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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 17 février 2026 106 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 18 %Attaque 66 %Défensif 16 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:37Invité politiqueChiffre
    « S'il fallait déchoir des gens de leur nationalité française, peut-être que la priorité irait à ceux qui étant engagés dans les troupes de Tsal, on procédait au génocide »
  • 20:35Invité politiqueFait
    « de qui était le conseiller politique, monsieur le donneur de leçon, Raphaël Gluxman »
  • 31:08Invité politiqueChiffre
    « À Lyon où il y a eu 102 cas d'attaque par l'extrême droite, soit deux gens dans la rue, soit d'autres groupes »
  • 37:01Invité politiqueChiffre
    « D'après Europol, 118 personnes arrêtées en France en 10 ans pour crimes liés au terrorisme d'extrême droite. 118 »
  • 37:45Invité politiqueChiffre
    « Depuis 2017, il y a eu 20 projets d'attentat d'extrême droite qui ont été déjoués »
  • 41:15Invité politiqueChiffre
    « entre 1986 et 2021, sur 53 assassinats à caractère politique, 9/ 10 étaient du fait de l'extrême droite »
  • 1:05:01Invité politiqueFait
    « Nous approuvons leur résistance, nous approuvons leur organisation. »
  • 1:06:42Invité politiqueChiffre
    « Car le mouvement insoumis a pour présidente la plus jeune présidente de groupe qui a jamais eu à l'Assemblée nationale Mathilde Panot »
  • 1:07:26Invité politiqueFait
    « Et si l'on met de côté l'unique cas masculin qui dirige notre coordinateur national, même votre serviteur se réjouit d'être non pas aidé mais précédé par Clémence Gueté »
  • 1:08:34Invité politiqueFait
    « Ainsi, une fois de plus, je peux redire tranquillement et sans craindre d'aucune manière d'être démenti, que nous n'avons rien à voir, ni de près ni de loin avec la mort de ce jeune du rank. »
  • 1:10:47Invité politiqueFait
    « Voilà comment nous sommes devenus la première formation. Voilà comment nous avons gagné à deux reprises la seule primaire qui vaille le premier tour des élections. »
  • 1:12:28Invité politiqueFait
    « Il a attendu tranquillement qu'on ne puisse plus présenter de candidat pour annoncer qu'il rompait avec nous en m'insultant. »
  • 1:16:22Invité politiqueFait
    « Nous croyons à la révolution citoyenne et nous avons comme stratégie la stratégie de la constituante et de la majorité parlementaire. »
  • 1:17:48Invité politiqueFait
    « Alors y compris les moyens légaux Olivier Fort François Hollande et bien vous méritez au minimum d'être fich apologie du terrorisme. »
  • 1:22:09Invité politiqueFait
    « Fasciste, nazi, colonialiste, sous des formes différentes et diverses. C'est toujours le même truc, le même contenu, la même architecture. C'est en suprématisme. »
  • 1:25:02Invité politiqueFait
    « Les États-Unis perpétuellement en guerre contre tout le monde. Les États-Unis dernière nation de ce qu'ils osent appeler l'Occident qui est gardé des régimes de traitement différents des personnes suivant la couleur de leur peau. »
  • 1:27:11Invité politiqueFait
    « Il oublie que Naguer c'est lui qui fut traité d'antisémite par monsieur Benjamin Netaniaou. »
  • 1:29:24Invité politiqueFait
    « Qu' se rappelle bien que plus ilargiss faossé, plus le moment venu quand eux seront mis en cause, car ils seront mis en cause par l'extrême droite qui a toujours et sera toujours antisémite et le reste »
  • 1:30:06Invité politiqueFait
    « Elle l'a dit madame Bron Pivet. Elle dit aujourd'hui je dirais qu'il faut un ni ni extrême gauche car oui bien sûr la France insoumise est d'extrême gauche »
  • 1:33:45Invité politiqueFait
    « Chasse-toi toi-même, Macron. parce que il avait dit en 2022, cet homme qui est une forfaiture permanente n'a pas reconnu le résultat des élections »
  • 1:34:56Invité politiqueFait
    « L'extrême centre, dit Pierre Cna l'extrême droite où vient d'arriver monsieur Macron. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon99 %

≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

0:11
Jean-Luc Mélenchon

Merci. Alors,

0:15
Non speech

[applaudissements]

0:19
Jean-Luc Mélenchon

bon, merci beaucoup. Bon, mes amis, il n'avait pas été possible de faire plutôt cette rencontre mensuelle. Et il aura fallu attendre jusqu'à ce jour, mais il fallait que cette rencontre a lieu. Ah voilà, je savais bien qu'il y aurait au moins un député là. Voilà. Bon euh les pauvres, ils sont en train de ramer là-bas sous les pierres.

Et donc il a fallu je cette que cette réunion a donc dû se déportter jusqu'à cette date et évidemment cela intervient dans un moment où nous sommes confrontés à une offensive à laquelle maintenant nous sommes habitués pour ce qui est de l'ampleur, de la participation médiatique répétant du matin au soir les mêmes refrains mais qui a un contenu singulier du fait de la violence qui s'est déployé et qui s'est constaté et qui s'est cristallisé à l'occasion des événements à Lyon.

Cependant, évidemment que je vais en parler et sans doute ne vais-je parler que de cela pour ne pas vous retenir toute la nuit, mais comme vous le savez, les événements autour de nous ne se résument pas à ce moment particulier, à cette violence particulière. C'est un ensemble de faits qui se déploient à l'échelle de la planète et qui montre une accélération générale d'une part des luttes de classe et d'autre part des crises particulières et spécifiques du capitalisme de notre époque.

Dès lors, nous devons nous attendre à ce que s'enchaînent des situations qui vont faire sans cesse appel à notre capacité d'intelligence, de compréhension, d'analyse pour adapter nos comportements, nos choix stratégiques et tactiques à toutes ces nouveautés. qui vont se précipiter. Mais pour faire un lien avec je ne peux faire moi avec notre précédente rencontre où j'avais passé un certain temps à vous expliquer pourquoi la situation dramatique de la Nouvelle-Calédonie Kanaki avait retenu non seulement notre attention mais notre participation amicale et fraternelle avec les membres du FLNKS.

Faisant le lien avec cette dernière réunion, je veux vous dire qu'hélas nous avons appris la mort de Fred Grochain qui était un des militants qui ont été arrêtés au cours des événements d'il y a 2 ans et Fred est mort et la l'autopsie fait apparaître que il est mort de maladie mais faute d'un suivi médical adapté. Fred est resté pendant 2 ans à 17000 km de sa famille qu'il n'a pas vu et pendant ces deux années sa famille ne l'a pas vu. J'ai donc à cet instant une pensée pour lui d'autant plus forte et d'autant plus je le dis sans détour indigné que complétant son comportement néocolonial agressif.

L'État et les autorités diverses et multiples ont oublié de prévenir sa famille si bien que celle-ci a découvert 3 jours après par hasard qu'il était mort. Je j'entends la rumeur qui parcourt vos rang et à ceux qui nous écoutent en ce moment qui sont sans doute très nombreux comme d'habitude, je veux que vous sachiez que cette salle a réagi avec un bruit qui exprimait son indignation. Alors la mort de Quentin de Ran concentre à présent avec une intensité particulière un moment politique et ce rendez-vous n'a jamais si bien porté son nom.

qu'à cet instant, un moment politique et il s'agit pour nous de le vivre non pas comme un fait d'hivers s'enchaînant avec d'autres faits d'hiver mais comme un moment politique, comme un franchissement de seuil qui s'est opéré résultant d'une situation qui depuis des mois dure avec des ratonnades de masse organisées par les organisations d'extrême droite dans les rues criant des slogans du type Paris est nazi, Lyon est nazi, encore il y a de cela 48 he dans les rues de la capitale et également dans les rues de Lyon et bien d'autres villes.

C'est donc ce moment qu'il s'agit pour nous de comprendre dans toute sa signification politique comme un moment d'accélération des événements, comme un moment d'intensification des rapports que ces événements expriment. À tous et à toutes, et je le fais parce qu'il faut le faire. Je demande au nom de l'animation de notre mouvement. Que chacun fasse dans cette circonstance l'effort du calme et du sang froid pour analyser, comprendre, observer, retenir, c'est-à-dire par-dessus tout apprendre des plus jeunes jusqu'aux plus anciens.

Les plus jeunes qui découvrent cette confrontation pour la première fois, les plus anciens qui l'ont connu, qui l'ont lu et qui savent à quel point elle enchaînne des conséquences qui seront décisives pour l'avenir du pays entre maintenant et les prochaines élections présidentielles. Car bien sûr, tout ça s'inscrit dans une séquence marquée dans un calendrier. Regardez, apprenez, méditez, pas de surenchère. Aujourd'hui même, alors que nous sommes sous les coûts des accusations les plus grottesques, les plus ridicules, les plus injustes, les plus dangereuses pour nous personnes, de notre côté, nous ne cédons pas à la facilité.

Ainsi, je ne vous dirai pas que l'halluciné qui jette des grenades et tire sur les policiers qui sont autour à Château Rou cet après-midi étant un ancien et connu militant du RN mérite que nous accusions ce soir le RN de vouloir jeter des grenades sur les policiers ou de leur tirer dessus à coup de fusil.

De la même manière, ce n'est pas parce que nous avons vécu tout cela, parce que nous avons été menacés tant de fois, insulté tant de fois, que je vous dirais que cette personne qui à Castre a reconnu son forfait et qui avait décidé de nous menacer de mort pour ce qui me concerne, de mort et de viol pour Rima Hassan et pour Mathilde Panu, que cet homme serait représentatif de je ne sais qui ou de je ne sais quoi au sens où il serait mandaté. Et il faut sans cesse que faisant la part des choses et analysant avec sans froid, nous n'allions pas être nous un accélérateur de la violence, de du montrer du doigt, de l'incitation à se rendre justice par soi-même et ainsi de suite.

Dans les événements que nous avons vécu, j'ai dit une première fois que nous l'avions accueilli avec d'abord sidération. Pour nous, la mort n'a rien à faire dans la dispute politique. La mort n'a rien à faire dans la dispute politique. Et souvent nous disons ni la violence. Mais là évidemment, il faut bien distinguer la violence quand elle s'impose à soi et qu'il s'agit de se défendre de celle qui pousse à affronter et à attaquer ce que nous ne voulons jamais faire. Et de même dans la violence, qu'elle soit défensive ou offensive, je le dis en notre nom à tous. Tous les coups ne sont pas permis.

Nous qui avons protesté contre le fait que des policiers éborgneent volontairement 32 gilets jaunes. Nous qui nous sommes reconnus dans la formule du préfet de police Grima lors des événements de 1968 disant au policiers qui s'abaisse à frapper un homme à terre se déshonore. Et bien nous pensons de même pour nous-mêmes. On se déshonore lorsque étant contre la peine de mort, on ne calcule plus la portée de ses propres actes et que l'on frappe d'une manière qui de toute évidence comporte le risque d'infliger la mort. Ceci étant dit, que les choses soient bien claires. Quentin de était un militant politique. Il avait 23 ans.

C'était un homme jeune, cela va de soi, mais c'était un adulte et un majeur. À 23 ans, je suis devenu père de famille. J'étais militant trotskiste et militant syndical. Je n'aurais pas aimé s'il m'était arrivé quelques mauvais sort que l'on rabaisse mon engagement dans la vie. que l'on oublie qui j'étais à ce moment-là, ce que je faisais, ce que je voulais, ce à quoi j'avais déjà commencé à avouer ma vie.

Ainsi, je veux dire à ceux qui pour utiliser la situation, pour en faire un usage politicien, ont prétendu que cet homme était là quasi par hasard et qu'il était venu peut-être pour une amicale partie de canasta ou bien pour enfiler des perles, que c'était un militant politique qui était venu dans le propos délibéré d'associer son action à celle d'une milice. car depuis cela est prouvé, il n'y a jamais eu un guet àapan monté spécialement contre lui, même si en effet à la fin il y a une violence tout à fait insupportable qui s'est déchaîné contre lui.

Mais nous avons affronté dans cette situation particulière un cas d'organisation délibéré de gens armés, masqués se tenant en guet àapan comme dorénavant nous le savons, depuis que sont publiées les nouvelles images qui auront mis tout de même 5 jours avant d'être diffusé qui montrent que tel était bien le cas et qu'il y avait deux rangés de militants, les uns casqués armés et les autres les bras ball en face. Ceci n'est pas dit pour excuser ou pour renvoyer dos à dos, mais pour analyser, comprendre ce qui s'est passé et pouvoir en parler à juste titre. Après la fidération, j'ai une deuxième chose à dire. Nous avons eu tous, je pense, de la compassion pour les parents de cet homme.

Queles que soient les opinions de ses parents, rien ne justifier qu'on leur ramène leur enfant mort. Je le dis pensant à mon expérience personnelle ce jour où à un procès des fascistes bid en Argentine. Une femme avec un chignon très traditionnel de la bonne société argentine à qui l'on avait posé dans le procès la question de savoir ce que faisait leur fils qui avait disparu pendant les événements de la dictature. Elle avait dit "Mon fils lisait des livres marxistes. Il devait être puni. Mon fils ne croyait plus en Dieu. Dieu lui pardonne. Et à ce moment-là, il y avait un sourire sur les lèvres des avocats de l'accusation.

Et alors, on a demandé à cette femme : "Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?" Elle a dit "Oui, je suis une femme de l'ordre, du parti de l'ordre. Je suis une bonne catholique. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter qu'on me ramène mon fils coupé en morceau dans un sac en plastique ? que chacun d'entre nous, comme je l'ai fait à ce moment, médite ce type de parole. Car ces paroles montrent la limite qui était tracée par ceux qui prétendait appliquer un devoir d'obéissance. L'obéissance ne se suffit jamais à elle-même comme motif d'action. C'est le c'est l'action et son sens qui est le sens définitif des actes qu'on pose.

De la même manière, aucune stratégie de contre-attaque ne justifie que l'on tue ou que l'on porte des actes qui y conduisent. Quant à la violence, voici la raison pour laquelle nous ne la voulons pas, c'est qu'elle rabouie. Notre stratégie fondamentale est celle de la démocratie, de l'adhésion du grand nombre à une cause qu'il impose par son action, de masse par ses bulletins de vote. Dès lors, la violence repousse, rabouri enferme. Et c'est pourquoi nous n'en voulons pas comme stratégie de lutte politique pour ne rien dire.

des souvenirs qui évoquent en nous l'usage de la violence au bien légitime quand elle était déployée contre le dictateur Pinoché mais dont nous connaissons trop les résultats. Les nôtres sont morts sous la torture. Le dictateur quant à lui est mort dans son lit. Et si nous ne sommes pas capables de tirer des leçons de telles circonstances, alors c'est que nous sommes bons à rien et que nous ne mériterions pas d'être ceux qui marchent devant dans la lutte que nous avons engagé pour la conquête du pouvoir et la révolution citoyenne par les voies démocratiques. Mes camarades, [applaudissements] ayant posé ces principes, regardons à présent les faits.

Car les faits, nous les savons aujourd'hui, c'est le point faible de nos adversaires. C'est le point faible de ceux qui nous ont calomnié sans trêve depuis jeudi dernier qui ont encore tout à l'heure aux questions d'actualité ont déversé leur haine, leur formule toute faite, leur cri d'indignation qui sont toujours, comme vous le savez à géométrie variable car pour eux tous les morts ne se valent pas. Et de même que sur la scène internationale, les uns ont moins de droits que les autres quand c'est la loi du plus fort qui l'emporte. Et bien chez nous de même tous les morts ne se valent pas aux yeux de ceux qui nous dirigent. Alors rétablissons les faits.

Rima Hassan ne tenait pas un meeting à l'Institut d'études politiques de Lyon. Elle faisait une conférence. Rima Hassan est légitime à faire une conférence sur la question palestinienne dans un institut d'étude politique car elle est elle-même une militante de la cause palestinienne et elle sait que si elle n'a qu'un passeport celui de la République française c'est parce que précisément il n'y a pas d'état de Palestine et que dans ces circonstances c'est l'oppression le colonialisme et l'annexion qui font la loi. Rima Hassan est légitime à parler de cette question. Rima Hassan est légitime parce que c'est une juriste de haut vol.

Et enfin, les jeunes gens qui étaient venus à son écoute sont légitimes étant étudiant d'un institut d'étude politique à voir de près ce qu'est une personne qui est engagée et qui représente le peuple français. C'est le moment de dire avant toute chose que madame Rima Hassan représente le peuple français, que nous sommes fier d'elle, qu'elle est une des nôtres et que nous approuvons son action.

15:18
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

15:27
Jean-Luc Mélenchon

L'Institut d'études politiques de Lyon était légitime à l'avoir invité. Et c'est une circonstance bien particulière qui résulte de la façon avec laquelle les événements ont été présentés après le drame dont je viens de vous parler que l'on dit que c'est en marge d'une réunion de madame Rima Hassan. Et bien c'est s'avancer beaucoup.

Je vais dire dans un instant pourquoi, mais je voudrais d'abord surtout commencer par dire que c'est en parlant comme ça déjà faire un choix car ce jour-là, il n'y avait pas une conférence tenue par madame Rima Hassan, il y en avait deux et il y avait une deuxième conférence qui était animée par monsieur Guillaume Ancel qui est un spécialiste de questions de la guerre et monsieur Stéphane Audouin Rousseau qui est un historien d'un point de vue exactement invers autre et bien sûr je le dis c'était normal qu'il puisse aussi faire une conférence mais j'aimerais savoir pourquoi on dit que c'est en marge de la conférence de madame Rima Hassan et pas en marge de la conférence de ces deuxlà.

Voilà la première entorse à la vérité qui a été faite systématiquement, continuellement et encore jusqu'aux dernières heures à propos de ce qui se passait. Madame Rima Hassan est le prétexte, le point d'appui d'une campagne de diffamation de haine sexiste et raciste. Destiné à faire peur, à faire reculer tous ceux qui partagent ses conceptions. une ambiance de peur et de haine qui conduit par exemple madame Marion Maréchal Le Pen à dire moi je pose la question Rima Hassan a obtenu la nationalité par naturalisation en 2010 je considère aujourd'hui que cette naturalisation est indue.

Je considère que Rima Hassan porte atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et qu'à ce titre elle devrait se voir des choix de la nationalité française. Nous pensons exactement le contraire, je viens de le dire, mais j'ajoute ceci : "S'il fallait déchoir des gens de leur nationalité française, peut-être que la priorité irait à ceux qui étant engagés dans les troupes de Tsal, on procédait au génocide et bien qu'il soit dit que c'est pas un autre nom." Et puisque déjà [applaudissements] des plaintes ont été déposées contre l'un et l'autre, la question se pose. Je propose que l'on cesse de parler de déchoir qui que ce soit de sa nationalité française.

Que ceux qui ont à répondre de crime en répondent devant la justice française. Qu'il soi punis en France et par les moyens et les voies que la justice et la loi ont établi en France. Il ne sert à rien de vouloir jouer à rendre à Patride ou retirer une nationalité à quelqu'un qui en aurait deux. La France assume tous ses citoyens. Elle assume de punir qui doit l'être et elle sait le faire et je l'espère le fera. De la même manière, monsieur Patrick Mignola qu'on a connu mieux inspiré, ancien ministre des relations avec le Parlement dit "Si un tribunal venait à juger que c'est bien d'apologie du terrorisme dont se rendrait coupable madame Rima Hassan en dénonçant le génocide.

La question de la déchéance de nationalité pourrait se poser assez naturellement. Monsieur Mignola, il paraît que vous relevez de la démocratie chrétienne. Il me semble que ceci n'est ni démocrate ni chrétien. Quand à monsieur Robert Ménard, reprenant les propos indignes du directeur adjoint du cabinet de monsieur Rota qui disait que madame Rima Hassan était une mafieuse. Il reprend à son compte en disant Rima Hassan c'est une ennemie de la France. Elle ne flirte pas avec l'antisémitisme, elle est antisémite. C'est une honte pour elle filles d'avoir parmi les siens quelqu'un qui tient ses propos. Non monsieur, c'est une gloire pour nous et s'il y a une honte dans ce pays, c'est vous.

[applaudissements] Quant à l'ancien conseiller politique du tyran Michaël Chacachevili de Geéorgie, monsieur Gluxman qui dit "Ça me choque que Rima Hassan puisse être député européenne et répandre le fiel.

Ce qui nous choque, c'est que vous ayez le front de tenir de tels propos quand on a été le conseiller politique d'un tyran de quelqu'un qui faisait emprisonner ses opposants, réduire la presse [applaudissements] et qui était tellement dingue que quand il est parti de Geéorgie, foutu à la porte à coup de pied dans le derrière, il s'était fait embaucher par le gouvernement de l'Ukraine qu'il avait nommé Goliter de la région du Donbas et qui s'est comporté d'une manière tellement absurde, tellement violente, tellement criminel que le gouvernement de l'Ukraine à son tour la fichu dehors avant qu'il revienne en Geéorgie où on l'a enfin mis en prison.

Voilà de qui était le conseiller politique, monsieur le donneur de leçon, Raphaël Gluxman.

20:55
Non speech

[applaudissements]

20:59
Jean-Luc Mélenchon

Point numéro 1, ce n'était donc pas des événements en marge d'une réunion de madame Rima Hassan. Point numéro 2, rien de ce qu'a fait madame Rima Hassan ce jour-là ne mérite une quelconque critique. Elle était invité, elle est venue à l'IPEP. Quand elle y arrive, il est 18h20. J'ai consulté, ayant vu les images, que s'était réjoui de pouvoir publier une grande chaîne de télévision sans aucun recul ni sans aucun respect d'aucune des règles de la déontologie des journalistes qui doivent répondre à chaque fois aux questions en ww. Why, pourquoi ? Où, qui, when, quand ? Et bien le when est très intéressant et important. On en a pas parlé car sur les images que l'on voit, il fait jour.

Or, j'ai consulté le site de la météo. Le jour se couche à 18h01 à Lyon, le jour où a eu lieu les événements dont j'ai parlé. Or, sur les images, il fait plein jour. Ce qui signifie que la scène se passe avant 18h01 ou au moins avant 18h15. Rima Hassan est arrivée à 18h20. Elle est restée sur le perron à discuter avec des étudiants car il y avait une liste d'inscriptions et quiconque n'était pas inscrit ne pouvait pas entrer.

Ce sont des procédures que vous connaissez tous puisque pour pouvoir être présent ce soir, vous y avez vous-même souscrit et vous l'avez fait de bon cœur comprenant quelles sont les raisons qui nous obligent à agir de cette façon pour vérifier autant qu'on peut le faire qui vient et qui ne vient pas. et en tout cas la limite puisqu'une salle comme celle-ci a sa limite de contenu. Dès lors, Rima Hassan n'est associé d'aucune manière aux événements qui ont eu lieu avant ou après qu'elle ait été sur le péron de l'Institut d'étude politique. Il ne s'est strictement rien passé pendant tout le temps où elle a été dans la salle.

le service d'ordre des insoumis qui est une organisation disciplinée, rigoureuse et impeccable dans sa manière de traiter les consignes qui lui sont données, n'a eu l'occasion d'aucun choc, d'aucune sorte avec nos agresseurs, d'aucune sorte. Nous ne avons donc strictement rien à voir avec les événements qui ont eu lieu autour de la salle de l'IEP et dont aucun d'entre nous n'avait connaissance.

Nous avons à dire cependant, une fois ceci posé, que au minimum cela prouve qu'il n'y a pas eu comme cela était d'abord raconté par ces misérables de Némésis qui se sentant les ailes de la gloire poussé dans les épaules ont complètement réécrit la scène pour tirer à eux le bénéfice morbide de la mort d'un homme pour nous la coller sur le dos et en faire le résultat d'un guetapan, il n'y a eu aucun guetapan et en tout cas pas de cette façon et pas par nous. Pour autant, il y a eu un guetapan et dorénavant nous savons qu'il y a eu un guet àapan. Aujourd'hui sont paru des images qui montrent, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, qu'il y avait bien deux groupes qui se faisaient face- à face.

Le journal Media Park a raconté comment ceux qui n'avaient pas pu entrer dans la salle pour participer à la conférence de Rima Hassan du fait qu'il ne s'était pas inscrit avait en quelque sorte reflué et reflu-àface avec le service d'ordre ils appellent ça comme ça de sécurité de la bande à Nemmésis. Ceci était dans un tunnel où ils attendaient l'occasion de sortir. Et c'est ensuite que l'on voit les images que vous avez peut-être vu et qui sont diffusées dorénavant par le canard enchaîné. Ces gens étaient donc bien là dans le but d'en venir au mains avec ceux qui se trouvaient dans la salle mais qui n'ont pas pu approcher. Et ensuite évidemment il y a eu bataille rangée.

Mais à tout cela, nous n'avons pas de responsabilité. Je vais aller cependant dans un instant plus loin pour bien préciser chaque chose, non pas des faits mais de ce que nous assumons. En attendant, l'Institut d'études politiques a fait complètement et totalement son travail. Il a précisé et nous l'en remercions, il a précisé qu'étant informé par des menaces, il avait pris des dispositions de sécurité supplémentaire dont nous avions été informés de sorte que n'ayant aucun goût pour les démonstrations de force, nous n'avons pas renforcé la présence militante à la porte et dans la salle.

Le service d'ordre a été cherché Rima Hassan à la gare pour l'amener jusqu'à la salle et ensuite a surveillé de manière des bonir la salle. Sachant qu'il y avait un service de sécurité qui a été financé par l'IEP et nous l'en remercions. L'IPEP a dit l'IP Institut d'étude politique que sur la base de ces informations, premièrement il avait augmenté sa sécurité privée. Deuxièmement, qu'il avait prévenu les autorités de police et préfectorale qui donc était parfaitement informé de la menace une fois de plus et qui une fois de plus n'ont strictement rien fait. Voilà la vérité telle qu'elle s'était déjà manifestée à de nombreuses reprises.

Vous vous souvenez peut-être de ce jour où dans une conférence que tenait dans un établissement universitaire ensemble Carlos Bilongo et Louis Boyard, nous avions été assaillis par une bande armée de barres de fer et de matraque et que c'est grâce au sang froid impeccable du service d'ordre insoumis et du POI qui nous reçoit aujourd'hui que les portes avaient été maintenues soigneusement fermées de sorte qu'il n'y eute aucun une bataille entre les deux. Nous avons attendu plus de tr quart d'heure que vienne le renfort de police qui a commencé par ne rien faire avant de se décider à venir jusqu'à la porte pour disperser les assaillants.

Ils ont dispersé les assaillants, camarades, mais ils n'ont pas fait de contrôle si bien que personne n'a la liste de ces gens armés qui nous avaient agressé ce jour-là. Je donne cet exemple au pas ne vous infliger une dizaine d'exemples comparables. Ce qui s'est passé à Lyon est d'abord la responsabilité de la puissance publique qui n'a pas été à la hauteur de son rôle et qui n'a pas assumé alors que cela lui avait été demandé par l'Institut d'études politique la protection des lieux.

J'ajoute que s'il se trouvait que ce jour-là, ce que nous pouvons parfaitement comprendre, une actualité qui retenait la police par ailleurs ailleurs pour quelques tâches impératives et urgentes, nous pouvons parfaitement le comprendre. Alors, nous demandons où était passé la police municipale parce qu'elle elle était pas impliquée dans ces tâches de la police nationale. Et bien, le maire a répondu avec la plus grande clarté et je l'en remercie, qu'il n'a été prévenu de rien car lorsqu'il est prévenu par la préfecture, il déploie les effectifs de maintien de l'ordre comme on dit, en tout cas de sécurité que constitue la police municipale.

Dès lors, premièrement, les responsables n'ont rien fait. Deuxièmement, les responsables n'ont pas fait ce qu'ils auraient dû faire. Troisièmement, les responsables n'ont pas pu n'ont pas voulu prévenir ceux qui auraient pu faire quelque chose. Si bien que entre l'heure où Rima Hassan était sur le parvi de l'Institut d'étude politique 18h20 et le moment où l'on retrouve mort le jeune homme à 19h40 parce que en passant dans la rue, je dis bien un passant dans la rue voyant le jeune homme en piteux état appelle les pompiers. Les pompiers arrivent et avec eux ou juste après eux la police enfin qui donc pendant 1h20 de bataille de rue n'a strictement rien fait. Voilà la vérité.

C'est pourquoi nous n'acceptons pas les leçons que nous donne monsieur le premier ministre qui visiblement a pété un câble cet après-midi aux questions d'actualité.

29:58
Non speech

[applaudissements]

30:00
Jean-Luc Mélenchon

nous insultant et ne se rendant même plus compte de ce qu'il dit. Il dit à trois reprises : "Faites le ménage à Mathilde Panneau." Et bien Mathilde Panage chez les insoumis. Elle est la présidente du groupe parlementaire dont nous sommes fiers à présent donc nous savons par médiaappart que ces gens se terraient dans un tunnel avant d'attaquer. Deuxièmement, nous savons par les images du canard enchaîné qu'ils étaient armés. Troisièmement qu'ils sont restés tout ce temps à se battre les uns avec les autres mais surtout les uns contre les autres. Nous n'avons jamais eu aucun contact. J'ai dit qui sont les responsables. Mais nous sommes à Lyon, mesdames, messieurs.

À Lyon où il y a eu 102 cas d'attaque par l'extrême droite, soit deux gens dans la rue, soit d'autres groupes. Et c'est à Lyon qui est né le groupe la jeune garde, je vais en parler dans un instant. non pas par je ne sais quelle trouvaille théorique de quelques personnes, mais comme une manière de s'organiser pour empêcher l'extrême droite de continuer à frapper. Sur les 102 cas, 70 % d'entre eux n'ont jamais été réglés par une action de justice. Au contraire, alors même qu'il n'a jamais porté aucun coup comme le jugement qu'il a condamné le reconnaît, c'est Raphaël Arnaud qui a été condamné.

pour avoir participé à la riposte dans une manifestation de LGBT qui était agressée par 80 fascistes. Voilà la réalité de la situation à Lyon. pendant des mois et des mois des responsables qui ne sont pas dignes de leur métier et de leur fonction n'ont rien fait, ont laissé couler, ont laissé faire si bien que se sont renforcés sans arrêt les manières de faire de ces sauvages. J'ajoute ceci : "N'est-il pas incroyable que ce soit Némésis qui nous attaque, qui vient en disant "Nous faisons un happening" ? Vous savez, les nazis aussi faisaient des happenings contre les réunions communistes et socialistes. C'est-à-dire qu'il venaient avec des barres de fer et cassait la figure à tout le monde.

Eux, ils appellent ça un happening. Alors, c'est un happening parce que comme j'en ai vu plusieurs qui se sont fait contre des meetings où je me trouvais, il y a un effet que vous avez tous vu dans la vidéo. Et la dernière fois que j'ai vu ça, c'était à Toulouse, hein. Bon, ils ont couru tellement vite qu'on a même pas eu le temps de lire ce qui était écrit sur leur pancartes. Et alors, je leur ai fait au revoir en me foutant d'eux. [applaudissements] Je t'en fournirai moi, des happening. Mais cette organisation s'est spécialisée dans les interventions pour interrompre des réunions. Supposez que ce soit nous qui fassions ça, qu'à chaque réunion publique, nous envoyons un commando.

Vous savez, on doit de quoi ? Des gens culottés, il y en a plus chez nous que chez eux. Des gens courageux, il sortent pas au courant, nous les nôtres. D'ailleurs, ils ont pas besoin, ils y vont pas. Et bien, c'est eux qui nous attaquent, c'est eux qui perturbent et ils viennent avec un service de sécurité. Donc, ils font un happening entouré d'une bande de gorill armé qui viennent pour frapper tout ce qui bouge. Voilà la vérité. Et qu'est-ce qu'il y a à dire contre ça ? Rien. Personne ne leur pose la moindre question.

Au contraire, on fait passer d'un plateau de télévision à l'autre madame Nemmésis qui vient partout prendre sa tête et faré pour dénoncer le guetapan qui n'a pas eu lieu, mais qu'elle elle attendu à nos camarades. Voilà ce qui s'est passé. Et alors, je vois que 11 ans après un meeting du congrès du parti de gauche où j'avais dit me croyant bien inspiré et surévaluant les capacités intellectuelles de mes commentateurs, j'avais dit que j'étais le bruit et la fureur de mon époque, c'est-à-dire que je l'exprimais et j'avais cru, oh je ne dis pas que les journalistes qui étaient là ou qui sont là depuis avaient compris que c'était un verre de Shakespeare.

Après tout, tout le monde n'est pas obligé de connaître par cœur le théâtre de Shakespeare, mais au minimum, le titre d'un des romans les plus célèbres du 20e siècle signé de Folkner. Pourquoi est-il célèbre ? pas attend à cause de ce qu'il raconte que de la technique d'écriture qui est très spéciale puisque plusieurs personnages ont le même nom et que le récit se fait depuis la tête depuis l'intérieur de du crâne de ceux qui participent à tout ce que décrit Folkner. C'est pourquoi c'est un roman qui est considéré comme en quelque sorte une pièce d'antologie, une forme particulière d'écriture romanesque.

Et bien dans cette citation de Shakespeare qui sert de titre au bouquin de Folkner, Shakespeare dit que l'histoire quand elle arrive à certains points devient un bruit et une fureur confuse racontée par quelqu'un qui est un idiot et qui ne comprend pas ce qui se passe. Alors, croyant bien faire, j'ai fait cette citation. Et bien, nous sommes en 2026. Je vais vous dire, je ne regrette rien.

35:28
Non speech

[applaudissements]

35:30
Jean-Luc Mélenchon

Je ne regrette pas d'avoir porté la parole de montant. Nous étions en train de desserrer les taux qui se fermaient sur nous d'une gauche qui n'en était plus une et qui demandait sans cesse qu'on baisse les yeux, qu'on n'incarne plus aucune colère populaire, plus aucune mobilisation. Oui, notre bon maître. Merci monsieur. Vive le traité de Lisbonne. Nous acceptons tout ce qu'il contient. ces règlements absurdes, ces politiques absurdes qui ont transformé tous nos pays en les détruisant au moins autant qu'une guerre en matière d'école, de santé, de kilomètres de voie ferré et ainsi de suite. Oui, j'ai la fierté du travail qui a été accompli depuis cette date. Je ne regrette rien.

36:15
Non speech

[applaudissements]

36:16
Jean-Luc Mélenchon

qu'un bon chemin est croisé des imbéciles qui sur des plateaux de télévision peuvent même arriver à dire cet homme parlant de moi est fou il veut être le bruit et le fureur voilà mesdames et messieurs de quoi sont capables ces gens mais ce n'est pas un complot politique c'est de la stupidité de l'ignorance en bas en tas en pile. en lingot. Alors donc rue 89 Lyon qui n'est pas un journal gauchiste, ni communiste ni collectiviste comme nous dit qu'il y a eu ces 102 attaques. On en restera pas là. Il y a plus que cela. Il y a des dizaines d'attaques. D'après Europol, 118 personnes arrêtées en France en 10 ans pour crimes liés au terrorisme d'extrême droite. 118.

Depuis 2017, il y a eu 20 projets d'attentat d'extrême droite qui ont été déjoués. Les services de renseignement de notre pays ont à plusieurs reprises alerté les pouvoirs publics en disant que le principal danger venait de ces groupes qui par provocation voulaient attaquer des mosquées ou assassiner des dirigeants politiques et en particulier ceux de LFI comme ce fut mon cas. Je rappelle qu'à deux reprises des groupes avaient imaginé deux m'assassinés. le premier qu'on est également assassiné monsieur Castaner. Les personnes qui ont été arrêtées à ce moment-là ont été jugé et condamné à 9 ans de prison.

Mesdames, messieurs, mes camarades, je me suis rendu à ce procès parce qu'à celui-là, du moins, pouvais-je approcher la salle ? Je suis allé et on m'a on a sollicité mon témoignage. Je l'ai donné et ensuite on m'a demandé si j'avais quelque chose à dire. Alors, je me suis tourné vers celui qui était le dirigeant de ce groupe et je lui ai dit "Je te pardonne." Je lui ai dit, "Je te pardonne pas parce que je suis meilleur qu'un autre, mais parce que ce que je veux dire et incarner à ce moment-là, c'est que nous ne sommes pas le mouvement de la revanche, de la vengeance. de la persécution de l'ennemi.

Nous sommes capables à un moment donné de voir dans un jeune crétin un jeune crétin et déplorer qu'il est à faire des années de prison à cause de sa stupidité.

39:00
Non speech

[applaudissements]

39:02
Jean-Luc Mélenchon

Au procès suivant, je n'ai pu entrer car puler les éléments d'extrême droite autour de la salle du tribunal et le service d'ordre de notre mouvement m'a demandé de ne pas venir pour pas leur rendre la tâche ingérable. Voilà les deux occasions. Dans le premier cas, celui qui est resté 8 ans en prison a fini par être relâché. Aucun d'entre nous n'a été prévenu. Tant et si bien qu'à peine dehors, il s'est dépêché de remercier tous ceux qui l'avait soutenu, s'est réclamé de son action et a menacé Mathilde de Panneau notamment en distribuant son adresse et en l'amçant de mort. Si bien qu'il est retourné au trou, je l'espère en tout cas.

Mais nous, telle est notre vie, camarades et amis, quand vous voyez tous ces messieurs dames très importants faire des leçons de moral, notre existence se déroule sous la menace de mort. La plupart d'entre nous ne peuvent plus sortir tout seul où que ce soit. Ils doivent être toujours entourés de camarades qui ne sont pas forcément les meilleurs guerriers du monde pour déjouer un coup de couteau ou un coup de revolver ou un coup de ce que vous voudrez. Et je tiens devant vous tous à remercier du fond du cœur les camarades qui acceptent de sacrifier des weekends, des soirées, des matinées, parfois des matinées au travail pour nous accompagner.

40:28
Non speech

[applaudissements]

40:33
Jean-Luc Mélenchon

Le danger est là. Le danger rôe 20 projets d'attentat, 118 personnes arrêtées, sans une attaque violente à Lyon qui est en quelque sorte le nid douillé des fascistes de ce pays. Car ils vont, viennent, sont dans la rue, ils ont eu des bistros pendant un temps, ils ne les ont plus fort heureusement. Entre 1986 et 2021, sur 53 assassinats à caractère politique, 9/ 10 étaient du fait de l'extrême droite. Je répète, entre 86 et 2021, sur 53 attentats politiques, 9/ 10 était le fait de l'extrême droite. Voilà quels sont les gens dont se réclament Némésis quand ils viennent.

Et voilà quoi tous ceux qui ont défilé cet après-midi pour faire les indignés de service n'ont pas dit un mot sur cette vermine, pas un mot pour condamner leur comportement, la multiplication de leurs attaques, le danger de mort qu'ils font subir à tout le monde, non seulement à telle ou telle personne, mais à ceux qui sont autour. Depuis 2022 Depuis 2022, début de la 2e catastrophe macroniste, 12 personnes ont été assassinées par l'extrême droite dont le 19 mars 2022, des néonazies agressent un homme racisé, le rugby argentin Fréico Arambourou s'interpose. Il est tué d'une balle dans le dos par un ancien du Gud.

Le 9 décembre 2022 à Charleville, Misière, Mahamadou Sissé est tué d'une balle de fusil à pompe par son voisin raciste, lequel a été remis en liberté car le meurtre a été qualifié de meurtre pour exaspération. Le 25 avril 2025 à la Grande Combe dans le gare, Abou Bakar Sissé a été tué de 57 coups de couteau dans une mosquée. Le 31 mai 2025 dans le Var, Ishem Mirai tunisien tué lors d'une soirée chez lui et deux blessés par balle par son voisin raciste, soutien connu du RN et des identitaires.

Voilà mesdames, messieurs, sur quoi tous ces gens que vous avez vu défiler cet après-midi contre nous n'ont pas dit un mot et quatre de ces meurtres ont été perpétrés durant le temps où monsieur Rotaillot était ministre de l'intérieur. Monsieur Rota une seule fois s'est rapproché de la famille des assassinés, ne s'est rendu sur place pour exprimer comme nous sa sidération ou sa compassion pour les familles. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'il n'en éprouve aucune. Parce que sinon n'importe quel être humain tend la main à celui qui pleure ou à celui qui est dans la douleur. N'importe quel être humain se rapproche d'un plus jeune pour le relever s'il est tombé à terre.

C'est comme ça que se comportent tous les êtres humains, sauf les hallucinés par de l'idéologie mortelle, morbide qui fait qu'il considère que ces personnes ne sont pas vraiment des êtres humains parce qu'ils n'ont pas la couleur de peau. Il n'est pas ils n'ont pas la religion qui leur convient. Voilà pourquoi ils se comportent de cette manière. Je n'ai jamais cessé de vous dire que lorsqu'un jeune policier a tué une passagère dans une voiture dont le chauffeur avait refusé d'obtempérer, il revenait de la boîte de nuit. C'était le matin, je crois. J'ai dit que je ne comprenais pas comment un homme de 23, 24, 25 ans tire sur une fille 200 frroid.

Il tire dessus quand ça n'est pas une fille mais que c'est une personne noire. Ce qui pour lui signifie rien du tout. Voilà comment on devient fou quand on est raciste. Voilà pourquoi le racisme est injecté dans le crâne des gens pour qu'ils cessent de penser ou plus exactement pour qu'ils se mettent à penser et à agir dans les catégories intellectuelles qui sont ceux du racisme et qui divisent le peuple d'une manière absolument irrationnelle, imîtrisable, incontrôlable, indominable. Voilà la vérité dans laquelle nous évolu février 2025. Je vous parle à présent de ratonnade. Des militants d'extrême droite ont attaqué une projection de film antifasciste à Paris. Une attaque au couteau.

Cette fois-ci, les couteaux, ils y étaient parce que je veux renouveler devant vous, ayant mis au point les faits ce qui s'est passé à l'IEP. Je voudrais savoir pourquoi ces policiers qui n'ont rien fait ont trouvé le temps cependant de répondre à la FP qu'il y avait eu une bagarre mortelle et que dans cette bagarre mortelle des coups de couteau avaient été infligés à monsieur de rank. Ce n'est pas vrai. Alors, j'ai posé la question qui ment ou la source policière que mentionne la FP ?

Et bien, je vais vous dire, je ne vois pas pourquoi la FP aurait inventé une affaire de couteau, mais je vois assez bien pourquoi ceux qui ne font rien ont intérêt à jeter de l'huile sur le feu, à exagérer les incidents de manière à ce qu'on oublie leur responsabilité criminelle dans le fait qu'ils n'ont rien fait. Je repose la question. Si mes proposent une difficulté juridique, alors allez-y. Mais répondez à notre question. Qui a dit qu'il y avait eu des coups de couteau alors qu'il n'y en a pas eu ?

Est-ce que le fait de le dire ne participe pas d'un complot dans lesquels d'un côté on parle de coup de couteau, de l'autre on va se cacher dans un souterrain en attendant le moment de sortir pour frapper des militants antifascistes. Le 30 mai 2025, des militants du groupe bloc Montpellierrien ont attaqué un bar à Alè. Je vous donne ces exemples parce que là, ce ne sont plus des cas précis de racisme et de la ratonnade que l'on connaît. C'est des gens qui vont et qui frappent tout ce qui bouge, c'est-à-dire en particulier tous ceux qui sont racisés. 20 septembre 2025, un groupe d'hommes cagoulés et armés de matraque attaque un bar à Brest, un bar qui était réputé de gauche.

Le 17 novembre 2025, des militants du groupe néonazie, la digue attaque des militants de gauche près de l'université de l'Orient, causant si blessés. Je ne vous lis pas les pages et les pages dont je dispose d'orinavant, d'attaqu en général ou en particulier. Et pour ce qui concerne le jeune mort, il a participé lui à des manifestations néonazie. Je demande qu'on n'oublie pas qu'il n'y était pas par hasard, mais parce qu'il l'avait choisi.

Et on nous permettra de dire que nous réservons notre compassion à sa famille et que quant à lui, même si nous n'avons jamais souhaité sa mort et ne la souhaiter jamais, il ne faut pas qu'on nous demande en plus de l'approuver ou de le trouver sympathique parce qu'il ne l'est pas.

47:54
Non speech

[applaudissements]

47:56
Jean-Luc Mélenchon

Mesdames et messieurs, le bruit et la fureur a le droit de poser une question. Comment pendant 14 ans, on va imputer à un homme une phrase tirée d'une poésie de Shakespeare et que l'on va voir pendant 4 jours toutes les faces confites qui écoutent et avalent tout ce qu'on leur dit sans rien vérifier. Expliquez-moi voir pourquoi. C'est grave de dire le bruit à la fureur, mais ça n'est pas grave de s'appeler Némésis. Parce que pour ceux qui ne le savent pas, c'est-à-dire tous ceux qui ont écouté tout ça sans rien dire et encore tout à l'heure, Némésis, c'est la déesse de la vengeance. Trouvez-vous rassurant des gens qui forment un groupe en s'appelant la vengeance.

Et quand ça n'est pas la vengeance, le mot Némésis définit décrit la figure poétique mais macabre de la colère des dieux s'abattant sur les êtres humains. Alors vous préférez la vengeance, la colère des dieux s'abattant sur les êtres humains au bruit et à la fureur de quelqu'un qui ne comprend plus ce qui se passe autour de lui mais qui emporte la signification à ses semblables. Ça suffit de nous traiter de cette manière. Ça suffit de faire les marche-pieds de tous les fascistes en leur donnant la parole sans arrêt, en entourant de bienveillantes précautions oratoires, leurs déclinaisons les plus stupides et les plus agressives.

J'en appelle à la conscience de chacun, de chacune qui connaît l'histoire. Mesdames, messieurs, nous sommes entrés dans une phase nouvelle où l'extrême droite qui se voit chaque jour récompensé par l'annonce de son succès certain par des gens qui comptent exclusivement vivre du boss de la peur pour obliger tous les autres à se mettre en rang devant le premier passant dans la rue qui n'aurait à leur offrir que la rassurance de se dire modéré. Je ne crois pas que les inconscients puissent être qualifiés de modérer. Je les crois dangereux. ceux qui ne comprennent pas la nature du danger et qui se contentent de répéter en cadence comme s'ils étaient branchés sur une pile du racel. Unité, unité.

Nous allons faire unité avec des gens qui veulent enlever sa nationalité française à une députée européenne. Nous allons faire nous allons faire l'unité avec des gens qui nous accusent d'antisémitisme. Mais comment ferions-nous ? Par quel bout faut-il le prendre ? puisque eux-mêmes disent qu'ils ne veulent pas de nous. Et ils disent pourquoi ils ne veulent pas de nous ? Parce qu'ils veulent des autres. Et maintenant, je vais venir à ces sujets mais j'ai pas fini avec les responsables. Les flics, Retaillot, Némésis, mais Retaillot, on va pas l'oublier. Il déclare sa candidature et aussitôt voici l'homme d'ordre comme il se décrit.

Véritablement, nous commençons à trouver étrange cet ordre qui a un bruit de crampon aux chaussures qui nous agace. Saril le parquet comme ses dents. Mais il ne sera jamais notre président. Jamais. Ça n'aura pas lieu.

51:08
Non speech

[applaudissements]

51:09
Jean-Luc Mélenchon

Pourquoi ? parce que sans rien savoir, sans attendre même la moindre expertise ni surtout sans attendre les témoignages qui finissent toujours par se produire comme c'est le cas, il nous condamne, il nous montre du doigt, il nous accuse. Et ces accusations parce qu'il est candidat et qu'il postule à prendre la tête d'une extrême droite certes violente mais raisonnable et présentable en bonne compagnie. comme il est le concurrent de Madame Le Pen, elle-même sans y réfléchir davantage en boîte et fait de la surenchère. Mesdames, messieurs, maintenant continuellement, nous sommes confrontés à des effets médiatiques de surenchère entre l'un et l'autre. Voilà ce qui se passe. Il nous a accusé.

Elle nous a accusé. Imaginez-vous que j'en ai fait autant. Quand mon ma demeure dans le Loiret a été saccagée, il y avait le nom de Madame Le Pen sur tous mes murs. Je ne me suis pas abaissé à dire cette opération a été commandée par madame Le Pen. Je ne l'ai pas fait et je ne le ferai pas plus aujourd'hui. J'ai fait le contraire. Elle non parce que ces gens-là n'ont rien dans le ventre. Ils n'ont aucune de ces règles de vie commune qui fait que on mesure ce qu'on dit, on limite les coûts qu'on porte. Ils n'en ont rien à fiche. Il leur presse que nous soyons détruits, quel qu'en soit le moyen. Il leur presse que nous soyons tous interdits. Il leur presse que nous ayons peur.

Mais nous n'avons pas peur. Nous ne serons pas interdits. Tout au contraire. Nous sommes et restons candidats au pouvoir par la voie démocratique et nous pensons que le moment venu notre peuple quand on lui demandera son avis préférera des gens qui font preuve de sangfroid de caractère qui ne se laissent pas emporter que cette bandirsute qui vomit ses injures sans mesurer un seul instant les résultats qu'il déclenchent. à peine nous avait-elle accusé et lui avec que nous avons été attaqués dans 10 villes différentes. Ce qui montre qu'il y avait une consigne pour que nous soyons attaqués partout et qu'on nous jette de l'encre rouge sur nos bâtiments, sur nos permanences.

J'ai bien dit 10 villes et encore je n'ai pas toute la liste. La permanence parlementaire d'Aurélien Leco à Lille, la permanence parlementaire de Nathalie Oziol à Montpellier. Le local lesfi municipal à Metz le local les filles municipal à Castre. Où est ce type qui veut me tuer ? Et tu es Mathilde Eima. Local LFI municipal à Bordeaux. Local LFI municipal à Rouan. Local LF municipal à Tour. local municipal à Bfort et le siège national se lava de soi la nuit même. Voilà mesdames et messieurs, l'œuvre des gentils dès qu' se tiennent bien, ce sont ces attaques et j'en ai oublié une parce que je n'ai pas le numéro de la rue. J'ai dit qu'il s'agit souvent de parfaits crétins.

Et bien à Toulouse, il y a une troupe particulièrement stupide qui est venue pour attaquer le local de Chloé mais qui s'est trompé d'adresse et a couvert le mur d'une copropriété d'encre rouge. Alors la ville devra payer le ravalement de façade. Voilà mesdames messieurs [applaudissements] ce qu'ils sont. Mais je n'ai pas fini. Nous avons l'incomparable madame Yael Bond privé. qui pratique une présidence dans un style bien-el qui lui permet de décider lorsque quelqu'un ne lui convient pas ou bien quand elle est embringuée dans une histoire qui paraît compliquée. Elle décide que les gens n'ont pas le droit de rentrer à l'Assemblée nationale quand bien même ce sont des assistants de députés.

C'est elle qui décide que un député qui se trouve dehors à qui on envoie un ballon sur lequel il y a la photo d'une tête, elle décide que ce qui se passe dans la rue la concerne et que c'est à elle d'interdire ou de punir le député en question. Comme si nous n'avions pas tous ici, tous tous joué dans des chambouletus où l'on jette des petits sacs pleins de sable sur des piles de boîtes sur lesquelles il y a des têtes que souvent nous n'aimons pas. Mais quand c'est chez les autres, c'est pareil. Ce sont les notes de tête qui y sont. Jamais personne n'a été interdit, ni puni, ni suspendu à cause de ça. Madame Brivé l'a fait.

Madame Bombe Privé est animée par un sectarisme d'une violence totale. Ainsi, elle vient de décider que l'assistant parlementaire de notre camarade dirigeant de la jeune garde jusqu'à ce que la jeune garde soit dissoute et bien ne rentrerait pas à l'Assemblée nationale. Pourquoi ? Au nom de quoi ? Il n'y a pas encore d'enquête à son sujet. sa responsabilité n'est établie sur aucun acte de ce qui s'est passé ce jour-là, sinon qu'il était présent. Mais une présence ne signifie pas culpabilité. En tout cas, elle l'a décidé. Alors, je pose la question, pourquoi si elle a décidé que cet homme ne peut pas rentrer dont elle rend coupable Raphaël Arnaud ?

oubliant que Raphaël Arnaud est sans doute l'ami de cet assistant parce que nous choisissons nos assistants parmi des gens qui partagent nos idées. Mais Raphaël est d'abord son patron. Établissons-nous une nouvelle loi qui fait que tout patron est responsable des actes de ses employés ? Dites donc, il y en a qui vont défiler hein si c'est ça ? [rires] Non, bien sûr. Mais ma question, je la pose de cette manière parce que je voudrais savoir pourquoi elle franchit le seuil du raisonnable. le seuil du responsable, le seuil du supportable.

Alors que dans le même temps, elle reste muette quand par exemple Maxime Giral, collaborateur du député rassemblement national de l'un, le député Jérôme Buisson, dans un tweet dénoncé par nous dit "J'ai fait un rêve à propos d'une réunion qui était illustrée par une photo où l'on voyait un visuel du mouvement insoumis de la campagne de Paris. et où sur ce visuel on voyait Sopia Chikirou notre tête de liste, Rima Hassan notre députée européenne, Sophie de la Roche Fouco qui est la suppléante de Sopia Chikirou et Assa Traoré. Et ce Maxime Giralt dit dans son tweet : "J'ai fait un rêve 4 décès et le peuple rempli de joie." Voilà mesdames, messieurs, qui ils sont ? A-t-il été interdit ?

Il a été suspendu par son patron mais madame la présidente de l'Assemblée nationale n'a dit à aucun moment qu'elle lui interdisait d'entrer. Elle ne l'a pas montré du doigt comme elle a fait pour l'autre. Et c'est grave d'avoir montré du doigt l'autre en établissant avant toute enquête sa culpabilité. Car vous savez ce qui est en jeu dans les punitions qui viendront. C'est la vie de tous ces gens qui est détruite. Que chacun réfléchisse bien à ça qui m'écoute. On ne se laisse pas emporter par des actes inconsidérés qui pour finir non seulement détruisent la vie de celui qui est agressé mais détruisent la vottre en propre. Et voici qui sont ces gens.

Et les autres assistants du RN, j'en ai retenu que deux. Il fallait bien que je mette une liste. Nicolas KSE, collaborateur de la députée RN Lor Lavalette qui déclare "Parce que les Arabes n'aiment pas l'eau, je ne sais pas mais c'est ainsi." Thomas Pamar, collaborateur du député du Pas de Calé, Antoine Goliot sur les réseaux sociaux. Il utilise un pseudonyme nazi, Chartson, symbole mystique nazi. Voilà. Et maintenant, une fois tout cela fait, nous apprenons que la ministre ou le ministre, je ne sais pas comment il s'appelle, oui, c'est un homme, Philippe Baptiste. Bon, on sait jamais qui c'est. Il passe tellement vite. Il faut dire qu'on fait ce qu'il faut pour ça.

À notre avis, ça passe pas assez vite. A envoyé une circulaire, une circulaire bien sûr au préfet et au recteurs pour interdire les meetings politiques dans les universités. Nous ne tenons pas de meeting politique dans les universités. Nous y faisons des conférences. Il est arrivé que nous y que la conférence tourne au meeting, mais en général, c'est plutôt l'enthousiasme de la salle qui a conduit que notre propre volonté. En attendant, ça serait interdit dès qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public. Et bien, voyez-vous, c'est sur cette base. Il vous suffit de faire une lettre. Il vous suffit d'envoyer un mail, comme ce fut le cas à la faculté de Rennes.

Il vous suffit de distribuer un tracte en disant pas d'islam gauchis dans nos murs, un tracte à 15 ou 20 exemplaires comme ce fut fait à Bordeaux pour qu'aussitôt des bureaucrates effrayés oubliant que les libertés universitaires sont liées à l'identité même de l'université. Et c'est le cas depuis l'ouverture de la première université par Robert de Sorbon. Je me suis trompé un jour sur la date, j'ai collé ça au 6e siècle. Non, c'est plus tard, au moins du double. Mais en attendant, ça fait partie des libertés universitaires d'accueillir, de faire penser, de faire discuter.

Dès lors maintenant, il suffit à n'importe quel petit fascistoïde d'envoyer un mail pour qu'une conférence soit interdite. Voilà ce qui est fait par le gouvernement de monsieur Macron qui complète la description d'un édifice dans lequel s'alignant sur le trumpisme international, il décide que certains sujets ne peuvent plus être mis à l'ordre du jour de la recherche comme c'est le cas aux États-Unis d'Amérique que certains laboratoires ne voient pas reconduit leur crédit parce que ils posent des questions qui dérangent l'idéologie désormais dominante à l'intérieur des classes toujours dominantes. C'est-à-dire ce qu'ils appellent ces imbéciles la théorie du genre.

Il n'y a pas de théorie du genre. Il y a une analyse anthropologique, sociologique et culturelle de ce qu'est la définition du genre et la manière dont il imprègne les mentalités. Il n'y a pas de théorie du genre. Personne ne théorise le genre. Le genre est un fait un fait socioc-culturel. Et ce qui se passe à ce sujet, c'est qu'on l'étudie et voilà ce qu'il ne supporte pas. et ainsi de suite comme nous le voyons dans les votes au Parlement européen lorsque la droite et l'extrême droite votent ensemble. Donc il suffit de le demander. Cela a été fait à Bordeaux une première fois en octobre 2023. Le 11 octobre, je le sais, c'est moi qui y allais.

Et c'était le 11 octobre, vous l'avez compris, le 7 octobre était voisin. Si bien que j'ai été interdit le 10 avril 2024, cette fois-ci, c'est la préfecture qui demande mon interdiction. À l'université de Rennes, je parle de moi parce que moi j'ai les dates, on les a retrouvé, le 10 avril 2024 et même à l'université de Lille où l'on nous a interdit par je ne sais quel obscur bureaucrate qui a pensé que je posais un problème d'ordre public. Alors qu'à mon avis, c'est plutôt lui qui en pose un. Car la lâcheté est un problème d'ordre public.

Dès lors que vous acceptez, sous la menace de Groupuscule d'interrompre des activités normales dans une fac de lettre ou dans une fac d'étude d'étude politique, alors c'est vous le danger, c'est pas moi. Et bien, on m'avait interdit quand bien même la fac avait décidé qu'ils étaient prêts à me recevoir. Et une fois que j'ai été interdit dans la fac, nous avons trouvé une autre salle. Cette fois-ci, c'est le préfet qui nous a interdit. C'est bien que nous nous sommes retrouvés sur une place si vous en avez le souvenir.

Car l'une de nos devise est qu'on ne cède jamais et que vous ne devez jamais, camarades, laisser vos réunions être interrompues, la date changée ou supprimée parce que des fascistes ne veulent pas que vous vous réunissiez. Je dis fasciste parce que c'est la fonction du fascisme d'interdire les réunions de gauche depuis toujours dans l'histoire. C'est leur activité essentielle empêcher que se forme la force politique que nous incarnons. Quels sont maintenant au risque de la longueur ? Mais je veux que les choses soient dites. J'ai lu qu'il était difficile pour nous de cacher nos relations avec la jeune garde et avec Raphaël Arnaud. Il n'y a aucune difficulté car nous ne nous cachons pas.

J'ai été présent à l'université d'été en 2023. en 2024, en 2025 où j'ai observé un groupe qui dans une discipline parfaite étudiait, travailler, élevait son niveau de conscience collective, avait une approche extrêmement raisonnée de la défensive populaire contre les fascistes, car ils viennent eux de Lyon. Lyon où il s'est passé ce que je vous ai décrit il y a un instant, 102 attaques dont 70 % jamais punis. Si bien que le mouvement, la jeune garde est d'abord le produit spontané par contamination de jeunes gens qui se sont accordés entre eux pour résister aux fascistes. Nous approuvons leur résistance, nous approuvons leur organisation.

La leure [applaudissements] et celle des autres anti-fascistes quand bien même des divergences souvent nous séparent. Nous n'approuvons pas la violence, je l'ai dit tout à l'heure et je l'ai dit dans quelles circonstances, mais nous n'aurons ni la bassesse ni la lâcheté de ceux qui quand on nous a montré du doigt ont couru se cacher sous la table en disant pas nous pas nous lesf pas du tout nous avons d'autres valeurs. Vous vous rappelez de tous ces discours ineptes des socialistes pour se mettre à distance et gagner grappiller à la table du maître un peu de la respectabilité à laquelle ils aspirent.

Ils oublient une chose, c'est quel que soit le parti auquel on appartient, que l'on soit de droite ou que l'on soit de gauche, que l'on habite à la cave ou que l'on habite au grenier, personne n'aime les traîtres quels que soient les services qu'il rendent à son propre camp.

1:05:51
Non speech

[applaudissements]

1:05:52
Jean-Luc Mélenchon

à l'inverse, il les méprise.

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Non speech

[applaudissements]

1:05:58
Jean-Luc Mélenchon

Nous avons fréquenter et nous nous sommes délibérément nous-mêmes rapprochés de la jeune garde. Pourquoi ? parce qu'elle avait une expérience beaucoup plus avancée que la nôtre en matière de défense face à des agressions fascistes et que nous savions que nous n'étions pas à la hauteur, que nous sommes capables de déployer un service d'ordre qui assure la tranquillité d'une réunion, qui assure la surveillance de deux ou trois rues comme c'est le cas actuellement autour d'une réunion mais que nous ne savions comment nous y prendre, comment identifier, comment nous comporter si nous étions agressés en masse.

Et si nous n'en étions pas capables, c'est parce que depuis le début, nous avons voulu que notre service d'ordre déploie d'abord une capacité intellectuelle à comprendre ce qui se passe avant de déployer des biscot.

Car le mouvement insoumis a pour présidente la plus jeune présidente de groupe qui a jamais eu à l'Assemblée nationale Mathilde Panot à pour président de l'intergroupe de toute la gauche européenne la présidente la plus jeune qui a jamais eu au Parlement européen Manon Aubri a comme présidente de sa délégation française en soumis une femme Marina Mesure qui est une militante politique une militante syndicale CGT maintenant une militante politique de haut vol partout les deux candidates que les Deux candidatures que nous avons proposé pour la vice-présidence de l'Assemblée nationale puisqu'elle nous revenait à la répartition, ce sont deux femmes Nadomongoli et Clémence Gueté.

Et si l'on met de côté l'unique cas masculin qui dirige notre coordinateur national, même votre serviteur se réjouit d'être non pas aidé mais précédé par Clémence Gueté à la tête de l'Institut Laboi. Par conséquent, telle est notre organisation.

1:07:48
Non speech

[applaudissements]

1:07:50
Jean-Luc Mélenchon

Alors, qu'est-ce qu'on fait avec la jeune garde ? Nous avons été fiers et heureux de pouvoir proposer la candidature à Avigot de Raphaël Arnaud qui a gagner d'une manière brillantissime ces gal députés dans les urnes. Il a gagné ses galutés parce qu'il a su mobiliser les quartiers populaires de la ville qui jusque-là se tenait dans l'abstention où ne participait pas à la décision politique pensant qu'elle était toujours occupée par des gens qui ne la méritaient pas. Et bien c'est ainsi qu'il est devenu député. C'est un bon député. Il est travailleur, il nous fait honneur. Le jour où ces événements ont eu lieu à Lyon, il n'était pas à Lyon. Il ne donnait pas d'ordre.

Il ne participait à rien de particulier à Lyon puisqu'il était à Paris à l'intérieur de l'hémicycle en train de participer au débats qui ont duré jusque pendant la séance de nuit. Ainsi, une fois de plus, je peux redire tranquillement et sans craindre d'aucune manière d'être démenti, que nous n'avons rien à voir, ni de près ni de loin avec la mort de ce jeune du rank. Voilà mes camarades, mais regardons encore de plus près que faisons-nous avec la jeune garde ? Nous autres, le mouvement a soumis. Nous sommes les héritiers du front de gauche de l'année 2011-212. Et le front de gauche, nous avons voulu qu'il franchisse une étape.

Il devait devenir un mouvement qui rassemblerait des adhérents directs qui n'avaient l'intention d'adhérer à rien d'autre qu'au front lui-même et puis des gens qui participaient à des organisations, le parti communiste, le parti de gauche et d'autres organisations qui se trouvaient là. Hélas, par une décision politique de Congrès, le Parti communiste a décidé qu'il rejeter l'idée d'une adhésion directe et de structure de base. J'ajoute que cette proposition avait été faite aussi par d'autres, mais que on m'avait dit à la direction du Parti communiste, si vous insistez, nous partons séance tenante. Nous n'avons donc pas insisté mais nous avons gardé la recette.

Dans notre idée, la stratégie c'était la reconstruction d'une gauche de rupture en prenant la tête de cette gauche de rupture électoralement ce que nous avons fait en 2017 puis en 2022. pas en nous autoproclamant direction révolutionnaire des masses ni leader iné de quoi que ce soit mais parce que les électeurs nous ont désignés comme la première organisation de la gauche. Le suivant était cinq cinq fois derrière [applaudissements] entre 22 et 4. Vous pouvez faire le compte parce que le premier qui suivait, il était un peu plus de 4. C'était jad. Voilà comment nous sommes devenus la première formation.

Voilà comment nous avons gagné à deux reprises la seule primaire qui vaille le premier tour des élections.

1:11:00
Non speech

[applaudissements]

1:11:02
Jean-Luc Mélenchon

Que se passe-t-il ? J'ai présidé le premier groupe dans le premier groupe insoumis, il y avait plusieurs organisations politiques. C'est-à-dire que nous avions repris le schéma du front de gauche tel que nous l'avions imaginé. Des adhérents directs et des gens qui étaient membres d'une organisation politique. Quelles organisations politiques ? Premièrement, le parti de gauche. Deuxièmement, Picardi debout, ensuite le groupe ensemble. Chacun était une organisation.

qui a signé avec le mouvement insoumis un accord électoral, accord que nous n'avons pas dénoncé en 2022, si bien que non optant les comploss incessants qu'ils animaient à l'intérieur du groupe parlementaire, le refus de pratiquer la discipline dès lors que quelque chose ne leur convenait pas, en se répandant partout en gémissement et pleurnicherie contre le manque de démocratie. Car pour eux, dès lors qu'on ne leur donne pas immédiatement satisfaction à tous leurs caprices, la démocratie est en cause. Et bien, nous avons néanmoins maintenu nos investitures.

Aussi bien pour François Ruffin qui s'était bien gardé de nous dire avant qu'il allait recevoir le fait que les Macronistes retirent leurs candidats en face de lui et qu'il allait avoir le soutien de monsieur François Berou. Il ne nous l'avait pas dit parce que sinon on n'aurait pas renouvelé son investiture. Il a attendu tranquillement qu'on ne puisse plus présenter de candidat pour annoncer qu'il rompait avec nous en m'insultant. Il en va de même pour Clémentine Autin. L'un et l'autre avaient été investi par nous.

si bien que quand vous entendez parler des purgés, personnellement ça ne me viendrait pas à l'idée de m'identifier à une purgea subi connaissant le résultat de la purge d'une manière générale. Je ne vois pas ce que ça a d'encourageant ou qui vous donne envie de vous identifier à ça.

1:12:53
Non speech

[applaudissements]

1:12:54
Jean-Luc Mélenchon

Et bien, ils n'ont jamais été purgés par personne sinon par eux-mêmes. Et je leur redis ce que j'ai dit une fois. Quand le vent souffle fort, il emporte aussi les girouettes.

1:13:05
Non speech

[applaudissements]

1:13:08
Jean-Luc Mélenchon

Aujourd'hui, nous n'avons jamais donné aucun ordre, ni aucune directive ni au parti ensemble, ni au parti Picardi Debout, si jamais il a tenu un jour en congrès et s'il y a quelque part des textes à quoi se référer ou si jamais un jour il y a eu un vote pour investir à l'élection présidentielle telle ou telle. car pour ma part, j'ai été investi trois fois par le parti de gauche et par le mouvement insoumis et puis par 150000 électeurs qui ont fini en laissant leur numéro de carte de de vote. Aujourd'hui, il en va exactement de même. La jeune garde est une organisation associée au mouvement insoumis. Nous ne nous mêlons de rien dans la jeune garde. Nous ne donnons pas de consignes.

Nous ne donnons pas d'ordre. Ce n'est pas nous qui décrétons les mobilisations de cette organisation. Ce n'est pas la seule. Il y a d'autres organisations associées et tout aussi indépendante. Le POI qui nous accueille régulièrement ici est une organisation associée au mouvement assoumis et il a un député qui siège. C'est un bon député, il mène bien son travail. Il est respectueux des décisions que nous prenons tous ensemble et lorsque nous n'en sommes pas toujours d'accord, il agit conformément à ce que sa conscience lui dicte de faire. Mais il s'en explique toujours amicalement et sans faire sans arrêt des histoires avec tout le monde comme d'autres.

Il y a le mouvement qui s'appelle les communistes insoumis qui est une association avec le chemineau Beranger Cernon. Il y a donc je l'ai dit Jérôme Legarde, il y a le parti de gauche et il y a révolution écologique pour le vivant avec Hric Caron avec qui il arrive qu'on soit tellement pas d'accord qu'il y a des endroits où on n' pas des candidatures communes. Mais tout cela se passe dans le respect de l'identité de chacun. Nous sommes un mouvement fédératif qui a des adhésions directes et qui a des organisations membres et nous espérons nous étendre.

J'ajoute que notre ambition politique depuis la première fois, c'est-à-dire le meeting de Saint-toi du parti de gauche, nous avons dit que notre intention est de rassembler et de fédérer tout ce qui est à gauche, des anarchistes, des trotquistes, des communistes, des socialistes, des libertaires. Ce que vous voulez de ceux qui partagent avec nous, le combat pour l'émancipation de la personne humaine et pour le collectivisme qui permet le partage et l'égalité. Voilà qui nous sommes.

1:15:35
Non speech

[applaudissements]

1:15:38
Jean-Luc Mélenchon

Alors [applaudissements] les misérable qui espèrent créer une actualité, ils s'entendaient en se cachant avec la jeune garde, nous ne nous sommes pas cachés. Nous admirions ces jeunes gens et nous gardons pour eux une grande affection. Et je le dis aussi pour les autres mouvements Antifa, même si nous ne sommes pas d'accord, même si vous nous traitez à intervalle régulier de socio-démocrates ramolis et ainsi de suite, nous savons que nous avons une différence. De même, nous ne voulons pas être classés extrême gauche parce que nous ne sommes pas à l'extrême gauche et que nous avons une divergence avec eux.

Pas parce que nous voulons les dénoncer, non pas pour les montrer du doigt, non pas pour les rejeter comme un corps étranger, mais pour signifier qu'il y a une différence entre eux et nous. Nous croyons à la révolution citoyenne et nous avons comme stratégie la stratégie de la constituante et de la majorité parlementaire. Il pense que le pouvoir doit et peut se conquérir par d'autres moyens. Quels autres moyens ? Ceux que décrivent Léon Bloom au Congrès de 1920. Léon Bloom, vous en avez entendu parler, c'est un socialiste. Et il dit à la salle qui gueulait après lui, il dit "Écoutez, c'est bon hein, la dictature du prolétariat, on est tous d'accord, il y a pas de discussion sur le sujet.

La dictature du prolétariat Olivier Fort [rires] François Hollande [applaudissements] la dictature du prolétariat et il ajoute quelqu'un crie quelque chose dans la salle et Blou qu'en peut plus qu' avait pas un grand coffre il dit "Écoutez, je prie arrêtez de crier, c'est épuisant. Vous me posez la question de savoir par quel moyen et bien je vais vous répondre. Et tout ça c'est dans le compte-rendu. Alors si vous voulez en avoir le texte intégral, vous allez sur mon blog et vous prenez la brochure qui s'appelle comment faire que nous avons faécieusement appelé comment faire en mémoire de quelqu'un qui prétendait qu'il savait que faire. D'accord ? Voilà.

Et bien le Léon Bloom il dit "Ben la conquête du pouvoir, j'allais vous le dire par tous les moyens y compris les moyens légaux." Alors y compris les moyens légaux Olivier Fort François Hollande et bien vous méritez au minimum d'être fich apologie du terrorisme. Alors ces gens ne connaissent même pas leur propre histoire. Nous nous ne renions pas les gens avec qui nous ne sommes pas d'accord mais qui appartiennent à notre famille d'idée même si nous sommes pas d'accord avec les moyens qu'il déploie. Voilà. N'essayez pas de nous séparer du sucre du fruit sur lequel auquel nous avons tellement travaillé. C'est ce rassemblement ample.

Je mettais mon point d'honneur compte tenu de qu'a été ma propre histoire. Même quand pour mes plus jeunes camarades ces choses-là n'avaient plus grand sens. Car voyez-vous les plus anciens les jeunes copain pour eux le parti communiste c'est rien. C'est moins de voix que les animalistes. Voyez-vous pour les jeunes camarades 1991 il y en a qui étaient pas nés ou qui venaient de naître. Donc ils se sentent pas directement concernés par ce qui s'est passé du temps de l'URSS, même s'ils savent que ça existe.

Je vous le raconte camarade pour qu'on se souvienne bien que chaque génération est un peuple nouveau et que les plus anciens doivent apprendre à penser à la manière avec laquelle les plus jeunes envisagent l'existence non pour leur donner démagogiquement réponse sur tout et accord sur tout mais pour comprendre comment ils pensent la réalité et pouvoir se rendre utile dans le rôle qui est le nôtre les générations précédentes qui est d'apporter l'expérience non pas en donneur de leçon non pas en paternaliste mais pour que les plus jeunes fassent leur miel de tout ça avec ce recul qu'ils ont. C'est que pour eux se disputer avec un communiste, il y a pas de paire de gifle dedans.

Vous voyez ici dans cette salle, il y en a quelques-uns qui sont donnés des gifles avec les uns et les autres. D'accord ? Et c'est bien que ce soit comme ça, que ce soit débarrassé de tout ça la période dans laquelle nous évoluons. Tout ça, c'est ce que nous avons voulu faire et moi, j'avais mis mon point d'honneur à dire. À partir du moment où nous sommes d'une grande organisation, que nous sommes un mouvement et non pas un parti, un mouvement et non pas un parti. Et je vous renvoie la lecture de comment faire pour bien comprendre la profondeur théorique de cette question.

Ce n'est pas un gadget communicationnel, c'est une analyse sur la société, c'estes moyens de discussion et cetera et cetera. Un mouvement et non pas un parti. Je mettais mon point d'honneur à ce qu'on fasse sortir de la marginalisation dans laquelle ils avaient été enfermés et des fois en lui donnant eux-même un coup de main pour se laisser enfermer. Tout le mouvement trotskiste français composé de bons et braves camarades, garçons et filles qui dans les circonstances les plus difficiles se protégeant du culte de la personnalité ont fait valoir l'idéal d'une gauche indépendante du capital et ne faisant avec lui aucun compromis sinon ceux que la force du capital impose par la force.

Voilà camarade ce que nous avons voulu et voilà ce que nous avons fait en témoigne notre présence dans cette salle. Je m'exprime comme l'un des leaders du mouvement insoumis ou animateur. Et les trotskis qui sont parmi nous ne cessent pas une seule seconde d'être des trotskiss. Et figurez-vous que pour ma part, je m'en réjouis. Camarad, [applaudissements] pourquoi font-ils tout ça ? Je m'excuse, je suis un peu long, mais les circonstances y appellent. Pourquoi font-ils tout ça ? Que se passe-t-il ? Qu'est-ce que nous affrontons ? Le trumpisme est-il un fascisme ? Je ne tournerai pas autour du pot. Fasciste, nazi, colonialiste, sous des formes différentes et diverses.

C'est toujours le même truc, le même contenu, la même architecture. C'est en suprématisme. D'aucun fait de leur couleur de peau se sentent voué de ce fait à diriger et à dominer. et attendent en retour ceux qui n'ent pas leur couleur de peau se soumettent et acceptent comme une loi de la nature leur soumission. De cas parce qu'ils pensent qu'ils sont et eux seulement la vraie religion exige des autres qu'il s'y rallie ou qu'il se taisent ou qu'il meurent. Docun parce qu'il pensent qu'ils appartiennent du fait de je ne sais quel décret mythologique à une élite vouée à dominer du fait de la volonté de Dieu lui-même. Tout ça c'est la même chose, c'est le suprématisme.

L'un se déclare par nature supérieure à l'autre. Si bien que le suprématisme a comme aliment et comme vocation, comme but l'inégalité. Car par un instant, il ne croit que l'égalité soit une réalité inscrite dans l'ordre de la nature. Ils nous disent, vous défendez un régime égalitaire, il n'y a pas d'égalité dans la nature. Donc vos régimes seront toujours des violences contre la nature. Et bien nous ne répondons que c'est tout le contraire. La nature nous rend ce qu'on appelle la nature ou la biologie. Exactement. égaux et similaire par nos besoins. Or, ce sont nos besoins qui nous instituent.

Ce sont nos besoins qui formatent une fois croisé comme des principes auto-organisateurs notre identité profonde que nous reproduisons sans cesse qui nourrit le premier de nos mois qui accumule de l'expérience et le second de nos mois qui est celui du moment de l'intervalle. Voilà qui nous sommes de la sorte. L'égalité ou la similarité est dans la nature et elle repose sur les besoins. Et par conséquent, puisque nous sommes similaires par nos besoins, nous sommes similaires et égaux par nos droits à les contenter. Voilà comment se tient dans un même raisonnement ceux qui comme nous ne se sont jamais cru expédiés par je ne sais quel ordre divin à tel ou tel rôle de dominateur.

Voilà pourquoi nous nous créons sans cesse de l'égalité de la manière à chacun de pouvoir dignement satisfaire à ses besoins tandis que prolonge leur politique d'inégalité avec de l'appartide avec des droits différents et qu'il y a une nation qui incarne tout ça qui se croit supérieure à toutes les autres ce sont les États-Unis d'Amérique continuellement en guerre contre tout le monde qui mettent sur leur billets de banque nous croyons en Dieu ce qui pour beaucoup d'entre nous qui y croient pensent que ce n'est pas vraiment l'endroit où citait la divinité que sur le billet de banque.

Mais eux c'est comme ça qu'il la voi de la même manière qu'ils voient leur domination établi de l'ordre des choses au point que sans cesse, il le répètent et que maintenant nous avons affaire au trumpisme qui est en suprématisme. Mais vous savez bien que ce n'est pas le seul suprématisme qui est à l'œuvre aujourd'hui. La conséquence et l'apartide, c'est le développement séparé. Les États-Unis perpétuellement en guerre contre tout le monde. Les États-Unis dernière nation de ce qu'ils osent appeler l'Occident qui est gardé des régimes de traitement différents des personnes suivant la couleur de leur peau.

Je vous rappelle que les luttes pour l'égalité des droits civiques aux États-Unis d'Amérique, ça continue pendant les années 60. Même nous, on en avait fini avec la colonisation de l'Algérie. Eux, ils étaient encore à traîner les patins, à se demander si oui ou non les noirs avaient le mêmes droits que les autres. C'est vous dire quel est ce peuple. Quelle est cette nation ? Voilà. Et des suprématismes, ça aboutit toujours à la même chose. Le droit du plus fort. Pourquoi est-il le plus fort ? Parce qu'il en a les moyens. Pourquoi en a-t-il les moyens ? Parce qu'il a été désigné pour ça. Voilà ce que nous affrontons. Et les plus forts se lancent dans des politiques de domination suprématiste.

Écoutez jusque dans le détail. Quand on dit à monsieur Trump, "Mais monsieur Trump, il y a le droit international." Que répond Trump ? J'en ai pas besoin, ma conscience me suffit. Et bien c'est précisément ce qu'il rend dangereux, c'est que nous n'avons d'autres repères que sa conscience que nous nous paraît guère garni de précautions humanistes. Ça c'est certain. Voilà camarades ce que nous affrontons.

Et quand le régime capitaliste, il préfère fonctionner tranquillement avec l'adhésion des gens, mais quand les gens n'y adhèrent plus, qu'ils ne respectent plus l'autorité parce qu'ils ont compris ou découvert que l'autorité était malsine, fondée sur des droits inégaux, des privilèges, alors il passe à l'autoritarisme. L'autoritarisme n'a jamais été le prolongement de l'autorité. C'est le constat de sa faillite. C'est parce que l'autorité n'est plus respectée qu'il peut passer à l'autoritarisme, c'est-à-dire à la violence. Et c'est ce qui est en train de faire monsieur Trump.

Et c'est ce qui est en train de faire monsieur Macron qui a le front de nous donner des leçons quand il reçoit à l'Élysée, le piteux journaliste d'une radio communautaire qui a passé des mois et des mois pendant 2 ans les deux premières années du génocide, a demandé à tous ceux qui passaient sur son plateau s'il ne pensait pas qu'en effet, je suis une ordure antisémite, je reprends là ses thèmes, ses propos, sa manière de parler camarade Et on reçoit ça à l'Élysée et on lui lèche les pieds parce que ce président qui nous fait honte a tellement peur d'avoir reconnu l'état de Palestine qu'il ne sait quoi faire pour donner des gages dans l'autre sens et qu'il prétend que nous serions antisémites comme il a la mémoire courte.

Il oublie que Naguer c'est lui qui fut traité d'antisémite par monsieur Benjamin Netaniaou. Et tant qu'à choisir qui sait, quelle idée la plus claire sur l'antisémitisme, c'est pas sûr que ça tourne en sa faveur. De la même manière, il a été accusé par le gendre, le père du gendre de sa fille, de ne rien faire contre l'antisémitisme en France. Voilà ce qui se dit. Voilà la courroie de transmission qui va des États-Unis d'Amérique jusqu'à nous. Car l'extrême droite française, la droite extrême française n'a aucune idée. Pas le moindre projet à proposer à notre peuple qu'avoir peur, faire des économies, brader toutes ses conquêtes sociales et autres.

Ils n'ont aucun projet, ils n'ont rien à proposer que d'avoir peur. Il fut un temps où il y avait le gaolisme. Alors, on était pour, on était contre, mais enfin ça voulait dire quelque chose et c'était ancré dans quelque chose de glorieux dans l'histoire nationale qui était la résistance à la première minute contre la défaite organisée, planifiée par les élites qui ont tous aidé devant les nazis avant de devenir des organisateurs de marché noir et de collaboration. Ça çaavait la gueule de quelque chose et c'était un nonalignement.

Nous n'étions pas d'accord pour d'autres raisons, parce que nous étions socialistes, parce que nous étions collectivistes, parce que nous étions communistes, mais jamais nous avons été séparés par un fossé de mépris comme nous le sommes aujourd'hui. Et jamais nous n'avons été écartés par un fossé si large que je le dis à ceux qui l'ont creusé en nous traitant d'antisémite. Qu' se rappelle bien que plus ilargiss faossé, plus le moment venu quand eux seront mis en cause, car ils seront mis en cause par l'extrême droite qui a toujours et sera toujours antisémite et le reste parce que quand il défilait il y a encore de jours c'était avec des slogans antisémites.

C'était pour décider des croix gamés sur la statue de la République. Et bien, ils auront creusé un fossé tellement large qu'ils pourront se demander s'il reste encore des grands cœurs pour franchir le fossé et aller à la rescousse de ceux qui sont menacés. Ceux qui pratiquent cette politique absurde sont des irresponsables qui divisent les Français dans les pires des moments, dans les pires des conditions. Que veulent-ils faire ? Et c'est le dernier point que je vais souligner. Elle l'a dit madame Bron Pivet.

Elle dit aujourd'hui je dirais qu'il faut un ni ni extrême gauche car oui bien sûr la France insoumise est d'extrême gauche dit cette femme touchée par la grâce à qui soudain la révélation est venue de ce qu'était l'extrême gauche elle qui ne sait déjà pas ce qui est la gauche [rires] c'est tous le rassemblement national et Lfi cherche à diviser à dresser les Français les uns contre les autres c'est tout ce que je déteste. dit-elle dans le débat public où elle-même prononce des occases contre Pierre Paul et Jacques quand ils lui déplaisent. Ils ont des visions très manquéennes de la société.

Pardon madame, c'est les pratiques de la société qui sont très manquéennes de notre pays et pour faire face aux difficultés que nous avons. Vous avez compris ? Ni ni mais pour faire n ni c'est pas un programme. Il faut donc qu'il y ait ni la haine de l'un ni la haine de l'autre ou plus exactement les deux haines en même temps. Découper l'omelette au debout. Il décide que nous sommes un bout et que les autres en sont l'autre. Dites-moi quelle différence il reste aujourd'hui entre l'extrême droite du Rassemblement national et les LR et en Retaillot. Ils sont concurrents pour s'occuper des mêmes choses.

Et quelle différence y a-t-il entre un Macron qui après avoir promis de nous protéger contre l'extrême droite, lui donne raison tout le temps, déclare alors qu'on ne lui demandait strictement rien que Philippe Pétin, traître à la patrie, était un grand stratège qui déclare tout ça c'était dans l'Express en décembre de l'année 2021 je crois ou qui décrète que Morace ne pouvait pas être effacé car c'était un brillant intellectuel. Le brillant intellectuel, c'est celui qui avait imaginé le concept d'antisémitisme d'État et qui avait dit que quand on tapait les juifs, il fallait pas oublier de taper les enfants aussi. Voilà ce dont cet homme a osé épouser l'héritage avec la chatte minine.

Oui, bien sûr, ce n'est pas tous les aspects certains seulement. Comme si on pouvait séparer le crime d'antisémitisme du reste de ses pratiques. Et bien non, on ne le peut pas. Et c'est pourquoi il a fallu une guerre pour finir de venir à bout de l'ennemi sur ces lignes. Voilà ce qu'ils veulent faire. Alors tous ceux qui d'une manière ou d'une autre par l'acheter pour solliciter la faveur de la bienpensance de notre pays viennent pour nous accuser, nous mettre en cause pire que tout comme cet Arthur de la porte dire les la question posée bien sûr ce n'est pas elle fille qui a tué ce garçon mais si la question est-ce que par leur comportement Ils aident à la brutalisation et à la violence.

Alors, c'est leur figure rhtorique ces temps-ci. Est-ce que j'ai deux oreilles ? Alors, oui, la réponse est oui. Donc, il dit la réponse est oui. À mon tour d'utiliser la formule rhthorique. Est-ce que si la question posait est-ce que les dégoûtants finiront par s'en aller m'exprimant comme un dégoûté ? Je crains que non. Mais je suis prêt non seulement à les supporter, mais à les battre. Il y en a assez. Et je leur redis, aujourd'hui, vous êtes au banc de toutes les personnes dignes qui assument leur identité politique. Nous assumons la nôtre.

Vous ne nous séparerez d'aucune de nos bases, ni les quartiers populaires, ni la jeunesse, ni les antifas, ni aucune composante de la gauche anticapitaliste.

1:33:34
Non speech

[applaudissements]

1:33:39
Jean-Luc Mélenchon

Et maintenant [applaudissements] pour monsieur Macron, ces gens-là en sont à faire la chasse aux extrêmes. Et bien, chasse-toi toi-même, Macron. parce que il avait dit en 2022, cet homme qui est une forfaiture permanente n'a pas reconnu le résultat des élections et il vient donner des leçons de démocratie. Cet homme qui est censé garantir l'indépendance de la justice décide que nous sommes d'extrême gauche au moment où nous avons saisi un tribunal car le Conseil d'État est composé de magistrats. Fortfeture, fortfiture, fortfiture encore. Ça ne sche bien lui-même avait dit les 3/4 des électeurs se sont exprimés pour trois projets. Un projet d'extrême droite, un projet d'extrême gauche.

Il dit tout ça en avril 2022 et ce que je qualifierai comme un projet d'extrême centre si on veut qualifier le mien dans le champ central. Alors nous nous sommes contre l'extrême droite, la droite extrême et l'extrême centre parce que nous ne voyons pas toujours clairement ce qui les différencie les uns des autres.

1:34:54
Non speech

[applaudissements]

1:34:56
Jean-Luc Mélenchon

Mais nous voyons ce qu'ils ont en commun, comme l'a dit l'historien Pierre Cna, historien et auteur du concept d'extrême centre. Il y a des parties se réclamant du centre du spectre politique à l'idéologie fluctuante et dont le caractère extrême renvoie à l'intolérance dont ils font preuve à l'égard de leurs opposants ainsi qu'à leur usage d'un pouvoir exécutif fort. L'extrême centre, dit Pierre Cna l'extrême droite où vient d'arriver monsieur Macron. Là, c'est pas Pierre Cna qui le dit, c'est moi qui l'ai rajouté. surtout là, c'est Pierre Serna qui parle surtout lorsqu'il est en tension comme aujourd'hui. Mesdames, messieurs, vous autres qui m'écoutez, nous sommes dans cette phase.

Vous avez lu dans vos livres d'histoire la démission de ceux qui étaient capables d'empêcher l'accès de l'extrême droite au pouvoir en Allemagne. Vous n'oublierez pas que c'est l'extrême centre de l'époque qui fit appeler celui qui avait perdu un million de voix aux élections législatives, Adolphe Hitler comme chancelier de l'Allemagne. C'est cette extrême centre qui a fait ce boulot là et qu'avant ça le mouvement social-démocrate refusé d'appeler à voter pour le candidat du communiste au 2è tour et que les communistes n'avaient pas non plus arrangé les affaires en dénonçant les socialistes comme les frères jumeaux du fascisme. C'est compliqué ce que nous avons à faire.

Vous autres tous qui êtes des militants depuis longtemps. La stratégie de la recomposition unitaire de la gauche, on savait ce que c'était. On a fait une chose sans précédent des candidatures uniques au premier tour des législatives et nous avons remporté le premier tour de 2022 et nous avons remporté celui de 2024. Mais maintenant, de quel côté faut-il aller ? Comment faut-il s'y prendre ? Nous pratiquons la stratégie du briseglace. Il est absolument impossible compte tenu des dégâts qu'on fait les socialistes que nous allions dire à nos camarades on oublie tout et doré avant il y a amnistie générale pour tous les crimes personne n'en veut.

Alors notre responsabilité à nous écoutez-moi mes amis je vous jure qu'il n'y a rien d'autre que de compliqué à mener. C'est compliqué à mener cette affaire car nous n'avons qu'un seul point de passage rassemblé à nous tout seul. parce que nous sommes les seuls en état de le faire. Il nous faut que dans les urnes de l'élection municipale, on n'aille pas faire semblant de régler je ne sais quel problème de gestion du territoire. Car je vous dirai que les territoires, on ne les gère pas. Ce sont les populations qu'on gère quand on est de gauche.

Nous demandons à tous ceux qui nous entendent voter politiquement aux élections municipales, donner de la force au mouvement insoumis, aux listes qu'il a réussi à rassembler dans 500 communes. Nous avons besoin de cette force. Vous avez besoin de ces communes dirigées par ces équipes-là.

Car si demain nous vi nous venions à perdre l'élection présidentielle, alors les communes que vous aurez gagné cette fois-ci seront votre rempart ultime, le point d'appui autour duquel vous organiserez votre action antifasciste et votre résistance au programmes néolibéraux des fascistes comme vous le voyez se faire en ce moment dans les pires conditions en Argentine contre Miley, dans les pires conditions en Hongrie, gagner un tour d'avance. Écoutez-nous, je ne fais pas carrière.

Aucune des personnes qui sont ici n'a une aspiration de carrière, ni aucun de ceux qui sont candidats qui prennent des risques tantes et méchantes la société des grands et des importants qui les surveillent et notent leur nom. Ces gens sont courageux, ils méritent votre soutien. Si vous donnez un élan suffisant à l'élection municipale, alors oui, nous serons en situation de dire une fois de plus, nous avons gagné la primaire et donc ça vaut la peine de se rassembler autour de nous. L'après-misse existe, camarades et amis.

Vous avez vu comment il s'est produit dans le mouvement Europe écologie les verts une sission regroupant les verrs populaires qui à Paris, qui à Marseille, qui en partie à Toulouse, qui à Montpellier. et ainsi de suite a rejoint les listes entraînées par le mouvement insoumis et les fait avec nous en toute égalité dans le respect mutuel dont je vous ai parlé il y a un instant à propos des composantes organisées à l'intérieur du mouvement assoumis. Je l'ai dit à la camarade Julia que j'ai rencontré à Montpellier. Puisque vous faites ce pas alors Noah je vais te dire nous ne vous demandons pas de vous fondre parmi les insoumis.

Mais ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'elle même disent "Bon, ça se discute hein, tellement elle peut plus des querelles internes et qu'elle admire un mouvement où il y a pas de querelle interne." Et qui ne prennent pas ça pour une dictature, mais qui le prennent pour ce que c'est un mouvement qui est animé de fraternité, qui fait de la discussion sous le bnant autant d'heur qu'il faut jusqu'à ce que tout le monde soit d'accord. En ce moment, il y a trop quatre sujets qui se discutent un peu partout et on discutera aussi longtemps qu'on n'est pas d'accord.

Je veux dire au point où ceux qui disent bon OK bon OK on fait comme ça on va voir hein et les autres qui disent on va faire comme ça parce que c'est bien parce que c'est comme ça qu'on fonctionne. Alors ceux qui regrettent qu'on enenvoie pas des convocations à la T01 la T02 et ces petits partis organisés comme des groupuscules à l'intérieur du d'un autre parti. Non nous ne le faisons pas.

Ceux qui regrettent qu'on n'envoie pas ça dans des enveloppes avec du papier tap à la machine et des timbres collées dessus et qui disent "Ce n'est pas démocratique, nous les appelons à vivre à leur époque." Nous décidons 10 20 fois par jour au niveau national comme au niveau départemental grâce à nos boucles. Vous le savez tous, vous qui êtes insoumis, vous qui avez des responsabilités dans vos groupes d'action de même. Et bien, c'est cette organisation qu'il faut peaufiner et améliorer. Écoutez-moi vous autres tous. Le 1er mars, nous serons à Perpignan. Le jeudi qui précède ou le vendredi, je ne me rappelle pas. Je serai à Lyon.

Je vous appelle tous dans la mesure de vos moyens, à pied, à cheval, en voiture, à raller ces deux rendez-vous car nous sommes placés sous votre protection. à Perpignan, nous avions décidé d'une réunion municipale. Là-dessus, le Rassemblement national a décidé de convoquer un meeting dans une très grande salle même jour, à la même heure. Alors, nous avons dit, nous allons relever le défi. Mais voilà, personne ne nous proposait ni n'accepté de nous prêter une salle. C'est la raison pour laquelle nous avons reporté au lendemain, le dimanche, notre rassemblement à Perpignan.

Et bien sûr, certains se disent que nous faisons sans doute preuve de plus de sens des responsabilités que le Rassemblement national d'éviter que se retrouve dans la même ville d'un côté 3000 fascistes, de l'autre côté 3000 émancipateurs et émancipatrices. Nous avons fait preuve de sens des responsabilités mais nous avons besoin que vous soyez le plus nombreux possible pour nous entourer. Nous nous plaçons sous la protection des masses puisqueaucune autre protection ne nous est acquise ni ne nous a été acquise jusque-l. Vous autres dans les groupe d'action qui m'entendez à cette heure, vous devez tous groupe par groupe décider lesquels des vôtres ou celui-ci ou celle-là.

s'il vous plaît procéder sans sexisme participera de Rénavant et sera mobilisable par le service d'ordre national de manière à ce que nous pouvons nous puissions sur une simple convocation rassembler les effectifs suffisants pour garantir la tranquillité de nos réunions. Nous ne pouvons pas entrer dans la campagne des élections présidentielles qui est d'ors et déjà engagé sans disposer de ces moyens matériels et humains qui protègent nos réunions. Car nos réunions doivent être protégées, sécurisées comme vous le faites si bien ce soir, camarades à l'extérieur de façon à ce que la démocratie puisse exister. Nous sommes ennemis des batailles rangées et nous n'avons pas l'intention d'en mener.

Nous sommes amis des conférences, des conflits d'idées et du choix libre. Cette fois-ci, pour la première fois, des tas de gens ont immédiatement compris que ceux qui étaient en cause, c'est la grande bataille finale entre nous et le Rassemblement national, entre les fascistes et le collectivisme que nous incarnons, entre le suprématisme raciste, religieux et autres. Et nous, les laïques, les vrais, ceux qui ne confondent pas la laïcité avec un athéisme d'état, nous les partageux. Nous les collectivistes et les autres. Cette bataille est commencée à partir de maintenant et jusqu'au mois d'avril de l'année 2027. À chaque étape, c'est d'elle dont il est question.

Puissent les circonstances, puissent l'intelligence revenir à cet homme qui lui permettent de comprendre, s'il le peut, à quel point son interminable fin de règne est un mauvais coup qui est porté contre la patrie et contre tout ce à quoi nous croyons en matière de démocratie dans ce pays. Monsieur Macron, nous n'avons pas pu vous faire partir puisque des gens vous ont protégé et empêché qu'on vote la motion de destitution que vous avez mérité 1000 fois. au moins pour une raison, c'est de ne pas avoir reconnu le résultat des élections. Et ici, c'est la France, c'est la République, c'est une démocratie. Ayez l'intelligence de vous en aller tout seul.

Vous autres là-bas, les fascistes qui avez prétendu que vous êtes la colère de Dieu et la vengeance, nous les insoumis, nous réclamons votre dissolution. Le groupe Némésis doit être dissou car il est dangereux. Il attaque nos réunions, il attaque nos responsables. [applaudissements] Il nous menace de mort. camarad, ami, puisé en moi qui suis fatigué d'avoir subi je ne sais quelle maladie puisque il paraît que je suis vacciné contre la gripe, je n'aurais pas dû l'attraper et pourtant je l'ai attrapé ou je sais pas ce que c'était mais je peux dire que je me suis davantage traîné que couru devant.

Et puis tous ces événements dont vous devinez à quel point ils usent les nerfs puis dans la ma manière de réagir et la vôtre quand je vois vos visages déterminés. la force de continuer ce combat car j'ai la certitude que si nous sommes capables d'organiser tout ce que nous avons à organiser pour les élection municipales et les suivantes, alors nous pouvons l'emporter et si nous l'emportons dans ce pays, nous changerons l'Europe et le monde. l'Eu qui est le nôtre

1:46:00
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]