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interviewAvec Édouard (Horizons)· 1 juillet 2026 17 min

« La solution ce n'est pas l'impôt, c'est le contrôle de la dépense. » | Édouard Philippe sur RTL

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

RTL Matin, ancien premier ministre actuel, maire du Havre et candidat déterminé à l'élection présidentielle, Édouard Philippe est l'invité d' RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTLE Édouard Philippe. Bonjour.

Vous avez des petits yeux ce matin ? Non, le match est match commençait tard et il s'est terminé tard. Il était superbe, il était magnifique.

Tu regardé jusqu'au bout ? Ah oui, évidemment. Ouais.

Ouais. L'équipe de France en fait, c'est c'est quoi ? C'est des personnalités fortes venues d'horizon différent qui pensent pas toujours pareil mais qui arrivent à s'entendre.

J'ai l'impression qu'il y a un message dans ce que je sais pas. Ils sont cheffés par un sélectionneur qui sait exactement où il va. Ça serait pas Didier Deschamp le meilleur candidat pour la présidentielle ?

Vous lui poserez la question. En tout cas, c'est un sacré sélectionneur d'une équipe de France qui est qui est impressionante. Ça veut pas dire qu'elle va aller au bout, mais c'est mais les personnalités qu'il y a dans cette équipe, la technique et puis alors maintenant la complémentarité qui manifestement est en train de se créer entre eux.

Ouais. C'est bon, il y a il y a plein de gens qui aiment pas le foot he mais pour ceux qui aiment le foot, cette équipe de France extrêmement réjouissante. Ça pourrait être un bon ministre Didier Deschamp.

Je pense que je suis pas sûr du tout que ça l'amuserait. Je suis pas sûr du tout d'ailleurs que les qualités éminentes qu'il démontre depuis qu'il est joueur puis ensuite sélectionneur sont celles qu'il faut pour pour être pour être ministre. En tout cas, ce qui est certain, c'est que euh il fait partie des gens quand il parlent euh ça vaut le coup de l'écouter.

Bon, des bleus, on va passer au vert. Une canicule nous quitte et l'on redoute déjà la prochaine pour le début de semaine prochaine. Les écologistes veulent déposer une motion de censure contre le gouvernement pour dénoncer du style son impréparation à la fois de la canicule qu'on a connu mais surtout de la canicule qui arrive.

Est-ce que vous comprenez cette interrogation ? Est-ce que vous partagez ces doutes ? Je comprends le sujet.

Le sujet, il est là, il est important, il est essentiel et on est en retard. Après l'exploitation politicienne par les vers, c'est leur problème. Ouais.

Mais et pourquoi on est en retard comme ça ? Parce que c'est dur, parce que c'est compliqué, parce que c'est long. Il y a deux il y a il y a il y a deux grandes choses à faire en matière de et c'est facile de les dire, mais c'est compliqué de les faire, faut d'abord limiter l'ampleur du phénomène.

C'est ce qu'on appelle l'atténuation. Et puis ensuite, faut s'adapter au phénomène tel qu'il est. Euh à chaque fois ça demande des transformations qui sont pas simplement des décisions, des discours, une prise de conscience et puis ensuite des décisions importantes.

Quand on a décidé de décarboner par exemple les mobilités, c'est-à-dire grosso modo de développer le véhicule électrique, de développer le transport en commun électrique, c'est des années d'investissement, ça coûte très cher. Moi, j'ai fait trois lignes de tramouet au Havre, je m du Hav, j'ai fait trois lignes, je suis en train de construire la troisème ligne de tramouet. C'est des c'est des centaines de millions d'euros d'investissement mais ça permet de développer la mobilité électrique.

Ça permet d'atténuer l'ampleur du phénomène. Et puis ensuite, vous avez l'adaptation. politique dont vous parce que vous avez été premier ministre pendant plusieurs années, est-ce qu'ils ont pris la mesure à tant de ce qui était en train de nous tomber sur la figure ?

Mais je pense qu'ils l'ont pris à il y a je pense que chacun peut dire le moment où il a compris qu'il y avait un sujet quand et oh moi j'ai compris ça il y a une dizaine d'années qu'il y avait un vrai sujet. Je suis pas néologiste, je suis pas le Non, je suis pas néologiste. Ça c'est vrai, mais c'est pas parce qu'on n'est pas écologiste que on peut pas le devenir.

Alors je vous dir que vous l'êtes aujourd'hui. En tout cas, je sais qu'il y a un sujet. J'ai compris qu'il y avait un sujet de préservation de la planète.

J'ai compris qu'il y avait un sujet de transformation climatique. Elle avait un impact sur l'humanité et d'ailleurs que c'est l'humanité qui avait un impact sur le climat, j'ai compris qu'il y avait un enjeu de biodiversité. Absolument.

OK. Donc la question c'est maintenant c'est pas tellement ce que j'ai compris. La question c'est comment est-ce qu'on peut faire pour transformer nos infrastructures, adapter nos infrastructures et justement pour dire on fait des choses, on en fait même beaucoup simplement c'est long et c'est et on est trop lent.

Vous vous me permettez un exemple parce que c'est l'exemple que j'ai vécu pendant les deux dernières semaines au Havre comme partout en France, on a eu la canicule puis manifestement on va la ravoir. Euh quand on pense aux transformations du climat au Havre, on est plutôt inquiet sur l'élévation du niveau de la mer parce que évidemment on est à côté de la mer. Bon euh la canicule c'est pas quelque chose auquel on est très bien préparé.

Euh au Hav, quand on construit des écoles depuis des années, notre objectif c'est de mettre des grandes bav vitrées au sud pour récupérer de la lumière et récupérer de la chaleur pendant l'hiver. Parce que quand même, on est en Normandie, on n'est pas avec en Provence. Avec Provence, on sait qu'il faut faire attention à la chaleur.

Au arbre, c'était quand même pas le réflexe naturel pendant les 70 dernières années. Bon, n'empêche que là, avec la canicule, la chaleur dans les classes était dingue. Donc, il faut qu'on reprenne notre bâti, il faut qu'on l'adapte, il faut qu'on fasse des plans à court terme pour équiper les salles.

Et on était et on était pas à l'heure là-dessus. Je je je le sais. Je je fais pas du tout le malin mais ça demande beaucoup d'investissement, ça demande beaucoup de prise de conscience, beaucoup d'investissement, beaucoup de planification et on est parti mais on est encore en retard donc il faut le faire, il faut accélérer ça.

Euh il y a quelqu'un qui a dit des choses extrêmement intelligentes sur l'adaptation, je [raclement de gorge] le sais parce que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, c'est Christophe Béchu quand il était ministre. Il a insisté sur le fait que la priorité pour la puissance publique c'était moins l'atténuation et plus l'adaptation qui vous allit plus vite. Vous avez utilisé un mot Édouard Philippe la biodiversité.

Il y a une loi d'urgence agricole en débat au Sénat en ce moment. J'ai regardé le vote de vos sénateurs Horizon sur l'article qui réintroduit l'usage de l'acétamide. C'est un un pesticide interdit en France. 12 des 18 sénateurs Horizon ont voté pour.

Or, l'acétamipride ça pose des problèmes sur la diversité. C'est dangereux pour notre santé. Est-ce que c'est une erreur de voter le retour de ce néonicotinoïde ?

Est-ce que vous l'auriez voté vous cet article ? C'est c'est extrêmement discuté et vous pouvez pas réduire le vote entre ceux qui qui ont voté pour et ceux qui ont voté contre. À ceux qui ont voté contre sont préoccupés par la biodiversité, ceux qui ont voté pour ne le sont pas.

C'est pas vrai. C'est aussi une question de savoir si des produits qui sont consommés en France sont produits en France ou à l'étranger à ces conditions-là pour être consommé en France. Thomas Soto, est-ce que vous trouvez je et je pose une question qui est une question ouverte parce qu'on a le droit d'avoir des avis différents, mais est-ce que vous trouvez qu'il est naturel, normal, sain qu'en France on dise on va pas utiliser tel produit pour euh faire des noisettes ?

On dit ça parce que on veut être et je comprends ça parce qu'il y a un vrai sujet et que on achète des noisettes qui sont faites en Italie en utilisant ces produits qu'on a interdit en France parce qu'on en produit plus en France et qu'on achète tout en Italie. Reconnaissez aussi qu'elle a quelque chose où on donne le sentiment d'avoir un impact sur ce qu'on fait mais où globalement le système il est pas totalement satisfaisant. Et je pense que c'est cette contradiction que les parlementaires ont du mal à saisir.

Et et et je crois Thomas Soto que c'est bien d'expliquer que cette questionlà elle est pas si simple. On voit que ce qui touche l'environnement n'est pas si simple parce qu'à chaque fois il y a des contraintes des contraintes économiques et d'ailleurs à propos des d'économie le problème pour les années qui viennent c'est qu'il y a beaucoup de priorités. l'environnement, donc la santé, la santé publique, l'école, la défense, la lutte contre le narcotrafic, la justice et les caisses sont vides.

Alors, comment vous allez faire vos arbitrages vous ? Moi, je vais faire mes arbitrages en en sachant que si on n'équilibre pas nos comptes, on on s'abandonne, on perd notre souveraineté et on s'expose demain à des solutions qui sont encore plus délicates qu'aujourd'hui. Donc mon objectif, c'est pas totalement sexy, c'est pas totalement populaire peut-être, mais mon objectif c'est de dire rétablissons de l'ordre dans nos comptes et recréons les marges de manœuvre dont nous avons et dont nous aurons encore plus besoin demain.

C'est la première chose. La deuxème chose, vous voulez ramener le déficit à 2 % à la fin de votre quinquena. Je me fixe cet objectif qui est pas qui est pas héroïque mais qui est sérieux.

C'est juste c'est juste vous nous promettez l'enfer en fait et vous êtes le candidat du pessimisme. Thomas, je suis pas du tout le candidat. Il faut écoutez en France dès qu'on explique qu'on va faire un effort, les gens vous disent mais vous promettez des larmes et du sang.

Mais enfin du sang et des larmes là pour reprendre Churchill. Churchill vous savez à quoi il fait face en 40 ? Il fait face à une invasion allemande, il fait face à une guerre, il fait face à plusieurs centaines de milliers de jeunes anglais qui vont mourir.

C'est pas la situation de la France. Moi, je promets pas du sang et des larmes. Mais comment vous faites promets peut-être un petit peu de sueur ?

C'est que je pense qu'on va s'en sortir si globalement on fait des efforts, des efforts justes, des efforts partagés, des efforts dont on pourra partager ensuite le produit. Mais il va falloir que face à une situation qu'on connue tous les autres pays européens et auquel ils ont tous répondu de la même façon, c'est-à-dire en effet avec un petit peu plus de travail et ben on règle le problème. C'est incendable euh Thomas, je suis pas en train de proposer du sang et des larmes, je suis en train de dire aux Françaises et aux Français, si on veut rester aussi prospère et aussi libre, et ben il va falloir qu'on organise un peu plus de travail et un peu plus d'effort et on va essayer de le faire intelligemment en prenant en compte la diversité de la relation que les chacun.

Est que plus d'effort, c'est plus d'impôts. Non. Et voilà solution française hein, il faut faire des efforts, on va augmenter les impôts.

Même Emmanuel Macron qui voulait pas les augmenter a fini par les augmenter. L'imagination France, c'est de créer des nouveaux impôts puis c'est possible une fois que vous avez créé des impôts, vous faites des petites niches pour éviter que tout le monde les paye parce que évidemment ça pose des problèmes. Franchement, c'est pas sérieux.

Avant de c'est pas sérieux, c'est le système politique dans lequel vous êtes aussi depuis des années. En 2017, en 2017, on a baissé les impôts sur les sociétés. ou le taux de l'impôt sur les sociétés 2017 il a baissé.

Vous savez ce qui s'est passé ? Il s'est passé que le produit de l'impôt sur les sociétés, il a augmenté. L'argent que rapporter l'impôt sur les sociétés augmenté.

Pourquoi ? Parce que comme on a créé un environnement favorable à la création de richesse, favorable à la production, et ben il y a plus d'entreprises qui sont arrivées en France qui ont créé plus et on a eu donc plus de recettes fiscal avec l'impôt sur les sociétés. Donc pas de hausse d'impôt, c'est pas la solution la haô, c'est pas l'impôt.

La solution c'est le contrôle de la dépense et il faut se le dire et la et la et la la meilleure dépense, la réorganisation de la dépense. Il y a plein de choses à faire. Je vous donne un autre exemple.

En 2017 avec Gérald Darmanin, il était ministre du budget à l'époque, on a fait et on a mis en œuvre une réforme compliquée qu'avait d'ailleurs été décidée avant nous, le prélèvement à la source, vous en souvenez ? qui fonctionne très bien, qui fonctionne très bien et qui est unanimement jugé par les Français comme une réforme qui a donné plus de simplicité et une meilleure qualité de service. Qu'est-ce qui s'est passé une fois qu'on a fait ça, pas avant, une fois qu'on a fait ça, on a supprimé 30000 emplois à la DG FIP.

Pourquoi ? Parce que cette réforme, elle a permis l'efficacité du service public et son adaptation entre et ça, vous voyez, c'est vertueux. Il faut jamais rentrer dans le débat.

Oui, moi je vais supprimer x, c'est pas le sujet, c'est l'efficacité des services public. Et un autre débat dans lequel vous avez pas peur de rentrer, c'est la réforme des retraites. Il y aura une nouvelle réforme des retraites avec Édouard Philippe.

On va au 67 ans que vous aviez évoqué un moment ou pas ? Monsieur Soto, il y aura il y aura quoi qu'il arrive des réformes sur les retraites si on règle. Donc il faudra travailler plus quoi qu'il arrive.

C'est ce que je pense. Il faut qu'on travaille plus nombreux, plus jeunes. Il faut que le taux d'emploi des seigneurs augmente.

On est le pays qui parle. Je vais même pas vous parler d'âge légal. Pourquoi ?

Non, attendez. Vous êtes comme Jordan Bardella. Vous dites l'âge de départ ne veut rien dire.

On esquive le sujet. Je crois pas du tout que je sois soit comme Jordan Bardella sur ce sujet. Je ne comprends pas ce qu'il veut faire sur le sujet.

Je vous dis juste un fait, un fait intéressant. Ouais. Oubliez en ce moment l'âge légal de départ à la retraite.

L'âge effectif, l'âge réel auquel les Français accèdent la retraite, c'est l'âge l'âge effectif he je parle même pas d'obligation. C'est le plus bas de tous les pays de l'Union européenne. Donc de fait aujourd'hui c'est comme ça.

C'est la réalité. Les Français partent à la retraite beaucoup plus tôt avec la démographie qu'on a monsieur Soto et qui s'aggrave. Il y a aucune hypothèse où on s'en sort dans un système par répartition, même si on crée un peu de capitalisation et on va le faire et il faut le faire et je suis totalement partisant de le faire où on va pas travailler un peu plus un peu plus quand on est jeune un peu plus vous savez pas dire combien quand on viit et ben et ben moi je propose la discussion avec les organisations syndicales sur le principe du on équilibre le système on travaille plus longtemps et ensuite on essaie de regarder qu'est-ce que ça veut dire travailler plus longtemps parce que c'est pas la même chose pour le cadre bancaire même s'il y a moins d'agences comme vous le disiez tout à l'heure Et pour le déménageur, c'est pas la même relation travail.

C'est pas la même chose pour quelqu'un qui a un travail posté. La dame qui a un travail posté et qui est travaille dans un dans une usine où on met des des filets de sardines dans des boîtes, elle a pas exactement la même relation à son travail que le cadre qui a une forme de liberté et pour qui le travail n'est pas autant compliqué et usant. Ben voilà.

On va parler un peu de on va parler un peu de votre campagne. C'est la semaine des ralimentances. Une bonne semaine pour vous hein.

Dernier en date mot de Bron, la porte-pole du gouvernement qui va donc faire campagne pour vous. Quel sens vous donnez à ce raliment d'une ministre qui est membre du parti Renaissance de Gabriel Atal et qui et qui vient chez Édouard Philippe ? Bon, d'abord, je me réjouis parce qu'elle a plein de qualité, plein de talent euh et que je l'aime beaucoup.

Donc, je suis extrêmement heureux qu'elle m'apporte son soutien. Euh dans la perspective du 5 juillet euh le meeting que j'organise euh je crois que c'est ce qu'elle a dit. Oui. de Géraldin il je crois pas que Gérald serra.

Je je parle beaucoup avec Gérald Armanin euh mais en ce moment il est euh il est à à je crois totalement concentré. Vous pensez qu'il vous soutiendra au final ? Je l'espère.

Je le crois. Je l'espère. J'en serai heureux.

Et j'en serai heureux parce que j'ai une estime ancienne, une amitié entière. ancienne et euh et que je sais qu'il apporte beaucoup dans une équipe. Bien sûr, je l'espère.

Alors, ce qu'on comprend pas très bien, c'est la différence entre Gabriel Atal et vous. Vous avez un point commun desbil, vous êtes des enfants politiques du Macronis, vous avez tous les deux été premier ministre d'Emmanuel Macron. Mais qu'est-ce qui vous distingue en fait ? que je trouve que vous c'est cosmétique ou vous simplifiez un peu la il y a des différences politiques, il a des différences personnelles sont d'ailleurs très respectables.

Je dis pas que je suis élu local maire du Hav depuis 16 ans, élu dans une ville populaire industrielle depuis depuis 25 ans. Comprendre vous avez une expérience qu'il n'a pas. Mais j'ai un âge qu'il a pas.

Je on n'est pas les mêmes. C'est c'est pas c'est pas dénigrant de dire ça. Comment ça va se terminer ?

Ça va se jouer au duel à caractéristique. Il a du talent. Il a euh mais mais moi j'ai les miennes et c'est pas les mêmes.

Je viens de la droite, il vient de la gauche. C'est une différence assez nette à mon avis. Quand et comment allez-vous vous départager ?

Euh je pense que ça va se faire dans le temps. Ouais. Dans un processus qui est qui est pas écrit que c'est quoi ?

C'est octobre le temps parce que ça ça urge quand on a les dates de la présidentielle. Ser ce sera ce sera quelque part entre octobre et février. Mais je peux pas vous dire que ça se passera le 23 novembre.

Il y a aucune hypothèse, vous êtes tous les deux candidats, vous pensez le 18 avril. Je pense ce serait dangereux. Je pense que la multiplication la multiplication des candidatures au début de l'élection, elle est très légitime.

Si les gens ont quelque chose à dire au français, ben ils le disent. C'est pas moi qui Moi, je suis candidat, je vais pas les dire aux autres, mais enfin pourquoi vous êtes candidat ? Bon, donc c'est normal qu'il le fassent s'ils ont envie de le faire, s'ils ont envie de dire des choses.

Après, à partir entre novembre et février, il va falloir que chacun mesure bien, moi y compris, le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats dans le même espace politique ou dans un espace politique à peu près compatible. et le risque d'élimination qui arriverait à ce qui pour moi est un cauchemar absolu. Mais un cauchemar absolu, c'est un deuxième tour avec madame Le Pen ou monsieur Bardella euh face à monsieur Mélan.

Justement Le Pen ou Bardella on saura dans moins d'une semaine maintenant qui sera le candidat du Rassembl national. Vous avez une préférence ? Il y a une différence entre les deux.

Non, j'ai pas de préférence. Non, ça je C'est les mêmes. Je ne crois pas.

C'est quand vous regardez les sondages aujourd'hui, ils sont ils donnent le sentiment d'être presque interchangeable. Euh je pense qu'ils ne sont je pense qu'ils ne sont pas identiques. Je pense même qu'il y a des divergences enfin en tout cas manifestement on voit commencer à apparaître des divergences de fond des divergences sur la ligne politique.

Ce qui ce qui met du flou. Je je ne sais pas ce que le Rassemblement national veut sur les retraites parce que vous voyez bien que monsieur Bardella essaie de dire qu'il va falloir quand même transformer les choses parce que il essaie de se crédibiliser et il sait et il voit bien qu'il y a un problème mais en même temps, j'entends que il en tire pas toutes les conséquences et puis que madame Le Pen, elle considère que 60 ans ou 62 ans, je sais pas, ça reste un objectif. Vous voyez bien, on comprend pas très bien ce qu'ils veulent faire en matière de politique étrangère hein.

On a bien compris qu'ils étaient antiant mais on se demande s'ils sont pas un peu proutiniens. Et de fait, ils le sont. J'entends monsieur Bardella dire qu'il est pro ukrainien, qui veut soutenir l'Ukraine.

Enfin, il y a jamais été. il a jamais été présent à l'Assemblée européenne au Parlement de Strasbourg quand il a fallu prendre une décision pour aider l'Ukraine. Donc donc qu'est-ce qu'ils veulent ?

C'est pas clair. Alors peut-être que ça c'est la campagne qui permettra de le dire et peut-être que le 7 juillet on verra la différence entre cette amalgame que l'on fait entre eux et puis le candidat qui finalement pourra y aller. Dernière question, on connait depuis hier soir la date de la présidentielle.

Premier tour 18 avril, second tour le 2 mai et le 2 mai au soir, vous entendrez peut-être ça. Édouard Philippe 4 3 2 1 Édouard Philippe est élu président de la République. Voilà, on a une pensée pour Jean-Pierre Cabache et un remerciement pour l'intelligence artificielle.

C'est le rêve de votre vie ça vraiment ? Euh, écoutez, moi d'ici le 2 mai, j'entends faire une campagne sérieuse en prenant les Français au sérieux, en leur disant ce que je crois, ce que je sais et ce que je sais pas. Euh et en essayant de leur expliquer que euh on peut être à la fois lucide sur les difficultés qu'on rencontre et elles sont nombreuses et optimiste sur la capacité de notre pays à faire les choses.

Et je termine là, il faut être optimiste. Notre pays, il a tout pour réussir. On va croire en nous.

On va essayer d'avancer et et on va pas se laisser dériver avec les les déclinistes et les gens qui se disent que la France d'avance était tellement mieux. Bah on va essayer de construire Philippe, c'était pas du tout ma question mais merci votre réponse.

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