đŽ Audition de lâancien directeur du Louvre dans le cadre de lâenquĂȘte sur la sĂ©curisation des musĂ©es
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 34 %Défensif 31 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous rappeler les conditions de votre nomination à la présidence du Louvre en 2013 et 2018 ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Avez-vous présenté un projet de candidature formalisé en 2013 et 2018 ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Quels étaient les projets d'établissement pour vos deux mandats ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Estimez-vous que la passation de pouvoir entre vous et Laurence Descart s'est convenablement déroulée ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Avez-vous alerté Laurence Descart sur des points urgents du schéma directeur sûreté ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Le schéma directeur sûreté était-il opérant en 2021 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« Nous, on a toujours proposé ou demandé au ministÚre de la culture que il y ait une forme de parité dans la dans le le le financement des la politique d'investissement. »
- 0:30Fait
« Donc euh alors bien entendu et et par exemple si avec l'Ătat nous avons choisi comme indicateur de suivi l'indicateur numĂ©ro 19 qui Ă©tait suivi des schĂ©mas directeurs dont le schĂ©ma directeur sĂ»retĂ© c'est parce que on voulait queil y ait une information transparence et un suffit parce que un contrat d'objectif et de performance ça veut dire que tous les ans vous devez vous dire oĂč vous en ĂȘtes. »
- 1:00Fait
« Donc il a une capacitĂ©. AprĂšs, en effet, il relĂšve de la responsabilitĂ© du chef d'Ă©tablissement et de et de ses Ă©quipes de mettre en Ćuvre les projets. »
- 1:30Fait
« Le schéma directeur des équipements de sûreté, on l'a présenté par rapport à l'urgence. On avait partagé ce rapport de l'INSJ avec le ministÚre. »
- 2:00Chiffre
« Il y a des rapports de la cour des comptes. Donc, il y en a eu un en 2017, il y en a eu un récemment. »
- 0:10Fait
« le prix annoncé était et le coût annoncé était le bon. Euh et et et le projet a continué. Euh pour moi encore une fois, il n'y a pas eu de frein à aucun moment. »
- 0:45Fait
« le temps exceptionnel correspond au bùtiment exceptionnel. »
- 5:30Fait
« La doctrine des pompiers, c'est la loi. La loi, elle dit que les B doit ĂȘtre facilement accessible d'extĂ©rieur intĂ©rieur. »
ModÚle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Donc Jean-Luc Martinez, ancien président de l'établissement public du musée du Louvre et actuel ambassadeur pour la coopération internationale dans le domaine du patrimoine. Bienvenue madame Valérie Foret, ancienne administratrice générale adjointe qui assurait la présidence du comité de pilotage sûreté chargé du schéma directeur des équipements de sécurité, monsieur Denis Fous, ancien directeur de l'accueil du public et de la surveillance. Et enfin, monsieur Romain Salagnon, ancien chef de projet chargé de du suivi des travaux du schéma directeur des équipements de sûreté.
Je prĂ©cise avant qu'on puisse rentrer plus en dĂ©tail dans nos Ă©changes que cette audition est diffusĂ©e en direct sur le site de l'AssemblĂ©e nationale, qu'elle y sera consultable en vidĂ©o, que nos Ă©changes feront l'objet d'un compte-rendu Ă©crit, qu'ils prendront la forme de questions et de rĂ©ponses, d'abord les miennes puis celles ensuite de notre rapporteur, monsieur Alexis CorbiĂšre et qu'auparavant l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblĂ©es parlementaires impose aux personnes auditionnĂ©es dans le cadre de travaux d'enquĂȘte de prĂȘter serment de dire La vĂ©ritĂ©, toute la vĂ©ritĂ©, rien que la vĂ©ritĂ©. C'est la raison pour laquelle je vais appeler chacun d'entre vous Ă bien vouloir activer son micro, lever la main droite et Ă dire "Je le jure." Je le jure.
Je le jure. Je le jure. Je le jure.
Je vous remercie. Alors, est-ce que pour commencer monsieur Martinez et qu'on puisse avoir un historique trÚs clair, il serait possible de nous rappeler les conditions de votre nomination à la présidence du Louvre en 2013 puis en 2018 ? Aviez-vous alors présenté un projet de candidature formalisé ?
Et si oui, pouvez-vous le détailler s'il vous plaßt ? Mesdames et messieurs ? Euh oui, pour répondre directement à votre question.
En 2013, je me permets de rappeler que donc le poste de prĂ©sident directeur avait Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© vacant. On avait fait l'objet d'une publication et donc j'avais prĂ©sentĂ© comme d'ailleurs les autres candidats, un projet par Ă©crit euh et que j' Ă©tĂ© auditionnĂ© par quatre juris successifs en 2013 euh Ă savoir au sein de la direction gĂ©nĂ©rale de patrimoine par le directeur gĂ©nĂ©ral des patrimoines et la chef des musĂ©es de France qui Ă©tait directrice des musĂ©es de France premier jury. deuxiĂšme jury avec le auprĂšs du cabinet de la ministre de la culture donc sa directrice de cabinet le le conseiller patrimoine et la ministre elle-mĂȘme. 3Ăš jury auprĂšs du cabinet du premier ministre de de l'Ă©poque et notamment son conseiller patrimoine.
Et puis 4e jury auprĂšs du cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique avant d'ĂȘtre reçu par le prĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂȘme. Ăa c'Ă©tait en 2013 et en 2018 pour un renouvellement, le directeur gĂ©nĂ©ral des patrimoines de l'Ă©poque avait souhaitĂ© constituer un jury international dans lequel j'ai eu Ă rendre compte de mon action et Ă prĂ©senter Ă formaliser par Ă©crit un projet pour un deuxĂšme mandat et je l'ai prĂ©sentĂ© devant un jury qui l'avait constituĂ©. Il y avait le directeur gĂ©nĂ©ral des patrimoines, la directrice des musĂ©es de France et puis un certain nombre de personnalitĂ©s qualifiĂ©es.
Je me souviens par exemple que mon collĂšgue du British Museum avait Ă©tĂ© invitĂ© Ă mauditionner donc pour justement que ce soit au-delĂ mĂȘme du cercle des professionnels du de ma tutelle directe. Et puis j'ai de nouveau Ă©tĂ© une fois ce jury formalisĂ©, j'ai de nouveau Ă©tĂ© auditionnĂ© pour ce projet de deuxĂš mandat Ă part le cabinet de la ministre de la culture, puis par la ministre de la culture elle-mĂȘme, puis de nouveau par le cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique et par le prĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂȘme. VoilĂ .
Donc les deux fois euh il y a eu euh il y a eu jury, il y a eu euh rédaction d'un d'un projet d'établissement. Alors vous me demandez quels étaient mes projets d'établissement, mon projet d'établissement 1er 2Ú mandat. Je vous dirai parce que aprÚs je pourrais rentrer dans le détail si vous le voulez mais je pense que c'est pas l'objet.
Euh c'est trĂšs clair que le cĆur de mon action d'abord moi j'avais fait 20 ans de carriĂšre au militĂ© du Louvre he j'avais Ă©tĂ© conservateur puis directeur de dĂ©partement et cetera. Donc bon, j'avais une connaissance de l'Ă©tablissement aussi qui est qui est une qualitĂ© qui peut ĂȘtre aussi un dĂ©faut, hein. Donc voilĂ .
Euh et moi ce qui me souciait c'était euh donc euh euh de mettre de rendre cet établissement plus accueillant et plus accessible. Donc voilà . Donc c'est lié aussi à mon histoire personnelle hein.
Je je voulais et je pense que c'est toujours le rĂŽle d'un musĂ©e national de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Euh et ça s'est passĂ© par un certain nombre de projets et mais ça veut dire quoi ? Ăa signifie mettre les collections permanentes et le palais et son jardin donc au cĆur de de toute la stratĂ©gie.
Ăa signifie alors on me l'a beaucoup rebrochĂ© d'ailleurs, je me permets de le dire. Ăa signifie faire beaucoup moins en Ă©vĂ©nementiel. Ăa signifie faire moins d'exposition temporaires, moins de programmation de l'auditorium, pas ou peu d'art contemporains.
J'estimĂ© que nous Ă©tions dans un musĂ©e d'art ancien. VoilĂ . Parce que pour mobiliser les Ă©nergies humaines et financiĂšres, hein, pour mettre les collections permanentes, leur entretien et euh donc l'entretien du palais au cĆur, bah il faut mobiliser toutes les Ă©nergies avec un souci puisque j'Ă©tais quelqu'un de l'intĂ©rieur, c'Ă©tait de faire monter en compĂ©tence les personnels parce que bien entendu la question de la pĂ©nibilitĂ© du travail au Louvre existait et existe et malheureusement existera dans un musĂ©e qui est aussi frĂ©quentĂ©.
VoilĂ . Donc du coup la question de l'accessibilitĂ© des collections, la question donc de rendre le Louvre plus accueillant Ă©tait au cĆur de mon projet avec des avec voilĂ des projets que j'ai dĂ©clinĂ©. Bon si vous voulez qu'on a plus loin mais je pense que pour une premiĂšre rĂ©ponse je vous remercie.
Euh en ensuite vous Ă©tiez candidat Ă un 3Ăš mandat. Euh Laurence Descart euh vous a succĂ©dĂ© Ă ce moment-lĂ et je voudrais qu'on puisse euh bien comprendre le moment de la passation euh parce que le rapport de Ligac a fait clairement l'Ă©tat d'une perte de mĂ©moire des Ă©quipes de direction au musĂ©e Ă la suite de la passation de pouvoir entre vous-mĂȘme et et madame d'Ă©cart. Estimez-vous Ă l'Ă©poque qu'elle s'Ă©tait convenablement dĂ©roulĂ©e ?
Alors moi je peux vous rappeler comment ça s'est passĂ©. AprĂšs, estimer qu'elle s'est convenablement dĂ©roulĂ©e, je pense qu'elle s'est euh je vois honnĂȘtement, je vois pas ce qu'on aurait pu faire de plus hein, je vous le dis franchement euh dans la mesure oĂč ça Ă©tait une situation trĂšs particuliĂšre puisque la nomination de Laurence a Ă©tĂ© annoncĂ©e, je crois, le 26 mai, si j'aime bien Ă souvenir, 2021 et que le lendemain, la ministre de la culture de l'Ă©poque m'a demandĂ© de faire l'intĂ©rim. Donc, j'ai fait quand mĂȘme l'intĂ©rim pendant 4 mois et j'ai eu Ă prĂ©parer notamment le budget de l'annĂ©e 2022.
Ăa signifie que alors que je n'Ă©tais plus prĂ©sident, je n'Ă©tais que intĂ©rimaire. Si je m'exprimĂš ainsi, donc pendant 4 mois, j'ai travaillĂ© avec les Ă©quipes Ă prĂ©parer donc cette succession. Et dĂšs le 27 mai, j'en ai gardĂ© d'ailleurs le souvenir, j'ai demandĂ© Ă l'ensemble du directeur de prĂ©parer une espĂšce de dossier ministre, enfin comme on prĂ©pare pour quand il y a un nouveau ministre, mais lĂ avec une nouvelle prĂ©sidente, en faisant Ă©tat de voilĂ quelles Ă©taient leurs prĂ©occupations, quelle Ă©tait leur actualitĂ©.
Euh voilà et euh et euh et j'ai eu donc ils ont fait des dossiers comme ça donc direction par direction. Donc finalement tous les aspects de la gestion du musée étaient étit usé et Laurence trÚs rapidement est rentré en contact avec moi. Enfin de rentrer en contact, je lui ai présenté donc ça dure à peu prÚs une semaine.
J'ai présenté toutes ces notes en les commentant hein donc en disant bon ce que je pensais voilà de telle ou telle direction en essayant de souligner ce qui me paraissait les fragilités et les forces. et elle m'a demandé avec beaucoup d'élégance d'ailleurs si elle pouvait en amont alors que j'assumé l'intérim rencontrer les équipes. Je lui ai dit bien sûr et elle a rencontré en amont euh les équipe.
Et puis par ailleurs, je voudrais rappeler par rapport Ă cette continuitĂ©, je je vous avoue que je comprends pas trĂšs bien cette question de de rupture d'information. Bon euh dans la mesure oĂč en dehors de moi [rires] et de l'administrateur gĂ©nĂ©ral qui n'a pas Ă©tĂ© renouvelĂ© et de ValĂ©rie qui est restĂ© qui est parti au bout d'un mois pour de nouvelles fonctions, bah les Ă©quipes elles sont restĂ©es. Or dans le service public, c'est les Ă©quipes qui font je crois que c'est pas c'est pas que le prĂ©sident.
Donc je vous dis ça parce que ça signifie notamment que sur l'ensemble des dossiers, prenons le cas la question de la sûreté et de la de la sécurité, monsieur Salagnon était déjà en poste donc il était là . Donc monsieur euh euh donc euh Denis Fousse, lui est resté le directeur le supérieur hiérarchique immédiat de romain Laurent Leguedard était en poste. Voilà .
Donc du coup, la nouvelle Ă©quipe comme vous l'appelez, elle a pu travailler avec les gens qui avaient mis en place cette politique. Et puis je me permets de rappeler aussi puisque bon voilĂ dans cette continuitĂ© de service dans l'administration de l'Ătat, on formalise beaucoup beaucoup de documents par Ă©crit. Il y a les conseils d'administration, les PV des conseils d'administration.
Il y a j'avais fait rĂ©diger par l'Ă©quipe un projet scientifique et culturel qui datait de 2015 avec un avenant qui datait de 2019. Euh on avait aussi euh euh et ça on l'a pas assez soulignĂ©, contractualisĂ© avec l'Ătat un contrat d'objectif et de performance qu'on avait signĂ© donc en 2020. Donc c'Ă©tait un document stratĂ©gique signĂ© entre la tutelle et l'Ă©tablissement.
Tous ces documents, si vous les lisez, hein, c'est trÚs austÚre à lire hein, mais euh voilà , ils vont dans le détail de tous les projets. Voilà , donc une nouvelle équipe qui arrive et je ne doute pas qu'ils l'ont fait, ils ont à leur disposition tous ces documents donc qui leur permettent de comprendre donc dans quel état est l'établissement. Voilà , donc je vous avoue, je comprends pas trÚs bien cette question.
Donc voilà , de rupture d'information. Moi, je suis quand je suis parti le 31 août, bien entendu, j'ai laissé toutes mes archives au musée donc je n'ai rien emporté. Voilà .
Et je montre qu'il faudrait si si on veut essayer de comprendre, faut distinguer la situation en 2021 au moment de la rĂ©elle passation oĂč il y a une continuitĂ© et puis lĂ vous interrogez les gens en nous sommes en 2026, une grande partie de l'Ă©quipe de 2021 n n'est plus lĂ . Alors peut-ĂȘtre qu'il y a aujourd'hui un manque de mĂ©moire de de ce qui s'est passĂ© avant 1921. 2021, oui, je dit 1921, mais je suis pas si je suis pas si vieux.
Donc voilĂ . Mais bon, en tout cas, moi j'ai eu l'impression, vous voyez, je vois pas ce qu'on pourrait faire de plus puisque j'anticipe peut-ĂȘtre sur vos questions, mais puisque vous m'avez transmis euh certaines questions. VoilĂ , qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour formaliser une passation de pouvoir ?
Puis là , il y a eu moi je vous avoue franchement que dans mes fonctions antérieures, j'ai jamais eu ce type de passation quoi. Donc on avait on a on a rédigé des documents, on a échangé avec l'équipe. Alors c'est vrai que vous parlez de l'équipe, moi j'ai j'ai discuté avec Laurence Descart parce que autre moi, je suis parti au 31 août et elle avait pas encore nommé des administrateurs.
Donc moi j'ai jamais eu aucune discussion avec les administrateurs de l'Ă©quipe actuelle. D'accord. Nous, on essaie juste de comprendre ce qui a fonctionnĂ© ou moins bien fonctionnĂ© en matiĂšre de de gouvernance et du coup on confronte les analyses des des uns et Ă des autres et notamment on entend ce qui a pu dire la Cour des comptes, ce qui a pu dire l'IGAC, les sur le volet plus spĂ©cifique de la sĂ©curitĂ©, ce qui a pu ĂȘtre montĂ© par par l'inergie euh et il semblerait que c'est vous par exemple qui ayez transmis le rapport de l'inĂ©gie aux auditeurs de LigAC.
Mais c'est en fait au moment oĂč il y a eu on est aprĂšs le vol hein donc euh l'IGAC me m'auditionne donc et je leur dit bon il y avait un schĂ©ma de directeur sĂ»retĂ© il y avait un audit et cetera ils m'ont dit ah ben non on en a pas connaissance alors je dit ben moi je l'ai pas gardĂ© je peux essayer de vous le retrouver donc j'ai appelĂ© la personne qui s'Ă©tait occupĂ©e de ça donc avait suivi l'audit qui avait Ă©tĂ© commandĂ© en 2015 et qui avait Ă©tĂ© rendu en 2017 qui l'a retrouvĂ© je l'aurais transmis voilĂ donc c'est vue de l'extĂ©rieur, c'est un petit peu Ă©tonnant que ce soit vous qui n'ĂȘtes plus Ă ce moment-lĂ dans l'Ă©tablissement qui vous retrouviez devoir faire le passage de de document. Euh est-ce que au moment oĂč vous faites la passation, vous avez un point notamment sur le schĂ©ma directeur qu'on est pas beaucoup sur les questions de sĂ»retĂ©. Est-ce que vous vous avez l'occasion de lui en parler et de l'alerter sur des sujets particuliers d'un schĂ©ma directeur ?
HonnĂȘtement, je sais pas ce que vous imaginez ce que c'est de transmettre la gestion d'un domaine de 3 hectares avec 2300 personnes. On a gĂ©rĂ© aussi un autre musĂ©e national qui est le musĂ©e de la Croix, vous savez qui qui relĂšve du musĂ©e du Louvre. On a ses relations avec Lance et avec Abou Dhabi.
Donc on a essayĂ© d'ĂȘtre le plus complet possible. c'est il y a 5 ans quand mĂȘme. Donc voilĂ , on n'est pas rentrĂ© dans le dĂ©tail de chacun des schĂ©mas directeurs, mais je me permets de rappeler quand mĂȘme que j'insiste sur ce point, le contrat d'objectif et de performance qui Ă©tait un contrat entre le Louvre et l'Ătat, entre l'Ă©tablissement public et l'Ătat, il mentionne donc ses schĂ©mas directeurs et c'Ă©tait mĂȘme l'indicateur 19 de suivi donc on avait mis comme suivi.
Donc bon voilà . Donc euh aprÚs on n pas fait un tour de l'établissement avec les difficultés ou ce genre de choses quoi. Donc si je comprends bien, il y a pas un point spécifique sur la question sûr de la je vous ai dit ce que j'ai fait.
Donc en toute transparence euh on a fait un point direction par direction. Donc voilà avec bon alors ça couvre à peu prÚs tous les sujet mais comme euh la sûreté est une question transversale qui relÚve du président donc euh moi je lui ai expliqué comment nous nous étions organisés pour gérer la question sûreté. Pas seulement d'ailleurs, c'est pareil avec le systÚme d'information.
VoilĂ donc parce que c'est une question oĂč est-ce qu'on met le curseur ? Bon la Cour des comptes m'a posĂ© 10 fois cette question. Donc euh moi j'avais mis en place une organisation, enfin nous avions mis en place une organisation oĂč les questions les plus stratĂ©giques Ă©taient rĂ©glĂ©es et gĂ©rĂ©es au niveau de la direction donc de l'Ă©tablissement dont le schĂ©ma directeur euh surĂ©.
Donc vous avez eu quand mĂȘme l'occasion d'en parler mais est-ce que vous avez pu l'alerter sur certains points trĂšs bris qui vous semblaient urgent et sur lesquels vous auriez mis votre Ă©nergie si vous aviez pu votre mission ? Bah pour rĂ©pondre en toute honnĂȘtetĂ©, non, pas particuliĂšrement donc puisque j'avais Ă balayer euh donc tous les sujets euh de la direction mais euh Romain le le dira, monsieur Lagon le dira. Donc euh euh trĂšs vite, il a prĂ©sentĂ© le schĂ©ma directeur sĂ»retĂ© euh Ă l'administrateur euh adjoint qui a succĂ©dĂ© Ă ValĂ©rie.
Donc je ne comprends pas cette question de d'absence d'information. Donc je crois que vous le redirez en main, mais je crois que c'est c'est trÚs rapidement que vous avez fait cette présentation. Donc vous voulez rebondir tout de suite monsieur Sal ?
Oui, merci. Euh effectivement, alors peut-ĂȘtre que je vais me prĂ©senter avant de rebondir. Euh moi, je suis arrivĂ© en 2018.
Euh je suis parti du Louvre en 2025, donc euh j'ai euh été à peu prÚs euh à moitié sur l'ancienne présidence, à moitié sur la nouvelle. Euh voilà . Donc là , vous me convoquez avec l'ancienne, mais j'aurais pu parler avec la nouvelle, c'est pareil.
Moi, j'ai justement, comme l'a dit Jean-Luc Martinez, j'ai assuré une certaine continuité euh concernant le euh les les actions urgentes, euh vous en avez parlé, il y a eu un premier audit qui a été réalisé en 2017, audit technique à l'issue de cet audit qui avait fait enfin oui, un audit pour pour mettre en en place le schéma directeur. à l'issue de cet audite, il y a certaines actions qui ont été indiquées comme urgentes, en tout cas des actions à mener et nous les avons menés avec l'ancienne direction. Donc avant que que Jean-Luc Martinez ne parte, on a réalisé l'ensemble des actions indiquées par le premier rapport.
Donc en terme d'action urgente euh il n'y en avait plus. Euh aprĂšs ce que je peux vous dire aussi euh c'est que j'ai entendu beaucoup de bĂȘtises dans cette dans ces commission les gens qui qui ont qui que vous avez reçu euh qui ne connaissaient pas vraiment le schĂ©ma directeur, qui ont lu des documents de c de lĂ , qui ont entendu des choses de c de lĂ mais techniquement ils ont dit beaucoup de bĂȘtises et et voilĂ . Est-ce que vous avez des exemples prĂ©cis ?
Oui, oui, j'en ai de de choses qui vous semblent fausses ou erronées. Oui, oui, tout à fait, j'en ai. Euh, attendez, je vais les prendre puisque vous m'aviez demandé de préparer ça.
Euh le le fait de euhz, je vais reprendre le voilà là . On va vous laisser quelques instants. Il y a je vais laisser la parole au rapporteur les inspecteurs généraux des affaires culturelles que vous avez reçu et qui disent que les PC étaient dans un état l'état qu'ils étaient et que il suffisait de rajouter des écrans par exemple.
Mais en fait si vous rajoutez des écrans et que vous avez pas le systÚme qui va avec, ça sert à rien. Vous avez plein d'écrans, vous avez des caméras. Voilà . suffis pour jamais pour jamais voir ce qui se passe.
Donc ça changerait rien. Le fait de mettre plus de caméras, ils n'ont pas dit que ça. Non, ils n'ont pas dit que ça.
Mais le fait de mettre plus de caméras, ça change rien non plus parce que vous avez le systÚme qui permet pas de faire le tri. vous aurez vous aurez été noyé sous les informations. Il fallait il fallait remplacer le systÚme, il fallait remplacer mettre en place les caméras, faire un réseau moderne qui est capable de soutenir tout ça.
Donc lĂ , on rentre dans des considĂ©rations techniques, mais si vous voulez euh les actions que certains jugĂ©s urgentes en fait ne pouvaient pas ĂȘtre rĂ©alisĂ© puisque c'Ă©tait le le le but du schĂ©ma directeur, c'Ă©tait de faire tout ça. Vous pouvez pas de maniĂšre urgente mettre plus d'Ă©cran, mettre plus de camĂ©ras. Alors ça on comprend.
Sauf que le l'audit de le rapport dont vous parlait est lancĂ© en 2017, le schĂ©ma directeur en 2018, nous sommes en 2026, le vol a eu en 2025. On a du mal Ă comprendre comment 8 ans aprĂšs euh on n'est pas rĂ©ussi Ă bouger significativement quand mĂȘme les choses. Il ne semble pas que ce soit qu'une question de budget en plus.
Ah non, mais j'ai pas parlé de budget, je parle de technique. Donc techniquement, vous pouvez pas mettre en place tout un systÚme comme ça puisque tout fonctionne ensemble, tout est imbriqué. En en 8 ans, on peut pas mettre en place un systÚme de vie de protection moderne, adapté, aussi bien sur la partie euh nombre de caméras que euh systÚme de gestion et de pilotage.
Pas pas au sein d'un établissement comme le Louvre, non pas parce que le Louvre est mal géré, mais parce que le Louvre est énorme. Le Louvre est un bùtiment qui a 800 ans d'histoire. Tirer des cùbles au Louvre, c'est compliqué.
Donc euh vous avez beaucoup d'intervenants, voilà , beaucoup de monde qui rentrent en jeu. Les études prennent du temps. Euh euh monsieur Aler euh vous a expliqué que au à Versailles euh ils ont mis en place un schéma directeur incendie qui a débuté il y a 10 ans et qui en a encore pour 10 ans.
Donc non, en 8 ans on ne pouvait pas. On a fait des études. Euh vous avez toutes les délais administratifs également pour passer les les marchés.
Euh en 8 ans euh on ne pouvait pas on pouvait faire on pouvait faire des des des touches comme ce qui a été fait à la fois dans l'ancienne direction et dans la nouvelle puisque dans la nouvelle direction alors je sais pas si on y vient tout de suite ou si ou si on avendra plus tard mais des choses ont été faites pour améliorer tout ça autant que autant qu'il était possible. Je crois que notre rapporteur va rebondir. Oui.
En vous remerciant, bon il va soit que vous avez compris que nous menons pas une enquĂȘte de police mais on essaie de faire un travail qui nous permet aprĂšs de faire un rapport et des prĂ©conisations et de comprendre vous ĂȘtes-vous dans la technique ou et nous on est un peu on cherche on pose des questions simples des fois pour comprendre. Je veux revenir sur ce schĂ©ma direct. Euh lorsque euh vous transmettez, si je puis dire, euh les responsabilitĂ©s Ă madame d'Ă©cart, monsieur Martinez, je profite de vous parce que vous ĂȘtes un tĂ©moin exceptionnel, si je puis dire, de tout ça.
Est-ce que vous considĂ©rez que le schĂ©ma directeur, peut-ĂȘtre d'ailleurs ai si vous allez nous prĂ©ciser, ça prend du temps Ă rĂ©aliser un schĂ©ma directeur. C'est un travail collectif, c'est pas le vĂŽtre. Je veux dire, c'est un travail collectif.
C'est un travail, j'aimerais savoir la tutelle, elle s'est exprimĂ©e sur le schĂ©ma directeur que vous aviez. Est-ce que vous pensez qu'Ă ce moment-lĂ , le schĂ©ma directeur que vous avez commencĂ© Ă Ă©tablir de jeudi de mĂ©moire depuis 2018, il est bien ? Quel quel regard est-ce que dans vous, pardon l'expression trial, quand quand vous passez le bĂ©bĂ© dans votre esprit par rapport Ă tout le travail qui a Ă©tĂ© fait, est-ce que c'est un schĂ©ma directeur qui est opĂ©rant ? tu rĂ©pondre directement mais dans dans toutes cette histoire, on a oubliĂ© quand mĂȘme, j'ai l'impression que un oubli gĂ©nĂ©ral en France que le musĂ©e a Ă©tĂ© fermĂ© en 2019-2020 pendant 20 mois euh Ă cause de la crise du Covid et que cette crise du Covid a percutĂ© de plein fouet tous les projets en cours.
Donc quand en 2021, je transmets en effet les choses, il a fallu en effet réadapter les éléments. La preuve, c'est que on l'a fait à l'issue du comité de d'investissement he tous les ans. Le comité d'investissement présenté en conseil d'administration en novembre.
Donc le dernier comitĂ© d'investissement auquel j'ai assistĂ© moi comme prĂ©sident, c'Ă©tait en novembre 2020 oĂč avec l'effondrement des ressources, on se pose la question quelles sont les prioritĂ©s ? Et je vous renvoie Ă ce conseil d'administration de novembre 2020 dans lequel on dit maintenant on va maintenir le schĂ©ma directeur sĂ»retĂ©. Donc je rĂ©ponds Ă votre question.
On estimait donc que c'Ă©tait une prioritĂ© et que c'Ă©tait le bon. avec un objectif qui essayait d'ĂȘtre prĂȘt ou moins partiellement prĂȘt pour les Jeux Olympiques. Et donc euh euh avec parce que le mon 3e mandat s'il avait euh il s'Ă©tait dĂ©roulĂ©, il il s'est dĂ©roulĂ© jusqu'en avril 2024.
Alors, je ne sais pas si on y serait arrivĂ©, mais il y avait deux Ă©lĂ©ments qui me paraissaient fondamentaux et que en 2021, on croit encore possible, qui est la crĂ©ation d'un PC centralisĂ© et le dĂ©ploiement des camĂ©ras Ă l'extĂ©rieur du domaine. Alors, il y a toute une partie du schĂ©ma directeur sĂ»retĂ© qui allait prendre beaucoup d'annĂ©es encore hein, au moins au moins 5 ans. En tout cas, au printemps 2021 donc et en 2021, on estime que ces deux aimants lĂ , il serait possible de la rĂ©aliser pour donc le le printemps 2024 pour ĂȘtre prĂȘt pour les Jeux Olympiques.
Je rĂ©pĂšte, est-ce qu'on est-ce que on y serait arrivĂ© ? VoilĂ , c'est trĂšs facile de donner des leçons aprĂšs coup, mais voilĂ , moi je laisse je laisse la situation dans cette dans cet Ă©tat lĂ . Non mais la pour vous le schĂ©ma directeur il est opĂ©rant et d'ailleurs je me tourne vers monsieur Salgon vous Ă©tiez le le chef des travaux de ce schĂ©ma directeur pour vous aussi quand monsieur Martinez s'en va vous avez travaillĂ© sur ce projet vous ĂȘtes le chef de travaux c'est un schĂ©ma directeur qui est opĂ©rant oui ou non le schĂ©ma directeur est opĂ©rant mais le schĂ©ma directeur dans les cas sa phase APS Ă la premiĂšre phas donc ensuite il y a encore beaucoup de choses qui arrivent beaucoup d'Ă©tudes qui arrivent euh et ces Ă©tudes euh notamment euh euh une chose aussi qui n'a pas Ă©tĂ© dite, euh la premiĂšre mission du maĂźtre d'Ćuvre qui a Ă©tĂ© euh qui a Ă©tĂ© notifiĂ©e, ça a Ă©tĂ© de faire un audit de notre rĂ©seau de sĂ»retĂ© pour justement prĂ©voir les travaux Ă venir pour construire ce rĂ©seau, pour avoir un un rĂ©seau fiable qui ne craignne pas la cybersĂ©curitĂ©, qui soit capable d'absorber tous les volumes.
Je vous ai permession de mettre pour que je comprenne. Pardon, excusez-moi. Vous dites la le maĂźtre d'Ćuvre, il doit faire un audit Ă Pouvez-vous prĂ©ciser parce que lĂ je je ne sais j'ai perdu le fil de ce que vous me dites. technique, je me permets du coup euh le sur l'organisation et en fait le sĂ©quençage de d'une gestion de d'opĂ©ration de de travaux quoi.
Donc je me permets de replacer dans le contexte. Donc rapport INSJ, c'est la base en fait du schĂ©ma directeur des Ă©quipements de sĂ»retĂ©. Euh des actions, des travaux d'urgence ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s sans attendre la mise en Ćuvre de ce schĂ©ma directeur.
Ă partir du moment oĂč on a le rapport INSJ, des Ă©tudes de programmation sont lancĂ©es avec un cabinet d'ingĂ©nierie spĂ©cialisĂ© en la matiĂšre qui nous amĂšne lĂ jusqu'Ă mi-29, c'est ça ? 2019 pour avoir un programme qui touche Ă la fois donc la refonte de l'ensemble du rĂ©seau informatique du musĂ©e qui pense les nouveaux PC centralisĂ©s, couverture pĂ©rimĂ©trique pĂ©riphĂ©rique en vidĂ©o protection embarquant de la dĂ©tection anti-intrusion, nouveau contrĂŽle d'accĂšs et couverture intĂ©grale des espaces intĂ©rieurs du musĂ©e en vidĂ©o protection. Ăa c'est le programme tel qu'il est arrĂȘtĂ©.
Ă l'issue de nos Ă©tudes de programmation, on part en consultation de maĂźtrise d'Ćuvre. Donc une maĂźtrise d'Ćuvre, c'est le les l'ensemble des architectes bureaux d'Ă©tudes techniques qui vont faire toutes les Ă©tudes de conception dĂ©taillĂ©es et suivre ensuite les la rĂ©alisation des travaux. Nous, on notifie donc entre-temps, il y a le Covid, on continue Ă avancer.
Je tiens Ă le signaler parce que c'Ă©tait nĂ©anmoins une pro et on notifie donc le contrat de maĂźtrise d'Ćuvre fin 2020. Donc ça veut dire que dĂ©but 2021, on lance la phase opĂ©rationnelle de conception d'Ă©tudes donc qui est structurĂ©e en trois phases. Des Ă©tudes d'avant projet dites APS, des Ă©tudes d'avant-projet dĂ©taillĂ© APD et des Ă©tudes de projet qui conduisent Ă la consultation.
Pardon. VoilĂ . Alors merci.
Donc je vous remercie de tout ça. Donc on est d'accord que pour vous avez beaucoup travaillé tout ce que vous dites là vraiment il y a eu plusieurs phases. Tout ça j'imagine le fruit d'un travail collectif d'expertise et cetera et cetera.
Donc vous comprenez bien sur quoi moi aprĂšs je question que je me pose, c'est madame Descart euh lorsqu'elle est nommĂ©e, premiĂšrement peut-ĂȘtre monsieur Martinez nous dire est-ce que ces sujets-lĂ sont abordĂ©s lors de la de cette semaine d'Ă©change ? les notes qui sont que vous avez Ă©voquĂ© comme c'est un sujet vous l'avez dit vousmĂȘme qui est qui est qui qui qui est transversal le directeur c'est un sujet de directeur Ă directeur sujet pas seulement de le conf direction puis surtout madame Descard lorsqu'elle est interrogĂ©e par le SĂ©nat nous dit bon en 2022 6 mois aprĂšs ma prise de fonction un premier projet m'est prĂ©sentĂ© celui que vous nous avez dĂ©crit gros boulot collectif pendant elle dit j'ai souhaitĂ© le renfoncer et dĂ©cidĂ© entre autres choses de gĂ©nĂ©raliser la protection pĂ©rim pĂ©rimĂ©trique du Lou, de moderniser les cinq postes de commandement que compte le musĂ©e, d'inclure dans le schĂ©ma les enjeux de cybersĂ©curitĂ© car elle considĂšre que ce schĂ©ma directeur ne prenait pas en compte les vidĂ©os pĂ©rimĂ©triques, donc la couverture extĂ©rieure du bĂątiment et insuffisamment la rĂ©novation des postes de commandement au regard de la technologie d'hypervision. Cela pour consĂ©quence, pour le dire avec mes mots simples que le schĂ©ma directeur que vous sur lequel vous avez fait ne s'applique pas. il est repoussĂ© pour faire tout ça et Ă l'heure oĂč nous parlons, il y a pas eu de nouveau schĂ©ma directeur qui a Ă©tĂ© mis en place.
Donc on a c'est en 2022, on est en 2026 pendant depuis 4 ans, il s'est rien passĂ©. Moi, j'aimerais lĂ encore, vous ĂȘtes dans une commission, dites-nous franchement, est-ce que vous pensez que les remarques de madame Descart finalement Ă©taient pertinente et quelle voix des choses que vous n'aviez pas vu ou et cetera ou est-ce que vous pensez que cette dĂ©cision lui appartient, enfin comment la just appartient, ça c'est indiscutable mais est-ce qu'elle vous semble pertinente ? DĂ©putĂ©, nous on est lĂ pour rendre compte de notre action jusqu'en 2021. euh poser cette question Ă celle qui m'a succĂ©dĂ©.
Donc moi, je peux pas vous rĂ©pondre sur ce point. Moi je vous dis tout en tout monsieur Martin ou compris que la maniĂšre dont je le prends, on se parle librement, c'est que votre travail, celui de monsieur Salon, celui d' ForĂȘt est mis en cause. Je veux dire le lĂ si je comprends les choses, elle dit en gros vous aviez oubliĂ© des choses.
J'entends bien. Ne vous inquiĂ©tez pas, madame Descart sera interrogĂ© lĂ -dessus. Je ne cherche pas Ă Ă Ă ĂȘtre arracher de vous des propos indĂ©dicats.
C'est pas ça mon sujet. Moi, j'observe que on parle quand mĂȘme de quelque chose qui lĂ encore c'est une grosse machine, un schĂ©ma directeur et j'aimerais comprendre, nous aimerions comprendre, c'est c'est une interrogation pour quelle raison une dĂ©cision aussi importante est faite. Et lĂ -dessus, vous ĂȘtes quand mĂȘme bien placĂ© pour me dire bah si j'avais vraiment abordĂ© ces points-lĂ , c'est une mauvaise lecture ou Ă l'inverse, il est vrai peut-ĂȘtre qu'entre-temps, de nouvelles problĂ©matiques sont apparues parce que finalement en 20189 quand on travaillĂ©, ça avait pas ce n'Ă©tait pas le cas.
Et il est pertinent euh de faire de de et lĂ encore, pardon, monsieur Martinez, votre avis m'intĂ©resse, mais monsieur Salgnon, vous vous restez en poste de toute maniĂšre. Donc c'est c'est quel que soit le supĂ©rieur, vous ĂȘtes lĂ et c'est vous qui faites le boulot. Alors, puisque vous voulez un avis, moi je vous le donne, je pense que le schĂ©ma directeur tel que nous l'avons conçu Ă©tait le bon et qu'il Ă©tait satisfaisant et parce que dĂ©cider c'est choisir.
Donc j'avais choisi en effet parce qu'il y avait cette cet impĂ©ratif des Jeux Olympiques, d'essayer de rĂ©aliser quelque chose pour 2024 qui Ă©tait donc ce PC centralisĂ© et ce et ces camĂ©ras pĂ©rimĂ©triques. ne signifie pas, ça signifiait que les autres Ă©lĂ©ments auraient Ă©tĂ© faits aprĂšs. VoilĂ , donc celle qui m'a succĂ©dĂ© a fait un autre choix mais voilĂ donc moi j'avais fait ce choix lĂ donc voilĂ et par vous dire que non pas pour dĂ©fendre Romain mais c'est un choix de la de la direction du voilĂ donc le chef de projet c'est un chef de projet donc il met en Ćuvre donc les les dĂ©cisions Ă partir du moment oĂč on change des Ă©lĂ©ments du cahier des charges en quelque sorte bah on change le schĂ©ma le schĂ©ma directeur bon voilĂ merci merci comp ben j'arrive pas Ă reprendre la monsieur Martin pour dĂ©fendre il va tr que moi je ne vous mets pas en cause et j'ai bien compris que lĂ -dedans les responsabilitĂ©s qui qui sont les autres mais vous avez bien compris ce qui est le sens de ma question le chef d'un seul coup vous dit on fait plus comme avant on abandonne ce qu'on a fait on va faire autre chos c'est j'aimerais vous pouvez quand mĂȘme nous dire lĂ -dessus avec des arguments en demeurant maintenant qui sont prĂ©sent les sĂ©nateurs et qui sans doute nous seront rĂ©pĂ©tĂ©s devant les dĂ©putĂ©s donc nous on a besoin de comprendre parce que lĂ ce nous quand mĂȘme quelque chose dont on peut imaginer que ça a quelques consĂ©quences pour la suite.
Donc je vous en prie, n'hésitez pas à Merci. Euh oui oui, je vais essayer de vous donner des arguments clairs et concrets. Euh en fait, il faut bien comprendre qu'il n'y a pas eu plus il y a pas plusieurs schémas directeur.
Laurence Descart n'a pas relancé un schéma directeur. Comme vous l'a expliqué Valérie, il y a plusieurs étapes. Donc phase APS, voilà euh il part à la phase APS, voilà , il l'ancienne direction part à la phase APS.
Phase APS euh des choix sont faits et ensuite le le le la phase APD comme l'a expliqué, c'est détaillé. Donc on rentre plus dans le détail. Donc il y a des choses qui changent qui sont enfin qui changent pas qui changent mais il y a des choses qui sont vues euh plus en en finement et donc qui évolue.
Euh j'ai essayé de vous dire tout à l'heure que euh il y avait eu un audit euh de du du réseau parce que en fait lors de cet audit justement les choses ont évolué et on et et et euh un besoin euh complémentaire euh est apparu en terme de cybersécurité. Euh le alors bon, je vais je vais donner du détail mais par exemple également le le PC euh au début comme le PC euh le la la question de l'emplacement du PC était une question ouverte au lancement du schéma directeur, ensuite le PC a été décidé à un certain endroit et du coup il a fallu faire la base vie pour les agents parce que l'ancienne base vie était trop loin. Donc tout ça, il faut réfléchir aussi l'intégrer.
Ăa fait encore des rĂ©flexions en plus et du temps en plus. Ăgalement une autre grosse partie contrairement Ă ce qui a Ă©tĂ© lĂ aussi dit dans cette commission, le CD RMF n'Ă©tait pas du tout prĂ©vu au dĂ©part. Donc la CDR MF a Ă©tĂ© aussi inclu.
Donc vous appuyez tout ça, le la cybersécurité, le réseau qu'il a fallu par réudier mais étudier plus en profondeur, le la base vie, enfin l'aménagement du PCC, le CDR MF dont je vous ai parlé, tout ça amÚne alors vous voulez des choses concrÚtes, tout ça amÚne à une plusvalue de 12 millions d'euros. 12 millions d'euros, c'est + 37 % du budget. Donc plus 36 % du budget effectivement ça amÚne aussi un peu de délais.
Vous comprendrez que ça prend un peu plus de temps à étudier. Là encore pour que je comprenne comment ça fonctionne là aussi monsieur Martinez n'hésitez pas à réagir mais je mrais surtout à monsieur Salon. C'est un travail collectif, un schéma directeur, on est d'accord.
C'est pas c'est pas vous, monsieur Martinez, qui faites le schéma directeur. Vous faites appel évidemment à des professionnel. Enfit, moi j'aimerais comprendre comment ça se passe.
Donc parce que lĂ je je mets pardon l'expression trial beaucoup de choses sur les Ă©paules de madame Descart, mais quelle est l'instance collective qui rediscute du fait que finalement le schĂ©ma directeur de monsieur Martinez doit ĂȘtre repoussĂ© ? LĂ , il y a quelque chose que je comprends pas. Qui prend la dĂ©cision en fait ? qui au vu d'Ă©lĂ©ment ce que vous venez de nous mentionner notamment qui se dit finalement bon ben on remet le travail sur l'ouvrage c'est c'est qui c'est la prĂ©sidente toute seule ou il y a une instance collective en conseil d'administration je ne sais trop quelle instance qui dit finalement on repousse le travail parce que notamment vous pointez des questions budgĂ©taires et cetera, qui dĂ©cide euh alors lĂ aussi c'Ă©tait des choses que on devait voir plus tard il y a un comitĂ© de sĂ»retĂ© qui est en place.
Valérie vous en a parlé en début. Quand quand l'ancienne direction part, il y a une nouvelle nouveau comité de sûreté qui est mis en place. Dans ce comité de sûreté, il y a l'administrateur adjoint, il y a le responsable de la brigade des apps pompiers, il y a la directrice de la direction financiÚre.
Je dis qu'il y a des moyens, il y a le directeur de la l'accueil de la surveillance du public, l'accueil du public et de la surveillance, pardon. Euh il y a Ă©galement euh euh le sous-directeur au systĂšme d'information et euh je j'en oubliĂ©, il y a la direction, le directeur du patrimoine et moi-mĂȘme. Euh on discute de toutes les questions de sĂ»retĂ©, donc on discute Ă©galement du chef directeur.
Tous les points à arbitrer sont euh discutés à cette occasion. Ensuite, vous verrez avec l'administrateur adjoint les décisions, de quelle maniÚre il les prend avec la directrice, avec le comité de direction là , je sais pas. Moi, on évoque tous les sujets à ce moment-là et ensuite les directions sont les décisions sont prises.
Je merci hein, c'est vous ĂȘtes clair et je vous remercie. On est d'accord que le directeur a changĂ© mais c'est les mĂȘmes personnes. Monsieur Fous, vous ĂȘtes lĂ , monsieur Salon, vous ĂȘtes lĂ et cetera.
Donc les mĂȘmes personnes euh donc se rééunissent Ă nouveau, mais c'est plutĂŽt au-dessus que la dĂ©cision est prise parce que c'est pas vous qui vous dites "Monsieur Martinez, c'est parti madame d'Ă©cart, on va remettre en place le schĂ©ma directeur." C'est une dĂ©cision, ça n'est pas vous les mĂȘmes acteurs qui prenaient la dĂ©cision de de de repousser ce schĂ©ma directeur. J'ai lĂ , j'ai pas bien compris parce que vous m'avez citĂ©, je vous remercie dans le dĂ©tail, mais monsieur Martinez a beau ĂȘtre parti, tout le monde est restĂ© en place. ce que vous mĂȘme vous avez dit d'ailleurs en terme de transmission de mĂ©moire, il y a c'est pas de dĂ©capitĂ© si je me fais pas expression imaginĂ©e.
Encore une fois, on ne relance pas un schéma directeur, on est dans la continuité et il y a des arbitrages qui sont faits et les arbitrages stratégiques, moi je n'y assiste pas. Moi, je ne suis là que pour remonter euh les arbitrages à faire et ensuite les arbitrages stratégiques sont faits euh avec la direction, avec la tutelle, avec je ne sais pas là , je ne assiste pas là . Oui, il y a il y a une espÚce de de trou noir.
Est-ce que monsieur Martinez, vous pouvez nous renseigner sur la mĂ©canique ? Qu'est-ce qui se passe au stade au-dessus une fois qu' a remontĂ© d'aprĂšs vous, continue l'expĂ©rience qui est le la vĂŽtre ? OĂč se prend la dĂ©cision Ă priori ?
Moi, je peux simplement vous dire ce qui se passait quand moi je dirigeais cet établissement. Il est évident que euh les sujets stratégiques, c'est euh le président directeur qui prend les décisions. Donc euh voilà .
Donc en tout cas sur le schĂ©ma directeur sutĂ©, je vous donne un exemple. VoilĂ . Donc la question donc du PC euh centralisĂ©, oĂč est-ce qu'on doit le placer ?
Et bien avant de partir, je prends l'option selon laquelle il doit ĂȘtre pavillon de flore. VoilĂ . Donc euh et euh euh en ayant euh entendu des avis contraires sur ce sur ce point, mais c'Ă©tait aussi une solution qui rendrait possible la rĂ©alisation de ce PC centralisĂ© d'ici 2024.
Et c'est ce cet élément qui a fait que je choisis cette cette option. Voilà . Mais euh parce que je considérais que la sûreté s'a relevé du président directeur et que c'était euh en effet un sujet stratégique.
C'est la raison pour laquelle dans notre organisation d'ailleurs euh finalement j'avais demandé à ce que ce soit une des un des administrateurs adjoints qui euh euh gÚre euh ce euh dossier qui pilote ce dossier. Je vous remercie monsieur Selagon. Vous dites je fais des recommandations, je fais des remontées.
Euh ça part au-dessus. Vous évoquez plusieurs hypothÚses effectivement la la présidence, la tutelle. Est-ce que vous savez oui ou non s'il y a des échanges avec le ministÚre à ce moment-là sur les questions de sûreté ?
Non, je sais pas. Moi, je on discutait de sûreté et sécurité générale au sein de ce comité. euh les décisions stratégiques.
VoilĂ , moi je suis je j'Ă©tais pas j'Ă©tais pas associĂ© aux dĂ©cisions stratĂ©giques et je sais pas Ă quel moment j'Ă©tais pris. Ăa interpelle un petit peu vu l'extĂ©rieur, vous ĂȘtes responsable des questions de sĂ»retĂ©. Vous n'avez pas d'Ă©change avec un rĂ©fĂ©rent, un responsable, un homologue du cĂŽtĂ© de l'administration centrale.
Euh c'est un petit peu étonnant ? Non, moi ça m'étonne pas. Je suis un opérationnel.
Je suis là pour réaliser les décisions stratégiques. Je suis pas là pour les pour les pour les prendre. D'accord.
Alors cette idĂ©e euh il y a il y a un sujet qu'on relu les diffĂ©rentes interventions que vous avez pu faire et compris devant le SĂ©nat, c'est la question de l'emplacement du poste euh central qui a l'air Ă mon avis c'est peut-ĂȘtre une fausse piste, elle est un sujet qui a amenĂ© Ă ce que finalement le schĂ©ma directeur soit modifiĂ©. Je vais adresser Ă monsieur Fous si vous ĂȘtes d'accord parce que vous vous avez euh devant le SĂ©nat vous avez dit c'Ă©tait en dĂ©cembre prĂ©cis sur cette questionlĂ je vous cite la question de l'emplacement du poste central se posait celui qui avait Ă©tĂ© choisi donc sous la prĂ©sidence Martinez si je puis dire hein rĂ©pondait Ă un certain nombre de critĂšres puis d'autres critĂšres ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s aprĂšs discussion et un arbitrage a Ă©tĂ© effectuĂ© en faveur d'une installation dans un autre lieu que celui lui prĂ©vu initialement et vous prĂ©cisez plus loin, il a fallu identifier un autre endroit que le pavillon de flore, ce qui n'a pas Ă©tĂ© Ă©vident. Il fallut Ă©galement que cette installation puisse s'inscrire dans les schĂ©mas des travaux dĂ©jĂ programmĂ©s.
Des rĂ©flexions Ă©taient notamment en cours Ă ce moment-lĂ pour savoir oĂč installer le nouveau dĂ©partement des arts de Byzance et des chrĂ©tientĂ©s en Orient, le DAPCO. Alors voilĂ , je voudrais peut-ĂȘtre faire rĂ©agir lĂ -dessus. Vous dites d'autres critĂšres ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s.
Quels sont ces critĂšres sous l'impulsion de qui ? Sous la prĂ©sidence de qui ? Parce que moi il me semble que c'est dans cette question lĂ de oĂč est-ce qu'on met le poste de commandement que c'est nousĂ© peut-ĂȘtre nombre de difficultĂ©s.
Bonjour mesdames et messieurs. Avant de répondre à votre question, je voulais dire dans la continuité de de Laurent, c'est que nous avions commis un comité de sûreté et Romain était présent en tant que pilote mais il il accompagnait le directeur de la dépage qui lui coordonnait l'ensemble des dispositifs. Toutes les questions euh romain ne faisaient que toutes les les parties techniques et il ne peut pas répondre à la place du directeur qui n'est pas là .
Voilà , il était présent avec nous. Euh je regrette que le monsieur Laurent Lguedard ne soit pas là parce qu'il vous aurait euh répondu dans un domaine qui n'est pas celui euh qui n'était pas un domaine stratégique qui n'était pas celui euh de Romain. Ceci euh étant dit euh c'est exact que euh le bon emplacement il n'y avait le bon emplacement du PC euh a été trÚs difficile à trouver pour une raison simple.
Vous avez visité le PC du Louvre. Euh au départ, on a dit c'est trÚs bien de mettre les PC les uns euh à cÎté des autres. Euh le PC euh le premier PC qui a été refait, si vous avez descendu, c'est le PCI.
La priorité a toujours été donnée euh à l'incendie au Louvre et je me suis toujours inscrit dans cette priorité. Donc euh il y a eu les bases vies, le PCI, la salle de PCI et cetera et la pression se posait d'avoir un PC euh qui qui correspondait. Donc il ne pouvait plus rester idéalement un PC de sûreté.
On le met à cÎté, un PC de surveillance à cÎté du PCI à cÎté. Là , on ne pouvait pas le faire. Lorsque l'on a fait les premiÚres hypothÚses, j'ai défendu parce queil y avait un certain nombre, j'ai défendu l'hypothÚse de Flore.
J'ai dĂ©fendu l'hypothĂšse de Flore. Ăvidemment, elle avait des inconvĂ©nients puisque ça nous Ă©loignait euh des pompiers, ça nous Ă©loignait euh enfin des des opĂ©rations. Mais elle avait d'autres d'autres avantages.
Le premier avantage, c'est que un euh bah il y avait une capacitĂ© rapide de mettre en Ćuvre. VoilĂ , ça c'Ă©tait le premier. Le deuxiĂšme avantage que je voyais, c'Ă©tait que il y avait la question toujours de mettre des bases vies, des sanitaires et cetera.
LĂ -bas, comme il y avait des appartements et bien c'Ă©tait quelque chose qui Ă©tait rapide. Et puis il y avait une vision trĂšs importante parce que il faut se rappeler qu'on avait l'objectif des Jeux Olympiques et cet objectif lĂ , on on voulait impĂ©rativement ĂȘtre prĂȘt parce qu'on savait que beaucoup de choses allaient se faire sur le domaine du Louvre. Donc on Ă©tait au cĆur du dispositif et euh il y a depuis Flore une vision complĂšte de l'ensemble du domaine.
Et je me disais si jamais nos systÚmes tombent en panne, au moins de là on voit les choses. Pour votre information euh la vidéo extérieure a toujours continuellement été la priorité. C'était la priorité de Jean-Luc, c'était la priorité de la présidente de de madame Decard.
Pourquoi c'était la priorité ? Parce que euh bah aujourd'hui et sur la périphérie, on voit trÚs peu de choses. Or quand euh moi j'ai vécu des crises difficiles, les crises des gilets jaunes et cetera, quand vous voulez vouloir ce qui se passe, vous avez vu, on a que quelques caméras qui avaient été mis en urgence.
On n pas la couverture totale qui a toujours Ă©tĂ© l'objectif. Ăa ça n'a pas changĂ© la couverture totale et les Ă©tudes qui ont Ă©tĂ© faites montrent couverture. Et bien, je veux dire comment on fait ?
On monte sur le toit de Flore, j'ai une un talky et on communique les uns avec les autres. Il y a des endroits oĂč on met des agents qui voient ça arrive, vas-y, repasse et cetera. Donc Flore, c'Ă©tait ça.
Mais par contre Flore avait des inconvĂ©nients, des inconvĂ©nients. Il Ă©tait pas trĂšs proche de la direction, il Ă©tait pas proche euh de l'endroit oĂč on accueille en cas de situation de crise euh les VIP, les gens qui viennent. Parce que quand on a une crise et bien il y a plusieurs choses qu'il faut gĂ©rer.
Il faut accueillir des pompiers, il faut accueillir des policiers mais faut accueillir des ministres, faut accueillir des tas de gens qui viennent et puis ben il faut pas qu'il vienne perturber le travail des opĂ©rationnels et surtout il faut qu'on puisse donner des informations extrĂȘmement rapides. Donc Ă partir de ce moment-lĂ euh la prĂ©sidente a dit "Oui, c'est trĂšs bien mais il faut faire mieux et et pour ça il faut ĂȘtre prĂšs de la direction. Il faut que vous rapprochiez par lĂ .
On a fait des Ă©tudes et bah il y avait des des moments oĂč on disait ça c'est possible la base vis posĂ©, on peut pas mettre de pos. Lorsque l'on a trouvĂ© la comment dire le bon emplacement, bien Ă partir de ce moment-lĂ les Ă©tudes se sont arrĂȘtĂ©es et puis l'emplacement a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©. Par contre, l'emplacement n'a pas Ă©tĂ© communiquĂ© parce que cet emplacement tout simplement prenait des place sur des bureaux, des bureaux avec des personnel dedans.
Il fallait quand on bouge des personnels dans des bureaux, il faut toujours prendre le temps aussi de l'explication de dire voilĂ ben on va on va on va bousculer mais ça n'empĂȘchait pas que ça ne retardait pas. Donc voilĂ ce que je je peux vous dire sur le sur le PC. Par contre, sur la question que vous avez posĂ© Ă Romain et certainement aurit a rĂ©pondu Laurent, c'est que la vidĂ©oprotection, elle Ă©tait incluse parce que depuis le dĂ©but c'est l'amĂ©lioration premiĂšre considĂ©rable que l'on attend parce que ça nous permet de savoir ce qu'il se passe Ă notre pĂ©riphĂ©rie et aujourd'hui avec les systĂšmes modernes qu'on a rĂ©flĂ©chi et qu'on qu'on veut mettre en place, ce sont des des systĂšmes systĂšme de vidĂ©o numĂ©rique sur lesquels qui peuvent couvrir la totalitĂ© de toutes nos façades et de tous nos recoins.
Et ça le tu as travaillĂ© dessus, tu as Ă©tĂ© dans tous les dĂ©tails et Ă partir du moment oĂč on a de la camĂ©ra numĂ©rique, Ă partir du moment des couvertures, on met Ă l'Ă©poque on appelait ça l'hypervision. Aujourd'hui, on on appelle ça l'intelligence artificielle mais ça nous permettait de d'avoir avec cette intelligence artificielle une vision exacte de ce qui se passe mais surtout des alertes de toute anomalie. VoilĂ , voilĂ ce que je peux vous dire.
Et pour aller plus loin, on on voulait aussi sur les Ă©tudes aller plus loin et dire allons-y, faisons les Ă©tudes, allons voir sur les toits si qu'est-ce que ça va donner sur les toits. Donc voilĂ , c'est peut-ĂȘtre un peu long mais je pense que c'est important pour comprendre sur sur le fait qu' qu'il faille le faire dĂ©velopper la vie de protection, il y a aucun doute pour nous. ce qu'on ne comprend pas et c'est vraiment lĂ qu'on se met pas euh dans la dans le rĂŽle d'un policier ou d'un juge.
C'est pas notre mission. Par contre euh ça nous a pas échappé qu'au parlement à l'Assemblée nationale on vote des budgets que ces budgets permettent de verser des subventions à son d'établissement dont le Louvre et les Français peuvent se dire mais finalement l'argent que collectivement on met dans un tel établissement dont on est fier qui fait notre rayonnement. On est trÚs heureux que les euh petits français puissent aller découvrir l'art, la culture et s'ouvrir sur le monde.
Mais les Français peuvent se dire euh pourquoi est-ce que 8 ans aprĂšs avoir eu des alertes, avoir initiĂ© un processus de protection de ce site Ă la fin de contenit pas. Quand on a visitĂ© le PC sĂ©curitĂ©, trĂšs franchement, on voit des camĂ©ras euh voilĂ qu'on voyait dans des centres commerciaux il y a 20 ans, dans des mairies il y a 20 ans. Il y a un problĂšme quand mĂȘme d'utilisation de l'argent public, c'est interpelle. pas ça vous choque pas vous Ăa me choque pas.
Bien sĂ»r que si ça me choque. Ăa a Ă©tĂ© euh j'ai portĂ© ça pendant tout le temps que j'Ă©tais directeur lorsque Jean-Luc appuyĂ© savait ce qu'il a dit. C'Ă©tait une des prioritĂ©s de de de son schĂ©ma directeur.
Quand la présidente euh est arrivée, Laurent Legidard a vu l'administrateur adjoint et cetera, je et je peux pas parler à sa place mais je sais qu'il y a eu une présentation, je ne sais pas si c'est à la présidente parce que on on travaille mais toute la partie trÚs technique, financiÚre et cetera, ce n'était pas mon domaine. Donc ça par contre on se parlait et je sais que Laurent il a fait ce qu'il fallait. Il a prévenu, il a expliqué.
Moi de mon cÎté la question se posait pas du pourquoi j'ai quand j'ai vu la présidente, la présidente a choisi aussi de voir la surveillance en premier. Euh je me suis dit faut que je marque faut que je marque qu'elle voit clairement d'autant plus que je savais qu'elle venait d'Orset et que avait fait une des travaux. Donc on a passé une aprÚs-midi entiÚre avec les administrateurs, je les ai amené partout et je l'aurais aussi dans ce en se déplaçant et cetera, il y a eu des échanges y a pas eu de contre-rendu mais des échanges sur l'obséance, sur le risque qu'on prend sur les faiblesses, nos faiblesses périphériques et cetera.
Elle l'a redit aussi. Je peux vous assurer que c'était clairement compris. Voilà , c'était la façon dans laquelle j'ai transmis ces vulnérabilités et cette urgence.
Oui. Bon euh vous nous avez dit donc je sur la phrase qui était un peu énigmatique puis d'autres critÚres ont été ajoutés. Vous nous dites qu'en fait madame d'écart considÚre que il faut trouver un poste de sécurité plus prÚs et que c'est uniquement un problÚme d'éloignement du pavillon de flore.
Est-ce que je vais vous redonner la parole pour que je ferme toutes les portes de mon raisonnement. Vous nous dites qu'Ă aucun moment la volontĂ© peut-ĂȘtre de mettre au pavillon de flore le dĂ©partement des arts de Byzance et des chrĂ©tiens interne orient qui qui est peut-ĂȘtre une idĂ©e n'est un Ă©lĂ©ment qui amĂšne Ă se dire finalement on le met pas lĂ -bas, on va garder le pavillon de flore. Cet argument n'est jamais Ă©voquĂ©, n'existe pas et vous sent monsieur le reporteur, il y a il y a quelque chose, il y a une confusion.
Le la question du dĂ©partement des arts de Byance qui Ă©tĂ© Ă©voquĂ©, bah c'Ă©tait dans toutes les hypothĂšses de mettre le PC ailleurs qu'Ă Flore. Il a jamais Ă©tĂ© envisagĂ© de mettre Byzance et cetera Ă Flor, si j'ai bien compris votre question. Les les critĂšres qui Ă©taient choisis pour autre autre que Flore Ă©tait il fallait se rapprocher de la prĂ©sidence, il fallait se rapprocher de la direction parce que le cĆur de la le cĆur de la dĂ©cision oĂč l'ouvre, il se fait Ă au pavillon de nom, il se fait lĂ oĂč vous vous avez Ă©tĂ© certainement reçu. et la prĂ©sident voulait que nous soyons Ă ses cĂŽtĂ©s et surtout il y avait aussi l'ensemble des bureaux, les bureaux du directeur de la DAPS, les adjointes les adjointes, enfin toute la direction surveillance se trouve aussi dans ce pavillon.
Donc ça avait aussi du sens de regrouper de repris dans cette zone le PC, le la cellule opérationnelle et les bureaux de la direction de la DAPS parce que lorsque nous avons une montée en puissance, nous avons des une montée en cellule de crise, nous une émanation de la cellule de crise de du Louvre et la cellule opérationnelle de la surveillance et elle se trouve déjà en place euh à cet endroit à de nom. Voilà . Donc c'était un petit c'était cela qui avait motivé enfin moi c'est ce qui m'a été donné.
Ensuite les hypothÚses et les arbitrages ont été pris par la présidente, ça je puis vous le dire. Merci. Ce qui ce qui interpelle, c'est cette impression que il y a eu des options retenues, ensuite d'autres pour finalement des bonnes raisons et de part et d'autres mais des zigzags qui font que 8 ans aprÚs, on n pas grand-chose, on voit apparaßtre des projets nouveaux qui laissent entendre qu'on pourrait mettre entre parenthÚses qui dans les tuyaux.
Et donc ceux qui essayent de comprendre tout ça se disent "Mais oĂč est-ce qu'on va C'est qu'il y a beaucoup d'acteurs euh qui ont Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ©s pour faire des Ă©tudes des schĂ©mas directeurs, ça coĂ»te de l'argent et Ă la fin 8 ans prĂšs, il ne sort rien. On a des camĂ©ras euh qui sont absolument archaĂŻques, il faut le dire. un systĂšme de vie de protection, vous parlez d'hypervision parce que c'est bien de ça qu'il s'agit euh qui euh qui n'est pas lĂ et qui devrait ĂȘtre euh prioritaire dans un Ă©tablissement comme le Louvre pour lequel on veut tous le meilleur.
Euh et ça franchement on a bien du mal à le comprendre au moment de de nos échanges. Mais je voudrais revenir sur la question de de la relation avec la avec la tutelle avec le avec le ministÚre parce que j'ai interrogé monsieur Salagnon. Euh je voudrais aussi pouvoir entendre madame Foret sur le sur le sujet parce que euh vous avez assuré la présidence du comité de pilotage sûreté.
Est-ce qu'Ă votre niveau vous aviez des Ă©changes avec le ministĂšre de la culture ? Alors je me permets de de prĂ©ciser sur cette notion. Alors Ă l'Ă©poque oĂč on y Ă©tait, ça s'appelait pas le comitĂ© de sĂ»retĂ©.
Nous, on avait constitué en fait un groupe permanent de sûreté qui était pas dans un format un peu plus réduit que ce qui a été fait aprÚs, dont j'assurais effectivement le le pilotage et l'animation. Je me permets juste de rappeler qu'en fait ce groupe permanent de sûreté était sous l'autorité du président de l'établissement. Enfin voilà , comme l'a l'a rappelé euh euh Jean-Luc Martinez tout à l'heure euh et donc auquel je reportais euh trÚs réguliÚrement et auquel assistait aussi réguliÚrement l'administrateur général.
Donc par rapport à ce groupe permanent de sûreté effectivement le au regard de cette nature et de ces sujets, la tutelle n'était pas associée à ce groupe permanent de de sûreté. Et en fait nous à l'époque les enjeux euh de ce groupe permanent de sûreté c'était notamment toute l'élaboration du SDES et le suivi de lancement des études du donc du schéma directeur des des équipements de de sûreté. Néanmoins, l'avancement sur tous nos travaux sur la sûreté était connu par la tutelle et présenté dans le cadre notamment de ce qu'on appelle le comité des investissements.
Euh parce que dans le cadre de ces comités des investissements, l'ensemble des programmes d'investissement du musée du Lou présentés. Donc tous les schémas directeurs, tous les projets, le plan patrimonial, chaque projet faisait l'objet d'une fiche individuelle qui rappelait les contenus, les objectifs, les dates, les échéanciers financiers et l'état d'avancement. et le président du comité des investissements présentait annuellement donc en général au conseil d'administration du mois de novembre le la synthÚse des travaux du comité des investissements.
Et dans ce comité des investissements, la tutelle est présente. Le ministÚre de la culture, d'ailleurs le ministÚre du budget aussi sont présents au sein de ce comité des des investissements. Alors, on rentrait pas dans le détail du projet évidemment parce qu'il y en avait beaucoup mais en tout cas l'état d'avancement était donné.
Par ailleurs, le suivi au niveau de la tutelle du schéma directeur des équipements de sûreté était aussi présenté chaque année dans le cadre des indicateur du COP du contrat d'objectif et de performance qui était présenté donc annuellement en conseil d'administration et sur lequel il y avait un indicateur schéma directeur et sur lequel donc on donnait l'état précis de chacun des des schémas directeurs. Pardon. D'accord.
Je vous remercie prĂ©cis. Je me permets de d'insister sur ce point parce que votre question semble indiquer que vous pensez que l'Ă©tablissement a toute autonomie en matiĂšre de gestion de ces investissements. Euh l'Ă©tablissement public relĂšve de l'Ătat et je vous assure que euh le conseil d'administration, c'est pas une chambre d'enregistrement.
Il y a des réunions préparatoires à ce conseil d'administration. Donc avec euh le secrétariat général du ministÚre de la culture, avec la direction générale des patrimoines, avec euh Bercy donc et à chacun de ces conseils d'administration donc euh bien entendu le le budget et donc la politique d'investissement du euh du musée est suivie. Et puis par ailleurs j'insiste sur ce point parce qu'on sortait d'une période vraiment de contractualisation.
Il y a non seulement le comitĂ© d'investissement donc oĂč euh euh sont prĂ©sentĂ©s projet par projet dont le schĂ©ma directeur sĂ»retĂ©, donc l'Ă©tat de la question, l'Ă©tat des investissements, mais il y a aussi ce contrat d'objectif et de performance he pardon, ça vous paraĂźt trĂšs bureaucratique, mais ça nous a demandĂ© des semaines et des semaines de dialogue et de nĂ©gociation avec Ber avec et avec le le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de de la culture et et aprĂšs les 20 mois de fermeture, il a fallu revoir voir complĂštement toute la politique d'investissement puisque on avait perdu toutes les recettes de de billetterie et je renvoie je me permets de vous renvoyer dans le dĂ©tail au dernier comitĂ© d'investissement prĂ©sentĂ© en novembre 2020 vous aurez le dĂ©tail donc et lĂ il y a le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de la culture qui est prĂ©sent le directeur gĂ©nĂ©ral des patrimoines un reprĂ©sentant de Bery et tout ça a Ă©tĂ© vu avec eux dans les questions que vous m'aviez posĂ© par exemple et je me permets de rĂ©pondre parce que ça correspond Ă au thĂšmes que vous Ă©voquiez se pose la question. Nous, on a toujours proposĂ© ou demandĂ© au ministĂšre de la culture que il y ait une forme de paritĂ© dans la dans le le le financement des la politique d'investissement. Et ils ont dit "Ben non, on ne peut pas on peut pas vous suivre.
Donc c'est c'est sur vos ressources propres que vous devez financer cela." Et donc nous, on l'a toujours demandé mais c'est toujours sur nos ressources propres que finalement on a déployé cette soutenabilité de cette politique d'investissement. Donc euh enfin, je pense que le secrétaire général du ministÚre de la culture a dû vous le dire.
VoilĂ , je souviens trĂšs bien d'ĂȘtre allĂ© Ă Ber aussi pour voir les choses. Donc euh alors bien entendu et et par exemple si avec l'Ătat nous avons choisi comme indicateur de suivi l'indicateur numĂ©ro 19 qui Ă©tait suivi des schĂ©mas directeurs dont le schĂ©ma directeur sĂ»retĂ© c'est parce que on voulait queil y ait une information transparence et un suffit parce que un contrat d'objectif et de performance ça veut dire que tous les ans vous devez vous dire oĂč vous en ĂȘtes. Donc combien d'autorisations d'engagement vous avez fait ?
Combien de crĂ©dits de paiement ? Enfin, je vais pas rentrer dans le dĂ©tail technocratique, mais c'est trĂšs trĂšs prĂ©cis, quoi. Donc donc on a des outils trĂšs prĂ©cis et ce contrat, il a Ă©tĂ© signĂ© par la ministre elle-mĂȘme de la culture en 2020 et il Ă©tait suivi des faits en 2020 2021 et la suite, quoi.
Il y a ce dialogue lĂ euh avec la tutelle sur sur ce point qui qui est un dialogue sur les questions budgĂ©taires, je peux l'entendre mais je vous cache pas que quand on a auditionnĂ© alors j'ai pas les citations sous le coude mais le monsieur le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de la culture qui siĂšge au conseil d'administration de du musĂ©e du Louvre j'ai oubliĂ© sa formule mais il nous a quand mĂȘme donnĂ© l'impression que il dĂ©lĂ©guĂ© au directeur que ce soit l'actuelle directrice ou toutes les dĂ©cisions sur le schĂ©ma directeur. Ăa vous dit vous avez eu cette formule, on peut imager c'Ă©tait pas une chambre d'enregistrement mais l'impression qu'il nous a donnĂ© c'est plutĂŽt que je veux dire il n'intervenait pas, il Ă©tait peu au courant et monsieur le prĂ©sident et c'est l'expression qu'on a eu de plusieurs interlocuteurs encore cet aprĂšs-midi d'ailleurs voĂ donc je vous laisse la la formule mais peut-ĂȘtre ou du moins essayer de me convaincre de l'inverse. J'ai l'impression que ça donne, c'est que oui, il y a des rĂ©unions post conseil d'administration oĂč ça discute budget.
Le conseil d'administration et mĂȘme je vous dis monsieur le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de la culture en particulier sur le sujet qui nesse du schĂ©ma directeur ne m'avait pas mĂȘme il a eu l'honnĂȘtetĂ© de nous le dire Ă©tait pas du tout impliquĂ© n'a aucun souvenir et ne nous a pas dit qu'il se mĂȘlait de la discussion et que la tutelle exerçait un droit de regard sur cette discussion. Mais si vous avez des arguments, je les entends avec plaisir. Je ne rejette pas ma responsabilitĂ©.
Je ne sais pas quelle est l'idée que vous avez d'une administration centrale. L'administration centrale, elle est là pour définir une stratégie et pour contrÎler. Donc voilà , elle est pas là pour faire celui qui celui qui fait donc c'est le le chef de l'établissement avec ses équipes.
Euh Ă contrario, je peux vous dire que quand le ministĂšre de la culture ou Ber ne veut pas qu'on fasse un projet, bah c'est simple hein, il nous donne pas l'argent donc et on le fait pas le projet. Donc il a une capacitĂ©. AprĂšs, en effet, il relĂšve de la responsabilitĂ© du chef d'Ă©tablissement et de et de ses Ă©quipes de mettre en Ćuvre les projets.
Mais ce que je vous dis, c'est que euh voilà , donc euh en tout cas, en terme de de hiérarchisation des priorités, en terme de d'importance, bah si ces schémas de directure sûreté nous les avons mis collectivement, la tutelle et nous dans le contrat d'objectif de performance, c'est qu'on était persuadé ensemble que c'est ce qu'il fallait faire. Donc voilà . Et bien entendu, le secrétaire général ne connaissait pas le détail de ces de ces schémas directeurs.
Juste une chose, mais le prĂ©sident, je reviens tout en arriĂšre. Vous ĂȘtes nommĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique. On Ă©voque la des des ministĂšres de tutel, mais concernant la prĂ©sidence de la RĂ©publique, quand on est directeur du musĂ©e du Louvre, est-ce qu'on a des relations avec la prĂ©sidence de la RĂ©publique ?
Est-ce qu'on peut imaginer lĂ aussi, je veux dire les choses simplement qu'il y a le ministĂšre de la culture mais aussi des interlocuteurs au cabinet de monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique qui sont trĂšs intĂ©ressĂ©, on peut le comprendre par ce qui se passe au Lou. Et est-ce que vous avez des rencontres rĂ©guliĂšres avec la prĂ©sidence de la RĂ©publique ? Est-ce que mĂȘme d'ailleurs durant votre mandat il vous arrive de rencontrer le prĂ©sident de la RĂ©publique pour faire Ă©tat un peu de la situation du musĂ©e ?
Alors, pas en ce sens, hein. Euh c'est-Ă -dire qu'aprĂšs euh ben comme je vous l'ai dit euh et en 2013 et en 2000 euh 18, j'ai Ă©tĂ© auditionnĂ© par le cabinet des des prĂ©sidents puisque c'Ă©tait pas le mĂȘme euh de la RĂ©publique, ensuite par le prĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂȘme. Mais ensuite, les relations sont assez rĂ©guliĂšres avec le cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique et avec le prĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂȘme, ne serait-ce que parce que le prĂ©sident du Louvre et souvent accompagne le prĂ©sident de la RĂ©publique en voyage d'Ătat.
Donc euh aussi bien euh donc euh sous monsieur Hollande que sous monsieur euh Macron euh donc j'ai eu Ă accompagner euh euh le prĂ©sident de la RĂ©publique pour des voyages. Mais vous voyez que dans ces conditions, c'est plutĂŽt les relations internationales, les relations euh bon je ne sais pas, je vous donne comme exemple un un voyage d'Ătat en Ăgypte. VoilĂ , c'est c'est plutĂŽt de ce domaine lĂ qu'on parle.
Il y a pas de point rĂ©gulier avec le prĂ©sident de la RĂ©publique sur la gestion du musĂ©e. La prĂ©sidence de la RĂ©publique, c'est le c au sein du cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique, c'est le conseiller chargĂ© des questions de culture qui euh sans ĂȘtre taquin, j'imagine a un certain poids euh pour aider Ă ce que le ministĂšre de la culture s'aligne Ă©ventuellement sur vos prĂ©conisations et j'imagine c'est un interlocuteur de choix pour des dĂ©cisions budgĂ©taires d'avoir son oreille et son appui. En tout cas, pour les pour les questions budgĂ©taires, je vous assure que c'est avec Bercy et avec le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de la culture qu'on nĂ©gocie, pas avec le cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique.
Vous avez évoqué un mot important, c'est le mot contrÎle. Vous avez dit le ministÚre est là pour contrÎler. C'est ce qu'on attend tous de l'exécutif, c'est qu'il exécute la loi, qu'il exécute les budgets.
Donc quand vous parlez euh vous parliez de terme bureaucratique de COP, de contrat d'objectivitĂ© de performance, ça nous embĂȘte pas. Au contraire, on est lĂ prĂ©cisĂ©ment pour en parler puisque c'est le cĆur des outils de pilotage dont se dote aujourd'hui Ă un ministĂšre comme celui de la culture pour s'assurer que l'argent public rĂ©pond Ă des objectifs qu'on peut partager et notre mission c'est de s'assurer que il y a un pilotage utilisation des des fonds publics. Vous nous avez indiquĂ© qu'il pouvait y avoir des Ă©changes avec le ministĂšre mais finalement qui sont plutĂŽt au plus haut niveau du fonctionnement du Louvre.
Est-ce que dans ces moments-lĂ le ministĂšre vous formule des exigences en matiĂšre de sĂ»retĂ© et de sĂ©curitĂ© ? La question vaut pour monsieur Martinez mais peut-ĂȘtre aussi pour madame ForĂȘ. Peut-ĂȘtre que en deĂ au-delĂ pour rĂ©pondre Ă votre question pour que vous compreniez donc comment ça fonctionne au-delĂ du contrat d'objectif et de performance qui est signĂ© entre le ministre de la culture et le chef d'Ă©tablissement, donc le le ministĂšre de la culture a mis en place ce qui ce qu'il appelle des projets scientifiques et culturels.
Et j'ai eu Ă faire cet exercice en prenant mes fonctions en 2013 puisque Loulou n'avait pas de projet scientifique et culturel. Et euh ce projet scientifique culturel qui est une Ćuvre collective hein donc qui a Ă©tĂ© validĂ© en 2015 et un avenant a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© en 2019, il fait l'objet d'une prĂ©sentation et d'un dialogue avec donc la tutelle au sein donc du conseil scientifique des musĂ©es nationaux dans lequel le prĂ©sident du Louvre siĂšge. Je vous dis ça parce que voyez, il y a des instances rĂ©guliĂšres au sein du ministĂšre de la culture dans lequel le prĂ©sident du Louvre siĂšge le conseil artistique, le conseil scientifique des musĂ©es nationaux, le haut conseil des musĂ©es de France.
Donc en fait la relation avec le directeur général des patrimoines et avec la directrice des musées de France et voilà moi je les vois de je les voyais une fois deux fois par mois. Voilà . Et dans ce projet scientifique et culturel, je vous invite à voilà , il est en ligne he celui de 2015 donc voilà , il y a un état donc du bùtiment et un état de ces euh de ces euh équipements puisque si on doit faire une espÚce de diagnostic des forces et faiblesses de l'établissement.
Donc ce diagnostic donc sur l'état du bùtiment et sur l'état de ses équipements est partagé. Ensuite, on attend donc ce n'est pas le ministÚre qui donne des instructions, on attend du chef d'établissement qu'il réponde au diagnostic qu'il a posé. Et donc c'est plutÎt nous qui avons été force de proposition.
Et si on a fait appel par exemple aprÚs plusieurs audits internes entre 2014 et 2016, en 2014, je fais réaliser, j'ai créé une direction de la qualité de l'audit interne donc qui a existé sous sous ma présidence pour justement pouvoir faire des audits et interroger donc les services. Donc on a fait une cartographie des risques, on a également fait des audits internes sur les PC, donc vous voyez des 2015, sur les équipes de nuit, sur bon sur tout question de sûreté. Et donc si on a fait appel à l'INEGI par exemple, c'est parce que c'était un service interministériel pour se pour se doter d'une compétence que nous n'avions pas.
Donc euh voilà . Et ce rapport de linéjie, il était aussi euh on a choisi Linéie parce que ça permet à à l'époque rattachée, je crois que ça n'existe plus, à l'époque rattaché au premier ministre simplement pour que ça devienne interministériel et que ce soit plus simplement voyez la politique du Louvre, mais que ce soit donc une question de sûreté générale. Donc voilà , ça fonctionne comme ça.
Il y a Ă la fois des outils de pilotage donc du ministĂšre de la culture mais c'est au chef d'Ă©tablissement d'ĂȘtre force de proposition si je comprends bien. c'est plutĂŽt remontĂ© vers le ministĂšre mais que c'est un petit peu Ă sens unique ce qui ce qui peut quand mĂȘme interpeller parce que j'entends dit c'est la responsabilitĂ© chez l'Ă©tablissement oui mais le Louvre n'est pas tout Ă fait un Ă©tablissement comme les autres il accueille 300 visiteurs par jour 9 millions dans l'annĂ©e 30000 c'est une ville moyenne quand mĂȘme que le l'ouvre doit absorber tous les jours. C'est pas rien. on pourrait s'attendre et puis position centrale Paris plein cĆur de Paris des enjeux potentiels en matiĂšre de sĂ©curitĂ© extrĂȘmement divers.
On peut s'attendre est-ce que le ministĂšre et je dis bien le ministĂšre pas seulement le ministre mais son de de responsable dans le ministĂšre puisse avoir un regard particuliĂšrement attentif parce que c'est pas un musĂ©e miniature au fin fond de la campagne quand mĂȘme. Mais euh ce regard attentif, il long parce que vous m'avez posĂ© la question du prĂ©sident de la RĂ©publique. Mais en revanche avec les ministres de la culture euh nous avions et enfin moi en tout cas j'avais des points rĂ©guliers sur la question de la gestion du musĂ©e avec le ministre avec les ministres diffĂ©rents.
Donc euh assez rĂ©guliĂšrement une fois tous les deux mois au moins. des points et puis ne serait-ce que Ă cause de la proximitĂ© entre le ministĂšre lui-mĂȘme et l'Ă©tablissement, bon, nous avons collectivement eu Ă subir donc des attentats, des risques, un risque de cru. On a fermĂ© le musĂ©e Ă cause du d'une crue de la scĂšne, des la question des des gilets jaunes.
Bon, voilà , donc on a eu aussi à vivre un certain nombre de crise et je vous je vous assure que le ministÚre est trÚs présent donc dans ces dans cette dans cette question. Donc des échanges mais pas d'exigences formalisées en la matiÚre si je comprends bien. Oui madame pardon je me permets le sur le fond c'est bien à l'établissement de définir les besoins.
Le constat qui est fait les diagnostics sur les problématiques de fonctionnement ce sont les équipes de Louvre qui font remonter. Enfin voilà , on organise on fait le diagnostic et effectivement notamment sur la sûreté le diagnostic a été posé. C'est pas enfin pas par nous mais en tout cas nous avons initié cette démarche parce que il y avait un il y a un réel sujet et nous faisons remonter au ministÚre le plan d'action qui est nécessaire selon la stratégie voulue par le par le président du Louvre et c'est nous qui faisons remonter et on intÚgre ça dans les calendriers.
On leur prĂ©sente les objectifs, on prĂ©sente les budgets, on fait remonter. Il paraĂźt quand mĂȘme difficile de demander au ministĂšre Ă notre tutelle. Elle n'est pas dans la dans le quotidien du musĂ©e pour Ă©valuer s'il faut refaire des postes d'accueil, s'il y a des toitures qui fuient.
Ăa c'est bien au musĂ©e du Lou d'Ă©valuer et de faire ce bilan et de prĂ©senter son problĂšme d'action. J'entends ce que vous me dites mais ça veut dire que il y a une contradiction quand on dit que le ministĂšre doit contrĂŽler. On lui demande de contrĂŽler quelque chose qu'il ne veut pas contrĂŽler.
En fait dans ce pay de mot je suis pas tout à fait d'accord. C'estd qu'on présente un programme d'action, un programme d'investissement parce que le bùtiment est vieillissant. Donc il y a une mise au norme technique, il y a d'une protection patrimoniale, il y a la question de l'accueil du public, amélioration de l'accueil du public et des conditions de travail, tout ça.
Il y a des thématiques, il y a des projets qui sont en face. On explique, on donne du sens, on explique pourquoi pourquoi on doit faire la restauration patrimoniale du palais. Il y a des morceaux de pierre et d'éléments de décor qui tombent qui peuvent euh blesser des personnes.
On explique chaque projet, on explique la situation, on explique aussi euh c'est des projets le le site du Louvre est trĂšs trĂšs grand. Comment on priorise le plan patrimonial ? C'est plus de 300 millions.
On peut pas faire 300 millions en disant. Donc on explique pourquoi on fait une phase une, une phase 2, une phase 3. Le schéma directeur des équipements de sûreté, on l'a présenté par rapport à l'urgence.
On avait partagé ce rapport de l'INSJ avec le ministÚre. et on a présenté le plan d'action et ça a été évidemment validé. Le ministÚre est à l'écoute mais objectivement c'est bien à l'établissement de présenter son plan d'investissement par rapport aux besoins et de le prioriser.
C'est assez Ă©tonnant parce que quand vous nous dĂ©crivez ça, on a l'impression que c'est pas seulement le conseil d'administration qui pourrait ĂȘtre une chambre d'enregistrement comme certains ont pu le dire y compris dans cette salle mais un peu que c'est le ministĂšre qui pourrait ĂȘtre une chambre d'enregistrement. On a l'impression que vous transmettez, c'est l'Ă©tablissement qui fait remonter des projets et finalement que le le trĂšs concrĂštement ma question c'est quel levier le ministĂšre a euh pour mesurer si ce que l'Ă©tablissement propose est bon ou pas bon ? Parce que vous pouvez lui proposer des bonnes idĂ©es.
Peut-ĂȘtre que par moment elles serait moins bonne. Faut admettre l'hypothĂšse, l'humain est faillible. Quel levier, quel outil le ministĂšre aurait pour rectifier le tir et et vous apporter contradiction si c'est nĂ©cessaire ?
Je vous l'ai dit par exemple sur les projets scientifiques, crĂ©er tel musĂ©ologie ou musĂ©ographie et cetera, normalement ça doit ĂȘtre prĂ©sentĂ© dans le projet scientifique et culturel. Et je vous assure que lĂ , il y a dĂ©bat, il y a dĂ©bat avec les paĂšires aussi parce que siĂšge Ă cette Ă ce Ă ce conseil scientifique des musĂ©es nationaux l'ensemble des directeurs des musĂ©es nationaux. Donc vous avez Ă dĂ©fendre un projet et il est amendĂ© ce projet.
Donc le projet qui a été validé par exemple en 2015 et revu en 2019, il a été euh disputé dans cette dans ce conseil scientifique donc avec donc mes collÚgues directeurs des autres musées nationaux euh parce que se pose la question des périmÚtres et cetera. Et à ce moment-là , donc la directrice des musées de France, elle intervient enfin voilà pour la restauration par exemple du du monument, il y a une commission des monuments historiques. Enfin, je sais pas si je je pense que c'est difficile à comprendre hein, mais il y a un certain nombre d'instances qui font que euh tous les projets des musées nationaux, pas seulement du Louvre, ils sont soumis à la critique et à l'évaluation.
Alors, une fois qu'ils ont été validés, en effet se pose la question généralement de leur gestion en terme de calendrier, en terme financier. Et là , on retombe donc sur les outils que sont le comité d'investissement ou le contrat d'objectif et de performance. He je vous rappelle qu'il y a des rapports de la cour des comptes.
Donc, il y en a eu un en 2017, il y en a eu un récemment. Il y a des rapports de l'inspection des finances auxquels il faut répondre aussi. Donc voilà , qui expulse les qui épluchent les comptes et cetera.
VoilĂ . euh euh voilĂ . Donc enfin, moi j'ai eu l'impression et ce que je trouve tout Ă fait normal, la dĂ©mocratie c'est la rĂ©dition de compte he moi je suis de formation, c'est la dĂ©finition mĂȘme de la dĂ©mocratie.
Donc moi, j'ai eu l'impression de et tout Ă fait normal de rendre compte constamment donc de de des choix et de la politique du Louvre. Juste, on a on a j'entends, vous me dites qu' il y a un dĂ©bat contradictoire sur le plan du projet scientifique. On a l'impression qu'il y a pas le mĂȘme dĂ©bat contradictoire sur la question de la sĂ»retĂ©.
Peut-ĂȘtre comme le temps passe et euh sur cette questionlĂ de la sĂ»retĂ©, j'y reviens. Vous avez je reviens Ă le passage de tĂ©moins entre les deux directions et vous avez dĂ©clarĂ© monsieur Martinez avec une formule qui est claire. Je ne vois pas ce qu'on aurait pu faire de plus mais je je me dois de vous poser la question parce que la presse l'a Ă©voquĂ© de ce dĂ©sormais cĂ©lĂšbre rapport avant CL Fairpel de 2018.
Alors Ă©videmment, on peut se dire dans un premier temps, mais comment est-ce possible que ce rapport euh n'ait pas Ă©tĂ© transmis ? Moi, je me suis interrogĂ© d'abord en me disant peut-ĂȘtre qu'il y a beaucoup de rapports de ce type qui ont lieu, mais toutefois quand je crois c'est Diga qui ici nous a dit que c'est quand mĂȘme des rapports en vĂ©ritĂ© qui sont quand mĂȘme assez exceptionnels. Ce qu'il dit ce rapport est quelque chose de tout Ă fait significatif et doit ĂȘtre pris en compte.
J'ai oubliĂ© la formulation aussi mais tout de mĂȘme c'est des prĂ©conisations qui sont peu courantes et euh on a l'impression enfin alors cette fois-ci je vais poser des questions. Est-ce que ce rapport est Ă©voquĂ© dans la le le passage de relais sur les les le point de faiblesse qu'il pointe notamment sur la galerie Apollon ? Est-ce que vous considĂ©rez cette fois-ci, c'est sous votre mandat, c'est encore sous votre mandat que toutes les prĂ©conisations faites par ce rapport ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© et que l'affaire est totalement clause, en particulier sur la protection de la fenĂȘtre qui Ă laquelle les malfaiteurs sont passĂ©s.
Quel est votre regard donc sur ce rapport ? Est-ce que vous en avez pris en compte ? Est-ce que vous pouvez nous dire s'il a été abordé lors de la transmission de relais ?
Alors, vous me donnez l'occasion de corriger un certain nombre de d'Ă©xactitudes que j'entends sur cette sur cette question. Donc, j'ai essayĂ© de d'ĂȘtre clair devant l'audition, devant les sĂ©nateurs, je vais essayer de l'ĂȘtre devant vous. Euh d'abord parce que euh il faut bien comprendre dans quel contexte arrive ce euh ce rapport et qui l'a commandĂ©.
Euh euh je parce que ce qui est premier, c'est le rapport de l'inergie que nous commandons en 2017 avec une approche globale oĂč lĂ donc on essaie de traiter Ă un niveau global toutes les vulnĂ©rabilitĂ©s du musĂ©e. Et puis donc conscient d'une vulnĂ©, une vulnĂ©rabilitĂ© particuliĂšre donc de la galerie d'Apollon parce que comme tout le monde le sait maintenant, il y avait dĂ©jĂ eu un vol en 1967. tout enfin au Louvre, il y a la mĂ©moire quand mĂȘme des de de des vols.
Donc donc le département des objets d'art donc décide de revoir la présentation donc parce que mais le à l'origine la question qui est à l'origine de ce rapport donc ce n'est pas la direction ce n'est pas moi qui le commande ce rapport hein donc c'est le département des objets qui le commande pour réaliser c'est un mess de compéten pour réaliser des vitrines parce que nous voulons les meilleures vitrines possibles étant donné que l'ancienne vitrine qui est daté des années 50 est tombée en panne. hein, et n'est plus opérationnel. Et donc euh euh donc ce rapport euh l'administratrice générale adjointe donc découvre son existence donc et du coup le demande et le transmet ainsi qu'à l'administrateur général, partage ces informations avec avec de avec Denis.
Mais pour vous replacer la la situation, donc ce rapport il avait été c'est pas un audit de sûreté, c'est un rapport qui avait été commandé par le département des objets d'art pour euh euh écrire le cahier des charges des meilleures vitrines. On s on s'était adressé finalement au médecin de compétence à un bijoutier pour lu disant bon qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous faites de mieux pour faire ces vitrines ? Et donc c'est pour ça que voilà donc d'aprÚs ce que j'en comprends en ce qui concerne les vitrines, les préconisations ont été suivies des faits.
C'est-à -dire que grùce à cet audit, on a essayé de de produire les meilleures vitrines possibles, donc en fonction des risques qu'on connaissait à l'époque, des modes de braquage connus par les bijoutiers à cette époque. Alors, les autres recommandations qui avaient été faites par ne sont pas vraiment des recommandations, elles sont une analyse des risques pour mesurer le cahier des charges des vitrines. Donc pour savoir donc quels étaient les risques.
Alors je vous donne quelques exemples et on va revenir sur les points prĂ©cis qui Ă©taient donc nous nous avons intĂ©grĂ© donc ce rapport pour les vitrines. En revanche, donc nous avions notre projet global donc et la sĂ©curisation donc de l'espace lui-mĂȘme, nous la confions au aux camĂ©ras pĂ©rimĂ©trales puisque dans le schĂ©ma directeur sĂ»retĂ©, nous avions bien conscience qu'une des fragilitĂ©s, d'oĂč le choix que j'avais fait donc du PC de sĂ©curitĂ© sur pavillon de flore. Pourquoi le pavillon de flore ? parce que ça permet de surveiller donc les le qu François Mitteran, le jardin du carousel et les et le jardin des tuileries.
Sachant que en effet donc et ce depuis 2003 donc cette fameuse fenĂȘtre Ă©tait une baie pompiere. Alors lĂ , j'assume parfaitement donc le risque he parce que le vrai risque du enfin un des risques les plus importants du musĂ©e du Louvre, je vous rappelle aussi dans quel contexte nous trouvions. En 2019, il y a eu l'incendie de Notre Dame de Paris.
Donc c'est la question de l'incendie. Or, on est dans des endroits les plus fragiles du musée pour deux raisons. D'abord parce que c'est une des parties les plus anciennes du 17e siÚcle et du 18e siÚcle avec des stucques et des bois, des plafonds en bois.
Et c'est le seul endroit, moi je le savais, c'est le seul endroit oĂč il y a une charpente en bois donc a Ă©tĂ© conservĂ©e du 18e siĂšcle, le seul endroit au musĂ©e du Lourd. Et puis par ailleurs, vous avez dans le salon carrĂ© tous les tableaux en bois donc des primitifs italiens. Donc euh avait Ă©tĂ© pris avant Monda la dĂ©cision donc d'en faire une baie euh pompiers, d'oĂč une certaine vulnĂ©rabilitĂ© de la de la baie.
Mais je il a fallu enfin voilĂ , je je me permets d'insister sur ce risque donc de d'une baie pompiere. C'est pas la seule, c'est pour tout Ă©tablissement ouvert au public un risque de fragilitĂ©. Donc je vais pas le dire lĂ publiquement. oĂč sont toutes les risques de fragilitĂ© du musĂ©e du Lourd, mais il y en a bien d'autres.
Donc voilà . Euh et le choix a été fait en effet de sécuriser cette baie par les caméras périmétrales. Nous sommes en 2018-29.
Donc voilà . Donc sur cette question de la vulnérabilité de la ba, donc on considÚre que le déploiement des caméras périmétral devrait répondre à ce besoin. Un certain nombre de préconisations sont mises sont appliquées.
Euh c'est la question des huisseries aussi Ă©tait bien connue, mais est-ce que vous savez qu'il y a 1200 fenĂȘtres au musĂ©e du Louvre ? Et donc que toucher une huisserie d'un monument historique, c'est supposer donc rĂ©pondre Ă la question donc des huisseries en gĂ©nĂ©ral et donc lĂ se posait la question donc comment on allait et Versa a le mĂȘme problĂšme d'ailleurs donc comment allait revoir ces huisseries de monument monuments historiques. Donc contrairement Ă ce que on pense donc nous avons intĂ©grĂ© certaines des prĂ©conisations de ce rapport pour les vitrines et nous avons considĂ©rĂ© que c'est le schĂ©ma directeur sĂ»retĂ© dans sa globalitĂ© et notamment en limitant le risque d'intrusion par les camĂ©ras pĂ©rimĂ©trales donc qui rĂ©gleraaient cette question d'intrusion.
Voilà . Donc hein, merci de votre clarté. Mais donc vous nous dites ça fait partie des points de faiblesse, il y en a d'autres, on va se les garder pour nous.
Ne les dites pas enfin bons. Mais euh vous dites la réponse c'est les caméras périmétres que j'ai dans mon schéma direct. La réponse c'est d'abord de mettre à l'ab La réponse c'est d'abord de mettre à l'abri bijoux dans des vitrines les plus sécurisées possibles.
Je met parce que parce que par exemple vous l'ignorez c'est normal. Autrefois il y avait des Ćuvres prĂ©sentĂ©es, des bijoux prĂ©sentĂ©s dans les petites vitrines qui Ă©taient sous les fenĂȘtres. Dans la nouvelle prĂ©sentation, on a retirĂ© tous les objets qui se trouvaient sous les fenĂȘtres.
On a on a effectivement que les les vitrines sont modifiĂ©es et cetera, l'Ă©paisseur du verre et cetera. Mais tout de mĂȘme dans le rapport Van Cliffer Apple, il y a aussi euh la fenĂȘtre avec tout le dĂ©bat sur la grille, l'Ă©paisseur du verre aussi. Enfin, j'ai suivi le dĂ©bat technique qu'Ă l'Ă©poque lorsque c'est rĂ©digĂ© euh il y avait pas encore les les s euh autonomes.
Mais enfin bon, les spécialistes aussi quand on les a interrogés nous disent qu'il va de soi que quand il faut dans dans le métier, on suit l'évolution aussi des techniques potentielles que les voleurs peuvent peuvent faire. Mais je je reprends le fil. Vous nous dites donc ma réponse était mon schéma directeur et les caméras périmétrales et précisément par la suite la la le le le fait de repousser le schéma directeur fait que il y aura pas les caméras périmétraes.
Juste je veux vous alerter, vous l'avez tous compris, on parle en 2018 et en 2025 c'est 7 ans plus tard. Donc il y a un point de faiblesse qui est identifiĂ©, il y a une rĂ©ponse qui est apportĂ©e dans le schĂ©ma directeur qui 7 ans plus tard n'a toujours Ă©tĂ© pas mis en place. Alors lĂ encore, monsieur Salon, tout vous avez dit que selon vous LIGAC avait dit beaucoup de bĂȘtises, mais ce que nous disent LIGAC lĂ -dessus, c'est que quand mĂȘme mĂȘme on reprenait pas tout le schĂ©ma directeur.
Il y avait des choses qui auraient dĂ» entraĂźner des travaux d'urgence avant de voir un peu l'ensemble. LĂ , il y a quelque chose que je cache pas que comme dĂ©putĂ©, comme rapporteur, on a du mal Ă comprendre. Et est-ce que ça fait partie des petites notes que vous avez demandĂ© aux directions dans le passage de relais pour que quand mĂȘme la nouvelle directrice soit alertĂ©e ?
Vous dites, vous connaissez des endroits plus sensibles, vous allez pas nous dire les endroits, mais est-ce qu'au moins tous ces endroits sont signalés à la nouvelle prison ? Don Laurence, je te signale que il y a ça, ça, ça et ça problÚme et tu feras ce que tu veux mais je t'invite. Est-ce que ça c'est je le dis de maniÚre un peu familiÚre mais vous comprenez l'idée ?
Parce que lĂ , il y a quand mĂȘme quelque chose qui qui qui nous choque, disons-le clairement pour ce qui est des parlementaires qui travaillont lĂ -dessus. Non, mais je comprends, vous ĂȘtes pas les seuls Ă avoir Ă©tĂ© choquĂ©, hein. Donc ce, pardon de vous dire, je je veux pas donner l'impression de minorer le choc que ça a Ă©tĂ© pour l'opinion publique.
Voilà . Donc euh, je je ne le minore pas. Euh pour autant euh que à la à la à la question précise donc euh est-ce que Laurence était averti de ce point de faiblesse ?
Euh non. Donc euh pas plus que je répÚte donc on lui on lui a présent on lui a présenté un schéma directeur global. Donc euh puisque à la question puisque on a cette familiarité de la plaisant par le prénom, à aucun moment puisque vous avez dit qu'est-ce que vous vouvez faire de mieux ?
à aucun moment vous comme directeur, vous dites "Laurence, voilà -dessus, attention attention, ça n'est pas fait." Oui, non ? Mais c'est je juste que sous forme de note, sous forme morale, sous forme de d'alerte des directeurs.
Pardon, je me permets aussi le euh bon moi j'ai été un mois dans en transition, donc je me suis mise à la disposition de la nouvelle équipe. Euh en toute sincérité, le schéma directeur des équipements de sûreté était une priorité. nous l'avons toujours piloté comme une priorité et été inscrit en haut des opérations sensible à mener.
Quand moi je suis partie dans cette phase de transition, j'ai fait un point précis sur le schéma directeur des équipements de sûreté. Donc je reconnais, je n'ai pas formellement parlé de ces deux rapports. Moi, j'ai laissé toutes toutes mes archives mais voilà , c'était le plan d'action mais la sensibilité du schéma directeur des équipements de sûreté était saisie.
Enfin, je je crois qu'il y a eu une présentation peu de temps aprÚs par Romain Salagnon euh à la à l'administrateur adjoint qui est arrivé aprÚs moi. C'était saisi et parmi ces urgences, enfin je veux dire, vous avez visité le PC, l'état des PC, la faible niveau de couverture et donc l'enjeu stratégique pour le musée. Enfin, donc on n' pas fait le focus, je reconnais spécialement sur la galerie à Apollon.
Il est c'était l'aspect généralisé et ça ça a bien été signalé et je crois que la nouvelle équipe s'est inscrit dans cette continuité pour porter le projet. Voilà , je me permets de pardon, ça a l'air de vous étonner mais moi ce que j'ai présenté c'est les plans d'action, c'est les solutions, c'est pas les diagnostic donc avec Laurence donc voilà donc moi j'ai il m'a semblé que c'était les les plans d'action qu'il fallait présenter puisqu'elle prenait un établissement qui était engagé dans certains un certain nombre de plans d'action. Non mais je je je le répui mais la question du calendrier est importante.
On parle de choses qui sont signalés là en l'occurrence en 2018 qui 7 ans plus tard aucune mesure n'a été prise. Je peux pas vous Non mais corrigez-moi hein si je dis je peux pas vous laisser dire qu'il y a eu aucune mesure. Donc voilà .
Est-ce que vous vous focalisez sur la vulnĂ©rabilitĂ© de cette fenĂȘtre et vous avez raison puisque les voleurs sont passĂ©s par lĂ . Donc voilĂ , mais Ă partir du moment donnĂ© oĂč vous acceptez le fait que c'est une B pompiers et que le risque incendie est aussi un risque qui a pesĂ© en en Balance, donc vis-Ă -vis de cette vulnĂ©rabilitĂ© de de cette fenĂȘtre. La question en effet donc de la de la protection par camĂ©ra pĂ©rimĂ©trique de l'ensemble du domaine se pose pas simplement donc au niveau de la galerie d'Apollon, mais de l'ensemble donc de ces parce que les pompiers passent par lĂ .
Vous savez qu'on a dit par exemple pour l'incendie de Notream de Paris que l'accĂšs des pompiers Ă la cathĂ©drale a Ă©tait une difficultĂ©. Donc nous nous savions qu'une des difficultĂ©s c'Ă©tait en effet l'accĂšs des pompiers par lequet François Mitteran. Alors lĂ on Ă©voque une fragilitĂ©, une difficultĂ©. vous nous avez dit, il y en a encore beaucoup d'autres, donc ça nous rassure pas forcĂ©ment pour l'avenir en toute honnĂȘtetĂ©.
Euh mais euh vraiment historique hein euh forcĂ©ment, mais il y a il y a un point sur lequel euh je voudrais quand mĂȘme revenir. On a compris que vous ne vous reconnaissiez pas forcĂ©ment dans le rapport de les GAC. Euh ça nous intĂ©resse de comprendre les raisons pour lesquelles vous ne vous reconnaissez pas.
Mais sur cette question de la grille en particulier, les auditeurs de l'IGAC ont interrogĂ© les pompiers sur ce sur ce facteur sĂ©curitĂ© et euh je cite, ils indiquent la grille n'Ă©tait aucunement un obstacle Ă l'accĂšs des pompiers par la porte-fenĂȘtre. Comment est-ce que vous expliquez cet Ă©cart entre ce que vous nous faites remonter et le retour qu'on les GAC ? Bah moi, j'assume mes responsabilitĂ©s.
Moi j'Ă©is d'une situation oĂč en 2003 les pompiers euh de l'Ă©poque qui avaient Ă©tĂ© consultĂ©s donc voilĂ disent qu'il faut absolument que ça reste une B pom pompiers. Euh et je rĂ©pĂšte, moi j'ai la connaissance quand mĂȘme du secteur avec la fragilitĂ© des plafonds, la fragilitĂ© de cet endroit. Cet endroit brĂ»lĂ© dĂ©jĂ au 17e siĂšcle, hein.
C'est l'endroit le plus fréquenté, c'est l'entrée vers la vers la grande galerie de peinture. Voilà . Donc euh déplacer l'abé pompiers, c'est déplacer le problÚme de quelques mÚtres de toute façon en terme de sûreté.
Euh voilĂ . Bon donc les GAC n'a pas interrogĂ© parce que en raison de la de la rapiditĂ© de leur enquĂȘte aussi, ils ont il a fallu qu'il rende une des rĂ©sultats trĂšs rapidement. N'a pas interrogĂ© le ceux qu' on pris la dĂ©cision en 2003.
Donc, on imagine que chez les pompiers, il y a quand mĂȘme une continuitĂ© dans les doctrines. Elle ne change pas tous les jours. Est-ce qu'il y a des points que l'on aurait pas abordĂ© ?
Notamment monsieur Salagnon, est-ce qu'il y a des points sur lesquels vous souhaitiez pouvoir revenir par rapport Ă nos premiers Ă©changes ? Oui, merci. Moi je moi je je voulais juste revenir sur le la l'arrĂȘt supposĂ© du schĂ©ma directeur.
Euh je pense que vous restez sur des choses qui ont Ă©tĂ© dites ici qui sont fausses. Encore une fois je vais pas reprendre sur la fait de le le le fait des Ă©tudes qui ont continuĂ© voilĂ le temps des Ă©tudes. Et pour revenir Ă ce que vous dites, il y a eu un arrĂȘt, rien n'a Ă©tĂ© fait.
C'est faux. Effectivement, vous ĂȘtes allĂ© dans le PC, vous avez constatĂ© qu'il y avait des anciennes camĂ©ras qui datent d'un certain nombre d'annĂ©es. Vous avez dĂ» pouvoir voir aussi constater qu'il y avait aussi un nouveau systĂšme avec des nouvelles camĂ©ras qui rĂ©pondent au critĂšres actuels.
Et aussi bien sous l'ancienne direction que sous la nouvelle, dans tous les projets, des nouvelles caméras ont été mises. Je peux vous citer, on parlait de la galerie de la galerie d'Apollon, on est passé de 7 caméras à 14 dans la galerie. On a doublé le nombre de caméras dans l'eur d'Apollon. euh la grande galerie à à l'occasion de l'exposition euh Campana, on est on on a on a quadruplé euh les le nombre de caméra, on a fait la guer campana, on a fait le salon carré, on a fait les appartements de la reine, on a fait étrusqu euh la garie des cinq continents qui vient d'ouvrir, je crois qu'ils vous en ont parlé euh et encore d'autres projets.
Donc voilà , on peut pas dire que la la sécurité et tout a été stoppé pendant 3 ans avec le schéma directeur. Il a été appliqué pendant ce temps-là . Enfin, il a été il y a des solutions qui ont été mises en place en avance en attendant son son arrivée effective.
Euh il y a un interlocuteur dont on parle peu, c'est c'est la MISA. La la missa, est-ce qu'elle vous aide à travailler sur tous ces sujets de sécurité ? Parce qu'on a l'impression que elle n elle n'est pas vraiment consultée sur toutes ces réflexions, sur la sécurité et cetera.
Est-ce que vous Est-ce que monsieur Martinez vous aviez saisi la Missa ? que peut-ĂȘtre monsieur Fous dans toutes ses rĂ©flexions pour leur expertise. Bon, je peux rĂ©pondre hein.
Donc voilĂ euh je vous l'ai dit donc on avait créé enfin j'avais créé une direction de la qualitĂ© interne pour faire des audits internes dĂ©jĂ pour savoir quel Ă©tait le niveau de connaissance des Ă©quipes hein. Donc voilĂ et au-delĂ quand on a voulu avoir un une vision globale on a fait appel Ă l'INEGJI. Donc voilĂ , je me permet de rappeler que l'injie, on a fait cette commande en 2015, que ils ont rĂ©pondu en 2016 une enquĂȘte trĂšs trĂšs longue avec 5 personnes qui ont travaillĂ© pratiquement toute l'annĂ©e pour obtenir des rĂ©sultats de 2017.
Bon voilà et et cette cette ce rapport a été partagé avec la MISA et avec le ministÚre de de la culture. Euh mais notre interlocuteur pour les raisons pour les questions de sécurité et de sûreté euh et Denis le le dirait mieux que moi, c'est le haut fonctionnaire donc du auprÚs du secrétariat général qui lui est en relation avec la MISA. Il y a un haut fonctionnaire, vous savez, pour la sécurité, donc est auprÚs du secrétariat général et qui fait le lien entre la MISA et les établissements et donc c'est plutÎt avec cette personne qu'on dialogué réguliÚrement. tu veux ?
Oui, je vais je vais je vais rapporter des précisions. Donc lorsque il s'est agi des du comment dire du travail qui était fait par l'IMI maintenant enfin maintenant c'est IHMI avant c'était inégi maintenant IHMI. Excusez-moi.
Le dossier a été envoyé au ministÚre et je sais que l'invit avait eu connaissance. Voilà . Euh ensuite, lorsque l'on déploie euh les dispositifs, et bien à partir de ce moment-là , ce sont des cabinets euh experts euh qui qui travaillent sur le sur le dossier.
Et par contre en ce qui concerne le quotidien, je dirais tous les aspects sûretés au quotidien et cetera et une particularité c'est que là c'était moi le j'avais mes interlocuteurs privilégiés étaient le haut fonctionnaire de défense adjoint pour une une raison assez assez simple c'est que nous avions trÚs réguliÚrement des envahissements, nous avions trÚs réguliÚrement des incidents et nous avions aussi euh un travail, une priorité trÚs importante qui était de nous protéger contre les risques terroriste. Et dans ce cadre là , lorsque il y avait par exemple un incident mais qui est trÚs régulier au Louvre des des un envahissement ou des des gens qui viennent manifester, immédiatement je rendais compte de la situation au ministÚre, situation exécution, qu'est-ce qu'on fait ? Quels sont nos avis ?
Donc ça, je passais par le haut fonctionnaire de dĂ©fense et le haut fonctionnaire de dĂ©fense adjoint bien Ă©videmment qui dĂ©pend du ministĂšre et bien lui avait des rapports trĂšs rĂ©guliers avec la Missa. Donc j'avais des Ă©changes non pas rĂ©guliers avec la MissA mais extrĂȘmement important avec le fonctionnaires de dĂ©fense adjoint. Bon, renforcĂ© aussi par le fait que euh il y a une rĂ©union hebdomadaire qui se tenait Ă mon Ă©poque dans le le avec le prĂ©fet de police de Paris pour faire le point justement des manifestations et cetera, qu'est-ce comment on s'organisait et cetera.
Et Ă cette occasion euh je rencontrais oĂč on a adjoint, je rencontrais quasiment toutes les semaines le responsable au fonctionnaire de dĂ©fense adjoint ou un de ses adjoints. Donc on avait ces ces Ă©changes lĂ et on Ă©changeait avec eux au travers d'eux. VoilĂ donc c'est ça que je voulais dire les les travails de sĂ©curitĂ©.
Par contre, la MISA lorsque ça devenait c'était une nécessité par exemple, ça m'est arrivé une fois, on a parlé du C2 RMF, la question de renouvellement des accords avec le Louvre sur le le C2 RMF se posait. Est-ce qu'on continue à assurer leur surveillance ou pas ? à partir de ce moment-là , on avait fait une étude en disant "Bon ben ça se on va voir si on le fait ou on ne le fait pas." Et on avait saisi, j'avais demandé à ce qu'on saisisse la MA pour qu'elle elle se prononce. est-ce qu'on continue à surveiller le CDRMF ou est-ce qu'on continue pas de surveiller le CDRMF ?
Et Ă partir de ce moment-lĂ , la MSA Ă©tait venue travailler. Maintenant, euh le quand on voit la charge de travail reprĂ©sente trois cabinets d'Ă©tude professionnels, euh dĂ©jĂ la charge de travail que nos collĂšgues de la MISA, par exemple, toutes les expositions du Louvre, toutes les expositions du Louvre son la mise Ă travail. Alors, c'est de temps en temps sur des expositions extrĂȘmement exceptionnelles, on a des Ă©changes.
Par exemple, lorsque CapodimontĂ© euh on Moi, je pense qu'il y a des camarades, je sais, on les demande, on les installe. Donc voilĂ le c'est la Missa, ils sont en rĂŽle de conseil mais euh si on les saisit partout au nombreux qu'ils sont, ils vont pas voilĂ et puis ils n'ont pas la la le ils ne sont pas des cabinets professionnels que l'on va choisir pour nous aider Ă mettre en Ćuvre les dispositifs et cetera et cetera. VoilĂ .
Par contre, Ă l'origine, et ça c'est important de comprendre, c'est que le schĂ©ma directeur, son idĂ©e et tout part du rapport de l'audit. de de l'IMI he ce sont des c'est l'Ă©cole de guerre hein. C'est voilĂ , ce sont des des professionnels et d'ailleurs les membres de la MISA et mĂȘme moi-mĂȘme ou d'autres sont formĂ©s lĂ -bas.
VoilĂ donc on a les mĂȘmes Ă©lĂ©ments de langage, on parle le le mĂȘme langage. VoilĂ , c'est ce que je sais pas si j'ai rĂ©pondu clairement Ă vos attentes, mais voilĂ . Alors, vous nous Ă©clirez effectivement sur les relations institutionnelles.
Euh sous vos précédentes fonctions, est-ce qu'il y a eu des exercices d'entraßnement avec les forces de l'ordre ? Euh notamment al évidemment pour gérer les questions de de flux dans la dimension terroriste, mais est-ce que ces exercices ont pu intégrer la question d'une intrusion à visée vol ? Avec les forces de l'ordre, on a fait des exercices assez réguliers liés évidemment à notre premier risque sur lequel on a beaucoup travaillé qui était le risque attentat.
Donc lĂ sur le risque attentat, on a fait des exercices avec le la zone de dĂ©fense. On avait demandĂ© au prĂ©fet de de bien vouloir. On avait proposĂ© au prĂ©fet d'ĂȘtre support et on a fait plusieurs exercices.
Un exercice sur table avec la prĂ©fecture, deux exercices dont un grand grandeur nature avec l'ensemble des joueurs, y compris le prĂ©fet sur une attaque terroriste. Ensuite euh suite Ă cela, on faisait aussi des exercices. Ăa c'est exercice qu'on faisait avec la police avec la BRI.
La BRI venait préparer des alors quand on prépare un exercice environ 6 mois de travail hein. Voilà à plein temps mais pour que ce soit bien fait et cetera. Les exercices sont stoppés euh ont été suspendus les exercices avec les policiers pendant plusieurs périodes.
La période du Covid, la période des gilets jaunes et la période des Jeux Olympiques. C'est c'est tout à fait compréhensible. On fait d'autres exercices qui sont aussi trÚs importants parce que la question est de prioriser.
Risque attentat. On a euh mis en place avec la prĂ©fecture un dispositif de formation exceptionnel oĂč des des cadres des cadres de la DAPS mais niveau qui encadrent sur le terrain au rythme de 8 9 par an pris formĂ© par la prĂ©fecture de police par le laboratoire de central ce qu'on appelle les mineurs et ils font une vision thĂ©orique un exercice pratique de façon Ă ce que ils puissent correctement Ă©valuer le risque Ă un package et ensuite prĂ©parer le plus correctement les son. Donc ensuite, il reste les exercices de vol. sur les exercices de vol.
Euh nous on les fait pas avec la police, on les fait pas avec la police, on les fait en interne avec des simulations de de de voleurs. On fait ça le mardi. Alors, pourquoi on ne le fait pas avec la position ? parce que tout simplement ce que l'on redoute c'est un vol qui se suiv d'une prise d'otage.
VoilĂ , ça c'est l'Ă©vĂ©nement redoutĂ© parce que jusqu'Ă ce jour les le comment dire la doctrine sur les vols bien c'Ă©tait des vols de nuit parce que qui se passaiit des cambriolages de nuit, des cambriolages de nuit qui Ă©taient de plus en plus violentes. Mais je je dois dire le le modĂšle qui est arrivĂ© en octob qui est arrivĂ© en octobre de cette annĂ©e, c'est-Ă -dire des des criminels, c'est je prends des mots que j'ai entendu ici et que j'ai Ă©tĂ© content d'entendre, des criminels extrĂȘmement bien organisĂ©s, voilĂ qui viennent avec des tronçonneuses. VO ce sont des armes par destination avec une violence inouie, mais ça ce sont des modes opĂ©ratoires qui sont qui sont extrĂȘmement rĂ©cent de de mĂ©moire aprĂšs je suis pas un grand spĂ©cialiste mais de mĂ©moire ce modĂšle lĂ c'Ă©tait pas et ça c'est clair moi c'est un modĂšle que je n'avais pas envisagĂ© ce que j'avais envisagĂ© c'Ă©tait une attaque terroriste et surtout si nous avions un un vol et que ce vol se passait Ă l'intĂ©rieur du musĂ©e le risque que premier c'Ă©tait la prise de tage et et pourquoi j'avais acquis cette conviction, c'est la suite des exercices que j'ai fait avec la BRI parce que lorsque la BRI terminait ses exercices, on avait des des dĂ©briefings Ă chaud et les les les deux responsables ont toujours dit intervenir intervenir dans un musĂ©e avec les collections, c'est quelque chose d'extrĂȘmement compliquĂ©.
Donc nous, c'est ce qu'explique aussi peut-ĂȘtre des fois les des incomprĂ©hensions quand on lit nos procĂ©dures, c'est que si on a un voleur, on va le suivre, on va donner l'alerte, on va faire en sorte qu'il soit apprĂ©hendĂ© dehors. Et ça c'Ă©tait la doctrine que euh que j'avais mise en place. Pourquoi ?
Parce qu'on est en prĂ©sence du public, on a des des voleurs potentiels, des gens extrĂȘmement dangereux. On va essayer d'abord de mettre le public en sĂ©curitĂ©, mais surtout on va faire en sorte qu'il sorte dehors et que dehors il soit attrapĂ© dehors pour Ă©viter d'avoir cette prise d'otage qui serait catastrophique ou bien qu'il y ait des interventions qu'il se cachent Ă l'intĂ©rieur du musĂ©e. Donc voilĂ , c'est la doctrine qui Ă©tait la mienne que j'ai expliquĂ© qui Ă©tait en Ćuvre et ce n'Ă©tait pas du tout une question de dire on ne va pas intervenir, on ne va pas au contact des agents.
Donc voilĂ ce que j'espĂšre que j'ai rĂ©pondu trĂšs clairement Ă vos questions. Je vous remercie pour pour ces prĂ©cisions. Je voudrais Ă©galement profiter de votre prĂ©sence pour Ă©voquer la question de la formation parce que le l'enquĂȘte administrative Ă©voquait justement un pourcentage de 2,5 % des agents formĂ©s sur les problĂ©matiques de sĂ»retĂ© sĂ©curitĂ© sur la pĂ©riode 2023-2024.
Quelle est votre réaction par rapport à ce chiffre ? Est-ce qu'il vous semble 13 alors est-ce qu'il vous semble correct ? Euh alors moi j'ai j'ai vu ces chiffres.
Bon, comme je vous ai dit, je je l'ai dit, je l'ai je suis parti depuis plus d'un an en retraite. VoilĂ , je bien content de de voilĂ de vivre une autre vie. Euh donc j'ai les collĂšgues ont eu la chance, la gentillesse de me renvoyer quelques quelques chiffres lĂ assez rapidement parce que je comprends pas ce pourcentage.
Voilà , parce que en pourcentage pourcentage de quoi ? De qui ? Ce que je peux dire, c'est comment on construisait une priorité, un plan de formation pour que les uns comprennent parce que pourcentage pourcentage de qui ?
De la totalité des agents. On prend les les cadres, on prend pas les cadres. Je je peux pas vous le dire ce chiffre.
Par contre, ce que je peux vous dire, comment on le construisait et quelles étaient les priorités ? Quand tous les ans on demande au chefs de service, les chefs de serviceable, ce sont ceux qui sont au contact des opérationnels. Environ des services, une centaine d'agents, on leur demande quels sont leurs besoins.
Ensuite, c'est ce qu'on appelle le recueil des besoins. On va regarder un deuxiÚme élément avec la DRH qui est recueils que les besoins les agents ont exprimés pour eux dans le cadre de l'évaluation de notation. On recueille tout ça.
Donc ça fait quand mĂȘme un recueil qui concerne environ 600 agents. VoilĂ . Et avec la DRH, on va mettre cela en en adĂ©quation avec 1 nos prioritĂ©s, 2 nos moyens, 3 nos capacitĂ©s.
Par exemple, quand la moitiĂ© des effectifs sont pas rentrĂ©s pendant la pĂ©riode sortie de Covid, bah c'est difficile d'ouvrir le musĂ©e et puis de faire des forts. Mais on n jamais arrĂȘtĂ© d'en faire. Ceci dit, une fois qu'on a fait ces moyens, objectif, capacitĂ©, on fait un premier plan projet de formation qui va ĂȘtre ensuite soumis euh aux instances, soumis pour avis et ensuite votĂ©.
Une fois qu'il est voté, il est mis en place. Quelles étaient les priorités qui étaient qui étaient premiÚre priorité sécurité insend ? Je le redis, euh les les pompiers, le la sécurité incendie a toujours été lorsque j'étais directeur la priorité absolue.
Je prĂ©fĂšre ĂȘtre lĂ devant vous pour des bijoux que pour des morts. Ăa c'est clair et je n'ai jamais remis en cause ce que les pompiers me demandaient. Donc prioritĂ© 1, toujours l'incendie. prioritĂ© de les formations en lien avec les attentats, avec le risque terroriste.
Le risque terroriste, le Louvre a vĂ©cu une attaque une attaque terroriste et j'Ă©tais prĂ©sent le jour oĂč c'est arrivĂ©. Donc je sais de je sais ce que qu'il faut ĂȘtre formĂ©, qu'il faut ĂȘtre attentif. 3Ăš 3Ăš prioritĂ© l'accueil.
Pourquoi l'accueil ? Tout simplement parce que les conditions de travail aujourd'hui des agences sont des conditions de travail extrĂȘmement difficiles en lien avec le public et cetera et quand on amĂ©liore l'accueil, on diminue les incidibilitĂ©s et en diminuant les incivilitĂ©s, on amĂ©liore les conditions de travail. TrĂš autre prioritĂ© la sĂ»retĂ©.
Alors quand on dit la sûreté, il y a former les agents qui sont dans les PC, tout ce mot sûreté, former les agents euh qui veulent aller faire la formation sûreté et cetera. Et 5e priorité le développement personnel en développement personnel des agences que les agents font des concours et bien évidemment il faut qu'on les aide. Donc ça ces cinq priorités-là quand on les met dans des tableurs Excel, ça donne des plans de formation.
Simplement que ces ces plans de formation, je le rappelle sont soumis pour avis aux instances, sont discutĂ©s avec les reprĂ©sentants du personnel et ensuite sont votĂ©s. Mais sur ce chiffre, il y a une chose que je dois quand mĂȘme vous prĂ©ciser, c'est que la formation, c'est comme ça, c'est un acte volontaire. Si l'agent n'est pas volontaire pour se former, on ne l'oblige pas.
Voilà , comme ça, c'est comme ça dans les dans les mystÚres. Moi ce que j'ai mis en place qui n'est pas euh qui n'apparaßt pas dans vos chiffres parce que comme ça ne relÚve pas de la formation, ça n'est pas comptabilisé par les services de formation, mais j'ai mis un chargé de mission prÚs de moi et sa mission était de faire des sensibilisations à la sûreté. Pourquoi sensibilisation sûreté ?
Parce que comme c'est pas une formation, je l'ai rendu obligatoire. Donc on a mis en place des sensibilisations à la sûreté qui ont été mis en place par des des gens ou louf qui connaissent le le la formation puisqu'ils sont aussi formateurs au ministÚre. Voilà .
Et ces formations obligatoires à la sûreté on l' on les a fait au niveau des services, au niveau des agents titels, titulaires, mais on les a étendu. On les a étendu aux agents saisonniers. Or, les agents saisonniers, ce sont les agents qui vont venir l'été, qui vont supporter les collÚgues et eux n'ont pas de de de formation.
Oui. Euh de de formation dite formation gérée par le service de formation. Enfin, vous m'aviez posé la question, est-ce que vous reliez les formations du ministÚre ?
J'aurais bien voulu, mais sauf que les rel les formations du ministĂšre sont fait avec les budgets du ministĂšre pour les agents du ministĂšre. levre Ă ses propres budgets, il fait ses propres formations. Alors non, les agents ne peuvent pas aller faire les formations du ministĂšre.
Néanmoins, il y avait un dialogue avec le ministÚre lorsque le ministre, si un agent voulait aller au ministÚre, qu' y avait une place de libre qu'elle est et bah minyez-nous votre agent, on a une place de libre. Donc voilà euh ce que je veux dire là avec ça, c'est que on n' jamais négligé la formation, jamais. euh on l'a faite euh en fait maintenant la formation c'est aussi les questions de priorité.
Aujourd'hui, on voit bien que euh il y a une monte en puissance euh de euh de la sûreté et bien on va s'adapter. C'est le c'est bien pour ça que on fait des plans tous les ans et que on revoit nos priorités tous les ans. Ouais.
été assez long mais je voulais C'est important de de pour moi de de dire cela par au vu de ce chiffre. Ouais. Alors je je vous remercie.
Je précise bien que ce ne sont pas nos chiffres hein. Nous on n pas ce sont les chiffres du ministÚre par défin de l'IGAC hein. L'IGAC c'est du ministÚre donc onente pas.
Enfin je on problĂšme sur les formations on appelle formation au sens voilĂ donc ce qui relĂšve vĂ©ritablement donc d'une formation mise en forme ça mais toute action de sensibilisation ou de formation continue n'est pas comptĂ©e dans ces formations mais je sais pas je sais pas d'oĂč sort ce chiffre de trĂšs bien de pouvoir le prĂ©ciser et c'est pour ça que mais mais je sais pour d'autres aspects que voilĂ donc il y a c monsieur le rapporteur oui Le temps passe et beaucoup d'Ă©nergies ont Ă©tĂ© consacrĂ©es. Je je vais revenir notant en particulier vers vous, monsieur Salandon, en en vous faisant lecture de ce que madame Descart a dĂ©clarĂ© lors d'une lors d'une audition au SĂ©nat sur des sujets dont on a dĂ©jĂ abordĂ© mais je voudrais avoir votre regard. C'est Ă nouveau ce schĂ©ma directeur.
Je la cite, elle dit c'est un projet de longue haleine que plusieurs présidents directeurs successifs ont souhaité et porté. Il en était déjà question du temps de Henry Laur Loirette Laurette et n'avait alors pu aboutir pour des raisons budgétaires. Je l'ai repris à mon tour en l'amondant, ce que j'assume totalement sans en retarder la réalisation.
Nos arbitrages Ă©tant intervenus trĂšs rapidement en 2022 et 2023. Ce sont des procĂ©dures de passation de marchĂ© particuliĂšrement lourdes et complexes ainsi qu'en contexte budgĂ©taire lui-mĂȘme compliquĂ© dans l'attente de la dĂ©cision de tutel qui sont en cause Ă propos des retards. Alors Ă nouveau, je veux votre regard, on va un peu faire le bilan.
Il faut plus de 8 ans hein, 98 mois 3000 jours qui sĂ©pare la recherche d'un assistant de maĂźtrise d'ouvrage et la notification du premier lot des marchĂ©s de travaux. Euh il faut 3 ans entre 2021 et 2024 pour conduire les Ă©tudes des phases avant projet sommaires, avant projet dĂ©finitif et cetera. Et il a fallu 2 ans de de novembre 2022 Ă septembre 2024 pour recevoir une contrexpertise financiĂšre de l'estimation budgĂ©taire des travaux. jouer votre regard exceptionnellement long quand mĂȘme.
Il y a quelque chose lĂ qui est parce que madame Descart, elle a dit que ces dĂ©lais s'expliquent et sont pas inĂ©dits pour de tels projets. Vous qui ĂȘtes un professionnel, vous trouvez ça inĂ©dit, pas inĂ©dit, courant, classique et peut-ĂȘtre mĂȘme madame Descart avait rajoutĂ© que les dĂ©lais Ă©taient trop volontaristes, trop ambitieux. Enfin, trop volontariste dit-elle, je traduis par trop ambitieux.
Voilà , je voulais avoir un peu pour terminer nos notre regard là -dessus que de temps perdu et de temps euh auquel on aurait pu mettre en place des choses. Alors, je vais juste répondir rebondir déjà sur votre derniÚre phrase que le temps perdu, encore une fois. Effectivement, c'est long mais le temps n'a pas été perdu.
Je je le rĂ©pĂšte ça, il y a une certaine dĂ©sinformation qui est faite ici, qui est faite sur des sites internet qui se disent journalistiqu plutĂŽt des blogs d'opinion. Euh le schĂ©ma directeur n'a jamais Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. J'ai encore une fois je comprends bien qu'il y a pas d'attaque personnelle euh mais voilĂ , moi j'ai Ă©tĂ© en poste pendant 3 ans, j'Ă©is les pouces.
Donc il y a des choses qui ont été faites. AprÚs c'était exceptionnellement long. C'est vrai, le Louvre est exceptionnel.
Il y a pas un bĂątiment en France qui correspond au Louvre. Il y a pas un bĂątiment qui a 800 ans euh de de d'Ă©volution euh qui complique les passages de rĂ©seau, qui complique les installations de camĂ©ras parce queon peut pas les mettre oĂč on veut. Il y a pas un bĂątiment euh c'est c'est la plus grande surface fonciĂšre de Paris.
Donc oui, c'est exceptionnellement si vous comparez à un autre grand bùtiment du patrimoine Versailles. Encore une fois, je le redis, il a été dit dans cette commission que pour l'incendie, les travaux avaient commencé il y a 10 ans et qu'il y en a encore pour 10 ans. Donc c'est exceptionnellement long.
Je suis d'accord. Il n'y a pas eu de retard, il y a eu des prolongations de dĂ©lai parce que le pĂ©rimĂštre l'envergure a augmentĂ© pour les raisons que je vous ai dĂ©jĂ expliquĂ©. Il a Ă©galement eu ça ça a pas Ă©tĂ© dit ce que je comprends, c'Ă©tait pas le souci, mais un des maĂźtres d'Ćuvre, c'est un groupement, c'Ă©tait deux de deux entreprises qui Ă©taient rĂ©unies. l'un des deux a dĂ©posĂ© le bilan pendant le le le Ă©tudes.
Euh donc il a fallu toutes les procédures administratives pour qu' pour qu'ah pour pour assurer la continuité euh et de l'entreprise et du coup et du projet. Donc euh voilà , les études ont pris du temps mais il n'y a pas eu c'est pas du retard, c'est une prolongation pour toutes ces raisons. L'envergure du projet qui a été euh qui a été qui a été amendé concernant le le financement parce que je crois que vous avez dit euh en citant l'écart euh qu'il y avait des problématiques de budget.
Encore une fois, je vous ai cité le le chiffre de l'augmentation du budget euh sous le le la mandature de l'ance d'écart. Il y a eu un un audit financier pour la bonne gestion des deniers françaises. Voilà , le le Louvre n'a pas voulu dire "Ah, on s'en fiche, on est autonome, on a plein d'argent et on lance le projet." Il y a eu un audit financier qui a convenu que le le le prix annoncé était et le coût annoncé était le bon.
Euh et et et le projet a continué. Euh pour moi encore une fois, il n'y a pas eu de frein à aucun moment. Euh les actions des des actions ont été anticipées sous les deux directions.
Je cite un certain nombre de projets, mais il y en a d'autres. Et euh et tout a été fait pour essayer d'aller le plus vite possible. Et encore une fois, je me sens pas visé.
Je je je je n'essaie pas de dĂ©fendre mon projet. Je dĂ©fends en fait le le ce que je pense de ce projet, c'est-Ă -dire que il a Ă©tĂ© menĂ© euh alors je pas dire qu'il a Ă©tĂ© bien menĂ©, ça serait un peu trop me me me de de flatterie, mais euh euh le temps exceptionnel correspond au bĂątiment exceptionnel. Et dernier mot aprĂšs c'est le prĂ©sident qui conclura comme vous avez dit cette phrase, il va de soi que je je ne considĂšre pas que soit vous ou vous tous qui ĂȘtes lĂ oĂč les gens vous ont dit sur non personne ne se roule les pousces.
Vous ĂȘtes tous des grands professionnels. C'est c'est vraiment pas le sujet hein. Peut-ĂȘtre que j'ai Ă©tĂ© vif dans le questionnement, c'est pas ça la discussion.
Moi ce qui m'intĂ©resse c'est comment on fait des prĂ©conisations pour que des choses peut-ĂȘtre un peu systĂ©miques, extrĂȘmement lourdes soient modifiĂ© Ă l'avenir et que peut-ĂȘtre ce drame nous permette de faire d'autres fonctionnements qui fait qu'Ă la on fait mieux si je puis me permettre et aucunement hein enfin vous avez la franchise et je vous remercie de me parler avec franchise. Moi je considĂšre pas qu'il y a des gens qui se sont roulĂ©s les pouces et qui ont rien fichu pendant des annĂ©es que ce serait aprĂšs il y a des dĂ©cisions. la lourdeur que vous avez essayĂ© de enfin que vous nous avez expliquĂ© ce soir, le caractĂšre exceptionnel du bĂątiment sur lequel lĂ encore nous avez apporter des rĂ©ponses.
Je vais pas relancer la discussion mais nous continuons malgrĂ© ce que vous nous avez dit Ă considĂ©rer que c'est trĂšs long, extrĂȘmement long et que c'est quand mĂȘme Ă la source de difficultĂ©s qui sont lĂ . Et j'espĂšre monsieur Martinez, je veux pas vous relancer mais dans les autres points vous nous avez fait peur en disant qu'il y a d'autres points de faiblesse du musĂ©e. J'espĂšre qu'on n'est pas dans cette situation oĂč il y a des endroits qui existent et que pour l'instant voilĂ donc faudrait peut-ĂȘtre rassurer ceux qui nous ont regardĂ© qui suivent le parce que c'est prĂ©occupant.
Excusez-moi. Il parlait la question c'était les B. Il y a d'autres B les B incendies.
Ouais, il y a d'autres B incendies. Euh petite précision technique pour sur les B incendies. Euh le on a un établissement recevant du public, quoi qu'on veut.
La doctrine des pompiers, c'est la loi. La loi, elle dit que les B doit ĂȘtre facilement accessible d'extĂ©rieur intĂ©rieur. VoilĂ .
Et euh je touche beaucoup parce que je je l'entends bien vous l'avez dit le une commission mais on verra c'est que le rapport de LIGAC ne me semble pas dire voilĂ il y a pas la mĂȘme version donc on va voir lĂ -dessus on va essayer de voir comment on maintient dans d'autres auditions pour essayer d'affiner cette questionlĂ . Je ne doute pas que quand vous dites ça, c'est le grand professionnel qui s'exprime. J'ai en mĂȘme temps, j'ai pas envie non plus de mettre en doute Ligac.
Donc on va voir peut-ĂȘtre il y a des choses que je ne comprends pas bien que j'ai des desquipo et il y a quelque chose lĂ Ă Ă©claircir mais un rapport est commandĂ© par la tutelle suite au cambriolage et dit une certain nombre de choses. On en est lĂ maintenant dans nos travaux et nos rĂ©flexions. Merci.
Merci beaucoup. On a eu des Ă©changes extrĂȘmement riches. On a essayĂ© d'aborder le maximum de points dans une Ă©dition bien remplie.
On vous avait adressé un questionnaire donc qui euh permettait de d'aborder un peu plus de sujets encore. Donc on vous remercie par avance pour les réponses que vous pourriez apporter et qui seront utiles pour la préparation du rapport. On s'autorisera si nécessaire à revenir vers vous pour précier certains points et on voit que il y a besoin de pouvoir confronter encore quelques quelques quelques points précisément.
En attendant, je vous remercie à nouveau et je vous souhaite une bonne fin de journée. Merci.