des amis Il faut qu'il y ait Un élan solidarité On ne peut pas toujours Se reposer sur Une solidarité étatique

4:04
Présentateur

Mais est-ce que Seule la solidarité Peut finalement Répondre à cette question Il y a des mesures Très concrètes Qui sont demandées Notamment par les élus Locaux, les maires On voit qu'il y a Un certain nombre de villes Par exemple Tours Qui a décidé De fermer ses écoles Lundi après-midi Mardi après-midi Et qui disent On attend On attend justement Des consignes très claires De la part des préfets Est-ce que vous appelez A la fermeture Des écoles Dans les zones Qui sont touchées

4:28
Bruno Retailleau

Par cette canicule ? C'est une question Qu'on verra ce soir Simplement moi Ce que je souhaite C'est le principe De subsidiarité Pourquoi ? Moi je suis un élu local Donc ça décide De subsidiarité

4:36
Présentateur

Ça décide au plus près Du terrain

4:37
Bruno Retailleau

Oui pourquoi ? Parce que vous avez Des écoles Qui sont de conception ancienne Où il peut faire Très très chaud Alors il vaut mieux Les fermer Et puis vous avez Des écoles J'en inaugure Très fréquemment Qui sont de superbes bâtiments Parfois qui sont rafraîchis Et là A quoi ça sert ? Donc plutôt que D'avoir Je me souviens Napoléon disait Il est 15h Partout en France Les élèves font une dictée On n'est plus vraiment Du temps de l'Empire Moi j'ai plutôt tendance A faire confiance Au terrain Et notamment aux mères Mais il faut l'évoquer Avec ma collègue Elisabeth Borne évidemment

5:09
Intervenant

Et ça vaut Bruno Retailleau Pour j'imagine Les activités sportives Ou les compétitions sportives C'est-à-dire Vous dites soit aux familles Elles-mêmes D'apprécier le risque Pour leurs enfants par exemple Soit on se rapproche des mères Et puis on voit Comment ça se passe

5:20
Bruno Retailleau

Non là J'ai donné des consignes Plus précises Notamment aux préfets Parce qu'il y a un certain nombre A cette époque Il y a des manifestations Qui peuvent être Souvent culturelles On a beaucoup beaucoup De festivals en France Qui peuvent être aussi sportives Donc j'ai demandé aux préfets Déjà De se rapprocher des organisateurs Pour qu'on vérifie bien Si les conditions permettent De tenir les manifestations De façon Si j'ose dire Sécurisée Ou pas

5:43
Intervenant

Les salariés bien sûr S'interrogent sur leur capacité A travailler dans des conditions normales Est-ce que vous allez demander Aux entreprises De faciliter le tâche du travail Est-ce que les salariés Pourront aménager Leur temps de travail En travaillant par exemple

5:55
Bruno Retailleau

C'est aux entreprises Écoutez L'État Il n'y a pas à Beauvau Un bouton Qui permet d'arrêter La France toute entière

6:04
Intervenant

Le télétravail A certains moments Bien sûr

6:06
Bruno Retailleau

Mais ce que je souhaite C'est le principe de subsidiarité Le principe d'une décision Qu'on prend sur le terrain Avec les entreprises Je fais appel au principe Notamment de responsabilité On est dans un état Où il y a quand même Un principe de liberté L'exercice quotidien D'aller à la liberté Ça s'appelle la responsabilité

6:26
Intervenant

Pareil pour les services publics Il n'y aura pas d'horaires aménagés Pour les services publics

6:29
Bruno Retailleau

C'est possible C'est possible Quand les régions le décideront Les départements Les préfets S'entent en contact On a beaucoup Beaucoup d'hôtels De départements De régions Qui sont là encore Rafraîchis Donc ne paniquons pas Et faisons appel Encore une fois À la solidarité L'État ne peut pas tout Il peut certaines choses Mais je pense Que le principe Notamment Dans un pays libéral Dans une nation civique Comme nous le sommes C'est aussi Ce principe de générosité De civisme Le civisme Peut-être qu'on pourrait En parler un petit peu Lorsqu'on connaît Des problèmes Justement Qui sont un peu compliqués

7:04
Présentateur

On voit que ces vagues de chaleur Selon Météo France Et les différentes Analyses climatiques Ce sont de plus en plus fréquentes Ce sont de plus en plus intenses Également Comment on fait Pour éviter peut-être Cet été Un été aussi meurtrier Que ce qu'on avait vécu A l'époque en 2003 Tous les français Qui nous regardent S'en rappellent 15 000 personnes étaient décédées Comment on évite ça cet été ?

7:23
Bruno Retailleau

Alors vous avez raison De dire que Depuis qu'on mesure Depuis 1945 Qu'il y a eu Une cinquantaine d'épisodes De caniculaires De très forte chaleur Et vous voyez Parmi ces 50 épisodes 33 appartiennent A notre sec C'est-à-dire On a eu lieu Depuis 25 dernières années On voit bien Que le dérèglement climatique Accélère les choses Comment fait-on ?

Il y a déjà eu Une culture du risque Qui a été profondément Comment dirais-je Transformée Depuis ces périodes-là Par exemple Normalement Dans les maisons de retraite Dans les EHPAD Il doit y avoir une salle Qui doit être rafraîchie Il y a des consignes Qui ont été données Là en même temps C'est vraiment La culture du risque Qu'il faut avoir En matière d'inondation En matière Parce que l'inondation C'est l'inverse C'est quand il y a trop d'eau Mais aussi en matière D'épisodes caniculaires Cette culture du risque Elle est essentielle Elle repose aussi Sur la responsabilité Des citoyens Les maires ont beaucoup Beaucoup évolué Je pense d'ailleurs On a désormais Des plans communaux De sauvegarde Les maires sont capables Par exemple Par SMS D'avertir Les personnes qui peuvent Est-ce que vous redoutez Que l'été puisse être Aussi meurtrier Malheureusement

8:27
Présentateur

Que ce qu'on a vécu

8:27
Bruno Retailleau

En 2003 ? Je ne l'espère pas D'abord Je ne suis pas météorologiste Donc il n'est pas dit Que tout l'été Sera à l'encan Aujourd'hui On a un épisode caniculaire Qui est précoce Et qui est très long C'est clair Mais je pense Qu'on a adopté Un certain nombre De mesures De réflexes Qui sont des réflexes Importants Pour préserver La sécurité De l'eau considérée On sait que ces pics

8:50
Intervenant

De canicule Traduissent Un changement climatique Qui est largement Impuissable A l'action humaine Est-ce que vous pensez Que nous faisons Suffisamment en France Pour le climat ? On reproche souvent A votre parti De ne pas parler Beaucoup du climat

9:01
Bruno Retailleau

Non On n'en parle peut-être pas Mais croyez-moi Les élus locaux J'ai été élu local J'ai présidé un département J'ai présidé une région Et je suis prêt A prendre tous les paris Avec les autres départements En matière de tri des déchets En matière de gestion De l'eau potable En matière d'économie circulaire Parce qu'on fait les choses Sur le terrain Par contre je vais vous répondre

9:22
Intervenant

On n'en parle peut-être pas Ça sous-entend qu'un parti Ne doit pas parler de climat Et que c'est une question L'océan avant tout ?

9:27
Bruno Retailleau

Non d'ailleurs Je discutais avec Un des jeunes vice-présidents Que j'ai nommé Antoine Vermorel Marquez Qui est spécialiste Il prépare d'ailleurs Un livre sur l'écologie Vous savez qu'il y a trois ans J'ai sorti moi-même Un livre sur l'écologie Parce que je crois Qu'on peut penser Nous à droite Une écologie du réel Une écologie humaine Voilà de la raison Qui se marie Qui s'articule avec la science Qui ne soit pas une idéologie Comme on voit trop souvent Les écologistes Notamment en France Qui ont fait de l'écologie De l'environnement Une idéologie

9:56
Intervenant

Les dernières mesures Soutenues par la droite C'est notamment Le retour de certains pesticides Dans la loi Dupland Qui va être examiné demain A l'Assemblée nationale C'est des dérogations Au principe Zéro artificialisation net Qui permet en résumé De bétonner davantage Certains espaces Sensibles ou naturels C'est le retour de l'autoroute A 69 Que vous souhaitez Je vais vous répondre Est-ce que ce ne sont pas Des reculs pour l'écologie Tout ça ?

10:20
Bruno Retailleau

Je vais vous répondre D'abord La France Ce n'est pas nous qui le dit Ce n'est pas moi qui le dit C'est un grand institut Le Massachusetts Institute Technology Dans une publication Avec un indice On est classé Quatrième En termes de performance écologique Quatrième pays au monde En 30 ans On a baissé Nos émissions De CO2 Par habitant De 40% Et on est émetteur A à peine 1% Des gaz à effet de serre Dans le monde Ça ne veut pas dire Qu'il ne faille pas faire des efforts Simplement Vous m'avez interrogé Par exemple Sur le principe De zéro artificialisation net C'est un principe Bureaucratique Totalement injuste Je vais vous dire pourquoi C'est compliqué à expliquer Mais ce principe Bureaucratique Il s'adresse aux communes Et celles qui ont fait des efforts Ce sont elles Qui seront les plus pénalisées Pourquoi ?

Parce que c'est un principe Qui dit à tout le monde Eh bien il va falloir diviser par deux Notamment les surfaces construites Or sur une période donnée Or dans cette période donnée Les communes Qui auront fait le plus d'efforts Qui auront fait justement Un effort contre la bétonisation C'est elles Qui seront évidemment Les plus handicapées Par ailleurs C'est le rural

11:32
Intervenant

Souvent bureaucratique Et punitive aujourd'hui C'est ça ?

11:34
Bruno Retailleau

Exactement Et c'est une fois de plus Le rural Pourquoi ?

Parce que dans les grandes villes On n'a pas besoin De beaucoup de terrain On peut construire Notamment sur la verticale Et c'est des petites communes Qui ont du mal A se développer Alors qu'on manque De logements en France On est en train De rarifier le foncier On va faire exploser Les prix justement De l'habitation Aujourd'hui Il ne faut pas s'étonner Si nos jeunes Ne parviennent plus À accéder à la propriété Donc ce que nous voulons Nous C'est bien sûr Et j'ai été Vous savez Vous avez devant vous Celui qui a fait passer Dans le code civil Le principe De la réparation écologique La réparation Le préjudice écologique Je l'ai fait voter Moi Il y a quelques années Au Sénat

12:14
Présentateur

On viendra dans un instant Effectivement A toutes les propositions Que vous avez mises en avant Notamment hier L'ordre du conseil L'ordre du conseil national Les Républicains Monsieur le ministre Il y a quelque chose Qui a été très noté Aussi dans les derniers jours Vous avez pointé Les risques Qu'il pouvait y avoir En matière de sécurité En France Après le conflit Auquel on a assisté Entre Israël Et l'Iran Et les frappes américaines Ça fait tout juste Une semaine Que Donald Trump A décidé de frapper l'Iran Une semaine après Est-ce que vous jugez Que le monde Est plus sûr Aujourd'hui Après les frappes De Donald Trump Alors vous parlez du monde

12:43
Bruno Retailleau

Ou vous parlez

12:44
Présentateur

De la situation française C'est deux questions Aujourd'hui Vous jugez que le monde Est plus sûr Après les frappes Qui ont été décidées Par le président américain Sur les installations iraniennes

12:51
Bruno Retailleau

Clairement je pense Qu'il a eu raison De frapper Les installations iraniennes Les choses sont très claires Ce qui a déstabilisé Le monde Depuis 1979 Ça a été La révolution iranienne Qui a créé La matrice De développement De l'islamisme Il a eu raison

13:07
Présentateur

En dehors De tout droit international

13:09
Bruno Retailleau

Écoutez Déjà Ce qui ne respectait pas Le droit international C'est l'Iran Bien sûr

13:14
Présentateur

Donc le règne du plus fort Aujourd'hui Vous y êtes favorable ?

13:16
Bruno Retailleau

Ce n'est pas cela C'est que l'Iran Depuis dix ans Depuis un traité Depuis 2015 Qui est le traité de Vienne Connu sous un autre nom Que personne ne connaît Donc je ne le prononcerai pas C'est un acronyme Essayait Par la négociation En réalité Libre Volontaire De l'Iran De maîtriser justement Sa production Notamment de matières enrichies Et c'est l'agence internationale De l'énergie atomique Qui a dénoncé Quelques jours Avant Qu'Israël Notamment Face ses raids aériens Sur le sol iranien Qui a dénoncé Cette idée C'est que l'Iran Ne tenait pas ses engagements

13:51
Présentateur

Vous dites Donald Trump a eu raison

13:51
Bruno Retailleau

Même s'il a violé Le droit international Il répondait à une violation Du droit international Et je pense qu'il vaut mieux Ne pas avoir un Iran Nucléarisé Qu'un Iran Dénucléarisé Qu'un Iran Qui est la bombe atomique Evidemment Vous imaginez L'Iran avec la bombe atomique Simplement Ce que j'ai dit Depuis le départ C'est que Un On ne construit pas La démocratie littérale Libérale On ne Comment dirais-je On ne l'importe pas On ne l'exporte pas A coup de missiles Ça ça n'est pas possible Ça a toujours été Notre position C'était la présidence de la France Vous dites quand même Bravo Donald Trump C'est un modèle Sur ce point là Pour vous Ce n'est pas un modèle Donald Trump Pour moi

14:30
Intervenant

Ce n'est pas un modèle Ce qui se pose

14:33
Bruno Retailleau

Simplement Ce que je vous dis C'est qu'il a réussi A faire des frappes Cher Jigical Aujourd'hui On n'a absolument pas L'évaluation Que sont devenus Les 400 kilos De matière Uranium Enrichie à 60% Nul ne le sait Donc c'est trop tôt Pour qu'on puisse dire Si l'opération Est totalement réussie Vous président La France Se serait associée A ces frappes ? Non je pense que Le président de la République A eu raison De se tenir A l'écart De ces frappes Amandine

15:00
Intervenant

Pour poursuivre Sur Donald Trump La question est sérieuse Il revendique Enfin il espère Avoir le prix Nobel De la paix Pour l'obtention De ce cessez-le-feu Et peut-être d'autres C'est justifié D'après vous ? C'est un président Feseur de paix ?

15:14
Bruno Retailleau

Barack Obama En tout cas Je sais Il faut se méfier De ces prix Qui sont distribués On l'a vu Dans le passé De façon Plus ou moins Pertinente Simplement Ce que je veux dire C'est qu'on avait Une situation Où l'Iran Était proche D'obtenir La bombe atomique Les alayyot Les mollahs Les ayatollahs Ne se sont jamais cachés Qu'ils l'emploieraient Contre Israël C'était donc Une menace Qui est une menace Que j'estime mondiale Et en revanche J'ai toujours estimé Je répète Qu'on ne détruit pas Un régime Pour le remplacer Par une démocratie Libérale Uniquement à coups de missiles Et je pense que De ce point de vue là La France A tenu une ligne de crête Elle a eu raison De le tenir

15:55
Intervenant

Donald Trump estime Que Benjamin Netanyahou Est un héros de guerre Est-ce que vous partagez ces mots ?

16:00
Bruno Retailleau

Non, non, non Je ne partage pas ces mots du tout

16:02
Intervenant

Pourquoi ?

16:03
Bruno Retailleau

Parce que je pense que Notamment sur Gaza La proportionnalité De la riposte N'est pas avéré

16:12
Intervenant

Est-ce que vous jugez Comme Emmanuel Macron Les frappes inacceptables D'Israël Sur la prison Des vignes En Iran Où l'on apprend aujourd'hui Qu'il y a eu 71 morts Et où sont retenus Deux otages français Cécile Collère Et Jacques Paris

16:29
Bruno Retailleau

C'est pour ça que Les frappes doivent être Toujours très très proportionnées Mais dès lors que vous frappez Vous avez ce genre de risque Collatéraux Évidemment Et je me félicite Évidemment que Monsieur Trump Est obtenu ce cessez-le-feu Cessez-le-feu Pour l'instant

16:43
Intervenant

Qui visait précisément L'entrée de la prison

16:46
Bruno Retailleau

Qui visait précisément Parce que c'était Un symbole du pouvoir Parce que dans cette prison Rappelons-le Il y a des détenus Qui sont détenus Du régime Pour de mauvaises raisons Qui sont détenus Politiques Et vous dites

16:57
Intervenant

Il faut ce qu'il faut

16:57
Présentateur

Bruno Retailleau Quand on voit On disait les frappes Quand on voit La politique migratoire Aussi de Donald Trump Est-ce que sur ce plan-là Vous vous dites C'est peut-être pas un modèle Mais il n'y a pas que du mauvais Dans ce qu'il fait

17:06
Bruno Retailleau

J'ai toujours J'ai eu une expression Pour qualifier Donald Trump Et son action J'ai toujours indiqué Que c'était La mauvaise réponse A de bonnes questions La question fondamentale Qu'il a posée Et il a eu Une élection Très populaire Il a eu une victoire Très populaire Le peuple américain Avait le sentiment Qu'il y avait Une impuissance publique Et que le pouvoir Avait été capté Par des petits groupes Des groupes Qui sous le plan idéologique Du wokisme Et autres Ne permettaient pas A la souveraineté populaire D'exercer pleinement Son pouvoir La question Qui va nous être posée Aujourd'hui Et qui nous l'est aussi C'est cette articulation Entre ce qu'on appelle Un état de droit Qu'il faut respecter Mais qui ne doit pas Devenir un cadre Idéologique Simplement un cadre juridique Et la démocratie Et le risque aujourd'hui

18:00
Intervenant

C'est pas parce que les Etats-Unis Sont devenu un régime fasciste Est-ce que vous Pensez vous aussi Que les Etats-Unis Sont un régime fasciste

18:04
Bruno Retailleau

N'abusons pas de ces mots-là Évidemment N'abusons pas de ces mots-là Le fascisme On l'a connu en Europe On l'a connu en Italie Notamment Le nazisme Est un dérivé Du fascisme Mais on ne peut pas Le qualifier de fascisme Simplement Il a posé des bonnes questions La question C'est la protection La protection En matière de frontières La protection Vis-à-vis Notamment D'une concurrence Déloyale Parfois La concurrence Notamment De la Chine Et la concurrence Et la protection Des frontières Vis-à-vis Du phénomène Ce n'est pas votre modèle

18:36
Présentateur

Mais on sent qu'il y a certaines choses Qui peuvent vous inspirer Bruno Rotailleux

18:39
Bruno Retailleau

Non mais moi Je ne suis pas Je suis français Je ne suis pas américain Je ne suis pas galoricain Comme avait dit Régis Debré

18:46
Présentateur

Mais pour autant Daniel Trump Ce n'est pas le diable

18:48
Bruno Retailleau

Non Ce n'est pas le diable Ce n'est pas le diable Mais pour nous Qui sommes français On a du mal Parfois À décrypter Ces déclarations Qui peuvent parfois Se contredire Bruno Rotailleux

19:00
Présentateur

L'un de vos autres combats Il concerne L'écrivain franco-algérien Boilem Sansal Qui est aussi l'un de vos amis 10 ans de prison A été requis en appel Contre Boilem Sansal Il avait été condamné A 5 ans de prison En première instance Il y a 80 ans Et il est incarcéré Depuis novembre dernier Est-ce que Vous le vivez Comme un échec personnel Et qu'est-ce que vous dites Aux autorités algériennes ?

19:20
Bruno Retailleau

Ce que je devais dire Je l'ai dit Ce que je devais faire Je l'ai fait Maintenant Je ne gâcherai pas La moindre chance Pour la libération De Boilem Sansal J'espère qu'on approche Du dénouement Je ne le croirai Que lorsque je le verrai Libre Évidemment Il y a eu Et le 1er juillet Le tribunal Doit donc Donner sa sentence Mais je ne ferai Aucune déclaration Qui puisse perturber Le déroulement Justement Mais cela fait des mois

19:49
Intervenant

Que la France et l'Algérie Sont engagés Dans un bras de fer Diplomatique Comment aujourd'hui Peut-on qualifier Les relations Entre la France et l'Algérie ?

19:58
Bruno Retailleau

Ces relations Elles sont polaires Évidemment Elles sont polaires Pourquoi ?

Parce qu'il y a eu Un certain nombre d'actes La France a reconnu A juste titre La souveraineté marocaine Sur le Sahara occidental Ça a été Le pic de la crise Et ensuite Cette crise a dégénéré Et notamment Pour ce qui me concerne Sur la volonté De l'Algérie De ne pas respecter L'accord de 94 Cet accord de 94 Je le rappelle Quand on a Un ressortissant algérien Qui n'a rien à faire Sur notre sol L'Algérie doit l'accueillir Voilà Et regardez Mulhouse A 14 reprises Le beurtrier Le terroriste islamiste Qui a tué Un ressortissant Un retraité portugais Malheureusement Nous l'avions présenté Aux autorités algériennes A 14 reprises Mon prédécesseur Avait saisi L'ambassadeur Ici à Paris De l'Algérie A deux reprises Donc ça Ça n'est pas possible Voilà Maintenant Encore une fois Je ne ferai pas De déclaration Au-delà de ce que Je viens de vous dire

20:53
Présentateur

Vous restez avec nous Pour BFM Politique Dans un instant Monsieur le ministre Vous nous direz Si vous êtes favorable A l'élection des juges C'est quelqu'un de votre parti Notamment Qui fait cette proposition Puis vous répondrez Aux critiques Finalement A droite ou à gauche Non vous êtes la cible A tout de suite Sur BFM Politique Vous êtes bien sûr BFM Politique Avec nous ce matin Invité exceptionnel Le ministre de l'Intérieur Président des Républicains Bruno Rotaillot Dans un instant On va vous demander Si vous êtes pour l'élection Des juges C'est ce que propose Justement quelqu'un De votre parti Mais avant tout Je vous propose De découvrir un témoignage Absolument exceptionnel C'est la première fois En exclusivité A la télévision française Que la maman De Federico Martin Aramburu Qui est un rugbyman argentin Qui avait été tué En mars 2022 Par deux anciens membres Du GUD Syndicat étudiant D'extrême droite A Paris C'est la première fois Qu'elle s'exprime Elle s'appelle Cécilia Aramburu Elle a souhaité Vous interpeller C'est la toute première fois Qu'elle s'exprime Elle a une question A vous poser Je vous propose De l'écouter

22:13
Invité

Bonjour à tous Bonjour Monsieur le ministre De l'Intérieur Merci de l'opportunité Que vous me donnez De poser une question Je veux dire Que c'est la première fois Que j'accepte de parler A la télé Parce que nous avons Toujours privilégié L'intimité Et la vie privée De notre famille

22:31
Locuteur 2

Je voudrais rappeler

22:35
Invité

Que quand le crime De notre fils Federico a eu lieu C'était une période électorale Et il n'y a pas eu Et il n'y a pas eu de condamnation Du gouvernement Personne ne s'est manifesté Nous avons appris Que les auteurs Etait des personnes Très dangereuses Qui ne pouvaient pas Être ensemble Qui étaient armés Qui avaient des arsenals Chez eux Et des armes À la ceinture

22:56
Locuteur 2

Il y a clairement

22:59
Invité

Eu des manquements Dans toutes les procédures Le silence officiel A été terrible

23:04
Locuteur 2

C'est un très fort désaveu

23:08
Invité

Pour le gouvernement De la même manière Que l'assassinat Dichem Mirawi Le 31 mai dernier

23:13
Locuteur 2

À ce moment-là

23:19
Invité

Le gouvernement Et même Marine Le Pen On dit qu'on ne pouvait Pas tolérer ça en France

23:23
Locuteur 2

Je voulais demander

23:27
Invité

Si la responsabilité Des politiques Est bien de condamner Ce type d'actes Ou alors de continuer A garder le silence Comme ça a été le cas Avec mon fils

23:34
Locuteur 2

Monsieur le ministre

23:38
Présentateur

Derrière le témoignage De cette maman Il y a une question Qui s'est posée Ces derniers jours C'est est-ce que Oui ou non Il y a des crimes racistes Et des crimes D'extrême droite En France

23:47
Bruno Retailleau

Absolument Je voudrais La remercier Pour son témoignage Je n'étais pas Au gouvernement En 2022 Mais je suis sûr Que le gouvernement D'époque Réprouvait évidemment Tous les actes racistes Elle a cité D'ailleurs

24:01
Présentateur

Ça n'avait pas été fait A l'époque

24:02
Bruno Retailleau

Écoutez Je n'étais pas au gouvernement A l'époque Mais très franchement Je me suis élevé De façon très forte Très puissante Elle a cité Le crime du phare Le PNAT s'en est saisi J'ai même indiqué J'ai même indiqué Que pour moi C'était peut-être Le premier crime terroriste Commis sur le sol français Que l'on devait A la mouvance D'ultra droite Je l'ai fait Dans des termes Qui ne supportent Précisément Aucune hésitation Donc il n'y a

24:31
Présentateur

Une menace terroriste D'ultra droite En France

24:32
Bruno Retailleau

Bien sûr Bien sûr C'est la raison Pour laquelle Il y a quelques semaines En conseil des ministres J'ai proposé La dissolution D'un groupe Un groupement de fait Qui n'est pas une association Constituée juridiquement Mais qui est un groupement de fait Justement de cette Ultra droite Qui est à Lyon Lyon populaire Et nous l'avons dissoute Là encore Le 9 mai Vous aviez des manifestations Avec des groupes D'extrême droite Qui souhaitaient manifester Nous avions vu cela Avec le préfet de police Et il avait pris un arrêté Pour interdire Cette manifestation Malheureusement Le tribunal administratif Ne nous a pas donné raison Mais à chaque fois Qu'on peut entraver Ces individus Nous le faisons Perdre un enfant C'est déjà une tragédie Perdre un enfant Parce qu'il y a eu Un acte de racisme C'est une abomination Ce que je voudrais dire De façon la plus claire C'est que Le racisme C'est abject Parce que ça consiste A dénier le caractère humain A un homme Qui ne présente pas Les mêmes caractéristiques Ou une femme Qui ne présente pas Les mêmes caractéristiques Que vos couleurs de peau Ou autre Donc c'est quelque chose Qu'on ne peut pas supporter Et quand on est républicain Quand on est français Encore plus Parce que la république Pour moi et la France Ça n'est pas une question De couleur de peau Ça n'est pas une question De religion C'est une nation civique Comme je le disais C'est pas une nation ethnique Vous voyez Elle se définit par cette adhésion Parce qu'on aime la France

25:48
Présentateur

Monsieur le ministre Justement en matière De sécurité et de justice Il y a quelqu'un Qui est député De votre parti Il s'appelle Vincent Jambrun Nos téléspectateurs L'ont découvert Il y a deux ans Au moment des émeutes Parce que lui-même Sa femme Sa maison Ont été directement Ciblés par les émeutiers Il était maire de L'Aïlée Réose à l'époque Et justement A l'occasion des deux ans De ces émeutes Il fait des propositions Très concrètes Qui concernent chacun D'entre nous Au quotidien Qu'il met sur la table Ce matin Parmi elles Il y a le fait Dit-il Pourquoi pas de demain Élire les juges Plus précisément Dit-il Via des intermédiaires Des élus locaux Des commissaires Des avocats Des associations de victimes Qui pourraient voter Pour s'enstène fonction Dans les tribunaux Oui ou non A l'élection Des juges en France

26:31
Bruno Retailleau

Moi je n'y suis pas favorable Je lui ai dit Puisque Vincent est venu Dans mon bureau Il y a quelques jours Présenter ses propositions Il n'y a pas que cette proposition Il fait des propositions Sur le logement Pour éviter d'avoir des ghettos Il a raison Il fait des propositions Sur la police municipale Et avec le ministre François-Noël Buffet Nous porterons ensemble Dans quelques semaines D'ailleurs Un texte pour renforcer Les prérogatives Des polices municipales Mais pas d'élection des juges Non j'y suis pas favorable Je craindrais Qu'il y ait une politisation Au contraire Moi je trouve que Parfois Et je l'ai dénoncé Sur un syndicat Notamment des juges Je pense qu'un juge Doit être non seulement indépendant Mais aussi impartial Impartial Et je pense qu'une élection Comment dirais-je Atteindrait cette impartialité Je lui ai dit A Vincent Jambras Donc c'est normal Qu'il puisse y avoir Différents points de vue Dans un même

27:20
Présentateur

Exclure les familles De délinquants D'HLM C'est autre chose Qu'il met sur la table

27:23
Bruno Retailleau

Oui ou non ? Moi j'y suis favorable Là encore On vient notamment De voter la loi Sur le narcotrafic Et le préfet pourra se substituer Au bailleur social Pour un logement social Pour exclure Pour la procédure d'exclusion Justement D'un narcotrafiquant Voilà

27:37
Présentateur

Alors je le disais Vous êtes aussi président de République Et des Républicains Depuis désormais quelques semaines Et vous avez tenu hier Un conseil national du parti Vous avez dit notamment Au sujet de la présence Des ministres LR Dans le gouvernement Je cite que si demain Il y avait soit par des actes Soit parce que les uns Ou les autres Voudraient nous engager Sur un chemin contraire A nos convictions Ou aux intérêts de la nation Nous pourrons Je cite En tirer les conséquences C'est-à-dire quitter le gouvernement On sait que le gros dossier Des mois à venir Ça va être le budget 40 milliards d'euros D'économies à trouver Il y a quelques instants François Bayrou A dit Tout le monde devra y participer Est-ce que vous Au ministère de l'Intérieur Vous y participerez Est-ce que par exemple Il y aura des suppressions de postes Parmi les policiers Ou les fonctionnaires Du ministère de l'Intérieur

28:16
Bruno Retailleau

D'abord je voudrais rappeler Les conditions Dans lesquelles Nous sommes rentrés au gouvernement Nous sommes rentrés au gouvernement Dans des conditions très difficiles Puisque nous savions parfaitement Que politiquement Il n'y a pas de majorité A l'Assemblée nationale Pour faire des textes puissants Si ce n'est quand même Que le texte narcotrafic Que je porte Depuis que je suis sénateur A pu être voté Je pense que ça C'est important Évidemment Les insoumis Ne l'ont pas voté Les narcotraficants C'est un texte pourtant Qui vise les narcotrafiquants On y est rentré Dans le gouvernement Parce qu'on voulait Éviter le pire Le pire Le chaos Et les pires aussi La gauche mélanchonisée C'est pour ça

28:48
Présentateur

Et jusqu'à quand ? Et à quelles conditions ? On ne disait pas Donc le budget demain Est-ce que le ministère L'Intérieur Le budget sera touché L'an prochain ? Oui ou non ?

28:54
Bruno Retailleau

J'ai une discussion Aujourd'hui Mais je le dis Bien sûr qu'il faut Que l'État Se serre la ceinture Mais il faut que L'État régalien Puisse accomplir sa mission Le problème aujourd'hui Ce n'est pas l'État régalien Le budget du ministère L'Intérieur C'est moins de 4% Est-ce qu'il va baisser ? C'est moins de 4% Il ne baissera pas Il ne baissera pas Parce que c'est impossible Compte tenu Des dérèglements De l'ensauvagement C'est impossible Et si on vous demande

29:18
Présentateur

De le baisser

29:19
Bruno Retailleau

C'est impossible Les deux tiers du budget C'est de la masse salariale C'est de la masse salariale Et le reste C'est équiper les policiers Les gendarmes Donc là encore Ça c'est une ligne rouge pour vous ? C'est une ligne rouge Mais attendez Je m'explique très rapidement Moi je pense que Le problème français C'est que l'État providence Le social-étatisme L'État providence L'État nounou C'est dilaté À mesure que L'État régalien C'est contracté Un bon budget Un bon budget Ce sont des choix politiques Vous avez face à vous Les choix politiques Absolument Et j'aime l'économie Comme vous le savez

29:52
Intervenant

Les partis politiques Cette semaine Sont invités à Bercy Pour faire des propositions On sait que le gouvernement Recherche 40 milliards d'économies Qu'allez-vous concrètement Proposer pour la droite ?

30:02
Bruno Retailleau

Nous allons proposer À la fois Des économies Sur l'État Et des économies Aussi Sur le système social Très concrètement

30:08
Intervenant

Combien de bêtes de fonctionnaires Combien d'emplois en moins ?

30:11
Bruno Retailleau

Eh bien moi je pense Qu'on ne devrait pas Remplacer Tous les fonctionnaires Qui partent à la retraite Il faut le voir Ministère par ministère Je pense que là encore Il faut supprimer des agences Il y a plein d'agences Vous savez

30:22
Intervenant

Au ministère de l'Intérieur Quelles agences ?

30:24
Bruno Retailleau

Les agences Il y a C'est 78 milliards En l'espace de 6 ans C'est 38 milliards de plus C'est une augmentation Du personnel Là encore De 15% C'est insupportable Ce n'est pas à moi De le dire aujourd'hui Mais croyez-moi Là encore Là encore Il y a beaucoup Beaucoup de choses À faire Il y a trop de doublons Il y a trop de doublons Je pense qu'on pourrait aussi Regarder la question Du périmètre de l'État La question des statuts Moi je pense que Pour le régalien Le statut se justifie Pour les magistrats Les policiers Les gendarmes Ça ce sont des fonctions Régaliennes Mais on peut parfaitement Avoir des positions Contractuelles Pour beaucoup d'autres Ok par exemple ?

Beaucoup beaucoup d'autres Vous savez Tous les fonctionnaires Il y en a Plus de 5 millions En France Quand on ajoute évidemment La fonction hospitalière Et la fonction territoriale Et les policiers Les gendarmes Ne sont qu'une petite partie Mais je pense que là encore Il y a de la souplesse En revanche Par contre Sur le système Notamment de la santé Le système social Ah système social Je vous couche une seconde Parce que système social J'ai une très bonne question

31:27
Intervenant

Sur un point spécifique Celui de l'aide médicale d'État Vous aviez dit Bruno Retailleau On y touchera Le gouvernement Y touchera C'est un budget D'un peu plus D'un milliard d'euros Est-ce que ça veut dire Une nouvelle baisse de ce budget Ou bien une réduction Des soins Qui sont compris Dans l'aide médicale d'État ?

31:42
Bruno Retailleau

Malheureusement L'aide médicale d'État Dépend de la santé Et ne dépend pas De l'intérieur Mais ce que je veux vous dire Parce que c'est un principe Je ne comprendrai pas Que les seuls Si j'ose dire Qui ne soient pas appelés A faire des efforts Ce soient les clandestins Ceux qui ont franchi Nos frontières De façon illégale Parce que l'aide médicale d'État Faut que les téléspectateurs Le sachent C'est une sécurité sociale Pour ceux qui sont En situation irrégulière Nous sommes les seuls Pays d'Europe A pratiquer ce régime-là Avec en plus Les titres pour les étrangers Titres pour soins Et l'aide médicale d'État A quasiment triplé Entre une vingtaine d'années Donc il faut Faire ce que les Européens font Et faire non pas Une aide médicale d'État Mais une aide médicale d'urgence C'est-à-dire qu'on ne laisse Mourir évidemment personne Une femme va accoucher Elle accouche évidemment A l'hôpital Mais on s'aligne Sur la moyenne Des pays européens

32:38
Présentateur

On vous sent toujours Très critique Vous n'êtes pas devenu Macroniste pour autant En entrer en gouverneur

32:41
Bruno Retailleau

Est-ce que la France

32:42
Présentateur

Vous considérez Va mieux aujourd'hui Après Emmanuel Macron Ou moins bien ?

32:48
Bruno Retailleau

Je pense qu'aujourd'hui La France a un décrochage Un déclassement On voit bien Qu'il y a un ensauvagement Il y a Je pense qu'Emmanuel Macron A connu des réussites En matière notamment De compétitivité Mais je pense que Et ça sera tout l'objet De 2027 Je pense qu'il faudra Je pense sortir De ce que j'appelle Le modèle Le modèle social Etatiste

33:08
Présentateur

Vous direz que la France Va moins bien Après Emmanuel Macron ?

33:10
Bruno Retailleau

En tout cas La France aujourd'hui Ne va pas bien Et tous les français Tous les français Peuvent le dire

33:16
Présentateur

Je disais Nombreuses critiques Contre vous Notamment le rassemblement National C'est les derniers en date Si j'ose dire On va voir une image Marine Le Pen Jordan Bardella Qui s'en prenne directement A votre bilan En matière d'immigration 343 000 titres De séjour accordés En 2024 Disent-ils C'est même pire Que les mandats précédents Regardez Ils ont fait cette affiche Avec Gérald Darmanin Qu'est-ce que vous leur répondez ?

33:36
Bruno Retailleau

Deux choses La première C'est que je suis arrivé En fin d'année Donc les décisions Que j'ai prises Les circulaires Que j'ai prises Je les ai prises Les mois suivants Et je leur disais Que d'ailleurs Et c'est pour ça Que ça les affole Parce qu'une partie De leurs électeurs Qui sont nos anciens électeurs Me font confiance Et ils me créditent Justement En me critiquant Ils me créditent Justement pour eux D'une sorte de menace Simplement le bilan Il est très clair aujourd'hui En matière D'éloignement forcé Plus 14% En matière de naturalisation Moins 14% En matière de régularisation Moins 24% C'est suffisant ?

Non ce n'est pas suffisant Mais j'ai des contraintes Je n'ai pas les mains libres Puisque je ne peux pas A l'Assemblée nationale Faire voter Des textes Que j'aimerais tant Pouvoir faire voter Ce sera la question Et le débat de 2027

34:25
Présentateur

Vous me voyez venir Pour avoir les mains libres Il faut être à l'Elysée ?

34:29
Bruno Retailleau

En tout cas L'élection présidentielle C'est l'élection présidentielle Évidemment Qui donne les mains libres Est-ce que vous avez pris Votre décision ? Non je n'ai pas pris La décision

34:36
Présentateur

On ne va pas y passer Vous prendrez quand Votre décision

34:39
Bruno Retailleau

Il faudra la prendre Avant l'été 2026 Il y a d'abord Les municipales Ce que je veux dire Pour compléter Mon propos C'est que Je suis en train D'obtenir Sauf qu'aucun ministre N'avait obtenu Avant moi La modification De la directive retour Qui était une directive Anti-retour européenne La commission a enfin Mis sur la table Il y a quelques semaines Un règlement Qui va tout changer Pour qu'on puisse Mieux garder nos frontières

35:05
Présentateur

Bruno Retailleau Vous dites que Certains électeurs Du Rassemblement national Peuvent être séduits Par les résultats Que vous présentez Dominique de Villepin Qui revient sur le devant De la semaine Justement juge Que vous êtes en train D'entraîner les républicains Je cite Dans une dérive identitaire Dans une course Derrière le Rassemblement national Bruno Retailleau Dit-il Devrait plutôt s'atteler A la responsabilité Qui est la sienne Nous avons besoin De plus de professionnalisme Moins de surenchère Qu'est-ce que vous répondez A l'ancien Premier ministre ?

35:33
Bruno Retailleau

Il parle bien Il parle sur les plateaux De télévision C'est quelqu'un Qui n'a jamais été élu Au suffrage universel Jamais Jamais J'ai affronté De nombreuses élections Il parle bien Mais il parle comme L'extrême gauche Comme l'extrême gauche Absolument Qui l'a soutenu d'ailleurs Aux dernières législatives Juste après la dissolution Et moi voyez Cette pseudo droite Qui pense Qui parle Comme l'extrême gauche C'est celle que je combats C'est celle qui nous a fait Beaucoup de mal Et c'est celle en réalité Qui a été l'alliée Mais constante Du rassemblement national Si depuis 15 ans 10 millions D'électeurs Nous ont quittés C'est parce que la droite A été tétanisée Par ce genre de discours Et qu'on n'a pas voulu Régler les problèmes Des français Parce que ces gens-là Que représente Monsieur De Villepin Il n'y a pas de problème Ils ont Des airs De cette fausse générosité Ils habitent Les beaux quartiers Ils mettent leurs enfants Dans les bonnes écoles Les français modestes Eux Ils sont au contact De tous les désordres Des désordres sécuritaires Des désordres migratoires Qui sont bien souvent liés Aussi Donc voilà ce que je peux dire Sur monsieur De Villepin

36:38
Intervenant

Un point supplémentaire Dominique De Villepin Dénonce aussi Des contrôles au faciès A la gare du nord C'est-à-dire que je le cite Il dit On divise les français En stigmatisme Et cela ne rend pas La France plus forte Cela ne l'arme pas Pour faire face Aux difficultés du monde

36:50
Bruno Retailleau

Mais que propose-t-il ?

36:52
Intervenant

Il dit la vérité Ou il raconte des bêtises ?

36:55
Bruno Retailleau

Bien sûr Que propose-t-il ? Que propose-t-il ? Moi je fais respecter La loi républicaine Veut-on oui ou non Que la France Soit le réceptacle De toute la misère du monde J'étais au sommet européen Il y a quelques jours J'ai vu les ministres de l'intérieur Il y en a qui sont de gauche Qui sont de droite Croyez-moi Tous veulent la même chose Parce que nos peuples

37:17
Intervenant

Oui mais sur les contrôles au faciès Bruno Retailleau C'est une réalité aujourd'hui ou pas ?

37:21
Bruno Retailleau

Mais bien sûr que non Il y a eu d'ailleurs Une décision De la Cour des droits de l'homme Très intéressante Qui a reconnu un problème Pour un cas Mais qui pour les autres cas A justifié le cadre De nos contrôles D'ailleurs nos contrôles Ils sont très encadrés Soit il y a une réquisition De l'autorité judiciaire Soit c'est pour prévenir La commission d'une infraction Mais notamment Sur les étrangers En situation irrégulière Moi je souhaite Qu'on tienne les frontières Je souhaite qu'on ne puisse pas Par infraction Pénétrer sur le sol de France Impunément Parce que si demain Il n'y a plus de contrôle Alors on enverra Aux filières Les filières de trafiquants D'êtres humains Vous imaginez que Ces gens-là Viennent de très loin Déracinés de leur petit village Et qu'ils se retrouvent A la gare du Nord Comme ça Par hasard Non Ils sont en réalité Encadrés par des filières Qui les exploitent Qui les exploitent Et toutes celles et ceux Qui Par faiblesse Ou par idéologie Veulent encourager Justement La disparition Dans l'effacement des frontières Ou ces mouvements humains Ils sont aussi Des sortes de complices De ces filières

38:30
Présentateur

Bruno Rottag Il y en a un autre Qui vous a ciblé Ces derniers jours C'est un ancien Premier ministre

38:34
Intervenant

Gabriel Attal Oui on s'interroge aussi Bien sûr Sur le potentiel rapprochement Entre LR et Renaissance Gabriel Attal A dit que la droite Prend de plus en plus Le chemin De la connivence intellectuelle Avec le Rassemblement national Ça va être difficile Le rapprochement

38:49
Bruno Retailleau

Écoutez Cet argument là A été utilisé Par la gauche Depuis 30 ans C'est un gaz Incapacitant La gauche Vis-à-vis de la droite A tenté De la soumettre A une hégémonie idéologique En l'accusant Par exemple Dès qu'on voulait Restaurer l'autorité La fermeté On était des fascistes Dès qu'on voulait Lutter contre l'immigration illégale On était des racistes Moi ça ne marche pas Avec ça Gabriel Attal Vient de la gauche C'est sans doute pour ça Qu'il utilise Ses arguments Il dit qu'il n'y a pas De projet de société commun Aujourd'hui Entre LR et Renaissance Vous partagez son avis ? Je ne sais pas En tout cas Je ne veux pas passer mon temps Il n'y a pas de projet commun Entre vous et Renaissance ?

Écoutez On est en tout cas Le socle commun c'est quoi ? C'est une rencontre C'est une rencontre de circonstances Ce sont Des mouvements Qui ont pris leur responsabilité Parce qu'ils voulaient éviter A la fois le chaos A la France Et qu'ils voulaient éviter Que la France Ne soit gouvernée Par la gauche Mélenchonisée Ça ne veut On n'est pas les mêmes Évidemment Simplement ce que j'observe

39:47
Intervenant

Il vous attaque directement Je prends un autre exemple Il dit Le nouveau président des Républicains S'est opposé A l'inscription de l'IVG Dans la constitution A refuser d'interdire Les thérapies de conversion Pour les homosexuels

39:58
Bruno Retailleau

Mais je n'ai jamais Refusé d'interdire Des thérapies de conversion C'était un texte Où on a porté Un amendement Qui était important pour moi Un amendement Qui devait s'opposer A ce que pour des mineurs On leur donne Notamment des bloqueurs de puberté Ou qu'ils puissent recourir Notamment pour se transformer Dans le transgenrisme Finalement A des opérations Qui peuvent obérer leur avenir Il s'agissait simplement De dire stop On ne peut pas Quand on n'est pas encore Complètement mûr Il faut réserver Un temps de réflexion Et ça soit Il faut réserver la majorité Pour qu'on puisse prendre Ce genre de choses Et rien d'autre Et rien d'autre Il est hors de question Que des uns ou des autres Donnent Et notamment Obligent des jeunes Parce qu'ils ont Une orientation sexuelle Qui ne leur convient pas A prendre Notamment des thérapies de conversion Bruno Rotaillot Du tout Et je regrette Vous voyez On en vienne là Il y a une ligne rouge Que vous aviez

40:50
Présentateur

Monsieur le ministre Posé il y a quelques jours Qu'il va peut-être Falloir la rappeler A l'instant François Bayrou Estime qu'il y a Une majorité Pense qu'il y a Une majorité Sur la question De la proportionnelle Et annonce Qu'il présentera Un texte A la fin de l'année Au début 2026 Qu'est-ce que vous lui répondez ?

41:07
Bruno Retailleau

Je ne lui réponds pas Je l'ai vu François Bayrou Je l'ai vu Accompagné Des deux présidents de groupe LR au Sénat Et à l'Assemblée nationale Je lui ai dit Que nous allons Nous y opposer Pour de bonnes raisons Parce qu'on le voit bien Aujourd'hui C'est le bazar A l'Assemblée nationale Et bien la proportionnelle Elle rendrait structurelle Elle rendrait permanent Ce bazar Il n'y aurait plus de majorité Alors que la Ve République Est faite pour le fait majoritaire Je lui ai dit Aussi Que ce sera grave Parce qu'il faudra Là encore Pour des questions démographiques Et bien Réaffecter des députés En zone urbaine Et en enlever En zone rurale Donc ça va être une occasion De diviser à nouveau la France Et ce sera le régime des partis Georges Mandel Qui était le secrétaire de Clémenceau Qui était non seulement Vendéen mais français Qui était ministre de l'Intérieur Georges Mandel Qui a été tué par les nazis D'ailleurs Dans la Deuxième Guerre mondiale Disait d'ailleurs De cette proportionnelle Que c'était Le seul moyen Pour un battu D'être élu Donc hors de question D'autant plus Que j'ajoute D'autant plus que j'ajoute Je me regarde le Premier ministre Je me regarde C'est que cette proportionnelle Ne pourrait passer Qu'avec les voix Du Rassemblement national Et de la gauche Et de l'extrême gauche Son socle commun Le socle commun Là du coup On se rapproche Voyez On est très majoritairement Opposé

42:21
Présentateur

Merci beaucoup Monsieur le ministre D'avoir été notre invité ce matin Merci à Marie-Baptiste Duart Léa Cardin De m'avoir accompagné Et Sylvain Poulet De m'avoir accompagné Ici à BFM TV Je vous souhaite une excellente journée Vous restez bien sûr Sur BFM TV Sous-titrage Société Radio-Canada

42:36
Locuteur

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