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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 mai 2025 26 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSécuritéEurope & international

Agnès Evren : « Bruno Retailleau incarne une droite qui ne s’excuse plus »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelle une choisissez-vous ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Vous attendiez un tel score pour Bruno Retailleau ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que avec Bruno Retailleau au gouvernement, il y a un risque de dilution dans le macronisme ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la majorité de droite sénatoriale est hostile à cette réforme du scrutin municipal ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Craignez-vous que le retard à l'allumage à droite défavorise votre camp pour les municipales ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites à David Lissard sur la compétition à droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Agnès EvrenChiffre
    « Nous étions à 43000 adhérents au mois de janvier. Nous sommes désormais 120000. »
  • 1:45Agnès EvrenChiffre
    « On a triplé le nombre d'adhérents. »
  • 5:15Agnès EvrenFait
    « Les maires d'arrondissement ne siégeront pas obligatoirement au Conseil de Paris. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et on va revenir sur ces sujets avec vous Ania. Sevren vous êtes sénatrice à l'air de Paris mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale. On commence par la une du Dauphiné.

C'est la désillusion pour Lauren VO à la une du journal Douche froide pour l'ancien président de la région Auverne Ronalpe qui sort affaibli de cette élection interne. La une journal de Sonéloir c'est une autre élection une législative partielle qui avait lu hier dans le département sans vert le candidat du RN en tête. Martin le candidat LR sur ces talons les LR qui pourrait bien prendre cette circonscription remportée par le RN en juillet dernier dont l'élection a été invalidé les LR qui progresse de plus de 6 points et puis la dernière c'est celle de Corse Matin pénurie de pédiatre les parents peinent à trouver un pédiatre pour leurs enfants.

Les médecins généralistes tentent de palier le manque mais ils ne peuvent pas tout faire. Quelle lune choisissez-vous ? ben la législative partielle en sonnéloire parce que c'est tout à fait symbolique en fait de la remontada de la droite.

Euh s'il y a aujourd'hui un parti euh qui progresse dans toutes les élections notamment partielles récemment, ce sont euh les LR euh et euh voilà, ça symbolise en fait euh désormais euh l'espoir qui renaît en France pour une droite qui désormais, j'allais dire retrouve toute sa crédibilité et de nouveau écoutée. On le doit évidemment aussi à Bruno Retaillot. Bruno Retaillot qui a donc gagné hier, qui a remporté le vote des militants 74 % des suffrages.

Vous attendiez un tel score ? Très franchement, je m'attendais pas à un tel radaré. Évidemment, c'est une victoire qui est incontestable et incontestée.

De ce point de vue-là, c'est important parce qu'au moins il n'y a pas de comment dire de contestation possible. Et c'est un principe de réalité désormais. c'est qu'aujourd'hui il a toute légitimité non seulement au sein de notre famille politique mais aussi je pense au sein du gouvernement et ça va renforcer le ministre de l'intérieur qu'il est pour faire avancer évidemment tous les sujets qui portent à cœur de nos électeurs, les questions d'immigration, les questions de sécurité.

Donc une très très forte enfin voilà un résultat très net qui va évidemment dans l'intérêt de notre famille politique. Et je pars du principe aujourd'hui que nous aurons besoin des deux. Nous aurons également besoin de le renvoquer.

Vous savez, on nous donnait pour mort politiquement. On nous donnait pour mort politiquement. On a eu un accident industriel avec 4,5 % à la présidentielle.

Il y a eu la sission avec Eric Sioti et on est aujourd'hui redevenu depuis qu'on a accepté d'entrer au gouvernement le premier parti de France. Puisque nous étions à 43000 adhérents au mois de janvier. Nous sommes désormais 120000.

On a triplé le nombre d'adhérents. Ça démontre bien qu'il se passe quelque chose à droite. Moi, je donne l'exemple de la Fédération de Paris que je préside.

Au 4 janvier, on était à 2800 adhérents, on est aujourd'hui à 10200 adhérents. Et donc, je pense que c'est d'abord l'effet euh de l'entrée de la droite au gouvernement. À l'époque, je me souviens parfaitement bien que Lauren Vokier était tout à fait d'accord pour éviter d'avoir une extrême gauche en fait au gouvernement. en tout cas une gauche pilotée par l'extrême gauche et que une gauche mélanchonisée, c'est ce que dit B. exactement une gauche mélanchonisée et et c'est vrai que la France était au bord du chaos après la dissolution avec aucune perspective en fait gouvernementale sérieuse qui se dégageait et donc la droite a pris ses responsabilités et je pense que si elle a repris des couleurs cette droite c'est justement parce que ce jour-là elle a dit oui pour ne pas regarder la situation de loin ou ne pas se retirer sur son avent alors que la France encore une fois était dans une situation d'instabilité politique.

C'est c'est l'entrée au gouvernement ou où il y a un effet retaillot sur la personne ? Retaillot. Attendez, c'est deux choses différentes.

On a commencé à retrouver un peu d'écoute auprès des Français à partir du moment encore une fois où on s'est retroussé les manches pour rentrer au gouvernement et éviter le danger de la gauche. Ensuite, moi je l'ai vu dans ma fédération, dès la déclaration de candidature de Bruno Rotaillot, on a enregistré 42 % d'augmentation d'adhésion. 42 %.

Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui Bruno Rotaillot est non seulement un des piliers du gouvernement et il incarne au sein du gouvernement une droite qui ne s'excuse plus, une droite qui ne veut plus raser les murs, une droite comment dire qui est dans la clarté, dans la fermeté avec une boussole, le retour à l'ordre. Et ce qui est intéressant en fait dans cette dans son profil, c'est que je le vois bien dans tous les phons, dans toutes les réunions publiques qu'on a faites, c'est qu'en fait désormais, il a réussi à élargir le socle électoral de la droite en faisant revenir vers nous des déçus d'Emmanuel Macron, des déçus d'Éric Zemour et des déçus de Marine Le Pen.

Et ça c'est important parce qu'en fait il a une capacité de rassemblement. C'est vrai que fondamentalement rien ne les différencie véritablement idéologiquement. Ce qui fait la Oui, parce qu'on peut pas dire que le renvoqué ce soit la droite qui s'excuse non.

Absolument. Absolument. Les deux sont dans une droite qui enfin s'assume, ose s'assumer telle qu'elle est.

Et ça, ça change tout parce que ça fait 12 ans qu'on est éloigné du pouvoir parce que beaucoup de nos électeurs considéraient qu'on passait notre temps à trahir nos convictions, à montrer les muscles et une fois qu'on était au gouvernement à renier nos propres convictions. Donc oui, c'est vrai que ça a permis cette droite très claire, très ferme sur le régalien, ça a permis de faire revenir vers nous des électeurs parce que vous savez en fait les électeurs de gauche comme de droite d'ailleurs sur ces questions-là ne supportent plus en fait l'eau tiède et les discours d'ambiguïé. Et c'est la force justement de de Bruno Rotaillot d'avoir un parler vrai, d'avoir une forme de franchise et d'avoir une colonne vertébrale.

Et aujourd'hui, alors qu'il y a une forme de perte de repère, d'avoir un homme qui est un vrai rock qui dit exactement les mêmes choses depuis 10 ans. C'est vrai qu'il a une forme de constance et de cohérence. qu'il soit ministre de l'intérieur, candidat à la présidence des LR ou président du groupe au Sénat, il y avait une harmonie dans tous les discours qu'il a tenu et ça c'est vrai qu'on a besoin de encore une fois de cette de cette constance.

C'est une vraie qualité en politique. On va écouter Laurent Voquet, il s'est exprimé hier peu de temps après l'annonce des résultats. Il était dans son fief du puit envelet.

Il appelle à l'unité mais il a quand même glissé un message au ministre. Bruno Retaillon. On l'écoute.

J'ai toujours dit qu'il fallait additionner plutôt que de diviser et je le pense ce soir plus que jamais. Évidemment, il faut faire en sorte que nous soyons unis pour gagner parce que divisés, nous sommes sûr de perdre. Ma conviction reste la même.

Il faut rassembler toute la droite et il faut porter un procès de rupture et nous ne pourrons le faire si nous sommes dilués dans le macronisme. Est-ce qu'avec Bruno Raille au gouvernement, il y a un risque de dilution dans le macronisme ? Écoutez, c'est l'exacte.

Euh d'abord parce que la stratégie de Bruno Retaillot d'être membre du gouvernement a été validée par les militants et les adhérents. Vous savez, beaucoup confondent les militants et les adhérents. Moi, je le vois euh à Paris, dans ma fédération, euh sur les 10200, 73 % sont de nouveaux adhérents.

Et ces adhérents là en fait partent du principe que c'est beaucoup plus courageux finalement d'essayer d'être au gouvernement et de faire ce qu'on peut parce qu'il y a pas de majorité absolue parce qu'on n'est pas dans un gouvernement de majorité de droite, on est dans un gouvernement de coalition et plutôt que d'être sur le banc de touche, d'être au sein du gouvernement et d'essayer de livrer bataille contre l'extrême gauche. Oui, c'est beaucoup plus courageux. Et donc le corps électoral a beaucoup évolué.

On a des adhérents aujourd'hui qui considèrent qu'on est un parti de gouvernement et que bien évidemment on doit être au sein du gouvernement pour faire avancer tous les sujets qui leur tiennent à cœur et notamment sur la sécurité et l'immigration. On voit bien que ce sont des préoccupations des Français qu'on ne peut pas attendre 2 ans. On va pas attendre que tout s'écroule entre guillemets pour finalement essayer dans 2 ans de revenir.

Non. En revanche, ce dont je suis absolument sûr, c'est que, comme je le disais, Bruno Rotaillot a une colonne vertébrale. Dès lors qu'il sentirait que une ligne range est franchie par rapport à nos convictions, par rapport aux positions de la droite, je suis vraiment convaincu qu'il prendrait ses responsabilités, qu'il pourrait démissionner du gouvernement.

Ça serait quoi une ligne rouge sur le budget par exemple ? Sur le budget par exemple, ça peut être ça peut être alors après, il faut regarder les choses telles qu'elles sont. Il y a un principe de réalité, c'est qu'il est aujourd'hui l'une des personnalités les plus populaires en France parmi les personnalités politiques.

Pourquoi ? Parce que c'est vrai que sa présence au gouvernement lui a donné aussi une exposition médiatique, lui a donné une forte légitimité médiatique et qu'il est désormais, c'est vrai, un peu plus connu des Français, il ne l'était pas auparavant. Et donc je pense que cette présence au gouvernement est une force.

Mais en effet, il faut faire attention à ne pas se diluer dans le macronisme parce qu'aujourd'hui nous notre objectif c'est d'incarner une espérance, d'incarner une alternance justement au macronisme et d'avoir surtout et ça c'est absolument essentiel parce que Laurent Vier a raison de parler du rassemblement. Pour moi, désormais, tout commence tout commence sur deux points de vue. D'abord, il y a le défi du rassemblement, ensuite le défi des idées.

Le rassemblement, il est absolument essentiel. Les électeurs, nos militants, nos adhérents ne supportent plus les guerres frag. Mais vous avez un doute.

Est-ce que vous regrettez par exemple que Laurent Voquetier ne soit pas venu hier au siège du parti ? Est-ce qu'il aurait été ce table d'avoir une photo de famille avec les deux candidats réunis ? Ouais, j'espère que ça viendra.

J'espère que ça viendra parce que on ne peut plus se permettre. C'est pas parce qu'on a eu cette remontada que la droite est de retour pour autant. Ça reste encore fragile évidemment.

On doit faire nos preuves, on doit travailler sur le projet. Vous savez le problème de la droite c'est qu'elle n'a plus de contenu. C'estàd que là on a réglé le problème du contenant.

Maintenant il faut se mettre sur le contenu. Combien de fois j'ai assisté à des réunions où on parlait des querelles des personnes et jamais du fond ? Désormais, il faut véritablement réfléchir, comment dire, à comment est-ce que la droite peut accompagner toutes les évolutions sociétales d'aujourd'hui.

La droite n'a pas de projet identifié puisqueà tout moment, on se disait tiens ben la droite, elle peut se rallier à Macron ou alors elle s'aligne sur les positions du RN. Mais on n pas de positionnement idéologique clair. Et Bruno Rota a dit hier, il va falloir parler de tout.

Est-ce que vous êtes trop centré sur les sujets de sécurité, d'immigration ? Est-ce qu'il va falloir élargir le spectre ? Mais c'est c'est la base d'un projet identifié.

On a un marqueur, nous c'est aussi l'économie. Nous sommes libéraux sur le plan économique. On doit parler évidemment plus d'économie, plus de d'écologie.

Comment concilier la transition écologique avec la croissance économique ? On doit parler aux jeunes. Vous vous rendez compte que on s'est coupé de la jeunesse.

Aujourd'hui, quand on regarde les dernières élections, 95 % des jeunes n'ont pas fait le choix de la droite. Et puis il y a un autre sujet, c'est qu'on s'est coupé aussi de l'électorat urbain. On n plus aucun député dans une ville de plus de 100000 habitants.

Donc il faut savoir reparler aux jeunes, il faut savoir reparler à l'électorat urbain sur toutes ces questions d'écologie, sur les questions aussi euh culturelles. Mais je le redis, ces deux défis c'est maintenant, c'est le défi des idées, d'avoir de nouvelles idées. Ça fait 10 ans que la droite n'a pas véritablement réfléchi.

Et de ce point de vue-là, Bruno Retaillot, je pense à une longueur d'avance pour le coup, c'est le seul qui alimentait le logiciel intellectuel de la droite parce que il a cette appétence pour être dans la réflexion, pour apporter des idées. Et encore une fois, oui, vous avez raison, c'est pas seulement les questions régaliennes, c'est aussi tout le reste. Il est le candidat naturel pour 2027 désormais.

Oh, vous savez comme il le dit lui-même, colline après colline, là il a dépassé une colline, ce qui est déjà chose. Exactement. Et et désermais, il doit tout faire pour préparer la droite justement à présenter à la fois un projet présidentiel et on va s'y atteler dès aujourd'hui.

J'en suis absolument. les questions des incarnations. Franchement euh pour moi, moi je suis, je le dis personnellement contre la primaire parce que ça fracture initialement notre camp et puis surtout c'est très difficilement réconciliable.

Ensuite, moi je pense qu'il faudra se rassembler derrière le mieux placé parce que si il y a plus bon, on verra en fonction de son, en fonction de sa popularité, en fonction de l'adhésion de nos électeurs, de nos militants. Donc si vous deviez choisir aujourd'hui, c'est Édor Philippe. Ah, pas du tout.

Non parce c'est dans 2 ans. Non mais je suis d'accord avec vous mais nous on va pas mettre notre drapeau l'air dans la poche. Édouard Philippe en a parfaitement conscience hein.

Ça n'enlève rien ses qualités mais aujourd'hui on voit bien que l'air ren de ces cendres c'est pas pour ensuite aller se ranger derrière tel ou tel candidat. Donc il y aura un candidat un étendard. Après voilà, encore une fois, on est on est à 2 ans.

Je dis juste qu'aujourd'hui l'espoir renaît à droite et que la droite LR souhaite incarner également une alternance crédible au macronisme. Et la prochaine étape, ce sont les municipales. Mais quel sera le mode de scrutin à Paris, à Lyon, à Marseille ?

Une loi veut le modifier pour permettre une élection plus directe du maire ? Le texte arrive au Sénat cette semaine. On va en parler avec Alex Poussard. [Musique] Bonjour Alex.

Bonjour Arian. Bonjour Agne. Bonjour.

Et Alex, le Sénat va donc examiner une proposition de loi qui prévoit de changer le mode de scrutin au municipal à Paris, à Lyon, à Marseille. Mais d'abord, on va rappeler en quoi les municipales dans ces trois grandes villes sont différentes des autres. Ah oui, ben on le rappelle dans la majorité des villes françaises, les électeurs élisent des conseillers municipaux.

Ces conseillers ensuite Élisent le maire de la ville. Mais dans ces trois grandes villes Paris, Lyon et Marseille, les habitants n'élissent pas des conseillers municipaux mais ils élissent des conseillers d'arrondissement ou de secteur. Exemple l'électeur parisien qui vit dans le 15e arrondissement et bien il va élire des conseillers de la mairie du 15e arrondissement ou l'électeur marseillais qui habite dans le premier secteur.

Il va élire les conseillers de la mairie du premier secteur. La ville de Marseille est divisée en secteur et ensuite parmi ces conseillers d'arrondissement ou de secteur et bien certains deviennent conseillers municipaux et c'est ensuite que le conseil municipalie le maire. Alors que veut changer cette proposition de là ?

Et bien ce texte porté par euh des députés macronistes et déjà adoptés le mois dernier, adopté largement euh par l'Assemblée nationale. Euh ce texte, il prévoit de rapprocher le mode de scrutin municipal à Paris Lyon-Mseille euh du mode de scrutin euh dans les autres villes. Si ce texte est voté, il y aura deux scrutins euh à Paris-Liyon et Marseille.

Les électeurs élieront directement les conseillers municipaux. Ce conseil municipal éliera ensuite le maire. Ça c'est finalement le mode classique comme dans les autres villes.

Mais les électeurs dans ces trois grandes villes éliront toujours des conseillers d'arrondissement ou de secteur pour ensuite élire un maire d'arrondissement. Ça veut dire que l'échelon de la mairie d'arrondissement sera conservé à Paris, Lyon et Marseille avec ce texte, un texte qui doit s'appliquer pour les prochaines élections municipales 2026, c'est-à-dire dans 10 mois. Quel est l'objectif des défenseurs du texte ?

Et bien euh pour les défenseurs du texte, notamment pour le gouvernement, il s'agit de simplifier le mode du scrutin euh municipal dans ces trois grandes villes, de créer un lien plus direct entre les habitants et euh le maire. Alors euh ce texte, il est porté depuis longtemps par les macronistes parisiens et il a été mis à l'ordre du jour par le Premier ministre François Baou à l'ordre du jour euh du euh parlement euh le gouvernement qui euh dénonce et bien un mode de scrutin trop complexe, peu intelligible, peu intelligible car la différence des autres collectivités communales où on choisit une liste avec un maire à sa tête, là en l'occurrence on vote dans des arrondissements don et on n'est a priori du maire que nous choisirons pour la mairie centrale. Alors, le gouvernement espère que ce texte sera adopté par le Parlement avant l'été pour donc une application prochaine municipal 2026, mais il faut d'abord passer l'obstacle du Sénat qui l'examine durant les deux prochaines semaines et la majorité de droite du Sénat y est plutôt opposée.

Agnè Svren, justement pourquoi la majorité de droite sénatoriale est plutôt hostile à cette réforme du scrutin municipal à Paris Lyon et Marseille ? Alors notre position, elle était très claire. Notre position c'était de dire bien sûr qu'on doit faire entrer dans le droit commun ces trois villes Paris Lyonseille même si en fait elles n'ont strictement rien à voir.

Le sujet c'est que c'est totalement décorrélé du statut de ces villes-là. C'estàd qu'on parle du mode de scrutin mais pas du statut de Paris par exemple. Et nous on a un sujet à Paris, c'est la répartition des compétences entre les mairies d'arrondissement et la mairie centrale.

Donc c'est dommage d'avoir décorrélé les deux et de ne travailler que sur sur le le mode de désignation. Sachant qu'il y a un article 3 dans cette proposition de loi qui est très clair. Cet article 3 dit que désormais les maires d'arrondissement ne siégeront pas obligatoirement au Conseil de Paris.

Or, tout se décide au Conseil de Paris. Donc vous imaginez, moi je suis élu du 15e arrondissement, une mairie de 235000 habitants, c'est l'équivalent d'une ville comme Bordeaux, et bien le maire ne serait pas représenté. Donc ça éloigne les maires d'arrondissement de leurs électeurs.

Moi je vois quand je suis dans le 15e, on me dit "Ben madame la sénatrice, j'ai tel sujet, ben je vais leur dire écoutez moi je ne siège plus au conseil de Paris, le maire non plus. Donc vous irez directement à la mairie centrale. Donc c'est une recentralisation excessive au détriment des mairies d'arrondissement.

Donc bien sûr qu'on est d'accord sur un mode de désignation mais il faut travailler sur la répartition des compétences entre la mairie centrale encore une fois et les mairies d'arrondissement. Ça veut dire que c'est une opposition frontale de la droite du Sénat sur ce texte ou est-ce qu'il peut y avoir un accord pour faire évoluer cette réforme ? On n' pas arrêté de dire il faut amender ce texte parce que ça n'est pas normal que les maires d'arrondissement encore une fois ne siègent plus au conseil de Paris.

Et puis il y a un autre sujet qui semble une telle évidence, c'est que désormais le poids démographique des arrondissements ne pèsera plus dans l'établissement de la liste en fait des conseillers de Paris. Donc là encore, je prends l'exemple du 15e puisque j'en j'en suis l'élu. 235000 habitants.

Aujourd'hui, le maire d'arrondissement a 13 conseillers de Paris qui siègent avec lui. Et bien dans la liste qui sera établie, il pourra en avoir, je sais pas moi, 20 du 8e arrondissement par exemple qui est un petit arrondissement et 0 arrondissement. Donc, quelle est la légitimité d'un conseil de parouille où les plus gros arrondissements ne seraient pas représentés ?

Là aussi, on a proposé un amendement pour travailler en fait sur cette modification, mais les amendements n'ont pas été retenus. Voyez donc encore une fois je le redis c'était oui mais à condition de revoir la répartition à la commission à l'Assemblée nationale. Pour l'instant on n en est pas encore ça va être examiné le 19 mai, je crois.

Et alors si ces amendements si ces amendements sont et bien retenus, adoptés au Sénat, il pourrait y avoir un accord avec le gouvernement. Écoutez, on en est pas là puisque euh on sent qu'il y a une possibilité de de discussion. Non non, je dis j'essaie juste d'expliquer en fait qu'il y a des failles dans cette proposition de loi qui a été mal pensée parce qu'il est vrai que ce sont des députés qui ne siègent pas au Conseil de Paris et qui a un autre problème de forme, c'est que ça s'est fait sans la concertation des mères d'arrondissement.

Quand un maire d'arrondissement disparaît du conseil de Paris, la moindre des choses, c'est quand même d'aller les consulter. Et pareil à Lyon et Marseille, il y a pas eu véritablement de concertation. Donc nous ce qu'on dit c'est que prenons le temps prenons le temps de réfléchir plus globalement de façon plus transversale avec ces trois villes-là au statut de ces villes et au mod mais le temps ça veut dire qu'il faut porter cette réforme au prochaine municipal.

Ben écoutez là c'est on est à mo et même 6 mois de la période de réserve. Donc euh donc prenons prenons peut-être un peu plus de temps, sauf si les amendements évidemment dont je vous ai parlé à l'instant qui répartissent mieux les compétences entre mairie d'arrondissement et mairie centrale sont retenues. Mais donc il faut pas forcément enterrer ce texte et le revoir pour les prochaines municipales.

Ah mais non mais nous ce qu'on a demandé en fait en tant que sénateur et maire d'arrondissement c'est un chantier plus global pour parler des deux sujets pour recorréler en fait les comment dire le statut le statut de civil et le mode de désignation le mode de scrutin. Un dernier mot Alex. Dernière question politique.

Agè Sverren, selon vous, quelles sont les raisons de cette réforme, les raisons profondes politiques ? On parle de par exemple notamment les macronistes parisiens qui voudraient euh gagner du poids euh en terme de de siège au Conseil de Paris. Oui, moi je pense qu'il y a des arrières-pensées politiques évidemment et euh et et moi en tant que président de la Fédération des Républicains de Paris, on a regardé les projections et dans les projections, c'est-à-dire que cette PPL, elle est elle est bien si l'on gagne, mais si l'on perd, on perd tout puisqueen fait dans les projections, nous on passerait euh de 51 conseillers de Paris à 32 ou 33 et ça favoriserait totalement en fait les macronistes et donc par définition Évidemment pour eux c'est très intéressant mais pour nous ce serait assez assez mauvais en fait.

Merci Alex à tout à l'heure. Merci à tout à l'heure. On parlera de l'Union des droites après l'élection de Bruno Rotaillot à la présidence DLR et ce sera à suivre dans une demi-heure.

On va continuer à parler de ces municipales à Paris de la campagne politique. On retrouve Jacques Paquier. Bonjour Jacques.

Merci d'être avec nous. Directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. On va parler de cette campagne déjà bien entamée pour les municipales.

Oui, absolument. Bonjour madame la sénatrice. Bien bien entamé, on a envie de dire à gauche puisqueà gauche il y a plusieurs candidats.

Euh il va y avoir une primaire au sein du PS euh et un candidat chez les communistes. Les propositions fusent de de d'allonger la la part du des voix sur verges piétonnes, de d'interdire le les nouvelles résidences secondaires dans certains quartiers. à droite, on sait que Francis Spinner, Pierrich Bournazel et et même Rachid Adati seront sans doute candidats, mais aucun à ma connaissance ne s'est publiquement euh déclaré.

Madame Éverne, j'aurais voulu savoir si euh vous ne craignez pas que ce retard à l'allumage, si on peut l'appeler comme ça, euh finalement défavorise votre camp. Euh vous êtes vous-même coprésidente d'union capitale, une des trois formations au conseil de Paris issues de de changer Paris. Et puis ma question subsidiaire, soutiendrez-vous naturellement celle qui semble quand même peut-être une candidate naturelle qui est la ministre actuelle de la culture madame Rachida Dati.

Alors d'abord sur le groupe Union capitale, je ne suis plus la coprésidente mais mais c'est pas grave, je suis dans ce groupe-là. Vous savez, comme je le disais tout à l'heure, la droite a perdu l'électorat urbain et Paris symbolise en fait cette disparition de la droite au sein donc des des métropoles comme Paris. Et donc, il est évident que si on n'égit pas notre sol électoral en rassemblant justement toutes les composantes de la droite, on risque euh de ne pas gagner face à une gauche d'ailleurs qui est de plus en plus radicalisée à Paris puisque sur les 18 députés, il faut bien avoir conscience que 12 sont issus du NFP, 12/ 18 et donc on doit être une droite rassemblée et unie, d'où l'importance en effet d'être rassemblée aujourd'hui avec notamment Horizon et quelques renaissances dans notre groupe.

Alors, je crois savoir que Pierry Bornazel, c'est très clairement prononcé, il est clairement candidat et je crois d'ailleurs qu'Edouard Philippe va venir le soutenir dans une réunion le 3 juin. Donc, Francis Piner a déclaré également sa candidature il y a de cela de mois, je crois. Donc maintenant, il faut qu'on travaille là encore sur le projet sur le projet parce que aujourd'hui Paris est une ville qui a été abîmée, qui est une ville polluée, qui est une ville dangereuse, qui est une ville sale et on verra ensuite le sujet des incarnations.

Ça viendra dans un deuxième temps évidemment. Pour l'instant, comme l'a dit Bruno Retaillot, c'est colline après colline. On verra, il l'a dit, il n'y aura pas d'accord d'appareil et je peux vous assurer qu'aujourd'hui on est le premier groupe d'opposition, même si le le groupe au conseil de Paris a éclaté en trois groupes, on reste quand même la première force d'opposition à Annie d'Algo.

Pour vous, madame Dati n'est pas la candidate naturelle compte tenue de sa notoriété notamment. Je je je vous savez, j'ai fait un article dans le Figaro pour dire ce que j'en pensais en tant que présidente de Fédération. Je dis juste qu'on se rangera naturellement derrière la mieux placée.

Donc on verra on verra le moment venu. Est-ce que vous n'avez pas perdu un des moteurs de votre de votre campagne future qui est le l'idalgo, non pas l'idalgo bashing mais enfin le fait qu'elle ne se représente pas ne ne ne ne ne vous complique-il pas la la tâche ? Écoutez, son bilan c'est son principal boulet à Annie Dalgo.

Et donc ça nous posera aucun problème de comment dire de mettre en lumière l'État aujourd' avec une dette abissale, une dette abissale, un chaos de l'espace public et une ville qui hélas est la plus la plus la plus sale d'Europe. Donc ne vous inquiétez pas, on a de quoi faire. Un mot très rapidement Jacques sur votre Oui oui très rapidement.

C'est simplement qu'on est très content parce que pour le 500e numéro du journal du Grand Paris, je sais que Agè Sveren s'intéresse à l'IA. On a demandé à Chat GPT d'imaginer ce que serait Paris en 2050 en ressort une effrayante dystopie qui sonne comme une invitation à agir davantage, c'est-à-dire dans nos colonnes. Ah, merci beaucoup ça avec intérêt.

Merci beaucoup. Merci Jacques Pquier, merci d'avoir été avec nous un dernier mot SV puisque ce matin David Lissard redit qu'il veut une compétition à droite qui aille jusqu'à Éric Zemour pour éviter la compétition la multiplication des candidatures. Qu'est-ce que vous lui dites ?

Il soutenait comme vous Bruno Retaillon. Moi je veux pas de primaire. Voilà moi j'y suis contre parce que ça fracture inutilement notre camp.

C'est très clair. Merci beaucoup. Merci An Sevreden.

Merci d'avoir été notre invité pour revenir sur la victoire de Bruno Rotaillot. On va longuement en parler dans 20 minutes. Ce sera l'objet du club et on va évidemment parler avec notre prochaine invité qui nous rejoint.

C'est Valérie qui prend votre place. Merci beaucoup. Un petit mot, allez-y.

Un petit mot parce que ben c'est une très très bonne nouvelle parce que c'est quand même une figure de l'anticorruption. Donc c'est une bonne nouvelle pour la démocratie, pour l'état de droit. Voilà, c'est le candidat le candidat proe européen qui a remporté hier la la présidentielle en Roumanie.

On va en parler avec Valérie tout de suite. Merci beaucoup Anren d'avoir été avec nous. Yeah.