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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 5 janvier 2024 63 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesLogementSécurité

Inondation : que peuvent les politiques ? #cdanslair 04.01.2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 43 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    Deux mois seulement après les inondations de novembre, le Pas-de-Calais se retrouve sous l'eau, donc avec des crues qui engloutissent encore les habitations, les terres agricoles.

  • 0:45RelanceÉludée

    Alors y a-t-il en réalité une responsabilité du gouvernement quand l'eau se met à monter ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous avez vu sur place ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous avez vu sur place ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    C'est allé très vite, la façon dont ça s'est passé cette fois-ci.

  • 4:01OuverteRéponse directe

    C'est vrai qu'ici, sur ce plateau, on n'imagine pas forcément ce que sont en train de vivre ces gens depuis le mois de novembre avec une inondation.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32PrésentateurFait
    « les élus de terrain et les sinistrés dénoncent maintenant un appareil d'État qui n'a pas su les protéger et prendre les bonnes décisions quand il était encore temps. »
  • 1:50Invité politiqueFait
    « Très concrètement, on peut passer de village en village parce que les routes de village en village sont un peu en hauteur. Mais dès qu'on arrive dans chaque village, notamment dans la vallée de cette rivière, A, A, deux fois la lettre A, au bout d'un moment, on ne peut plus avancer. La route est barrée. »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « Il y a des dizaines de maisons qui ont 1 mètre, 1 mètre 50 d'eau chez elles. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « En quelques heures, l'eau peut monter extrêmement rapidement. »
  • 3:45Invité politiqueFait
    « Il y a de la colère aussi contre différentes choses. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « il n'y a pas un risque naturel extérieur à nous, mais il y a beaucoup une cause humaine à ce que nous sommes en train de vivre. »
  • 8:51Invité politiqueFait
    « Il y a effectivement ces énormes pompes qui sont arrivées la nuit dernière de différents pays européens et qui permettent de renvoyer plus rapidement l'eau des rivières vers la mer. »
  • 9:24Invité politiqueFait
    « depuis novembre, les sols dans le Pas-de-Calais sont extrêmement gorgés d'eau. »
  • 10:31Invité politiqueFait
    « la vie économique est à l'arrêt. »
  • 18:51Invité politiqueChiffre
    « Évidemment vous avez près de 27% des habitants en France qui habitent dans des zones inondables concrètement ils ne devraient pas y être. »
  • 24:57PrésentateurFait
    « Xavier Bertrand dit que rien n'est arrivé de ces aides-là, c'était il y a deux mois. »
  • 28:10Invité politiqueFait
    « Ronald promet de ne pas respecter la nouvelle loi contre l'artificialisation des sols qui prévoit de limiter drastiquement la bétonisation d'ici 2050. »
  • 30:14Invité politiqueChiffre
    « Le budget 2024 prévoit de l'argent pour l'environnement : 40 milliards d'euros, c'est 7 de plus que l'an passé. »
  • 38:07Invité politiqueChiffre
    « Le coût de la sécheresse en 2022 : 6 milliards d'euros. »
  • 38:39Invité politiqueFait
    « On est en train de payer le coût du dérèglement climatique. »
  • 52:29Invité politiqueChiffre
    « le problème c'est que les primes d'assurance habitation ont tendance à augmenter »
  • 52:46Invité politiqueFait
    « c'est depuis 2021 que la loi a perfectionné le dispositif pour lutter contre le recul du trait de côte »
  • 52:54Invité politiqueFait
    « la résidence Signal que tout le monde a vu en Aquitaine »
  • 53:27Invité politiqueFait
    « les assurances ne prennent pas en compte cette érosion et ne vont pas la couvrir »
  • 55:21PrésentateurChiffre
    « On a un chiffre sur les tarifs des assurances en 2024 avec des projections d'augmentation de plus 5 à 6% pour l'habitation »
  • 56:06PrésentateurChiffre
    « les surprimes des assurances qui financent le régime passera de 12 à 20% en 2025 »
  • 56:39Invité politiqueFait
    « La première c'est qu'on ne savait pas toujours que c'était une zone vulnérable »
  • 56:44Invité politiqueFait
    « il y avait une pression de la personne qui voulait construire une maison »
  • 56:48Invité politiqueFait
    « il y a des élus locaux qui ont accordé trop facilement des permis de construire »
  • 56:55Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire qu'en France pendant longtemps ça a presque été plus facile d'aller construire dans des espaces vierges que dans des espaces gris pollués »
  • 1:00:47Invité politiqueFait
    « on peut remercier Jacques Chirac »
  • 1:01:33Invité politiqueFait
    « la réponse est compliquée parce que ça peut appartenir au domaine public au domaine privé »

Temps de parole

  • Xavier Bertrand51 %
  • Présentateur28 %
  • Locuteur 913 %
  • ?2 %

≈ 11,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans C'est dans l'air, le désespoir et maintenant la colère. Deux mois seulement après les inondations de novembre, le Pas-de-Calais se retrouve sous l'eau, donc avec des crues qui engloutissent encore les habitations, les terres agricoles. Malgré l'arrivée sur place de méga pompes venues de toute la France, de l'Europe, malgré le défilé de membres du gouvernement et la promesse d'aide, les élus de terrain et les sinistrés dénoncent maintenant un appareil d'État qui n'a pas su les protéger et prendre les bonnes décisions quand il était encore temps. Xavier Bertrand, patron de la région, hausse le ton, lui aussi ce matin.

Alors y a-t-il en réalité une responsabilité du gouvernement quand l'eau se met à monter ? Comment aménager ces zones inondables ? Ces sinistrés qui sont éreintés par cette crue sans fin seront-ils réellement indemnisés ? Où en sont les aides qui ont déjà été promises au mois de novembre

1:00
Locuteur

?

1:00
Présentateur

Inondations que peuvent les politiques ? C'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Christophe Barbier,

1:06
Locuteur

vous

1:06
Présentateur

êtes éditorialiste politique, conseiller de la rédaction pour le journal Franck Tireur. Nicolas Béraud est avec nous, vous êtes journaliste au service futur du Parisien qui titre aujourd'hui « La malédiction du Pas-de-Calais ». Vous y signez ce reportage « Désolation dans la vallée de Laha », à nouveau sinistré par les crus. On se sent impuissant et oublié. Vous allez nous raconter ce que vous avez vu sur place. Arnaud Gossman, vous êtes avocat en droit de l'environnement. Vous êtes également professeur associé à l'université Paris 1. Enfin, Audrey Boutard, vous êtes grand reporter à France Télévisions. Vous êtes spécialiste des faits

1:35
Locuteur

de

1:35
Présentateur

société. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce « C'est dans l'air en direct

1:39
Locuteur

».

1:39
Présentateur

Je le disais, Nicolas Béraud, vous étiez sur place au mois de novembre. Et puis, vous êtes retourné dans le Pas-de-Calais. C'est la désolation. Chacun choisit son mot. Qu'est-ce que vous avez vu sur place

1:50
Locuteur

?

1:50
Xavier Bertrand

Très concrètement, on peut passer de village en village parce que les routes de village en village sont un peu en hauteur. Mais dès qu'on arrive dans chaque village, notamment dans la vallée de cette rivière, A, A, deux fois la lettre A, au bout d'un moment, on ne

2:02
Locuteur

peut

2:02
Xavier Bertrand

plus avancer. La route est barrée. Il y

2:03
Locuteur

a

2:03
Xavier Bertrand

des panneaux routes barrés. Puis il y a 20, 30, 40 centimètres d'eau, parfois 1 mètre, 1 mètre,

2:07
Locuteur

1 mètre

2:07
Xavier Bertrand

50. Il y a des dizaines de maisons qui ont 1 mètre, 1 mètre 50 d'eau chez elles. Tout simplement parce que le fleuve qui coule au milieu du village, il a tellement débordé que le centre-ville, parfois quasiment tout le village est inondé. Et donc, on a les habitants qui soit sont chez eux à l'étage, soit sont dans la rue, soit ont été évacués.

2:25
Présentateur

C'est allé très vite, la façon dont ça s'est passé cette fois

2:27
Xavier Bertrand

-ci. En quelques heures, l'eau peut monter extrêmement rapidement. Et là, les habitants que j'ai rencontrés hier dans la vallée ont été frappés par la vitesse à laquelle...

2:34
Locuteur

Ils vous le

2:34
Locuteur 5

racontent.

2:35
Xavier Bertrand

Ils nous le racontent. Ils nous disent beaucoup plus que la nuit et qu'en novembre dernier lors du premier épisode. Et c'est extrêmement angoissant pour eux parce que certains ont été évacués le mardi soir, soit par les pompiers ou par les élus municipaux dans des salles communales, soit chez des amis ou chez des voisins dans des maisons plus en hauteur. Et puis, ils quittent leur maison.

2:53
Locuteur

Ils

2:53
Xavier Bertrand

ne savent pas du tout comment est-ce qu

2:54
Locuteur

'ils

2:54
Xavier Bertrand

vont la retrouver le lendemain. Ils reviennent le lendemain matin et qu

2:56
Locuteur

'est

2:56
Xavier Bertrand

-ce qu'ils voient ? Un mètre cinquante, impossible d'entrer dans la maison. Donc, il y a de la désolation, de la lassitude, du ras-le-bol. Il y a de la colère aussi contre différentes choses.

3:05
Locuteur

On

3:05
Xavier Bertrand

va en parler. Mais il y

3:06
Locuteur

a

3:06
Xavier Bertrand

aussi beaucoup de solidarité. Et ça,

3:07
Locuteur

c

3:07
Xavier Bertrand

'est très frappant. Et c'est aussi intéressant de le raconter. C'est que tous les habitants cèdent entre eux. Ils appellent leurs voisins. Ils viennent céder. Il y a des conseillers municipaux. Il y a évidemment des sapeurs-pompiers, des secouristes qui sont dans la rue. On voit les agriculteurs qui viennent avec leurs tracteurs. Vous savez, dont les roues sont aussi grandes que nous. Donc, ils peuvent passer dans l'eau. Mais on voit des scènes assez improbables. Ce

3:27
Locuteur

qui est terrible, c

3:27
Présentateur

'est cet effet de répétition.

3:31
Xavier Bertrand

Bien sûr. Alors, en novembre, premier épisode de cru exceptionnel, notamment de là, mais aussi d'autres rivières du Pas-de-Calais, comme la liane. Il y avait, quand j'y étais,

3:41
Locuteur

il

3:41
Xavier Bertrand

y avait de la désolation.

3:42
Locuteur

Il

3:42
Xavier Bertrand

y avait de la tristesse. Là, il y a aussi de la colère maintenant. Parce que c'est un peu les fers à le bol. Il y a des habitants qui venaient à peine de remplacer leur machine à laver ou leur congélateur, qui venaient à peine d'avoir 2000 euros de l'assurance. Et on en reparlera aussi pour faire des premiers travaux. Et qu'est-ce qui se passe ? Ils retournent chez eux. Ils voient tout à nouveau détruit. Donc, ils sont angoissés pour les assurances. Est-ce que ça va pouvoir marcher, etc.

4:01
Présentateur

C'est vrai qu'ici, sur ce plateau, on n'imagine pas forcément ce que sont en train de vivre ces gens depuis le mois de novembre avec une inondation. Je me tourne vers vous, Audrey Goutard, parce que c'est des actualités que vous avez beaucoup couvert. Et vous avez beaucoup été confrontés à ces témoignages de gens, comme vous le racontez très bien, Nicolas Vérault, qui arrivent chez eux. Parce que ça dure des semaines. Le moment où ça monte et le moment où il faut attendre que ça redescende.

4:25
Xavier Bertrand

Ce qui est très intéressant dans ce témoignage, lorsque j'étais jeune reporter aux Parisiens, j'ai couvert énormément, comme vous, des inondations. Mais ce n'était pas du tout la même chose, en fait. C'est-à-dire que le désespoir des gens était le même. Mais les situations n'étaient pas les mêmes. Pourquoi ? Parce que, d'abord, c'était souvent au sud de la France. C'était souvent des épisodes sévenoles. C'était souvent des inondations au printemps. Et ça se passait en une fois. Une fois, et c'était incroyable. Ce qui est terrible dans votre récit, c'est que c'est à répétition. C'est qu'on est face à des phénomènes qu'on n'a jamais connus.

Et que moi, en tant que reporter, lorsqu'il y a une quinzaine d'années, je les couvrais, eh bien, ça n'était pas du tout pareil. C'est-à-dire qu'il y avait un désespoir, mais c

5:06
Locuteur

'était

5:06
Xavier Bertrand

un désespoir très temporaire. Il y avait une colère aussi. Mais ce n

5:09
Locuteur

'est

5:09
Xavier Bertrand

pas du tout la même colère. C'était la colère de gens qui considéraient qu'il allait falloir reconstruire. Et puis qu'effectivement, les maires ou les préfets n'avaient pas fait ce qu'il fallait. Il y avait une désertification. Les haies n'avaient pas été faites dans les champs comme il fallait, etc. Alors que là, on voit bien que les maires et les élus sont face à une problématique où ils n'ont pas de solution concrète puisque c'est très nouveau. Et ça, pour moi, c'est très intéressant de le noter. Arnaud Gosselin

5:37
Locuteur

? Le

5:37
Xavier Bertrand

mot colère revient souvent. Et notamment dans votre reportage, une personne s'exprime, et je pense qu

5:43
Locuteur

'elle

5:43
Xavier Bertrand

exprime une colère, en expliquant qu'il est difficile de combattre la nature. Et donc, on a l'impression d'une sorte de risque naturel extérieur à nous qui nous a menacés, qui compromet nos conditions d'existence. Et pourtant, ce que nous disent les scientifiques est un peu différent de cette perception totalement humaine et légitime d'une personne qui est en train de subir un drame. C'est-à-dire qu'en fait, il n'y a pas un risque naturel extérieur à nous, mais il y a beaucoup une cause humaine à ce que nous sommes en train de vivre. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a une pluie, mais cette pluie, le véritable problème, c'est les sols. C'est ce qui n'absorbe pas les sols en réalité.

C'est ça qui crée ensuite la catastrophe dans laquelle nous sommes.

6:21
Présentateur

Arnaud Gosselin, qu'est-ce qu'il y a d'exceptionnel

6:22
Locuteur

?

6:24
Présentateur

J'interviewais François Gemmène, un des co-auteurs des rapports du GIEC qui connaissait le sujet par cœur, qui me disait en fait, rien. Cette semaine, il me disait rien parce que en fait, ça va se reproduire. Et ça s'est déjà reproduit puisqu'au mois de novembre, il y a déjà eu des crues assez exceptionnelles. Quand vous regardez la situation telle qu'elle est aujourd'hui pour les habitants du Pas-de-Calais

6:43
Locuteur

?

6:43
Xavier Bertrand

Alors, il y avait un géologue aussi qui disait la même chose. Oui. Je mène chez vous, dans les colonnes du Monde hier soir, qui précisait qu'effectivement, ce n'est pas exceptionnel. C'est même au niveau de la pluviométrie, et de la quantité d'eau qui a pu tomber si on compare par rapport à d'autres épisodes. Effectivement, ces violences sont intenses et le changement climatique contribuent à cette violence. Mais en réalité, le principal problème sur lequel j'insistais, c

7:05
Locuteur

'est

7:05
Xavier Bertrand

l'artificialisation des sols. Et ça ne

7:07
Locuteur

se sent

7:07
Xavier Bertrand

pas aux yeux. C'est contre-intuitif presque. On se dit, le danger vient d'en haut, on dirige sa colère vers ces éléments-là, mais en réalité, le danger vient du bas, de ce sur quoi nous sommes, et la responsabilité de notre société à ce niveau-là est écrasante.

7:20
Présentateur

Nous en reparlerons, Arnaud Gossman, de la question de l'artificialisation des sols, puisque certains élus s'opposent, notamment à une loi qui prévoit la zéro artificialisation des sols. Christophe Barbier, on précise juste qu'il y

7:32
Locuteur

a

7:32
Présentateur

peut-être des gens qui nous regardent ce soir et qui disent « bon, ça se passe dans le Pas-de-Calais, je ne me sens pas concerné, alors peut-être que c'est le cas et on leur souhaite, sauf qu'il y a quand même un Français sur quatre qui vit aujourd'hui en zone inondable.

7:43
Locuteur 9

» Bien sûr, c'est un risque maintenant qui s'étend sur une partie du territoire et de la population, sous des formes diverses. C

7:48
Locuteur

'est

7:48
Locuteur 9

sûr que l'épisode Cévenol, ce n

7:50
Locuteur

'est

7:50
Locuteur 9

pas la même chose que ce qu

7:51
Locuteur

'on

7:51
Locuteur 9

voit dans le Pas-de-Calais, ce n

7:52
Locuteur

'est

7:52
Locuteur 9

pas la même chose que ce qu'on a pu connaître à la faute sur mer quand il y

7:55
Locuteur

a

7:55
Locuteur 9

eu la grande tempête. Donc chacun est exposé à ce risque-là. Puis il n

7:58
Locuteur

'y a

7:58
Locuteur 9

pas que les inondations, il y a aussi beaucoup d'autres risques. Songeons qu'on a passé l'été à parler de population sinistrée parce qu'elle n'avait pas assez d'eau et qu

8:05
Locuteur

'on

8:05
Locuteur 9

se disait du côté de Perpignan comment on va faire non seulement pour remplir les piscines mais pour arroser les cultures, pour prendre une douche. Donc vous voyez le péril de l'eau, il est par le manque comme par l'excès. Le gouvernement et le président ont développé un plan eau pour pallier les carences. On va voir s'ils arrivent à avoir un plan d'infrastructure, d'investissement, adapté à ce climat nouveau qui nous menace.

8:26
Présentateur

Nicolas Béraud, dans l'urgence là, est-ce que lorsqu'ils sont dans cette situation-là, ils n'ont pas d'autre choix que de se dire on va attendre un, qu'il arrête de pleuvoir et deux, que l'eau finisse par s'écouler ? Je parlais tout à

8:40
Locuteur

l

8:40
Présentateur

'heure des mégapompes, j'avais découvert moi en préparant cette émission que ça existait, des mégapompes qui évacuent l'équivalent d'une piscine olympique en un quart d'heure, qui viennent de Slovénie, qui viennent de partout en France pour essayer d'accélérer les choses ?

8:51
Xavier Bertrand

Oui, tout à fait. Il y

8:52
Locuteur

a

8:52
Xavier Bertrand

des habitants qui, dans leur maison, pompent l'eau dans la cave. Il y

8:56
Locuteur

a

8:56
Xavier Bertrand

des habitants qui m'ont montré « j'ai 30 cm d'eau, mais sans la pompe, il n

8:59
Locuteur

'y

8:59
Xavier Bertrand

aurait un mètre ». Donc ça, c'est à l'échelle très locale. Il y a effectivement ces énormes pompes qui sont arrivées la nuit dernière de différents pays européens et qui permettent de renvoyer plus rapidement l'eau des rivières vers la mer. Parce que comme ce sont des territoires qui sont souvent assez plats, l'eau qui déborde des rivières met énormément de temps à repartir vers la mer. Et du coup, tout au long du fleuve, village après village, le niveau monte puis rebaisse.

9:22
Locuteur

Et

9:22
Xavier Bertrand

comme ce que disait Arnaud Gossement, depuis novembre, les sols dans le Pas-de-Calais sont extrêmement gorgés d'eau. Donc là,

9:27
Locuteur

il

9:27
Xavier Bertrand

est tombé 100 mm de pluie localement en trois jours, ce qui est beaucoup. Mais 100 mm de pluie, quand ça tombe sur des sols gorgés d

9:33
Locuteur

'eau,

9:33
Xavier Bertrand

ça devient énormissime. C'est

9:35
Locuteur

-à-dire

9:35
Xavier Bertrand

que les sols sont tellement gorgés d

9:36
Locuteur

'eau

9:36
Xavier Bertrand

qu'ils ne peuvent plus rien absorber. Et donc tout ce qui tombe, quelque part, ça commence à déborder quelque part, si je puis dire, dès les premières gouttes. Et donc forcément, ça fait des cumuls très importants. C'est pour cette raison qu'on a eu là, de la vie des habitants, et je l

9:46
Locuteur

'ai

9:46
Xavier Bertrand

vu de mes propres yeux, des hauteurs d'eau plus importantes qu'en novembre, alors qu'en novembre, il y avait des pluies, là pour le coup, vraiment exceptionnelles.

9:52
Présentateur

À quoi ressemble le quotidien ? Toute l'activité économique est à l'arrêt ?

9:56
Xavier Bertrand

Toute l'activité est à l'arrêt. Les gens, ils ne peuvent pas aller travailler. Certains me disaient, je devais reprendre aujourd'hui, donc c'était hier, mais je n

10:01
Locuteur

'ai

10:01
Xavier Bertrand

pas pu. J'ai appelé mon employeur, j

10:03
Locuteur

'ai

10:03
Xavier Bertrand

dû m'organiser. Puis il faut aussi s'organiser pour sa vie de famille, sa vie privée, si les enfants, là c'est les vacances, donc c'est particulier, mais les enfants sont à la maison, etc. Donc oui, la vie est à l'arrêt.

10:12
Locuteur

Il

10:12
Xavier Bertrand

y a même des entreprises, tous les commerces sont à l'arrêt. Les commerces qui sont inondés, évidemment, ils sont plus là à attendre que l'eau parte, ils sont totalement à

10:19
Locuteur

l

10:19
Xavier Bertrand

'arrêt. Donc les commerces sont à l'arrêt, beaucoup de routes sont impraticables. En plus, les routes qui sont inondées, on l

10:23
Locuteur

'a

10:23
Xavier Bertrand

vu avec la personne qui est malheureusement décédée en Loire-Atlantique, il ne

10:27
Locuteur

faut

10:27
Xavier Bertrand

surtout pas l'emprunter parce qu'il y

10:28
Locuteur

a

10:28
Xavier Bertrand

un risque très important qu'on se retrouve coincé. Donc oui, la vie économique est à l'arrêt, mais comme je vous l'ai dit, il y a énormément d'entraides, donc on s'aide entre nous, on héberge des gens, les agriculteurs donnent des coups

10:40
Locuteur

de

10:40
Xavier Bertrand

main, etc. Mais pour ce qui est de l'activité, bien sûr, c'est stopper.

10:43
Présentateur

On va poursuivre cette discussion. Ça recommence. Les mêmes visages marqués, les mêmes images à perte de vue, de rues inondées, de maisons avalées par la montée des eaux. À Blindec, la lassitude, le dispute à la colère avec des habitants, mais aussi des élus locaux qui ont un sentiment d'abandon malgré le défilé de membres du gouvernement Aïn Makiñon, Nicolas Bidard et Arnaud Faura.

11:11
Locuteur

À

11:11
Présentateur

Blindec, les mêmes scènes qui se répètent.

11:14
Locuteur

Des

11:14
Présentateur

rues inondées, des pompiers par dizaines et des habitants évacués.

11:19
Locuteur 2

La rivière Aar est une nouvelle fois sortie de son lit. J'ai attendu des gens à 4 heures qui crient dans la rue. Je lui

11:25
Locuteur

ai

11:25
Locuteur 2

demandé qu'est-ce qui se passait et quand j'ai ouvert ma personne en haut de ma chambre, 4 heures et demie, j'ai vu tout l'eau,

11:30
Locuteur

j

11:30
Locuteur 2

'ai vu mon Dieu, ça recommence, mon Dieu. Et mon mari, il a attendu parce qu'il a attendu des gens crient.

11:35
Locuteur

Et

11:35
Locuteur 2

maintenant, ça a pleuré.

11:37
Présentateur

La peur et la détresse chez les habitants. 1300 maisons concernées, 370 personnes évacuées et 500 foyers privés d'électricité. Alors aujourd'hui, en guise de soutien, 2 ministres ont fait le déplacement.

12:00
Locuteur

Face à

12:01
Présentateur

la colère, Christophe Béchut, en charge de la transition écologique, assure avoir mis tout en oeuvre pour éviter de nouvelles crues. qui

12:08
Locuteur 9

s'est mis en... Lundi, dans 3 jours, la Vigable de France va commencer du dragage, par exemple, des opérations qui... Pourquoi ils commencent lundi ? Elles n

12:17
Locuteur

'ont

12:17
Locuteur 9

pas commencé il y a 15 jours parce qu'il fallait voir les agriculteurs, être sûr qu'il fallait qu

12:20
Locuteur

'on

12:20
Locuteur 9

le fasse au bon endroit, se mettre d'accord avec tout le monde sur le fait que ça ne posait pas de difficultés sur les autres éléments. Et personne n'imaginait début décembre, quand on a activé des quantités de mesures, qu'on aurait à nouveau un épisode de ce type dès le début du mois de janvier.

12:38
Présentateur

Un discours peut-être insuffisant pour apaiser une population éreintée. En novembre dernier déjà, les habitants du Pas-de-Calais ont vu l'eau s'engouffraient dans leur commune et jusque dans leur maison. A l'époque, ils croyaient encore pouvoir lutter contre l'eau.

12:52
Locuteur 3

Tout le monde met la main à la pâte et je trouve ça excellent. Franchement, c'est bien, c'est bien. Il y a une bonne équipe. Pour moi, c'est un jeu sans fin. Tant que la pluie n'est pas...

13:01
Locuteur

On n'a pas fait de tomber.

13:03
Locuteur 1

Voilà, c'est ça. Tant que la pluie elle est là,

13:05
Locuteur

vous

13:06
Locuteur 1

faites des digues ici, ça pètera 5 mètres. Vous voyez ce que je veux dire ?

13:10
Locuteur

C

13:10
Locuteur 1

'est pas facile. Donc tant que la pluie elle tombe comme ça,

13:14
Locuteur

il

13:14
Locuteur 1

faudrait que ça s'arrête et puis que ça s'arrête pendant des semaines et des semaines.

13:17
Locuteur

Parce

13:17
Locuteur 1

que c'est ça, ça n

13:18
Locuteur

'a

13:18
Locuteur 1

pas le temps de s'évacuer.

13:20
Locuteur

Mais

13:20
Présentateur

la pluie n'a pas vraiment cessé. Deux mois plus tard, le sort s'acharne.

13:27
Locuteur

Et

13:28
Présentateur

l'impuissance politique est pointée du doigt.

13:31
Locuteur

Maintenant,

13:31
Locuteur 9

ça ne peut pas durer. Il faut que les pouvoirs publics agissent et fassent les zones d'extension de crues,

13:36
Locuteur

qu

13:36
Locuteur 9

'on arrête les projets, qu'on arrête de perdre du temps et qu'on avance quand même pour éviter d'avoir ça.

13:44
Présentateur

Même sentiment pour les élus municipaux en première ligne dans la gestion de crise. Avec cette banderole accrochée sur sa maison, l'adjoint au maire de Blandec appelle l'État à prendre ses responsabilités et à détruire son quartier, inondé pour la troisième fois.

13:58
Locuteur

Dans

13:58
Présentateur

le Pas-de-Calais, 189 communes sont concernées par la montée des eaux. Autant d'élus en colère sur les plateaux de télévision.

14:07
Locuteur

Il

14:07
Xavier Bertrand

nous avait été promis des fossés de tamponnement, des bassins de tamponnement. On est en 2023 et on n'en a toujours pas. Oui, je suis en colère parce qu'on a l'impression qu'on ne nous écoute pas et qu'on nous laisse comme ça dans le danger.

14:17
Locuteur

Et

14:18
Présentateur

quand la colère gronde, les politiques se renvoient la balle. Face aux ministres présents sur place aujourd'hui, le président de la région accuse l'État.

14:27
Locuteur

Mardi, il

14:28
Xavier Bertrand

faut qu

14:28
Locuteur

'on

14:28
Xavier Bertrand

sache c'est quoi les travaux,

14:30
Locuteur

qui

14:30
Xavier Bertrand

les commande,

14:31
Locuteur

qui

14:32
Xavier Bertrand

les paye, quelle entreprise les fait et ça commence quand. On nous explique savamment la différence entre le nettoyage et le curage. Maintenant, on est super calé. On sait bien la différence entre l'autorisation et la déclaration. Mais on s'en fout de ça. Ce qu'on veut juste, c'est de savoir quand les travaux peuvent commencer.

14:47
Présentateur

Le ministre de la Transition écologique n'exclut pas de déclarer certaines zones inhabitables. Il sera de retour dans la région dès mardi.

14:57
Locuteur

Et

14:58
Présentateur

la question que tout le monde se pose après ce reportage et qui est posée par Lionel en Haute-Garonne, y a-t-il réellement eu une défaillance des pouvoirs locaux dans l'entretien des systèmes de protection contre les inondations ? Nicolas Béraud, vous avez été sur le terrain, on a entendu la colère des élus qui estiment que rien n'a été fait, en tout cas pas suffisamment pour anticiper.

15:19
Locuteur

La

15:19
Xavier Bertrand

colère des élus, la colère des habitants aussi. J'en parlais contre la nature, mais aussi contre les élus et pas spécialement les maires parce qu'ils sont eux vraiment au plus près du terrain, mais plutôt les élus au-dessus. C'est compliqué parce que les responsabilités sont sûrement nombreuses. Par exemple, on va sûrement parler des bassins de rétention. Des choses ont été mises en place à Blindec et dans les autres communes. Depuis la précédente crue très importante de 2002, il y a eu des bassins de rétention qui ont été installés,

15:42
Locuteur

il

15:42
Xavier Bertrand

y

15:42
Locuteur

a

15:42
Xavier Bertrand

eu des digues, il y

15:43
Locuteur

a

15:43
Xavier Bertrand

eu des aménagements. C'est en général à la charge,

15:46
Locuteur

soit

15:46
Xavier Bertrand

de la commune, il faut les entretenir. Il y a un réseau de canalisation et de systèmes pour éviter qu'il y ait des crues dans le Pas-de-Calais. La Cour des comptes avait pointé dans un rapport il y a quelques années que ça manquait d'entretien et donc que ce n

16:00
Locuteur

'était

16:00
Xavier Bertrand

pas forcément suffisamment efficace pour éviter ce qu'on a là. Donc les responsabilités sont nombreuses, mais pour ce qui est de lancer des projets, en général, c'est pour ce qui est des bassins de rétention à l'échelle de la commune ou de l'intercommunalité avec le soutien de l'État et de plein d'autres acteurs par-dessus.

16:14
Présentateur

J'entendais tout à l'heure le maire de Neuville-sous-Montreuil,

16:17
Locuteur

il

16:17
Présentateur

s'appelle Olivier Dequenne, je ne

16:19
Locuteur

sais

16:19
Présentateur

pas comment on prononce, pardon si j'écorche son nom, qui était très en colère parce qu'il disait le problème c'est l'entretien des cours d'eau qui n'est pas fait et qui fait que quand il y

16:28
Locuteur

a

16:28
Présentateur

des épisodes pluvieux très longs et comme c'est le cas dans le Pas-de-Calais, eh bien ça déborde et ça provoque cette situation-là. Et il dit c'est pas notre responsabilité, il faut qu

16:35
Locuteur

'on

16:35
Présentateur

demande l'autorisation de l'État. Et il dit laissez-nous faire. C'est un peu ce que dit Xavier Bertrand qui dit laissez-moi gérer la question de l'eau.

16:44
Xavier Bertrand

Oui,

16:44
Locuteur

oui,

16:44
Xavier Bertrand

bien sûr. Alors effectivement les élus locaux et les habitants disent beaucoup laissez-nous faire pourquoi ça prend des années. Un truc qui revient aussi beaucoup c'est un habitant me disait mais là on va encore nous promettre des investissements, des plans, des bassins de rétention mais il ne

16:57
Locuteur

faut

16:57
Xavier Bertrand

pas que ça prenne 8 ans. On a besoin de ça l'an prochain. On a besoin de ça si ça repart en octobre. Donc il y a aussi peut-être quelque chose à faire sur les démarches administratives, sur tous les différents échelons qui peuvent retarder la mise en place de projets. Après un bassin de rétention ça ne sort pas de terre en deux jours non plus.

17:12
Présentateur

La gestion de l'eau mais qu'on me la file la compétence. Le vrai problème c'est que cette compétence est assurée par l'Etat et les syndicats. Voilà ce que dit Xavier Bertrand qui est président de la région Haute-France. Sous-entendu si ça ne

17:25
Locuteur

va

17:25
Présentateur

pas assez vite ce n

17:26
Locuteur

'est

17:26
Présentateur

pas de ma faute c'est celle du gouvernement.

17:28
Xavier Bertrand

C'est faux.

17:29
Locuteur

C

17:29
Xavier Bertrand

'est faux d'abord parce que depuis 2018 ce sont bien les communes et surtout les intercommunalités qui ont la principale compétence notamment pour les ouvrages qui sont destinées à prévenir le risque d'inondation. C'est faux aussi parce que la région des Hauts-de-France est la deuxième région la plus bétonnée en France la plus artificialisée sans compter aussi une agriculture qui a des effets sur les sols et sur la qualité des sols notamment en termes d'absorption des eaux.

Et l'artificialisation des sols est un sujet qui a été combattu par Xavier Bertrand qui s'est plaint d'une loi votée en 2021 qui a fait partie des élus locaux qui a obtenu que cette loi soit considérablement affaiblie en 2023 et ça évidemment il ne le répète pas mais aujourd'hui il y a une responsabilité de beaucoup d'acteurs même de tout un chacun pas simplement d'une personne c'est pas juste le gouvernement ou l'État qui est responsable et lui effectivement n'assume pas sa propre responsabilité dans cette affaire-là.

18:22
Présentateur

Mais si on met de côté la question de

18:24
Locuteur

l

18:24
Présentateur

'artificialisation des sols sur laquelle on va revenir dans un instant notamment avec ce qui se passe en région Ronalp-Auvergne est-ce qu'il y

18:31
Locuteur

a

18:31
Présentateur

d'autres sujets sur lesquels on n'a pas pris suffisamment compte la situation locale la question de construire en zone inondable par exemple Christophe Béchut disait que la question de délocaliser certaines personnes n'était plus tabou qu'il fallait aussi se poser ces questions-là est-ce qu'on a attendu le dernier moment pour prendre cette décision

18:50
Locuteur

?

18:51
Xavier Bertrand

Évidemment vous avez près de 27% des habitants en France qui habitent dans des zones inondables concrètement ils ne devraient pas y être concrètement quand vous demandez un permis de construire pour être dans ces zones-là vous avez une responsabilité et lorsque le maire vous l'accorde vous avez également une responsabilité parce qu'il y a des risques de gonflement argileux il y a des risques de submersion marine il y a des risques de débordement de cours d'eau sans compter les autres risques naturels mouvements de terrain incendie etc.

donc il y a des responsabilités plurielles et oui effectivement on n'assume pas d'un bout à l'autre de la chaîne nos responsabilités en matière d'urbanisme par exemple oui en tant qu'avocat je le vois très très

19:26
Locuteur

alors

19:27
Présentateur

encore une fois

19:28
Locuteur

on

19:28
Présentateur

se dit ici et puis il y

19:28
Locuteur

a

19:28
Présentateur

des gens qui habitent dans un quartier dans une région un département depuis des années qui ont toute leur vie là-bas à qui on va dire bon bah il va falloir aller habiter ailleurs encore une fois Christophe Béchut n'exclut pas de déclarer des zones inhabitables on va dire aux gens à ces 199 communes qui sont concernées dans le Pas-de-Calais vous déménagez

19:45
Locuteur

non

19:45
Xavier Bertrand

on va pas le faire comme ça mais aux Pays-Bas par exemple c'est ce qu'ils sont en train de faire plutôt que de lutter contre la nature aux Pays-Bas dans les années 90 c'était chez vos confrères Libération ce matin dans un excellent article effectivement ils disent on va faire avec et avec ça veut dire que dans certaines parties des Pays-Bas effectivement il y a des projets pilotes où on discute avec la population et on fait des déplacements mais on fait des déplacements en expliquant aux gens aussi qu'on n'aurait pas dû les laisser s'installer à cet endroit-là en France à Vaison-la-Romaine à Nîmes ou à Sommière à chaque fois qu'il y

20:12
Locuteur

a

20:12
Xavier Bertrand

eu des débordements il y a des personnes qui venaient d'emménager de manière assez récente c'était pas les arrières arrières grands-parents qui étaient là ou à la faute sur mer aussi par exemple si on cite cet épisode dramatique 600 maisons touchées effectivement elles n'auraient jamais dû être là et dans le temps les pêcheurs se mettaient sur la colline en face

20:29
Locuteur

par

20:29
Présentateur

exemple celui qu'on entendait dans le reportage le jeune homme qui disait je viens d'acheter ma maison n'aurait pas dû le laisser acheter sa maison

20:34
Locuteur

à cet endroit-là

20:35
Xavier Bertrand

évidemment mais il

20:36
Locuteur

y

20:36
Xavier Bertrand

a aussi une pression des administrés combien de fois je l'ai vu des mères qui me disent vous comprenez il y a l'administré qui me croise dans la rue qui me dit bon allez c'est pas juste pour une maison le lotissement il y

20:43
Locuteur

en

20:43
Xavier Bertrand

a déjà 30 ça sera la 31ème c'est pas grave laissez-moi construire ma maison mais c'est humain on peut comprendre que la personne ait envie de ça c'est totalement humain mais la responsabilité du politique à un moment donné son honneur c'est de savoir dire non on a une reporter qui a été à Blandec hier donc Blandec en pleine zone inondable et qui a été dans un lotissement où les maisons se sont construites il y

21:01
Locuteur

a

21:01
Xavier Bertrand

encore un an se construisaient c'est-à-dire que et le prix du terrain était moins cher et moins cher dans ces zones-là qu'ailleurs donc en plus c'est-à-dire que les victimes sont les gens les plus paupérisés ceux qui et d'ailleurs les témoignages étaient absolument poignants parce que c'était c'était des gens qui disaient oui effectivement on m'a dit le notaire m'a dit que la zone était inondable mais bon vous comprenez ça m'a permis de construire une plus grande maison mais c'est ça en fait les maires je comprends très bien leur enjeu effectivement de faire plaisir à leurs citoyens mais il y

21:31
Locuteur

a

21:31
Xavier Bertrand

aussi effectivement ces gens qui vont être à un moment donné obligés de partir parce qu'ils en sont à la deuxième inondation et ils n'imaginaient pas une seconde que ça se produirait ainsi parce que il y a encore quelques années les inondations c'était une fois tous les 10 ans aujourd'hui on est sûr que l'année prochaine il y aura au moins 2-3 inondations dans le même lotissement donc ces gens ont tout perdu c'est clair ils ont tout perdu et ils sont des dizaines et des dizaines parce que le lotissement c'était pas 3 maisons c'était 50 maisons avec des maisons qui avaient été construites avant 1995 puisque avant 1995 les règles n'étaient pas du tout les mêmes et qui ont été construites il y a comme je vous le disais à peine un an pour un moindre coût il y a ça et à l'inverse il y

22:11
Locuteur

a

22:11
Xavier Bertrand

aussi des habitants qui me racontaient mais moi quand j'ai acheté ma maison il

22:13
Locuteur

y

22:13
Xavier Bertrand

a 10-15 ans on m'a jamais dit qu'il pourrait m'arriver ça par exemple il y avait un habitant lui sa maison en 2002 lors de la précédente crue il n

22:20
Locuteur

'y

22:20
Xavier Bertrand

avait rien eu parce que les aménagements avaient bien fonctionné à l'époque et du coup il me dit quand j'ai acheté j'avais entendu parler de la crue donc j'ai demandé des cartes satellites en 2002 et j'ai vu qu'effectivement ma maison il n

22:29
Locuteur

'y

22:29
Xavier Bertrand

avait pas d'eau donc je l

22:30
Locuteur

'ai

22:30
Xavier Bertrand

acheté il me dit mais comment j'aurais pu imaginer la commune mais à deux conditions soit parce qu'ils sont locataires donc évidemment c'est plus simple de partir soit ils sont propriétaires mais dans ces cas-là c

22:45
Locuteur

'est

22:45
Xavier Bertrand

à condition que l'État rachète ce qu'on disait parce que trouver effectivement un acheteur privé qui rachèterait une maison qui a été inondée deux fois en trois mois si je puis dire bon courage

22:54
Locuteur

et

22:54
Présentateur

bien d'ailleurs dans votre reportage vous interrogez Jean-Jacques qui est habitant du Bas-de-Calais et qui dit on se demande à quoi servent les politiques à part faire du blabla leur colère que vous évoquez depuis le début de l'émission allez retourner contre qui contre le maire contre le ministre

23:10
Xavier Bertrand

alors le maire pas tellement parce que souvent les maires dans ces petits villages de 1000, 2000, 3000 habitants et les élus municipaux sont sur le terrain en chasse du bleu jaune mais parfois ils portent les gens sur leur dos donc les maires sont plutôt appréciés ils sont à portée de boeuf comme on dit etc c'est plutôt les échelons au-dessus donc soit les échelons administratifs soit le gouvernement même le chef de l'État alors même s'il n

23:29
Locuteur

'a

23:29
Xavier Bertrand

pas toutes les responsabilités mais souvent pour les Français oui on s'en remet à lui et puis j'en reviens colère aussi contre les éléments de la nature qui se déchaînent elle est multiple la colère

23:38
Présentateur

on précise ce que vous disiez tout à l'heure les collectivités n'ont pas rien fait 60% des collectivités ont un plan de prévention des risques naturels dedans il y a évidemment la question des inondations vous vouliez ajouter quelque chose Arnaud

23:49
Locuteur

? je

23:49
Xavier Bertrand

voudrais juste citer un exemple un maire a fait quelque chose de bien parce qu'il faut aussi donner des exemples qui donnent à espérer quand même aux personnes qui nous regardent il y a un exemple qui est célèbre c

23:57
Locuteur

'est

23:57
Xavier Bertrand

à Mandelieu-Hélanapoul c'est dans les Alpes-Maritimes dans un littoral totalement bétonné où le prix au mètre carré est très élevé mais en 2020 il y a eu des inondations meurtrières des personnes sont mortes à cet endroit-là c'est vraiment un endroit que je connais bien qui est très bétonné et il se trouve que ce maire a décidé en plein centre-ville de geler une très grande partie de l'urbanisation c'était des champs qui étaient promis à la construction et il a même fait démolir des maisons parce que c'était sur le bassin de déversement d'une rivière qui gonfle assez souvent à côté des exemples comme ça il y en a d'autres fort heureusement donc il ne faudrait pas non plus laisser penser que les maires en général s'en fichent des livres des permis de construire etc heureusement qu'il y a des personnes qui font des choses formidables

24:35
Présentateur

Christophe Barbier est-ce qu'elle est injuste cette colère qui se retourne contre les politiques dans un cas comme celui-ci on est face à une catastrophe naturelle à des inondations à répétition avec des ministres qui vont sur le terrain qui annoncent des aides on peut peut-être rappeler que lors de la précédente inondation dans le Pas-de-Calais il y avait eu des aides qui avaient été annoncées 50 millions d'euros alors Xavier Bertrand dit que rien n'est arrivé de ces aides-là c'était il y

25:01
Locuteur

a

25:01
Présentateur

deux mois est-ce que c'est injuste à vos yeux ?

25:03
Locuteur 9

Non elle n

25:03
Locuteur

'est

25:03
Locuteur 9

pas injuste mais il ne

25:04
Locuteur

faut

25:04
Locuteur 9

pas qu'elle soit stérile elle n'est pas injuste mais elle doit commencer aussi par un examen de conscience parce que comme vous le disiez beaucoup de gens veulent s'installer près d'une rivière c'est magnifique près du littoral dans des endroits qui ont été négligés par les générations précédentes et qui semblent si beaux si ensoleillés si faciles à vivre on a vu ça dans les montagnes avec les vieilles maisons qui étaient sur les flancs de coteau mondaires magnifiques dans des endroits à risque et donc c'est ces erreurs-là qui ont été commises et souvent avec des habitants qui disaient mais moi je veux m'installer là en effet je paye moins cher le terrain j'aurai une plus grande maison donc il faut quand même commencer par cette volonté dans le Pas-de-Calais

25:39
Locuteur

ce sont des maisons qui

25:40
Locuteur 9

datent

25:40
Locuteur

ce sont des maisons qui datent des constructions d'il y

25:42
Locuteur 9

a un

25:42
Xavier Bertrand

an non non pardon

25:43
Locuteur

dans le

25:44
Xavier Bertrand

fameux village de Blandec ce sont des constructions qui ont parfois moins d'un an

25:48
Locuteur

dans

25:48
Présentateur

le village de Neuville-Sous-Montrail le maire expliquait qu'il y avait des constructions qui étaient là depuis 1900

25:54
Locuteur

alors

25:54
Locuteur 9

là la colère il faut se demander d'abord parce qu'il faut monter la garde les équipements qui ont été faits et qui ont marché lors de la crue de 2000 ou de 2002 ils ne marchent plus aujourd'hui soit ils se sont dégradés soit il faut augmenter leur performance parce que le défi climatique avec ces sols gorgés d'eau a augmenté aussi sa nuisance et puis il faut que les citoyens et les élus locaux interpellent l'État dès aujourd'hui sur les réponses à très long terme pour les générations suivantes et en effet on s'aperçoit que ça interpelle toutes nos politiques la politique de logement la politique de transport quelles routes on fait quel chemin à quels endroits la politique aussi de développement économique global parce qu'une zone artisanale une zone industrielle le développement d'une zone touristique

26:36
Locuteur

ça

26:37
Locuteur 9

va poser les mêmes questions et c

26:39
Locuteur

'est

26:39
Locuteur 9

sûr que si vous voulez attirer les touristes il vaut mieux les mettre devant la mer mais le jour où il y a une alerte vague submersion ils seront les premiers exposés alors quel choix vous faites ? donc il faut prévoir des développements économiques à long terme de ces endroits

26:49
Locuteur

qui

26:49
Locuteur 9

leur permettent de sécuriser leur croissance tout en ne les proposant pas à des risques les habitants qui se sont installés peut-être un peu vite à des endroits où il ne fallait pas c'est aussi parce que les communes ne voulaient pas les perdre pour rester en puissance démographique ne pas perdre l'école parce qu'on n'a plus d'enfants ne pouvoir attirer une entreprise parce qu'on sait qu'on a des cadres moyens qui ont acheté des pavillons et qui vont être là disponibles c'est tout ça qui était en jeu alors un maire qui dit on village tout le monde est sans sécurité mais il n

27:15
Locuteur

'y a

27:15
Locuteur 9

plus de village parce que les gens sont partis habiter ailleurs c'est pas un maire qui serait très populaire

27:19
Présentateur

le problème c'est la politique justement et parfois l'urgence commande la politique et les choix politiques pourquoi je vous parle de ça parce qu'on va aller au deuxième reportage on a un peu parlé depuis le début de l'émission dans ce contexte pour certains élus il est urgent d'attendre et les catastrophes en chaîne ne sont pas une raison suffisante pour céder à ce qu'ils appellent l'écologie punitive c'est le cas de Laurent Wauquet le président de la région Ronald Pauverne qui refuse d'appliquer la loi qui propose d'en finir avec le bétonnage d'ici à 2050 Théo Manval Constance Meyer et Stéphane Lopez

27:55
Locuteur

il

27:56
Locuteur 6

aime s'afficher dans les montagnes de sa haute loire sur les pentes du mont Mésin depuis l'été dernier Laurent Wauquet s'y érige en opposant à une écologie qu'il qualifie d

28:05
Xavier Bertrand

'absurde

28:07
Locuteur

le

28:07
Xavier Bertrand

patron de la région Ronald promet de ne pas respecter la nouvelle loi contre l'artificialisation des sols qui prévoit de limiter drastiquement la bétonisation d'ici 2050

28:17
Locuteur

on

28:17
Locuteur 8

donne l'impression que pour faire de l'environnement la seule façon de faire en France c'est de punir les français zéro artificialisation tout le monde trouve ça parfait mais ça a une conséquence très claire

28:27
Locuteur

c

28:27
Locuteur 8

'est qu'on va avoir des familles sur des territoires où il y a par exemple beaucoup de gens qui s'installent

28:32
Locuteur

et

28:33
Locuteur 8

on va leur dire ben non vous ne pouvez plus construire vous aviez un terrain il était constructible mais on

28:37
Xavier Bertrand

va vous expliquer vous ne pouvez plus construire

28:39
Locuteur

vous

28:40
Xavier Bertrand

pensez qu'il va se passer quoi sur le coût du logement

28:42
Locuteur 6

la défense des campagnes face aux écolos des villes le coût politique autant que médiatique lui vaut un rappel à l'ordre du gouvernement

28:50
Locuteur

il

28:51
Xavier Bertrand

doit y avoir des sanctions ou pas contre Laurent Wauquiez s'il décide de ne pas appliquer la loi s'il ne respecte pas la loi j'espère effectivement qu'il y

28:56
Locuteur

aura

28:56
Xavier Bertrand

des sanctions

28:57
Locuteur 6

parmi ceux pour qui écologie rime avec idéologie

29:01
Xavier Bertrand

à combattre il y a aussi le RN à l'automne dernier le parti a lancé un groupe de travail pour communiquer sur ses propositions en matière d'environnement

29:09
Locuteur

je

29:10
Présentateur

ne

29:10
Locuteur

vois

29:10
Présentateur

pas en quoi le bilan de la zone serait pire

29:12
Locuteur 6

nucléaire transport agriculture un crédeau non aux nouvelles réglementations l'écologie ce n

29:18
Locuteur

'est

29:18
Locuteur 6

pas un

29:18
Locuteur

postulat

29:19
Xavier Bertrand

idéologique on va stigmatiser les gens stigmatiser des méthodes interdire sanctionner faire du dogme interdire la ligne Paris-Nice en avion pour remplacer l'an on

29:30
Locuteur 4

parlait des transports

29:32
Locuteur

vous

29:32
Locuteur 4

ne pouvez pas demander aux gens de prendre les transports en commun quand vous avez dans le même temps un rapport sur l'agression les nombres d'agression des femmes dans les transports parisiens la sécurité fait partie de

29:41
Locuteur

l

29:41
Locuteur 4

'écologie

29:41
Locuteur

au

29:42
Locuteur 6

sommet de l'exécutif en tout cas

29:43
Xavier Bertrand

on se veut chantre d'une écologie à la française encore vantée il y a quelques jours par le chef de l'état lors de ses voeux

29:50
Locuteur

nous

29:51
Xavier Bertrand

serons déterminés à agir pour qu'en 2024

29:54
Locuteur

notre

29:55
Xavier Bertrand

écologie cette écologie à la française notre planification continue de se déployer comme un modèle dans les faits pourtant le modèle annoncé se déploie plus lentement que prévu maintes fois promise la loi de planification sur le climat n'a toujours pas été votée certes le budget 2024 prévoit de l'argent pour l'environnement 40 milliards d'euros c'est 7 de plus que l'an passé

30:17
Locuteur

mais

30:18
Xavier Bertrand

dans le même temps 13 milliards d'euros sont aussi prévus dans des secteurs jugés néfastes pour la planète sans compter les subventions aux énergies fossiles qui représentaient l'an passé plus de 50 milliards d'euros

30:30
Locuteur

des

30:30
Locuteur 6

vents contraires souvent dénoncés par les élus écologistes

30:34
Locuteur

les

30:35
Locuteur 2

planifications c'est bien les réunions la communication mais il faut de l'action et comment vous faites une planification écolo sans ne supprimer aucun grand projet autoroutier sans ne supprimer aucun projet de méga-bassine sans ne supprimer aucun projet de ferme-usine ça marche pas

30:48
Locuteur

mais

30:49
Xavier Bertrand

parfois les tenants du climat eux-mêmes butent sur un principe de réalité il y a près d'un an la métropole de Lyon pourtant dirigée par les verts repoussait l'interdiction des véhicules les plus polluants

31:00
Locuteur

la

31:01
Xavier Bertrand

zone à faible émission mise sur pause un choix salué par d'autres à gauche

31:05
Locuteur

oui

31:06
Locuteur 6

c'est une bombe sociale parce qu'il y a aujourd'hui 10 millions d'automobilistes qui ont des véhicules de critères 3, 4, 5 qui vont être interdits de se déplacer tout simplement quand ils habitent une petite commune je pense un couple de retraités qui m'a interpellé qui habite une petite commune un village d'une métropole et qui a besoin d'aller chercher les petits-enfants qui a besoin de se déplacer qui a besoin d'aller chez le médecin et ils ne peuvent se déplacer qu'en voiture ils ne pourront pas le faire des enjeux et des contradictions politiques qui sont aussi un peu les nôtres selon un récent sondage les français sont largement convaincus de la nécessité

31:36
Xavier Bertrand

d'agir contre le réchauffement climatique mais refusent à plus de 60% de se passer de leur voiture thermique de renoncer à manger de la viande ou de payer plus cher une alimentation locale

31:47
Locuteur

alors

31:49
Présentateur

on voit bien toute la difficulté avec ce reportage des intentions qu'on peut avoir en termes d'aménagement du territoire on en parlait à l'instant et de la réalité de ce que cela est de mettre en application ces mesures avec parfois un mécontentement des gens c'est le cas sur les ZFE dont on va reparler dans un instant cette question de Xavier qui habite le Pas-de-Calais ne pourrait-on pas stocker l'eau ou la déplacer vers des régions qui en manquent

32:10
Locuteur

?

32:10
Xavier Bertrand

Très compliqué alors c'est vrai que tout à l'heure Christophe Barlier parlait de Perpignan et des Pyrénées-Orientales les Pyrénées-Orientales c'est un département où il pleut extrêmement peu depuis un an donc on parle beaucoup des pluies abondantes dans le Nord dans le Pas-de-Calais et dans la moitié Nord les Pyrénées-Orientales manquent cruellement d'eau donc effectivement ça peut sembler du bon sens mais on est gorgé d'eau dans le Nord pourquoi est-ce qu'on ne

32:29
Locuteur

l

32:29
Xavier Bertrand

'amène pas dans le Sud ou même pourquoi est-ce qu'on ne la garde pas pour le Nord plus tard évidemment ça paraît du bon sens mais c'est extrêmement compliqué déjà en pratique l'eau des inondations c'est de l'eau qui est sale qui est boueuse donc on ne peut pas s'en servir pour recharger les nappes par exemple c'est pas sauf sous certaines conditions mais c'est extrêmement complexe et puis l'eau il faudrait la stocker mais c'est-à

32:47
Locuteur

-dire

32:47
Xavier Bertrand

qu'il faudrait créer des énormes bassins mais comme les sols sont déjà très souvent artificialisés ou occupés par des terrains agricoles on ne peut pas forcément la stocker c'est pas évident donc ce qui semble être du bon sens effectivement sur le papier c'est une question tout à fait légitime étant en réalité extrêmement complexe à la fois pas forcément faisable de par la qualité de l'eau mais aussi très complexe en pratique

33:04
Présentateur

sur l'artificialisation des sols et sur cette loi qui est contestée notamment par Laurent Wauquiez on entendait un de ses arguments qui dit on ne

33:10
Locuteur

peut

33:10
Présentateur

pas dire aux gens du jour au lendemain vous aviez acheté un terrain et bien il est plus constructible

33:15
Locuteur

alors

33:15
Xavier Bertrand

ça tombe bien parce que personne le dit en réalité là c'est une caricature de cette loi par un homme politique qui est président de région et qui propose de ne pas appliquer la loi de la République il

33:24
Locuteur

y a

33:24
Xavier Bertrand

quelque chose quand même de très choquant d'autant plus que c'est pas très intelligent parce que s'il ne le fait pas c'est l'État qui récupère la compétence et qui va décider à sa place l'artificialisation des sols ça consiste d'abord à se dire où est-ce qu'on va construire parce qu'il faut construire il faut construire des services publics des hôpitaux des crèches des écoles etc mais en France depuis 2014 il y

33:41
Locuteur

a

33:41
Xavier Bertrand

une réflexion qui est née en se disant pourquoi est

33:42
Locuteur

-ce

33:42
Xavier Bertrand

qu'on va construire dans des espaces sensibles dans des espaces naturels pourquoi est

33:46
Locuteur

-ce

33:46
Xavier Bertrand

qu'on va défricher déboiser pourquoi est

33:48
Locuteur

-ce

33:48
Xavier Bertrand

qu'on va couper des haies etc et pourquoi est-ce qu'on n'irait pas reconquérir des friches des endroits qui sont gris qui ont déjà été construits qui ont déjà été urbanisés c'est ça l'artificialisation des sols la lutte contre l'artificialisation des sols ça ne

34:00
Locuteur

veut

34:00
Xavier Bertrand

pas dire ne plus construire ça veut dire ne plus construire n'importe où et en fait quand on parle de ZAN zéro artificialisation nette le net est important ça veut dire qu'on va continuer à construire mais en compensation aussi on va rendre à la nature il

34:14
Locuteur

y a

34:14
Xavier Bertrand

une grande loi européenne sur la restauration de la nature qui espérons-le sera votée prochainement elle aussi très caricaturée qui va permettre de rétablir un équilibre on réduit l'urbanisation on la met pas n'importe où on fait des choix aussi d

34:25
Locuteur

'urbanisation

34:25
Présentateur

comment est-ce qu'on fait pour rendre à la nature ? on déconstruit

34:28
Locuteur

?

34:28
Xavier Bertrand

alors par exemple vous voyez quand il y

34:29
Locuteur

a

34:29
Xavier Bertrand

des épisodes de canicules en ville on se plaint beaucoup de ne pas avoir d'îlots de fraîcheur de ne pas avoir développé ce qu'on appelle des continuités écologiques c'est-à-dire pas d'un côté la ville de l'autre côté la nature mais faire en sorte que la nature se déploie absolument partout c'est même l'un des défis du nouveau plan local d'urbanisme à Paris qu'on appelle bioclimatique donc attention aux caricatures on ne va pas empêcher les gens de construire absolument pas mais on va se dire qu'on va cartographier le territoire et les encourager à habiter là où par exemple il y a déjà des logements aussi ça peut être une solution

34:59
Présentateur

Christophe Bourbi

34:59
Locuteur

l

35:00
Locuteur 9

'objectif de la zéro artificialisation nette c'est 2050 ça laisse quand même un peu de temps pour penser justement ce net on peut fermer un parking le transformer en jardin et on récupère cette surface-là pour construire ailleurs néanmoins ça va amener à des choix drastiques parce que cette artificialisation des décennies précédentes c'était pour que chacun puisse avoir sa maison son jardin son pavillon être heureux dans sa vie idéale est-ce qu'on va devoir dire aux gens vous allez maintenant être dans de l'habitat collectif et vertical des immeubles des tours parce que ça nous permet sur une artificialisation limitée de mettre beaucoup de monde et beaucoup de services et vous récupérez de la nature donc vous serez gagnant quelque part ça veut dire impulser un changement de mode de vie et d'idéal de vie à la française

35:41
Présentateur

est-ce que c'est de l'écologie punitive comme on l'entend puisque c'est devenu une expression qui crée une forme de clivage sur la façon dont il faudrait faire accepter les mutations aux français

35:52
Locuteur

la

35:52
Locuteur 9

zane n'est pas une écologie punitive c'est une écologie coercitive on crée des contraintes vous ne pouvez plus artificialiser ou alors si vous créez un sol artificiel vous devez rendre un sol à la nature ailleurs ça c'est une contrainte mais on en a d'autres du même type la ZFE la zone à fait de mission là c'est plus punitif vous êtes riche vous changez de véhicule vous passez à l'électrique vous êtes pauvre vous allez à pied c'est pas un discours social qui peut être tenu de la même manière que dire aux gens vous ne pouvez plus prendre l'avion parce que sur cette distance on considère que c'est le train c'est pas punitif puisqu'il y

36:23
Locuteur

a

36:23
Locuteur 9

une alternative qui

36:24
Locuteur

est

36:24
Locuteur 9

le train leur dire ah ben vous ne mangerez plus de viande seulement une fois par semaine là ça serait punitif donc quand on a la liberté d'avoir le même service par d'autres moyens habiter quand même où on veut se transporter quand même comme l'on veut parce qu'on a le choix et qu'on flèche un choix pour le bien collectif on n

36:42
Locuteur

'est

36:42
Locuteur 9

pas dans le punitif

36:43
Présentateur

en tout cas Christophe Barbier c'est devenu un clivage ça la façon non pas l'enjeu je pense que collectivement l'ensemble de la classe politique a compris qu'il y avait une urgence à agir en tout cas sur la méthode pour le faire là il y

36:55
Locuteur

a

36:55
Présentateur

une forme de clivage

36:56
Locuteur 9

oui il y

36:56
Locuteur

a

36:56
Locuteur 9

un clivage il y

36:57
Locuteur

a

36:57
Locuteur 9

un clivage et il y a un défi il y

36:58
Locuteur

a

36:58
Locuteur 9

un défi d'abord pour les écologistes ceux de l'écologie politique ils ont trop manié la menace et la punition dire on va interdire vous ne ferez plus c'est pas la bonne méthode ça braque les électeurs contre eux donc ils doivent être dans l'écologie d'entraînement c'est pour votre bien et surtout celui de vos enfants qu'on va vous amener à changer de comportement mais on va vous accompagner puis bien entendu c'est devenu une source de clivage parce que sur les partis les plus conservateurs dans la suite logique du c'était mieux avant et bien on nous vend l'écologie de grand-papa une nature qui était une nature qu'on considérait comme plus sympathique et où l'homme avait toute sa place on sait bien que ce n

37:32
Locuteur

'est

37:32
Locuteur 9

plus possible aujourd'hui puis il

37:33
Locuteur

y

37:33
Locuteur 9

a des zones de friction c'est vrai que la réintroduction du loup par exemple était un bel objectif mais il a été mal contrôlé mal accompagné maintenant on a créé un autre problème donc il faut reprendre ça en main ça c'est la charge des politiques

37:44
Xavier Bertrand

Audrey Goudard ce qu'on ne voit pas c'est que finalement on peut avoir tous les désidératas politiques que l'on souhaite et économiques en expliquant aux citoyens que c'est c'est punitif etc mais le problème c'est que le citoyen pour l'instant on ne lui dit pas clairement que

38:01
Locuteur

tout

38:01
Xavier Bertrand

ce qui se passe tous les enjeux écologiques aujourd'hui toutes les catastrophes écologiques que l'on vit ça a un coût énorme 6 milliards d'euros la sécheresse le coût de la sécheresse en 2022 6 milliards d'euros le coût de la sécheresse en 2022 c'est des milliers de morts ce sont des personnes âgées dans les EHPAD ce sont des jeunes enfants lorsque les villes sont trop polluées etc donc en fait on est en train de payer le coût du dérèglement climatique on est en train de payer effectivement le coût de tout ce qu'on n

38:28
Locuteur

'a

38:28
Xavier Bertrand

pas fait pendant des années et

38:30
Locuteur

c

38:31
Xavier Bertrand

'est compliqué à voir et à percevoir parce que ça ne va pas directement les citoyens n

38:35
Locuteur

'ont

38:35
Xavier Bertrand

pas l'impression que c'est le prix directement dans leur portefeuille ils voient effectivement leur problématique de voitures ils voient leur problématique de parking etc et qu'on peut tout à fait entendre de maisons qui risquent d'être détruites on peut tout à fait entendre ça mais néanmoins c'est un vrai préjudice pour les citoyens aujourd'hui un préjudice

38:52
Présentateur

financier qui est là et qui est présent ce n

38:55
Locuteur

'est

38:55
Présentateur

pas dans quelques années il y

38:56
Locuteur

a

38:56
Présentateur

une approche sociale sur toutes ces problématiques là qui est majeure sur le financement vous parliez de cela sur les LFE sur le financement de la transition écologique d'ailleurs dans sa dernière tribune Emmanuel Macron a dit nous devons accélérer en même temps sur le plan de la transition écologique et de la lutte contre la pauvreté alors il parlait sans doute aussi de la pauvreté pas uniquement en France et peut-être dans le monde en tout cas cette notion là elle est au coeur du débat et quand on fait écho à ce qu'on voyait dans les premiers reportages avec des gens vous nous disiez qu'ils se sont installés dans ces zones là parce que c'était moins cher c'est aussi eux qui sont impactés

39:30
Locuteur

vous

39:30
Xavier Bertrand

savez il

39:31
Locuteur

y a

39:31
Xavier Bertrand

une expression qu'on entend parfois fin du monde versus fin du mois les politiques souvent ils se projettent sur le long terme quand on parle de s'adapter aux conséquences du réchauffement climatique c'est à l'échelle de plusieurs décennies il faut mettre en place des politiques publiques ça prend du temps et puis la fin du mois parce que quand on dit aux français on va vous mettre une taxe sur l'essence pour financer la transition énergétique et écologique et bien les français après ils ont le carburant plus cher et pour ceux qui n'ont pas d'autres possibilités pour l'instant que d'utiliser leur voiture pour aller travailler c'est compliqué et d'ailleurs ça se reflète aussi dans les enquêtes d'opinion notamment celles qui étaient évoquées dans le reportage où on sent quand même que maintenant les français sont quand même sensibilisés aux enjeux du changement climatique aux conséquences que ça peut avoir etc mais quand après on en vient aux questions sur êtes-vous prêts à ceci, ceci, ceci, ceci point par point ils ne disent pas non à tout mais en tout cas ce n

40:14
Locuteur

'est

40:14
Xavier Bertrand

pas aussi clair que sur l'aspect sensibilisation donc ce que disent souvent les climatologues comme François Gemmène c'est la sensibilisation on y est maintenant il faut faire beaucoup de pédagogie sur les actions les mesures etc même pour chacun

40:26
Présentateur

Comment les embarquer les français Christophe Barbier ? Est-ce que le ministre en charge Christophe Béchut parvient à les embarquer ? Est-ce que le président lui-même est-ce que la première ministre arrive à embarquer les français dans cette mutation-là ?

40:41
Locuteur 9

Non, l'exécutif est un peu en panne parce que d'abord il y

40:43
Locuteur

a

40:43
Locuteur 9

eu beaucoup de grands discours beaucoup d'ambition verbale de la part d'Emmanuel Macron sur ces sujets-là et puis il

40:48
Locuteur

y a

40:48
Locuteur 9

un manque de passage à l'acte on le voit avec cette planification écologique qui était vraiment le grand mot du début de ce second quinquennat et qui pour l'instant n'a pas réussi à accoucher concrètement de textes et de concrets à leur décharge on sait que

40:59
Locuteur

c

40:59
Locuteur 9

'est des domaines où les résultats sont bien après les actions c'est dans des décennies qu'on verra les bénéfices des politiques à lancer aujourd'hui mais il faut les lancer par ailleurs on bute sur un problème de financement on est un pays très endetté on est un pays très fiscalisé donc venir bâtir une politique ambitieuse et coûteuse ça impose de la financer donc comment dire aux français vous allez payer plus vos descendants vont payer plus pour rembourser la dette mais c'est pour le bien collectif c'est pas simple c'est

41:25
Présentateur

pas comme ça qu'on gagne les élections jusqu'à présent en tout cas c'est des discours qu'on a rarement entendus puisque vous parlez de financement Nicolas Béraud est-ce que dans les gens que vous avez rencontrés ils ont l'inquiétude de ne pas être aidé par le gouvernement par l'état que sache par ceux qui à un moment donné les assureurs aussi

41:43
Locuteur

les

41:43
Xavier Bertrand

assureurs aussi parce que souvent ces gens-là donc ils ont été inondés en novembre parfois deux fois le 7 et le 11 novembre pour être précis donc ils ont fait des dossiers d'assurance les experts sont venus ou là devaient venir ces jours-ci certains ont déjà eu une première aide de 2000, 3000, 5000 euros ils ont pu racheter du matériel et là ils sont un peu dans l'inconnu parce qu'une deuxième demande d'indemnisation en deux mois pour eux ils se demandent est-ce que l'assurance va me rembourser autant etc en plus comme les dégâts risquent d'être plus importants est-ce qu

42:09
Locuteur

'on

42:09
Xavier Bertrand

va me rembourser en plus il y

42:10
Locuteur

a

42:10
Xavier Bertrand

l'histoire de la franchise est

42:11
Locuteur

-ce

42:11
Xavier Bertrand

qu'on va me rembourser à la hauteur donc ils sont vraiment dans l'expectative beaucoup ont rappelé leur assurance dès hier mais ils sont dans l'expectative sur le fait est-ce qu'ils vont être suffisamment aidés à la hauteur de ce drame parce que c'est un drame pour eux

42:22
Présentateur

nous allons revenir sur les assurances et même certains assureurs qui refusent d'assurer dans certains territoire désormais mais est-ce que l'état a annoncé des aides je pense aux agriculteurs ou à ceux qui ont perdu une activité je parlais tout à l'heure des aides qui avaient été annoncées au mois de novembre est-ce qu'on a une idée de l'enveloppe est-ce que ces aides-là il a raison vous avez Bertrand ou pas est-ce qu'elles ne sont pas arrivées est

42:43
Locuteur

-ce

42:43
Présentateur

qu'elles auraient dû arriver

42:44
Xavier Bertrand

l'enveloppe de novembre vous en avez parlé moi je n

42:46
Locuteur

'ai

42:46
Xavier Bertrand

pas connaissance de nouvelles aides

42:47
Locuteur

qui

42:48
Xavier Bertrand

peuvent être annoncées depuis hier mais après effectivement l'argent il faut qu'il arrive pour les habitants mais aussi vous parlez des agriculteurs eux qui ont leur champ inondé qui ont perdu une partie des cultures les éleveurs dont les vaches et les bovins étaient très perturbés donc il y

43:02
Locuteur

a

43:02
Xavier Bertrand

pu avoir des appartements de petits veaux ou alors une production de lait moindre donc l'enveloppe qui a été annoncée notamment par le ministre de l'agriculture Marc Fénaud à l'époque c'était aussi en grande partie pour les agriculteurs qui sont également très touchés

43:14
Présentateur

Arnaud Gossman

43:15
Locuteur

ça

43:15
Présentateur

sert à quelque chose c'est vrai qu'en général on a le déplacement d'un ministre l'annonce d'une enveloppe et puis parfois quand on y retourne six mois après ce que vous faites souvent quand vous êtes reporter on se dit les aides ne sont pas forcément arrivées les travaux n

43:29
Locuteur

'ont

43:29
Présentateur

pas forcément été réalisés et ça nourrit aussi ce sentiment d'abandon

43:33
Locuteur

Alors

43:34
Xavier Bertrand

il y

43:34
Locuteur

a

43:34
Xavier Bertrand

des aides exceptionnelles qui sont je n'ai pas eu connaissance d'aides qui n'aient jamais été utilisées peut-être que celle-ci ne l'a pas encore été C'est un peu tôt Oui d'abord mais tout au long de l'année il y a différents flux financiers qui sont par exemple on parlait du risque d'inondation il y

43:48
Locuteur

a

43:48
Xavier Bertrand

la fameuse taxe Génapi qu'on paye dans ses impôts locaux il y a le fonds Barnier aussi pour essayer de prévenir les risques d'inondation il y a des fonds pour le curage des canaux la construction des bassins de déversement enfin je ne vais pas faire

43:59
Locuteur

Des fonds

44:00
Présentateur

qui sont versés par l'Etat

44:00
Locuteur

?

44:01
Xavier Bertrand

Alors ce n

44:01
Locuteur

'est

44:01
Xavier Bertrand

pas forcément par l'Etat c'est généralement par surtout depuis 2018 en 2018 il y

44:05
Locuteur

a

44:05
Xavier Bertrand

une révolution c'est surtout les communes et les intercommunalités les communes se réunissent ont un pouvoir fiscal aussi pour financer ce type de mesures contre le risque d'inondation et puis il y

44:15
Locuteur

a

44:15
Xavier Bertrand

aussi des fonds qui sont liés à d'autres sujets biodiversité notamment il y

44:20
Locuteur

a

44:20
Xavier Bertrand

un fonds biodiversité qui a été annoncé par la première ministre l'an dernier aussi parce que faire attention aussi à ne pas raisonner en silo juste le risque haut n'est pas déconnecté du problème par exemple des haies le ruissellement des eaux sur les sols tels que ça s'est produit au Pas-de-Calais c'est aussi lié à un saccage de la nature et il va falloir je me répète un petit peu mais il va falloir aussi la restaurer celle-ci juste un point sur la question si vous me permettez que vous avez posé à Christophe je voulais rebondir là-dessus

44:46
Locuteur

moi

44:47
Xavier Bertrand

dans mon quotidien je travaille avec des entreprises et c'est vrai que quand je regarde le secteur public et le secteur politique parfois il y

44:53
Locuteur

a

44:53
Xavier Bertrand

de quoi s'inquiéter mais quand même il faut le dire par exemple là au mois de janvier il y

44:58
Locuteur

a

44:58
Xavier Bertrand

une énorme législation européenne la CSRD bref je la fais simple des obligations de transparence environnementale qui sont imposées aux entreprises et pas que les grandes entreprises c'est une petite révolution et ces entreprises les accueillent sans résistance aujourd'hui et vous avez des millions de salariés qui participent à cet effort de transition écologique au niveau des entreprises on en parle très rarement mais au niveau des entreprises c'est vrai que quand je regarde ce qui se passe j'ai tendance à me rassurer aussi vous avez plus en plus de métiers directement liés à l'environnement de plus en plus de jeunes salariés qui n'acceptent pas les erreurs du passé des chefs d'entreprise pour les retenir qui sont obligés de faire des efforts et les étudiants aussi qui s'intéressent à l'environnement

45:35
Présentateur

Arnaud Gossman ce que j'entends derrière cette démonstration et cette évocation des entreprises c'est que ça ne va pas aussi vite il n

45:41
Locuteur

'y a

45:41
Présentateur

pas autant d'agilité dans l'appareil d'Etat c'est ça que vous voulez dire aussi

45:44
Xavier Bertrand

il

45:45
Locuteur

y a

45:45
Xavier Bertrand

un peu un décalage effectivement entre ce que le secteur économique pas tout le secteur économique il y

45:49
Locuteur

a

45:49
Xavier Bertrand

les secteurs économiques qui sont plus difficiles à entraîner le secteur extractif pétrolier etc mais même dans ces entreprises là vous avez des personnes qui souhaitent investir dans les énergies renouvelables on a beaucoup parlé par exemple de l'entreprise du patron de la COP28 qui à la fois produisait du pétrole et aussi des énergies renouvelables ça se développe c'est pas gadget

46:06
Locuteur

le

46:07
Présentateur

gouvernement s'il y avait un ministre à la table qui dirait on a des bons résultats puisqu'il y

46:11
Locuteur

a

46:11
Présentateur

eu une communication qui a été faite avant la fin de l'année sur la réduction des gaz à effet de serre sur l'année précédente moins 4,6% sur l'année 2023 vous souriez vous faites l'amour

46:22
Xavier Bertrand

le 22 décembre le tribunal ministériel de Paris a rappelé dans un énième jugement sur l'affaire du siècle vous savez c'est ce collectif d'associations qui a engagé la responsabilité de l'Etat devant un juge effectivement il y a une réduction des émissions de gaz à effet de serre mais comme François Gemènes l'a dit sur votre plateau pour l'essentiel c'est des causes extérieures et c'est écrit à la volonté du gouvernement la crise en Ukraine l'augmentation du coût de l'énergie etc. etc.

ce ne sont pas des causes qui sont liées à une décision publique maintenant il y a des décisions publiques qui fort heureusement contribuent aussi à cette baisse mais elle n'est pas suffisamment rapide la trajectoire n'est pas la bonne

46:55
Locuteur

un

46:55
Présentateur

dernier mot juste avant d'aller au troisième reportage Christophe Barbier ce sera un enjeu des européennes

46:59
Locuteur

ce

47:00
Présentateur

sujet dont nous parlons là

47:01
Locuteur

ce soir oui ce sera un enjeu européenne

47:02
Locuteur 9

dans tous les sens d'abord parce qu'il y a une forte législation européenne on le rappelait donc il y aura des contestataires qui nous donnent Bruxelles nous empêchent de diriger comme on veut nos entreprises et nos vies ce sera un enjeu européen aussi parce que les nuages n

47:13
Locuteur

'ont

47:13
Locuteur 9

pas de frontières donc les catastrophes elles arrivent un peu partout et tout le monde a ces catastrophes et puis ce sera un enjeu des européennes également parce que ça rentre dans une période où

47:23
Locuteur

on

47:24
Locuteur 9

raisonne entièrement par le risque le risque géopolitique la guerre le risque économique le risque épidémique on l

47:29
Locuteur

'a

47:29
Locuteur 9

éprouvé il y a trois ans et le risque climatique donc c'est très difficile de faire campagne aujourd'hui sans être monsieur ou madame anti-risque avec ces recettes

47:36
Locuteur

Alors

47:36
Présentateur

il y a les inondations dont nous avons parlé ce soir mais il y a un danger peut-être moins spectaculaire qui menace 20% du littoral français il s'agit de l'érosion la mer monte, grignote les plages, les terres menacent même parfois les habitations c'est le cas à Tardiguen dans le Pas-de-Calais reportage Aubrey Perrault et Mathias Garnier

47:57
Locuteur

Il

48:01
Présentateur

paraît que c'est à sa lumière qu'on reconnaît la côte d'Opale

48:04
Locuteur

mais

48:05
Présentateur

un autre élément devient particulièrement frappant dans ce paysage du Pas-de-Calais

48:11
Locuteur

la

48:11
Présentateur

mer grignote peu à peu la plage

48:13
Locuteur

et

48:14
Présentateur

s'attaque désormais aux maisons

48:17
Locuteur

dans

48:18
Présentateur

la baie de 800 350 sont menacés à terme

48:24
Locuteur

dont

48:24
Présentateur

celle de Sophie Ségar

48:27
Locuteur

il

48:28
Présentateur

y a 25 ans avec mes enfants la dune était complète devant, de partout

48:34
Locuteur

à

48:35
Présentateur

droite, à gauche et on ne voyait absolument pas la mer et là je la vois de plus en plus

48:40
Locuteur 3

large de plus en plus bas d'ailleurs quelquefois je prends mon petit déj devant la vue

48:46
Locuteur

pas

48:46
Locuteur 3

tous les jours parce qu'il

48:47
Locuteur

y a

48:47
Locuteur 3

des jours

48:47
Locuteur

c

48:48
Locuteur 2

'est déprimant

48:50
Présentateur

Cette propriété héritée de son père pourrait bien disparaître d'ici une vingtaine d'années

48:56
Locuteur

et

48:56
Présentateur

Sophie en a conscience C'est une maison qu'on a construite dans laquelle j'ai vécu avec mes enfants jeunes c

49:01
Locuteur

'est

49:02
Présentateur

ma ressource en quelque sorte c'est mon lieu c'est ma terre Dans le coin certaines habitations continuent de se vendre très cher malgré la menace Sophie se pose donc la question faut-il attendre et tout perdre ou se dépêcher avant qu'il ne soit trop tard

49:19
Locuteur

les

49:20
Présentateur

gens quand viennent l'été me disent ah c'est le paradis ici je dis oui mais quand on touche le paradis on touche l'enfer aussi pas au même moment mais

49:26
Locuteur

voilà

49:27
Présentateur

et puis la question l'eau bon elle vient

49:31
Locuteur

mes

49:31
Présentateur

enfants tiennent à cette maison c'est un lieu de famille donc ils veulent le garder c'est vrai que prendre la décision d'abandonner c'est une décision difficile donc

49:41
Locuteur

bon

49:41
Présentateur

tout ça tient un peu sur des

49:46
Locuteur

je

49:46
Présentateur

sais pas par des fils

49:48
Locuteur

des

49:49
Présentateur

fils à coudre d'ailleurs comment envisager l'avenir dans ces conditions faire des projets d'autant que les conséquences de l'érosion côtière tu

49:58
Locuteur

fais

49:58
Présentateur

froid ne sont pas prises en charge par les assureurs les assureurs

50:07
Locuteur

bah

50:07
Présentateur

je sais pas oui là les assureurs ils sont un peu compromis là ça va leur coûter chaud est-ce qu'ils vont payer j'en sais rien je compte sur moi quoi

50:15
Locuteur

je

50:16
Présentateur

compte sur moi Sophie peut aussi compter sur son frère qui est également le maire du village

50:24
Locuteur 8

il

50:25
Présentateur

mène un combat pour que les habitants qui ont pour certains déjà perdu leur jardin soient indemnisés

50:31
Locuteur

ça

50:32
Présentateur

c'est une banque pour délimiter la propriété de quelqu'un cette propriété maintenant est dans l'eau et il

50:36
Locuteur

y

50:36
Présentateur

en avait une autre 200 mètres plus loin qu'on peut voir à marée basse et qui délimitait la fin de son territoire d'à l'époque tout ça est parti à l'eau et maintenant c'est le jardin des phoques

50:47
Locuteur

ces

50:48
Présentateur

trois maisons qui donnent directement sur la plage seront démolies dès l'année prochaine

50:53
Locuteur

d

50:54
Présentateur

'ici là c'est le système D

50:55
Locuteur

dans

50:56
Locuteur 8

le but de maintenir la maison pour jusqu'à son démontage donc pour une petite année on a pris on a été chercher un filet de pêche récupéré au port de Boulogne

51:07
Locuteur

et

51:08
Locuteur 8

on l'a rempli de morceaux de bois ça marche très bien donc on va en faire deux autres c'est moche mais c'est efficace

51:13
Locuteur

du

51:13
Présentateur

bricolage qui ne réseau pas tout

51:16
Locuteur

qui

51:16
Présentateur

doit dédommager les habitants le maire en appelle à l'état

51:20
Locuteur

car

51:21
Présentateur

l'érosion côtière n'est pas considérée comme une catastrophe naturelle pour l'instant

51:25
Locuteur

quand

51:25
Locuteur 8

vous êtes inondé ça rentre dans une catastrophe naturelle quand vous avez l'érosion c'est un risque connu donc ce qui est complètement incohérent donc pour l'instant c'est une patate chaude que l'état renvoie aux collectivités locales et les collectivités locales disent votre loi elle est incohérente

51:42
Locuteur

des

51:42
Présentateur

élus locaux à qui le gouvernement a promis des propositions concrètes d'ici fin 2024 20% du littoral français est aujourd'hui directement menacé Arnaud Gossman votre réaction à ce reportage qu'est-ce qu'on dit aux gens dont le jardin est sous la mer comment est-ce qu'ils vont par qui vont-ils être indemnisés

52:04
Locuteur

la

52:05
Xavier Bertrand

première des choses c

52:06
Locuteur

'est

52:06
Xavier Bertrand

d'abord de les protéger pour les protéger il faut les informer et il y a aujourd'hui encore une pression extrêmement forte sur les parties littorales c'est même là où elle est la plus forte de la part de personnes qui souhaitent acheter des maisons on a le sentiment que l'information ne se diffuse pas et qu'il y a encore de l'immobilier des projets immobiliers dans des zones où objectivement on ne devrait pas les faire et la deuxième chose c'est qu'après il y a l'assurance des assureurs c'est-à-dire l'assurance privée cette fois-ci le problème c'est que les primes d'assurance habitation ont tendance à augmenter et on voit effectivement en Normandie dans le bassin il y

52:36
Locuteur

a

52:36
Xavier Bertrand

une région dans laquelle les assureurs ne souhaitent plus assurer notamment à cause des problèmes d'érosion côtière et puis si vraiment votre maison doit être démolie il y a mais si récent c'est depuis 2021 que la loi a perfectionné le dispositif pour lutter contre le recul du trait de côte vous pouvez être exproprié il y a un cas célèbre la résidence Signal que tout le monde a vu en Aquitaine qui était de plus en plus au bord de la mer donc les personnes peuvent bénéficier bénéficier sont malheureusement chassées de chez elles mais elles peuvent bénéficier d'une expropriation pour cause environnementale mais c

53:06
Locuteur

'est

53:06
Xavier Bertrand

un dispositif qui est totalement balbutiant et comme votre reportage le précise c'est en 2024 que ça sera perfectionné

53:12
Locuteur

Oui

53:13
Présentateur

parce qu'Audrey Goutard on voit très bien dans son reportage que la dame elle se dit bon je ne sais pas trop vers qui nous tourner elle voit monter le niveau des eaux elle voit son jardin disparaître sous la mer et elle est un peu démunie Elle est d'autant plus

53:26
Xavier Bertrand

démunie que les assurances ne prennent pas en compte cette érosion et ne vont pas la couvrir donc elle ne sera pas couverte par les assurances elle est comme elle le dit très justement elle ne compte que sur elle-même et on voit ce désespoir qu'on rencontre à la fois dans les zones inondées du nord qu'on a rencontré cet été lorsqu'il y

53:45
Locuteur

a

53:45
Xavier Bertrand

eu les grands feux en Gironde c'est le désespoir des gens face aux éléments déchaînés de la nature quelque part et c'est vrai que seul l'Etat l'Etat paraît assez puissant pour y faire face à part des politiques de grands travaux par des lois effectivement des législations qui vont se mettre petit à petit en place mais il y aura évidemment des victimes parce que le temps que tout se mette en place le temps qu'on arrive à s'en sortir et bien il y aura un temps de latence et ces victimes elles seront dans ce temps de latence ça n'a pas de

54:12
Présentateur

sens d'imaginer faire des digues

54:14
Xavier Bertrand

non parce qu'on déplace le problème

54:16
Locuteur

on

54:16
Présentateur

protège les gens qui habitent dans ces maisons

54:19
Xavier Bertrand

objectivement face à la nature aujourd'hui d'ailleurs aux Pays-Bas c'est ce que je précisais tout à l'heure on abandonne ce système là alors que les Pays-Bas ont vécu avec les digues d'autant plus si je puis me permettre que par exemple les inondations du nord elles sont aussi victimes des digues parce que l'engorgement des sols le fait qu'effectivement l'eau s'écoule mal le principe de l'eau c'est de s'écouler vers la mer mais si vous mettez des digues et des polders et c'est ce qui se produit

54:40
Locuteur

et la mer

54:40
Xavier Bertrand

monte parce que les digues et les polders sont créés pour face à la mer qui monte donc le ruissellement rencontre la mer qui monte plus les digues et n'arrive pas à s'en sortir donc finalement tant qu'on n'aura pas une politique qui sera totalement nationale et même européenne puisque je vous rappelle que l'Allemagne est touchée aussi par des inondations actuellement donc européenne liées à ce type de problématiques et puis juste un tout petit point lorsque la mer gagne du terrain sur la terre c'est l'Etat français qui en profite c'est-à-dire que là c'est des zones de pêche et des zones qui appartiendront

55:11
Présentateur

à l'Etat et c'est des formidables viviers pour l'Etat Cette question de Jean-Claude dans Meurthe et Moselle dans l'avenir comment les familles les moins riches parviendront-elles à payer leurs assurances ? On a un chiffre sur les tarifs des assurances en 2024 avec des projections d'augmentation de plus 5 à 6% pour l'habitation pour l'automobile plus 3,5% ce sont des prix qui sont amenés à monter de toute façon

55:36
Locuteur 9

Oui et qui vont monter jusqu'au jour où on aura réussi à sortir assez d'un grand nombre d'habitations des zones à risque et donc il y

55:43
Locuteur

aura

55:43
Locuteur 9

moins d'habitations abîmées chaque année par les catastrophes qui arriveront et donc les primes iront à la baisse ça va prendre un certain temps d'ici là les primes vont augmenter ces dépenses contraintes ça va rejoindre tout le débat qu'on a sur l'inflation au sens large et donc de combien faut-il augmenter les salaires et notamment les salaires des familles modestes pour qu'elles puissent encaisser cette dépense contrainte qui est l'assurance

56:03
Présentateur

On parlait des surprimes d'assurance tout à l'heure à propos des catastrophes naturelles les surprimes des assurances qui financent le régime passera de 12 à 20% en 2025 là aussi on sait que ça va plutôt aller dans ce sens-là il n

56:14
Locuteur

'y a

56:14
Présentateur

pas de raison que les choses s'inversent

56:16
Xavier Bertrand

Non il n

56:16
Locuteur

'y a

56:16
Xavier Bertrand

pas de raison que les choses s'inversent les risques vont a priori se multiplier s'intensifier avec des zones où les assurances comme l'a dit Arnaud Gosselin maintenant se désengagent donc non il n

56:24
Locuteur

'y a

56:24
Xavier Bertrand

pas de raison que ça s'inverse

56:25
Locuteur

Et

56:25
Présentateur

nous revenons maintenant à vos questions Cette question de Christophe dans le Loir-et-Cher Comment a-t-on pu laisser construire dans des zones extrêmement vulnérables aux inondations

56:38
Locuteur

? Il

56:39
Xavier Bertrand

y

56:39
Locuteur

a

56:39
Xavier Bertrand

plein de raisons La première c'est qu'on ne savait pas toujours que c'était une zone vulnérable ça c'est l'hypothèse la plus optimiste La deuxième c'est parce qu'il y

56:44
Locuteur

avait

56:44
Xavier Bertrand

une pression de la personne qui voulait construire une maison Il n

56:46
Locuteur

'y a

56:46
Xavier Bertrand

pas que les élus locaux La troisième comme à la faute sur mer c'est qu'il y a des élus locaux qui ont accordé trop facilement des permis de construire Et la quatrième c'est la question de la disponibilité des terrains On a un problème là-dessus C'est-à-dire qu'en France pendant longtemps ça a presque été plus facile d'aller construire dans des espaces vierges que dans des espaces gris pollués qui étaient abandonnés par d'anciens projets immobiliers

57:07
Présentateur

Est-ce qu'à l'heure où on se parle on peut encore aujourd'hui construire en zone inondable

57:11
Xavier Bertrand

?

57:11
Locuteur

Oui

57:11
Xavier Bertrand

malheureusement Bien sûr D

57:12
Présentateur

'accord Notamment par exemple la vallée de Larve

57:15
Xavier Bertrand

qui est une vallée assez encaissée où il y a peu de zones constructibles il n

57:18
Locuteur

'y a

57:18
Xavier Bertrand

plus de terrain en fait et donc les maires sont contraints pour pouvoir loger leurs habitants puisque c'est totalement encaissé et bien ils laissent construire alors qu'on voit bien qu'aujourd'hui la vallée de Larve c'est

57:30
Présentateur

une vallée qui sera inondée plurirégulièrement Cette question de Xavier Les maires des régions sinistrées du Pas-de-Calais n'ont-ils pas fait preuve de beaucoup d'entraide et de réalisme

57:39
Locuteur

?

57:40
Xavier Bertrand

Si si ils s'entraident entre eux et puis comme je le disais les maires les élus municipaux ils sont au quotidien des habitants les pieds dans l'eau avec leurs bottes donc il

57:48
Locuteur

y

57:48
Xavier Bertrand

a beaucoup d'entraide pour ce qui est du réalisme ils étaient c'est compliqué de dire qu'ils étaient conscients que ça allait se reproduire parce que on a anticipé des grosses pluies de là à penser que ça allait monter à ce niveau-là c'est compliqué à anticiper parce qu'on a rarement eu des sols aussi gorgés d'eau voilà par contre une fois qu'ils sont là oui ils sont les pieds

58:06
Locuteur

Et eux ils

58:06
Présentateur

attendent quoi de l'état

58:07
Locuteur

?

58:08
Xavier Bertrand

Déjà des aides immédiates donc ça mais ça on l

58:10
Locuteur

'a

58:10
Xavier Bertrand

dit et ça a été fait des

58:11
Locuteur

sapeurs

58:12
Xavier Bertrand

-pompiers en renfort des secouristes de la sécurité civile en renfort des militaires en renfort il y a des hélicoptères qui vadrouillent dans le ciel etc des pompes comme vous l'avez dit pour évacuer eux donc ils attendent de l'aide immédiate et puis on a longuement parlé de l'appui pour l'aménagement d'infrastructures

58:27
Présentateur

D'ailleurs on parlait du Pas-de-Calais et naturellement depuis le début de cette émission on vient d'apprendre à l'instant que la vigilance rouge crue et maintenue pour le Pas-de-Calais donc c'est loin d'être terminé Les propos de Xavier Bertrand ne sont-ils pas de la pure démagogie ? L'État ne fera pas stopper la pluie

58:42
Locuteur

?

58:43
Xavier Bertrand

Bien sûr oui et c'est même inquiétant parce que lorsqu'il dit moi je veux ordonner des travaux c'est ce qu'il a déclaré sans aucune autorisation etc. Sauf que ces travaux seront peut

58:52
Locuteur

-être

58:52
Xavier Bertrand

des travaux qui seront contre-productifs et qui vont amener à des solutions qui peuvent empirer la situation On a parlé des digues tout à l'heure à la suite de la catastrophe de Xintia certains d'élus se sont émus en disant il faut des digues il faut des digues sauf que certains de

59:05
Locuteur

nos

59:05
Xavier Bertrand

scientifiques ont répondu attention parfois ça a aggravé le problème donc oui parfois il faut s'opposer il faut faire une étude d'impact parce que l'infrastructure que vous allez commander et réaliser ce sera peut-être pire que la cause que vous souhaitiez traiter

59:17
Locuteur

Il

59:18
Présentateur

exprime une forme de volontarisme politique

59:20
Locuteur 9

Il fait de la politique C'est un moment où l'exécutif est en difficulté on est à la veille d'un remaniement il sait qu'il aura une partie de l'opinion derrière lui parce qu'il y

59:26
Locuteur

a

59:26
Locuteur 9

cette souffrance humaine donc il fait de la politique polémique sur ce sujet là Pour les gens il y

59:32
Locuteur

a

59:32
Locuteur 9

quand même un point c'est que c'est pas clair qui s'occupe de ça C'est ça Le fait que l'État est considéré à l'intercommunalité On a vu sur la banderole du monsieur vous savez qu'il mettait endigué ou rasé En bas il y a des sigles Il interpelle le capsos le sagma des sigles étranges Tout ça c'est des organismes Les

59:47
Xavier Bertrand

syndicats des eaux

59:47
Locuteur

Voilà

59:48
Locuteur 9

Tout ça c'est des syndicats qui doivent gérer les eaux Pour les français c'est quand même des monstres administratifs très obscurs

59:53
Présentateur

Nicolas Béraud je pense qu

59:55
Locuteur

'on

59:55
Présentateur

peut s'arrêter un instant sur ce que dit à l'instant Christophe Barbier C'est vrai qu'en préparant cette émission je me suis dit c'est vrai qui s'occupe de quoi il faut demander à l'État pour nettoyer les cours d'eau

1:00:05
Xavier Bertrand

Très clairement les habitants c'est hyper complexe tous les échelons administratifs les habitants ne savent pas forcément que les bassins de rétention c

1:00:11
Locuteur

'est

1:00:11
Xavier Bertrand

les communes les intercos donc ils en appellent à l'État pour peut-être que l'État impulse quelque chose mais l'échelon de responsabilité est très grand et juste pour compléter ce que vous dites sur la vigilance rouge qui est maintenue effectivement une petite ode d'optimisme peut-être en fin d'émission c'est que la bonne nouvelle c'est qu'à partir de samedi la configuration météo va totalement changer ça va être la fin de toutes ces dépressions qui arrivent par l'ouest depuis deux mois on aura un anticyclone sur les îles britanniques avec du

1:00:34
Locuteur

froid

1:00:34
Xavier Bertrand

un temps sec bonne nouvelle pour le Pas-de-Calais et froid à partir de ce week-end

1:00:39
Présentateur

question de Pierre dans la Somme qui a autorisé la bétonisation la construction de zones commerciales ou industrielles avec leurs grands parkings

1:00:47
Xavier Bertrand

on peut remercier Jacques Chirac

1:00:48
Locuteur

ah

1:00:49
Xavier Bertrand

bon ? oui c'était le grand plan de Jacques Chirac effectivement d'autoriser la multiplication en zones périurbaines des supermarchés des grandes zones bien sûr qu'à cette époque-là on ne pensait pas au réchauffement climatique ni au dérèglement climatique mais effectivement ça a été complètement encouragé dans les années 80 pardon ?

1:01:10
Locuteur 9

l'idéologie pompidolienne dont Chirac c

1:01:12
Locuteur

'est

1:01:12
Xavier Bertrand

ça c'est

1:01:14
Locuteur

une idéologie béton du développement de la société et il y a eu

1:01:16
Xavier Bertrand

des dérogations des lois des soutiens à tout ce qu'on pouvait construire comme supermarché hypermarché et parking on

1:01:23
Présentateur

en parlait à l'instant cette question de Jean dans les Yvelines qui a dû découvrir comme moi qui avait une responsabilité de l'État à qui incombe l'entretien et le curage des rivières aux intercommunes

1:01:33
Xavier Bertrand

alors la réponse est compliquée parce que ça peut appartenir au domaine public au domaine privé donc vous pouvez aussi avoir une responsabilité du propriétaire notamment de certains cours d'eau de BIEF etc mais

1:01:42
Présentateur

par exemple un maire qui sait qu'il faut draguer un cours d'eau parce qu'il peut y avoir des inondations il n

1:01:47
Locuteur

'a

1:01:47
Présentateur

pas le

1:01:47
Locuteur

droit

1:01:47
Présentateur

de le faire

1:01:48
Locuteur

il

1:01:49
Présentateur

faut qu

1:01:49
Locuteur

'il

1:01:49
Présentateur

demande une autorisation

1:01:51
Xavier Bertrand

il peut y avoir pour certains travaux effectivement de curage de dragage mais c'est normal encore une fois il ne faut pas diaboliser l'autorisation administrative ça permet aussi de réfléchir de faire en sorte que les travaux soient efficaces quand parfois vous réalisez des travaux vous créez d'autres problèmes d'autres inconvénients il faut un cadre je me souviens avoir fait des reportages justement pendant ces périodes-là et c'était très intéressant parce qu'on découvre finalement une jungle mais on découvre une jungle qui est assez logique c'est-à-dire que par exemple lorsque des propriétaires privés bloquent des rivières pour créer leur propre lac leurs propres étangs etc il est important qu'il y

1:02:19
Locuteur

ait

1:02:19
Xavier Bertrand

des intercommunautés de communes pour

1:02:22
Présentateur

pouvoir gérer tout ça et y compris l'écologie des rivières cette dernière question je suis sûre qu'on est très nombreux à se la poser cette pluie nous évitera-t-elle la sécheresse l'été prochain ? non

1:02:31
Xavier Bertrand

c

1:02:31
Locuteur

'est

1:02:31
Xavier Bertrand

vraiment climatique on a des épisodes effectivement

1:02:33
Locuteur

de plus en plus d'un temps tout va se jouer ces prochains mois ici mars

1:02:36
Xavier Bertrand

il

1:02:36
Locuteur

faut

1:02:36
Xavier Bertrand

qu'il pleuve encore pour que l'été soit tranquille

1:02:38
Présentateur

on va peut-être pas dire ça tout de suite aux habitants du Pas-de-Calais mais

1:02:40
Xavier Bertrand

ça fait quand même beaucoup de bien ces pluies pour les nappes bien sûr les nappes

1:02:47
Présentateur

pour eux en ce moment en tout cas merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h45 demain vous retrouvez Axel de Tarlet dès 17h30 pour un nouveau C'est dans l'air n'oubliez pas que vous pouvez nous retrouver quand vous le souhaitez en replay mais aussi en podcast très belle soirée