Municipales à Paris, fusillades en Allemagne, sécurité... Le "8h30 franceinfo" de Rachida Dati
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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Premier sondage France Info depuis l'arrivée d'Agnès Buzyn dans la campagne parisienne. Selon notre enquête Ipsos Soprasteria, vous êtes crédité de 20% des voix pour les Républicains, juste devant Agnès Buzyn qui est à 19%, mais derrière Anne Hidalgo qui elle est à 24% d'intention de vote. Vous êtes donc désormais talonnée par La République En Marche. Est-ce qu'il y a pour vous un effet Buzyn ?
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Vous avez pourtant de nous parler de deux autres sondages.
- 1:17RelanceRéponse directe
Alors pourquoi vous ne mettez pas la progression d'ancien baromètre ?
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En l'occurrence, vous progressez également. Mais Agnès Buzyn, c'est indéniable. Il y a un petit effet pour la République en marche.
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Le directeur de cabinet de Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, est à ses côtés. Fait la campagne ?
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M. Griveaux-Busin, elle a reçu le ralliement tout de même hier d'un autre candidat, celui de Gaspard Gantzer, l'ancien conseiller en communication de François Hollande à l'Elysée.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12PrésentateurChiffre
« Selon notre enquête Ipsos Soprasteria, vous êtes crédité de 20% des voix pour les Républicains, juste devant Agnès Buzyn qui est à 19%, mais derrière Anne Hidalgo qui elle est à 24% d'intention de vote. »
- 0:27Invité politiqueChiffre
« J'étais troisième, même quatrième parfois dans les sondages il y a juste quelques mois. »
- 0:48Invité politiqueChiffre
« Et donc il y a eu deux sondages effectivement hier avant-hier, un où je suis devant Mme Hidalgo et Mme Buzyn pour la première fois. »
- 2:15Invité politiqueFait
« Et hier, elle a pris des cours particuliers avec M. Nunez, des cours de sécurité. »
- 3:26Invité politiqueFait
« C'est vrai, Mme Buzyn a voté M. Delanoé, elle a voté Mme Hidalgo, M. Gantzer a conseillé M. Delanoé, Mme Hidalgo et M. Hollande. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Quand j'ai souhaité être maire du 7ème, je me suis préparée, j'ai fait une campagne, j'ai effectivement pris les dossiers, je connaissais effectivement certains enjeux, puisque j'étais magistrat et j'avais été garde des sceaux, »
- 5:02Invité politiqueChiffre
« Il y a 500 espaces verts à Paris. »
- 5:04Invité politiqueChiffre
« Les deux tiers sont dégradés ou totalement squattés. »
- 5:26Invité politiqueFait
« La direction de la propreté n'a pas bougé depuis 2001. »
- 5:50Invité politiqueChiffre
« Le budget de la ville de Paris, c'est 8,8 milliards. »
- 5:53Invité politiqueChiffre
« Il y a une dette de 6,5 milliards. »
- 5:57Invité politiqueChiffre
« On avait une dette en 2001, une dette d'un milliard. »
- 6:01Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, il y a un agent pour 43 habitants. »
- 10:30Invité politiqueFait
« la première interview, elle a dit je ne suis pas sûre de la police municipale et je ne suis pas sûre qu'elle soit armée. »
- 11:57Invité politiquePromesse
« Moi, je souhaite 3 400 agents sur le terrain, police municipale armée. »
- 12:35Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on en a une pour 1 000 habitants. »
- 20:35Invité politiqueFait
« On a eu une explosion de la délinquance aussi liée à la non-maîtrise et flux migratoire à Paris qui a généré une délinquance de survie ou une délinquance de trafic. »
Temps de parole
- Rachida Dati71 %
- Présentateur11 %
- Invité8 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
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Bonjour Rachida Dati. Bonjour. Premier sondage France Info depuis l'arrivée d'Agnès Buzyn dans la campagne parisienne. Selon notre enquête Ipsos Soprasteria, vous êtes crédité de 20% des voix pour les Républicains, juste devant Agnès Buzyn qui est à 19, mais derrière Anne Hidalgo qui elle est à 24% d'intention de vote. Vous êtes donc désormais talonnée par La République En Marche. Est-ce qu'il y a pour vous un effet Buzyn ?
D'abord il y a eu deux autres sondages. D'abord sur les sondages, moi j'ai toujours dit, je les regarde, ce sont des indicateurs et d'ambiance et de dynamique.
Vous avez pourtant de nous parler de deux autres sondages.
Oui, bien sûr, on n'en parlerait pas. Et donc ça démontre quand même que depuis quelques mois, la dynamique est en ma faveur. J'étais troisième, même quatrième parfois dans les sondages il y a juste quelques mois. Et donc il y a eu deux sondages effectivement hier avant-hier, un où je suis devant Mme Hidalgo et Mme Buzyn pour la première fois. Et Mme Buzyn ne bénéficie pas tant que ça d'une dynamique puisqu'elle est pratiquement au même niveau que Benjamin Griveaux. Et moi ce qui me surprend, ça me fait sourire, je vais vous dire. Parce que c'est la prolifération des sondages. Dès que je progresse, tout le monde commande des sondages.
Il y en a qui sortent quand c'est un peu avantageux, qui ne sortent pas quand c'est totalement désavantageux.
Alors je vous rassure, France Info, commande pas ces sondages en fonction de votre dynamique propre, évidemment.
Alors pourquoi vous ne mettez pas la progression d'ancien baromètre ?
En l'occurrence, vous progressez également. Mais Agnès Buzyn, c'est indéniable. Il y a un petit effet pour la République en marche. Elle est aujourd'hui à 19%. Il était à 16% Benjamin Griveaux. Trois points de plus.
Oui, trois points de plus. Donc en fait, il y a une stagnation de cette campagne de la République en marche. Et moi je vais vous dire, vous savez, mon meilleur indicateur, c'est le terrain. Et pourtant, ces sondages qui démontrent la dynamique en ma faveur, vous n'allez ni nous déstabiliser, ni nous démobiliser. Moi, vous savez, je suis en contact direct avec les Parisiens, tous les jours. Je n'ai pas de chaperon et je n'ai pas de guide. Moi, j'ai vu encore hier Mme Buzyn, elle est chaperonnée par M. Macron et tous les conseillers. Alors là, ils mettent les moyens. Tout l'Elysée est en équipe de campagne autour d'elle, y compris le directeur de cabinet de M.
Ferrand qui la guide tous les jours. Et hier, elle a pris des cours particuliers avec M. Nunez, des cours de sécurité. Alors, elle a une qualité indéniable, Mme Buzyn, c'est qu'elle apprend vite, notamment à copier le programme des autres. Mais Paris mérite beaucoup mieux qu'une pâle copie.
Le directeur de cabinet de Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, est à ses côtés. Fait la campagne ?
M. Girier... Jean-Marie Girier ? Bien sûr, M. Girier l'aide à faire sa campagne, comme il essayait de sauver M. Griveaux. Donc là, ils jouent leur va-tout. Mais vous savez, tous ces sondages, moi je dis toujours, c'est comme quand vous jouez au loto, vous jouez, vous perdez, vous jouez, vous perdez. Et à un moment donné, vous gagnez. C'est-à-dire que vous avez investi 100 000 euros, vous avez gagné 2 euros, vous avez le sentiment d'avoir gagné. Mais ce n'est pas ça la vie politique.
M. Griveaux-Busin, elle a reçu le ralliement tout de même hier d'un autre candidat, celui de Gaspard Gantzer, l'ancien conseiller en communication de François Hollande à l'Elysée. Écoutez ce que dit Gaspard Gantzer à propos d'Agnès Buzyn.
Je pense qu'elle va devenir maire de Paris. Elle a de l'expérience, elle a une personnalité exceptionnelle, elle a du talent, elle connaît cette ville et vous verrez, elle va déjouer les pronostics.
Gaspard Gantzer hier soir sur France Info.
C'est vrai, Mme Buzyn a voté M. Delanoé, elle a voté Mme Hidalgo, M. Gantzer a conseillé M. Delanoé, Mme Hidalgo et M. Hollande. Donc elle ne représente pas une véritable alternative ? Non mais moi, mon sujet, je veux vous dire, quand j'entends ça, être maire ça ne s'improvise pas, je vous le dis. Moi j'ai une expérience de maire. Quand j'ai souhaité être maire du 7ème, je me suis préparée, j'ai fait une campagne, j'ai effectivement pris les dossiers, je connaissais effectivement certains enjeux, puisque j'étais magistrat et j'avais été garde des sceaux, donc il y avait des enjeux que je connaissais, que j'ai mis en oeuvre avec succès, notamment dans le 7ème arrondissement de Paris.
Et donc, vous savez, moi je trouve que c'est mépriser les électeurs. C'est vrai qu'au gouvernement, franchement, ils se targuent d'être des amateurs, c'est presque une qualité pour eux. L'amateurisme, je veux vous dire, c'est le mépris des électeurs et des Français. Donc aujourd'hui, ce qui est important, c'est effectivement, mon objectif et ce que je fais tous les jours. Moi je n'ai pas de sécurité, moi je suis en contact direct avec les Parisiens. Mais est-ce que vous avez une réserve de voir, Achida Dati, puisqu'on dit souvent que cette campagne se jouera au second tour ? Moi je vous dis la réalité des choses. Je fais une campagne de terrain, au contact, sans sécurité, sans trajet balisé.
Tous ces trajets un peu aseptisés et balisés, ce n'est pas ça qui fait une campagne et ce n'est pas ça qui permettra d'être un bon maire de Paris. Moi ce que je fais, c'est que je dénonce tous les jours le bilan d'Anne Hidalgo. Et je propose tous les jours un projet d'avenir aux Parisiennes et aux Parisiens. Que ce soit sur la sécurité, sur la propriété, sur la voirie, vous avez vu l'état des voiries, sur effectivement la mobilité, sur l'espace vert. Tout le monde essaie de mettre des arbres, des forêts, des forêts urbaines. Il y a 500 espaces verts à Paris. Les deux tiers sont dégradés ou totalement squattés. Il y a deux poumons verts, le bois de Boulogne et le bois de Vincennes.
On devrait se les réapproprier. Et comment est-ce qu'on se réapproprier ces espaces ? On se réapproprie, on nettoie, on met effectivement des caméras, on met des antennes de police dédiées, on se réapproprie ces poumons verts.
On embauche du personnel pour pouvoir...
Sur la direction de la propreté, vous savez, il y a 7000 agents, 5000 sur le terrain. La direction de la propreté n'a pas bougé depuis 2001. Elle n'a pas été ni réorganisée, ni bougée. Moi, je ne mets pas en cause les agents de la ville de Paris. Ils vous disent, Madame Dati, mais nous, donnez-nous des instructions, donnez-nous les bons outils.
Mais vous trouvez qu'il y a trop d'agents à Paris, quand même ?
Il y a un sujet, parce que là, on prend les sujets dans tous les sens. Moi, je veux bien vous donner la priorité. Mais le sujet des agents, c'est le sujet de la gouvernance. Le budget de la ville de Paris, c'est 8,8 milliards. Il y a une dette de 6,5 milliards. Plus des deux tiers, c'est du fonctionnement. On avait une dette en 2001, une dette d'un milliard. Aujourd'hui, il y a un agent pour 43 habitants. Est-ce que les Parisiennes et les Parisiens ont le service en contrepartie ? C'est le taux le plus élevé des grandes villes, y compris européennes, de taille comparable. Est-ce que les Parisiens sont contents du service public municipal ? Ben non.
Et donc, moi, je voudrais changer tout cela. Sur la sécurité, j'ai un programme très clair que je vous ai déjà exposé. On va y venir, on va y venir, mais j'ai encore une question. Donc moi, mon sujet, aujourd'hui, c'est pas...
Rachida Dati, on va venir à la sécurité, mais j'ai juste encore une question. Oui. En fait, vous estimez que vous êtes la véritable alternative à Anne Hidalgo et pas Agnès Buzyn.
Moi, je veux dire, quand on commence à dire, j'ai élevé mes enfants, j'ai travaillé... Moi, je ne crois pas que les Parisiens ont eu la même vie que Mme Buzyn. Ce n'est pas vrai. C'est-à-dire que moi, je ne me suis jamais prévalu de ma famille... Ils n'ont pas eu la même vie que vous non plus.
Ils sont pas devenus gardes des sceaux, ils n'ont pas forcément magistrats. Pardon ? Les Parisiens n'ont pas forcément eu la même vie que vous.
Mais bien sûr. Est-ce que je m'en prévaux ? Moi, je ne fais pas état de ma vie privée. Je dis simplement qu'il y a des expériences de vie qui vous marquent. Le logement social, ça me marque. Vous savez ce qui se passe à Paris ? On méprise les gens du logement social. On escroque la ville de Paris. Vous savez ce qui se passe ? C'est qu'on vous dit, ah oui, on est à 21% du logement social à Paris. Vous savez comment on fait ? Soit, effectivement, on achète très cher pour mettre très peu d'appartements. C'est idéologique pour punir les Parisiens de l'Ouest. Quand on est une élue responsable, on n'est pas dans la punition des Parisiens.
Et l'autre aspect, on achète des immeubles occupés par des Parisiens de classe moyenne qui payent leur loyer. On achète, la mairie de Paris achète à prix fort, ces immeubles occupés. Et une fois qu'ils sont occupés, on les conventionne en logement social. Et on dit aux gens à l'intérieur, mais en fait, vous ne respectez pas les critères pour être dans du logement social. Mais les gens disent, mais nous, on était là depuis 20 ans.
C'est de l'escroquerie.
C'est de l'escroquerie. Ça, c'est une honte que je dénonce. Voilà mon projet. Voilà mon programme. Moi, je suis à l'écoute des Parisiens. Je suis au plus près du terrain. C'est ça qui fera, effectivement, l'alternance à Anne Hidalgo. Moi, je voudrais, effectivement, que Paris puisse se réconcilier avec les Parisiens. Et que mon projet parle à l'ensemble des Parisiens. Le bilan d'Anne Hidalgo, elle a réussi à faire, à écœurer les Parisiens de Paris.
Merci Rachida Dati. Vous restez avec nous. On continue de parler de cette municipale à Paris dans un tout petit instant, juste après le fil info à 8h41 avec Léo Techer.
Comment faire contre les violences sexuelles dans le sport ? La ministre Roxana Maracineanu réunit les principales fédérations. Aujourd'hui, réaction aux nombreuses révélations ces dernières semaines dans le patinage, la natation ou encore le ski. Autre réunion. Ce matin, à Bercy, Bruno Le Maire convoque les organisations. Patronale. Objectif, faire le point sur l'impact du coronavirus sur l'économie française. De nombreuses filières comme le bois, la santé ou encore l'automobile sont invitées. Le tueur raciste d'Anao en Allemagne. A-t-il des complices ? Question que se pose le parquet antiterroriste après les deux fusillades qui ont fait neuf morts mercredi soir.
Élection législative aujourd'hui en Iran. Les conservateurs favoris face au président modéré Hassan Rouhani, plombé par la crise économique qui s'accentue. Ce matin, nouvelles sanctions américaines. Et puis des vaches, des poules, des chers, plus de 4000 animaux qui débarquent à Paris. Fin d'installation pour les 1000 agriculteurs et autres exposants. France Info dans les coulisses du Salon de l'Agriculture ce matin avant son ouverture demain. France Info et tout est plus clair.
Rachida Dati, candidate LR au municipal à Paris, invité du 8.30 de France Info ce matin. Vous nous disiez que vous voulez faire le ménage en quelque sorte dans le logement social, faire le ménage également dans la manière dont les agents de la mairie travaillent.
Non mais monsieur, quand vous habitez dans un immeuble depuis 20 ans et qu'on arrive, qu'on achète l'immeuble et qu'on vous dit mais vous n'avez plus à y être. C'est une éviction abusive. C'est une honte. Tout ça pour répondre à une idéologie, pour répondre à une politique anti-parisienne. Ça, ça n'est pas possible.
Alors hier, vous l'avez pointé effectivement, Anne Hidalgo était avec l'ancien ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour évoquer la sécurité. Agnès Buzyn était de son côté avec Laurent Nunez, le secrétaire d'Etat à la sécurité. Elle a évoqué c'est la première préoccupation des Parisiens.
Sans chaperon, sans guide et en direct.
Rachida Dati, c'est la première préoccupation des Parisiens aujourd'hui.
C'est pour ça que je disais tout à l'heure, Mme Buzyn apprend vite, notamment à copier le programme des autres. Moi, je suis ravie qu'elle nous rallie sur la sécurité parce que la première interview, elle a dit je ne suis pas sûre de la police municipale et je ne suis pas sûre qu'elle soit armée. Et là maintenant, elle dit peut-être que c'est la sécurité. Donc il n'y a pas de différence entre vous sur ce terrain-là ? Écoutez, ça fait plus d'un an que je suis sur le terrain. Et j'avais dit tout de suite, la première demande des Parisiens, c'est de pouvoir se promener, circuler à Paris sans crainte d'être agressé ou effectivement d'être cambriolé ou volé. La délinquance a explosé à Paris.
Mais pourquoi est-ce qu'il faut que la police municipale soit armée ? Vous n'avez pas peur qu'elle prenne la place de la police nationale et qu'une guerre des polices... Non, justement, je vous expliquez.
Vous prenez, il faut absolument à Paris recentrer la police nationale sur son cœur de métier. En plus, elle a eu de plus en plus de missions en raison des nouveaux risques et des nouvelles menaces, notamment terroristes. Donc la police nationale, ses missions, maintien de l'ordre, c'est le respect de la code de la route, la police judiciaire. La police municipale armée, aujourd'hui, il faut qu'elle soit dans la lutte contre la délinquance du quotidien, comme le font d'autres grandes villes. Que ce soit Nice, chez mon ami Christian Estrosi, chez Jean-François Copé, chez lequel j'étais il y a encore quelques jours. Cette police municipale, elle servirait à quoi ?
Elle est armée, parce que quand vous êtes face à des bandes de voyous, il vaut mieux être armé. Et d'ailleurs, les agents de la ville de Paris, qui aujourd'hui pourraient devenir demain policiers municipaux, sont venus me voir. Ils viennent me voir en disant, Madame Dati, nous voulons ce statut policier. Elle est armée, elle est nombreuse ?
Pardon ? Elle est nombreuse aussi ? C'est-à-dire ? Elle est armée.
Elle n'est pas armée à Paris. Non, non. Elle sera armée. Elle sera armée. Combien d'agents ? Moi, je souhaite 3 400 agents sur le terrain, police municipale armée. Et en complément, et d'ailleurs, elle aide souvent la police nationale. D'ailleurs, la police nationale est très demandeuse, d'ailleurs, d'avoir ce type de police municipale. Ça la décharge d'un certain nombre de tâches. Et parfois, quand ils ont des réquisitions judiciaires ou des enquêtes judiciaires, la police municipale peut les aider, notamment pour des filateurs, pour démanteler des réseaux de trafiquants en tout genre et de toute nature. À ce dispositif, je souhaite quoi ? Compléter par un système de vidéoprotection.
Comme Agnès. Je veux qu'on ait beaucoup plus de caméras de vidéoprotection à Paris. Aujourd'hui, on en a une pour 1 000 habitants. Je voudrais au moins qu'il y en ait une pour 500, pour ne pas dire une pour 300 habitants. Pourquoi ? Parce que, et on ne peut pas faire état de certaines affaires, mais on a connaissance de certaines affaires, quand vous avez des braquages, quand vous avez des risques terroristes, quand vous avez des agressions ou même des cambriolages, et que les auteurs s'enfuient, quand vous avez une caméra, vous tracez le parcours, vous envoyez une patrouille, il les récupère au bout de la rue.
On a eu des affaires graves à Paris, où effectivement, à un moment donné, par manque de caméras, dans certains endroits, on n'a pas pu les récupérer maintenant. Moi, je souhaite la sécurité pour les Parisiens. C'est ce qu'ils demandent. Et ça, c'est indissociable de la propreté. Des endroits sales génèrent de la sécurité. Moi, je veux un Paris propre, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Moi, j'ai commencé à l'expérimenter dans le 7e. Je veux le généraliser. La voirie, vous avez vu l'état des chaussées ? Ce n'est plus des nids de poules, c'est des nids de poulaillers. Tous les trottoirs, les chaussées, tout est défoncé.
Je veux effectivement pouvoir restaurer l'ensemble des trottoirs, mais aussi des chaussées.
Vous dites que vous n'avez pas de chaperon, vous avez quand même des soutiens de poids dans votre camp. Vous serez en meeting le 9 mars présent avec Nicolas Sarkozy dans le 8e arrondissement. Il y a également François Barouin qui vient vous soutenir. C'est important tout de même d'avoir des soutiens de poids, y compris dans son camp.
Ça, ce sont des soutiens politiques. C'est les soutiens de ma famille politique. Quelle est la différence ? Moi, je ne suis pas accompagnée par un petit peu un cordon de sécurité. Moi, je suis au contact direct des Parisiens. Je n'ai pas de sécurité. Je n'ai pas un trajet balisé. On ne me dit pas, n'allez pas là, rentrez là. Je n'envoie pas des gens avant me dire, surtout n'allez pas là, ne rencontrez pas. Mais pourquoi c'est important tout de même d'avoir le soutien de personnes comme Nicolas Sarkozy ? Hier, j'étais dans le 19e arrondissement. Je vais au contact direct des Parisiens, y compris ceux qui ne sont pas contents, y compris ceux qui ne votent pas pour moi.
Mais dans ce cas-là, pourquoi faire venir Nicolas Sarkozy en meeting ?
Parce que c'est un meeting de mobilisation et de soutien avant le premier tour. Il y a toute ma famille politique. Tout le monde sera là. Il y aura Gérard Larcher, il y aura François Barouin. Il y aura Nicolas Sarkozy, Bruno Retailleau. Toute la droite sera avec vous alors. Jean-François Copé. Tout le monde sera là.
Mais c'est quoi l'idée ? C'est de montrer que vous rassemblez ? C'est de montrer que vous êtes là, candidat de droite ?
C'est l'idée de mobiliser la droite pour l'élection parisienne, mais plus largement pour les élections municipales. Nous allons, notre famille politique se reconstruit. Elle est aujourd'hui effectivement en campagne. Regardez tous les sondages dans les autres villes. Notre famille politique est en tête. Moi, je vais vous dire, c'est effectivement le début de la reconquête par la droite de la France.
Après une période d'indime, s'ouvre le procès de François Fillon, l'ancien Premier ministre. Vous parlez de reconstruction. Il a fait beaucoup de mal à la droite.
On a une responsabilité collective dans l'échec de François Fillon. Peut-être qu'on aurait dû prendre, anticiper, peut-être remplacer. Non, mais, écoutez, il a dit lui-même qu'il a quitté la vie politique. C'est maintenant sa vie privée. Je ne la commenterai pas. Et si vous me parlez des échecs de la droite, vous savez, depuis 2012, on a eu beaucoup de bagarres fratricides. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Oui, il n'aura pas de soutien, en tout cas, à son procès lundi.
Je rends hommage à Christian Jacob, qui a vraiment reconstruit cette famille politique. Comme j'ai rendu hommage à Laurent Wauquiez, qui a eu le courage, contrairement à d'autres, à se présenter à l'élection de la présidence des Républicains. A l'époque, tout le monde critiquait. Il y en avait peu qui voulaient y aller. Il a eu le courage de le faire. Il a amorcé cette reconstruction. Christian Jacob l'a poursuit. Éric Ciotti, comme président de la commission d'investiture. Franchement, ça va plutôt mieux.
Mais ça veut dire que François Fillon, aujourd'hui, il est seul face à la justice.
Non, mais il a quitté la vie politique. Maintenant, c'est une séquence privée pour lui que je ne vais pas commenter.
Il arrive mal, ce procès, quand même.
Mais non, mais franchement, ce n'est pas dans l'actualité. Mais non, c'est une séquence privée. C'est un procès très important, d'anciens communistes de la France,
dont le procès commence lundi pour détournement de son public.
Peut-être que vous voulez vous intéresser à des choses qui n'intéressent plus aujourd'hui les Français, et encore moins la vie politique.
Rachida Dati, invité de France Info ce matin, candidate Les Républicains pour les municipales à Paris. On reste avec vous. Juste après, un coup d'œil sur le fil. Info à 8h50, Léo Techer.
Confinés contre le coronavirus, mais au milieu des vacanciers, une trentaine de Français rapatriés de Chine arrivent aujourd'hui dans un village vacances déjà occupé dans le Calvados à Branville. Ils seront mis à l'écart des clients, promet le préfet. Agnès Buzyn, chaperonné par Emmanuel Macron, c'est ce que pense son adversaire au municipal à Paris, Rachida Dati, invité du 8h30 France Info en ce moment pour la candidate LR. C'est tout l'Elysée qui forme l'équipe de campagne LREM d'Agnès Buzyn. L'Allemagne unit contre la haine des milliers de personnes rassemblées hier soir à Berlin, en Bourg, ou encore à Nao Théâtre, des attentats racistes qui ont fait 9 morts mercredi soir.
Carlos Ghosn traîne Renault devant les Prud'hommes. Première audience ce matin, l'ancien PDG réclame 250 000 euros d'indemnités de départ à la retraite. C'est la plus vieille centrale nucléaire française. Le réacteur numéro 1 de Fessenheim s'arrêtera ce soir. Première étape du démantèlement total de la centrale qui prendra plus de 20 ans. Et puis la 26e journée de Ligue 1 à partir de ce soir, Nice accueille Brest à 19h et Metz Lyon à 20h45. France Info, et tout est plus clair.
Rachida Dati, candidate LR au municipal à Paris, ancienne garde des Sceaux, invitée ce matin de France Info. Nos voisins allemands sont endeuillés par une attaque raciste. Avant-hier soir, près de Francfort, 9 morts en tout. Le tueur a lui-même été retrouvé mort. Il a signé son acte d'une lettre dans laquelle il a manifestement des motivations xénophobes. La première ministre, la chancelière allemande, Angela Merkel, s'est exprimée à ce sujet. Écoutez-la.
Le racisme est un poison. La haine, c'est un poison. Et ce poison existe dans notre société. Et il est la cause de tant de crimes.
Est-ce que, Rachida Dati, vous craignez que ce poison, il ne soit aussi chez nous, en France ?
Moi, je pense que, d'abord, j'ai une pensée pour les victimes et les familles des victimes. On ne se rend pas compte, c'est quand même une vraie tragédie, ce qui s'est passé en Allemagne. Mais quand même, pardon d'avoir ce propos, Mme Merkel n'a pas mesuré les conséquences de l'ouverture massive des frontières qu'elle a incité il y a quelques années.
C'est-à-dire qu'en accueillant trop de personnes de l'étranger, ça a créé des tensions entre communautés, c'est ce que vous dites ?
Quand elle le fait, elle le fait sans anticipation, sans cadre, sans même le gérer. Et elle n'écoute pas, elle n'anticipe pas, notamment son opinion publique. Elle ne la prépare pas. Elle paye aujourd'hui, au prix fort, cette ouverture massive des frontières. Et moi, je vais vous dire, je ne fais pas de parallèle. Là où je m'inquiète, moi, je me souviens de Mme Hidalgo en 2015. Elle dit, je m'inspire de Mme Merkel en disant, moi aussi, je veux accueillir massivement, bienvenue aux migrants et aux réfugiés à Paris. Je vous renvoie à un discours de sa part en décembre 2015. Ça aboutit à quoi ? À la dépossession de l'espace public et privé des Parisiens du nord et de l'est de Paris.
Mais ça va plus loin. Quand vous n'anticipez pas, quand vous ne gérez pas, quand vous ne cadrez pas cet accueil de migrants, il faut savoir que la majorité de ces migrants n'ont pas la même conception du vivre ensemble que la nôtre, n'ont pas conscience de nos valeurs républicaines. Non, non, je vais aller plus loin. Et donc, aujourd'hui, il y a des affrontements. Et moi, je veux vous dire, ce n'est pas avec l'idéologie laxiste de Mme Hidalgo et le monde merveilleux de Mme Buzyn que nous allons régler le problème des Parisiens. Attendez, mais je termine juste ma phrase.
Qu'on va régler les problèmes des Parisiens de la porte d'Aubervilliers, de la porte de la Villette, de la porte de la Chapelle, du cœur de Paris, dans le 10e ou le 11e arrondissement, où vous avez des migrants, il y a plus de 3000 migrants qui sont dans la nature à Paris. Qu'est-ce que ça a généré ? Et je le dis parce que c'est le procureur de la République qui l'a dit en décembre 2019. On a eu une explosion de la délinquance aussi liée à la non-maîtrise et flux migratoire à Paris qui a généré une délinquance de survie ou une délinquance de trafic. C'est grave ce qui se passe à Paris en ce moment.
Pour vous, Rachida Dati, pour être tout à fait clair, le problème numéro un, ou disons le vrai problème aujourd'hui, ce n'est pas le poison du racisme à Paris, c'est le poison du communautarisme, c'est trop d'immigration non contrôlée.
Bien sûr, vous savez, le droit d'asile et l'asile en France, c'est l'honneur de la France. Mais quand ce n'est pas géré, anticipé, cadré, on en arrive à des tragédies. Oui, j'ose le dire, on en arrive à des tragédies. Mais ce qui se passe à Paris, vous savez, on n'en est pas loin. Quand vous avez des rixes, des attaques au couteau, tous les jours, entre bandes de migrants, entre la délinquance de survie, quand vous avez des mineurs étrangers, des jeunes qui sont sous drogue toute la journée, et que le soir, ils sont entre les mains de proxénètes, je vous le dis, dans le 18e arrondissement, c'est 4 euros la passe pour les mineurs. C'est une réalité.
Dans le 13e arrondissement, dans deux immeubles du quartier Villadès, on a de la prostitution à tous les étages. C'est ça, Paris. Pourquoi je me bats ? Pourquoi, effectivement, je suis mobilisée ? Moi, je vais sur le terrain en direct, parce que je veux qu'on pas de cela. Et vous savez, on parle des territoires perdus de la République. Ils sont au cœur de Paris. Quand vous avez des millions d'euros de subventions qui sont données à des associations qui, sous couvert de soutien scolaire, d'insertion, d'aide sociale, s'attaquent aux valeurs républicaines...
À Paris, ça veut dire qu'il y a des élus qui flirtent avec ce que le président de la République appelle le séparatisme.
Il y a des subventions qui sont données à des associations qui s'attaquent à nos valeurs républicaines. Moi, je souhaite faire le ménage dans tout cela. C'est ça. Moi, je veux que Paris puisse effectivement... Parce qu'on a l'impression que c'est loin, que ça n'existe pas, que ça n'arrive pas. C'est un Hidalgo, ça. Ce n'est pas les mairies. Les mairies n'ont pas de budget. C'est une réalité. Il faut... Moi, j'ai demandé un audit des subventions données à certaines associations. Il faut tout revoir cela. Voilà. C'est pour ça que je vous parlais tout à l'heure de sécurité, de propreté, de refaire la voirie. Vous ne pouvez pas être...
Enfin, vous ne pouvez pas vivre dans une ville quand vous n'êtes pas en sécurité. Et ce qui se passe avec la non-maîtrise des flux migratoires, je vous le dis, c'est extrêmement grave, y compris au cœur de Paris. Il n'y a pas si longtemps que cela. On a démantelé un camp-porte-de-la-chapelle. Il est allé porte d'Aubervilliers. Moi, j'y étais. On a démantelé le camp-porte d'Aubervilliers. Et il est déjà revenu. C'est ça, la politique. C'est ça, l'action.
Ça veut dire que l'Hidalgo favorise, selon vous, la proposition de ces corps ?
Quand elle a fait cet appel d'air, elle n'a eu aucune solution, ni d'accueil, ni de prise en charge. Ils sont livrés à eux-mêmes.
Mais ça, ce n'est pas la responsabilité de l'État, oui.
D'accord, mais l'appel d'air, elle n'était pas obligée de le faire. Parce que Mme Hidalgo met en cause le préfet de police pour la mauvaise gestion des manifestations. Est-ce qu'elle le met en cause, dans ce cas-là, pour cette explosion de la délinquance, dont elle est en partie responsable ? C'est inacceptable. Vous savez, l'hébergement d'urgence. Et je ne confronte pas, et je n'oppose pas les tragédies, ou les drames, ou les souffrances. Mais vous savez, l'hébergement d'urgence à Paris, beaucoup de ces places sont occupées par des migrants expulsables. Ces places, on en a besoin à Paris.
Et ça aussi, c'est la responsabilité de l'État, donc ?
Non, parce que quand vous appelez le 115 et que vous prenez des migrants sans papier qui sont expulsables, la responsabilité de la mairie, elle existe aussi. On ne peut pas dire, venez, mettez-vous n'importe où vous, allez dans les parties privées des immeubles, et puis ce n'est pas notre problème.
Elle dit, venez, Anne Hidalgo ?
Alors, l'appel, je vous renvoie à l'appel de décembre 2015. Elle dit, venez, nous voulons vous accueillir. Elle appelle les migrants et les réfugiés. Je vous donne un autre exemple, pardon, rue du Moulin-Joli, une copropriété privée, copropriété privée, en bas de cet immeuble, au rez-de-chaussée. On a mis effectivement une antenne de la Croix-Rouge, qui accueille des mineurs migrants, et puis des migrants, pour examiner leur situation. Est-ce qu'ils sont éligibles ou pas au statut de réfugiés ? Ils ne le sont pas. Et donc, ce sont des bagarres, il n'y a pas de police. Et la copropriété qui m'a demandé de les voir, j'y suis allée, ils s'excusent de subir ces nuisances.
Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est normal ? Moi, je considère que ça n'est pas normal. C'est pour ça que mon projet est très clair. Il répond à ses préoccupations. C'est pour ça qu'il faut arrêter d'être dans l'image, dans la bienveillance. Vous savez, les Parisiens ne vous demandent pas de la bienveillance, ils vous demandent de la clarté et de l'action.
Rachida Dati, candidat à l'air au municipal à Paris. Merci beaucoup d'avoir été l'invité du 8.30 de France Info ce matin. Bonne journée.
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Rachida Dati