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InterviewManuel Bompard· 18 octobre 2026 35 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéTravail & emploiInstitutions & élections

🔴 Mobilisation du 17 octobre : Manuel Bompard, invité de LCI !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 66 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir Manuel Bompard, merci d'être notre invité. Vous êtes directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon...

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous ce soir la journée du 17 octobre ?

  • 3:20RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous appelez à la désescalade ?

  • 4:40RelanceRéponse directe

    La manifestation du 5 novembre est-elle responsable ?

  • 5:16OuverteÉludée

    Qui organise les violences ?

  • 6:32RelanceRéponse partielle

    En quoi les violences étaient-elles prévisibles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:30Manuel BompardChiffre
    « l'intersyndicale lycéenne et étudiante demande 10 milliards »
  • 9:03Manuel BompardPromesse
    « il faut mettre des milliards sur la table »
  • 10:09Manuel BompardFait
    « Monsieur Roquette, je trouve ces chiffres absolument lunaires et je crois qu'ils ne correspondent à aucune réalité »
  • 12:02Manuel BompardFait
    « il y a probablement des gens qui ont fait ça »
  • 13:53Manuel BompardFait
    « La police tue »
  • 17:14Manuel BompardFait
    « il y a eu beaucoup de pillage »
  • 18:22Manuel BompardFait
    « Abattez la citadelle abattez le système »
  • 19:00Manuel BompardFait
    « La fin justifie les moyens »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

bonsoir Manuel Bonpart, merci d'être notre invité. Vous êtes directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon qui lui-même est le candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle. Merci d'avoir accepté votre invitation au lendemain du d'une journée chaotique dont on voit certaines répliques, elles sont en direct en ce moment. Il y a eu des affrontements aujourd'hui tout au tour de la place de la République à Paris et et des scènes de d'affrontement des émeutes, des informations nous nous remontent et même de de pillage qu'on qu'on qu'on a vu et auquel on a assisté sous nos yeux. Voilà, la journée elle a été également marquée ce dimanche par une annonce, une adresse exceptionnelle du président de la République à la nation. Mais il y a eu aussi et on tenait à vous

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les montrer parce qu'on va également parler des images de manifestation, une mobilisation importante, 550000 à 800000 personnes mobilisées dans les rues de Paris, d'autres grandes villes, Lille, Marseille, Limoges où également on sait le bâtiment l'hôtel de ville a été incendié mais tout de même une mobilisation importante. On les a en tête, ces mobilisations, elles ont été éclipsées malheureusement, on l'a dit, par des images de violence extrême. Elles se produisent au moment même où où on se parle. Il y a des revendications légitimes, on va pouvoir aller au fond des choses ensemble et il y a ce qui se passe en ce

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moment même, je le disais, place de la République et et aux alentours. ce qui s'est passé hier. Simplement d'abord, avant de rentrer dans le fond des choses, en tant que citoyen d'abord, est-ce que vous déplorez ce qui s'est ? Quelle est votre réaction de compatriote ? Bah évidemment, je pense comme comme une grande partie des Françaises et des Français, je suis euh il y a un mélange de d'émotions et puis un mélange de d'un gros sentiment de de gâchis parce que vous l'avez dit, il y a des revendications extrêmement légitimes qui s'expriment, il y a eu mobilisation extrêmement puissante. Hein, les les chiffres qui sont donnés, quand le le le ministre le ministère de l'Intérieur parle de 550000 personnes, [raclement de gorge] si vous comparez aux autres chiffres du

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ministère de l'Intérieur sur les dernières mobilisations, c'est la plus grande journée de manifestation en France depuis le 1er mai 2023, c'est-à-dire au moment de la mobilisation sur les sur les retraites. Bon, là on était au million cinq à ce moment-là dans dans la rue, on avait des chiffres très très importants. très C'est une mobilisation qui est importante. qui est qui est qui est qui est puissante. Euh et en même temps, je vois qu'il y a évidemment évidemment beaucoup de souffrance, euh des lycéens, des étudiants, mais des souffrances aussi évidemment des commerçants euh qui à qui je je je pense. Et je parlais d'un sentiment de gâchis parce que il y a le le sentiment qu'on aurait pu éviter ça, qu'on aurait pu empêcher ça et que il y a eu euh de la part de des pouvoirs

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publics, du gouvernement, du président de la République euh une forme de pourrissement, une carte de pourrissement qui a été jouée, c'est-à-dire on ne répond pas. Euh j'entendais euh des proches du Premier ministre disant "On va compter sur la pluie ou on va compter sur les vacances scolaires pour que ça s'arrête." plutôt que de répondre en vérité politiquement aux revendications qui s'expriment. Donc on on a entendu le citoyen très vite. Vous êtes vous avez réinstallé ou remis votre costume de politique et vous avez raison, hein, c'est votre c'est votre métier, mais Mais citoyen aussi. Comment est-ce que vous qualifiez ce soir euh la ? Euh est-ce que vous appelez très concrètement à la ? Mais moi moi j'appelle d'abord à ce qu'il y ait une réponse politique qui soit apportée

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et et pour que les choses soient claires, j'ai écouté le Non, mais avec votre parole politique, est-ce que vous appelez à la ? pour que moi je je mais les modalités d'action que je défends, que j'ai défendues, que je continue à défendre, que Jean-Luc Mélenchon a défendues euh sont des mobilisations et des modalités d'action qui soient pacifiques et non-violentes. Donc moi, je pense que ces revendications-là, elles demeurent ce soir, qu'elles doivent continuer à être exprimées, mais qu'elles doivent être continuées à être exprimées de manière pacifique et et non-violente. Mais pardonnez-moi de vous dire que quand j'entends le président de la République euh ce soir prendre la parole pour annoncer rien parce que c'est la vérité annoncer rien. D'ailleurs sur tous les aspects du problème, il

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n'annonce strictement rien. Il a annoncé une méthode. Non mais enfin pardon quand [raclement de gorge] le président de la République dans d'autres moments de ces 10 dernières années depuis qu'il est président de la République a été confronté à des moments de crise confronté pardon à des moments de crise, il a été capable de dire bah là, il y a une mesure immédiate des mesures immédiates Il a parlé pour rien dire, c'est comme ça qu'on peut résumer votre propos. Je pense non seulement qu'il a parlé pour rien dire mais si vous voulez le fond de ma pensée, je pense que c'est absolument irresponsable de prendre la parole ce soir pour ne rien dire. Est-ce que c'est responsable d'imaginer une manifestation vu ce qu'on voit aujourd'hui le 5 ? La manifestation du 5 novembre c'est la

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la manifestation qui est à l'appel de l'intersyndicale de l'ensemble des organisations. Oui du 5 jeudi. Oui oui, moi moi je vais vous dire oui, je suis C'est responsable. Mais attendez, c'est responsable à partir du moment où on se dote des moyens et c'est ce que nous nous essayons de faire dans toutes les mobilisations là, c'est pas l'initiative de la France insoumise le 5 novembre, c'est à l'initiative de l'intersyndicale qu'on se dote les moyens permettant de garantir que l'expression des revendications se fasse dans un cadre qui permet allez faire la police voyez les ordres. Oui mais justement peut-être qu'il faut donc tirer les conclusions de la journée d'hier monsieur Apathie. La journée C'est vous qui allez faire la ? Non, c'est pas moi qui vais faire la police mais il me semble que

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hier, il y a eu quand même un une forme de d'anticipation et d'amateurisme qui est absolument considérable. Non pardon, si vous voulez on reprend l'ensemble des éléments les uns après les autres. Je termine je vais vous poser votre question. Premier élément, on annonce 2 jours avant une mobilisation aller entre 80 et au mieux 300000 personnes. Bon, il y en a 8 fois plus selon les organisateurs 6 fois plus selon la police. Deuxièmement, vous avez des Les entre les organisateurs et la préfecture pour déterminer un parcours de manifestation, ces négociations, elles aboutissent la veille. Pardon, je parle sous votre contrôle. ont abouti la veille mais parce que aussi certains ne voulaient pas de cortège et voulaient de multiples points de rassemblement près des lieux de

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pouvoir. Ça vous pouvez le concéder. Pardon, mais les organisations syndicales, lycéennes et étudiantes qui étaient dans ces manifestations Oui, mais le vendredi. Et et je parle sous votre contrôle, je sais que vous connaissez bien ces sujets. Quand vous avez le vendredi le parcours, y compris du point de vue de la préparation du parcours qui est nécessaire, [raclement de gorge] vous avez plus le temps de le faire. Et quand vous n'avez pas le temps de communiquer sur le point de départ, euh il y a des gens qui se donnent rendez-vous un peu partout. Mais en quoi ça rendait prévisibles les ? Parce que en fait, au-delà des des violences politiques, au-delà des manifestations revendicatives non violentes parce qu'il y a eu 110 cortèges qui se sont très bien passés,

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il faut se le dire, euh en quoi ça ça ça explique les ? Bah écoutez, je je je sais pas mais dites, il y a il y a une mauvaise anticipation mais les pillages étaient ? Bah je crois qu'il y avait oui un certain nombre de messages qui tournaient sur la préparation de ces mobilisations. Je je j'ose espérer que nos services de renseignement en avaient connaissance. Bon, on va justement justement c'est c'est c'est c'est une bonne idée que que essayer de dérouler en fait la journée du 17 octobre un petit peu dans dans dans l'ordre, non, mais de manière assez méthodique. Je voudrais qu'on commence par des images qui ont frappé très tôt dans la matinée à Marseille. On avait Benoît Payan qui s'est exprimé, qu'on a senti remué hein tout de même hein par ce qui s'est passé dans dans dans dans

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sa ville. Vous comprenez sa sa colère. Ça a commencé très tôt à Marseille, je voudrais qu'on voit cette séquence de caillassage véritablement en règle de plusieurs fourgons de de police mais vraiment en matinée à Marseille. Vous les voyez comme ? Vous en avez pris connaissance comme moi de ces images, Manuel ? D'après votre expérience des réseaux des mouvements sociaux, des situations de de crise, qui organise de de tels ? Comment est-ce qu'on prend de telles décisions et qui en est à ? Je n'en sais rien et je je n'ai pas la réponse à ces faits. Vous n'avez aucun capteur qui vous permette de savoir comment est-ce que s'organise ce type de Non et et et ? Et et on peut prendre les les choses de manière méthodique ce soir. Mais comme je l'ai dit déjà en en introduction de

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notre entretien, les images que vous allez me montrer, qu'elles concernent d'ailleurs euh des dégradations de bâtiments publics, qu'elles concernent des dégradations de commerces, euh qu'elles concernent des attaques contre telle ou telle personne, évidemment c'est des méthodes d'action que je désapprouve absolument. Donc maintenant il me semble que la question qui nous est posée ce soir, parce que contrairement à ce que essaie de faire croire le président de la République ou le Premier ministre, personne n'approuve ce type de méthode. Donc la question qui nous est posée pardon tous ce soir, si on veut être à la hauteur du moment que l'on est en train de vivre, c'est quelle est la sortie ? Parce que vous ne répondez pas à une crise politique autrement que par des

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réponses politiques. Donc quelles sont les réponses ? On va mettre des milliards sur la table. On va mettre des milliards sur la table. ? On va mettre des milliards sur la table. Bah, je pense qu'il y a mettre des milliards sur la table Alors ben je vais vous répondre. Il faut mettre des milliards sur la table. Euh l'intersyndicale lycéenne et étudiante demande 10 milliards. Voilà. Voilà. Attendez attendez attendez. Je vais aller au bout si vous voulez bien. Allez-y. Premièrement, deuxièmement, euh il y a Parcoursup. C'est quand même ça coûte rien hein de dire on arrête. Et puis on remet le On arrête, c'est compliqué. On remet le Bah attendez, on en parlera monsieur Apathie si Ah oui, on peut en parler. On remet le sujet sur la sur la table. Troisièmement, parce que hier dans la

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mobilisation, il y avait aussi une colère sur la question des prix et notamment des prix des carburants et des salaires. Bah là peut-être que on engage une discussion avec les organisations syndicales, augmenter le SMIC, euh bloquer les prix, c'est des choses quand même qu'on peut envisager. Et après vous me dites comment on le finance. [rires] Ça je sais pas mais Bah si on peut les envisager. Oui. Bah oui. En augmentant les impôts. Pareil, on en parlera monsieur Apathie si vous voulez. Mais comment on le ? Comment on le finance et après je laisse Donc vous vous déplorez Regardez, je vous donne juste un exemple. 10 milliards pour nos nos lycées et nos Bernard Arnault. et nos universités. 10 milliards si on rétablit un impôt de solidarité sur la fortune renforcée. Bah oui mais ça

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monsieur Apathie c'est un choix une question de choix politique. Est-ce qu'on veut vivre dans une société dans laquelle il y a pas d'impôt de solidarité sur la fortune mais on a des lycées qui sont dans des états absolument déplorables ou est-ce qu'on veut vivre dans une société dans laquelle il y Donc vous déplorez ce soir que le président, pardonnez-moi l'expression, n'est pas sorti le carnet de chèques. Bah oui, qu'il C'était ça qui aurait permis de résoudre et d'apaiser la la situation. des réponses politiques à un problème qui est avant tout un problème politique. Mais mais en quoi ça change le pardon c'est Oui, euh moi j'aimerais revenir à ce qui s'est passé à Marseille. La préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 30000 pilleurs dont 8000 émeutiers.

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Vous êtes député de Marseille, vous avez forcément euh beaucoup de gens autour de vous qui ont suivi cette manifestation. Est-ce que vous vous y ? C'est encore mieux. pacifiques. Alors, est-ce que vous est-ce que vous connaissez le ? C'est considérable 30000, même s'ils sont trois fois moins, c'est gigantesque. Est-ce que vous avez une idée de qui sont ces ? D'où viennent-ils et comment sont-ils ? Monsieur Roquette, je trouve ces chiffres absolument lunaires et je crois qu'ils ne correspondent à aucune réalité. Je ne sais pas d'où sort cette communication et et je crois, pour avoir entendu avant de rentrer sur ce plateau, le maire de Marseille que lui-même euh partageait le fait que ces chiffres sont absolument lunaires. Et les 500 commerces dégradés à Marseille, c'est aussi lunaire, c'est

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aussi une ? une réalité Et alors il y a probablement des gens qui ont fait ça. Monsieur Roquette, mais euh vous savez euh combien y avait-il de manifestants pacifiques dans la ville de Marseille ? Euh selon les autorités, il y en avait pas 30000. Donc pardon, mais vous vous considérez qu'il y avait 30000 personnes dans la ville de Marseille donnés par la préfecture des Bouches-du-Rhône, hein. Et ben je C'est pas d'où sortent ces chiffres. Il faut faut voir. Pour le coup, ni vous ni nous ne En tout cas, personnellement, 30000 personnes 30000 personnes dans un centre-ville, ça se voit quand même. Oui, mais si une autorité absolue, vous avez raison. Si une autorité donne ce chiffre, il faudra se retourner demain sans doute vers cette autorité Si je pense qu'il y aura permettez-moi

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de ne pas le commenter parce que je ne le crois pas. Et d'ailleurs, je partage la même euh interrogation sur ce chiffre que le maire de Marseille, Benoît Payan, qui s'est exprimé à cet instant. Moi, je je partage aussi l'interrogation sur le chiffre de 30000 qui me semble qui me semble très surprenant au regard de tout ce qu'on a observé ces ces 15 dernières années. Maintenant, ce qui est tout à fait factuel, c'est qu'il y a eu beaucoup de pillage et ça sur sur la question des pillages qui se sont surajoutés euh quelles sont vos propositions à vous en ? Parce que dire que ça a été sous-estimé très bien mais mais en attendant qu'est-ce que vous feriez de ? Alors d'abord d'abord pardonnez-moi parce que pour moi c'est lié. D'abord vous répondez politiquement aux revendications.

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pensez que les pillages sont la ? Non, je ne dis pas que ce sont la conséquence mais c'est bien parce qu'il y a une journée de revendication et une journée de mobilisation sur la base de revendications légitimes qu'il peut y avoir ce type de de de comportement. Premièrement. Deuxièmement, pardonnez-moi mais là et d'ailleurs je je je je sais que y compris la présidente de l'Assemblée nationale va demander une commission d'enquête sur ce sujet. Je pense qu'elle a raison d'ailleurs de faire cette cette cette demande. Là, il y a quand même un sujet. Euh on nous parle de 10000 policiers qui ont été engagés partout en France. Ça le le ministère de l'Intérieur a pas donné de chiffre officiel. C'est le chiffre qui circule pour l'instant. S'il y en a un autre, nous il nous a pas été confirmé.

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L'année dernière, au [raclement de gorge] moment où il y a eu cette mobilisation, peut-être vous en rappelez qui s'appelait Bloquons tout. Oui très bien. Il y en avait 80000. Tout à fait. Huit fois plus. Tout à fait. chiffre dont on nous on nous parle à cet à cet instant. Alors je ne dis pas que ce n'est que le nombre de policiers. Je pense que ça pose la question de la doctrine de maintien de l'ordre. Moi je n'étais pas présent dans la manifestation parisienne mais tous mes collègues qui étaient présents dans la manifestation parisienne n'ont pas compris sincèrement pourquoi on a eu le le le sentiment que c'était plutôt la manifestation qui était concernée par le déploiement des effectifs de de police et que par contre les scènes de dégradations dans les magasins se

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faisaient sans qu'il n'y ait aucun policier autour de ces scènes. Peut-être parce que peut-être par peur de de de bavure, de blessés, peut-être par parce que vous avez chauffé à blanc votre électorat et vos sympathisants sur le thème la police tue, la la violence est du côté de la police et que ça a en quelque sorte inhibé l'action publique. si si je suivais votre raisonnement assez outrancier injurieux à mon égard, je vous dirais mais dans ce cas-là, il fallait pas non plus sécuriser ou mettre des policiers en face des cortèges. Donc votre raisonnement, pardonnez-moi de vous le dire ne La police tue. Attendez attendez attendez attendez. La police tue, vous Attendez La police tue, ça peut quand même rédire. On va y revenir si vous voulez bien. Si vous voulez bien. Oui mais revenons-y.

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mais moi moi je ne je ne chauffe personne moi. Je soutiens des mobilisations légitimes. Je les appuie. La France insoumise ne chauffe personne. Non. Quand quand monsieur Bagayoko dit la violence peut-être légitime. et ça c'est qu'une moitié de la phrase parce qu'il y a l'autre Voilà, c'est ça. Il la répète quatre fois. Et puis il y a l'autre moitié de la phrase qu'il faut pas faire ça. On va y revenir. C'est mieux c'est mieux oui. Oui mais je vous Parce que parce que parce que monsieur Roquette parce que si vous voulez polémiquer, moi je trouve ça absurde de polémiquer aujourd'hui. pas monsieur le Mais mais mais mais quand monsieur Darmanin, ministre de la justice, disait au moment de la mobilisation des agriculteurs, il y a des cours sont légitimes, vous lui avez posé la ? Sans doute oui.

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Non monsieur mon père. Monsieur mon père. Ce soir le le le le président le président de la République Je voudrais vous citer une phrase Le président d'apporter des réponses qui permettent de sortir de la crise. La question c'est de savoir si des discours politiques tendent les relations entre la police et les citoyens et donc les manifestants. Peut-être que c'est la pratique politique qui est tendue. vous citer une phrase complète de Jean-Luc Mélenchon. Oui allez-y. Le 5 octobre devant les étudiants d'HEC Hautes études économiques. Cette troupe, il parle de la police. n'est plus tenue elle n'en fait qu'à sa tête et dans sa tête, il y a des idées pourries racistes. Oui et vous contestez ? Quand des je le conteste que tous les policiers sont pourris ? Non non non non.

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Ah ben c'est de l'essentialisation insupportable. Oui bien sûr oui. Est-ce que je le ? Oui. Monsieur Lapati, pourquoi vous déformez la phrase quand je vous pose cette ? Cette troupe n'est plus tenue Qui a dit tous les policiers sont ? Personne. Personne. Cette troupe n'est plus tenue et qui elle n'en fait qu'à sa tête Oui. et dans sa tête, il y a des idées pourries racistes. Alors monsieur Apathie, alors monsieur Apathie, il vous restera peut-être à lire par exemple des enquêtes de de de du journal Mediapart d'il y a une dizaine de jours dans lequel ils ont donné la parole à des jeunes gens qui se sont retrouvés en garde à vue et qu'ont subi des brimades racistes en garde à vue. Il vous restera peut-être à consulter les travaux des défenseurs de des droits et de l'ONU sur

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la pratique du contrôle au faciès. Non non non la police mais non ce qu'il les tend c'est précisément ce sentiment d'impunité, c'est-à-dire que quand il y a ce type de comportement qu'il ne soit pas au contraire combattu alors oui, vous créez une relation entre la police et la population qui est une relation dégradée et on a pas besoin de ça. y revenir. Je voudrais qu'on avance dans dans la discussion. Je voudrais vous soumettre d'autres images et à celle-ci qui sont en direct mais il y a également celles qui ont frappé l'opinion publique dans le pays, les mairies de Lille, les mairies de Marseille, on l'a vu avec Benoît Payan vandalisé, celle de Limoges qui a été incendié, son beffroi qui s'est effondré sous les flammes, ce sont des images qui font le tour du monde, le tour du monde

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ce soir mais encore à Bordeaux, le domicile de la préfète qui a été attaquée, un certain nombre de préfectures celle de la Haute-Vienne également. Alors visiblement ça ça ça a résisté nous a dit le préfet tout à l'heure. On peut avoir le sentiment et vous allez me répondre sur ce point avec du recul que tout cela obéissait à un un plan de bataille extrêmement organisé et et j'irai même plus loin destiné à à produire des effets politiques d'après votre analyse et et et si oui, et qui est derrière ces ? La CNT, des syndicats anarchistes, des partis d'ultra-gauche, les Black Blocs, que sais-je les les les gilets ? ? D'abord d'abord ce sont des des des des images absolument dramatiques et des réalités absolument absolument dramatiques. Moi encore une fois, on m'avait déjà

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posé la question tout à l'heure, moi Moi sais pas répondre à ça, c'est pas mon travail de répondre de répondre à ça. La seule chose que moi je peux vous dire c'est ce que moi je je souhaite comme modalité d'action. Je ne sais pas quelles sont les motivations des personnes qui ont fait ça. Je ne suis pas sociologue, je ne suis pas là pour dire les gens Est-ce que vous pensez que c'était destiné à produire des effets ? Est-ce que c'est organisé de s'attaquer à des ? Mais mais sans doute. Précisément pour créer du chaos. Mais sans doute, mais je vais vous dire Et produire du désordre. Et sans doute, mais je vais vous dire c'est une erreur Auxquelles après après viennent s'agresser les politiques. Oui monsieur Bien sûr attendez je termine ma réponse à la question.

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C'est une erreur y compris politique, c'est-à-dire s'il y a des gens qui font ça en le politisant et en espérant par la même obtenir des résultats politiques, de mon point de vue ils se trompent. C'est la raison pour laquelle moi j'ai C'est la raison pour laquelle moi j'ai toujours appuyé les modalités d'action qui sont non-violentes pas pour vous faire plaisir mais parce que du point de vue de l'efficacité des objectifs politiques qui sont les nôtres, elles ne vont pas dans le bon sens. Je vais rebondir sur les propos qui ont été ceux de de de Guillaume Roquette mais juste juste d'un point juste que d'un point peut-être Guillaume Roquette. Et on viendrait sur sur l'image, on voit cette image Très bien. Et encore une fois vraiment a fait le tour du monde et et catastrophe encore une fois

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à la fois les Français mais mais bon nombre de citoyens à travers les les les pays qui regardent la France. Mais mais c'est vrai pour aller abonder dans le sens de Guillaume Roquette tout à l'heure Manuel Bompard. Il y a des déclarations et effectivement on vous a accusé de jeter de l'huile sur le feu avec un certain nombre de déclarations et et de certains de vos dirigeants au premier rang desquels monsieur Mélenchon. Alors je vais pas aller à Chassé, je vais remonter un peu plus loin. 2023 la fête de l'humanité puisqu'on a ici un beffroi qui s'effondre abattez la citadelle abattez le système. Il a été plus loin. Fête de l'uma 2023. La fin justifie les moyens Alma Dufour en 2023. La violence à un moment donné on en a parlé Si je vais faire la collection, je vais

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faire la collection parce que c'est important quand même parce que c'est ces messages-là ils peuvent diffuser dans l'esprit de celles et ceux qui vous écoutent. Ils peuvent diffuser dans dans de celles et ceux qui vous écoutent des idées. Est-ce que vous pensez que oui ou non, comme on vous en accuse parfois, vous avez avec ce type de déclaration jeté de l'huile sur le feu ou ? C'est une question légitime, monsieur Bompard. Mais et je vais vous répondre à votre question, au-delà de l'absurdité que vous me prêtez. Non, je vous la prête pas à vous, je dis que faire croire faire croire que dire dans un meeting "Abattez la citadelle" qui est une image pour dire on veut tourner la page de Attendez, qu'on veut tourner la page d'un système politique qui est économique dans lequel on se retrouve

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pas, faire croire qu'il faut le prendre au premier degré, c'est absurde. Pardonnez-moi, c'est comme si je vous disais Mais tout le monde n'est pas aussi intelligent que vous, monsieur Bompard. Attendez, tout le monde ne lit pas le 2e, le 3e ou le 4e degré. pour comprendre que "Abattez la citadelle", je sais pas de quelle citadelle on parle d'ailleurs, et franchement, attendez, mais quand le président de la République, Emmanuel Macron, pendant la crise des gilets jaunes, a dit "Qu'ils viennent me chercher", heureusement qu'il y a pas trop de gens qui l'ont pris au premier degré. Franchement, pardonnez-moi, c'est pas personnel ce que je vous dis, c'est que Euh vous depuis le le 1er septembre de cette année, je les ai comptés pour vous faire plaisir. Euh Jean-Luc Mélenchon, puisque vous

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c'est lui que vous mettez en cause, à 10 reprises, lors de 10 déclarations, a dit "Notre modalité d'action Oui. Notre modalité d'action, elle est pacifique, elle est non-violente." Donc essayez pas de faire croire autre chose. Moi je pense que la réalité, c'est Oui, factuellement, oui, il a dit ça. Mais il y a il y a 2h à Margot Haddad, quand elle lui parle de du slogan ACAB qu'on retrouve tagué dans la mairie de Marseille d'ailleurs, puisque vous dites vous savez pas qui, mais certains signent leur présence. Quand vous taguez ACAB, vous vous inscrivez Ça vous permet de savoir qui c'est Bah en tout cas, ça ça imprime une intention. Et il dit que ACAB, ça veut dire All Cops Are Bastards. Oui, c'est un slogan, c'est un slogan, c'est un ralliement de mise en de mise

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en accusation et d'injures envers les policiers. Oui. Mais pourquoi pourquoi dire que selon les jours et les heures, ou ça dépend des jours et des heures, fermez les guillemets, je cite précisément, il se sent en adhésion avec ce ce ? Je pense pour une raison Pourquoi dire ? Bah pour une raison que je pense que vous pouvez comprendre, c'est que comme vous, comme moi, euh il peut nous arriver d'avoir des moments d'énervement Euh insulter les policiers, moi jamais. Bah, je ne sais pas si Non, moi insulter les policiers, jamais. Oh, je je je et je pense que et c'est pas que sur les policiers, ça peut arriver de manière générale il peut il peut vous arriver à un moment peut-être où il se passe quelque chose dans votre vie, vous avez un coup d'énervement et puis après vous

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Mais là, c'est tout le temps. C'est pas une Ça c'est pour répondre à pourquoi Jean-Luc Mélenchon Je rappelle parce que c'est pas après si vous êtes 4 à poser des questions en même temps, je vous promets que ça va être compliqué pas pour moi hein, mais juste pour les gens qui nous écoutent. Euh donc ça c'est ça c'est pour répondre à votre première question. Deuxièmement, est-ce que c'est une bonne ? Mais en fait, est-ce qu'à un moment [rires] on peut s'interroger sur pourquoi vous avez une grande partie de la jeune génération aujourd'hui qui a ce rapport-là avec la ? Parce que sinon vous allez faire ? Vous allez trier les pancartes à l'intérieur des manifestations pour dire celle-là on n'a pas le ? Celle-là on a le droit, celle-là on n'a pas le ? Pas [rires]

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tous en même temps, pas tous en même temps. La question, c'est de savoir si les responsables politiques quel type de comportement encouragent les responsables ? Est-ce que vous regrettez après coup, quand vous voyez toutes ces images, d'avoir fait de Raphaël Arnault qui est le créateur de la jeune garde, un député. mais La jeune garde étant classée comme une organisation radicale et d'ailleurs dissoute. Mais mais Est-ce que est-ce que vous le regrettez après ? Mais vous amalgamez des Ce sont des messages que vous envoyez. des choses qui sont absolument J'amalgame, oui, bah je prends des éléments sont absolument différentes. Après si vous voulez, on parlera de la jeune garde et de sa doctrine, mais franchement, c'est pas trop le sujet euh ce soir. Euh Je sais pas pourquoi vous

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voulez Pardon, pardon monsieur Apathie. Je ne sais pas pourquoi vous voulez essayer de faire croire qu'une force politique comme La France insoumise euh qui dit les choses clairement telles qu'elle les fait, telles qu'elle les pense, qui a pour stratégie ce qu'on appelle la révolution citoyenne, c'est-à-dire la prise du pouvoir euh à travers les élections, par les urnes. Pourquoi vous voulez essayer de la faire passer pour autre chose que ce qu'elle ? Mais parce que je citais une phrase de Jean-Luc Mélenchon et je citais un fait Mais d'avoir fait de Raphaël Arnault moi je vous ai cité 10 phrases de Jean-Luc Mélenchon. Donc je veux dire je je vous vous avez cherché à prendre des phrases et sortir des complètement Mais c'est pas naturel ce qu'on est en train de dire en même temps.

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Je veux dire, on n'est pas obligé d'être d'accord avec La France insoumise, vous et moi, monsieur Apathie, parfois nous avons des des petites confrontations politiques, on n'est pas d'accord sur tout, c'est la démocratie. de cette discussion. au moins que le travail politique il s'inscrit dans le cadre de la démocratie, on défend des idées, des programmes, des élections et puis après c'est les gens qui tranchent. Je vais retourner la question à l'envers. Comment est-ce que vous mettez dans la tête des Français après cette litanie de déclarations que vous estimez être bon voilà, parfois du tout venant ou ou peut-être le reflet à un moment donné d'un d'un sentiment qu'on veut exprimer quand on est plutôt en colère et qu'on n'aime pas les policiers et cetera. Mettons ça de côté. Comment

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est-ce que vous vous mettez dans la tête des Français en réalité que tout cela, lorsqu'on assemble toutes les pièces du puzzle, et bien vous échappez à toute responsabilité dans cette petite musique qui fait de vous, et encore une fois vous pouvez dégager ces accusations, les responsables co-responsables de cette situation très volatile. Comment est-ce que vous faites pour les convaincre les Français à ? ne je je crois pas du tout que les Français pensent ça si vous voulez. Les seules personnes qui pensent ça depuis hier, en gros c'est madame Le Pen, monsieur Bardella et parfois Monsieur le cornu auquel vous avez répondu. en fonction des jours, le Premier ministre ou ou ou des membres du du du gouvernement. Je vais vous dire ce que je pense sincèrement, je pense qu'ils

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apportent une réponse politicienne à une crise de régime et je trouve ça absolument irresponsable. C'est-à-dire que si vous croyez que la manière de convaincre les Français ou de proposer une sortie de crise, c'est de mettre en cause la France insoumise, je permettez-moi de vous dire que c'est ce qui a été fait au début du mouvement lycéen. On a essayé de nier en vérité la légitimité des revendications en disant en fait les lycéens ils sont manipulés par d'autres. Est-ce qu'il y a encore des gens qui pensent aujourd'hui que les lycéens sont manipulés par d'autres et que leurs revendications sont pas ? Non. Donc en fait, à chaque fois ils font cette même erreur, le gouvernement, le président de la République. Vous me posez la question de ma responsabilité mais pardon mais ceux qui sont au

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pouvoir, ceux qui sont en responsabilité, c'est pas la France insoumise aujourd'hui. Donc la responsabilité, que ce soit d'ailleurs en terme de maintien de l'ordre ou que ce soit en issue politique à apporter à cette situation, sont dans les mains du gouvernement et contre soi-même. Et ce que j'observe ce soir c'est que plutôt que de décider de prendre des mesures et d'annoncer des décisions fortes qui permettent de de sortir de cette situation de manière positive parce qu'on a tous envie de sortir de cette situation de manière positive, vous avez un président de la République qui continue à jouer le pourrissement et je trouve ça irresponsable. Vous vous parlez de de de mouvement d'humeur de Jean-Luc Mélenchon. Non non, je n'ai pas parlé de Jean-Luc Mélenchon, je n'ai pas parlé de sa

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réponse. Voilà, je pense qu'il peut être intéressant pour nos téléspectateurs de savoir que monsieur Mélenchon, je crois que c'était en décembre 2019 a été condamné à 3 mois de prison avec sursis après le le l'intervention du procureur et de la justice au siège de votre parti, il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour intimidation envers dépositaire de l'autorité publique rébellion et provocation. Je trouve que c'est intéressant parce que vous dites notre parti n'a rien à voir avec la violence, il me semble que là c'est la justice qui l'a dit. Vous avez l'impression d'avoir trouvé un ? Non mais personne ne le dit. Vous voulez bien que je vous parle sur ce point avant d'en prendre quatre et que je puisse répondre qu'à un ? Parce que là vous en avancez un donc je vais répondre.

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J'ai après ça après ça j'ai une question. Et puis après vous en avez une deuxième et une troisième donc moi je vais vous parler de la première. Non mais je connais la technique en fait. Non mais un c'est rappeler que monsieur Mélenchon a été condamné pour pour intimidation J'ai une question. Pas tous en même temps s'il vous plaît, pas tous s'il vous plaît vous ne présentez pas le contexte parce que vous ne dites pas ce qui s'est passé ce jour-là. Regardez, ce sont des images en direct, ce sont des images en direct, on est au Forum des Halles. Non mais regardez. de ce qui est en train de dire monsieur Roquette. Ça nous permet d'abonder et et la plus de discussion possible. Donc je parle du côté contre soi-même. Monsieur Roquette. Ce jour-là, il y a eu une perquisition

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avec une centaine de policiers qui sont venus au siège de la France insoumise pour essayer de prendre tous les fichiers. Attendez attendez attendez attendez, on va aller jusqu'au bout parce que soi-disant il y avait des irrégularités dans notre campagne présidentielle, c'était il y a 10 ans, c'était il y a 10 ans. Vous avez eu des nouvelles depuis de cette ? Alors On est en 2023, pas sûr que ça intéresse les Français. Revenons Revenons au dimanche 23 octobre, on est là ce soir, regardez au forum des Halles, il y a des affrontements qui sont en cours. Je vais vous poser cette question qui est très importante et ce que vous appelez la désescalade. ? Parce que monsieur Bagayoko euh l'a employé ce mot. Il a tweeté, il a posté sur X, il a dit "J'appelle à la désescalade."

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Pourquoi est-ce que dans votre bouche, monsieur Bompart, c'est impossible d'entendre ce ? pas du tout impossible. C'est la première question que je vous ai posée ce soir. Évidemment, mais mais ce que je vous dis, c'est que je peux appeler à ce que vous voulez sur le plateau. Mais non, mais regardez, regardez ce qui se passe ce soir. Attendez, mais justement, parce que je regarde ce qui se passe. Je peux appeler à ce que vous voulez sur le plateau, ça ne changera rien à ce qui se passe. Permettez-moi de vous le dire. Après moi, je veux bien appeler à ce que vous que la parole politique n'est pas ? Vous croyez que vous n'avez aucune influence sur les gens qui sont ici et là dans la ? quand je pense que quand on connaît une crise d'une telle ingravité et d'une

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telle importance, euh la la sortie, elle est politique. Maintenant, moi, que les choses soient claires, je l'ai dit en réponse à votre première question, je peux le dire en réponse à votre deuxième question, mais permettez-moi de le le faire avec les mots qui sont les miens. Moi, je souhaite que les revendications qui demeurent continuent à s'exprimer dans un cadre pacifique et non-violent. Et ça, ça n'y correspond pas. Ce qui se passe là, est-il ? du pillage. C'est ce que je vous dis. C'est pas parce qu'il n'y a pas juste de réponse politique que ceci est légitime. Est-ce que vous avez entendu ma réponse jusqu'au ? Mais jusqu'au bout, tout à fait. À la fin, vous me Oui, mais on me fera pas dire on me fera pas dire ce soir que la mobilisation, les revendications doivent s'arrêter.

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Parce que ça, je ne le dirai pas. question qui tient en une phrase. J'ai euh monsieur Bompart, si vous me permettez, j'ai une question qui tient en une phrase. pas à 40 ans, celle-là. Elle remonte à ce matin. Ce matin, à Limoges, après l'incendie criminel de la mairie la veille, ce matin à Limoges, autour du maire de Limoges, étaient réunis toutes les forces politiques, toutes, sauf une. C'est pas vrai. La France insoumise. C'est le maire de Limoges lui-même qui l'a dit dans son discours que j'ai écouté avant de venir. Franchement, monsieur Bompart, vous le réfutez, monsieur ? Vous le ? réfute absolument, je vais vous dire pourquoi, puisque cet après-midi, il y avait un rassemblement dans lequel les deux députés insoumis de la Haute-Vienne qui s'appellent Damien Maudet et Et Meunier

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étaient présents. C'est le maire de Limoges hein qui dit ça, c'est pas moi. Vous vous pas de la même Lui, il parlait d'une réunion, vous parlez d'une autre. Oui, mais à cette réunion, je je crois, si vous avez bien entendu le maire de Limoges, qu'il a dit qu'il nous avait pas invité. Donc, euh, vous pouvez peut-être pas nous reprocher Bon, alors, en tout cas, il y en a un qui vous invite. qu'il y a eu un rassemblement, on y était présent, évidemment, les partis politiques étaient présents dans ce département. il y en a un qui va vous inviter, c'était d'ailleurs l'une des annonces du du président de la République, sa méthode, l'exposé de sa méthode, le Premier ministre Le Cornu va appeler toutes les formations politiques à condamner et à appeler au calme, et il

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vous invite à à Matignon, est-ce que vous iriez écouter le Premier ministre Le Cornu vous demander d'appeler au calme solennellement et peut-être même de de signer un un un ? Mais parce que je vous croyez que je dois rendre des comptes au Premier ministre pour signer un papier sur mes positions ? Moi, j'ai pas besoin du Premier ministre pour dire ce que j'ai à dire, et je l'ai dit ce soir. Mais est-ce que vous irez à ? Mais pour faire ? Si c'est pour discuter Le président vous le demande. Non, mais d'accord, mais moi, le président, il me demande ce qu'il veut, mais moi, je fais pas ce que le président me demande. Je fais ce qui me semble utile pour mon pays, ? Donc, si le le Premier ministre ouvre une négociation sur quelles sont les réponses politiques pour

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sur les lycées, sur les universités, sur le budget, et qu'il ouvre tous les les les les les possibles dans la discussion, j'ai pas de raison de pas aller participer à la discussion. de ces moments-là. Mais oui, j'ai suffisamment l'expérience de ces moments-là pour savoir que c'est davantage une sorte de bidule politicien que quelque chose qui vise à apporter une véritable réponse à la à la crise que l'on voit aujourd'hui. Ce qui n'est pas un un bidule, malheureusement, c'est une situation dramatique. Elle se déroule en ce moment même dans le cœur de Paris, le Forum des Halles, qui est un immense centre commercial. Il y a des pillages en cours, nous nous dit notre envoyé spécial sur place. Je propose qu'on lui pose la question, est-ce qu'il est avec nous, notre envoyé spécial sur

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place, qui peut nous décrire un peu la situation, et évidemment, Manuel Bompard, on va la commenter ensemble. Est-ce que vous pourriez nous décrire la situation sur sur ? Que voyez-vous, ? Je de police voilà qui sont en cours avec des casseurs qui se trouvent de l'autre côté de l'autre côté d'une boutique, ils s'en prenaient à cette boutique Adidas il y a quelques minutes de cela encore avant l'arrivée des effectifs de police, il y a eu quelques échanges verbaux pour l'instant pas de jets de projectiles mais la situation ici elle est très volatile dans les rues de Paris. Les groupes se forment, se déconstituent ensuite pour investir d'autres rues et tenter de de piller d'autres boutiques. Il y a

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plusieurs vitrines ici qui sont brisées dans ce quartier des Halles et les policiers avancent et reculent selon l'avancée des casseurs qui se trouvent à quelques à une cinquantaine de mètres de nous de nous ici. Il y a ici une vingtaine de de policiers et cela a eu un effet puisque les les casseurs les pilleurs se sont écartés de cette boutique Adidas à laquelle ils s'en prenaient à l'instant et vous voyez peut-être sur ces images une voiture de police banalisée, plusieurs voitures de police qui arrivent dans ce quartier de Châtelet-les-Halles probablement pour renforcer une intervention contre ces émeutiers qui ont gagné qui ont gagné donc ce

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quartier, situation électrique ici. Merci à merci à vous et merci à votre camarade qui vous accompagne et qui tourne ces images en en direct, situation très volatile Manuel Bompard. Est-ce que cette situation elle peut tenir pendant 6 mois jusqu'à l'élection ? Comment est-ce que vous voyez les choses très ? Elle est hyper volatile cette situation. Est-ce que vous voyez la désescalade ? Bah oui. Oui, c'est possible bien sûr. Et c'est possible mais est-ce que vous le voyez arriver très ? là très honnêtement après avoir entendu le président de la République ce soir je je je je crains malheureusement que le président de la République n'ait pas choisi ce chemin-là. Mais oui, c'est évidemment possible et et c'est évidemment possible si enfin on a des réponses sont des

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réponses politiques et je vous en ai donné un certain nombre de de revendications si le gouvernement et si le président de la République répond ça alors oui, je pense que c'est possible et je vais vous dire je pense que ce serait bien pour notre pays parce que on a tous et on est tous face à une responsabilité quel que soit nos opinions politiques et quel est le message qu'on veut envoyer à notre jeunesse. Est-ce que le message qu'on veut lui envoyer c'est que quand elle se mobilise pacifiquement est-ce qu'elle peut obtenir des choses ou est-ce que le message qu'on veut envoyer c'est qu'il faut s'y prendre ? Est-ce qu'il n'est pas envisageable pour sortir de la crise telle qu'elle est pour faire des choix politiques qui s'imposent en tenant compte de la situation telle qu'elle est 3600

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milliards de dettes aussi parce qu'on en parle pas beaucoup est-ce qu'il n'est pas mieux de procéder plus rapidement que prévu à une élection présidentielle ? Je vais vous dire franchement je pense que c'est ce qu'il faudrait faire mais je pense que le président de la République ne le fera pas. Ah mais ça ça m'est égal ça. Pourquoi vous dites que c'est ce qu'il faudrait ? Bah pour la raison que vous avez indiqué. Ah mais très bien. Donc vous êtes favorable à une élection vous dire je suis d'accord avec vous et vous l'avez déjà dit cette semaine et j'étais déjà d'accord avec vous. Et ben c'est très bien je suis ravi de les compter parmi mes supporters [rires] mais après ce que veut faire le président ce que veut faire le président de la République ou pas

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est indifférent c'est ce que recommande l'intérêt général qui est important. Je suis d'accord avec vous et vous êtes pas sans sans savoir que déjà après les élections législatives de 2024 on avait posé cette question sur la table. Jean-Luc Mélenchon a répondu la même chose tout à l'heure. Non. À la question sur je vais réécouter avec Margot. Vous allez réécouter avec plus d'attention monsieur Abattucci ce qu'il a dit je crois à peu près exactement la même chose que moi c'est-à-dire c'est normalement ce que devrait faire le président de la République mais c'est pas ce qu'il fera. Vous vous parlez tous les deux ça je peux le dire comme ça. c'est de défendre les mêmes choses. Je le réécouterai quand même. Vous avez droit aussi à une opinion personnelle.

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Oui mais je pense que c'est normal aussi quand on est dans une même formation politique on a une cohérence politique dans ce qu'on défend en tout cas c'est je crois une force de la France insoumise. Allez Manuel Bompard merci infiniment d'avoir répondu à nos questions d'avoir été d'avoir été soumis à à la question, à celle de Guillaume Roquette. Jean-Michel Apathie et de Guillaume Farce, c'est une expression française. On parle la même langue et vous l'avez fait avec avec grand plaisir. Merci infiniment. Restez avec