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InterviewAurore Bergé· 3 avril 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Aurore Bergé sur Public Sénat - 30 mars 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Merci d'être notre invité ce matin pour parler de votre ministère et des violences sexuelles et sexistes.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Cet attentat déjoué contre la Bank of America à Paris, le ministre de l'intérieur lie ce fait au conflit au Moyen-Orient. Partagez-vous cette analyse ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La hausse des prix du carburant inquiète les Français. En tant que ministre délégué, êtes-vous associé aux réflexions sur ce sujet ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    70 millions annoncés pour les agriculteurs, pêcheurs et transporteurs. Est-ce que le gouvernement peut s'arrêter là face aux difficultés des Français ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    On passe aux violences sexuelles et sexistes dans les transports. Quelles mesures allez-vous prendre ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous signez une charte avec des applications de rencontre pour lutter contre les guet-apens homophobes. Quels sont les premiers retours ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Aurore BergéFait
    « La France est prise pour cible au regard des valeurs que nous portons, au regard des engagements internationaux nécessaires que nous avons. »
  • 4:00Aurore BergéFait
    « On n'est pas sur la question de la production aujourd'hui du carburant. On est vraiment sur le risque sur les prix. »
  • 6:00Aurore BergéChiffre
    « 70 millions annoncés pour les secteurs en difficulté, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs. »
  • 11:00Aurore BergéChiffre
    « En 2024, plus de 3400 victimes dans les transports en Île-de-France. 7 femmes sur 10 ont déjà été confrontées à des violences dans les transports. »
  • 12:00Aurore BergéChiffre
    « Dans 9 cas sur 10, ces violences, elles concernent les femmes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Hurore Berger, merci beaucoup d'être notre invité ce matin, ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discrimination. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.

Bonjour Orian Horger. Bonjour. Bonjour.

On va évidemment parler des questions qui concernent votre ministère notamment les violences sexuelles et sexistes. Sujet important, on va parler politique mais d'abord quelques questions d'actualité. cet attentat déoué ce weekend contre la Ban of America à Paris, le ministre de l'intérieur, Laurent Nunes, fait le lien avec le conflit au Moyen-Orient.

Est-ce que vous actez l'importation de ce conflit sur notre sol ? Déjà, je veux saluer évidemment la réactivité absolument exemplaire de nos forces de l'ordre. C'est vrai que on communique rarement sur les succès, c'est-à-dire les attentats qui ont réussi à être déjoués, ce qui peut parfois interroger les Français sur quelle est notre action au quotidien. et notre action quotidienne, c'est cela, c'est de garantir la sécurité des Français sur notre sol et garantir aussi la sécurité des Français par l'engagement militaire aussi évidemment qui est qui est le nôtre dans des endroits qui sont des endroits stratégiques.

Le ministre de l'intérieur a eu l'occasion de de s'exprimer. C'est vrai qu'il y a cette inquiétude renforcée de se dire que la France est prise pour cible au regard des valeurs que nous portons, au regard des engagements internationaux nécessaires que nous avons. Et c'est la raison pour laquelle il a il s'est exprimé dans dans ce sens-là.

Mais ça acte une importation du conflit qui qui peut aller loin. Importation du conflit. Vous savez que même avant le conflit au Moyen-Orient, même avant la guerre avec l'Iran, et vous savez la position très très claire de la France en la matière, la France elle est prise pourciible et elle a été malheureusement prise poursue par le terrorisme islamiste qui a frappé à plusieurs reprises sur notre territoire et qui a emporté la vie de plusieurs Français au regard de ce qu'est la France, au regard des valeurs que nous portons.

Et donc, je pense que là-dessus, il faut qu'on soit tous extrêmement conscients et vigilants évidemment du niveau de la menace. Autre sujet d'actualité qui inquiète les Français, Stéphane, c'est la hausse des prix du carburant. Oui.

Est-ce que vous en tant que ministre délégué en charge de la lutte contre les discrimination, vous êtes associé aux réflexions autour de cette hausse des prix puisque ça touche des personnes précaires, il y a il y a toute la toute la difficulté aussi entre les urbains et les et les ruxaux. Est-ce que est-ce que vous avez v gouvernement l'ensemble du gouvernement est associé et mobilisé évidemment. D'ailleurs, on aura l'occasion de se retrouver autour du premier ministre l'ensemble du gouvernement mercredi.

Je j'imagine que l'un des sujets bien sûr sera celui-ci parce que c'est une préoccupation qui est la nôtre. Comment faire face à la question du hausse des de la hausse des prix ? Alors, il y a pas une question de risque de pénurie.

Je pense que c'est aussi très important de le dire. On n'est pas sur la question de la production aujourd'hui du carburant. On est vraiment sur le risque sur les prix.

Et donc évidemment, on est tous mobilisés à la fois pour les Français dans leur vie quotidienne, mais aussi pour ceux qui ont des attentes plus particulières. Je pense à nos agriculteur par exemple. Mais justement, c'est surtout pour eux pour le moment que vous êtes mobilisé. 70 millions annoncés pour les secteurs en difficulté, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs.

Mais est-ce que le gouvernement peut s'arrêter là ? Est-ce que vous pouvez rester sourd aux difficultés de ces Français qui ont de plus en plus de mal à faire le plein ? on sort de débats budgétaire euh où la plupart de celles et ceux qui se sont exprimés dans le débat budgétaire ont quand même dit qu'il y avait un enjeu sur la dette, un enjeu sur le déficit public, un enjeu sur le niveau donc de la dépense publique.

Et donc je pense qu'il faut quand même avoir ça en tête, c'est-à-dire on peut pas oublier les débats budgétaires une fois que le projet de loi de finance a été définitivement adopté et validé pour se dire que dès qu'on est percuté par une crise et bien on fait fi les engagements précédents qu'on a pris. Donc c'est pour ça c'est ce que font les oppositions, ils oublient l'état de notre de notre dette. Disons que les mêmes qui nous ont dit il y a encore quelques semaines, attention, alerte rouge, dette publique, déficit public, dépenses publiques, dès qu'il y a un risque d'une crise qui nous percute, d'une difficulté supplémentaire qui nous percute, sont les premiers à dire réactivons de la dépense publique supplémentaire.

Est-ce que c'est le seul réflexe qu'on doit avoir ? Non. Et pour autant, encore une fois, ce que vous avez dit, on n'est pas sourd.

Donc ça veut dire que on regarde de manière très précise des mesures qui pourraient être prises si elles étaient nécessaires. Il y a des mesures d'urgence qu'il était parce qu'il y a des secteurs qui sont immédiatement touchés et impactés euh qui correspondent à des enjeux qui sont stratégiques aussi dans notre pays, des enjeux de souveraineté quand on parle des transporteurs, quand on parle des pêcheurs, quand on parle des agriculteurs qui représentent aussi des milliers d'emplois évidemment ensuite derrière l'enjeu des territoires notamment et des territoires ruraux. Donc c'est pour ça que la réflexion, elle est en cours.

Je veux aussi rassurer les Français. Encore une fois, il y a pas un enjeu sur le volume, sur la production, il y a un enjeu sur les prix, on en est conscient et on sera Mais ça veut dire que ça pourrait ne pas s'arrêter là. Il peut il pourrait y avoir dans les jours qui viennent des mesures pour d'autres catégories de français, pour les Français, pour les particuliers, pour les Français les plus précav, le gouvernement il réfléchit mais le gouvernement est attentif sur la question encore une fois de la dépense publique parce que on n' pas oublié l' Mais les 70 millions c'est pas pour sol de tout compte.

Ça ça peut être une première étape ça. Ça ce sera en cours de de discussion. C'est un travail qui est fait aujourd'hui évidemment par l'ensemble des membres du gouvernement avec le premier ministre avec le président de la République.

Donc on verra en fonction de l'évolution aussi évidemment des prix mais je pense il faut d'abord rassurer les Français sur le fait qu'encore une fois on n pas un enjeu sur la production. On a une inquiétude qui est importante sur les prix et j'imagine que beaucoup de ceux qui nous écoutent évidemment pour certains ont peut-être restreint leur consommation malgré eux malgré eux. Donc il faut évidemment être très attentif à ça et très vigilant.

Alors on passe au sujet de votre ministère. On commence par les violences sexuelles et sexistes. Vous serez cet après-midi avec le ministre des transports Philippe Tabarot Garde du Nord sur le thème justement de la lutte contre ces violences dans les transports.

Les chiffres sont inquiétants. En 2024, plus de 3400 victimes dans les transports en Île-de-France. 7 femmes sur 10 ont déjà été confrontées à des violences dans les transports.

Quelle mesure vous allez prendre ? Déjà, vous avez rappelé les chiffres, c'est-à-dire qu'il y a les chiffres déclarés, c'est-à-dire celles qui ont eu le courage et la possibilité de porter plainte. Et puis on estime que sans doute d'autres n'ont pas été jusqu'à un dépôt de plaintes.

Donc, c'est sans doute des chiffres qui sont sous-estimés. Et quand on parle des violences sexuelles dans les transports, dans 9 cas sur 10, ces violences, elles concernent les femmes. Et donc ça veut dire qu'on a intériorisé ça, vous comme moi, comme celles qui nous écoutent, qui nous regardent parce que on change nos horaires, parce qu'on adapte nos trajets, parce qu'on renonce à prendre certaines lignes de métro, de train, de trames, de bus aussi parfois.

Et donc on renonce à une liberté qui est une liberté fondamentale en disant "Mais en fait on va pas sortir ce soir, on va pas sortir ce weekend, on va pas aller à tel endroit, ça engendre des dépenses supplémentaires pour celles qui le peuvent. Je vais prendre un taxi, je vais prendre un VTC parce que en fait à partir d'une scène telle heure, je veux pas. Et puis même en tant que parent pour nos nos enfants, nos jeunes filles où il y a quand même une boule au ventre et une inquiétude quand elles doivent prendre un transport en commun.

Ce qui est le cas de millions de jeunes filles évidemment à travers la France, ne serait-ce que pour aller au collège et au lycée. Donc c'est ça le point de départ et c'est évidemment insupportable de se dire qu'on restreint une liberté qui est une liberté fondamentale et puis qui ensuite en génère d'autres. liberté de travailler, d'étudier, d'avoir une vie sociale.

Donc ce qu'on fait avec Philippe Tabarot, donc le ministre des transports, on avait annoncé qu'on allait agir. Donc voilà, la réponse, elle est aujourd'hui où on a mis autour de la table l'ensemble des opérateurs, les régions puisque les régions de France sont évidemment clés dans la question des transports. Une action spécifique sur l'Île-de-France mais pas que l'Île-de-France.

Donc avec Valérie PCR, la présidente de la de la région Île-de-France puisque c'est vraiment l'ensemble du de l'association des régions de France qui est engagée des opérateurs, la RATP, la SNCF, plusieurs choses. 1, je le rappelle 3117 numéro aujourd'hui sous-connu méconnu 3117 application, SMS téléphone pour signaler des violences soit en tant en tant que victime, soit en tant que témoin sur tout le réseau RATP et SNCF. Donc ça c'est quelques clics qui permettent immédiatement de se signaler ou de signaler quelque chose qu'on aurait vu euh et qui se serait passé dans les transports en commun.

Donc on va massivement développer la communication pour que ce numéro soit connu. Formation, comment on forme les agents ? celles et ceux qui sont au contact direct de des voyageurs tout simplement tout au long de la journée pour garantir qu'ils aient les bons gestes, les bons réflexes sur une situation qu'il verrait et en fonction de comment agir, comment détecter, comment accompagner les victimes.

On va revoir aussi la question des aménagements. Pour ça qu'on le fait avec les opérateurs, avec la RATP, avec la SNCF, avec les régions de France parce qu'on sait que en fonction de l'éclairage, en fonction des aménagements des gares et bien vous n'avez pas les mêmes réflexes, les mêmes possibilités qui peuvent être faites. Et puis je vous le disais, il y a des enjeux spécifiques sur la région Île-de-France au regard du volume de voyageurs chaque jour, mais il y a pas que la région Île-de-France.

Et donc il y a aussi cette inquiétude en ruralité et l'objectif c'est de généraliser notamment la descente à la demande. C'est-à-dire que on peut garantir en fonction ici d'un bus par exemple et bien si vous voulez descendre entre deux arrêts parce que ça va vous rapprocher de chez vous parce que vous avez besoin de changer votre trajet parce que vous avez un doute et bien descente à la demande qu'on veut généraliser. Donc ça c'est quelques exemples de voilà sur la détection, sur l'accompagnement, sur les signalements, sur la formation et sur l'attention qu'on a aussi pour les territoires haut qui est de nature, on l'espère, à garantir la liberté de chacune.

Tout tout ça fait l'objet d'une charte d'engagement que vous avez signé cet après-midi. Il y en a une autre de charte d'engagement que vous avez signé récemment avec quatre quatre applications de rencontre pour lutter contre les les gâpans homophobes. Donc on est dans un autre registre, mais qu'est-ce que ça donne les premiers retours sur ce sur cet engagement ?

Qu'est-ce que qu'est-ce que ça pour ceux qui nous regardent ? Quoi ? Unapin homophobe ?

Ça veut dire que vous êtes sur une application de rencontre comme des millions de personnes à travers le monde parce que c'est d'abord un outil de liberté, de pouvoir faire confiance, de pouvoir rencontrer quelqu'un et malheureusement il y a un faux profil qui s'est créé qui joue justement sur votre confiance qui va vous donner un rendez-vous et puis ce rendez-vous au moment où vous arrivez ça se transforme en un guetapant. C'est-à-dire des hommes parce qu'en général ce sont des hommes qui vous attendent, qui vont vous tabasser, qui vont vous frapper, qui vont vous menacer, qui vont vous insulter, qui vont vous humilier. À tel point évidemment que vous s'en sortez avec des séquelles qui sont des séquelles physiques et même des séquelles psychologiques sur les différents gapans malheureusement que notre pays a eu à connaître.

Certains ont eu comme conséquence que des personnes n'ont pas réussi à se remettre de ce qu'elles avaient vécu et donc ont été jusqu'à mettre fin à leur jour. Donc on parle de ça, on parle d'homophobie, on parle de transphobie, on parle du fait que au regard de l'orientation sexuelle, de l'identité qui est la vôtre et qui ou qui est supposé être, et bien on vous tend un piège et ça peut malheureusement conduire au pire. Donc ce qu'on a fait c'est quoi ?

C'est agir avec les plateformes. Parce que l'idée c'est pas de restreindre là encore la liberté. C'est comme sur les transports, on veut pas que les gens changent leurs habitudes, restreignent leur liberté.

On veut garantir la liberté partout. Et bien c'est sur les sur les transports, vous avez des engagements très précis, très concrets que vous venez de détailler des plateformes par exemple pour les choses qu'on est uniquement dans dans l'univers virtuel. On est dans l'univers virtuel mais qu'il y a des conséquences dans la vie réelle et donc il y a pas de raison en fait que les règles changent.

Par contre, il faut des règles différentes et renforcées parce que c'est pas les mêmes outils. Donc, deux engagements, la question des faux profils. Et bien, on pourra avoir maintenant des profils vérifiés, c'està-dire que vous allez vous inscrire sous votre réelle identité.

Donc on va vérifier votre identité, même si après vous pourrez échanger vers pseudo. Évidemment, pour des raisons évidentes, certaines personnes ne veulent pas que leur entourage par exemple connaisse leur orientation sexuelle. Donc ils pourront continuer à échanger son pseudo mais une identité vérifiée.

Et donc ça veut dire que quand vous vous échangez avec un profil vérifié, vous dites qu'à priori c'est une personne quand même en qui vous pouvez avoir plus confiance. Deuxième exemple sur les getapant si malheureusement le pire devait arriver et bien le premier réflexe des personnes qui vous ont entendu un piège c'est quoi ? C'est de supprimer le faux profilant comme ça on pourra pas me retrouver. ant les plateformes se sont engagées à garder les données pour que ces données puissent être utilisées dans le cadre ensuite d'une enquête judiciaire et donc que des condamnation puisse avoir lieu.

Donc l'idée c'est vraiment que les auteurs, les agresseurs renoncent en fait à tendre ces pièges parce qu'il y aurait des conséquences très claires, des conséquences judiciaires, des sanctions, des condamnations qui tomberaient. J'ai une question de liée à l'actualité qui n'a rien à voir mais on a eu la le 2e tour des municipales dimanche dernier. On peut dresser le le le portrait robot des mes aujourd'hui.

Donc on sait qu'il y a à peu près autant de conseillères municipals que de conseillers municipaux grâce à à l'extension de la parité. Lo pouvit facilement s'appliquer par rapport au doutes que certains émettaient. Alors c'est vrai par contre par contre on a à peine plus de 22 % de femmes mères à l'issue de ce second tour.

C'est un petit point de plus qu'en 2020, donc c'est pas beaucoup. Et surtout en fait parmi les 42 villes de plus de 100000 habitants, il y avait 12 femmes mères en 2020. Aujourd'hui, il y en a plus que H.

Comment est-ce qu'on peut et qu'est-ce qu'il faudrait faire en qu'est-ce qui manque pour arriver à faire en sorte que la parité qu'on a au niveau du des conseillers municipaux élus se puisse se traduire par une parité effective au niveau des maires ? dans les exécutifs qu'on ait autant de mer sur les têtes de lis, c'est aussi l'engagement des partis politiques. Qui sont-ils en capacité de présenter ?

Est-ce qu'il présente autant d'hommes que de femmes aussi ? Ben en tout cas, c'est sûr que c'est un engagement, c'est-à-dire que évidemment, je parle des très grandes ville parce que les villes que vous évoquez sont des villes où il y a des investitures de partis politiques et donc là c'est aussi une responsabilité des partis politiques d'accompagner compris le vôtre parce que vous les deux grandes villes que vous avez gagné c'est de mè hom. Je je mets évidemment tous les partis politiques et puis après il y a aussi l'ancrage local et territorial qui est le vôtre. la manière avec laquelle vous êtes engagé depuis des années.

Vous prenez les deux exemples en effet de Bordeaux et NC, Thomas Casnav et Antoine Armand. Ça fait des années et des années qu'ils sont engagés sur ce territoire et qu'ils ont permis d'ailleurs euh qu'une alternance se produise. Mais après, encore une fois, c'est là où je le soulignais euh un peu en souriant, mais quand la loi sur la parité a été adoptée, on a entendu compris sur votre plateau énormément d'hommes venir expliquer que ce ne serait impossible à appliquer, que on n'arriverait pas à faire de liste, qu'on allait à la catastrophe, on n'aurait plus de conseillers municipaux, on n'urait pas de conseil municipaux complet.

La vérité, elle est évidemment tout. Il n'y a eu que 66 communes qui n'avit pas pour des raisons de parité. D'ailleurs, c'est un défaut d'engagement et une difficulté d'engagement parce qu'être maire, être conseiller municipal notamment dans les territoires les plus ruraux, c'est un engagement de tous les instants.

Vous êtes maire H24 7 jours sur 7 et donc c'est plutôt un enjeu de comment on renforce l'accompagnement aussi pour les élus locaux et l'accompagnement pour les maires mais en tout cas la parité elle existe donc aujourd'hui et c'était la première fois première élection 100 % paritaire et je pense que ça c'est quand même une bonne nouvelle. Ça démontre évidemment que c'était possible. Ça démontre évidemment que les femmes s'engagent partout et qu'il est donc possible d'avoir ce niveau d'engagement partout en France.

Vous êtes aussi chargé de la lutte contre les discriminations. Rorberger, quand vous entendez le maire euh nouveau maire LFI de Saint-Denis dire que pour un argent public de sa ville, il ne sera pas possible de pouvoir rester en ayant l'ambition de porter une option politique qui a été battue dans les urnes. Est-ce que vous considérez que c'est de la discrimination en raison d'opinion politique ?

Oui, mais je considère que surtout c'est une atteinte grave aux principees républicain et normalement évidemment aucun maire ne peut et ne doit se comporter comme ça. D'ailleurs, le gouvernement l'a rappelé à l'ordre pour une raison évidente, c'est que les agents municipaux euh qui sont pour un certain nombre contractuel ou fonctionnaires, ils sont pas là pour exprimer des idées politiques, ils sont là tout simplement pour servir servir les Français, servir les Françaises. Et donc se dire que en fonction d'opinion politique, il serait limogé du jour au lendemain.

Parce qu'en fait c'est ça, c'est de se dire qu'on va limoger du jour au lendemain des hommes et des femmes. Pourquoi ? Parce qu'ils auraient servi sous une municipalité précédente.

Parce qu'ils seraient devenus du jour au lendemain incompétent. Qu' des choix sur un cabinet, c'estàdire ceux qui vous entourent pour faire de la politique. Ça c'est évidemment logique et est absolument légitime et tout le monde le comprend.

Mais sur celles et ceux qui servent la République, je crois que là on Et qu'est-ce que vous allez faire en tant que ministre chargé de la lutte contre les discriminations ? On l'a rappelé à l'ordre y compris le ministre de la fonction publique parce que de toute façon ce ne sont pas les règles de notre état de droit. Ce ne sont pas les règles de la République de limoger quelqu'un à raison de ses opinions politiques alors qu'il sert que ce soit la République, que ce soit l'État, que ce soit l'hôpital public, que ce soi les collectivités territoriales.

Et donc je pense et ça démontre aussi ce qui se passerait euh si de telles personnes arrivaient à des responsabilités de nature différentes. C'est-à-dire que là, on parle de municipalité. Euh aujourd'hui, on a quand même le risque dans notre pays d'avoir un second tour qui pourrait se jouer entre le Rassemblement national d'un côté et la France insoumise de l'autre.

Est-ce que ce sont ces valeurs qu'on a envie de voir être mises au premier plan dans notre pays ? Je crois pas. Et ça c'est notre responsabilité aussi de garantir qu'il y a un autre choix pour les Français en 2027 qu'uniquement cette option espèce de tenaille identitaire entre la France insoumise et le Rassemblement national. ce duel absolument mortifur et on a encore le temps d'agir et de nous mobiliser pour garantir qu'une alternative puisse exister.

Il y a eu une poignée de mairie en fait dimanche soir où il y a eu des scènes choquantes de mer battues qu'on se puit. Ça concernait qu'un tout petit nombre de mairies et des débordements en fait qui sont devenus qui ont qui ont qui ont été beaucoup montrés partout. Est-ce que est-ce que qu'est-ce que ça nous dit du de l'état du pays aujourd'hui ?

Est-ce que le président la République a eu raison de parler de sédition ? C'est pas un petit peu fort par rapport à ce moi. J'ai réagi immédiatement parce que certaines de ces scènes malheureusement se sont produites dans mon propre département dans les c'est-à-dire on parle quand même de ma quel que soit leur opinion politique qui ont servi qui ont servi pendant 6 ans, pendant 12 ans, parfois plus.

Ils ont été battus. Ça s'appelle la démocratie. Ils n'ont pas remis en cause le fait d'être battu.

Ils ont annoncé les résultats, ce qui est quand même une épreuve. Vous êtes maire sortant, vous êtes battu. Vous venez pour annoncer les résultats que vous êtes battu.

Conuyait, c'était très c'était lamentable. C'était très choant. Mais c'est pour certains, ils ont dû être raccompagnés, protégés protégés par les forces de l'ordre de peur carrément qu'il y ait des atteintes physiques.

Donc c'est absolument insupportable. Ça s'est passé dans quel mairie ? Ça s'est passé ?

Dans les mairies notamment que la France insoumise a remporté ou avec le soutien de la France insoumise dans la très grande majorité des cas. Ça concerne tant des maires qui étaient des maires du Parti socialiste que des maires LR qui ont été en effet remplacés. Et je pense que oui, je pense que ça devrait choquer l'ensemble des Français et je pense que les Français ont été très choqués par ça de se dire qu'on a des m on a des mères comme ça.

Ça connait vraiment un tout petit nombre de communes et on on a l'impression qu'en fait on serait au bord de l'implosion. et on n pas au bord de l'osion dans notre pays mais on est en risque on est on est en risque républicain on risque démocratique en fonction vous dites pas comme Gérald Darmanin il y a un sentiment prérévolutionnaire électoral en tout cas ce que je vois moi c'est qu'il y a eu une forme de dégagisme qui s'est exprimé dans un certain nombre de communes et que ce dégagisme va parfois jusqu'à des atteintes qui peuvent être des atteintes physiques à l'encontre d'élus de la République. Et si là-dessus on n'est pas tous d'accord pour le dénoncer, alors je crois qu'il y a un certain nombre en effet de responsables politiques qui se mettent à l'écart de la vie démocratique et républicaine quand ils sont même incapables de dénoncer ces faits qui je crois ont eux choqué les Français.

Vous nous disiez, je reprends vos mots, vouloir éviter un un duel mortifère entre le Rassemblement national et la France insoumise hier 90 élus de la droite et du centre ont signé une tribune, un appel à l'Union de la droite et du centre. Vous l'avez pas signé ? Alors, c'est d'abord les parlementaires euh qui ont souhaité euh signer euh cette tribune et je les en remercie.

Oui, mais oui. Gérald Arrmanan, moi-même, Ellisabeth Born, on est un certain nombre accompagné ce mouvement et pas forcément avoir à avoir signé. En tout cas, mais ce qui est important c'est que cette tribune, elle soit sortie.

Ce qui est important, c'est que les parlementaires ont dit une chose très simple, c'est que si on n'est pas capable de s'entendre, si on n'est pas capable de parler d'une même voix en 2027, alors on sera responsable non pas uniquement de notre élimination et l'élimination de nos idées, on sera responsable d'offrir aux Français uniquement un choix entre l'Enouise. Je pense que notre pays mérite mieux que ça, vaut mieux que ça, mais ça suppose un peu de responsabilité, un peu de courage, la capacité qu'on a à faire et à faire ensemble. Et les élections municipales, alors je sais que certains veulent pas que ce soit le premier tour de la présidentielle, mais les élections municipales, elles disent quand même quelque chose sur l'état du pays et sur le fait qu'en tout cas, à chaque fois qu'on a réussi à être uni, soit on a gagné, soit on était en passe de lettre, y compris dans des communes où on nous attendait pas du tout, je pense à Clermon Ferrand par exemple ou même à des surprises qui ont existé à à Nant et là où on a été divisé singulièrement à Paris, il s'est passé quoi ?

On a fait réélirant. Donc il faut absolument qu'on évite ce poison mortifère de la division. Ça c'est le poison mortifère de la division.

Ça concerne tout le monde. La la gauche hors et les filles se pose la question, le centre se pose la question, la droite se pose la question, tout le monde dit primaire, pas primaire. On a l'impression qu'à l'arrivée, ce sera bah euh toi, toi d'abord retire ta candidature et puis moi je verrai après ce que ce qu'on fait avec un système comme ça.

Personne n'arrivera à vous savez très bien que moi je plaide pour la primaire depuis des mois. Je vois que de plus en plus de voix s'élèvent pour demander que cette primaire puisse exister. Moi je trouve que on gouverne depuis maintenant 18 mois ensemble.

Ensemble ça veut dire quoi ? Ça veut dire Renaissance, le modè horizon, l'UDI, les républicains. Ça fait 18 mois que les français en vous dites pas comme Laurent Voquet jusqu'à quand on gagne à Bordeaux, quand on gagne à NC, quand on gagne à Clermontferrand, c'est comment ?

C'est de cette manière-là, c'est ensemble. Et quand on, c'est justement qu'on a eu plusieurs candidatures de premier tour qui ont créé une incapacité ensuite à s'entendre. Aujourd'hui, mon sujet c'est pas est-ce qu'il y a des gauches irréconciliables, des droites irréconciliables ?

Le risque c'est que ce soit le pays qui soit irréconciliable. Le risque, c'est qu'il y ait des fractures telles qu'à la fin, on n'arrive plus à faire et à faire ensemble. Donc on doit et c'est un impératif qui est un impératif politique et qui est presque un impératif moral en fait assumer cette candidature unique.

S'il y a d'autres instruments que ceux de la primaire, s'il y a d'autres possibilités d'union que celle de la primaire, je serai la première à les accompagner à les soutenir. Mais il faut un instrument. Vous dites pas au vu des sondages, au vu des sondages, Édouard Philippe pour le moment est le mieux placé, c'est lui notre candidat.

J'ai vu un sondage en effet où Édouard Philippe était le mieux placé. Moi, je me base pas uniquement sur les sondages parce que les instituts de sondage eux-mêmes vous disent qu'ils sont des photographies, sont pas des projections sur ce qui pourrait se passer dans un an ou dans 18 mois. Et regardez sur les élections municipales où parfois, y compris de tr jours avant l'élection, les sondages nous donnaient des résultats qui étaient largement distanciés ensuite par le vote final des Français.

Donc se dire on verra bien, se dire écoutez rassurez-vous, on se désistera les uns les autres en octobre, en novembre, en décembre, en janvier. Moi, j'ai pas envie qu'on attende que ce soit trop tard. C'est quand pas trop tard ?

Il faut une primaire quand du coup ? À l'automne. Une primaire à l'automne.

À l'automne. Parce que si c'est trop tard, il se passera quoi ? Mais il se passera qu'on sera responsable encore une fois l'élection du Rassemblement national dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux que ça.

Vous très candidate à cette primaire. Moi, je fais déjà en sorte qu'elle existe. Je fais les choses dans le bon ordre.

Je me suis mobilisé pour les élections municipales. Je me mobilise en action au sein du gouvernement. On a parlé de sujets qui sont importants.

On a parlé de sécurité des personnes. On a parlé de liberté des Français, que soit dans les transports, que soit la lutte contre les violences qui s'exerce contre certains d'entre eux. Donc moi, je suis au travail et je fais en sorte qu'on puisse avancer sur une candidature unique parce que je pense qu'elle est vitale pour notre juste la la primaire, pas jusqu'à pas jusqu'à Saracnafo.

Vous savez, je vais vous donner un exemple très concret. Moi, j'étais à Berlin la semaine dernière à Berlin où j'étais avec la ministre de l'éducation nationale au mémorial de la CHOA à Berlin. Je rencontre une enseignante qui me dit "Voyez, dans mes élèves, il y en a qui croi même pas qui croient pas à l'holocauste." Pourquoi ?

Parce que certains de leurs parents sont engagés à l'AFD. L'AFD c'est le parti d'extrême droite allemand, le parti de Serac Nafo et d'Éric Ric Zemour au Parlement européen. Ça c'est très concret.

C'est un parti qui nous dit sur la lutte contre l'antisémitisme qu'il faut qu'à un moment on abandonne un peu la mémoire, qu'on en a trop fait, que ce serait bien qu'on tourne la page, que ce serait bien qu'on passe à autre chose. Quand on voit ce qui se passe dans toutes nos démocraties sur la lutte contre l'antisém, non, je crois pas qu'on en fasse trop. Je crois qu'on en fera jamais assez pour garantir que cette mémoire soit transmise et garantir que cet enjeu démocratique sur la lutte contre l'antisémitisme soit pré à brc.

Donc Sarah Knafo par principe est totalement jusqu'à la gauche républicaine. C'est ce que dit Gérald Armanin. Moi on parle au français.

Moi le sujet il est pas uniquement les partis, il est de parler aux français. Après je pense qu'il faut de la cohérence aussi sur ce qu'on a à défendre et sur ce qu'on a à dire. Je crois pas que les Français comprendraient une primaire qui irait d'une partie du parti socialistme parce qu'en plus faudrait choisir au sein du Parti socialiste jusqu'au républicain.

Je ne crois pas à ça. Je pense qu'il faut une clarté républicaine. Ça veut pas dire qu'on peut pas s'adresser à tous les électeurs.

Je pense qu'il y a beaucoup des électeurs de gauche gauche républicaine laïque notamment qui ne se reconnaît pas aujourd'hui dans les options qui sont proposées et présentées et qui peut se reconnaître demain dans une candidature centrale qui serait présentée comme elle s'y est reconnue en 201. Dernier mot. Comment vous trouvez un candidat commun avec les LR quand vous avez un Bruno Retaillot, président du parti, qui dit "Un candidat macroniste ne gagnera jamais la présidentielle".

Mais moi, j'entends d'autres membres des Républicain notamment Gérard Larchet, président du Sénat qui dit d'autres choses et qui dit que justement dans le cadre d'une primaire, c'est au français de choisir quelle serait la meilleure option pour eux pour demain les représenter et nous permettre de gagner parce que cette élection, nous pouvons la gagner mais nous pouvons la gagner que si nous sommes unis. Merci Hurore berger.