Thomas Ménagé : "Le RN est victime d'un acharnement politico-médiatique !" (France info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %
Questions et réponses
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- 1:07RelanceÉludée
Thomas Ménager, si j'ai bien compris, votre stratégie, c'est la stratégie de la victimisation.
- 2:01RelanceRéponse partielle
Ce que vous dites, c'est qu'il n'y a pas d'indépendance de la justice, en fait.
- 2:23RelanceRéponse partielle
Pseudo-affaires, j'interviens juste, c'est quand même plusieurs millions d'euros dans l'affaire des assistants parlementaires.
- 5:56RelanceRéponse partielle
Peut-être que les magistrats justement veulent voir si vous n'allez pas reproduire les mêmes erreurs, en tout cas les soupçons qu'on vous reproche aujourd'hui dans les campagnes à venir.
- 8:04OuverteRéponse partielle
La première, c'est est-ce que vous n'avez pas peur que ces affaires ternissent l'image de votre parti et cet objectif de remporter la présidentielle ?
- 8:19RelanceRéponse partielle
Deuxième chose, vous nous dites, j'ai l'impression que si vous étiez en gros à 5% d'intention de vote, il n'y aurait pas eu de perquisition ce matin.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06Invité politiqueFait
« On est victime d'un acharnement, d'un acharnement d'un système politico-médiatique qui voit qu'on est, à l'approche de 2027, en capacité de gagner. »
- 0:24Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on nous a interdit les banques, on a tout fait pour nous tuer financièrement en empêchant, alors même qu'on nous avait promis une banque de la démocratie. »
- 0:30Invité politiqueFait
« on est, je pense, le seul parti politique à qui les banques ne prêtent pas, alors même qu'on est remboursé à chaque fois. »
- 0:50Invité politiqueFait
« notamment la CNCCFP fait un signalement, alors même qu'elle a approuvé, valider les comptes de l'ensemble de nos élections passées. »
- 1:27Invité politiqueFait
« Ce n'est pas une stratégie. C'est quand, au moment des élections législatives, vous avez le syndicat de la magistrature, qui est le syndicat le plus important dans la magistrature, qui fait un communiqué en demandant aux magistrats de tout mettre en œuvre pour empêcher l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national. »
- 2:03Invité politiqueFait
« Alors, il y a des juges qui, parfois, pas forcément sur ordre, mais peuvent avoir une vocation de justicier, de vouloir empêcher l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir et qui utilisent les moyens qu'ils ont en leur possession, c'est-à-dire de nous salir grâce à des pseudo-affaires judiciaires. »
- 2:34Invité politiqueFait
« il n'y a pas eu d'enrichissement personnel, il n'y a pas eu d'emploi fictif, il y a eu une volonté du Parlement européen de faire que nos assistants parlementaires soient là uniquement pour vendre l'Union européenne et pas pour combattre l'Union européenne. »
- 2:55Invité politiqueFait
« pourquoi les juges d'instruction, ce matin, l'ensemble des préparations médias, l'ensemble des notes stratégiques en vue de 2027, l'ensemble des échanges mail de Jordan Bardella, alors même que toutes les pièces comptables, et sont elles au service dédié, au service financier du Rassemblement national, sont déjà dans les mains de la CNCCFP, ils n'ont pas demandé à la Commission nationale des comptes de campagne ces pièces, et ils cherchent à obtenir toute notre stratégie. »
- 5:33Invité politiqueFait
« toute notre stratégie de conquête du pouvoir. Et je considère que c'est quelque chose qui, en démocratie, n'est pas normal que ce soit dans les mains de magistrats qui potentiellement peuvent faire fuiter. »
- 6:46InvitéChiffre
« En 2023, après les élections législatives, le Rassemblement National a reçu 10 millions d'euros de financement public. »
- 7:02Invité politiqueFait
« aujourd'hui, la situation financière du Rassemblement National est totalement stable et que nous n'avons pas une situation financière dégradée. »
- 7:21Invité politiqueFait
« on est le premier parti, toujours en dynamique, toujours en campagne. Et donc, bien entendu, cet argent est utilisé pour conclure le pouvoir. »
- 8:27Invité politiqueFait
« On voit qu'en deux jours, deux affaires, coup sur coup, dont une du Parlement européen, il y a une volonté, je pense, d'un système qui est en panique, je le dis, voilà, je le constate. »
- 8:50Invité politiqueFait
« Par le passé, il n'y avait pas besoin il y avait ce front républicain dont plus personne ne croit qui marchait, qui empêchait la victoire du Rassemblement national. »
Temps de parole
- Thomas Ménagé73 %
- Invité13 %
- Présentateur11 %
- Invité 23 %
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comme aménager. Ça fait beaucoup d'affaires.
Oui, ça fait beaucoup et donc c'est un peu gros. Je pense que les Français le voient très bien aujourd'hui. On est victime d'un acharnement, d'un acharnement d'un système politico-médiatique qui voit qu'on est, à l'approche de 2027, en capacité de gagner. Les leaders, ceux qui sont donnés favoris dans les sondages. Et donc, ça a été expliqué. Là, en fait, on nous reproche des choses où il y a une définition très floue de ce qui est habituel.
Aujourd'hui, on nous a interdit les banques, on a tout fait pour nous tuer financièrement en empêchant, alors même qu'on nous avait promis une banque de la démocratie, on est, je pense, le seul parti politique à qui les banques ne prêtent pas, alors même qu'on est remboursé à chaque fois. Et il y a aussi une abstention.
On ne vous a pas interdit les banques. Certaines banques ne vous prêtent pas, mais personne ne vous a interdit les banques.
Mais dans les faits, toutes les banques nous ferment la porte. Toutes les banques ne financent pas. Donc, il y a un scandale démocratique, alors qu'on nous avait promis une banque de la démocratie. Et ce qui est surtout étonnant, c'est que là, on nous reproche, notamment la CNCCFP fait un signalement, alors même qu'elle a approuvé, valider les comptes de l'ensemble de nos élections passées. Et donc, aujourd'hui, on est pleinement dans l'incompréhension où malheureusement, on comprend trop bien qu'on cherche à nous abattre, à nous tuer juridiquement, financièrement, quand on n'arrive pas à nous battre dans les urnes.
Thomas Ménager, si j'ai bien compris, votre stratégie, c'est la stratégie de la victimisation. Le but, c'est de dire que c'est un complot, que c'est une justice politique, comme l'a fait d'ailleurs Marine Le Pen lors de son procès à l'automne, où elle a été condamnée en première instance pour inégibilité notamment. Ça ne s'inscrit pas trop dans la stratégie habituelle de normalisation et de dédiabolisation, ça ?
Ce n'est pas une stratégie. C'est quand, au moment des élections législatives, vous avez le syndicat de la magistrature, qui est le syndicat le plus important dans la magistrature, qui fait un communiqué en demandant aux magistrats de tout mettre en œuvre pour empêcher l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national. C'est signé, c'est très clair. Donc, aujourd'hui, il y a un système politico-médiatique qui cherche à nous salir. Pourquoi aujourd'hui... Mais vous mettez qui dans le système médiato ?
Mais tous ceux qui n'ont pas intérêt à ce que l'on reprenne le pouvoir, que l'on redonne le pouvoir au peuple, que l'on redonne le pouvoir aux Français qui veulent du changement, qui cherchent à conserver leur place à tout prix. Pourquoi ce matin on a été...
Ce que vous dites, c'est qu'il n'y a pas d'indépendance de la justice, en fait. Qu'il y a la politique derrière.
Alors, il y a des juges qui, parfois, pas forcément sur ordre, mais peuvent avoir une vocation de justicier, de vouloir empêcher l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir et qui utilisent les moyens qu'ils ont en leur possession, c'est-à-dire de nous salir grâce à des pseudo-affaires judiciaires. Pourquoi aujourd'hui les juges... Pourquoi les juges d'instruction...
Pseudo-affaires, j'interviens juste, c'est quand même plusieurs millions d'euros dans l'affaire des assistants parlementaires.
Mais on a fait appel, on l'a dit depuis le début, et on reviendra sur ce dossier si vous le souhaitez, il n'y a pas eu d'enrichissement personnel, il n'y a pas eu d'emploi fictif, il y a eu une volonté du Parlement européen de faire que nos assistants parlementaires soient là uniquement pour vendre l'Union européenne et pas pour combattre l'Union européenne.
Pardon, mais je vous coupe parce que le financement illicite, ça n'a rien à voir avec l'enrichissement personnel.
Non mais... C'est pas la question. En l'occurrence, parce que M. Comte me parlait des affaires des assistants parlementaires, mais ce qui pose quand même aussi question, c'est pourquoi les juges d'instruction, ce matin, l'ensemble des préparations médias, l'ensemble des notes stratégiques en vue de 2027, l'ensemble des échanges mail de Jordan Bardella, alors même que toutes les pièces comptables, et sont elles au service dédié, au service financier du Rassemblement national, sont déjà dans les mains de la CNCCFP, ils n'ont pas demandé à la Commission nationale des comptes de campagne ces pièces, et ils cherchent à obtenir toute notre stratégie.
Alors votre stratégie, vous pensez qu'elle va être dévoilée à qui ?
Mais alors, c'est la vraie question. Mais la vraie question qu'il faut se poser, c'est pourquoi les juges d'instruction sur une affaire judiciaire,
sur ce que vous dites, c'est-à-dire que des documents qui, selon vous, n'ont rien à voir avec la comptabilité passée, pourquoi est-ce qu'ils sont saisis aujourd'hui ? À votre avis, ils vont être utilisés par qui ?
Mais moi, je me pose la question, pourquoi ils ont été saisis ?
La question, c'est de savoir, vous soupçonnez la justice de donner ces informations au monde politique, c'est ça ?
Je m'interroge, tout simplement, pourquoi la justice a besoin de ces documents, alors que ça n'approuve en rien, ce n'est pas utile dans l'enquête qui est en cours. Aujourd'hui, peut-être qu'il y a des liens.
On cherche des preuves partout, en fait. On aspire, c'est le jargon un peu technique, on va récupérer un maximum d'éléments, d'informations, effectivement, dans des mails, dans des dossiers physiques, numériques, et c'est ce qui s'est passé, effectivement.
Je l'entends, mais quand aujourd'hui, dans n'importe quel pays du monde, nous, on verrait ça en France, que le premier parti d'opposition, celui qui est donné favori, voit ses notes stratégiques, voit la campagne qu'il prévoit de mener en 2027, donner à des personnes, quelles qu'elles soient, peut-être qu'il n'y a pas d'autention de nuire, ça pose quand même question. Excusez-nous, bien entendu, il y a un code de déontologie dans la magistrature, mais il y a la nature humaine. Mais ça rentre dans le cadre de perquisition.
C'est ce que disait Noémie, ça rentre dans le cadre de perquisition.
Oui, ça rentre dans le cadre de perquisition, mais quand vous perquisitionnez le premier parti, aujourd'hui, qui est celui qui est donné favori, ça interroge, surtout quand vous avez des magistrats, des syndicats, qui appellent à parer la route. En fait, que cela vous choque, c'est une chose. Que cela vous choque, c'est une chose.
Le syndicat de la magistrature n'est pas le syndicat majoritaire.
C'est quand même un syndicat qui est important. Il y a bien entendu d'autres syndicats, mais c'est quand même un syndicat qui est représentatif. Que cela vous choque, c'est une chose, mais c'est légal. Mais je ne vous dis pas que c'est illégal. Je vous ai dit que ça a interrogé.
Vous interrogez la légalité de ce qui se passe.
On conteste aujourd'hui la méthode, la méthode d'aller saisir, parce qu'on ne comprend pas l'intérêt, si ce n'est d'avoir tous les échanges mail, tous les échanges qui ne sont pas liés à ces histoires de prêts. Mais c'est vous qui dites que c'est pas lié.
Pardon, c'est vous aujourd'hui, vous dites que ça n'est pas lié, mais personne ne sait ce qu'il y a à l'intérieur de ces échanges.
Oui, mais ce que je sais, c'est qu'il y a toute la stratégie du Rassemblement national pour redonner le pouvoir au peuple et que les Français aient le pouvoir en 2027 et toute notre stratégie de conquête du pouvoir. Et je considère que c'est quelque chose qui, en démocratie, n'est pas normal que ce soit dans les mains de magistrats qui potentiellement peuvent faire fuiter.
Peut-être que les magistrats justement veulent voir si vous n'allez pas reproduire les mêmes erreurs, en tout cas les soupçons qu'on vous reproche aujourd'hui dans les campagnes à venir, puisque c'est ça. Puisque les législatives sont concernées, la présidentielle, les européennes, c'est bien qu'il y a quelque chose qu'on vous reproche quand même. On a l'impression que, voilà, la perquisition, vous la contestez.
Non, mais je veux dire, nous, sur le fond, on n'a rien à se reprocher. On va justifier. Ça, l'enquête le dira. On va dire que les prêts ont été remboursés, qu'ont été remboursés dans les temps, que les prêts ne correspondent pas au droit commun qui interdit les prêts habituels, mais qui posent quand même question, parce qu'aujourd'hui, quand vous ne pouvez pas vous financer par les banques, que demain, on vous interdit d'avoir des prêts à plusieurs reprises, il y a quand même une question. J'ai une question. C'est toujours les mêmes particuliers qui prêtent aux mêmes partis politiques.
Ça ne sera pas demain des électeurs macronistes ou des électeurs LFI qui vont prêter au Rassemblement National. Donc c'est toujours ceux qui nous sont favorables, bien entendu, qui peuvent nous prêter à différentes élections. Ça semble logique.
J'ai une question, justement, sur le financement. En 2023, après les élections législatives, le Rassemblement National a reçu 10 millions d'euros de financement public. Vous avez quand même de l'argent. Plus, en tout cas, qu'il y a 20 ou 30 ans, où votre argument de dire « personne ne nous prête » pouvait tenir. Là, aujourd'hui, vous avez de l'argent public aussi.
Grâce aux Français, bien entendu. Aujourd'hui, on a la capacité. C'est pour ça que les prêts qu'on avait par le passé, notamment des prêts bancaires, ont été remboursés. Aujourd'hui, la situation financière du Rassemblement National est totalement stable et que nous n'avons pas une situation financière dégradée. Après, il n'en reste que, même si cette somme est importante, parce qu'on est le premier parti en termes de voix, donc le parti qui reçoit la plus grosse financement maintenant public, notamment depuis les élections législatives 2024, on est le premier parti, toujours en dynamique, toujours en campagne. Et donc, bien entendu, cet argent est utilisé pour conclure le pouvoir.
Il n'y a que six partis politiques en France qui ont recours à ça. Qui ont recours au prêt.
Donc il y a six partis politiques, oui, qui font, mais en fait, ce qui est autorisé par la loi. Enfin, là, vous me posez la question. Oui, mais je veux dire que vous dites
qu'on reçoit beaucoup d'argent, mais quand même, on a besoin de prêts.
Oui, parce qu'on est un parti qui est en dynamique, qui est le premier parti de France, donc bien entendu, pour aller au contact des Français, pour que Jordan Bardella et Marine Le Pen aillent au contact des Français, pour qu'on organise des meetings, pour qu'on diffuse des tracts, on ne va pas nous reprocher ce qui est autorisé par la loi, c'est-à-dire d'avoir des prêts particuliers et d'avoir un financement public qui nous est donné par la loi.
Oui, mais j'ai deux questions pour vous, peut-être pour finir. La première, c'est est-ce que vous n'avez pas peur quand même que ces affaires ternissent l'image de votre parti et cet objectif de remporter la présidentielle ? Alexandra le disait au début, Deuxième chose, vous nous dites, j'ai l'impression que si vous étiez en gros à 5% d'intention de vote, il n'y aurait pas eu de perquisition ce matin.
C'est parce que... C'est le sentiment qu'on a. C'est ce que vous dites, le système... On voit qu'en deux jours, deux affaires, coup sur coup, dont une du Parlement européen, il y a une volonté, je pense, d'un système qui est en panique, je le dis, voilà, je le constate. Il suffit d'échanger dans le petit milieu parisien l'inquiétude de 2027, notre capacité à gagner et donc une manière de nous barrer la route d'une autre manière. Par le passé, il n'y avait pas besoin il y avait ce front républicain dont plus personne ne croit qui marchait, qui empêchait la victoire du Rassemblement national. Les Français, maintenant, ne sont plus dupes. Il a encore marché en 2024.
Oui, mais il y a déjà un sur deux, notamment des LR, qui regrettent d'avoir voté, d'avoir fait élire, notamment... Mais sur le risque,
ça ternisse l'image de votre parti, un parti que vous voulez justement très lisse, la stratégie de la cravate.
Je ne pense pas. Je pense que les Français ne sont pas dupes. Voient ce qu'il est en train de se passer et les Français ne se laisseront pas duper par ces manœuvres. Et donc, on attend. Mais on sait pertinemment, vous avez mis le doigt là où il y a un problème, que c'est la volonté. Quand on voit le show, la mise en scène qu'il y a autour de cette perquisition, alors même que les pièces existent déjà à la SNCFP, quand on voit tout l'emballement médiatique autour du Rassemblement national des Coups-là... Ça ne vous arrange pas un peu ?
Comment ? Ça ne vous arrange pas un peu, d'une certaine façon ?
Non, vous savez, moi, je préférais...
Ça remobilise votre électorat.
Moi, je préférais être sur votre plateau à parler de sécurité, à parler de pouvoir d'achat, à parler de santé. Objectivement, parler et devoir passer notre temps à aller nous défendre contre les attaques du système, alors même qu'on cherche, nous, à nous battre, et c'est ça l'essence de la politique, à nous battre pour protéger les Français, pour les défendre et pour les représenter lors des échéances à venir. Non, ça ne nous arrange pas du tout.
Merci beaucoup à tous les trois. Merci, Thomas Ménager, d'avoir été avec nous cet après-midi. Merci.
Merci.
Thomas Ménagé