Vol de bijoux : audition de la présidente du Louvre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ouvre la suite du cambriolage qui a eu lieu dimanche matin dans la galerie d'Apollon. Madame la présidente, nous vous remercions d'avoir répondu favorablement à notre invitation dans un délai que nous savons court. Sur ce cambriolage, voici dans les grandes lignes ce que nous savons à cette heure et bien sûr, vous compléterz dans quelques instants notre degré de connaissance.
Dimanche 19 octobre, dans les premières minutes de l'ouverture du musée du Louvre, des cambrioleurs se sont introduits depuis des quais de la scène dans la galerie d'Apollon qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la couronne, s'emparant d'un butin d'une très grande valeur. Celui-ci comprendrait notamment, et vous pourrez compléter ce triste inventaire, des bijoux des premiers et seconds empires de la reine Marie Amélie, de la reine Hortens, de l'impératrice Marie-Louise et de l'impératrice Eugénie. Les voleurs ont laissé échapper dans leur fuite la couronne de l'impératrice Eugénie qui a été endommagée par sa chute.
Bien entendu, ce butin serait difficile à revendre tel quel. Il est cependant à craindre que les pierres et les métaux précieux qui le composent et qui possèdent une grande valeur intrinsèque ne soit démonté, retaillé et écoulé séparément, ce qui représenterait une catastrophe définitive du point de vue patrimonial. Une enquête pour vol en bande organisée association de malfaiteurs en vue de commettre un crime a été ouverte et confiée à la brigade de répression du banditisme.
Les cambrioleurs n'ont à cette heure retrouvés. Selon le communiqué publié dimanche après-midi par le ministère de la culture, les cinq agents du Louvre présents à proximité immédiate ont immédiatement appliqué le protocole et provoqué la fuite des cambrioleurs. La ministre de la culture a indiqué dans la journée d'hier, elle a répété cet après-midi ici au Sénat que les dispositifs de sécurité du musée avaient bien fonctionné.
La gravité extrême de ce cambriolage et l'apparente facilité avec laquelle il a été perpétré interpelle cependant profondément et suscite évidemment de nombreuses interrogations de notre part. Avant de laisser la parole à mes collègues dans quelques minutes, je vais lister quelques-uns des points sur lequels il est indispensable de faire toute la lumière devant nos concitoyens. Nous avons d'abord besoin de comprendre le déroulé exact et précis des faits ainsi que les conditions dans lesquelles les procédures et les dispositifs de sécurité du Louvre ont été activés.
La question n'est pas seulement de savoir s'ils ont bien fonctionné, il faut également établir s'ils étaient adaptés et suffisants. La presse a évoqué un certain nombre d'éléments de manière souvent confuse. Le déclenchement ou non des alarmes, le délai dans lesquels les forces de l'ordre ont été prévenues et sont intervenues, le rôle des surveillants, le remplacement récent des vitrages ainsi qu'un déployant un déploiement pardon insuffisant des caméras de surveillance.
Sur ce dernier point, combien il y en a-t-il d'ailleurs à l'intérieur du musée mais aussi à l'extérieur ? Nous devons être éclairés de manière très précise sur ces différents points. En alergissant ensuite la focale, nous avons besoin de comprendre le cadre général de sécurité et de la sûreté du Louvre et comment il a évolué au cours de ces dernières années.
Nous souhaitons également comprendre votre approche de ce sujet, madame la présidente, alors que le Louvre entre dans une phase de grande transformation. Avant de laisser la parole à mes collègues, je vais bien sûr, madame la présidente, vous laisser la parole pour une première intervention entre 10 et et 15 minutes. Votre parole s'est faite rare.
Nous sommes donc très désireux de de de vous entendre et la présence de journaliste également montre que nous avons besoin de savoir précisément ce qui s'est passé. Mes collègues ensuite auront de nombreuses questions à vous poser. Je donnerai d'abord la parole à notre rapporteur budgétaire sur les sujets de patrimoine et donc muséau, Sabine Drexler.
Avant de passer au représentants de chacun des groupes et de l'ensemble des sénateurs si il le souhaite. Madame la présidente, je vais vous laisser la parole. Merci monsieur le président.
Monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, je souhaiterais avant toute chose vous remercier de m'avoir convié aujourd'hui au sein de cette commission afin de m'exprimer sur le vol brutal qui a eu lieu au musée du Louvre le dimanche 19 octobre 2025 au matin. Ce drame a profondément choqué les agents du musée du Loufre. Il a profondément choqué nos concitoyens.
Il a profondément choqué toutes celles et tous ceux qui aiment le Louvre et admirent nos collections bien au-delà de nos frontières. Le motion est à la hauteur de ce que représente le patrimoine un signe qui nous a été dérobé. Le Louvre est le musée de tous les Français.
Les collections qui nous sont confiées sont des collections nationales. Notre musée porte aussi à travers le monde l'image de la France. Il est l'écrain de notre histoire et le symbole de nos valeurs.
Les nombreux messages de solidarité et de soutien reçus du monde entier témoignent de cette écho international. Je veux les en remercier. Mesdames et messieurs, je prends pour la première fois la parole depuis les faits qui se sont produits il y a un peu plus de 3 jours.
Depuis lors, j'ai fait face à toutes mes responsabilités. J'ai vu mon nom jeter en pâure. J'ai vu des articles de presse malveillant se diffuser et de fausses informations prospérer.
Je tiens à souligner que ces attaques ont aussi visé madame Dominique Dufin, directrice de l'accueil du public et de la surveillance présente ici à mes côtés. À travers nous, c'est bien évidemment le Louvre et ses agents que l'on dénigre. Rien de cela ne m'a étonné, mais rien de cela ne m'a détourné de ma mission.
Je veux donc aujourd'hui rétablir quelques vérités puisque vous m'en donnez l'opportunité. Depuis dimanche dernier, j'ai été présente au côté des 2300 agents du musée du Louvre, comme eux profondément bouleversé par cette agression brutal, comme eux, déterminé à rouvrir dans les meilleures conditions possibles les portes du plus grand musée du monde. Ces choses faites depuis ce matin.
Cette ouverture était attendue public. Elle est notre raison d'être. Les musées ne sont pas et ne seront jamais des forteresses.
Ils sont par nature ouverts. Ils sont des lieux de découverte, d'apprentissage et de plaisir. Le musée du Louvre accueille 9 millions de visiteurs par an.
Cette complexité est au cœur de notre de notre travail. Notre mission première est de protéger le patrimoine culturel commun dont nous avons la charge, tout en le partageant avec le plus grand nombre. L'attaque de dimanche nous rappelle douloureusement que la violence criminelle ne s'arrête pas à nos murs.
Le Louvre, comme bien d'autres musées sur notre territoire et dans le monde entier, n'est pas préservé de la brutalisation croissante de nos sociétés. Dimanche, s'est produit ce que tous les professionnels des musées redoutent matin, midi et soir, le vol des œuvres dont nous assurons la protection. Je veux ici rendre hommage au professionnalisme et à l'engagement sans faille des équipes du musée du Louvre qui travaillent dans des conditions difficiles au quotidien, particulièrement en ces moments éprouvants.
C'est une blessure immense qui nous a été infligée, je la vis profondément en tant que président directrice du musée du Louvre, en tant que conservatrice générale du patrimoine, en tant que citoyenne. Je souhaite exprimer ma reconnaissance à la représentation nationale qui m'autorise aujourd'hui d'abord à apporter des éclairages objectifs et fondés sur la sûreté des collections que le Louvre abrite. Ensuite à rendre compte des éléments factuels que nous connaissons à ce stade sur le vol de dimanche.
Enfin à présenter les mesures qui pourvont être adoptées dès aujourd'hui et sur le temps plus long pour prémunir le Louvre contre de futures agressions. En premier lieu, je vais apporter des éclages objectifs fait fonder sur la sûreté des collections que le Louvre abrite. Par sa violence, ce volse notre institution dans sa mission la plus profonde.
Croyez-le bien, il ne s'agit nullement pour moi de me dérober ou d'adopter une position de déni. Malgré nos efforts, malgré notre travail acharné au quotidien, nous avons été mis en échec. Hit objets d'une valeur patrimoniale immense, témoins de l'histoire de notre pays, conservé dans le cœur historique du palier du Louvre, nous ont été arrachés.
Une enquête confiée à la police judiciaire sous l'autorité du parquet de Paris est en cours. Elle permettra d'éclairer toutes les circonstances du vol. Je ne veux toutefois pas laisser penser que ce vol est une fatalité.
Je n'ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021 d'attirer l'attention sur de notre tutelle de la représentation nationale et des médias sur l'état de dégradation et d'obsolescence générale du Louvre, ses bâtiments et ses infrastructures. Le 31 avril 2024, devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, je prononçais ces phrases. Pourtant, les chantiers de restauration que nous portons depuis 2 ans et les réformes que nous menons pour redonner le goût du Louvre à nos visiteurs ne peuvent à elles seul palier les difficultés structurelles de l'établissement.
Le geste fondateur du Grand Louvre a fait oublier les besoins structurels d'un palais qui est aussi un musée, d'un musée qui est aussi un palais dont des PS entiers n'ont pas été touchés par les travaux des années 80. On résulte aujourd'hui une multiplication d'avaris dans les espaces du musée, l'obsolissance de nos équipements techniques et l'inadaptation de nos bâtiments face aux effets du changement climatique. Tels étaient mes propos.
Ils ont hélas ils sont hélas d'une brûlante actualité. Le Louvre est non seulement le musée le plus fréquenté du monde, il est aussi un monument historique immensément vaste. Il compte 244000 m² de plancher, 86000 m² d'espace muséographique, 37 hectares de domaines, 33000 œuvres sont présentés dans les salles.
Y mener des travaux de rénovation implique donc nécessairement de s'engager sur la longue durée en ne fermant que certains secteurs du musée étape par étape. Il ne serait pas concevable de fermer le Louvre public. Ces travaux requèent un temps considérable d'analyse et de diagnostic.
Ils sont soumis aux procédures complexes et lentes des marchés publics. Vous législateur le savez mieux que personne. Ces transformations doivent être anticipé, programmées.
Elles se déroulent nécessairement sur plusieurs années. J'en viens à présent au schéma directeur des équipements de sûreté. Face à la situation préoccupante des installations de sûreté du musée que j'ai découvert plusieurs mois après mon arrivée, j'ai accéléré l'élaboration d'un schéma directeur de modernisation des équipements de sûreté.
Ce plan couvre tous les domaines de la sûreté. Poste de contrôle doté d'équipement modernes, dispositifs informatique en réseau, renforcement de la vidéo protection, contrôle anti-inttrusion, système de batch. De 2022 à 2024, les études ont été menées par la maîtrise d'œuvre spécialisée pour effectuer un diagnostic complet de l'état de nos équipements et définir le programme de travaux.
Les marchés ont été lancés à la fin de l'année 2024 pour des travaux qui débuteront au premier semestre 2026. Ils se poursuivront à minima jusqu'en 2033. Ce schéma directeur des équipements de sûreté est évalué à hauteur de 80 millions d'euros.
Il s'intègre dans le plan Nouvelle Renaissance annoncé par le président de la République le 28 janvier dernier. Je veux ici remercier le président de la République et la ministre de la culture. Sans leur soutien, sans leur lucidité sur l'état du Louvre, rien ne serait aujourd'hui lancé.
Le montant très important de ce plan illustre l'importance de la marche technique que nous avons à franchir. Cependant, au regard de l'urgence et des délais inhérent à de tels plans, j'ai demandé que des mesures rapides soient mises en place. Ainsi, depuis 2022, tous les projets de rénovation de salles ou de changement muséographique s'accompagnent de manière systématique d'une reprise des dispositifs de sûreté, notamment en ce qui concerne l'extension de la vidéoprotection.
À titre d'exemple, l'exposition Naple à Paris en 2023 qui accueillait les chefs du musée de Capodimonté. Donc en 2023 dans la grande galerie du musée, cette exposition a été l'occasion d'étendre le réseau de caméras numérique dans cet espace iconique du musée qui en disposéait en nombre insuffisant. À ce sujet, les fuites organisées sur le rapport provisoire de la Cour des comptes constituent une grave mise en danger pour la sécurité du musée.
Ces éléments avaient été remis en main propre à l'équipe de la cour soupli cacheté. Nous avions alerté la cour sur le risque majeur que faisait courir au Louvre l'inscription de ces éléments dans le rapport provisoire. Je déplore que ces éléments soient sortis.
Concernant la sécurisation du domaine du Louvre et des Tuileries, j'ai également poursuivi la sécurisation périmétrique du bâtiment et de ses abords en finalisant en 2022 la pose de nouvelles grilles autour du domaine sur les accès qui en étaient dépourvus. En ce qui concerne les grilles existantes, toutes classé monument historique, un programme de restauration est en cours depuis cette année et s'achèvera au printemps 2026. J'ai demandé à ce qu'il soit complété par des dispositifs antibéliers confermement aux préconisations de la préfecture de police dont le rapport m'a été remis en décembre 2023.
Le premier de ces équipements est en cours de pause en ce moment même. Concernant à présent l'amélioration de notre organisation et de nos procédures, la sûreté du musée s'appuie sur des équipements, mais ces moyens ne suffisent pas sans des équipes formées, des procédures bien appliquées. Sur ce sujet, au cours des 10 dernières années, le musée a connu une baisse de ses effectifs de surveillance et de sûreté.
Sous ma présidence, ces effectifs n'ont pas baissé. Depuis 2022, ils ont même progressé de 5,5 % grâce au recrutement direct permis par le ministère de la culture. Concernant les procédures, je pense qu'il est toujours nécessaire de bénéficier d'une expertise extérieure pour analyser nos méthodes de travail.
Au début de cette année, j'ai demandé à la préfecture de police de mener une étude sur notre organisation de la sûreté de nuit. Le rapport a été rendu cet été et nous allons appliquer les recommandations. Laissez-moi à présent vous rendre compte des éléments factuels que nous connaissons à ce stade sur le vol de dimanche.
Avant de vous exposer le déroulé des événements tels que nous le connaissons, je veux saluer les équipes du musée du Louve et particulièrement les agents de la direction de l'accueil du public et de la surveillance et les agents de contrôle qui ont participé à l'évacuation du public. Nos agents, je le rappelle, ne sont pas armés. Quatre d'entre eux étaient présents au moment des faits dans la galerie d'Apollon.
Ils ont suivi avec réactivité, exactitude et sans froid le protocole de sécurité, alerter les services de police, sécuriser le périmètre et évacuer dans le calme les visiteurs qui étaient présents dans les salles du musée. Grâce à leur professionnalisme, personne n'a été blessé. Dans ce cauchemar, aucune vie humaine n'a été touchée.
Je veux aussi saluer l'intervention des agents de notre prestataire sécuritas qui ont poursuivi au côté des agents du Louvre les malfaiteurs aux abords du musée. J'ai également une pensée pour le département des objets d'art, si douloureusement touché par ce vol, ainsi que pour tous les conservateurs du Louvre. Notre musée est un collectif et c'est en tant que collectif qu'il fait face aux événements de dimanche.
Voici donc le déroulé des faits. Je vous le partage ici avec la plus grande transparence. Le dimanche 19 octobre 2025 à 9h30, un camion nacelle se positionne aux abords immédiats du musée du Louve qui est François Mitteran.
Ce véhicule prend place sur le trottoir. Des individus munés de gilets de chantier l'entourent de plot de signalisation simulant une opération de maintenance. À l'aide de cette nacelle, il se hissent jusqu'au balcon de la galerie d'Apollon et procède à l'effraction de la portefenêtre.
Il est 9h34. Le détecteur d'alarme positionné sur la porte se déclenche aussitôt et transmet un signal au poste de sécurité. Alors que les voleurs pénètre dans la galerie d'Apollon par l'ouverture créée par la vitre, un agent posté en salle lance un appel radio au poste de commandement pour signaler l'intrusion.
Il est 9h35, l'évacuation de la salle est lancée. Les alarmes des deux vitrines de la galerie d'Apollon se déclenchent. Attaqué avec une disqueuse, le verre de ces deux vitrines de haute sécurité ne s'est pas brisé ni d'élité.
À l'aide de leur instruments lourds, les malfaiteurs ont créé des brèches au travers desquelles ils ont pu passer leurs mains. À 9h35 et 33 secondes, le chef d'exploitation du musée appelle le commissariat du premier arrondissement pour signaler qu'un vol est en cours au musée du Louvre et demande l'intervention immédiate des forces de police. À 9h36, le bouton Télésécurité police appelé dispositif Ramses est activé depuis le PC central par un chef d'équipe.
Il est relié à la préfecture de police. Là encore, le protocole de sécurité est suivi à la lettre. À 9h37, un message demandant la fermeture des portes publiques et des portes réservé au personnel est diffusé.
À 9h38, moins de 4 minutes après le déclenchement de la première alarme, les voleurs quittent la scène du crime par la même fenêtre de la galerie d'Apollon. Ils emportent avec eux neuf pièces issues des collections du département des objets d'art du musée. Aux abords du musée, les équipes de surveillance mettent en fuite les criminels, les empêchant de mettre le feu à leur véhicule.
Dans la précipitation, les malfaiteurs laissent derrière eux la couronne de l'impératrice Euginie retrouvée endommagée. Elle a été analysée par le département des objets d'arg reviendrait si vous le souhaitez. Voici donc l'effet brut détaillé le plus précisément possible.
Maintenant, il nous en faut tirer les conclusions avec justesse et objectivité. Je remercie le président de la République qui a demandé ce matin en conseil des ministres une accélération des mesures de sécurisation du musée du Louvre. Je remercie la ministre de la culture et le ministre de l'intérieur pour leur soutien.
Je vais à présent vous présenter les premières mesures qui pourront être prises dès aujourd'hui et sur le temps plus long pour prémunir le musée du Louvre contre de futures agressions. Elles seront mises en œuvre en coopération étroite avec le ministère de la culture, la préfecture de police et la ville de Paris. Celles-ci sont de deux ordres.
La première pourront être mise en place à court terme. Elles incluent la sécurisation des abords immédiats du Louvre, en particulier de la chaussée. Je pense par exemple à des dispositifs de mise à distance empêchant que des véhicules ne se garent au droits immédiats de nos bâtiments.
Je souhaite aussi solliciter le ministère de l'intérieur pour étudier si l'installation d'un commissariat de police au sein du musée serait envisageable. Cette demande se justifie eu égard à la nature même du Loufre. Notre musée reçoit 30000 visiteurs par jour, 2300 personnes y travaillent au quotidien.
Il est une ville dans la ville qui accueille déjà un détachement de la 43e compagnie de la brigade des sapeurs pompiers de Paris. Les autres mesures se déploiront sur le temps long dans le cadre du projet global l'ouvre nouvelle Renaissance. Elle concerne la mise en œuvre du schéma directeur des équipements de sûreté que je vous ai présenté un peu plus tôt.
Ce plan doublera le nombre de caméras sur les 37 hectares du domaine du Louvre. Il modernisera entièrement les accès par badge bad badge au musée. Il mettra en place un nouveau système d'hypervision dans les postes de contrôle du musée permettant un contrôle exhaustif et global de l'ensemble des informations du système de sûreté.
Il renforcera la protection périmétrique de l'établissement, en particulier le système de vidéo protection et de détection des intrusions qui sera modernisé et étendu. Ces mesures sont nécessaires et attendues. Je tiens cependant à rassurer nos concitoyens ainsi que nos partenaires nationaux et internationaux.
Nous avons rouvert ce matin dans des conditions garantissant la sécurité des œuvres et des personnes. Notre musée a subi dimanche un choc immense qui nous ébranle tous. Je prends la pleine mesure de cet événement.
J'ai la conviction que nous saurons collectivement dépasser ce traumatisme et mettre en œuvre au plus vite les mesures techniques et organisationnelles qui s'imposent. Soyez assurés que tous les agents du Louvre poursuivront avec détermination et fierté la mission première de notre musée, celle pour pour laquelle il a été fondé en 1793. conserver les collections nationales, les partager avec les visiteurs et les transmettre aux générations futures.
Voilà mesdames et messieurs les sénateurs, quelques-uns des éléments que je voulais rappeler en préambule de notre échange. Je vous remercie pour votre attention et me tiens à présent à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. Merci madame la présidente.
Donc vous confirmez bien que toutes les alarmes ont fonctionné. Absolument. Est-ce que les vidéos ont également fonctionné ?
Les vidéos ont fonctionné absolum à l'intérieur. Est-ce qu'il y en avait à l'extérieur ? Alors, c'est là notre notre faiblesse.
Euh si nous en venons directement au point au point faible, euh au fond, nous n'avons pas repérer suffisamment à l'avance l'arrivée des voleurs. Les faiblesses de notre protection périmétrique sont connues et identifiées. Après le vol de 1998 qui concernait un tableau de corau qui avait été dérobé dans l'aile Suli, des caméras dites PTZ mobile ont été installées en 2001.
Elles ont ensuite été complétées par l'installation de caméra fixe et j'ai demandé le diagnostic des équipements de sûreté en 2021 au plus vite après mon arrivé. Le renforcement de la protection périmétrique est prévu dans le cadre du schéma directeur des équipements de sûreté. Ce directeur inclut une protection complète périmétrique en vidéo protection qui couvrira l'ensemble des façades, la pose de caméras thermique fixe et de levée de doute, la mise en place d'un système d'hypervision qui analyse la totalité des caméras exploitées sur le domaine.
Ce qui veut dire à ce jour, il n'y a pas de caméra périmétrique. Il y a quelques caméras périmétriques mais qui sont vieillissantes. Si on veut rentrer dans le détail des installations, je préfère passer la la parole à Dominique Buffin.
Mais le parc est très insuffisant, ne couvre pas l'ensemble des façades du Loufre très clairement et malheureusement du côté de la galerie d'Apollon, la seule caméra qui est posée est posée en direction de l'Ouest et donc ne couvrez pas le balcon les fractions. Peut-être de je vous préciser les choses. Merci.
Je j'ajouterai un complément qui est un point effectivement extrêmement important. Madame la présidente a a précisé le sujet de l'hyperviseur. Nous le ces caméras euh les caméras que nous allons demander à faire installer dans le cadre du schéma directeur des équipements techniques devront être reliés à de la détection, à de l'analyse d'images de manière à permettre une analyse rapide par l'hyperviseur pour permettre une exploitation plus aisée et plus rapide depuis les PC.
C'est qu'actuellement c'est juste un homme ou une femme qui qui qui observe les caméras et absolument. Sabine Drexler rapporteur budgétaire. Merci monsieur le président, madame la présidente directrice, mes chers collègues.
Donc cette intervention pour vous dire tout d'abord que je suis frappé comme sans doute tous mes collègues ici présents de constater que ce cambriolage qui nous obsède tous depuis dimanche est survenu alors que l'alarme avait été donné à de nombreuses reprises au cours des dernières années sur la dégradation de la situation matérielle du Louvre et de son incapacité à faire face à de nombreux défis techniques. Il y a quelques mois, dans cette même salle, à cette même place, monsieur Kim Fam, administrateur général du Louvre, nous alertait déjà sur ce sujet. Vous avez vous-même, madame la présidente, écrit au président de la République en janvier de cette année pour l'informer des avares récurrentes auxquelles fait face le Musée du Louvre et dont on peut penser qu'elles s'étendent aux aspects de sécurité.
En ce qui concerne très spécifiquement la sûreté de l'établissement, la presse se fait l'écho d'un prérrapport très sévère de la Cour des comptes qui mentionne notamment les importants retards que subirait le déploiement du schéma directeur de modernisation des équipements de sûreté. et la cour parle plus exactement de reports persistants. Ces éléments doivent bien entendu être regardés avec prudence dans la mesure où il ne s'agit pas d'un rapport définitif.
Et on se rappelle que monsieur Kim Fam avait d'ailleurs indiqué l'an dernier devant le parlement que le déploiement de certains éléments de ce schéma était reporté à 2026. Vous nous avez déjà donné quelques éléments de réponse sur ce point, mais nous avons néanmoins besoin de réponses plus précises sur les question suivante. Alors, le retard vient-il du délai d'adoption du schéma directeur ou de sa mise en œuvre ?
Pouvez-vous nous indiquer combien de temps le Louvre a mis pour adopter son actuel schéma directeur de sûreté qui semble couvrir la période 2020-2029 ? Il y en avait-il un autre avant ? Avez-vous mise en œuvre dès votre nomination comme présidente en 2021 ?
Regtez-vous certains de vos arbitrages budgétaires en faveur d'autres projets ? D'où viennent les retards évoqués par la Cour des comptes dès lors qu'il ne semble pas principalement dû à des raisons budgétaires ? Et très précisément, quel est le calendrier de mise en œuvre de ce schéma ?
Quand les investissements ont-ils effectivement commencé ? Que reste-t-il à faire ? et question cruciale de quel moyen sera-t-il doté ?
Je vous remercie président. Je vais vous laisser répondre bien sûr vos équipes peuvent compléter. Je je vais répondre de façon globale et puis je passerai la la parole à l'administrateur général adjoint pour vous donner le plus de précision possible.
Je je tiens à le dire, il n'y a pas de retard dans la mise en œuvre du schéma directeur de sûreté du Louvre. Je m'inscris en faux sur les éléments qui sont dans le prrapport de la Cour des comptes. Euh quand je pris mes fonctions en septembre 2021, il y avait déjà une réflexion sur le schéma directeur de sécurité qui était à l'état de réflexion et j'ai souhaité prendre à bras le corps cette question.
C'est une question très complexe d'une très grande ampleur et qui nécessite des travaux d'analyse et de préparation avec des expert afin d'établir les conditions de passation des marchés publics qui réaliseront les travaux nécessaires à la mise en place de ce schéma et notamment c'est une question d'infrastructure et de réseau. Alors, je laisserai la parole peut-être encore à Dominique qui est plus compétente dans ce domaine évidemment que moi, mais nous avons une infrastructure, on peut le direillissante qui ne permet pas, si vous voulez, de greffer des équipements modernes et de la de toute dernière génération en matière notamment de de vidéo et de détection sur une infrastructure qui ne la supporte tout simplement pas. Nous avons aussi d'importants soucis euh dans la, on peut le dire, l'implantation des euh postes de sécurité au sein du musée qui sont vieillissants.
Et je peux vous dire que lorsque je suis arrivé en septembre 2021, le directeur de la de la l'accueil et de et de la surveillance, le prédécesseur de Dominique Buffin Denis Fous parce que je venais du DO présidence du musée d'Orsse et de l'Orangerie m'avait alerté sur le retard du Louvre, l'obsolescence des des équipements et m'avait dit que je je serais frappé par le contraste avec évidemment des équipements beaucoup plus modernes d'Orsé et le fait d'ailleurs qu'on avait inté intégralement renouveler à Orcer le le poste central de surveillance et effectivement la la déception, la surprise a été a été au rendez-vous. Alors, je ne rentrerai pas et vous me permettrez de ne pas rentrer dans les détails de cette infrastructure de sécurité dans une instance publique, mais je tiens bien sûr à la disposition de cette commission toutes les informations. Il ne s'agit pas d'affaiblir le musée du Louvre.
Vous le comprendrez mais vraiment on vous trans nous vous transmettrons toutes les informations nécessaires. Je vais passer la parole à Francis Steinbog pour qu'il vous précise exactement le calendrier de mise en place d'étude et de mise en place de ce schéma directeur, les budgets qui sont affectés très importants puisque le l'ensemble de ce schéma directeur comme je l'ai dit est évalué à près de plus sans doute de 80 millions d'euros. Donc on voit bien que c'est une transformation absolument massive et qui nécessitait une phase de préparation.
Nous sommes nous nous avons reçu les offres pour les les premières phases de ce de cet immense chantier. Nous sommes en train de sélectionner donc les entreprises qui vont réaliser ces travaux. Nous accélérons autant que nous pouvons dans le cadre extrêmement contraint et lent des marchés publics pour que si possible avant la fin de cette année au au regard évidemment de l'actualité tragique qui est celle du Louvre ces jours-ci, nous puissions notifier ces marchés et rentrer en phase active de travaux au début de l'année 2026.
Francis Tim va vous donner quelques précisions. Merci madame la rapporteur. Euh effectivement la présidente directrice l'a rappelé, ce schéma directeur est une nécessité et lorsque nous sommes arrivés au musée du Louvre, c'est un sentiment défarmant en fait qui nous a saisi quand on a visité les cinq PC de zone puisquil y a cinq PC répartis dans le musée et le PC central.
C'était une grande grande surprise. Nous avons aussi compris très rapidement que la question n'était pas qu'une question de poste de commandement, c'était une question de d'infrastructure globale en terme numérique, en terme d'outils et en terme de caméras. Tous les sujets sont concernés et également en terme électrique car pour déployer un nouveau dispositif de cette nature là, il faut créer un câblage nouveau.
Et ce câblage nouveau, il estimé à plus de 60 km. C'est à la taille du Louvre. Donc des études avaient été lancées par les équipes du Louvre dès 2021 pour effectivement un schéma directoire des équipements de sûreté et qui devait englober la totalité de la question.
Nous avons mené des études euh entre 2022 et 2024 puisque le maître d'œuvre, on a choisi une on a sélectionné une maîtrise d'œuvre technique spécialisée. Là, on est sur des sujets extrêmement sensibles qui nécessitent d'avoir un maître d'œuvre technique. Nous pouvons accompagner en interne évidemment ce maître d'œuvre, mais il n'est pas possible de le musé ne dispose pas en interne d'une technicité pour suivre pour mener cette opération.
Donc ce méthode d'offre technique a été sélectionné et tout le programme a été défini sur l'année 2022-2024. Nous avons ensuite passé euh les marchés, lancé les marchés auprès des entreprises et nous avons en ce moment même depuis le dédbut du mois d'octobre reçu les offres. Pour vous dire la complexité, c'est que nous avons eu des questions très très nombreuses de la part de ces entreprises pour avoir des précisions tellement le sujet est important et sensible.
Nous espérons et nous allons devoir notifier ce marché sans doute à la fin de l'année 2025 et au plus tard dans les premiers jours de l'année 2026. Nous avons accéléré la procédure d'analyse des offres et nous avons parlé dès les jours derniers à ce maître d'œuvre. Si on regarde maintenant l'organisation de ce schéma directeur, le Louvret immense, on ne peut pas le traiter en une fois.
Il faut donc commencer par les fondements et ensuite partir dans toutes les zones. La première tranche et c'est la tranche ferme du marché, c'est la rénovation des PC de zone, donc les cinq PC répartis dans tout le musée et la refonte complète du PC de commandement central. Ce PC est sous-dimensionné physiquement et par ailleurs est mal organisé sur le plan physique puisque c'est un PC qui fonctionne 24 7 jours sur 7.
Donc nous allons devoir intégralement revoir cet équipement et nous allons d'ailleurs le déplacer au sein du parce que là où il est en fait ça ne ce n'est pas adapté à ce que nous voulons faire. Ensuite, nous allons décliner ces tranches par zone. Donc là, je vais parler des zones géographiques du palais, je vais parler des ailes.
Euh nous allons d'abord travailler sur l'aile Richelieu. Euh c'est en fait le c'est ce qui était prévu, c'était le quadret Richelieu, l'aile l'aile richelieu, donc l'aile au nord. Nous avons prévu de faire ça.
Nous avions prévu ensuite de travailler sur l'aile SUI et sur l'aile de nom. Bien évidemment, ça c'était le chemin initial. Maintenant, en regard l'ouvre nouvelle Renaissance, nous sommes en train de redéfinir nos priorités puisque nous voulons travailler d'abord sur l' sui le quadrilataire suivi qui est au cœur du projet de nouvelle Renaissance.
C'était vraiment notre notre option, notre choix. Maintenant, au regard de l'incident grave de dimanche dernier, nous allons à nouveau et nous avons déjà saisi notre maîtrise of technique pour travailler sur la protection périmétrique car la présidente directrice vous l'indiquer. C'est effectivement là où nous avons une difficulté majeure.
Nous allons le maître technique travaille déjà, nous l'avons saisi à ce sujet pour redéfinir les priorités et ensuite nous travaillerons par aile du palais, l'aile richelieu en lien avec euh le projet de nouvelle renaissance, l'aile suide, l'aile de nom et voilà et toutes les autres ailes du palais. Sur la première tranche, c'est la tranche des postes de poste de commandement. C'est un coût qui est estimé TTC toute dépenses confondues à plus de 6 millions.
L'aile qui sera la plus coûteuse parce que c'est aussi l'aile qui est très grande, c'est l'aile richeulieu. La dépense est estimée à plus de 12 millions et nous sommes sur les autres ailes sur des montants entre 6 et 9 millions. Le calendrier doit être évidemment étalé parce que tous ces travaux nécessitent la pose de très nombreuses baises techniques et c'est ces travaux ne peuvent pas se faire uniquement le mardi jour de fermeture.
Donc cela impose des des moments de fermeture par secteur au sein du musée et nous allons comme ça a été vraiment conçu essayer de travailler en même temps pour traiter différents sujets. Le schéma directeur desquipements de sûreté et si nous pouvons intervenir sur d'autres aspects techniques qui posent problèmes pour éviter de revenir sur une zone du musée qui a été traitée qu'on a dû fermer, qu'on rouvre, qu'on referme et ainsi de suite. Donc nous allons toujours essayer dans la mesure du possible d'associer les toutes les opérations.
Cela la direction de l'architecture de la maintenance et des jardins travaille d'ors et déjà pour redéfinir ce plan avec notre maîtrise d'œuvre technique. Trois petits compléments par rapport à ce que vous avez dit l'un et l'autre. Vous nous dites la réflexion sur le schéma directeur a été lancée en 2021.
Nous avions compris que le schéma directeur avait été arrêté en 2019. Non, vas-y. En fait, des des cette réflexion avait été lancée dès dès 2019 parce que si on si on revient dans dans historiquement en fait, il y a d'autres opérations que la présente directrice a mentionné qui étaient lié en fait à l'actualité.
Je si euh on revient sur les événements en particulier de je pense au gilets jaunes l'événement des gilets jaunes. Vous vous souvenez que en fait il y eu un grave très grave incident dans les tuileries puisque des grilles ont été renversées. Ça été un moment extrêmement douloureux et la première priorité qui nous est apparue c'était la sécurisation à l'époque et ils ont fait un choix qui était tout à fait légitime était la sécurisation du domaine.
C'est pour cela que la première étape a été de créer des grilles nouvelles au niveau ce qu'on appelle du tunnel lemonier puisque c'est à la jonction du jardin des tuileries et du jardin du carousel. Je rappelle que jardin du carousel sont des jardins qui sont totalement ouverts 24h 24 7 jours sur 7 sont ouverts au public. Il n'y a pas de fermeture puisque la circulation piétonne et automobile se fait tout le temps.
Donc la première étape était de pouvoir fermer tout le domaine en cas de nécessité. Ça c'était la première étape. Il fallait ensuite travailler sur la réfection de toutes les grilles du palais. parce que là aussi ces équipements étaient qui sont tous classés MH, ce sont des grilles historiques et donc notre architecte en chef des monumements historique a eu une mission, nous avons lancé un marché pour qu'il restaure l'intégrité de ces grilles.
Si vous passez devant le palais ces jours-ci, vous verrez en ce moment même les travaux qui sont en cours. Nous sommes en train de restaurer toutes ces grilles. Des grilles nouvelles ont déjà été posées et vous verrez aussi des grilles d'attente puisqueen fait comme c'est du monument historique, nous avons dû retirer les grilles pour les traiter. l'ensemble de ce ce projet sera fini au printemps 2026.
Et effectivement c'était le quand on articule cela avec le schéma directeur c'est la priorité avait été donnée à cette sécurisation du domaine et ensuite effectivement elle avait la question du chemin directorant on va dire plus équipement de de de sécurité au sens vidéo contacteur et c'est voilà c'est comme ça que le la réflexion s'est faite. Deuxième petite précision euh vous avez dit que le coût du schéma directeur était de 80 millions. Le le ministère parle aussi de 80 millions de dépenses sur la sécurité dans le cadre de l'ouvre naissance.
Est-ce que ce sont les mêmes 80 millions ou c'est 80 millions qui s'additionnent ? Non non, le schéma directeur d'équipement de sécurité est intégré dans le cadre des du projet l'ouvre nouvelle renaissance. Ça fait partie des travaux prioritaires avec un autre schéma directeur, c'est le ché directeur des équipements électriques qui lui aussi est en grande difficulté.
Si je peux me permettre aussi pour répondre à madame la rapporteur, je n'ai pas arbitré en faveur d'une priorité plutôt que d'une autre. Madame la rapporteur, j'ai fait de la sécurité une urgence absolue. Et d'ailleurs, comme Francis vient de vous l'indiquer, les deux premiers schémas techniques de rénovation liés au projet Nouvelle Renaissance sont le schéma électrique et le schéma de sûreté.
Les deux étant, comme vous l'avez bien compris, intimement liés. pas insister non plus sur l'état des l'organis de la structuration de nos réseaux électriques au Louvre, mais là encore une rénovation de très grande ampleur s'impose. Donc, il s'agit de mener plusieurs chantiers en même temps, rapidement que possible et surtout de profiter à chaque fois qu'il y a des chantés plus ponctuels d'aménagement muséographique, de rénovation, d'immédiatement augmenter bien sûr les équipements de de sûreté.
Je pense notamment, alors j'ai quelques chiffres à partager avec vous. Euh sur la période 2022-2025, 130 caméras 134 caméras numériques ont été installées en complément ou en remplacement des caméras analogiques qui étaient précédemment placées. Là, je parle des espaces muséographiques, hein.
Nous sommes vraiment dans les salles au contact des œuvres. Sur la période 2026-2027, 69 caméras numériques seront installées en accompagnement donc de la première phase du déploement du schéma directeur des équipements de sûreté qui commencera comme Francis vous l'indiquer à l'instant exactement à ces dates. Nous sommes bien sûr loin du compte mais nous avons mis en place ce qu'il était possible de faire dans le cadre des équipements dont nous disposions et dans le respect du code une fois de plus des marchés publics.
J'insiste sur ce point. Le Louvre est un établissement public administratif. Nous devons respecter ces procédures qui sont assez, vous le savez contraes.
Voilà. Et Francis vous a reparlé des mesures aussi qui concerne le domaine, la sécurisation du domaine qui est effectivement un élément qui était lancé de 2019 et que nous avons repris repris dans une dynamique beaucoup plus large et beaucoup plus complète. Je prendre par série de questions comme ça ça vous permet de les noter et puis de rendre nos discussions les plus vivantes possibles.
Max Brisson, Yan Chantel Lordcos première série. Merci. Merci monsieur le président.
Comme je vous l'ai dit tout à l'heure madame la présidente, je pourrais pas écouter votre réponse mais Jean-Gérard Pomier qui interviendra également me relatera exactement la réponse à ma question. Madame la présidente, même si elle a été refusée, il est tout à votre honneur d'avoir remis votre démission aux plus haut des autorité de l'État. Notre pays donne trop souvent l'image d'un état où ceux qui le servent au plus haut niveau ne sont jamais responsables pour apprécier le geste qui a été le vôtre.
Madame la présidente, vous avez remercié deux fois le président de la République dans votre intervention préliminaire, mais vous avez mis beaucoup de temps à répondre aux questions très précises du président Laf. Il a même fallu qu'il les répète pour que nous ayons un début de réponse. Et vous avez enfin parlé de ce que vous avez appelé les points faibles.
On aurait bien aimé que vous les évoquiez dès votre intervention préliminaire sans que le président la fond ai besoin d'y revenir car ce sont eux qui nous intéressent. Parler de la suite est certainement utile mais il me semble qu'il faut revenir sur ce qui s'est passé. Car finalement nous découvrons 50 ans après le cas quasiment identique de l'épée de Charlot que les évolutions technologiques ne peuvent pas nous épargner ce ce drame pour la mémoire nationale.
Les faits tels qu'ils sont rapportés par la presse avec certainement beaucoup d'erreurs que vous rectifierez. C'est un monte charge garé sur un trottoir en contresens de circulation qui a donc fait un demi-tour à 9h du matin à Paris à moins de 10 minutes de la préfecture de police. Une galerie à Polon qui aurait connu des incidents à répétition voilà un peu plus d'un mois sans que l'on sache où en est l'avancée des réparations.
L'installation paraît-il de nouvelles vitrines sécurisées qui n'offriraient pas le même niveau de protection. Une aile de nom qui ne possède aucune caméra dans un tiers de ces salles. Une aile sul qui n'est couverte quant à elle qu'à 60 %. une aile richelieu qui est vide d'équipement de vie aux surveillance dans les trois/4 de ces salles.
Ce qui nous paraît important, madame la présidente, c'est établir la chaîne des responsabilités. Notre pays serait-il devenu le champion de la défosse ? Ce n'est pas moi, ce n'est pas ma faute.
Ce n'est la faute de personne. Madame la présidente, puisque vous n'avez ni confirmé ni maintenu votre démission, pas davantage que vous n'ayez démissionné lorsque vous n'avez pas eu de réponse à vos propos alarmistes. En effet, j'en conviens.
Nous sommes en donc en droit de vous demander où en sommes-nous 3 jours après en ce qui concerne l'identification de la chaîne des responsabilités ? À quel moment sera-t-elle arrêtée ? Quelles seront comment seront identifié ?
Et comment connaîtrons-nous les responsables des manquements ? Qui devra rendre compte et comment ? Je vous remercie.
Yan Chantelle. Merci monsieur le président, chers collègues, madame la présidente, merci à vous madame Descart d'avoir accepté le principe de cette audition et de venir rendre des comptes aux élus de la nation. Nous avons cependant dans cette audition aujourd'hui une grande absente, celle qui doit rendre des comptes devant la représentation nationale votre tutelle représenté en la personne de Rachidati, la ministre de la culture.
J'espère que nous aurons très rapidement l'occasion de nous prêter au même exercice avec votre ministre de tutel. En effet, nous sommes nombreux à être pour le moins stupéfaits par les sorties de madame Dat ces derniers jours devant la représentation nationale hier à l'Assemblée nationale, propos réitéré aujourd'hui devant le Sénat, assurant en dépit du bon sens, je cite que les dispositifs de sécurité du Louvre n'ont pas été défaillants. Je pense que le monde entier nous rit au nez d'entendre une telle chose de la ministre après ce qui s'est passé.
Ce matin même, le journaliste Emmanuel Lecler de France Interrevit que le système Ramses qui alerte la police d'une intrusion et d'un braquage en cours au Louvre n'aurait été activé qu'après le déclenchement de la deuxième alarme. Lorsque la protection en ver blindée de la couronne de génie notamment a été découpée à la disqueuse. Si l'alerte Ramses avait été activée dès le franchissement de la fenêtre à 9h34, les cambriolaires auraient pu être interpellé à temps.
Est-ce que vous confirmez madame la présidente ces informations ? On est aussi consterné d'entendre la ministre assée dans tous les médias que le budget de la culture est en hausse. Madame Dat est une des rares ministres à avoir eu la main sur trois budgets consécutifs.
Or, sur ces trois derniers budgets 2024-2025 et celui en préparation 2026, la dotation pour charge de service public du Louvre est en baisse constante. Et pour 2026, le budget total des dotations du musée de Lou sur l'ensemble des programmes baisse de 5,2 millions d'euros. Quels sont les effets de ces coupes budgétaires ?
Avez-vous eu besoin de de réorienter ces crédits consacrés à la surveillance et à la sécurité pour palier des baisses sur d'autres domaines ? Concernant les effectifs, il apparaît à la lecture des chiffres produits par la direction des ressources humaines du musée dans les bilan sociaux uniques des dernières années que si on s'intéresse aux emplois statutaires des fonctionnaires. La filière Accueil surveillance a perdu 72 ETPT depuis 2019, soit 88 % des emplois statutaires détruits au sein de l'établissement sur la période.
Et même si on regarde les effectifs globaux, titulaires et contractuels, on constate que la direction de l'accueil du public et de la surveillance a été amputé de 55 ETPT pour la période 2019-2023, sans que son périmètre n'ait été modifié. Outre le retard dans le déploiement d'équipement destiné à assurer la protection des œuvres que déplore le rapport de la Cour des comptes, est-ce que le problème ne vient pas aussi du fait que les équipes de surveillance soient en sous-effectif et qu'elles aient été précarisées par une contractualisation croissante ? Je vous remercie Lord Darcos.
Merci monsieur le président. Madame la présidente, avant toute chose, je voulais vous remercier d'avoir choisi le Sénat pour vous exprimer puisque c'est donc la première fois que vous le faites publiquement depuis depuis ce drame et avoir le nombre de journalistes, ça serait bien en effet, comme l'ont dit certains collègues qui s'intéressent aussi à la culture de manière plus générale. Il a fallu ce drame pour qu'en effet on mette l'accent et le projecteur sur le problème de sécurisation des des monuments et je me félicite.
Je sais pas si d'ailleurs il y aura une articulation avec votre schéma directeur et la fin de votre schéma directeur avec la nomination de Jérémy Patrieletus, mon collègue député pour justement regarder la sécurité de nos lieux patrimoniaux culturels et culturels. Euh madame la présidente, ce que je veux vous dire est bien sûr pas du tout une attaque personnelle, mais je pense que justement vous avez la possibilité de de vous en expliquer. Vous subissez depuis plusieurs jours des attaques personnelles et je pense dans une cadre d'un d'une campagne de presse savamment orchestré par certains même certains qui nous envoient des mails et relayés par plusieurs médias et les Français s'interrogent, ils ont besoin de réponses précises de votre part.
Donc ma première question sera la suivante. Donc ça a été dit un peu par Max Brisson, mais est-ce que vous avez vraiment présenté votre démission à la mise de la culture comme le Figaro en avait fait état hier ? Depuis votre arrivée, certains vous accusent de vous être davantage préoccupés de travaux d'aménagement plutôt que de la sécurité des œuvres et des personnes.
Le Canard enchaîné annonce 500000 € pour la rénovation d'une salle à manger pour votre direction et près de 900000 € pour la rénovation des locaux de la direction de la direction générale. Qu'avez-vous à nous dire à ce sujet ? des dimanches en fin d'après-midi, il y a des éléments sensibles d'un prraapport de la cour des comptes.
Vous en avez tout petit peu l' évoqué dans votre introduction qui relevé des d'observations provisoires de la Cour des comptes ont fuité. Et qu'avez-vous à nous dire sur ces fuites ? Et d'une manière générale, que pensez-vous plus largement de ces sales d'accusation ?
Donc vous faites l'objet depuis dimanche, elles sont personnelles, mais je m'associe aussi à ce que vous avez dit, le courage de vos agents qui ont permis qu'il n'y ait aucune victime dans ce cambriolage et c'est déjà beaucoup. Merci. Je vais vous laisser répondre à ces premières questions.
Vous me permettrez peut-être de venir sur la question la plus personnelle puisqu'elle elle est apparue à à deux reprises qui concerne donc ma ma démission. Proposition de démission. Dimanche dernier, après avoir constaté au côté de la ministre de la culture et du ministre de l'intérieur les conséquences de la terrible attaque que nous venons de subir, j'ai présenté à la ministre de la culture en responsabilité.
Ma démission, elle l'a refusé. Au cours de ma carrière déjà longue, je n'ai jamais considéré que nous étions propriétaires de nos postes et c'est une règle de vie professionnelle que je m'acclu, je l'espère avec rigueur. Je reviendrai pas sur la la question de la presse et des et des attaques personnelles.
Je ne peux que le constater avec vous. Les manipulations, l'instrumentalisation aussi politique de de cette catastrophe. Je n'ai pas de commentaires particuliers à faire.
Je constate comme vous. Je le subis très profondément et douloureusement. Euh alors après, on va revenir sur les les les questions peut-être plus précises euh d'abord sur les questions peut-être de sécurité précise sur la la galerie Apolombe et et de qui ont été évoqués pour vous donner le plus de précisions possible et sur les éventuels défaillants.
Je le redis. Le système de sécurité tel qu'il est en place aujourd'hui dans la galerie d'Apollon a parfaitement fonctionner. Ce qui se pose, c'est la question de l'adaptation de ce système de sécurité à un nouveau type d'attaque, à de nouveaux modes opératoires qui n'avaient pas été envisagés et auquels il faut que nous réagissions bien sûr.
Je rappelle que lorsque le dernier aménagement de la galerie d'Apollon qui a fait l'objet d'une importante rénovation au au chapitre des monuments historiques et d'un nouvel aménagement de vitrine qui avait été décidé sous mon prédécesseur et sous la précédente direction du département des objets d'art. Trois vitrines hautement sécurisées. J'ai toutes les caractéristiques techniques je peux partager avec vous.
Cette cet nouvel aménagement date de 2019. qui n'est donc pas particulièrement ancien et il est très intéressant de regarder et nous serons ravis de partager ces documents avec vous, de regarder le type d'attaque qui est envisagée à ce moment-là. C'est une attaque à main armée avec une attaque des vitrines par balle parce qu'à l'époque c'est le mode opératoire qui domine pour ce type d'attaque pour des objets précieux, des bijoux, des attaques dans des bijouteries.
Voilà, c'est c'est c'est contre ça que le Louvre se protège. Depuis, il y a d'autres types d'attaques. Il y a 2 ans, la préoccupation principale du Louvre était d'anticiper des actions d'activistes généralement liés à la question climatique euh qui s'en prenait, qui jetaient euh de la peinture, de la soupe sur des sur des tableaux. c'était plutôt les peintures qui étaient visées et donc toute l'équipe d'accueil et de surveillance du Louvre s'est adaptée et c'est préparé à ce type d'attaque.
Euh voilà, aujourd'hui ce que je constate et l'actualité récente le confirme, je renvoie malheureusement à une actualité très dense dans la matière depuis quelques mois. Nous avons un un intérêt pour les objets précieux, les métaux, les pierres précieuses et des attaques qui rejoignent complètement dans leur mode opératoire celle du grand banditisme et des casses qui ont lieu dans le par exemple le monde de la bijouterie. Donc nous nous sommes en en présence d'une évolution des modes opératoires euh qu'il nous faut effectivement euh prendre en compte et sans doute nous adapter.
Je vais laisser la parole à à Dominique Buffin dans un instant sur cette question. Mais je le redis, la faiblesse du Louvre, je crois avoir été très clair, monsieur le sénateur, vous me reprochez de ne pas avoir été clair. J'assume totalement le fait que nous avons effectivement une faiblesse dans la protection périmétrique du Louvre.
Je je vous l'ai dit très clairement, c'est là que le bas blesse et qu' que le bas blesse depuis longtemps. Mais là encore, je reprends le constat général depuis mon arrivée en septembre 2021. Euh certainement un sous-investissement chronique en matière d'équipement et d'infrastructure au Louvre parce que nous avons peut-être vécu dans l'illusion de l'élan par le Grand Louvre.
Ce grand élan de médranisation décidé par le président Mitteran qui a pour symbole la pyramide ouverte en 1989 et qui s'est poursuivi au fil des années 90. Ce grand chantier de modernisation, il a aujourd'hui 40 ans avec des installations qui ont surperformé et qui sont en bout de souffle. Et surtout ce grand chantier n'a touché que la moitié du Loufre.
Tout le périmètre dit Suli, il a été fait allusion au manque de couverture par exemple vidéo dans suie. C'est tout à fait juste. Ce ce tout ce périmètre suili n'a pas été touché par les travaux de rénovation du Grand Louvre. et sur et c'est source ce cont constat d'infrastructure technique absolument obsolescente voire absente ce qui est effectivement un constat terrible pour le plus grand musée du monde et sur le constat de son immense succès public de sa fréquentation qui je vous le rappelle a atteint plus de 10 millions de visiteurs juste avant le Covid que j'ai commencé à réfléchir avec l'ensemble des équipes à un projet qui permette non seulement de réparer de l'ouvre, de l'adapter, de le doter d'une infrastructure technique digne du musée des collections qui est mais aussi de résoudre des problèmes structurels qui sont liés à la fréquentation du Louvre, à la mauvaise installation et mauvaise présentation de la Jocome.
Aujourd'hui, ce projet s'appelle Louvre Nouvelle Renaissance. Il a été annoncé par le président de la République en janvier de cette année et je le remercie aussi à nouveau à ce micro devant cette instance de sa confiance. et de l'élan qu'il a redonné au Loufre.
Et je remercie à nouveau la ministre de culture d'avoir porté avec conviction ce projet qui est absolument nécessaire pour redonner au Louvre les moyens de fonctionner comme un grand musée du 21e siècle. Ce qu'il a cessé d'être, ce qu'il a cessé d'être depuis des années, je ne peux que le constater avec vous. Alors, j'ai je sûrement des tas de défauts.
Je je j'en conviens devant vous. Peut-être que parfois je peux me tromper dans mes arbitrages, mais je vais revenir sur les les arbitrages que vous évoquez, les travaux qui ont été faits très de façon très détaillée, mais j'ai souhaité prendre à bras le corps cette question. Je l'ai porté devant la représentation nationale à plusieurs reprises dans les médias, devant notre tutelle.
Il a fallu convaincre, il a fallu beaucoup de temps et ce n'est donc que la ministre au moment où la ministre de la culture a pris ses fonctions que ce sujet est revenu devant les les grands arbitrages du ministère et que par l'annonce du président de la République, la question du Louvre est à nouveau au centre des préoccupations. Je suis aujourd'hui évidemment immensément meurtri en tant que présidente directrice de me rendre compte que d'un certain point de vue les alertes que je lancer se sont atrocement concrétisé dimanche dernier. C'est une blessure, c'est une blessure profonde et qui n'a pas fini de faire mal au Louvre.
Mais nous avons la surmonter par le travail, par tous ces schémas directeurs, par ce projet qui redonnera au Louvre sa capacité une fois de plus à accueillir un public nombreux, à présenter des œuvres de façon satisfaisante et dans des conditions complètement sécurisées. Maintenant, sur les les arbitrages de travaux, vous avez fait allusion donc à des travaux qui ont été repris par la presse de façon souvent très polémique et qui apparaissent là aussi avec des chiffrages totalement imprécis dans le prérapport de la cour des comptes. Je vais venir donc très précisément sur l'ensemble de ces travaux.
La salle de réunion Le Fuel. Il s'agissait auparavant d'un espace de restauration commerciale, à café, fermé en 2007. L'espace était donc vacant depuis plus de 15 ans alors même que les équipes se plaignaient du manque d'espace de réunion qui est absolument criant dans tout le musée.
C'est la raison pour laquelle il a été décidé de réaffecter cet espace pour le couverture en convertir en salle de réunion. Un équipement de visioconférence y est installé. Cet espace est également modulable en salle de réception permettant par exemple l'accueil de nos messignes qui soutiennent généreusement et et financièrement, vous le savez, le Louvre.
Cette salle de réunion n'est pas réservée à l'usage exclusif de la présidence du Louvre. Elle n'est en aucun cas ma salle à manger personnelle et j'insiste vraiment sur ce point. La salle de réunion Hector Le Fuel a été livrée à l'automne 2024 après donc des travaux de rénovation.
Je serai d'ailleurs ravi de vous y accueillir. Vous verrez que c'est une salle qui n'a rien de somptire ou de confidentiel. Les journalistes, y compris ceux du canard enchaîné qui r ont révélé cette information, il ont d'ailleurs eu accès ont été passablement déçus. le montant des travaux liés à la transformation de cet espace de restauration commerciale en salle de réunion modulable est de 497000 € toute taxe comprise.
C'est il s'agit de 100 m² classé monument historique donc avec des exigences évidemment de respect du décor. Donc se basant sur une fuite du rapport provisoire de la Cour de comptes et j'insiste sur le caractère provisoire car cela signifie que les réponses contradictoires du Louvre n'ont pas été prises en compte. Le canard enchaîné annonce 882000 € de dépenses pour je cite les locaux de la direction générale et là j'en viens à ces travaux.
De quoi s'agit-il ? Au total, cela concerne la remise en état de h bureaux, la rénovation standard du couloir de dessert et la rénovation des sanitaires. Pardonnez-moi, j'insiste sur ce dernier point et c'est un très trivial, j'en conviens, ces sanitaires étaient dans un état déplorable.
Là aussi, ils ne sont pas réservés à direction générale mais utilisé par toutes les équipes de passage dans cet espace ou qui ont des réunions à proximité. Ils sont utilisés par nos hôtes. Les derniers travaux remontés aux années 90.
Les auditeurs de la Cour du compte étaient installés pendant leur contrôle dans un des bureaux de cet espace et je pense qu'ils ont pu constater leur caractère particulièrement banal. Le montant de ces travaux 218098 € toute taxe comprise. Pour arriver à faire gonfler la note, le canard enchaîné ajoute donc les travaux de la salle de la réunion de réunion Le Fuel laissant croire que tout cela est à usage unique de la présidence.
Je vous laisse juge et là encore nous vous accueillons bien volontiers. J'ajoute que tous ces espaces euh de bureaux de la direction générale et la présidence sont ouvertes pour les journées européennes du patrimoine. Mon bureau est parfaitement visible table tous les ans.
Concernant les cinq bureaux de la direction générale, d'ailleurs mentionnés par la cour, euh celui de l'administrateur général l'adjoint, du directeur de cabinet, du secrétariat, les travaux ont été réalisés sous maîtrise d'ouvreuve de l'architecte en chef des bâtiments de France. ces travaux se sont élevés à 53000 € toute taxe comprise. Donc dans le cadre là encore d'un immeuble classé monument historique.
Euh par ailleurs, je tiens à préciser puisqu'on est sur le terrain des questions personnelles et des polémiques possibles, j'ai par ailleurs et en responsabilité décidé de ne pas occuper l'appartement de fonction de la présidence mise à disposition de la des présidents directeurs du musée du Louvre. Ces espaces qui font un peu plus de 100 m² ont été réaffectés et servent actuellement à des résidences d'artistes. Nous y accueillons les grands artistes Ellisabeth Payton et Cadératien actuellement.
J'avais déjà appliqué, je tiens à le dire devant cet instant, cette doctrine au musée d'Orsé que j'ai eu l'honneur de présider et j'avais transformé à l'époque le l'appartement de la présidence du musée d'Orsé en bureau. Ce sont toujours des bureaux au musée d'Ors. Je continue sur le même registre.
Mes frais d'omission et de représentation sont présentés tous les ans en conseil d'administration et n'ont jamais suscité la moindre remarque. Quant à mon salaire, je vais jusqu'au bout parce que je préfère qu'on solde ces questions. Mon salaire est public, vous le savez très bien, il est publié au journal officiel et il fait le fruit, c'est le fruit d'une décision conjointe entre le ministère de la culture et le ministère des finances.
Donc j' je me permettais de revenir sur ces questions parce que voilà, je trouve qu'il y a eu beaucoup de dérives dans la presse ces jours-ci et des attaques effectivement personnel qui me meurtrissent. Je suis une fonctionnaire au service de la République qui porte avec beaucoup de fierté les valeurs qui nous rassemblent aujourd'hui dans cette instance. Je crois servir mon pays et la culture du mieux que je peux.
Il y a des échecs. Aujourd'hui, nous vivons un échec terrible au Louvre dont je prends ma part de responsabilité. Je le redis, j'ai présenter ma démission, elle a été refusée.
Mais qu'on ne me fasse pas des procès personnels de dépenses inconsidérées, la sécurisation du Louvre de ces collections est au cœur de mes priorités. Une fois de plus, je ne reviens pas sur ce que j'ai dit. J'en ai fait les deux schémas directeurs prioritaires de mon action et j'ai été effaré de la situation de la sûreté et de la sécurité du Louvre à mon arrivée.
Ce n'est pas l'habitude de cette maison de faire des attaques personnelles, rassurez-vous. Mais nous en revanche, on a besoin de comprendre les les les processus de de décision. Je je vais vous poser.
Alors déjà, il y a il y a la question précise sur Ramses. Alors là, je pense qu'il faut et je je vais rajouter une question parce que vous vous nous dites qu'il y a des nouveaux modes opératoires. On a bien compris que les les vites notamment c'était étaient plus conçus par rapport à des attaques par bal que à la disqueuse.
Euh néanmoins, ce qui ce qui nous surprend c'est qu'une intrusion par une fenêtre, ce n'est pas la première fois où l'ouvrant. Il y a eu en 1976, si je ne me trompe mais me corrigerai, le vol de l'épée Charles 10 euh qui était je crois dans la galerie d'Apollon, mais encore vous me corrigerez. Comment se fait-il ?
Vous nous dites que la la grande faiblesse, c'est le système de vidéo extérieur. Comment se fait-il que aucune décision de vous, de vos prédécesseurs j'ai en remontant 1976, voyez, je je vais assez loin. Comment se fait-il qu'aucun directeur du du Lou ne se soit dit pourquoi enfin pourquoi n'avons-nous pas de de de vidéo extérieur compte tenu du vol qui avait déjà eu lieu ?
C'est pas une question de coût. Je ne sais pas combien coûte une vidéo extérieure, mais je pense qu'à la taille du budget du Louvre, c'est tout à fait assimilable. Donc, si vous pouvez nous éclairer sur le processus de décision qui a pu amener à ce cette erreur que vous reconnaissez vous-même, l'absence de de vidéo extérieur ?
Monsieur le président, je ne peux parler que pour ce qui a été décidé depuis septembre 2021. Et ce qui a été décidé depuis 2021, c'est effectivement de faire de la sécurité, de l'infrastructure technique de sécurité et donc du schéma électrique qui est forcément lié parce que c'est un tout petit peu plus compliqué mais je pense que que la pose de caméra parce qu'il faut qu'elle soit reliée à un réseau, c'est il s'agit pas simplement de que voilà de de d'une pause de caméra, il faut pas qu'elle soit fictive. Donc c'est pas ça le le le problème.
J'en ai fait une absolue priorité. Voilà, malheureusement nous sommes cit pas le cas de vos prédécesseurs. D'accord.
Je je bah écoutez, je constate avec vous que ces décisions n'avaient pas été prises. Effectivement, absolument sur le la procédure de déclenchement des alertes vers la police, c'est notre PC central qui qui a le monopole de l'appel vers la police. Les appels vers la police se font de deux manières.
Ils se font tout d'abord via une ligne téléphonique et un numéro dédié vers le commissariat central, numéro identifié et d'autre part via le bouton Ramses. Pourquoi est-ce que nous procédons par ces deux canaux ? Nous procédons par ces deux canaux parce que Ramses a l'avantage de la simplicité certes, mais il a l'inconvénient de ne pas donner d'information sur la localisation de notre problème, de notre difficulté. ce qui s'est passé dans le PC euh central dimanche matin, nous avons bien reçu la première alarme concernant la porte-fenêtre, la fracturation de la porte-fenêtre.
Les agents dans ce PC ont acquitté en moins de 10 secondes, c'est-à-dire que ils ont constaté l'endroit sur le plan où se déclenchait l'alarme. Ils ont acquitté, ils ont fait la comparaison avec la vidéo euh et ils ont reçu ils ont commencé à recevoir les appels radio leur signalant l'événement. L'appel à la police au commissariat du premier arrondissement s'est fait à 9h35 33 secondes et après avoir raccroché le bouton Ramses a été activé.
Sécuritas, vous le disiez tout à l'heure, est intervenu. Il est armé. Le personnel sécuritas n'est pas armé, mais le personnel sécuritas est sur nos points de contrôle visiteur, donc sur nos entrées et sécurise également notre domaine, donc les espaces extérieurs. dans la mesure où un certain nombre de d'informations sont passées à la radio et que le personnel sécuritas dispose de ces radios, il a disposé de ces informations et ils ont dû donc eu le réflexe avec des agents d'intervention de d'un de mes services de surveillance de sortir sur le quai François Mitteran pour rejoindre le véhicule des malfaiteurs, ce qu' a les a mis en fuite.
D'accord. Donc, il n'y a aucun personnel armé euh aucune personne armée au sein du Louvre actuellement. Nous bénéficions du renfort d'équipe sentinelles, de la force sentinelle, mais euh il ne pénètre pas dans les espaces muséographiques armés en dehors de notre demande.
En l'occurrence, vu les délais, si on leur avait demandé, ça aurait été de toute façon beaucoup trop court. Ils n'auraient pas eu le temps de rejoindre le la le la galerie d'Apollon. Je ferme la porte tout de suite sur cette hypothèse.
Je me permets d'ailleurs de de revenir sur une de mes propositions partagées avec la ministre de la culture qui je crois porte va porter ce dossier avec conviction. C'est la création du commissariat d'une antenne de police au sein même du Loufre. Je pense que c'est une nécessité.
Je je le dis sincèrement au regard de l'importance de cet établissement du nombre de visiteurs qu'il reçoit. nos relations avec la la police sont excellentes. elle est d'ailleurs les policiers interviennent beaucoup sur notre domaine notamment avec les pic pocket un certain nombre de de fraudes aussi d'opération de fraude à billetterie qui est pas le sujet du jour mais c'est un vrai sujet au Louvre et je pense que nous devons intensifier cette relation avec la police et que je pense que la présence une fois de plus d'un commissariat au sein du Louvre serait de nature je pense à là encore à nous permettre d'intervenir avec plus d'efficacité cité et peut-être aussi avec une forme de dissuasion aussi beaucoup plus forte pour toute personne voulant s'en prendre au Louvre ou à ses collections.
Je crois que l'administrateur adjoint voulait revenir sur la question du retard parce que il a été posé. Oui, effectivement la la question de d'un retard dans dans le le déclenchement de nos plans et donc qui pourrait résulter d'arbitrage budgétaires qui aurait été fait en privilégiant d'autres opérations. Là aussi, il n'y a pas eu retard.
Il y a simplement le déploiement normal d'un projet d'une grande complexité qui est nécessité d'ailleurs que la direction de l'architecture de la maintenance et des jardins se réorganise car non seulement en fait nous étions en retard sur les équipements mais nous n'étions pas suffisamment bien armés en interne pour mener ce projet. Donc la direction a été renforcée avec des chefs de projet et il n'y a pas eu de retard en terme de budgétaire. Nous nous mettons les crédits au moment où nous savons que nous serons en capacité de les consommer.
Nous faisons des budgets initiaux et il est pour nous très important d'être en capacité de consommer les crédits que nous inscrivons aussi bien en autorisation d'engagement qu'en crédit de paiement. Et donc il n'y a pas de retard, il y a eu simplement effectivement le déploiement normal et naturel d'un projet extrêmement complexe qui qui mobilise en fait toute la maison. Je reviendrai plutôt aux questions des effectifs, monsieur le président, qui ont été bien sûr évoqués.
Donc tout d'abord, un petit point, l'organisation de la mission de surveillance est particulièrement complexe au Louvre. Elle associe des agents en situation très variées, fonctionnaires, emploi contractuel, emploi à temps complet ou à temps incomplet avec des quotités variantes de entre 10 et 70 %. Ce dispositif est nécessaire pour assurer la continuité du service notamment pour les weekends et en nocturne.
Je rappelle que nous avons deux ouvertures tardiv dans la dans la semaine, le mercredi et le vendredi. Cela impose de raisonner en équivalent temps plein travailler ETPT et non en personne physique. Ce décompte est technique mais c'est la seule façon pour faire des comparaisons solides.
À mon arrivée, la direction de l'accueil de la surveillance regroupit des équipes avec des métiers très différents. agent de billetterie concerne les caisses, la réservation, le contrôle des billets, des fonctions techniques comme le suivi des des logiciels ou des fonctions administratives. Mon projet stratégique dès 2022 était de recentrer cette direction sur son cœur de métier, à savoir la surveillance et la sûreté.
Je voyais bien que là était la question cruciale à nouveau. Si on regarde le strict périmètre de la surveillance et de la sûreté qui est au cœur des débats, la réduction des effectifs entre 2014 et 2024 est de 50 ETPT passant de 838 ETPT à 788 ETPT soit - 6 %. La baisse est réelle mais pas de l'ampleur annoncée par certains.
À mon arrivée en 2021, ces effectifs étaient donc de 747 ETPT. En 2024, ils sont de 788 ETPT. C'est donc mon action et notamment l'organisation d'un concours exceptionnel de recrutement avec le soutien du ministère de la culture qui a permis cette amélioration sensible de 5,5 %.
J'entends parler d'une baisse qui serait supérieure à 130 emplois équivalent temps en plein. Ce chiffre est en fait calculé sur tous les métiers de la filière accueil et surveillance. Or, comme je viens de le souligner, certains agents ont d'autres missions dans d'autres directions.
Cela concerne les agents de billetterie. une fois de plus, fonction technique, fonction administrative. Par ailleurs, euh les chiffres donnés actuellement par les syndicats s'arrête en 2023 et non en 2024, année de l'arrivée des agents recrutés par le concours exceptionnel que je viens d'évoquer.
J'ai donc bien fait une fois de plus de ma prior de de la sécurité et là du côté des effectifs une priorité. Merci infiniment. Allez, je vais prendre toutes les questions.
Bien sûr, je vous invite à les noter. Catherine Morin de Saill. Merci monsieur le président.
Madame la présidente, comme vous, nous sommes bien entendu sur le choc, nous vous sentons aussi meurtris et nous vous remercions pour la franchise de de vos réponses. Je crois pouvoir dire que je suis une des plus anciennes au sein de notre commission de la culture chers collègues une vingtaine d'années et que gouvernement après gouvernement ministre après ministre parce queils se sont succédés assez rapidement je dois dire ces quelques dernières années notre commission avec à chaque fois notre rapporteur dédié au crédit du patrimoine cherine Drexler euh c'est toujours attaché à défendre le patrimoine et surtout alerter sur la vétucité de celui-ci. les problèmes d'entretien et de sécurisation de celui-ci année après année, budget après budget et encore une fois gouvernement après gouvernement.
Ça à chaque fois été un combat pour le budget du du patrimoine. Il aura fallu attendre l'incendie de Notre-Dame pour réagir et qu'enfin qu'il y ait un plan de sécurisation des des cathédrales. Faut-il attendre qu'il y ait une telle catastrophe que ce cambriolage spectaculaire pour qu'enfin soit décrété un vaste plan de sécurisation bien entendu du Louvre, mais je pense aussi à tous nos musées à Paris et en région où se trouvent des connions inestimables ici et là.
Un récent cambriolage aussi dans un musée de province fait état de la fragilité euh de de du réseau des des musée. Donc ma question est est simple. Madame la la présidente, évidemment, il reviendra à la ministre de la culture de répondre à sa question, mais vous qui êtes une professionnelle qui avait présidé aussi au destiné d'autres musées auparavant, quel conseil immédiat, quel plan d'action immédiat pourriez-vous aider à définir pour que nous puissions nous attaquer à cette question qui est plus large en réalité, je pense que celle du Louvre, même si le Louvre aujourd'hui est au centre de toutes nos préoccupations, il faut bien le dire.
Donc ça c'est ma ma première question. Ma deuxième question relève sur le trafic des œuvres d'art. C'est un sujet aussi qui a occupé notre commission.
Nous avons rendu les travaux là-dessus suite au au trafic dit des antiquités égyptiennes. Quelle est la chance raisonnable qu'il y a aujourd'hui à pouvoir espérer récupérer certains éléments qui ont été dérobés ? Voilà.
Quel est l'état de voilà de de la réflexion à ce à ce stade, sachant que bien sûr toutes les autorités sont mobilisées avec les enquêteurs ici et là pour essayer de récupérer ce qui est récupérable. Pierre Ozouillas. Merci monsieur le président.
Merci madame la présidente pour la clarté, la loyauté de de votre propos. Moi, je voudrais vous remercier de de façon très très solennelle pour votre attachement au service public, à la façon dont dont vous le défendez, dont vous l'avez défendu dans toute votre carrière. Euh je je défends ici l'idée que les grandes institutions patrimoniales doivent être confiées à des personnes qui ont eu euh tout leur cursus au sein de l'institution patrimoniale.
C'est pas toujours le cas, je le regrette, mais en l'occurrence c'est votre votre cas et je mesure de façon très forte ce qu'est votre meurtrissure, votre votre blessure parce que pour un conservateur perdre des objets, c'est évidemment ce qui est ce qui est le plus terrible. Vous nous avez parlé, vous nous avez dit que les bâtiments avaient surperformé les équipes aussi depuis très longtemps parce que vous avez fait face à une augmentation presque déraisonnable de la fréquentation de ce musée sans que les moyens qui vous soient allés n'augmentent dans les mêmes proportions. Donc on arrive à un moment donné à un effet de de ciseau qui aujourd'hui se présente dans toute la crudité de de ce crime de ce crime horrible.
Vous l'avez évoqué dans une note confidentielle du 13 janvier 2025. Vous aviez ciblé tous les problèmes que que vous nous avez rappelés. Cette note a été envoyée à votre ministre de tutelle, madame Dat, mais je je crois comprendre de votre entretien qu'elle avait aussi été envoyée au président de la République à monsieur Macron.
Et ma question qui est sans aucune arrière-pensée, qui gère le dossier du plan Nouvelle Renaissance du Lou ? C'est le président de la République ou c'est la ministre de la culture ? D'où viennent les arbitrages ?
Ils sont donnés rue de Valois ou ou à ou à l'Élysée, pardon à Matignon, s'en doute pas, mais à l'Élysée plus probablement. Il y a une question de fond. Quand vous envoyez cette note confidentielle, qu'est-ce que vous avez comme retour de l'un et de l'autre ?
Ce qu'on aimerait bien savoir aujourd'hui, si ces 80 millions, ils viennent de crédits supplémentaires qui vous seront affectés dont pour l'instant on n' pas vu l'origine dans le budget ou si on vous demande de financer votre propre plan de remise à niveau sur vos fonds propres. Et je dois rappeler ici, mais mes collègues le savent, que vous avez eu la décision très courageuse de limiter le nombre de visiteurs par jour à 30000 parce que vous vous nous aviez dit ici lors de votre prise de fonction que au-delà c'était pas possible. Donc vous avez de vous-même limiter les moyens qu'auraient pu vous offrir une billetterie supplémentaire.
Donc j'en viens à ma question, c'est 80 millions. Est-ce que aujourd'hui vous avez la capacité de les trouver et à quelle échéance ? à partir euh de vos fours propres ou est-ce qu'il vous faut un budget supplémentaire ?
Et si c'est le cas, je le défondrai dans le cas de la discussion budgétaire. Madame le président, Monique de Marcot. Merci monsieur le président.
Euh madame la présidente directrice, aujourd'hui évidemment le monde entier s'étonne du cambriolage dont le Louvre a été victime. Pourtant, je pourrais dire, il fallait s'y attendre. En 15 ans, 200 emplois auraient été supprimés au lit ou l'ouvre à tel point que certaines salles ne sont plus accessibles, faute de personnel.
Je rappelle qu'en 2025, c'est 100 millions pour le patrimoine et les musées en moins dans le budget. Le Louvre aurait aussi perdu également 3 millions d'euros. Pour rappel, dans le prochain budget, c'est 200 millions en moins pour la culture.
Aussi, sans moyens humain et financier, nous ne pouvons plus préserver le patrimoine français à Paris, mais aussi en région. Je me permets de revenir sur les déclarations formulées lors de votre prise de fonction en septembre 2021. Alors que vous affirmiez vouloir rendre le Louvre plus serein et accessible au public français sans chercher la croissance infinie du nombre de visiteurs, comment justifier aujourd'hui un plan de plus de 800 millions d'euros transformant le musée en une hyper attraction touristique pouvant accueillir plus de 12 millions de visiteurs par an.
Le projet l'ouvre nouvelle renaissance avec ce projet d'ouverture sur la Samaritaine propriété de LVMH et le déplacement de la Joconte dans une salle souterraine sans la moindre étude préalable présente de nombreux risques techniques alors même que de nombreux travaux urgents de sécurisation du site et de rénovation sont en attente. Ce projet le Louvre nouvelle Renaissance s'inscrit-t-il encore dans une politique culturelle cohérente ? ou traduit-il désormais une volonté d'engager le Louvre dans une course à la rentabilité et à la privatisation.
Ce changement d'orientation relève-t-il de votre propre initiative ou s'inscrit-il dans une impulsion politique plus large portée par l'Élysée et Rachida Dati, ministre de la culture et également candidate à la mairie de Paris. C'est pour ça monsieur le président, mes chers collègues, je me joins à mon collègue Yan Chantel et je demande à notre commission d'auditionner Rachidati en tant que ministre de la culture pour faire toute la lumière sur la situation du Louvre et des investissements en cours comme ce projet Louvre nouvelle Renaissance mais également et j'y tiens sur la situation des 1200 musées en France dont certains fautes de financement sont dans l'obligation de restreindre leur entrée également de fermer des salles ou de fermer tout simplement. Emer Duox.
Merci monsieur le président. Madame la présidente. Responsable mais pas coupable.
Cela pourrait rappeler un sketch des inconnus. C'est en réalité le triste spectacle auquel nous assistons depuis dimanche. Tant tous ceux qui ont une responsabilité dans cette humiliation nationale et même internationale se lavent les mains des conséquences que l'honneur leur commanderait pourtant d'assumer.
Car en effet la liste des manquements graves qui ont conduit à ce fiasco est grande et soulève de nombreuses questions. Comment se fait-il qu'un monde de charge aussi volumineux a puisse se garer à contreesens de la circulation au vu de tous pendant 2 heures sur un trottoirant directement sur l'aile plus sensible du palais sans jamais être inquiété ? Cette question a d'ailleurs été posée sans vraiment de réponse.
Ce scénario de vol pourtant évident. Avait-il été déjà envisagé par la direction ? Et si oui, existe-t-il des traces écrites de ce travail qui auraient pu permettre à la dite direction de renforcer la sécurité des fenêtres aussi facilement accessible comme elles sont renforcées d'ailleurs au rez-de-chaussée.
Par ailleurs, le problème de formation du personnel se pose, même si vous y aviez apporté quelques précisions. Ce ne sont essentiellement que des agents de surveillance et pas de sécurité comme dans d'autres musées à l'étranger par exemple. Est-il donc prévu de former ou d'engager certains personnels capables d'intervenir en cas de vol et pas seulement de filmer en direct ?
Enfin, la question de la solidité du blindage des vitrines se pose. La direction du Louvre a défendu hier auprès de la FP, je cite, le progrès considérable en terme de sécurité des nouvelles vitrines. Pourtant, une simple disqueuse à 250 € a suffi à les détruire en quelques minutes.
Des tests de solidité avaient avaient-il été effectués ? au vu la valeur inestimable des pièces entreposées, ce qui semble là aussi évident. Si oui, existe-t-il des traces écrite de ces tests ?
Madame la présidente, au vu degré d'amateurisme qui règne dans cette triste affaire, le peuple français demande des comptes et il veut des responsables. Le premier nom qui vient à l'esprit des citoyens est le vôtre. Madame, vous avez d'ailleurs apparemment eu le même raisonnement en présentant votre démission qui a été refusée et je vous salue pour cette décision.
Le second nom qui nous vient à l'esprit est évidemment celui du ministre de la culture, madame Dat qui en a la responsabilité politique. J'espère que la décence la conduira à prendre la même décision. Je vous remercie.
Jacques merci président. Madame la présidente, vous avez dit tout à l'heure que c'était un drame et que les Français étaient choqués. Il y a pas que les Français, il a le monde entier qui est choqué et nous n'avons pas besoin de cela en France en ce moment.
Nous n'avons vraiment pas besoin de cela en France. Les journalistes de la presse étrangère se sont moqués de nous et et à juste titre. Je voudrais dire trois choses.
Tout d'abord, il y a beaucoup de musées qui ont été touchés, qui ont été cambriolés. Pourquoi n'avez-vous pas entendu la Cour des comptes ? J'ai entendu tout à l'heure que vous disiez, vous remettiez en question leur rapport mais néanmoins depuis 2004 en ce qui concerne tout ce qui est schéma électrique, il semblerait que les choses ne soient pas tout à fait terminées.
Je ne reviendrai pas sur sur la salle à manger, mais j'ai entendu que le département d'quité islam qui a été fait il y a peu de temps, il y a moins de 14 ans, avait été rénové et qui ne demandait pas véritablement une action particulière par rapport à cela. La galerie Richelieu, ça a été ça a été dit tout à l'heure, moins de 75 % en tout cas de caméras. Il y a vraiment une faillite périmétrique mais aussi une faillite à l'intérieur.
Vous dites avoir proposé votre démission à madame la ministre de la culture, avez-vous véritablement écrit une lettre de démission ? C'est une question importante et je souhaiterais que vous me répondiez par rapport à cela comme vous avez répondu aux autres questions parce que moi je m'interroge sur la surréaction du président de la République qui je ne sais où dit non ne démissionnez pas. Je n'ose croire que c'est un moyen de protéger ou la ministre de la culture ou le président de la République parce que derrière vous il y a la ministre de la culture et le président de la République.
Ça sera la ministre de la culture peut-être à ce moment-là pourquoi pas de débissionner parce qu'il y a eu manquement. Nous sommes en France et à un moment donné, il y a des responsabilités. Nous devons prendre nos responsabilités.
Je 3è point euh je pense à nos amis du Louvre d'Abou Dhabi qui chaque année donne au musée du Louvre 18 millions d'euros. Avec 18 millions d'euros, je pense qu'on aurait les moyens de pouvoir faire des choses tant au niveau de la sécurité, vous en faites mais sur d'autres choses aussi. Et lorsque vous dites que les agents vous avez moins d'agent mais vous nous avez expliqué fort bien tout à l'heure que ce ne sont pas les agents qui ont failli mais qu'il y a eu autre chose donc vous auriez eu plus d'agent çaurait rien changé madame.
Donc moi je pense que vous avez une responsabilité en tant que haut fonctionnaire et moi je vous demande solennellement de présenter une lettre de démission à la ministre de la culture parce que c'est un signal fort les militaires l'auraient fait les préfets l'auraient fait. C'est un signal fort que vous enverrez en tout cas à ceux qui défendent et qui aiment la République. Colombossell.
Merci monsieur le président. Madame la présidente, le cambriolage dont le musée du Louvre a été victime ce weekend a suscité à juste titre des de vives interrogations. Euh vous en entendez une partie aujourd'hui.
Comment tel événement a-t-il pu se produire dans le plus grand musée du monde et que l'on imaginait du coup et par conséquent être l'un des plus sécurisés du monde ? Nous savons et vos propos l'ont d'ailleurs confirmé que l'ensemble des équipes du Louvre ont effectué y effectué un travail remarquable souvent d'ailleurs dans des conditions qu'il dénoncent comme de plus en plus contraintes voir dégradé. Mais je reviens là-dessus, la question posée n'est pas uniquement celle du musée mais bien celle de l'État, de sa politique culturelle et des engagements pris et ou tenus.
Et Yann Chantrelle le rappelait à l'instant depuis des mois, les établissements publics sous-tutelles du ministère de la culture alertent sur la fragilisation de leurs moyens et le Louvre n'échappe pas à cette réalité. Vous en êtes d'ailleurs tout à fait consciente, madame la présidente, dans la mesure où vous avez en ce début d'année, on a vu dans la presse cette note du 13 janvier, fait parvenir à votre ministre de tutel. une note partiellement révélée qui faisait état d'un certain nombre de problèmes dont celui du sous-investissement aggravé par la croissance soutenue du nombre de visiteurs.
Et face à un incident de cette ampleur, la réaction de la ministre de la culture, madame Datine, ne peut pas se limiter à des déclarations à l'emporte-pièce, au dénigrement d'un rapport certes provisoire de la Cour des comptes ou à jouer à c'est la faute de tout le monde, sauf la mienne. Alors, je vais vous poser quelques questions extrêmement précises. Confirmez-vous, madame la présidente, qu'il n'est prévu de baisser pour 2026 la dotation budgétaire de du Louvre, dotation budgétaire de l'État, du ministère de la culture, de votre autorité de tutelle de 105,6 millions d'euros à 100,4 millions d'euros.
Pouvez-vous nous dire quelles ont été les réponses ou instructions apportées par votre autorité de tutelle, le ministère, la ministre de la culture, à votre note du 13 janvier ? Vous nous avez dit qu'il avait été demandé en conseil des ministres ce matin une accélération du plan de déploiement du schéma des équipements de sûreté du Louvre. Quels sont donc les engagements pris par votre autorité de tutelle, le ministère, la ministre de la culture en terme de crédit budgétaire puisque vous nous avez fait la liste et c'est monsieur qui l'a fait des différents impacts budgétaires sujet par sujet.
Quels engagements ont été pris, quel impact financier il y aura sur le budget 2026 si vous arrivez à accélérer euh ce schéma de déploiement. Et sur les autres budgets, quels sont les engagements pris par votre autorité de tutelle pour vous accompagner dans l'accélération de ces déploiements ? Agnè Siven, je remercie monsieur le président.
Merci à vous madame la présidente de vos réponses très éclairantes même si beaucoup de de réponses ont déjà été données des questions posées. Je voudrais d'abord revenir sur les dispositifs d'alarme qui vous dites lesquels vous dites ont fonctionné euh mais forcé de reconnaître que le plus grand musée du monde a été cambriolé en quelques minutes et donc c'est un échec. Vous l'avez vous-même reconnu madame la présidente.
Le ministre de l'intérieur l'a reconnu également. Mais on ne peut pas dire aux français que dans une telle faillite, il n'y a aucune responsabilité. En effet, on ne peut pas donner au français l'impression que personne n'est responsable de la protection des œuvres et dans ce cas précis de la sécurité euh du Louvre.
Donc, j'aimerais savoir quelles leçons vous en tirez et notamment en terme de de mesures de protection de notre patrimoine. Et j'ai deux questions précises. La première concernant la caméra extérieure qui ne ciblait pas en fait le balcon menant à la galerie à Polon, sinon l'alerte aurait été donnée.
Les voleurs le savaient-il et d'après vous avaient-ils été informés ? Une question également en tant qu'élu de Paris. Euh il semble que certaines caméras euh extérieures n'aient jamais pu euh être installé, faute d'autorisation municipale.
Confirmez-vous que la ville de Paris a refuser ou retarder des dispositifs de sécurisation autour du Livre, notamment euh du Louvre, pardon, notamment sur lesqua les accès de services ou les zones de monte charge et dans ce contexte, avez-vous alerté la mairie de Paris sur ses vulnérabilités ou demander son concours pour sécuriser les abords du musée. Je vous remercie. Anillon.
Merci monsieur le président. Merci madame la présidente et vous madame monsieur pour être venu devant devant la commission. Merci pour la sincérité de vos réponses et pour votre engagement.
Quatre malfaiteurs, un but inestimable. H bijoux, un déroulement rapide d'une simplicité déconcertante, une émotion nationale légitime, une incompréhension partagée. Vous êtes meurtri et on le comprend, nous le sommes également.
Un point positif quand même qui n'a été que peu évoqué. aucun personnel, aucune aucun visiteur blessé, aucune victime. C'est quand même un point on peut se réjouir.
Voilà. Donc je voulais quand même insister là-dessus. Je voudrais aussi à l'écoute de différentes interventions euh partager avec vous ce sentiment que oui, les attaques personnelles ne sont pas les bienvenus et le casque du Louvre n'est pas n'a pas être l'otage des municipales à Paris non plus et des attaques personnelles dont vous faites l'objet ou dont certains ont pu évoquer aussi le nom de la ministre tout à l'heure.
Le système de sécurité a été mis en cause. Alors, j'ai quelques questions et la remarque évidemment, moi je m'étonne comme tous mes collègues, qu'un mond de charge installé pendant plus d'une heure puisse se garer en contesens sur un trottoir. Ça veut dire qu'il fait demi-tour au nombre de caméras qu'il y a à Paris.
On peut s'étonner quand même que personne n' réagi euh queles que soient les personnes qui auraient pu réagir à cela puisque dès qu'on laisse une voiture en stationnement à un endroit où on ne doit pas y être, on reçoit euh une amende très rapidement. Euh je reviens aussi sur un événement qui a été relaté il y a un un mois, le 13 septembre 2025, un incident sur la porte-fenêtre donnant sur la scène de la galerie Apollon aurait été signalé. Un défaut provoquait des déclenchements intempestifs d'alarme.
À la suite de cet incident, l'alarme aurait été désactivée. Pouvez-vous le confirmer ? La porte-fenêtre a-t-elle été réparée ?
L'alarme remise en route ? Si j'en crois les premiers éléments de vos réponses, a priori, oui, mais c'est quand même assez troublant. Euh, une deuxième question, mais je vais intervention très courte, monsieur le président, puisque de nombreux collègues se sont exprimés avant.
Euh, il a été question de la vitrine sécurisée. Il y avait auparavant des vitrines à vérin selon les informations que j'ai qui à chaque dès dès qu'on s'en approchait, qu'on la touchait, en réalité, elle permettait d'être tout de suite enfermée dans un espèce de coffre. Cela semblait être un dispositif extrêmement efficace.
Pouvez-vous nous confirmer que ces vitrines àin ou pas d'ailleurs he nous confirmer ou pas que ces vitrines àin aurait permis euh au cas du du siècle du Louvre d'échouer ? Je vous remercie madame la présidente et peut-être puisqu'il a été question tout à l'heure d'armes, est-ce qu'il dans la réflexion de la sécurité est-ce qu'il est question de d'armer des personnels au sein du Lou pour la surveillance ? J'imagine changera premier.
Oui. Allez, on continue. Changer premier.
Merci monsieur le président. Merci madame la présidente de participer à cette audition avec clarté, précision et parfois émotion. Je ne reviens pas sur la siddération qui nous a tous frappé ici.
Je ne reviens pas non plus sur la sécurité du Louvre, mais reconnaissez cependant qu'on peut être troublé par les extraits qui circulent déjà d'un prochain rapport de la Cour des comptes indiquant que les montants engagés pour la sécurité sont de faible ampleur au regard des besoins estimés. Pour ma part, mon propos va au-delà du Louvre, car je crois que au-delà de cette attaque, le casque du Louvre pose à mon avis la question plus large de la réorientation de notre politique nationale d'investissement pour le patrimoine, musée et monument historique. En cette période de dizaide budgétaire durable, je pense qu'il faut privilégier l'entretien courant sur les grands projets d'investissement et l'entretien courant englobe la question de la sécurité.
C'est d'ailleurs l'avis du rapport sénatorial de contrôle budgétaire du centre des monuments nationaux par la commission des finances le 18 septembre 2024. Ce rapport préconisé de privilégier les dépenses d'entretien sur les grands investissements. Ces grands investissements, nous les connaissons.
C'était récemment, je mets bien sûr à part totalement Notre Dame. La cité internationale de Viller Côer 234 millions qui a doublé par rapport au montant initial. le musée des sacs à reince pour 36 millions.
Le projet, vous l'avez signalé du Louvre Nouvelle Renaissance et lui estimé à 800 millions d'euros. Mais dans le même temps, comment oublier que le CMN évalue à 270 millions les travaux d'entretien courant pour les 110 monuments historiques dont il a la charge, mais il ne dispose que de 25 millions d'euros montant d'ailleurs diminué quand l'État lui en a confié la responsabilité avec des urgences signalées importantes et qui sont pas des moindres. le Panthéon, les tours de la Rochelle, le Mont Saint-Michel, les remparts de Carcasson, le château d'IF, la Sainte Chapelle.
Ma conviction est donc aujourd'hui qu'il faut mettre l'accent sur l'entretien hélas moins médiatique que les grands projets, mais aussi apprendre peut-être à faire moins cher. Ce sera le propos que je tiendrai également à madame la ministre de la culture lors d'une prochaine audition de notre commission. Merci.
Merci. Et enfin le président Patria. Merci.
C'est pas vraiment une question je voudrais poser. Merci monsieur le président. Madame la présidente, merci d'être avec nous aujourd'hui.
Je veux dire que je suis un peu choqué des attaques personnelles dont vous faites l'objet à ne paraître ni bienvenue, ni justifié, ni être à la hauteur du problème qui nous occupe aujourd'hui. Alors, il y a le temps de l'émotion, il y a le temps de la compassion et puis il y a le temps de la manipulation, des accusations, des bouquissaires et des mises en cause. facile, c'est habituel dans ce pays comme si des drames comme celui-là, il y en avait pas toujours eu et il y en aura pas d'autres comme il y a dans d'autres pays.
Le pays le plus grand matière de sécurité n'a pas empêché que son président soit assassiné même à plusieurs reprises. Je dis comme tel parce que c'est facile aujourd'hui de chercher des bouquissaires. Il faut chercher les responsabilités mais ces responsabilités bien entendu elles doivent servir pour éclairer l'avenir pour faire en sorte que les erreurs qui ont pu être commises ou les manquements qui ont pu être commis soient réparés.
Non, tout s'est pas bien passé. Mais si si mon cher collègue a les moyens d'éviter demain une France tout à fait où il n'y aura plus de drame, plus d'insécurité, plus d'accidents, plus de vol, plus rien, je lui souhaite bon courage. Il peut toujours donner des leçons, j'attends qu'on puisse le faire.
Non mais là mon problème n'est pas d'attaquer ce que les propos des autres. Pour dire en l'occurrence, c'est vrai, le ministre de l'intérieur a dit nous avons failli. Vous l'avez reconnu vous-même.
Bien sûr, tout n'a pas été fait. Tout n'a pas été fait. des mesures n'ont pas été prises.
Ça arrive dans bien les domaines aujourd'hui. Il y a des responsabilités. Vous les assumez, vous donnez votre démission.
Je suis assez admiratif de cette décision. Je ne vois pas d'ailleurs en quoi la décision de madame Dati pourrait changer quelque chose au problème de la sécurité du Louvre aujourd'hui compte tenu qu'elle a commandé un rapport et que ce rapport avec l'engagement du prépublique permettait de faire ses travaux. Ce que je regrette moi et ma seule au-delà des au-delà des remarques qui ont pu être faites, mais mon seul regret, c'est que ça traduit aussi la lenteur de l'application des décisions dans notre pays.
Et le problème des marchés publics sur lequels nous devrions revenir, monsieur le président, ici fait qu'il y a une telle lenteur, une telle complexité de teles obè de tel obstacles que cela si s'il y avait moins de difficultés, moins de lenteur, moins de norme, moins de de difficultés par ailleurs, je pense que les travaux auraient pu avancer ou des mesures auraient pu être prises plus rapidement. Voilà, c'est un constat que je fais là. J'ai pas d'accusation à porter.
Moi je ne suis pas fou qui est un ville, je suis là pour essayer de trouver des solutions pour l'avenir et pas forcément des responsables pour le passé. Merci. Moi j'ai une dernière question à à ajouter.
Vous l'avez évoqué tout à l'heure. Quel est l'état de la couronne de Ah, pardon Michel Logier ? Alors je je pose ma question juste une petite question.
Tu vous connais, c'est direct et c'est tout à fait pragmatique. Madame présidente, merci pour vos propos. Euh on a beaucoup parlé de cette affaire-là, euh ce qui se passait à l'intérieur du musée, un petit peu de ce qui passait à l'extérieur.
Pour bien comprendre les choses, j'aimerais connaître le périmé des responsabilités à l'extérieur du musée. C'est-à-dire ce qui dépend du musée, ce qui dépend de la prcture de police et ce qui dépend de la ville de Paris. Et donc, je rajoute ma question.
Quel est l'état de la couronne de l'impératrice génie qui a été abandonné par les malfaiteurs ? Et puis peut-être un un éclairage aussi parce que vous avez évoqué les les investissements en vidéo euh ces dernières années. Combien de de caméras à l'intérieur euh du Louvre fonctionne ?
Euh beaucoup de questions. Euh alors là encore une petite prudence sur les informations trop précises concernant la sécurité du Louvre. Une fois de plus, nous tenons à votre disposition les éléments plus précis.
Je ne vais pas évidemment ici dévoiler toute l'architecture de sécurité du Louvre, ce serait plus que mal venu. Je vais peut-être commencer par quelques questions un tout petit peu pratiques qui ont lieu qui avaient attrait à la fenêtre de la galerie Apollon. La question des vitrines qui avaient été implanté en en 2019.
Alors, je commence par la la fenêtre de la galerie d'Apollon. La porte-fenêtre donnant sur le balcon a fait l'objet d'une restauration et d'un renforcement lors des travaux de restauration que j'ai évoqué tout à l'heure de la galerie d'Apollon euh qui donc avait été inauguré, complètement restauré le 27 novembre 2004 sous la maîtrise de d'œuvre de l'architecte en chef des monuments historiques. La la la fenêtre porte donc des vitrages stadip anti-fraction.
C'est un verre de Saint-Gobin de 10 mm d'épaisseur. Elle a cette fenêtre a été dotée d'un système de fermeture et deiage électrique avec deux points de condamnation, un point bas et un point haut en remplacement des précédents systèmes de fermeture historique tig de verrou qui ont été maintenus seulement à titre décoratif et dans le cadre du monument historique. Il a été mentionné un incident qui a effectivement survenu le 13 septembre 2025.
Les réapparations ont été réalisées et les contacts de porte, tout comme le verrouillage des ouvrants en point haut et en point bas était parfaitement opérationnel dimanche dernier, donc le 19 octobre 2025 au moment de de l'intrusion. Euh j'en viens au aux vitrines de le puisqu'il a été fait mention donc d'un euh de vitrines anciennes de qui présentaient donc les joyaux de la couronne. Euh nous réaffirmons que les vitrines installées en décembre 2019 représentaient donc un progrès considérable en terme de sécurité tant le degré d'obsolescence des anciens équipements était avéré et aurait mené sans remplacement à returer les œuvres de la vue du public.
Jusque dans les années 1980. Les joyaux moins conséquent aujourd'hui puisqu'il y a eu beaucoup d'achats du musée dans les années 1985-2010 tenait dans une seule vitrine fonctionnement de la façon suivante. À la fermeture du musée, le plateau descendait dans un coffre fort et deux volets se refermaient.
Le lever et la descente étaient automatique via une horloge minuterie réglée sur les heures d'ouverture du musée. Ce système ancien datant des années 1950 posait des questions de sécurité y compris pour la conservation des œuvres. puisqu'en s'abaissant, le plateau créé des vibrations qui ont causé des accidents à certaines des œuvres.
Un nouveau mécanisme a donc été créé au début des années 1980. Il y a donc en fait trois générations de vitrines si je m'exprimer ainsi. Il fonctionnait par un système de vérin permettant à des volets latéraux de monter et descendre là encore selon un système de minutie lié aux horaires d'ouverture du musée.
Cet équipement était devenu inopérant et obsolète avec des phénomènes de blocage dans la descente des volets latéraux et plusieurs accidents ont été déplorés mettant là encore en danger les œuvres. En outre, si une descente des volets latéraux était possible hors minute, elle ne pouvait se faire que manuellement par un agent qui en avait l'autorité, en l'occurrence les conservateurs le conservateur en charge via l'ouverture du bas de la vitrine avec clé et code et jamais en aucun cas de matière de manière automatique par simple action d'un bouton en casin d'urgence ou d'alerte. Donc au terme d'études lancées en 2014, trois nouvelles vitrines de haute joyaerie présentant toutes les garantie nécessaire et non plus une seule vitrine ont été commandé permettant de présenter donc l'ensemble de ces pièces et c'est donc deux de ces vitrines qui ont été attaquées et ce qui est très frappant lorsque l'on est sur place c'est qu'en fait les verres ne n'ont pas été brisés ils ont été fendus et en fait les voleurs ont passer leurs mains, mais le verre a résisté et on voit bien que ce sont des victimes de très haute qualité mais qui là encore répondait à un type d'action euh c'était l'idée d'une attaque par arme qui était en tête en 2019 et non pas les matériaux lourds qui ont été utilisés utilisés par pour le le drame de de dimanche dernier.
Je peux peut-être là aussi passer la parole à à Dominique sur un certain nombre de de précisions sur la question des du stationnement du véhicule puisque à plusieurs reprises cette question a est revenue. Je pense que c'est important Dominique vous reprécisiez les choses. Je pense je vais commencer par répondre à la question de monsieur qui qui est en fait absolument déterminante quant à notre compétence en matière de vidéoprotection sur ces espaces.
Euh cet axe est un axe qui relève de la préfecture de police de Paris. Euh au regard de la législation et de la réglementation qui concerne la vidéo protection, même avec nos des caméras Nec plus ultra, même avec une couverture parfaite, nous sommes tenus de respecter cette réglementation. Cette réglementation nous limite sur l'emprise de notre vidéo protection.
Par conséquent, le stationnement, je rappelle que le quai François Mitérin est un quai qui est large. Le stationnement pendant plusieurs heures de l'autre côté du qu François Mitéran, c'est une analyse que nous ne serions pas en droit de faire. Voilà.
Je je précise également parce que c'est une question qui a été posée que l'établissement public du musée du Louvre, établissement public administratif sous tutelle du ministère de la culture rendez compte dépose son dossier relatif à sa vidéoprotection le met à jour régulièrement et donc rendez compte aux autorités en l'occurrence la préfecture de police sur sa vidéo protection et non l'inverse c'est-à-dire est-ce qu'il y a une demande auprès de la préfecture de police d'installer des des caméras. Est-ce qu'il y a eu une demande faite par le Louvre et un refus parce que si on comprend bien, il y a pas de caméra. Est-ce qu' est-ce qu'il y a eu une demande du Louvre sur une installation de caméra ?
Sur cet axe, je n'ai pas de je n'ai pas de d'information qui vont qui va dans ce sens. En revanche, sur d'autres espaces, nous avons eu des échanges prolifiques avec la préfecture de police qui ont mené à l'installation de caméra, donc à l'intérieur sur le domaine, notamment sur le jardin du carousel. Absolument.
Notamment notamment dans le cadre des Jeux Olympiques et des dispositifs de sécurité qui ont été mis en place à cette occasion. Je peux également parler de l'armement des agents. Les agents de la direction de l'accueil des public et de la surveillance du musée du Louvre sont des agents qui relèvent du code du patrimoine.
Ils ne relèvent pas du code de la sécurité intérieure. La possibilité d'armement de ces agents n'est pas envisageable. Euh le sujet de du recours à une sécurité privée armée est un tout autre sujet.
Je j'opterai davantage, je pense davantage vers la la proposition qui est faite par madame la présidente de l'établissement public du musée du Louvre de s'appuyer sur des renforts d'effectifs de police. Je me permettrai donc de revenir sur le projet l'ouvre nouvelle renaissance qui a été évoqué à plusieurs reprises pour essayer de resynthétiser la nature de ce projet. Là encore, il parle de constat constats que que j'ai pu porter dès mon arrivée à partir de de septembre 2021 et qui se sont affinés quant à l'état d'obsolescence et et de dégradation d'obsolescence des équipements techniques, de dégradation du bâtiment et des problèmes structurels d'accueil du public.
Euh je rappelle que euh la pyramide qui est un geste évidemment magnifique euh qui euh décidé dans le cadre du projet du Grand Louvre euh a été euh conçu pour accueillir 4 millions de visiteurs par an. C'était et en 1989, on pensait qu'onait pas ce chiffre. C'est un c'est une autre Europe.
Nous sommes quelques mois l'inauguration à quelques mois de la chute du mur de Berlin. Donc c'est vraiment une autre époque. Et le principe c'est le principe d'une entrée unique pour l'ensemble du Louvre.
Si vous venez aujourd'hui au Louvre et que vous voulez aller admirer les poussins en partant de la pyramide, c'est à peu près 25 minutes et en ne vous trompant pas parce que notre signal éthique n'est pas toujours d'une clarté absolue. Et là encore je plaide coupable. Donc euh euh donc si vous voulez, nous partons de problèmes structurels extrêmement important qui font qu'un établissement à un moment est dépassé par son succès et sa fréquentation.
C'est la réalité touristique du monde d'aujourd'hui. On peut la nier mais elle s'impose à nous. Et il faut aussi ne pas vivre ce succès du Louvre, cette attractivité du Louvre qui est absolument qui ne se dément pas au fil du temps.
Il faut le vivre comme une chance pour le Louvre, pour les le le patrimoine français, pour l'attractivité de notre pays. Donc le problème ça n'est pas d'accueillir 10 millions de visiteurs. Ce qu'a fait le Louvre à de années de de suite, c'est de mal les accueillir et aujourd'hui c'est exactement ce qui se passe au Louvre.
Et donc si vous voulez l'ensemble de ces constats avec un Louvre en quelque sorte congestionné sous la pyramide, je n'ai pas besoin d'insister, vous avez tous vu les les les fils d'attente, le congestionnement de même si on attend en fait finalement pas si longtemps que ça. Enfin, c'est quand même un une entrée extrêmement resserrée. Je n'insiste pas non plus sur la présentation de la Jocomte dans la salle des États.
La salle des États, c'est la plus grande salle muséographiquement parlant du Lou 700 m² qui présente une collection admirable de peintures vénitienne auquel le public jette à peine un regard parce que on est obsédé de l'état d'avancement de progression dans la queue pour pouvoir accéder quelques secondes, ce qui est évidemment un élément de frustration devant cette admirable chef-d'œuvre des Léonard. Je rappelle que le Louvre est le seul musée au monde qui concerne cinq matures de Léonard et et la Jocon en fait bien sûr partie. L'ensemble de ces éléments et je pourrais bien sûr détailler beaucoup plus beaucoup plus fortement le le projet et aussi quelque chose qui me tient profondément à cœur qui est l'esprit de ce projet.
L'esprit de ce projet, c'est de sauver le Louvre de deux pièges. Le piège d'une fréquentation, j'allais dire purement touristique. Je nous sommes tous touristes à nos heures et bien sûr, mais d'une fréquentation qui ne serait plus que cette cet objet alors qu'il est un objet, il est un lieu profondément au cœur de notre histoire et au cœur de nos valeurs, celle de la transmission d'un patrimoine et celle aussi d'un certain rapport au monde qui s'accompagne d'un certain nombre de valeurs qui sont celles de la reconnaissance de l'égalité des cultures et des civilisations.
Je parle de la vocation universelle du Loup. Elle est au cœur de son fondement sous la révolution française et elle est au cœur, je pense, de notre arere monde aujourd'hui. Elle fait la distinction de la France dans son approche du patrimoine et de la culture.
Le Louvre, ça n'est pas simplement la Joconde, c'est neuf départements de conservation. Et j'ai pu, grâce à la décision du ministère de la culture et du président de la République, en créer le 9e, celui dédié au département des arts de Byzance et des chrétientés en Orient, qui ouvrira donc ses portes dans 2 ans avec d'ailleurs un ensemble de rénovation dont la présentation des arts de l'Islam et de Rome parce que pour la première fois nous font dialoguer ces grands phénomènes civilisationnels qui ont occupé les mêmes territoires dans l'histoire du monde. Et donc ça n'est plus une un récit de cloisonnement mais c'est un récit de lien et de et c'est un récit global qui se se met là encore en place.
Je pense que cette question de la vocation universelle est importante parce qu'il faut que le visiteur de demain qui aura l'occasion de pouvoir rentrer par la pyramide ou par une entrée qui sera créée du côté de la Colonade pourra accéder rapidement aux qualitions qu'il souhaitent voir et pourra surtout circuler avec aisance dans l'ensemble des départements du Louvre et pouvoir voir la beauté, la diversité de ce collection. Alors qu'aujourd'hui nous vivons des phénomènes de concentration absolument euh terribles que je viens de mentionner et des déserts aussi de fréquentation, des départements, des salles qui sont incroyablement peu fréquentées. Il faut faire respirer le Louvre dans l'entièreté de ce bâtiment magnifique.
C'est le seul musée au monde qui présente une architecture qui s'écrit sur 8 siècles avec une beauté architecturale admirable, des décors admirables et des collections non moins admirables. C'est exceptionnel et ça c'est au cœur du projet Lou Nouvelle Renaissance et d'offrir ce récit complet, cette mise en valeur du patrimoine. Le projet de la nouvelle entrée mettra en valeur la colonnade que nous devons à Péro, le brin et le veau de manière admirable.
C'est un des grands chefs de l'architecture classique française comme la façade de l'Exco à la Renaissance comme le Louvre médiéval. C'est ce sont voilà, je veux dire le louvre, c'est une alchimie extraordinairement complexe et c'est bien ça qui est au cœur du projet Nouvelle Renaissance, c'est de redonner à nos concitoyens le goût du Louvre, la facilité du Louvre avec une mission de service public qui est celle de doubler l'accueil des collégiens. Euh le cap que nous a fixé le le président de la République, c'est qu'une classe, une tranche d'âge de collégiens et tous eu l'occasion dans leur scalarité de venir fréquenter les collections du Louvre.
Je n'ai pas besoin d'insister devant vous, mesdames et messieurs qui représentez notre pays l'importance de cette fréquentation dans un récit commun, dans un lieu de cohésion. C'est ça la grande mission du Louvre. Je dois en tant que présidente directrice, je me dois d'avoir une vision qui permet de concilier la fréquentation de tous nos visiteurs étrangers.
Le monde entier vient à Paris pour le Louvre et veut l'admirer. Mais je me dois aussi de transmettre ce patrimoine et de donner accès à nos concitoyens et de renforcer et de d'ailleurs d'augmenter la fréquentation de proximité, la popation parisienne, francilienne et de tous nos concitoyens. Donc c'est c'est vraiment ça le cœur du projet nouvelle renaissance et pour le réaliser évidemment la la rénovation des infrastructures est absolument essentielle et là encore il ne s'agit pas si nous ne faisons que réparer les infrastructures techniques, mais nous butterons sur les mêmes problèmes.
Nous buterons sur les mêmes problèmes. Et croyez-moi, tous mes prédécesseurs que j'ai amplement consulté dans la réflexion autour de ce projet vous diront qu'on a réfléchi 25 fois un nouvel emplacement de la de la Jocomte, que certains d'ailleurs se sont avérés complètement déficients. On a été obligé de corriger immédiatement les décisions.
Il faut un espace aussi dédié à la Joconde et vous le savez, le concours a été lancé en juin dernier. Les cinq agences qui candidat enfin qui vont proposer des projets ont été retenus et annoncés il y a quelques jours. Ce sont cinq des plus grandes agences mondiales, des plus grands talents contemporains alliés d'ailleurs étrangers alliés à des agences françaises et qui donneront ce nouveau chapitre dans l'histoire du Louf. sur le financement de ce projet.
Je je voudrais que nous revenions à puisque la question a été posée et c'est une question évidemment très importante. Euh il y a deux points, deux aspects, le financement des schémas directeurs et nous sommes au cœur des questions qui qui nous qui nous réunissent aujourd'hui et le schéma des nouveaux espaces. Je vais peut-être passer la parole à l'administrateur général adjoint qui va vous détailler cette question. sur la question des schémas techniques, deux décisions ont été prises.
Tout d'abord, le ministère de la culture nous a informé, c'est la ministre de la culture qui nous a annoncé qu'il y aurait une subvention annuelle sur plusieurs années de 10 millions d'euros qui s'ajouterait aux subventions versées par l'État permettant de lancer ces chemins directeurs. C'est sur cette base là d'ailleurs que nous allons pouvoir engager les deux schémas, le schéma directeur des équipements électriques et le schéma directeur des équipement de sûreté. À ces 10 millions s'ajoute également la mesure de tarification différenciée qui a été également annoncée par madame la ministre.
Cette tarification différenciée s'appliquera aux visiteurs qui donc qui sont dont les résidence est extérieure à l'espace économique européen et ça appliquera à partir de la mi-janvier 2026. Donc toutes les équipes se sont mobilisées depuis le mois de depuis l'annonce de cette mesure pour arriver à la mettre en place, à la mettre eff à la rendre effectif dans maintenant quelques semaines. Cette mesure devrait nous rapporter, ce sont encore des estimations, environ 20 millions d'euros par an supplémentaire.
Nous sommes encore en train de discuter d'affermir le la question du montant de cette surterrification dans le cadre de notre prépar dans notre cadre de notre préparation budgétaire. Pour 2026, nous n'avons pour l'instant pas eu de notification de notre dotation aussi bien en fonctionnement qu'en investissement. Aucun est arrivé.
Donc nous sommes en train de préparer notre budget sur la base d'estimation. Mais le ministère nous a annoncé des informations maintenant euh maintenant qui seront rapides sur les schémas et sur l'état général et sur les schémas que nous allons mener sur le plan technique. Un point est très important, c'est l'ensemble des schémas que nous allons mener.
Nous avons parlé du schéma directeur des équipements de sûreté, c'est une montante de 80 millions, mais nous avons également mené un certain nombre d'autres d'autres schémas très importants. Et je rejoins un un point très important puisque j'ai on a également lu dans la presse que nous avions beaucoup traîné dans le cadre du schéma de désenfumage. On dit que ce schéma n'est toujours pas fini.
Effectivement, il n'est toujours pas fini. Il reste la tranche de Napoléon. Une tranche très importante puisque cette tranche représente 11 millions d'euros.
Cette tranche n'a pas été lancée non pas parce que nous avons traîné, mais tout simplement parce que la maîtrise d'œuvre quand elle a commencé à faire ses études de maîtrise d'œuvre s'est rendu compte que les documents dont nous dont nous disposions et que nous avons mis à sa disposition ne correspondaiit pas aux ouvrages exécutés visibles sur place. Donc toutes les équipes de la direction d'architecture, la maintenance et des jardins a dû retravailler avec le maître d'œuvre pour remettre tout à plat. C'est cela qui explique effectivement que ce schéma ne soit pas actuellement terminé.
On on annonçait à notre arrivée à Laurence Descart et moi-même que ce schéma allait être lancé début 2022. Et effectivement, nous avons pris du retard. Mais ça ce n'est pas du retard parce que nous avons fait des arbitrages budgétaires défavorables.
C'est simplement parce que il faut que le maître d'œuvre puisse faire ses travaux et et avoir un plan très précis. les circulations mécanisées qui sont un point si important pour nos visiteurs dans un musée où en fait les les les les les niveaux se comptent en dizaine. Les niveaux les niveaux en terme d'étage sont comp enant dizaine puisque nous sommes dans des viux palais, il y a des marches partout 3 4 5 marches.
Or ça c'est un point extrêmement pénible pour l'accessibilité de de nos visiteurs. Nous avons 46 ascenseurs, il y a euh 32 escalateurs, 31 élévateurs. Je j'arrête la liste ici.
On pourrait continuer. Tous ces schémas là vont représenter un coût de 8 millions. La prochaine opération que nous allons lancer est une opération qui sera assez spectaculaire puisque c'est le remplacement des escalators qui se situe dans l' Richelieu, les grands escalators de côté nord qui sont si magnifiques.
Cette opération va être extrêmement complexe à mener. Nous allons devoir amener des escalateurs par morceau parce que voilà la taille de ces de ces équipements qui sont tous qui sont tous sans exception hors norme. Nous n'avons pas un seul équipement standard où l'ouvre parce que par définition c'est une création et nous n'avons que des équipements spécifiques.
Il faut donc à chaque fois avoir des équipements spécifiques et tout cela cela un coût très important. Un point également sur les réseaux de sprinklage qui sont si importants pour la conservation de nos œuvres. Ce ce et qui est une obligation réglementaire.
Ce plan de rénovation du sprinklage va représenter un coût de 7 millions. Il est inutile d'insister sur la nécessité en particulier dans dans toutes dans dans les réserves que nous avons encore où il y a des œuvres. Je pense en particulier aux réserves des arts graphiques où nous avons là des trésors, nous avons une collection absolument inestimable.
Le réseau de de sprinklage est évidemment on va l'adapter d'ailleurs mais c'est une question vraiment absolument standard centrale pardon. Enfin, des choses beaucoup plus triviales sur l'aile de la du bord de l'eau où se situent les bureaux de la conservation, une partie des bureaux de la conservation, nous devons intégralement refaire le dispositif de chauffage, ventilation, climatisation. Nous en avons pour plus de 1 million.
Donc c'est un petit un petit point très technique mais qui illustre en fait l'ampleur du sujet. Si on essaie de se redonner plus d'ampleur sur les vrais enjeux, nous allons travailler sur un plan climat. Et à ce plan climat en fait, il va représenter deux choses.
Il va représenter l'adaptation du bâtiment et il va représenter également l'adaptation de nos équipement techniques. L'adaptation de nos du bâtiment, c'est tout d'abord travailler sur nos huisseries, sur nos verrières, sur nos toitures. Nous avons mandaté François Châtillon, l'architecte en chef du monument historique qui d'ailleurs travaillera également sur l'aspect monument historique du projet L'ouvre nouvelle Renaissance pour faire un recensement exhaustif des huisseries.
On l'a on on l'a mé. Nous disposions d'un premier état patrimonial fait par le précédent architecteur chef des monumements historiques. Nous nous l'avons remise à jour et c'est sur cette base que nous allons pouvoir ensuite travailler sur les équipements de chauffage, ventilation, acclimatisation.
Nous devons là également refaire l'intégralité des dispositifs et je peux vous annoncer également que nous travaillons sur des questions de géothermie pour travailler dans le cadre d'un plan climat. On comprend bien, on va peut-être pas tout détailler le le plan. La question était surtout, est-ce que sur 2026, compte tenu de ce qui s'est passé, vous avez besoin de crédit supplémentaire pour accélérer, c'est le terme qui a été utilisé, je crois, en conseil des ministres, pour accélérer la mise en œuvre du plan sécurité.
Alors, le plan sécurité est en cours de d'analyse. Nous allons le notifier euh comme on l'a dit tout à l'heure, fin en toute fin d'année ou au pire au tout début d'année 2026. Nous avons travailler avec la maîtrise d'œuvre et avec les sociétés qui vont être chargées de le mettre en œuvre pour voir si effectivement nous pouvons accélérer la mise en œuvre et en particulier sur la question des caméras de surveillance en périmétrie puisque nous voyons bien que c'est le sujet le plus important. peut-être revenir maintenant sur des questions qui ont été posées sur le le les objets.
Alors, monsieur le sénateur, vous vouliez donc sur la couronne de l'impératrice Eugénie qui a été retrouvée donc au pied du bâtiment. Elle a été effectivement assez endommagée, pas par la chute, mais probablement par l'extraction de la vitrine. Et là encore, je reviens sur le fait que les verrs en fait ont particulièrement bien résisté et c'est bien parce que les ouvertures étaient en fait très limitées pratiquées par les par les voleurs que les objets et particulièrement la couronne a été en fait écrasée au moment de la sortie de la vitrine.
Donc le département des objets d'art a pu récupérer puisque le l'objet avait été saisi par la police judiciaire, il a été récupéré hier par le département des objets d'art et donc avec des premiers constats qui laissent entendre que une restauration délicate mais est possible même s'il faut évidemment être encore assez prudent. C'est un premier constat d'état mais c'est effectivement l'objet l'objet qui peut être sauvé évidemment de de cette catastrophe. Madame la sénatrice, vous aviez évoqué la la question du trafic d'œuvre d'art.
Vous me permettez de dire que le Louvre est extrêmement engagé dans ce domaine. J'en donne pour exemple dans le cadre de la création du nouveau département de donc des arts de Byzance et des chrétienés en Orient. Euh tout le trafic par exemple des icônes euh liées notamment à la guerre en Ukraine et suivi de très près.
Euh nous avons d'ailleurs nous accueillons actuellement dans nos réserves euh un certain nombre d'œuvres euh donc euh de nos confrères du musée Hanenko de KIF à la suite d'une opération euh donc d'évacuation de chef-dœuvre. Le Louvre a une réserve, vous le savez, très importante à Liin à côté du Louvre Lance qui a le statut de réserve refuge et qui peut donc accueillir des œuvres dans des conditions. Voilà.
Lorsque les conflits ou les catastrophes naturelles sont évidemment créés des désordres en matière patrimoniale, nous sommes très impliqués aussi en Irak, au Liban. Enfin, je je passe cette l'action internationale du Louve est extrêmement extrêmement riche. Je pense que là, il faudrait d'ailleurs interroger sur ces questions l'OCBC, hein, qui est en première ligne et et qui fait, vous le savez, preuve d'une immense compétence dans ces domaines et avec lesquels nous travaillons quotidiennement.
Mais ce que je peux vous dire, c'est que j'ai renforcé euh les équipes de conservation euh en matière de provenance et d'étude évidemment euh pour l'ensemble des collections du Louvre, que ce soit dans un regard rétrospectif ou dans de possibles nouvelles acquisitions. Euh voilà ce que je voulais vous dire. Est-ce que j'ai je le nombre de vidéos qui fonctionne.
Alors euh là encore, monsieur le président, je me permettrai de vous réserver ces chiffres pas publiquement. Je préférerais que nous partagions ces données de façon plus discrète. Monsieur, j'ai présenté ma démission à la ministre de la culture qui l'a refusé.
Je ne peux pas être plus clair sur le sujet. Bien madame la présidente, madame et messieurs, merci pour ces éclairages qui je crois étaient absolument nécessaires. Vous ont permis de de vous exprimer et pour nous tous aussi de mieux comprendre un certain nombre de réalités.
On on retient que euh pour reprendre vos termes, c'est un échec et et dont il faudra tirer toutes les enseignements et bien sûr prendre les mesures nécessaires. Merci madame la présidente. Merci monsieur le président et merci mesdames et messieurs pour votre vos questions et votre accueil.
Laurent Lafon