Guillaume Guérin, le maire de Limoges, revient sur le plan "Notre Dame" pour l'Hôtel de ville
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:04FerméeRéponse directe
Sébastien Lecornu l'a assuré hier soir, pas un euro déboursé pour les Limougeaux, pour la reconstruction de l'hôtel de ville. C'est ce que vous souhaitiez ?
- 0:24OuverteRéponse partielle
Alors, parmi les choses qu'il a indiquées, l'inscription de tout le monument de la mairie aux monuments historiques. Qu'est-ce que ça change ?
- 1:47FerméeRéponse directe
Pour un début de travaux, plutôt à la fin de cette année ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une journée que vous redoutez encore aujourd'hui ?
- 6:28RelanceRéponse partielle
Sur l'ultra-gauche que vous mettez en cause encore ce matin, donc sur la destruction de l'hôtel de ville, il y a une polémique, une tension politique autour de ça.
- 8:11OuverteRéponse directe
Un tout dernier mot sur la polémique politique aussi, notamment les élus de LFI à la mairie de Limoges, ont mal vécu visiblement le rassemblement de dimanche dernier.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« Oui, c'était une obligation pour moi, une obligation morale de la part de l'État. »
- 0:19Invité politiqueFait
« Et le Premier ministre a répondu positivement à ce que j'avais demandé au début de la semaine. »
- 0:46Invité politiqueChiffre
« Ce qui permet d'aller jusqu'à 80% du financement des travaux par l'État. »
- 0:54Invité politiqueFait
« Le ministère de la Culture va devenir maître d'ouvrage sur les travaux. »
- 1:04Invité politiqueFait
« On va avoir un calendrier identique aux travaux de Notre-Dame de Paris. »
- 1:11Invité politiqueChiffre
« Et l'État paiera 80% du montant total de l'enveloppe. »
- 1:34Invité politiqueChiffre
« Et là, on a passé aussi la défiscalisation des dons de 66% à 75%. »
- 3:55Invité politiqueFait
« On a obtenu la sixième année d'école vétérinaire. »
- 4:06Invité politiquePromesse
« On aura des étudiants véto, spécialité gros animaux, à Limoges, à la rentrée en 2027. »
- 4:08Invité politiqueChiffre
« On a récupéré un demi-million d'euros pour racheter des caméras de vidéoprotection. »
- 4:13Invité politiqueChiffre
« On a récupéré, la ligne est à arbitrer, mais autour de 400 000 euros pour le centre de supervision intercommunal. »
- 5:07Invité politiqueFait
« on redoute cette journée comme on redoute le soir d'Halloween, comme on redoute le 5 novembre. »
- 5:17Invité politiqueFait
« Vous avez l'ultra-gauche qui est à l'origine de la destruction de la mairie de Limoges. »
- 5:45Invité politiqueFait
« Exactement, la CRPC, qui prennent de la prison ferme. »
- 7:39Invité politiqueFait
« Oui, il y a la main de l'ultra-gauche, je l'affirme, les renseignements territoriaux l'affirment, le parquet l'affirment. »
Temps de parole
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Sébastien Lecornu l'a assuré hier soir, pas un euro déboursé pour les Limougeaux, pour la reconstruction de l'hôtel de ville. C'est ce que vous souhaitiez ?
Oui, c'était une obligation pour moi, une obligation morale de la part de l'État.
On
a mis une forme de pression sur le gouvernement, notamment pour ce sujet de l'hôtel de ville, mais pas que. Et le Premier ministre a répondu positivement à ce que j'avais demandé au début de la semaine.
Alors, parmi les choses qu'il a indiquées, l'inscription de tout le monument de la mairie aux monuments historiques. Qu'est-ce que ça change ? Ça induit
quoi ? Ça permet
quoi ? Ce sont des questions techniques sur lesquelles je ne
vais
pas rentrer dans les détails, mais le fait de classer le bâtiment monument historique permet au ministère de la Culture de participer et de prendre en charge, via la maîtrise d'ouvrage, la reconstruction de ce bâtiment, ce qui permet d'aller jusqu'à 80% du financement des travaux par l'État. Donc, pour être très précis, on va classer ce bâtiment monument historique. Le ministère de la Culture va devenir maître d'ouvrage sur les travaux, via un bras armé du ministère de la Culture qui s'appelle l'OPIC, avec une personnalité à sa tête, pour à la fois gérer le calendrier de travaux, on va avoir un calendrier identique aux travaux de Notre-Dame de Paris. Donc ça, c
'est
une exception qui est faite, et c'était aussi quelque chose que j'avais demandé. Et l'État paiera 80% du montant total de l'enveloppe. C'est très important, ça, quelle que soit l'enveloppe totale, qu'il y ait 25 millions de travaux ou qu'il y en ait 42 millions. Ça sera 80% assumé par la charge de l'État. Ensuite, nous, nous avons une cote part d'assurance, mais qui ne va pas aller chercher très loin, qui est de l'ordre de 2 à 3 millions d'euros. Et le reliquat, si reliquat il y a, sera porté et assumé par la Fondation du Patrimoine. Et là, on a passé aussi la défiscalisation des dons de 66% à 75%.
Et je peux vous dire qu'on a déjà de très nombreux mécènes potentiels, qui m'ont appelé avec des promesses de dons qui sont extrêmement importantes, et je tiens à les en remercier. –
J'allais vous demander justement qui serait la part des 20% restants, mais en fait,
c
'est ça. Le montant des travaux, effectivement, n'a pas encore été évoqué. Il y
a
une idée, une première estimation
? – Non, c'est
beaucoup trop tôt pour le dire. Il y
a
une expertise qui est en cours. Il y a un scan 3D qui est en train de s'opérer du bâtiment en ce moment. Donc non, je ne
peux
pas vous donner de montant précis. Ce que je peux vous dire, c'est que c'est très impressionnant vu du ciel. C'est surtout des travaux de charpence et de couverture qui vont avoir lieu, mais dès qu'on arrive sur les parquets en haut, les parquets d'honneur, on se rend compte que la partie arrière du bâtiment a extrêmement bien résisté. Donc c'est un gros chantier, mais c'est quelque chose qui peut être tenu dans un calendrier de 3 ans, on en est convaincu. Entre le lancement des procédures de marché public, parce que procédures de marché public, il y aura, et la reconstruction, on pense que dans un année de 3 ans,
on
peut revenir à l'hôtel de ville.
– Pour un début de travaux, plutôt à la fin de cette année ?
–
Sauvegarde,
mesure de sauvegarde du bâtiment tout de suite, pour protéger la façade, mise hors d'eau du bâtiment, curage des parquets qui sont sur les salles Louis-Langequeux, pour ceux qui connaissent, donc les parquets qui sont à côté de la salle des mariages, mise hors d'eau d'ici la fin de
l
'année, parce qu'il faut aller vite, mais il y a un certain nombre de préalables à valider avant. En tout cas, on a un architecte en chef qui suit ce dossier-là, qui est formidable et qui fait un boulot considérable.
– Ces procédures-là, c'est un peu la procédure Notre-Dame ? –
C'est la procédure Notre-Dame, appliquée à la ville de Limoges. Alors, ce n
'est
pas l'OPIC qui avait fait Notre-Dame, mais l'OPIC, par exemple, a fait le château de Versailles, Chambord. Donc, c'est quelque chose, c'est une exception. Voilà, le Premier ministre nous permet d'avoir une exception pour Limoges, eu égard à ce qui s'est passé, et puis il va inscrire très vite une ligne de crédit aussi pour la continuité du service public, c'est ce que je lui ai demandé, parce que ça a un coût de déplacer les agents sur les sites sur lesquels nous les avons déplacés, donc il prendra l'intégralité de ce coût à la charge de Matignon.
– Alors, aujourd'hui, samedi, il risque d'y avoir de nouvelles manifestations, même si des arrêtés ont été pris, pas que d'ailleurs en Haute-Vienne, dans plusieurs départements, la Corrèze, pas très loin d'ici. Est-ce que c'est une journée que vous redoutez encore aujourd'hui ? – Je
vais compléter sur quelque chose, il n
'y a
pas que l'hôtel de ville qui a été fait hier, parce que ce n
'est
pas assez inaperçu, mais on a obtenu beaucoup de choses. On a obtenu le financement de l'OSP vers Paris via l'avion, avec des crédits qui avaient disparu, qui sont remis en place. On a obtenu la sixième année d'école vétérinaire, ça on en reparlera, c'est quelque chose d'extrêmement important pour moi, ça fait trois ans qu'on en parle, ça a été réglé hier en dix minutes. Donc ça, il faut le dire, on aura des étudiants véto, spécialité gros animaux, à Limoges, à la rentrée en 2027. On a récupéré un demi-million d'euros pour racheter des caméras de vidéoprotection. On a récupéré, la ligne est à arbitrer, mais autour de 400 000 euros pour le centre de supervision intercommunal.
Donc il s'est passé quand même beaucoup de choses, le classement de Carnot en rue, et les enveloppes financières qui vont avec. –
Et la tenue
des calendriers des rames
oxygène
sur le pôle. – Exactement, ça j'ai oublié, la pression qui est mise sur le fabricant des rames oxygène pour qu'elles soient livrées à l'heure.
On
ne
peut
pas toucher au calendrier de travaux, mais le calendrier de livraison des rames, ça c'est une réalité. Donc il n'est pas venu les mains vides, ça a été un peu âpre au début de semaine, je ne vous le cache pas. Il s'avère qu
'on
se connaît un petit peu, nos entourages respectifs se connaissent aussi. Ça a été un peu musclé, viril, mais poli et courtois, et il est arrivé avec des vraies solutions pour Limoges, et je l'en remercie, parce que je sais dire les choses quand elles ne vont pas bien, je sais aussi les dire quand elles vont bien. Il a été au rendez-vous pour Limoges et pour les Limoges.
–
Ma question, juste avant, aujourd'hui une nouvelle journée où sûrement il y aura des manifestations en Haute-Vienne comme ailleurs, est-ce que c'est une journée que vous redoutez ou comment vous allez l'observer
? – Vous savez,
on redoute cette journée comme on redoute le soir d'Halloween, comme on redoute le 5 novembre. Le pays est sous une
tension
sociale extrême avec plusieurs phénomènes dans ses manifs. Vous avez l'ultra-gauche qui
est
à l'origine de la destruction de la mairie de Limoges, mais vous avez aussi des casseurs et cervelés venus de tout horizon. Et puis vous avez quelque chose de beaucoup plus grave pour moi sur le fait sociétal, c'est que vous avez aujourd'hui des pilleurs d'opportunités et des gamins, de gens comme vous et moi,
des
gamins de gens comme vous et moi, qui rentrent dans les magasins, qui se servent. Certains passent tout de suite au tribunal via une procédure qui s'appelle la comparution immédiate pour reconnaissance de culpabilité
préalable. –
Exactement, la CRPC, qui prennent de la prison ferme. Moi j'ai des gamins qui ont aujourd'hui 20 ans, 22 ans, qui ont cassé le juge de
chasse
vierge, aujourd'hui dorment en prison, on parle de ça avec mandat de dépôt, ils ne sont pas repassés chez papa et maman. Et malgré ça, malgré la sanction exemplaire sur le plan judiciaire, ils n'ont pas l'impression d'avoir fait quelque chose de grave. Et ça,
ça
m'inquiète beaucoup, parce que ça en dit extrêmement long sur ce qu'est devenu cette société. Et ça,
ça
m'inquiète prodigieusement, plus que les manifs. Vous savez, les manifs parfois sont légitimes. Vous avez aujourd'hui des revendications sur la vie chère que je partage. Le gasoil à 2,50
euros,
c'est devenu insupportable pour bon nombre de nos compatriotes. Et ils ont toute la légitimité, tout le droit de manifester pacifiquement. Ce que je ne peux pas accepter, c'est la casse, les pillages et la destruction de bâtiments
comme l'hôtel de ville. Sur l'ultra-gauche que vous mettez en cause encore ce matin, donc sur la destruction de l'hôtel de ville, il y a une polémique, une tension politique autour de ça. Certains élus, ceux du plateau de Millevache par exemple, vous reprochent dans une tribune, là encore hier au journal Le Monde, d'avoir mis en cause l'ultra-gauche du plateau, ou d'ailleurs, comme David Lissnard par exemple, ils vous reprochent ça.
Non,
ces gens sont tous des pacifistes qui s'occupent des petits oiseaux et de la bonne qualité de l'eau. Tout un chacun le sait, bien évidemment. Écoutez, il faut arrêter la caricature. Voilà, moi j'ai vu des images de la police nationale, j'ai vu la façon dont certains se sont organisés pour tuer des flics,
pour
tuer des flics, c'est ça la réalité.
Vous les mettez
en cause pour tentative
de meurtre
? Et donc aujourd'hui, ah mais clairement, c'est pas moi qui les mets en cause pour tentative de meurtre. C'est le tribunal,
c'est
le parquet. C'est le parquet. C'est le monde judiciaire qui les met en
accusation
pour tentative d'homicide. Donc c'est pas Guillaume Guérin. Vous savez, la justice est indépendante dans ce pays. On peut pas... Ces gens sont extraordinaires quand même. Parce qu'ils sont toujours aux côtés de la justice quand il s'agit de sanctionner des patrons, des hommes politiques, et ils ont raison. Mais là que ça les touche eux, la justice d'un seul coup ne serait plus indépendante. Non, il faut être cohérent. Il faut être cohérent. Oui, il y a la main de l'ultra-gauche, je l'affirme, les renseignements territoriaux l'affirment, le parquet l'affirment, un certain nombre d'observateurs très au fait l'affirment. Donc encore une fois, les gens qui sont aujourd'hui...
qui ont été interpellés, je pense que leur pédigré parle pour eux. Le père du jeune garçon, il a été partisan de l'ETA en Espagne, et il a été condamné pour avoir détruit le relais d'écart 5G. C'est pas moi qui l'ai condamné. Ce sont des juges indépendants du siège. D'accord ? Donc il faut remettre les choses un peu dans leur contexte.
Un tout dernier mot sur la polémique politique aussi, notamment les élus de LFI à la mairie de Limoges, ont mal vécu visiblement le rassemblement de dimanche dernier, sur lequel ils n'ont pas pu monter sur l'estrade.
Ils se sont
trouvés un petit peu acculés dans la foule et visiblement un peu pris à partie.
Qu'est
-ce
que vous en dites ? Oui, dans la foule,
c
'était très gentil. Vous savez, les gens sont très patients et très polis. Ce sont des parlementaires, ils sont respectés avec leur écharpe tricolore. En revanche, qu'ils veuillent faire une tentative de récupération de cette opération, c'est le cadet de mes soucis. Je vais vous dire un truc, c'est le cadet de mes soucis. Et puis, il faut qu'il soit clair aussi, les parlementaires. Moi, je pense que M. Maudet peut être sincère dans ses propos.
Damien
Maudet, un des
chefs de l'opposition municipale. Je pense qu'il peut
être sincère dans ses propos. Mais j'ai un problème avec son positionnement. M. Maudet siège à côté de Mme Panot et était au congrès de la France Insoumise aux côtés de M. Bali Bakayoko. Il a condamné quand
même l'incendie de la mairie de Limoges. Le maire de
Saint-Denis. Bon, Mme Panot, dans l'hémicycle, devant le Premier ministre, quand le Premier ministre lui dit « Mme Panot, condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoges ? » Pas de réponse. Mais Damien Maudet
l
'a condamné. Oui, mais c'est pour ça que je vous dis, je pense qu'il peut être sincère. Je ne
vous
dis pas qu'il l'est. Je dis que je peux supposer qu'il le soit. Mais que fait encore M. Maudet et Mme Meunier sur les bancs de la France Insoumise ? Si ces gens sont sincères dans leurs propos, il faut quitter la France Insoumise. Mme Panot ne condamne pas l'incendie de la mairie de Limoges dans l'hémicycle. Et M. Bali Bakayoko explique que la violence peut devenir légitime dans cette période-là. Donc ce sont des gens extrêmement dangereux. Vous savez, ça s'appelle des pompiers pyromanes. Donc je dis à M. Maudet, j'ai envie de vous croire, mais quittez ce groupe de fous !