Corse : Il est temps de répondre de manière républicaine et respectueuse aux aspirations d’autonomie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On ne peut plus légitime. Légitime parce que ça a été dit par les précédentes oratrices orateurs. »
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« depuis 2017, il y a eu des élections avec des résultats pour des députés autonomistes qui ont qui l'ont emporté en plus de leur succès aux élections locales. »
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« Le jour où la société des amis de la Constitution reçoit les députés du peuple corse est pour elle un jour de fête. »
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« reprendre l'article 22 de la délibération autonomia, c'est-à-dire le principe de non régression sociale et environnementale. »
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Merci madame la présidente. Nous discutons aujourd'hui de d'une proposition de loi constitutionnelle. On ne peut plus légitime. Légitime parce que ça a été dit par les précédentes oratrices orateurs. Euh la l'accord c'est le fruit d'une d'une histoire longue de statut déjà spécifique et d'une demande constante. d'abord légitime parce que notamment depuis 2017, il y a eu des élections avec des résultats pour des députés autonomistes qui ont qui l'ont emporté en plus de leur succès aux élections locales.
Et je crois que nous devons nous il est nécessaire que toutes et tous reconnaissent le résultat des élections et du suffrage du suffrage universel quand il s'est exprimé, c'est me semble-t-il quand on est républicain un point de départ assez important. Donc un cadre démocratique. On peut d'ailleurs regretter que des discussions ne se soient pas ouvertes comme ça a été dit de manière loyal, apaisé dans le dialogue dès ce moment-là puisque l'acte politique était posé à ce moment-là. Il aura fallu attendre malheureusement l'assassinat d'Ivan Colona euh pour que le gouvernement ouvre le fameux processus de bovau.
Et les relations entre la Corse et l'État, c'est effectivement un processus inachevé. 40 demandes d'adaptation, ça a été dit, dont seulement deux euh ont abouti, euh 18 où il n'y a eu aucune suite, même pas même pas un mot. Des inégalités fortes qui persistent en matière sociale, économique, en matière d'accès au service public. et c'est la responsabilité aussi des gouvernements successifs mais aussi de la lutte contre la mafia. Finalement, c'est d'ailleurs sur l'examen de ce texte un processus assez ératique parce que euh nous n'avons pas la loi organique.
Alors monsieur le rapporteur, vous avez beau dire oui mais si on bouge si il y aura plus qu'il faut dans la loi organique, mais ça c'est le principe de n'importe quelle loi que nous discutons ici, surtout quand il y a une loi ordinaire et une loi organique en même temps. Et pourtant, ça nous empêche pas la discussion. Euh bien au contraire, c'est peut-être la démonstration de votre faible volonté euh d'aboutir euh malheureusement et d'un processus pas si loyal euh que ça euh vous en vous en conviendrait. Euh d'ailleurs, il y avait une première proposition, autonomia, voté en juillet euh 2023 par l'Assemblée de Corse qui a attiré notre attention, mais ça n'a pas été la base de de discussion.
J'y reviendrai, j'y reviendrai plus tard. Et nous qui sommes de de tradition jacobine, c'est pas forcément une évidence pour nous d'abord de se dire que on va donner plus d'autonomie à à la Corse. Mais vu ce que je viens de dire, le statut quo n'est évidemment pas possible. Et nous sommes également évidemment défenseurs de l'égalité, de la liberté et de la fraternité. Et c'est de ça dont il s'agit aussi ici dans nos relations avec les Corse et avec la Corse. D'ailleurs, je vous cite cette citation de Robespierre du 26 avril 1790 qui disait "Le jour où la société des amis de la Constitution reçoit les députés du peuple corse est pour elle un jour de fête.
Déjà messieurs, elle vous avait exprimé ses sentiments quand pour admettre dans son sein monsieur Paoli, elle suspendit les règles ordinaires qu'elle s'est prescrite. C'est un hommage qu'elle a voulu rendre à la liberté dans la personne de l'un de ses plus illustres défenseurs. Je ne sais pas ce qu'il faut euh en conclure. Vous en conclurez ce que vous voudrez. Moi, j'en conclus que la relation entre la République, l'État et la Corse est spécifique dès le départ des 1790.
Et aujourd'hui, nous sommes dans des inégalités flagrantes, une liberté sous contrainte et d'ailleurs une liberté sous contrainte qui n'améliore pas la situation concrète des Corse sur qui subissent directement les inégalités dont j'ai parlé euh tout à l'heure. Et il y a un point qui qu'on ne peut pas discuter, qui s'oblige à nous, l'insularité. D'ailleurs, ce qui avait conduit Jean-Luc Mélenchon à proposer l'adhésion à l'article 74 de la Corse dès la campagne de de 2022 et dans la suite de de Jox qui parlait lui aussi d'ailleurs d'un peuple corse composante du peuple français. Formule peut-être qui conviendrait davantage à la situation. Nous y reviendrons par les amendements.
D'ailleurs, ces deux sujets d'amendements, je conclu là-dessus, madame la présidente, qui sont pour nous importants. Ne pas garder le lien à sa terre qui pour nous euh pourrait avoir une vision euh euh comment je dirais excluante en réalité euh euh de de de la situation parce que nous ne voulons pas. Et deuxième élément, reprendre l'article 22 de la délibération autonomia, c'est-à-dire le principe de non régression sociale et environnementale qui doit être une garantie mutuelle de faire mieux. C'est peut-être ça l'objectif, faire mieux. M.
Ugo Bernalicis