Manuel BOMPARD (LFI) EXTERMINE ces journalistes anti-LFI en direct
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Vous accusez le gouvernement de manipulation des renseignements territoriaux ?
- 0:37RelanceÉludée
Pourquoi mettre en avant cet article de Mediapart plutôt que la crise sécuritaire ?
- 1:16FerméeRéponse partielle
Quelles preuves avez-vous des consignes du gouvernement ?
- 1:52OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous faire contre le ministre Nunez ?
- 2:26FerméeRéponse directe
Les renseignements territoriaux produisent-ils des rapports mensongers ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Le Président a parlé sans rien dire selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Fait
« Il y a des choses indicibles. mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux. »
- 2:26Fait
« Si les renseignements territoriaux produisent des rapports de ces renseignements qui sont des rapports mensongers, si on leur demande d'écrire à l'intérieur de ces rapports des choses qui sont fausses et qui ne correspondent pas au travail qui est fait par les renseignements territoriaux, est-ce que vous vous rendez compte que dans n'importe quel pays du monde, ça s'appelle un scandale ? »
- 2:59Fait
« Le Président de la République, il a parlé pour ne rien dire. »
- 5:34Fait
« Vous avez détruit toutes les formes de médiation sociale, vous avez choisi une stratégie qui est une stratégie de pourrissement, de chaos. »
- 6:08Fait
« Le gouvernement a joué une stratégie, une carte, la carte du pourrissement, la carte du chaos. »
- 8:23Fait
« C'est une autre doctrine de maintien de l'ordre. Une doctrine de maintien de l'ordre qui s'appuie sur la désescalade, qui s'en prend pas à des manifestations pacifiques. »
- 8:56Promesse
« Répondre aux revendications politiques, ça veut dire ? Abroger Parcoursup, mettre un terme à ce système absolument fou qui a été inventé par les macronistes qui pourrit l'avenir de nos enfants. »
- 10:24Chiffre
« Vous réintroduisez un impôt de solidarité sur la fortune renforcée, c'est 10 milliards d'euros. »
- 16:09Fait
« Vous avez aujourd'hui une jeune génération, des gens qui ont 15 ans, 16 ans, 17 ans, qui s'intéressent à la politique, qui se disent c'est pas normal que dans nos lycées, il y ait pas suffisamment de moyens. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Je sais pas, je suis pas sûr que ça soit mon rôle de vous rappeler quelles sont les bases d'un travail journalistique mais je me permets de le faire parce que manifestement vous les avez oubliées. Justement, on cite la phrase. non, vous ne l'avez pas citée en entier. Donc moi je l'ai citée en entier, j'ai donc rétabli votre erreur. D'abord, j'ai eu beaucoup d'émotion euh et évidemment parce que à la colère des des lycéens, des des étudiants qui se mobilisent depuis maintenant plusieurs semaines, s'ajoute maintenant la colère et la souffrance notamment de de de commerçants qui ont vu leurs leurs boutiques vandalisées. Mais ce que je veux vous dire c'est que ce à quoi on a assisté samedi, c'était évidemment un fiasco. Et ce à quoi on assiste depuis samedi,
c'est un formidable, incroyable exercice de manipulation qui de mon point de vue s'apparente à un scandale d'État quand le gouvernement cherche à se défausser de ce fiasco en ciblant la France insoumise, en ciblant la formation politique que je représente. Et je suis venu ce matin avec un article qui est un article qui a été publié par Mediapart hier et dont le titre est "On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement, la fabrique d'un bouc émissaire." Alors on va pas faire toute la la matinée sur ce sujet. Oui parce que là on vous interroge sur ce sur ce qui s'était passé ce weekend mais vous vous voulez mettre en avant là Je veux je veux le mettre je veux le mettre en avant, je veux le mettre en avant parce que je trouve que c'est absolument scandaleux. Quand on lit dans
ce papier un commissaire du renseignement territorial qui dit "Il y a des choses indicibles." mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément on a des décisions politiques. Alors moi je vous dis qu'il y ait de la polémique politique, c'est la vie politique française. Mais qu'on en vienne à manipuler le travail des renseignements territoriaux pour essayer de cibler la France insoumise et de lui imputer une responsabilité dans des actes contre sur laquelle elle n'a aucune responsabilité, c'est absolument inacceptable. pas que le gouvernement qui vous met en cause Manuel Bompard et on en parlera tout à l'heure de ça. Mais moi je vous dis juste pour ça.
Qu'est-ce que vous demandez Moi je vais vous dire ce que je vais faire. Euh moi ce que je vais faire, c'est que je vais saisir la Cour de justice de la République contre euh le ministre Nunez parce que fabriquer des faux documents, faire ce qu'on appelle de l'abus d'autorité, c'est-à-dire donner des consignes qui vont au-delà de ses prérogatives, ce sont des délits. Vous avez des preuves de ce que vous ? Bah écoutez, j'ai l'article de Mediapart. Donc peut-être qu'il va y avoir une enquête qui est faite sauf si dorénavant vous contestez comme Monsieur Bardella les articles de Mediapart. Je crois pas. ne cite pas explicitement des consignes du gouvernement. On a donné des consignes, voilà. politique Un chef du renseignement qui ne respecte pas ses Et ben il faut donc qu'il y ait des
enquêtes sur ce monsieur. documents vous parlez Manuel ? Bah si les renseignements territoriaux produisent des rapports de ces renseignements qui sont des rapports mensongers, si on leur demande d'écrire à l'intérieur de ces rapports des choses qui sont fausses et qui ne correspondent pas au travail qui est fait par les renseignements territoriaux, est-ce que vous vous rendez compte que dans n'importe quel pays du monde, ça s'appelle un scandale ? Et et ça nécessite des réactions qui sont des réactions politiques immédiates en vérité. Donc voilà pourquoi je voulais commencer sur ce sujet. Maintenant vous m'avez interrogé sur l'intervention du Président de la République. Je vais vous dire les choses franchement, le Président de la République, il a parlé pour ne rien dire
et on ne trouvera pas une issue à une crise politique autrement que par des réponses alors politiques. quand même eu une crise sécuritaire aussi durant durant ce weekend. En tout cas, on va parler évidemment aussi de des réponses des réponses politiques. En attendant les premières réponses aussi sur le plan sécuritaire, ce sont ces couvre-feux mis en place dans un certain nombre de villes de France, en tout cas dans un certain nombre de centres-villes et de et de quartiers. Est-ce que c'est une décision que vous ? Non. Non parce que je je je trouve que d'abord c'est une forme de punition collective, c'est-à-dire que dans certains quartiers parce que des personnes ont commis des violences ou des dégradations, vous avez l'ensemble du quartier qui est concerné par cette
par cette punition. Je crois qu'on peut empêcher ces dégradations de de de de de commerce de excusez-moi. Voilà, on peut on peut empêcher ces dégradations de commerce autrement que en faisant une punition collective. Parlez-moi à des gens de sortir de chez eux le soir de 22h à 8h. Comment comment on fait ? On met des des policiers ? non, pas partout, mais je sais pas, on est quand même censé si on parle de allez plusieurs dizaines ou plusieurs centaines d'individus, on est peut-être quand même censé pouvoir les détecter, les identifier, leur empêcher Bah oui, mais c'est quand même un sujet Ah bah oui, on a eu des difficultés à à le faire et je parlais tout à l'heure de fiasco et de naufrage, mais c'était aussi un naufrage et un fiasco sécuritaire euh euh samedi. Enfin,
est-ce que vous entendez les ? Moi, mes collègues euh élus municipaux par exemple à Paris, on fait le tour sans les voir les commerçants. Qu'est-ce qu'on leur ? On leur dit "Mais non, on comprend pas." Euh il y avait des effectifs de de police qui manifestement étaient au contact des manifestations qui elles-mêmes étaient des manifestations pacifiques et par contre, quand il y avait des gens qui dégradaient des commerces, il y avait personne. Comment on peut comprendre ? Donc euh En attendant, ça a marché hier soir, Sébastien Lecornu s'est félicité du du calme retrouvé dans plusieurs villes. Euh vous pardon, mais qu'est-ce que vous proposez euh si Mais rien ne vous permet de pouvoir à court terme rétablir l'ordre. Mais rien ne vous permet de dire que d'ailleurs, c'est ça qui a fonctionné.
Ça, c'est ce que dit monsieur monsieur Lecornu. Mais moi, madame, je je je je je dis qu'on est face à une crise qui est une crise politique, ? Et que face à cette crise politique, il faut apporter une réponse politique. Je je je crois Je dois vous dire que il faut avoir quand même faut être capable dans des moments qui sont des moments difficiles comme celui qu'on vit aujourd'hui de faire preuve d'un peu de sang-froid et d'avoir un petit peu de recul. Malheureusement, c'est pas la première fois en France que il y a en marge des manifestations des événements qui sont des événements violents, des dégradations. Donc c'est pas la première fois que ça arrive. Donc oui, c'est d'abord une crise politique. C'est d'abord une crise politique parce que quand pendant des années et des années,
vous avez détruit toutes les formes de médiation sociale, vous avez choisi une stratégie qui est une stratégie de pourrissement, de chaos. C'est-à-dire que plutôt que de répondre à des répondre à des revendications qui sont des revendications légitimes. Le président de la République lui-même a dit "Les revendications du mouvement lycéen et étudiant sont des revendications légitimes." Alors si vous dites ça dans votre intervention et vous dites que ces revendications sont légitimes, alors la suite logique c'est de dire quelle réponse politique vous y apportez. a donné un calendrier pour répondre à ces à ces mesures, ce sera la fin du mois d'octobre madame la depuis le début et y compris depuis le début de ce mouvement lycéen, ça a toujours été la même technique,
c'est-à-dire d'abord on a on a nié la légitimité de ces revendications en disant "Écoutez, c'est la France insoumise qui manipule ces jeunes." Aujourd'hui tout le monde dit "Mais non, évidemment que leurs revendications sont légitimes." Ensuite, il y a des conseillers ministériels qui disaient "Bon, la pluie va arrêter le mouvement, le mouvement va s'essouffler, on va reporter à fin octobre parce qu'il va y avoir les vacances scolaires et que donc le mouvement va s'arrêter." Le gouvernement a joué une stratégie, une carte, la carte du pourrissement, la carte du chaos. Et ce qu'on a vu samedi, c'est la conséquence de cette stratégie. dis pas qu'il y a des rapports entre les deux. Je ne dis pas que la maire. Mais évidemment que non, mais je ne dis pas que je ne dis pas qu'il y
a un rapport entre les deux. Je vous dis que ces événements-là se sont bien déroulés en marge d'une manifestation qui a été organisée samedi et qui portait elle des revendications légitimes. Et que si on avait répondu à ces revendications légitimes, alors il n'y aurait pas eu ces manifestations sans doute et donc sans doute pas eu le théâtre pour que ensuite d'autres personnes viennent euh produire des dégradations. des manifestations qui se passent dans le calme et sans sans avoir des et c'est mon souhait. Et c'est Mais évidemment et c'est mon souhait. Mais entendez que c'est pas euh aux manifestantes et aux manifestants d'organiser la sécurité dans les rues. C'est pas le travail des manifestants de faire ça. Euh le le C'est le travail pardon, mais euh le la tranquillité
publique, c'est le travail des autorités. C'est pas le travail des manifestantes et des manifestants. Donc ce qu'il fallait, c'était ne pas jouer à la policiers dans les dans les manifestations. question de nombre de policiers, c'est une question de doctrine de maintien de l'ordre qui a été choisie. Le nombre de policiers, il participe. La difficulté c'est qu'ils étaient bien souvent absents quand même dans certains endroits. avez raison. Ils étaient pas au bon endroit. OK, il y avait pas de maintien de l'ordre donc pas au bon endroit. Ils étaient pas au bon endroit. Ils étaient ils ils étaient positionnés à un endroit pour empêcher les gens de rentrer sur la place de la République qui était le lieu de départ d'une manifestation déclarée. Euh euh et euh euh initialement les premiers
chiffres dont on parlait c'était 10000 policiers. Alors maintenant monsieur Nunez qui euh raconte n'importe quoi avec les chiffres comme depuis le début, maintenant euh nous dit que c'était 60000. Jusqu'à 60000 mobilisés dans la journée. que l'année dernière quand il y a eu un mouvement qui s'appelait Bloquons tout, c'était 80000 effectifs de police qui étaient euh qui étaient déployés. Donc oui, évidemment il y a un nombre mais c'est pas seulement un nombre. Rocard davantage de police. c'est pas pour une fois madame. Moi c'est pas davantage de police. Non non non, c'est pas davantage de police. C'est pas davantage de police madame que je que je que je réclame. C'est une autre doctrine de maintien de l'ordre. Une doctrine de maintien de l'ordre qui s'appuie sur la désescalade, qui s'en
prend pas à des manifestations pacifiques, euh qui ne mutilent pas des jeunes qui manifestent pacifiquement. on fait la désescalade face à des personnes qui cassent et qui pour certaines ensuite vont ? de la manifestation euh euh euh monsieur. Je parle de la manifestation. Je dis que euh le gouvernement s'est concentré sur euh euh euh la manifestation plutôt que de se concentrer sur des éléments qui pouvaient être ensuite des éléments qui allaient commettre des dégradations. Comment vous répondez madame Rocard à ? à dire qu'il y a eu un fiasco sécuritaire. Même le le ministre lui-même reconnaît qu'il a perdu le contrôle. Effectivement, il a présenté sa démission. Quelle conclusion vous en ? Déjà à court terme, comment vous rétablissez ? Et ensuite politiquement
euh qu'est-ce que vous feriez si vous étiez au ? Qu'est-ce que qu'est-ce que vous donneriez à ces ? Je vais vous dire, il faut répondre aux revendications politiques. Répondre aux revendications politiques, ça veut dire ? Abroger Parcoursup, mettre un terme à ce système absolument fou qui a été inventé par les macronistes qui pourrit l'avenir de nos enfants. Deuxièmement, débloquer les 10 milliards d'euros nécessaires et demandés par les organisations euh syndicales lycéennes et étudiantes pour rénover le bâti scolaire et pour refonder notre service public d'éducation. Troisièmement, des réponses en matière de pouvoir d'achat. Bloquer les prix des carburants, c'est invivable Mais Emmanuel Macron, on entend vos propositions. et des Français. Augmenter le SMIC, ça
le gouvernement peut le faire immédiatement. Il faut envoyer des signaux de réponse politique. de milliards d'euros Manuel ? Parce que là vous adressez aux lycéens, mais il y a aussi des gilets jaunes qui manifestaient et aussi d'autres professions qui manifestaient. Vous allez donner 10 milliards à chaque catégorie euh Un projet Parcoursup, ça coûte rien. ? Mais il faut le remplacer. Attendez, bloquer les prix des carburants, ça coûte rien. Augmenter le SMIC, ça coûte rien. Et ensuite, le le prix, ça coûte d'augmenter le SMIC. Oui, bloquer les prix des carburants, ça coûte aux entreprises quand même. D'accord, mais là vous me parlez d'argent public. Ah oui, mais bon, à la fin, ça fait peut-être rentrer moins d'argent public dans les caisses. vous voulez. Non, je crois que ça en
fait rentrer plus, mais si vous voulez, on parlera des conséquences économiques de l'augmentation du SMIC. Et on pourra parler de l'Espagne qui a augmenté son SMIC très massivement ces derniers mois. Avec des salaires qui ont et et qui a aujourd'hui et qui est sans doute aujourd'hui le seul pays d'Europe dans lequel le déficit est en train de baisser. Et la France est un pays d'Europe dans lequel les salaires ont le moins augmenté ces 20 dernières années aussi. C'est eux qui ont le plus augmenté le SMIC ces dernières années et d'ailleurs les conséquences économiques, on les a sous les yeux aujourd'hui. C'est un pays dans lequel la croissance est beaucoup plus importante qu'en France et c'est un pays qui est en train de réduire son déficit. Mais ensuite, vous m'avez
demandé combien ça ? Combien ça ? Je vous ai répondu, ça coûte 10 milliards d'euros. Alors vous me dites, on n'a pas les moyens. Ben je vais vous dire une chose simple, vous réintroduisez un impôt de solidarité sur la fortune renforcée, c'est 10 milliards d'euros. Voilà, ça c'est simple à faire. Donc ensuite, c'est une question politique. Cette question politique, c'est est-ce que vous voulez vivre dans un pays dans lequel il y a pas d'impôt de solidarité sur la fortune, mais il y a des lycées et des collèges qui sont pourris ou est-ce que vous voulez vivre dans un pays dans lequel il y a un impôt de solidarité sur la fortune et on donne des moyens à notre service d'éducation pour que nos jeunes puissent étudier dans des bonnes conditions. Voilà la question politique qui est posée. Ben
moi, mon choix est clair. Je préfère un impôt de solidarité sur la fortune et 10 milliards d'euros pour refonder le service public d'éducation. Vous restez avec nous Manuel Bompard, on va continuer à parler de des des violences, de la manière dont vous les voilà, dont vous les voyez et certains qui vous appellent à les condamner encore plus encore plus fortement. Agathe Lambret, Adrien Beck. Avec Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise. Emmanuel Macron, le chef de l'État, appelle les partis à condamner sans ambiguïté toutes les violences et à appeler au calme. Le Premier ministre recevra les différentes forces politiques pour discuter notamment de ce point. Qu'est-ce que vous répondez ? Est-ce que vous condamnez sans ambiguïté toutes les violences Manuel ?
mais madame, depuis euh, le mois de septembre, depuis le début de cette mobilisation sociale, j'ai compté à 10 reprises, euh, Jean-Luc Mélenchon, qui est notre candidat à l'élection présidentielle, a dit "Nous, nous appelons à des mobilisations qui sont des mobilisations non-violentes et pacifiques." Donc, les dégradations de commerces, de bâtiments publics, ça n'a jamais fait partie de nos modalités d'action et nous ne sommes absolument pas d'accord avec ça. En vrai, il a rappelé, il a rappelé une chose simple, c'est que quand on manifeste, c'est un droit. Et donc, il n'est pas normal qu'il y ait des risques pour euh aller euh manifester. Un policier, il exerce une fonction, c'est un métier. Est-ce que je suis d'accord avec le fait qu'on s'en prend à des ? Évidemment non,
madame, je suis absolument désaccord. aussi le fait de jeter des pavés sur les forces de ? mais je condamne aussi, madame, euh, le fait d'utiliser des techniques de maintien de l'ordre qui conduisent à mutiler des jeunes, à leur faire perdre un œil, à leur faire perdre une dent. Et j'aimerais que le ministre les violences contre les forces de l'ordre, c'est que quand on interroge c'est une certaine ambiguïté. On l'interroge là-dessus, il répond "Ça fait partie de mon métier." au lieu de dire "Je condamne." Est-ce que vous avez entendu ce que vous avez entendu ce que je viens de dire, ? Est-ce que vous avez entendu ce que je viens de ? Donc, ne me posez pas 10 fois la même question, je vous ai déjà Rappelons que l'IGPN est saisie aussi pour un certain nombre de faits.
regardez comment c'est extraordinaire. C'est-à-dire que quand un jeune se fait tirer dessus avec un flashball dans le visage, le premier, le ministre de l'Intérieur, vous l'interrogez sur ce sujet, il vous dit pas "Je condamne." il vous dit pas "Je suis pas d'accord." Il vous dit "Des enquêtes sont ouvertes." Alors, quand vous m'interrogez sur des agressions contre des policiers, moi, j'ai pas de problème à dire que je suis pas d'accord, je réponds On vous interroge sur ça. On vous interroge, vous dites "Je suis pas d'accord avec ça." Manuel Bompard, on vous interroge aussi, quand on tire, quand on tire au visage d'un jeune avec un flashball, moi, je dis pas "Des enquêtes sont ouvertes." je dis "Je ne suis pas d'accord." des propos de Jean-Luc Mélenchon, par
exemple, interrogé là encore, euh, chez nos confrères de LCI, sur le le fait de savoir s'il reprenait à son compte le slogan ACAB. Alors, pour ceux qui connaissent pas, ça veut dire All Cops Are Bastards, tous les flics sont sont des bâtards. Il a répondu "Ça dépend des jours et des heures." Est-ce que ça veut dire que parfois, les flics sont des ? Non, ça veut dire, monsieur que quand on est dans une démocratie avec une liberté de manifestation, une liberté d'expression, on va pas trier les pancartes et filtrer les slogans à l'entrée des manifestations. Voilà, parce que il a toujours fait partie de l'histoire de la contestation sociale d'avoir des slogans qui sont des slogans provocateurs. de la République peut reprendre sans risque Il ne l'a pas repris. Il a
Il a dit ça dépend des jours et des heures. Il a Il vous a expliqué que il peut y avoir des situations dans lesquelles vous avez un moment de colère, un un une forme de d'expression qui parfois y compris dépasse votre pensée et qui peut y avoir Si c'est ça qu'il a dit. Il a dit Il a dit d'ailleurs après mais c'est incroyable. Les gens Vous savez ce qu'on va ? C'est que les gens qui nous écoutent plutôt que de écouter vos questions déformées, ils vont aller voir sur le la chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon le l'intégralité de son interview sur une chaîne concurrente de dimanche soir et ils verront les réponses aux questions que vous posez parce que moi je vais pas paraphraser en permanence et répéter ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon parce que vous êtes pas capable de faire autre
chose que d'aller sortir des extraits en déformant les phrases et en déformant le contenu des réponses aux questions. Voilà, je vous le dis sincèrement pas pas méchamment mais sincèrement. Je dis Madame, c'est pas que j'appelle mais il faut Je vais être très clair avec vous. Moi, je suis un un un Je suis un représentant politique, je porte un programme et je défends une stratégie. Et cette stratégie, elle s'appelle la révolution citoyenne, c'est-à-dire le changement de la société par les urnes. Et pour mettre en œuvre cette stratégie, nous nous considérons que ça passe par des manifestations, par un mouvement social qui est un mouvement social le plus large possible et le plus pacifique et le non le non-violent possible. Voilà, c'est c'est toujours ce qu'on a fait.
peut en aucun cas permettre d'arriver à cette révolution citoyenne. pas. Je ne le crois pas et je vais vous dire un des drames de la séquence qu'on est en train de connaître, je vais vous dire ce que c'est. C'est que depuis 10 ans que Emmanuel Macron est est arrivé au pouvoir, il a parfois mis dans la tête du d'une partie du pays que en fait pour gagner des choses peut-être que certains se diraient bah pour gagner des choses il faut aller casser et cetera. C'est pas du tout ce que je pense. Mais quand il y a des manifestations de plusieurs millions de personnes dans la rue contre la réforme des retraites et qu'on répond circulez, il y a rien à voir, 49-3, quand il y a des contestations qui sont d'une puissance extraordinaire, qui sont larges, qui sont pacifiques, vous pouvez
pas contester que pendant le mouvement de réforme des retraites, il y a eu des manifestations très larges, pacifiques. Mais ça a déjà été dit 10 fois, donc s'il faut le dire une 11e fois, je vous je vous le dis une 11e fois, madame. Mais franchement, je vais vous dire le le drame de de ce qu'on est en train de vivre depuis 3 jours, c'est que à une crise de régime, certains apportent une réponse politicienne. C'est-à-dire que essayent d'en profiter dans la perspective de l'élection présidentielle qui vient. Et pardonnez-moi, mais quand on aime notre pays, moi j'aime mon pays, je je veux proposer une issue à la situation qu'on est en train de vivre qui est une une issue positive. Je vais vous le dire, je trouve extraordinairement enthousiasmant de voir que vous avez aujourd'hui une jeune
génération, des gens qui ont 15 ans, 16 ans, 17 ans, qui s'intéressent à la politique, qui se disent c'est pas normal que dans nos lycées, il y ait pas suffisamment de moyens, qui se battent y compris pour avoir des professeurs. Ah non, mais dans ma génération, c'était pas ça. C'est extraordinaire. Et donc, est-ce qu'on en fait une opportunité en leur répondant politiquement, en les prenant au sérieux, ou on les infantilise, on les réprime, on met des couvre-feux en leur disant vous restez à la ? Encore une fois, peut-être sur sur sur malgré tout la la la la violence, vous parlez de ces jeunes de 15, 16, 17 ans, quand on leur dit, quand le maire de Saint-Denis leur dit, Bali Bagayoko leur dit la violence à un moment donné peut-être légitime. Mais mais la suite de la ?
Mais il vaut mieux l'éviter. Il vaut mieux l'éviter, mais c'est mieux peut-être de le préciser, ? Tu ? Non, je sais pas ce que je je vous propose. Il a bien dit la première partie, oui, il a aussi dit la deuxième, ? Vous vous êtes ? Mais il y a que la première qui Bah en l'occurrence, c'est la question que je vous pose. Mais moi, les deux m'intéressent. Vous retenez ? La première ou la ? retiens les deux, parce que quand vous retenez une déclaration, vous l'expliquez dans sa globalité. Et quand on fait un travail journalistique, son le le le principe, normalement, c'est de pas sortir les éléments d'un contexte, parce que sinon en fait, on déforme la pensée des gens. Je sais pas, je suis pas sûr que ça soit mon rôle de vous rappeler quelles sont les bases d'un
travail journalistique, mais je me permets de le faire parce que manifestement, vous les avez oubliées. Donc, pardonnez-moi, non, vous ne l'avez pas cité en entier. Donc moi je l'ai cité en entier, j'ai donc rétabli votre erreur. C'est pas grave, je vous en veux pas, j'ai rétabli votre erreur, ? Mais elle est importante cette erreur. Après, vous voulez qu'on ait un débat théorique sur est-ce que dans l'histoire la violence est est est jamais ? Vous voulez que dans un pays, dans un pays dans lequel il y a eu le Conseil national de la Résistance, vous voulez qu'on ait ce type de ? Parce qu'on peut l'avoir si vous voulez. Mais on va sortir du contexte, on va sortir du contexte actuel. Ah donc il ne parle pas du tout du contexte actuel, c'est ça. Mais est-ce que dans le contexte actuel
c'est légitime d'aller s'en prendre à des commerces ou des bâtiments ? Non, évidemment. Mais je je l'ai déjà dit 10 fois, 11 fois, donc ça fait la 12e maintenant, mais peut-être je peux le dire une 13e fois si vous voulez. vous nous dites là, vos propositions notamment pour sortir de la crise, vos votre stratégie, est-ce que vous allez le dire à Sébastien Lecornu qui va recevoir les partis ? D'ailleurs, vous avez peut-être déjà reçu l'invitation. Non, j'ai pas reçu d'invitation à ce stade, donc c'est difficile de répondre à cette question. Mais ce que je peux vous dire c'est que si on est invité pour venir apporter quelles sont nos réponses à la situation que l'on connaît aujourd'hui, on ira apporter nos réponses à la situation que l'on connaît aujourd'hui. Et ces réponses, c'est
celles que j'ai données tout à : abrogation de Parcoursup, 10 milliards pour l'éducation, blocage des prix, augmentation du SMIC et des salaires. Si par contre, on veut nous inviter pour nous faire parler de tout sauf des revendications légitimes qui sont exprimées dans un mouvement qui a quand même réuni 800000 personnes samedi. Je je sais pas si vous vous rendez compte que c'est la plus grosse mobilisation depuis le 1er mai 2023. Depuis 3 ans, la plus grande mobilisation 550000 selon les forces de l'ordre. selon les organisateurs. Beaucoup plus que ce qu'il y avait été estimé. C'est la plus grosse mobilisation depuis 3 ans. Donc on peut décider que ça existe pas, mais le mieux c'est d'y répondre politiquement. de mobilisation, Manuel Bompard, certains se disent voilà, les images
qu'on a vues ce weekend peuvent être peuvent peut-être préfigurer ce que l'on verrait si Marine Le Pen était au pouvoir. Qu'est-ce que vous en ? Si elle y arrivait en tout cas. Non, mais ça c'est pas certain, c'est l'extrême droite qui essaie de lancer ce type d'accusation absolument grotesque. D'ailleurs, peut-être que ce serait utile de s'interroger sur les révélations de Libération qui disait qu'il y avait des membres de groupuscules d'extrême droite qui se sont joints à au groupe qui ont essayé de s'approcher de l'Élysée. Peut-être que ça serait intéressant d'interroger l'extrême droite sur ce sujet. Peut-être que ce serait intéressant de voir pourquoi il y a alors qu'il y avait un couvre-feu à Lyon, vous aviez une manifestation d'ultra-droite qui était manifestement permise dans les
rues de Lyon bravant le couvre-feu et vous verrez que celles et ceux qui ont intérêt à installer dans le pays un climat de guerre civile, ils se trouvent plutôt à l'extrême droite. Vous ? Est-ce que de mon côté En tout cas pas de mon Vous vous dites je n'ai aucun lien avec ? Non et et je je je vous dis quelle est notre stratégie, je vous l'ai expliqué et je vous dis que celles et ceux qui veulent produire un climat de guerre civile pour ensuite justifier une dérive qui est une dérive autoritaire et fasciste parce que c'est c'est c'est ça qui va être la réponse à cette situation, c'est pas nous. Vous dites que c'est Marine Le Pen qui veut faire ? Je pense que certains veulent évidemment profiter de cette situation pour amener le pays petit à petit dans un régime qui
est un régime de plus en plus autoritaire. Enfin pardonnez-moi mais quand le numéro 2 de l'État, le président du Sénat révèle quand même sa conception de la démocratie en disant qu'il faut interdire une formation politique qui est annoncée à 20 % dans les sondages pour l'élection présidentielle. Si vous vous rendez pas compte dans quelle situation on est et dans quelle dérive absolument grave de l'État de droit on est, bah là il va falloir que tout le monde se réveille. Samedi, est-ce que vous incitez les jeunes à sortir dans la rue et à se mélanger avec le mouvement des gilets Moi madame, je n'incite personne. Ce que je vous dis c'est que ce mouvement dans tous les cas il il va se poursuivre parce que les revendications elles ont pas disparu. Elles sont toujours là.
Donc moi la question que je pose et et ce à quoi je souhaite œuvrer, c'est à faire en sorte que cette manifestation elle puisse s'exprimer de manière pacifique, de manière non violente comme je l'ai toujours défendu parce que je pense qu'on a le droit de continuer à pouvoir s'exprimer et défendre des revendications qui sont légitimes.
Manuel Bompard