Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 3 octobre 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsJusticeImmigration & asile

le retour du RN aux postes clefs de l'Assemblée nationale | Parlement Hebdo - 03/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Arthur de la Porte, plus de passage en force du gouvernement. C'est une révolution ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    An Sverre, renoncé au 49.3, est-ce aussi affaiblir le gouvernement ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes prêts à discuter concrètement à faire des compromis pour avoir un budget ?

  • 8:00RelanceÉludée

    An Séverine, quelle concession vous proposez sur le budget aux socialistes ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a eu un deal à l'Assemblée nationale entre le socle commun et le RN ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Agnès Sverre, cette idée du Front républicain est-elle morte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:20An SverreFait
    « En fait il a tout simplement confirmé le fait que désormais le centre de gravité s'était déplacé vers le Parlement. »
  • 8:20An SverreFait
    « Ça fait 50 ans que la France vit au-dessus de ses moyens. Ça fait 50 ans que la gauche nous sort la baguette magique des impôts dès qu'il y a un problème. »
  • 11:40Arthur de la PorteFait
    « Il faut évidemment des impôts nouveaux parce que demain sinon qui va payer ? Ce sont les catégories populaires. »
  • 14:40An SverreFait
    « La taxe Zucman, elle va toucher indifféremment le patrimoine réel du patrimoine virtuel. »
  • 19:40Arthur de la PorteFait
    « Il y a eu un mécanisme de cordon sanitaire. Il est valable en Belgique, il est valable en Allemagne, il est valable au Parlement européen et aujourd'hui en France, nous l'oublions. »
  • 22:20Arthur de la PorteFait
    « Il y a eu un deal à l'Assemblée nationale entre le socle commun et le Rassemblement national pour se partager les postes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à tous, on est très heureux de vous retrouver pour ce premier numéro de la saison de Parlement hebbo, l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine au Parlement. Et vous connaissez la formule, nous vous proposons un débat entre un sénateur et un député. Cette semaine, une sénatrice.

Bonjour Agnè Svren, vous êtes sénatrice les Républicains de Paris et porte-parole DLR. Et vous allez débattre avec Arthur de la Porte, bonjour député socialiste du Calvados et porte-parole vous aussi du PS. Et vous réagirez tous les deux à l'annonce de Sébastien Lecnu, le premier ministre qui a décidé de ne pas utiliser l'article 493 de la Constitution qui permet, on le rappelle, au gouvernement de passer en force sur un texte au Parlement.

Et puis cette semaine, l'Assemblée nationale a repris ses travaux pour élire son bureau. Le Rassemblement national fait son retour dans les instances dirigeantes avec deux postes de vice-président. Et enfin, vous débatterez de la politique pénale de notre pays alors qu'un rapport du Sénat préconise de très courtes peines de prison chez les primaux délinquant.

Mais d'abord cette annonce surprise de Sébastien Lecornu qui s'est exprimé ce vendredi avant ces dernières consultations avec l'opposition. J'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'INA3 de la Constitution puisque cet article au fond permet au gouvernement d'interrompre les débats, d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie. Or, dans un parlement qui fonctionne, dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an, qui ressemble au français avec ses divisions, on ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition.

Arthur de la porte, plus de passage en force du gouvernement. C'est une révolution. En tout cas, c'est ce que nous demandions et c'est un pas en avant vers un meilleur dialogue parlementaire.

Mais ça ne peut pas être l'arbre qui cache la forêt. Je veux dire, c'est pas ça. Ça peut éloigner les menaces de censure.

Ça peut éloigner pour Sébastien le cornu en effet euh les menaces de censure si c'est euh une renonciation euh unilatérale. Mais le problème c'est que c'est pas ça qui va mettre du beurre dans les épinards. Et moi je le dis aujourd'hui, le problème c'est que Sébastien Cornu, il a dit OK pour le 493, on y renonce mais il a dit non à tout le reste et moi ça me gêne beaucoup.

On parlera de tout le reste dans la suite, mais quand même chez les communistes, on entend Fabien Roussell qui dit "On ne va pas censurer d'emblé un gouvernement qui renonce au 493". Vous êtes d'accord ? À l'heure où je vous parle, le Parti socialiste n'a pas encore pris sa décision.

Nous nous réunirons et nous déciderons ce que nous ferons, si nous censurons ou non. On avait dit que les deux options étaient sur la table. An Sverre renoncé au 493, c'est aussi affaiblir le gouvernement.

Ben écoutez, c'est tout simple. C'est qu'en fait, il a tout simplement confirmé le fait que désormais le centre de gravité s'était déplacé vers le Parlement et que donc les députés, les sénateurs devontront prendre leur responsabilité parce que la France a besoin d'un gouvernement, la France a besoin d'un budget et la la France a besoin surtout de d'assaignir ses finances publiques même 1493. Du coup, écoutez, l'objectif encore une fois, c'est de trouver des compromis.

On a une assemblée, il est vrai totalement éclatée, totalement fragmentée. Donc moi, je le dis en toute lucidité, ça va être très compliqué parce qu'on l'a vu la dernière fois lors du budget proposé par Michel Barnier, en fait, c'était la foire aux impôts et il n'était pas question pour la droite d'accepter 60 milliards d'augmentation de fiscalité voté et par la France insoumise et par le Rassemblement national. Donc, il n'est pas question pour nous euh de se brader, mais j'entends en effet le message du Premier ministre qui redonne la main aux parlementaires et donc nous en tant que sénateur, comptez bien sur nous avec Jean-François Husson pour faire passer nos messages général du budget au sénat.

Oui, absolument. sur sur nos priorités et je peux vous en dire plus évidemment sur le contenu de la feuille de route que nous mettons sur la table. Arthur de la porte, est-ce que ça vous paraît possible de faire adopter un budget à l'Assemblée nationale 1493 et de mettre tout le monde d'accord, une majorité sur un budget ?

C'est compliqué, je le dis hein, c'est compliqué et parce que derrière il y a aussi beaucoup d'autres outils de ce qu'on appelle le parlementarisme rationalisé. Euh il y a déjà euh des freins pour les parlementaires à faire de nouvelles dépenses. C'est ce qu'on appelle l'article 40.

Donc on peut pas créer de nouvelles charges. Ce qui fait que c'est la copie initiale du gouvernement qui est discutée. Mais si la copie est moins disante et ben les députés ne peuvent pas être vraiment mieux disants.

Ça c'est un premier point. Il y a un deuxième point sur le budget de la sécurité sociale qu'on appelle l'article 45. l'article 45, c'est le fait de ne pas pouvoir faire des choses qui sont déliées du sujet.

Si le gouvernement par exemple sur euh la budget la sécurité sociale, le seul moyen de faire évoluer par exemple la la réforme des retraites décide de ne pas parler des retraites, alors nous ne pourrons pas abroger via le projet de loi de financement de la sécurité sociale la réforme des retraites. Voilà, c'est c'est des deux petits exemples qui permettent de dire que le 493, oui, mais ça n'est pas tout et ça n'est pas ça qui permettra un débat total. Et je rajouterai même une dernière chose en disant que la commission mixte paritaire qui est l'instance finale où on finit de concocter ce budget députés sep sénateurs DLR et des Macron.

Alors mais justement vous êtes porte-parole tous les deux, on a un débat droite gauche. Est-ce que vous êtes prêts tous les deux à discuter concrètement à faire des concessions, des compromis pour avoir un budget ? Alors An Séverine, quelle concession vous proposez sur le budget aux socialistes ?

Écoutez, faut dire la vérité aux Français. C'est très très difficile en fait d'aller dans des alliances qui sont contre nature et qui vont à l'inverse de l'intérêt supérieur du pays. Je dis tout simplement une chose, ça fait 50 ans que la France vit au-dessus de ses moyens.

Ça fait 50 ans que la gauche nous sort la baguette magique des impôts dès qu'il y a un problème. Est-ce que ça a réduit pour autant les déficits et la dette ? Non.

Donc voyez, dans ces conditions, nous on ne peut pas accepter par exemple comme l'a proposé euh la gauche, 27 milliards d'impôts supplémentairire sans réduction de dépenses publiques sur les entreprises et sur les patrimoines. On ne peut pas non plus accepter d'abroger ou en tout cas de suspendre la réforme des retraites qui est la seule réforme structurelle qui permet aujourd'hui de baisser le poids de nos dépenses publiques. Mais il suffit tout simplement de dire au Français aujourd'hui la France n'a pas de problème de fiscalité, elle a un problème d'addiction à la dépense publique.

C'est l'intérêt tout simplement des Français que que d'entendre ce message. J'allais vous dire qu'on était prêt à discuter mais là quand j'entends Svin, vous voyez bien qu'elle ferme la porte à tout et donc si on a un budget des impôts c'est pas de recettes nouvelles notamment sur les plus riches qui ont été épargnés par les politiques macronistes. Si vous dites pas de nouvelles attendez de la porte alors qu'il y en aura mécaniquement par exemple des dépenses nouvelles puisque les dépenses de santé sont dynamiques comme on dit et donc elles augmentent chaque année même si on cherche à les contenir.

Nous avons proposé nous dans notre plan budgétaire contrairement à ce que vous dites des pistes d'économie il y en a mais on avait proposé sur la réforme de l'État sur la réorganisation par exemple sur le médicament aussi. Ben je peux vous dire on avait 2 milliards d'euros d'économie sur le médicament. Donc non mais je on pourrait refaire le débat budgétaire.

C'est juste que je vous dis que vous ne pouvez pas caricaturer à ce point. Mais c'est sûr que il faut évidemment des impôts nouveaux. Il faut évidemment des impôts nouveaux parce que demain sinon qui va payer ?

Ce sont les catégories populaires par des couples dans les services publics et ce sont eux qui l'opéront sur leur vie avec la réforme. Compliqué parce qu'en fait on demande sans arrêt des efforts aux Français mais il y en a un qui ne fait jamais d'effort c'est l'État. L'État doit réduire ses dépenses de fonctionnement et nous vous le savez au Sénat, nous avons lancé une commission d'enquête notamment sur des agences et opérateurs de l'État qui sont en rou en rou libre total et qui coûtent en fait 80 milliards d'euros.

On pourrait en fusionner, en supprimer. Voilà. Je voudrais vous entendre sur un point intéressant qui aa évoqué Sébastien Lecnu.

Il a dit euh il n'y aura pas de taxe Zucman, mais il a posé quand même la question de la justice fiscale en évoquant les 0,1 % les plus riches de notre pays. Est-ce que les LR sont prêts à demander un effort à ces 0,1 % les plus riches ? Mais bien sûr, en partant du principe, il faut arrêter de de stigmatiser les plus riches.

Les plus riches créent de la richesse, il créent de la valeur ajoutée, il créent de l'emploi. Maintenant, oui, il y a un souci de justice fiscale et sociale en France. Oui, nous proposons éventuellement de mettre fin par exemple à la suroptimisation fiscale parce qu'il y a des trous dans la raquette bien évidemment mais sans pour autant obérer la compétitivité.

Malheureusement ce qui a était proposé par la gauche jusqu'à maintenant euh la taxe Zucman était une pure folie parce qu'en fait on détruit la richesse avant même par tout simplement. Là aussi c'est démagogique de se dire on va toucher à 1800 foyers et ça va tout de suite baisser les déficits et la dette. Non, ça n'a pas de sens.

Il peut y avoir quand même un compromis sur cet effort fiscal demandé aux très riches. Moi quand j'entends national, je me dis que elle ferme la porte à tout. Mais non, jeisation soyez honnête, soyez honnête.

Vous savez Michel Barnier et si vous voulez, je vous ai écouté. Non, vous avez dit il y aura pas d'impôts nouveaux. Si on impose les plus riches, c'est un impôt nouveau.

Ça c'est mécanique. Vous parlez des 1800 fortunes qui se sont enrichis chaque année de 10 % depuis 8 ans. 10 % d'enrichissement chaque année.

Et vous allez me dire que ils ne peuvent pas contribuer aujourd'hui à l'effort collectif. Et je vous dis autre chose, c'est 2 % que nous proposons sur la richesse des plus riches, c'est un impôt planché. Ça veut dire que ça se substitue si ils ont des stratégies d'optimisation fiscale.

Mais s'ils payent déjà 2 % de leur patrimoine en impôt, ils n'auront pas à payer deux fois. Donc il faut arrêter aussi ces mensonges-là. Aujourd'hui, les riches qui payent leurs impôts, qui ne cherchent pas à optimiser, à chercher à contourner euh le fisque, et bien oui, ils ne seront pas plus imposés.

Par contre, les ultra riches, parfait connaisseur de ces sujets économiques et vous savez très bien que pour redistribuer la la richesse, il faut d'abord la créer. Ça a très bien marché le ruissellement d'Emmanuel Macron. Les plus pauvres sont plus pauvres.

Expliquer, faire de la pédagogie à ceux qui écoutent. La taxe Zucman, elle va toucher indifféremment le patrimoine réel du patrimoine virtuel. C'est-à-dire que la valorisation de Mistral c'est 11 milliards sur les marchés.

Mais ça du taxe qui entre dans la poche. En fait les patrons, c'est 37 milliards de taxes. Ils n'ont pas les moyens de la payer.

Le groupe RER l'a expliqué. Ils avaient des milliards et ils ont bénéficié en fait de la valorisation 17 ans après. Donc vous voyez c'est un non sens, c'est une pure arnaque l'exemple de Mr.

Nous, on a dit que évidemment que si Mistral n'avait pas la capacité de payer cet impôt, on allait envisager des mécanismes d'exemption. Donc il faut arrêter de présenter ça. Mais voyez vous.

Oui mais soyez nuancé là vous l'êtes. Je suis nuancé. Je vous dis que la taxe Zucman c'est un principe, c'est un plancher et il peut y avoir des mécanismes d'exemption ou d'impôts différés ou de prise de participation d'état.

Tout peut se discuter. Mais vous vous dites inapplicable de toute façon elle est inapplicable qu'àconstitutionnel en tout cas puisque on annonce la fin Sébastien Lecordon annonce qu'il n'y a plus de 493. Donc est-ce que dans ces conditions, sans cet outil majeur de la 5e République, on peut espérer avoir un budget, donner un budget à la France avant la fin de l'année.

Je l'espère sincèrement. Encore une fois, la droite, elle est du côté de la stabilité. Nous ce que nous souhaitons, c'est trois priorités.

Nous avons donc mis sur la table une feuille de route et nous souhaitons qu'elle soit partagée avec le socle commun. Nous étions entrés en fait avec Michel Barnier au gouvernement pour une seule et bonne raison, c'était parce qu'on voulait éviter le chaos à la France et on est dans cet esprit de responsabilité mais on demande trois choses. La première des choses, c'est la réduction des dépenses publiques et pas d'augmentation d'impôts.

La deuxième, c'est qu'aujourd'hui, le travail doit être plus rémunérateur en France et donc on propose la création d'une allocation sociale unique plafonnée à 70 % du SMIC pour permettre que les les revenus de la location ne soient pas supérieurs au revenus du travail. Et en fait sur les questions régaliennes, c'est important pour nous parce qu'il y avait rien en fait proposé par Sébastien Lecnu sur l'immigration et la sécurité, le retour à l'autorité. Arthur de la Porte, on entend un socle commun qui est très dur sur le refus de toute augmentation d'impôts en tout cas du côté du côté de la droite.

Est-ce que finalement la gauche ne va pas devoir faire des compromis avec le Rassembl Rassemblement national sur un budget et sur de la justice fiscale ? Alors moi je fais pas de compromis. À la différence de ceux qui nous gouvernent aujourd'hui, je ne négocie rien avec le RN.

Je rappelle quand même hein que euh voilà, ben on va en parler donc, mais je le dis quand même, ces gens-là, ceux qui sont à la tête de nos institutions, ont d avec le RN des postes. Jamais on ne négociera quoi que ce soit. Par contre, évidemment qu'il faut aller chercher des majorités dans l'Assemblée nationale.

Nous, on était prêt si on était au gouvernement à dialoguer. Je parle de ceux qui il y a le Bron Pivé, Gabriel Atal demandé à leurs députés de voter pour le RN et on négocia en échange de cela le vote du RN pour leurs candidats pour évincer la gauche des institutions de l'Assemblée. Maintenant, ceci étant dit, je vous rappelle que madame Agnè Éverin le disait à l'instant, nous ne pouvons pas accepter ces refus de principe des républicains qui disent pas d'augmentation d'impôts parce que sinon, si c'est pas d'augmentation d'impôts, ça reste un système fiscal inégalitaire et donc c'est les plus pauvres qui vont payer.

Et nous on a dit on protège les classes populaires, les classes moyennes et tout budget qui sera contraire à ce principe, tout budget qui sera la continuation du macronisme par lui-même sera censuré. Et donc je le dis à Madame Évré pour le pays, il faut mettre de l'eau dans votre vin. Al en attendant, on va revenir sur l'une des actualités de de cette semaine très politique.

Les députés ont donc voté. Le Rassemblement national fait son retour au poste clé de l'Assemblée nationale. Le récit d'Elsa Mondingava.

Madame Nadja Bomangoli, Madame Clémence Gueté, Monsieur Christophe Blanchet, Madame Marie Agnès Poussier Vinsbach, Monsieur Sébastien Chenu et madame Hélène Laporte ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, je les proclame dans cet ordre vice-président de l'Assemblée nationale. À l'annonce des résultats, les troupes de Marine Le Pen exultent. Après une année d'absence, le Rassemblement national est de retour au bureau de l'Assemblée.

Cette confiance évidemment qui nous est accordé n'est je crois que justice. Je remercie et je trouve normal que les députés des autres groupes trouvent logique qu'on soit représenté à notre juste valeur. C'était c'était la situation inverse qui était une tambouille politique anormale.

L'année dernière, le camp présidentiel avait refusé de voter pour des candidats d'extrême droite. Cette fois, les députés du SOCEle commun ont voté pour une liste bloquée de six noms, deux de leur camp, deux du Rassemblement national et deux de la France insoumise. Il est important, comme le veut la présidente de l'Assemblée nationale, Yel Bron Pivé, et que l'ensemble des familles politiques puisse être représenté dans les instances de l'Assemblée nationale et forcé de constater, c'est que jusqu'à présent, ce n'était pas le cas.

Donc nous réparons simplement tous une incohérence aujourd'hui. La gauche, elle ne voulait pas que le RN siège au sein de cette instance et dénonce une trahison du Front républicain. C'est un jour triste pour la République française, je crois.

Euh pour la première fois, on a à l'Assemblée nationale euh le bloc central, la majorité présidentielle, vous appelez comme vous voulez, qui ont passé un un deal avec le Rassemblement national et qui ont fait élire dès le premier tour de scrutin de vice-président Rassemblement national. On est à franc renversé par rapport au vote des électeurs du mois de juillet dernier. La gauche perd ainsi la majorité au bureau.

Agnès Sverren, est-ce qu'il y a eu un deal à l'Assemblée nationale entre le socle commun et le Rassemblement national pour se partager les postes, les vice-présidences et les présidences de commission ? Et quand bien même Et quand bien même aujourd'hui, je suis désolée mais le Rassemblement national est le premier groupe d'opposition à l'Assemblée. Euh c'est 11 millions d'électeurs.

Moi, ça ne me choque pas encore une fois que l'Assemblée soit représentative en fait du nombre de députés, que ce soit proportionnel. Faut arrêter euh de penser que euh le péril fasciste est de retour en France. Il y a pas un/ers d'électeurs qui sont fachaud en France.

Non, mais encore une fois, faut les respecter. C'est 11 millions d'électeurs. Moi, je ne me place pas du point de vue de la moralité ou des valeurs.

On a un groupe de 130 députés à l'Assemblée nationale. Ça représente 11 millions d'électeurs. Je ne vais pas insulter 11 millions d'électeurs tout simplement.

Donc, c'est du pragmatisme. Voilà, c'est la démocratie représentative qui porte bien son nom. Arthur de la Porte retour du RN au poste clé c'est cohérent avec la représentation de de l'assemblée chose d'une part dénoncer le volte face de la macronie parce que l'an dernier je vous rappelle que les mêmes comme Priscatno qui nous explique aujourd'hui que la démocratie c'est bien d'avoir tout le monde ont fait l'inverse.

C'est-à-dire qu'ils ont banni le RN pour un principe simple. Ils ont été élus grâce au fronts républicain. Les électeurs sont venus et ont dit "Nous ne voulons pas donner une majorité au Rassemblement national et nous ne voulons pas accepter mais ni à Dans mon département, il y avait un candidat insoumis contre Ellisabeth Borne.

Il s'est désisté. Il s'est désisté parce qu'il a considéré qu'Éisavet Borne qui avait fait la réforme des retraites était moins dangereuse que le Rassemblement national. Pourquoi ?

Parce qu'on considère que le Rassemblement national ne respecte pas oui les valeurs républicaines. Alors peut-être que les valeurs ça veut plus dire grandchose pour les républicains pour ceux qui se prétendent. Il y a 11 millions d'électeurs donc qui n'ont pas de valeur républicaine.

Je parle du Rassemblement national, je parle pas des électeurs en fait à la différence de vous, je ne confonds pas les électeurs et les élus. On peut avoir des élus corrompus et des électeurs vertueux. Et oui, et oui.

Ça arrive même chez les Républicains. Donc vous voyez bien le problème. On peut avoir des électeurs qui votent parce qu'ils sont en colère pour le Rassemblement national, mais les élus du Rassemblement national, les députés qui tenaient des librairies néonazies, il y en a au Rassemblement national, ils sont tolérés, ils se représentent élection après élection.

Est-ce que je l'accepte ? Non. Donc voilà, moi ma position, c'est de dire que le Rassemblement national n'est pas digne de nous représenter.

Hier, les macronistes ont voté dans ma commission pour un député qui avait dit que la choa c'était euh l'IVG ou l'IVG était une choa, vous voyez ? Et ça, moi ça m'indigne. Ils l'ont fait, ils ont voté pour lui.

Ils l'ont élu vice-président les macronistes de la commission des affaires économiques. Est-ce que vous l'auriez fait ? Est-ce que vous auriez voté pour quelqu'un qui dit l'IVG, c'est comme la choix à Non, mais je suis entièrement d'accord.

Évidemment, on a vu que le Rassemblement national au moment d'ailleurs de 2024 n'était absolument pas prêt, qu'il y avait des brebis galeuses et et Jordan Bardella sont là au parlement. La la redit, il y en avait une d'ailleurs qui avait dit "Voyez, je ne suis pas raciste puisque mon affalmo est juif." Moi ça m'avait totalement choqué.

Mais après, encore une fois, je le redis, ils ont été élus. Il y a 11 millions d'électeurs qui ont voté pour leuremblement nationale. Je ne suis pas Rassemblement national mais je trouve tout simplement que encore une fois c'est la représentativité de tous les forces politiques à l'assemblée.

Mais juste la représentativité mais LFI vous savez LFI est le premier danger pour la France à mon avis et pourtant ils ont eu aussi de de de vice-présidence aussi simple on parle de représentativité mais la représentativité elle c'est elle est dans les my tout le monde a le droit à la parole tout le monde a le droit d'amer elle est f comme le rassemblement national en revanche je vous dis qu'il y a eu un front républicain qui allait de la France insoumise jusqu'au LR il y a des LFI qui se sont retirés pour faire élire DLR vous auriez moins de députés c'est pas nous qui avons mis en place le rassemblement le franc républic Cette défense, ce principe du pouvoir républicain qui était aussi celui des Macronistes a aujourd'hui sabordé et oublié par ceux-là même qui sont au pouvoir et qui nous doivent d'être au pouvoir parce que nous nous sommes en partie retiré. C'est une trahison profonde non seulement du pacte de l'élection 2024 mais aussi des valeurs morales qui constituent le socle républicain depuis la fin de la 2ème guerre mondiale. Je le dis, il y a eu un mécanisme de cordon sanitaire.

Il est valable en Belgique, il est valable en Allemagne, il est valable au Parlement européen et aujourd'hui en France, nous l'oublions. Pourquoi ? parce que vous avez besoin du RN pour gouverner, parce que vous avez eu besoin du RN pour gagner des commissions.

Fatia Kashi qui était présidente de la commission des affaires culturelles qui a fait un super travail a été battu par LR parce que le RN a voté massivement pour LR parce que ce deal là vous a permis d'évincer la gauche des commissions aujourd'hui. LR et RN ont voté main dans la main avec les macronistes pour toutes les commissions. Vous parlez de représentativité, vous nous avez bénéficié de cet accord pour nous éverner Sverine, cette idée du Front républicain contre le parti le RAssemblée nationale, finalement au sein du socle commun, cette idée est morte ?

Ah ben en tout cas, elle a jamais été appliquée par le par le par les Républicains. C'est c'est plutôt la majorité présidentielle qui qui l'a appliqué. Moi je pense que oui, elle elle est morte par définition parce que de toute façon, on n' pas d'instruction à donner aux électeurs, ils sont le peuple est souverain tout simplement.

Mais ce que je voudrais dire quand même Arthur de la porte, j'entends ce qu'il dit, mais il faut quand même aussi reconnaître qu'aujourd'hui la gauche est minoritaire. Je veux dire, vous vous y êtes mis à quatre pour faire une coalition et cette coalition n'est pas arrivé en tête non plus. C'est ce que je dis.

On est dans une tripartition qui bloque tout aujourd'hui à l'Assemblée. On va passer au dernier thème de débat de cette émission. On va parler de la politique pénale de notre pays puisqu'une mission d'information du Sénat a remis cette semaine son rapport sur l'exécution des peines.

Un rapport qui arrive en plein débat sur l'exécution immédiate de la peine de 50 de prison de Nicolas Sarkozi. Flora Sauvage. [Musique] Adopté à l'unanimité par la commission des lois du Sénat, le rapport sur l'exécution des peines préconise le recours à des condamnations courtes tout en plaçant leur réinsertion au cœur du dispositif.

Alors que 68 % des Français estiment que la justice est laxiste, la surpopulation carcérale atteint des sommets. Les sénateurs proposent donc de mettre en place des peines de moins d'un mois. Elle ciblerait les prix délinquants majeurs ou mineurs pour faire baisser le taux de récidive.

Un taux qui s'élève à 60 % 5 ans après la sortie de prison. Dès la première infraction, on dit stop, la société ne veut pas de ça. Le fait de tout de suite prévenir des limites que la société donne nous semble pouvoir être un bon signal.

Hasard du calendrier, le rapport du Sénat intervient après la condamnation de Nicolas Sarkozi à 5 ans de prison avec exécution immédiate pour association de malfaiteurs dans l'affaire du financement libien de sa campagne de 2007. Alors que l'ancien chef d'État y voit un bafouement de l'état de droit, les sénateurs ne trouvent rien à redire. L'exécution immédiate, c'est quelque chose qui est quasiment habituel pour pour nombre de peines, en particulier les peines de plus de 5 ans.

On a une exécution immédiate euh à 80 %, ce qui quand même veut bien dire que c'est le commun des mortels en fait. Parmi les autres pistes, les sénateurs préconisent de créer de véritables alternatives à la prison et de renforcer les moyens dédiés au suivi des détenus. Agnès Svrine, il y a eu tout un débat sur l'exécution immédiate de la peine de prison de Nicolas Sarkozi.

Mais quand on regarde ce rapport sénatorial, en fait, l'exécution immédiate, c'est normal. Absolument. C'est 88 % en fait des peines quand il y a une peine de plus de 5 ans.

Donc en fait, Nicolas Sarkozi n'est pas un cas isolé. Euh toutefois, c'est vrai que dans le cas de Nicolas Sarkozi, ça a été un peu surprenant surprenant puisqu'il a fait appel. Il est présumé innocent et pourtant il va aller dormir en prison.

Donc nous ce qu'on demande chez les républicains, c'est de mieux encadrer en fait l'exécution des peines quand il s'agit de personnalités de personnes qui sont un danger pour la République qui ont ou tuer leurs femmes ou dans des cas extrêmement graves et j'ose espérez que ce sera entendu. Après, le rapport ne parlait pas du cas évidemment de Nicolas Sarkozi, hein, on parlait en fait des peines alternatives qui sont aujourd'hui très peu suivies par manque de personnel pénitentiaire et qu'il y a aujourd'hui un échec singlant en fait hélas de l'exécution des peines liées tout simplement à la surpopulation carcérale. Arthur de la Porte, l'exécution provisoire ne pose pas de problème.

On le voit avec ce ce rapport sénatorial et pourtant quand on l'applique aux politiques, là ça fait débat. Mais vous voyez ce paradoxe d'une droite qui s'est indignée pendant 10 jours d'une exécution provisoire et qui dès lors que on se rend compte que c'est quelque chose qui est massif et qui touche la petite délinquence là ça pose pas de problème. même quand des personnes 80 % des charges avaient été abandonné même quand non mais on va pas revenir sur le procès Sarkozy parce que je lu je vous invite à le lire d'ailleurs et j'invite tous les citoyens aller lire le le la décision justice elle est le le jugement il est accablant pour Nicolas Sarkozi donc il a mis en place un pacte corruptif il a contribué à le mettre en place il a été condamné et la loi est dure mais c'est la loi quand vous avez des personnes qui sont présumées innocentes par exemple vous êtes accusé de meurtre vous êtes quand même présumé innocent même si vous faites appel et pourtant vous pouvez dormir derrière les barreaux Donc en fait à un moment je dire la loi elle doit être la même pour tous pour Nicolas Sarkozy comme pour les autres.

Et d'ailleurs, Nicolas SarkoZi, il va aller en prison, il va demander un aménagement de peine et il est très probable, vu qu'il remplit un certain nombre de conditions de représentation, qu'il obtiennent un aménagement de peine. Donc il faut arrêter de faire pleurer dans les chaumières sur le cas de Nicolas Sarkozy ou sur le cas de Marine Le Pen parce que imaginez que elle puisse se présenter alors qu'elle a été condamnée de façon temporaire à une élection présidentielle et qu'elle le soit alors qu'elle est devenue, mettons, je ne le souhaite pas et je crois que ça n'arrivera pas mais malgré tout, président de la République, on sera bien embêté là. Donc les républicains sont favorables à un changement de la loi sur l'exécution immédiate.

Qu'elle soit mieux encadrée qu'elle soit mieux encadrée pour permettre tout simplement de s'ajuster en fait au délit qui a été commis. C'est vrai qu'on a on a été un peu étonné du quantum de la peine 5 ferme alors 80 % des charges ont été abandonnées. C'est c'est assez encore des charges gravissimes.

Je suis désolé mais enfin voilà président de la République je le dis même si c'est pas le sujet du rapport on doit être exemplaire quand on est candidat à un mandat public. 20 % de condamnation sur de l'argent libien qui arrive dans des valises qui se retrouvent sur les comptes des proches du président de la République. Vous voyez, moi ça me choque et je crois que je suis pas le seul à être choqué par ce dernière question sur l'une des des mesures de ce rapport des très courtes peines de prison 15 jours pour créer un choc une prise de conscience chez les prémélinpensable pour créer en effet un électrochoc en fait sur des jeunes par exemple qui ont commis une faute.

En général, ils sont jugés un an après, ils sont parfois réinsérés et là ce serait immédiat et ça permet de lutter contre la récidive aussi. Pour ou contre les courtes peines. Alors moi, j'ai pas lu ce rapport.

Je ce que disent les spécialistes, c'est que on a plutôt tendance à favoriser les mesures de réinsertion, que c'est beaucoup plus efficace, que la prison et notamment les premiers jours en prison peuvent être déflagrateurs pour un certain nombre de personnes. Donc, il faut faire extrêmement attention à ça et surtout le vrai combat, c'est de lutter contre la surpopulation carcérale qui explose et le risque des courtes peres, c'est de faire encore exploser la surpopul. Et ben, ce sera le mot de la fin.

Merci à vous deux d'avoir participé à ce débat animé. On se retrouve la semaine prochaine. Ciao.

Ciao. [Musique]