Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationMathilde Panot· 15 mai 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeSolidarités & familleOutre-mer

Kanaky-Nouvelle-Calédonie : Stop au passage en force !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi ce moment pour votre déplacement en Nouvelle-Calédonie ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous craignez que votre positionnement soit reproché pour manque de neutralité ?

  • 12:00FerméeRéponse partielle

    Juste pour être clair, est-ce que vous êtes pour l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Votre présence suscite des critiques côté non indépendantistes. Est-ce que vous regrettez votre déclaration sur les 500 disparus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Bastien LachotChiffre
    « Il y a aujourd'hui une surpopulation carcérale terrible. Dans certains quartiers, elle atteint 200 %. »
  • 12:00Mathilde PanotFait
    « Ce que nous disons par contre, c'est que l'État doit tenir sa parole. »
  • 13:00Mathilde PanotFait
    « Ce chiffre-là vient d'un rapport qui est un rapport de l'ONU. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et puis autres centre pénitentiaire dans l'actualité du jour, le camp est à Numéa. C'est là que les députés LFI Bastien Lchotud et Mathilde Panure. Objectif rendre compte des conditions de détention au sein de la prison pointée du doigt depuis des années pour son état délabré et sa surpopulation carcérale.

Magicopet Chy et Cédric Michot. Et là ici elle fait combien de mètres cette cellule ? 981.

Une cellule ici à la maison d'arrêt de plus de 9 m carr capacité d'accueil de personnes. À l'intérieur entre 4 et 5 détenus tentant de gagner le moindre espace. Ouais, c'est ça.

Ouais. Une surpopulation carcérale plusieurs fois dénoncée par l'observatoire international des prisons. Le constat reste édifiant pour le député LFI Bastien Lachot.

Je n'ai jamais vu ça. Il y a aujourd'hui une surpopulation carcérale terrible. Dans certains quartiers, elle atteint 200 %.

Ce qui ne permet pas de garantir des conditions de détention digne et le respect des droits humains fondamentaux. pour les les détenus. Quartier des mineurs, service général, maison d'arrêt des femmes jusqu'aux cuisines.

Les parlementaires ont pu tout visiter pendant 2 heures. Les députés ont aussi eu l'occasion de découvrir le centre de détention là où il y a eu une mutinerie l'année dernière.On les bâtims.

Vous aviez pas blessé à l'époque ? Si le 13 on a eu une prise d'otage avec un agent gravement blessé hein qui ont pas repris. Depuis le 13 mai, le temps de promenade des détenus a été réduit à 1h30 par jour.

Les activités sportives sont limitées à deux par mois. Selon les surveillants pénitentiaires, dans les 598 détennus que compte le camp est, les profils arrivent de plus en plus jeunes et prennent souvent le chemin de la récidive. Des sujets pour lesquels les députés souhaitent aujourd'hui faire réagir l'État.

On va interpeller le ministre sur le régime des peines dans en Nouvelle-Calédonie parce que on a vraiment l'impression d'avoir vu en prison aujourd'hui des gens qui en hexagone ne seraient pas en prison pour les mêmes délits. Et donc on nous a beaucoup parlé de la tradition de sévérité des peines qui frappe ce territoire qui frappe on le voit essentiellement les populations canc et mélanésiennes et c'est un véritable c'est un véritable problème. Une nouvelle prison avait été annoncée par l'ancien garde des SAAU Éric Dupont Moretti lors de sa visite chez nous en février l'année dernière.

Elle ne devrait voir le jour qu'en 2032. Une visite à laquelle ont donc participé les membres de la France insoumise en en déplacement sur le territoire depuis une semaine. Bonsoir Mathilde Panot.

Bonsoir présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale. Merci d'avoir accepté notre invitation. C'est une période sensible, importante pour l'avenir du territoire. 1 an après les émeutes, 2 semaines après l'échec des des négociations locale.

Pourquoi avoir choisi ce moment euh pour votre déplacement ? Alors, nous sommes venus avec Bastien Lachot justement parce que je crois que c'est un moment très important de l'histoire de la Kanaki Nouvelle-Calédonie. vous l'avez dit il y a exactement 1 an et vous avez montré ces reportages, les événements qui avaient eu lieu suite au passage en force sur la loi du dégel électoral ont coûté la vie à 14 personnes ici euh en Nouvelle-Calédonie et euh ont entraîné des dégâts qui se ressentent encore aujourd'hui au point que derrière une situation institutionnelle et alors que les discussions ont rempris, derrière cette discussion institutionnelle se cache une situation sociale qui est peut-être trop occultée et qui est dramatique.

C'est ce que tous les acteurs et actrices que nous avons rencontrés nous ont dit. Notamment, il y a eu 20 % de l'emploi salarié privé qui a été détruit. Pour qu'on imagine bien, c'est comme si en France hexagonale, il y avait 5 à 6 millions de personnes qui se retrouvaient au chômage d'un coup et ces personnes vont se retrouver avec la fin du chômage partiel en juin sans aucune ressource, ce qui serait évidemment dramatique et qui s'ajoute à l'effondrement de la doctrine nickel notamment avec les 1300 licenciements à l'usine du nord que nous avons visité. le chômage partiel qui doit s'arrêter effectivement d'ici le 30 juin.

Math-il Panu, de manière générale, vous reprenez beaucoup d'éléments de de langage du camp indépendantiste qui a d'ailleurs occuper une place importante dans votre déplacement. Vous qui reprochiez à l'État son manque de neutralité, est-ce que vous ne craignez pas que ce reproche vous soit adressé à votre retour, notamment si vous deviez accéder au pouvoir en 2027 ? Vous savez, si la situation est aussi catastrophique aujourd'hui, c'est parce que l'État a choisi justement de rompre le positionnement d'impartialité qu'il devait avoir notamment depuis les accords et le trè référendum qu'ils ont passé en force.

Nous nous sommes là pour dire stop au passage en force, stop à la brutalité. Et je vais vous dire ce que nous nous portons, c'est le droit des peuples à l'autodétermination. Et nous disons au contraire que nous sommes toujours dans le cadre des accords de décolonisation de Numéa et que dans ces accords sont bien écrit que le droit à l'émancipation pleine et entière est irréversible quelle que soit la forme que décideront ensuite les Calédoniens.

Donc je crois qu'au contraire nous sommes dans la lignée de ce qui s'est fait depuis les accords de Matignon puis les accords de Numéa qui je rappelle ont été en plus ratifiés par référendum et par vote de la représentation nationale. Juste pour que ce soit clair, est-ce que vous êtes pour l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie ? Je crois que ce n'est pas à moi de me prononcer sur cette question.

Ce que nous disons par contre, c'est que l'État doit tenir sa parole. Et moi, je me réjouis de voir que avec la proposition qui a mis l'État sur la table par la voix du ministre Vals, l'État a enfin fait une proposition qui a recueilli un large consensus puisque c'est l'équivalent de 3/5e du Congrès qui se retrouve en tout cas autour de la discussion autour euh de ces propositions suscite encore des réserves d'une partie du qui remet tout le monde autour de la table et nous nous serons toujours du côté je vais vous dire de la paix civile et je crois qu'il n'y a pas de destin commun possible s'il n'y a pas la libération des prisonniers politique qui se trouve aujourd'hui à 17000 km. Je crois qu'il n'y a pas de paix civil possible s'il n'y a pas la levée par exemple du verou de Saint-Louis où nous étions avec Bastien Lachot juste avant cette interview, je crois qu'il n'y a pas de paix civil possible si justement on ne reste pas dans le cadre d'un processus de décolonisation qui est unique au monde.

Alors votre présence en Calédonie suscite en tout cas des des critiques côté non indépendantistes. Il vous est notamment reproché d'avoir relayé une une fausse information pendant les émeutes. Vous aviez affirmé alors que 500 personnes avaient disparu.

Est-ce que vous regrettez cette déclaration ? Je je vais vous dire n'importe quel prétexte aurait pu être instrumentalisé euh par certains qui essayent de mettre de l'huile sur le feu. Ce ce chiffre-là vient d'un rapport qui est un rapport de l'ONU et je tenter et c'est ce que nous avons fait à de multiples reprises d'alerter sur le fait que le passage en force produirait le pire en Kan Nouvelle-Calédonie et les alertes que nous avons porté si elles avaient été écoutées auraient permis de continuer un processus qui encore une fois est unique au monde.

Quel autre peuple existe-t-il dans le monde ? Que le peuple Canac qui dès 1983 à Nainville les Roches a dit "Je partage mon droit à l'autodétermination avec ce qu'ils appellent les victimes de l'histoire." Donc il y a un processus de dizaines d'années, processus de décolonisation dont ensuite les Calédiniens choisiront la forme qu'ils voudront sur la fin de cette décolonisation et de cette émancipation pleine et entière. mais des dizaines d'années de paix civil qui ont été construits et qui ont été mis en péril justement par le fait qu'à un moment l'État a décidé de passer en force.

Nous disons maintenant on ne passe pas en force et on doit justement faire ce que Jean-Marie Thibaou appelait le paris de l'intelligence. Et ce sera le mot de la fin. Merci Mathilde Panu d'être revenu ce soir.