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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 17 juin 2022 26 min

Canicule, déplacement d'Emmanuel Macron en Ukraine, second tour des élections législatives... Le "8h30 franceinfo" de Yannick Jadot

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Locuteur 4

Bonjour Yannick Jadot. Bonjour. Jamais la France n'avait connu un épisode de canicule aussi tôt dans l'année de mémoire de Météo France. Il va faire plus de 40 degrés sur une partie du pays aujourd'hui. Est-ce que vous faites de cet épisode de chaleur un argument électoral pour le vote de dimanche ?

0:19
Locuteur 5

Ça devrait être un argument électoral. Parce que ce qui se joue avec le dérèglement climatique, ce sont des conditions même d'existence. Et que les politiques publiques peuvent à la fois lutter contre le dérèglement climatique et faire en sorte qu'on s'y adapte parce qu'il y a déjà du dérèglement climatique. Et pourtant vous avez vu comme nous... Donc ça devrait être un enjeu majeur de ce débat. Vous avez vu comme nous qu'au premier tour des législatives,

0:42
Locuteur 4

les jeunes qui sont a priori les plus concernés par ce qui va arriver dans les années qui viennent, sont restés à la maison à 70%.

0:47
Locuteur 5

Écoutez, j'espère qu'ils vont se déplacer. Nos candidates et nos candidats essayent justement d'aller vers cette population pour dire ce qui se joue, c'est notre avenir collectif, mais c'est surtout le vôtre parce que vous êtes plus jeunes. Ce qui se joue... Vous savez, j'étais hier en Bretagne. On commence à former les sapeurs-pompiers de Bretagne au feu de forêt. Au feu de forêt en Bretagne. On a de la canicule partout.

Et d'ailleurs s'il y a un message, alors vous n'arrêtez pas de le faire sur votre antenne, mais si vous connaissez quelqu'un dans votre immeuble, dans votre quartier, dans votre village, qui est un peu vulnérable, en difficulté, qui peut avoir un problème de santé, prenez du temps pour vous renseigner, pour aller les voir, pour être sûr que tout va bien. Mais là, on a un enjeu majeur. C'est un, l'urgence absolue. Enfin, lutter contre le dérèglement climatique, réduire nos émissions de gaz à effet de serre, sortir du carbone, sortir des engrais azotés, c'est essentiel. Et puis on a un deuxième enjeu. C'est évidemment aujourd'hui.

On a pris du retard sur la lutte contre le dérèglement climatique. Mais on a pris aussi du retard sur notre adaptation au dérèglement climatique. Nos villes, nos maisons, nos logements, nos infrastructures, notre agriculture n'est absolument pas préparée. Et je vous disais hier que j'étais en Bretagne. Il y a deux jours, j'étais en Charente-Maritime avec des paysans. Et bien c'est la catastrophe. La sécheresse, c'est la catastrophe. Donc agir, agir, agir. On sait le faire. On peut le faire. Mais pour ça, c'est vrai. Il faut changer de majorité dimanche.

2:24
Locuteur 6

Il fait chaud, Yannick Jadot. Le réflexe, c'est d'allumer la clim. L'Italie a voté une loi pour limiter l'usage de la clim dans les bâtiments qui accueillent du public. Est-ce qu'il faut le faire aussi en France ?

2:33
Locuteur 5

Il faut effectivement réduire nos consommations. Il faut évidemment protéger les uns et les autres. Sur la base du volontariat ou en allant plus loin ? Écoutez, aujourd'hui, y compris, c'est lié à notre capacité à fournir de l'électricité. Vous savez qu'on a la moitié...

2:50
Locuteur 4

La clim, si on ne fait rien, la moitié de toute l'électricité de la planète servira simplement à les alimenter.

2:55
Locuteur 5

Vous avez parfaitement raison. Mais c'est quoi le sujet ? Il y a deux sujets. Il y a le sujet de court terme. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait en fonction de notre capacité de production d'électricité ? Vous savez que la moitié de notre parc nucléaire est down. La moitié de notre parc nucléaire est fermée. J'étais, il y a trois jours, pour vous dire à quel point je suis sur le terrain, à Civeau. La dernière centrale nucléaire française, la plus récente, elle est fermée pour des problèmes de corrosion. Il y a des contrôles. Mais surtout, il y a la Vienne qui est censée refroidir la centrale. La Vienne a baissé de 30% son débit depuis dix ans.

Nos centrales nucléaires ne peuvent pas faire face aux dérèglements climatiques, aux canicules et aux sécheresses.

3:35
Locuteur 6

Là, en ce moment, on importe de l'électricité. Qu'est-ce qu'on fait pour la clim ?

3:38
Locuteur 5

Il faut faire attention, évidemment, à la clim. Il faut qu'il y ait de la clim dans les endroits où il y a des populations fragiles. Mais l'enjeu absolu, absolu, absolu, et à chaque matinale, je pense chez vous, je le répète, c'est nos bâtiments. Alors à chaque fois, vous me dites, d'une certaine façon, c'est pas l'urgence. Comment on fait demain ? Mais depuis le temps qu'on dit à quel point il faut adapter nos logements, il faut adapter nos infrastructures, il faut adapter nos villes, le logement, si on rénove nos logements et nos maisons, c'est moins de factures d'énergie l'hiver. Et c'est moins de chaleur l'été.

C'est des dizaines, des centaines de milliers d'emplois et c'est notre indépendance à vie de la Russie. C'est le chantier absolument prioritaire pour les Français,

4:24
Locuteur 4

notamment les plus vulnérables et les plus fragiles. Yannick, vous avez signé il y a quelques jours avec la majorité du Parlement européen un texte qui interdit la vente de voitures à moteur thermique à partir de 2035. Or, dans l'accord de la NUP, c'est-à-dire la coalition que vous soutenez aux législatives, il est prévu de ramener le prix des carburants à 1,40€, là où vous, pendant la campagne présidentielle, vous disiez 1,80€. 1,80€, vous êtes à l'aise avec ça ? 1,40€ qui fait que ce n'est pas tout à fait un chiffre qui va inciter les Français qu'ils peuvent à prendre plutôt les transports en commun, par exemple. C'est le bon chiffre.

4:54
Locuteur 5

Mais il y a aussi des mesures sur les transports en commun. Regardez ce que vient de faire l'Allemagne. Vous vous souvenez ? Moi, j'avais porté dans cette période l'idée qu'on avait des transports publics gratuits pour permettre aux personnes... Écoutez, moi, là, aujourd'hui... C'est la vôtre ou pas ? On a un enjeu de pouvoir d'achat. Mais je ne fais pas le lien entre les deux mesures. Vous avez une nécessité absolue de sortir des véhicules thermiques pour la pollution de l'air, pour, évidemment, lutter contre le dérèglement climatique et nos industriels ont la capacité d'innover et de maintenir les emplois sur nos territoires autour de cette grande conversion industrielle.

C'est prévu dans l'accord de soutenir cette conversion industrielle. Aujourd'hui, on a autre chose qui est la question du pouvoir d'achat. Vous vous souvenez ? Y compris sur votre plateau, j'avais défendu la TIPP flottante. Au fond, c'est la même logique. C'est qu'à un moment donné, il faut se donner les moyens que les prix des carburants n'explosent pas parce que ce sont les plus fragiles, ce sont les plus vulnérables, ceux qui ont le plus de difficultés à se déplacer et sont pénalisés.

6:02
Locuteur 6

Mais là où l'ANU propose de bloquer les prix à 1,40€, la majorité, le gouvernement, lui propose un dispositif plus ciblé sur les gros rouleurs. Est-ce que ça, ça ne va pas plus dans votre ligne ?

6:12
Locuteur 5

Il faut réfléchir à tous les dispositifs parce qu'en fait, moi, je ne veux pas qu'il y ait de l'argent public qui aille subventionner des familles ou des personnes, des automobilistes, qui considèrent qu'ils peuvent avoir un gros SUV, rouler en ville alors qu'il y a des transports publics et tout ça. C'est le cas, Yannick Jadot, c'est le cas avec la ristourne actuelle de 18 centimes, ce sera encore plus le cas à 1,40€. Mais on a pour des millions et des millions de Françaises et de Français aujourd'hui une réduction dramatique du pouvoir d'achat. J'étais à Poitiers il y a trois jours dans le quartier des Couronneries, qui est un quartier avec pas mal de difficultés sociales.

Je peux vous dire que quand vous discutez avec les habitantes et les habitants, c'est effectivement à la moitié du mois où on commence à compter très sérieusement qu'est-ce qu'on va sacrifier. Et l'idée qu'il y a un panier de produits de consommation, dont l'énergie, dont une partie de l'alimentation, où les prix sont bloqués, où les prix sont encadrés, pour y compris éviter cette angoisse absolue, qui n'est pas simplement une angoisse de comment je vais nourrir mes enfants, comment je vais me nourrir, comment je vais me chauffer, comment je vais me déplacer, mais la prévisibilité.

7:29
Locuteur 6

Donc OK pour les aliments, mais pas forcément pour l'essence.

7:33
Locuteur 5

Mais si, aujourd'hui, il faut contrôler, vous savez, je l'ai dit sur votre plateau, il faut au niveau européen recontrôler les prix du gaz, de l'électricité. On a les problèmes sur les produits alimentaires. Vous savez, pendant des décennies dans le monde, on a encadré les prix des produits agricoles, à la fois au niveau européen, avec la politique agricole commune, et au niveau international, il y avait des accords de produits pour éviter les fluctuations, la spéculation. Eh bien, c'était du bon sens. Est-ce qu'il ne faut pas revenir à de l'organisation, de la régulation des produits essentiels ? C'est une évidence aujourd'hui. Yannick Jadot,

8:09
Locuteur 4

vous restez avec nous. 8h41, le fil info, William Gagosta.

8:12
Locuteur 3

C'est le degré le plus élevé du plan national canicule. Alerte rouge déclenchée dans 12 départements cet après-midi pour des chaleurs étouffantes. Ça concerne par exemple le Tarn ou encore les Deux-Sèvres. Alerte orange cette fois dans 15 autres départements, la moitié ouest touchée de l'Île-et-Vilaine jusqu'à l'Aude. Pour exporter les céréales ukrainiennes, une solution proposée par Emmanuel Macron, les transporter via la mer Noire est impossible. Nous travaillons donc à une autre voie en passant par la Roumanie, explique Emmanuel Macron, le président de la République qui était en visite hier à Kiev. La Hongrie ne veut pas d'un impôt minimal européen sur les grandes entreprises.

Il s'appliquera à toutes les grandes sociétés dans l'Union, opposition à un accord entre les États membres. Et puis ce soir, première demi-finale du top 14 en rugby, match à Nice entre le tenant du titre Toulouse et le castre olympique club arrivé premier de la saison régulière. régulière. Une rencontre à suivre en direct à partir de 20h45.

9:13
Locuteur 1

France Info

9:14
Locuteur 2

Le 8.30 France Info Salia Brakia

9:18
Locuteur 4

Marc Fauvel Yannick Jadot, il y a quatre mois vous aviez dit qu'Emmanuel Macron devait en tant que président de l'Union Européenne se rendre en Ukraine pour y organiser un sommet européen. Vous êtes satisfait ce matin ? Vous l'applaudissez pour ce qu'il a fait hier ?

9:30
Locuteur 5

C'était bien d'y aller. Bien sûr, c'était bien d'y aller notamment avec Olaf Scholz et Draghi parce que ce sont les trois grandes puissances économiques et un peu politiques évidemment de l'Union Européenne.

9:44
Locuteur 4

Vous ne le critiquerez pas sur le timing comme l'ont fait certains ?

9:47
Locuteur 5

Ah bon, si. Alors attendez, c'était bien d'y aller ou pas ? Non, c'était bien d'y aller mais c'est dommage que ça soit si tard. Le problème, si vous voulez, la difficulté dans laquelle on est et on voit bien l'accueil parfois mitigé des Ukrainiens par rapport à cette visite c'est qu'à la fois cette démarche elle est bonne mais on aurait aimé que c'est la première depuis la guerre depuis la guerre qui a été déclenchée. Il a eu trois fois vous le décrivez avec le téléphone. Vous savez combien de nombreux dirigeants européens se sont déplacés notamment quand on a découvert les atrocités les massacres autour de Boucha des charniers ailleurs.

Et là, à ce moment-là le président de la République ce qui a terriblement choqué les Ukrainiens avait dit écoutez, ce n'est pas le bon moment ce n'est pas le bon moment d'être en empathie en compassion et en action contre la Russie et aujourd'hui il fait ça et vous savez qu'il le fait y compris pour essayer de purger ses déclarations sur attention il ne faut pas humilier Poutine et la Russie quand vous avez un pays qui selon de nombreux juristes internationaux pratique aujourd'hui un génocide en Ukraine la question n'est pas l'humiliation de Poutine ou de la Russie la question c'est le soutien inconditionnel à l'Ukraine et ça passerait normalement aussi on l'attend toujours par un embargo complet sur le gaz et sur le pétrole on en a besoin pour soutenir pour arrêter Poutine n'a jamais fait autant d'argent sur nos importations de gaz il ne s'est jamais autant enrichi avec nous sur les importations de gaz et là aussi désolé mais le président de la République a une ambiguïté

11:32
Locuteur 4

sur ce sujet on entend vos critiques contre Emmanuel Macron Yannick Jadot pour savoir qui nous parle ce matin est-ce que vous maintenez également ça ne m'avait pas échappé les critiques que vous aviez émises contre Jean-Luc Mélenchon sur l'Ukraine vous aviez dit qu'il avait capitulé devant Vladimir Poutine qu'il avait été trop complaisant avec lui est-ce que vous les maintenez ces critiques ? Non, moi je ne renie rien

11:51
Locuteur 5

de ce que j'ai pu dire et de ce que je pense de la situation en Ukraine de notre importance de soutenir y compris militairement l'Ukraine qui résiste à une invasion avec des atrocités absolues et je ne retire rien sur le fait que dans la classe politique française particulièrement d'ailleurs comme dans la classe politique allemande il y a eu beaucoup trop et on continue à avoir beaucoup trop de complaisance vis-à-vis de Poutine mais ça reste un sujet

12:18
Locuteur 4

de désaccord malgré l'alliance mais ça reste un sujet

12:20
Locuteur 5

de désaccord si vous voulez si je suis là ce matin aussi c'est pour vous dire que même si on n'est pas mélenchoniste il faut aller voter dimanche pour les candidats de cette coalition

12:35
Locuteur 4

vous l'êtes vous mélenchoniste

12:36
Locuteur 5

non je ne suis pas mélenchoniste ça ne vous a pas échappé

12:38
Locuteur 4

je ne suis pas mélenchoniste on ne vous a pas beaucoup vu pendant la campagne c'est pour ça que je pose la question alors Marc Fauvel

12:44
Locuteur 5

hier j'étais à Lorient on ne vous a pas je rectifie on ne vous a pas vu dans les médias Marc Fauvel vous m'avez posé une question Salia Braclia a fait son introduction à 8h en disant Jadot a totalement disparu j'étais hier à Lorient West France le Télégramme j'ai fait toute la région Ouest il y avait même des France Bleue qui font partie de votre maison vous êtes sur le terrain les Soir 3 les France 3 vous avez mis la campagne c'est assez extraordinaire pendant cette campagne vous avez raison attendez attendez j'ai fait une vingtaine de déplacements sur le terrain vous êtes allé j'ai parlé à toute la presse locale mais pour la presse parisienne quand vous n'êtes pas à Paris

13:22
Locuteur 6

vous dites la presse nationale

13:23
Locuteur 5

non non quand vous êtes non mais parce que c'est un peu la presse parisienne pardonnez moi quand vous êtes sûr en région vous êtes invisible quand vous parlez à la presse régionale

13:33
Locuteur 4

vous êtes silencieux je vous accorde je vous accorde le point et ça l'y a enchaîné parce qu'on ne va pas passer toute l'interview là-dessus

13:39
Locuteur 6

non juste parce que vous insistez sur le fait que vous étiez en déplacement pendant tout ce temps-là bien sûr et au Parlement européen

13:45
Locuteur 4

on avance

13:47
Locuteur 5

on a avancé sur la taxe carbone aux frontières on se bat pour le climat on se bat contre le travail forcé notamment des Ouïghours je peux vous dire qu'en ce moment la planification écologique c'est au niveau européen et on est très actifs vous avez dit il y a un instant je ne suis pas devenu Mélenchoniste

14:01
Locuteur 4

non je ne suis pas Mélenchoniste est-ce que vous souhaitez tout de même qu'il soit Premier Ministre non on va redire oui ou non non on va redire ce qu'est dimanche le vote c'est dans l'accord électoral entre les Verts et les Insoumises Jean-Luc Mélenchon

14:15
Locuteur 5

quel est l'enjeu dimanche Marc Fauvel il n'y a pas de bulletin Jean-Luc Mélenchon non attendez attendez laissez-moi une minute dimanche ce qui se joue c'est est-ce qu'on lutte pour le climat est-ce qu'on lutte pour la justice sociale est-ce qu'on change ce mode de scrutin totalement abominable ce qui fait que l'élection présidentielle et les élections législatives deviennent totalement dingues les gens ne s'y retrouvent plus

14:40
Locuteur 6

c'est ça le sujet

14:41
Locuteur 5

et quand je me déplace il n'y a pas de bulletin Jean-Luc Mélenchon ici c'est Stéphane Ravaclet ici c'est Lisa Bellucot ici c'est Damien Girard il est sur les affiches des candidats vous l'avez vu partout où je vais je vais pour qu'il y ait une nouvelle majorité à l'Assemblée nationale parce que je sais ce qu'est l'inaction climatique de cette majorité je sais ce que sont les inégalités et les injustices que porte cette majorité je veux une autre majorité et ce que je veux dire aux électrices et aux électeurs et notamment les électrices et les électeurs écologistes c'est que même si on n'est pas mélenchoniste et je ne suis pas mélenchoniste et je sais la place que prend Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui dans les médias et bien il faut s'organiser il faut se mobiliser il faut se déplacer dans les médias

15:35
Locuteur 6

ou à la tête de la gauche est-ce que c'est lui aujourd'hui le chef de la gauche

15:38
Locuteur 5

mais il est il est celui qui porte cette campagne incontestablement parce que le système de la présidentielle a fait que c'est lui qui porte cette campagne mais parce que l'accord aussi que vous avez signé

15:49
Locuteur 6

que votre formation politique a signé avec les insoumis dit que c'est lui le chef Mme Braclia

15:53
Locuteur 5

Mme Braclia moi je suis parlementariste nous défendons l'idée que l'Assemblée nationale doit être le coeur du pouvoir l'Assemblée nationale ce sont des députés et devant lesquels un gouvernement et un premier ministre doit rendre des comptes on ne va pas élire dimanche un président de la république bis c'est ça on ne va pas élire un premier ministre je veux dire qu'au regard des enjeux même si on a des réticences vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon ce qui se joue c'est l'élection de femmes et d'hommes qui ont sur le terrain à coeur de remettre des services publics j'étais à l'hôpital de Lorient hier ils sont en panique par rapport à la canicule et ils se sentent humiliés par ce gouvernement j'étais avec des paysannes et des paysans des chefs d'entreprise partout il y a une angoisse absolue du quinquennat qui vient et je veux dire à quel point voter pour cette coalition c'est permettre une politique qui remettra la France sur le chemin de la bienveillance de la solidarité

17:02
Locuteur 4

et de l'action climatique d'un mot vous gagnez les élections vous avez la majorité dimanche soir Jean-Luc Mélenchon arrive à Matignon Emmanuel Macron le nomme vous êtes son ministre ou pas mais c'est pas mais le sujet Jadot

17:12
Locuteur 5

on s'en fout totalement moi ça m'intéresse c'est moi moi aussi non mais ce que je veux dire c'est que

17:19
Locuteur 4

vous n'irez pas dans un gouvernement où Jean-Luc Mélenchon serait à Matignon mais le sujet du gouvernement il est postérieur à dimanche Jean-Luc Mélenchon a fait toute sa campagne là dessus Yannick Jadot en disant mais je sais mais je reconnais

17:31
Locuteur 5

vous savez je sais pas pour vous quel bilan vous faites de ça incontestablement la stratégie de communication de Jean-Luc Mélenchon ça me correspond pas totalement parce que je suis parlementariste et je veux que ce soit qu'on parle plus de la majorité à l'Assemblée nationale que d'une seule et même personne mais reconnaissons collectivement que d'une certaine façon je pourrais dire vulgairement il a intéressé la partie il a créé un enjeu non mais il a dramatisé l'enjeu des législatives qui auraient pu totalement passer à là parce qu'on a un président de la république dont on aurait pu penser que l'absence de campagne pour la présidentielle était simplement une logique tactique on a surtout un président de la république qui est totalement sec politiquement qui a plus rien à raconter à notre pays qui ne porte plus aucun projet donc il a intéressé la partie et reconnaissons que cette stratégie de personnalisation a créé une tension un enjeu tout le monde s'intéresse aux législatives en tout cas j'espère plus que ce qui est prévu y compris en termes de participation mais je le dis aussi ce qui se joue dimanche c'est l'élection de députés qui vont mettre au coeur du prochain quinquennat et il y a des urgences absolues le climat la justice sociale la démocratie et s'il devait par exemple y avoir une des premières mesures c'est qu'on passe à la proportionnelle parce que tout ça tout ce dont on parle le vote utile et la présidentielle moi la présidentielle les gens qui sont venus me voir après qui m'ont dit écoutez j'aurais bien aimé voter pour vous mais en fait j'ai voté Mélenchon parce que je voulais pas de Le Pen au second tour mais si ça avait été Macron-Mélenchon j'aurais voté Macron enfin vous vous rendez compte ça devient totalement débile y'a plus que les gens qui réfléchissent à des stratégies à douze bandes qui vont voter donc ne serait-ce que si on remet de la démocratie dans notre pays ce sera un vote utile donc mobilisez-vous déplacez-vous votez pour les candidats de la coalition NUPS et puis même si parfois si vous adorez Jean-Luc Mélenchon c'est réglé et même si parfois vous avez des difficultés ce qui est important comme c'est votre cas ce qui est important ce sont les députés qui seront élus à l'Assemblée nationale qui définiront les politiques et les écologistes seront peut-être

19:35
Locuteur 4

le groupe le plus important de leur histoire grâce à cet accord imposé par Jean-Luc Mélenchon conclut par Jean-Luc Mélenchon 8h52 le fil info William Guay-Costa on poursuit dans un instant avec vous Yannick Jadot qui n'est donc pas devenu mélenchoniste depuis un mois

19:49
Locuteur 3

Les 30 degrés vont être franchis aujourd'hui dans tous les départements de France métropolitaine selon les prévisions de Météo France vagues de chaleur avec par endroits plus de 40 degrés le ministère de l'éducation nationale qui autorise exceptionnellement ses écoliers et ses collégiens à ne pas aller en cours dans les 12 départements en vigilance rouge seules les activités physiques de faible intensité sont autorisées pour ceux qui iront tout de même en classe un périmètre de sécurité mis en place depuis 6 heures ce matin autour du Pont 9 à Paris pour les besoins d'une opération judiciaire une reconstitution là où deux hommes ont été tués par balle le 24 avril par un policier armé d'un fusil d'assaut lors d'un contrôle routier le soir du second tour de la présidentielle Emmanuel Macron aura-t-il une majorité dimanche soir ?

Ce n'est pas sûr selon notre sondage Ipsos Soprasteria pour France Info et France Télévisions la Macronie qui obtiendrait entre 265 et 305 sièges la majorité est fixée à 289 députés la NUP elle remporterait entre 140 et 180 sièges

20:46
Locuteur 1

France Info

20:50
Locuteur 2

Le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

20:55
Locuteur 6

Yannick Jadot dans les circonscriptions où la NUP est absente au second tour en cas de duel RN ensemble ou en cas de duel ensemble LR que faites-vous vous ?

21:07
Locuteur 5

Écoutez en cas de duel ensemble LR chacun peut aller profiter de la fraîcheur parce qu'au fond maintenant aujourd'hui il raconte absolument la même chose

21:17
Locuteur 6

donc pour moi

21:18
Locuteur 5

non j'appelle pas je pense qu'on n'est pas intéressé au fond deux sensibilités de la droite et LR ensemble sachant qu'au fond ils passent tous de l'un à l'autre aujourd'hui c'est pas notre sujet en revanche quand il y a le rassemblement national moi je ne bouge pas d'un iota je me déplace et je vote pour le candidat qui me permet d'éliminer l'extrême droite

21:40
Locuteur 4

c'est-à-dire un vrai front républicain

21:42
Locuteur 5

le front républicain vous le savez quand le soir du premier tour de l'élection présidentielle j'étais un des premiers mais sans ambiguïté à dire prenez un bulletin Emmanuel Macron pour éliminer Marine Le Pen et quand j'entends aujourd'hui la majorité en place y compris le président de la république qui nous doit son élection qui nous doit son élection godillé sur en fait c'est que des extrêmes ça dit à quel point le vide politique de ce président de la république l'absence

22:14
Locuteur 6

pas une voix au RN du côté de la majorité

22:16
Locuteur 5

oui ils ont traîné parce qu'au début vous le savez vous entendiez la porte-parole du gouvernement vous entendiez Gabriel Attal vous entendiez Dupond-Moretti en disant c'est le cas par cas c'est pareil vous vous rendez compte qu'ils sont à ce point vides politiquement qu'il leur faut toujours dire que l'adversaire c'est un extrême pour éviter de parler du fond

22:37
Locuteur 6

et vous entendez ce qu'ils disent ils disent pas chez les écologiques c'est pas chez les socialistes mais chez les insoumis il y a des anti-républicains des ennemis de la république

22:45
Locuteur 5

ça n'existe pas pour vous ?

mais non écoutez arrêtez il faut être un peu sérieux franchement y compris ceux qui viennent du parti socialiste qui ont parfois été en même parti politique que les insoumis dont certains viennent du parti socialiste nous expliquer que maintenant c'est pas mieux que l'extrême droite c'est choquant vous savez ça conduit à banaliser l'extrême droite jour après jour et il faut sortir de cette banalisation et surtout il faut parler des préoccupations des français la seule campagne du président de la république et de sa majorité c'est de disqualifier l'adversaire c'est l'invective c'est l'insulte c'est pas la hauteur de ce que vivent les français et des défis climatiques que nous vivons aujourd'hui

23:25
Locuteur 4

un dernier mot Yannick Jadot si Emmanuel Macron n'a pas de majorité absolue dimanche qui lui manque 5, 10, 15 ou 20 députés les députés écologistes pourraient-ils lui servir de force d'appoint je précise ma question sous forme d'un contrat de coalition à l'allemande en imposant par exemple certaines mesures écologistes écoutez s'il devait y avoir une mesure

23:45
Locuteur 5

y compris je pense qu'il pourrait faire une coalition très large très large des partis politiques c'est le climat c'est de dire alors c'est évidemment le climat l'urgence mais c'est de dire au fond vous savez le président ne peut pas dissoudre l'Assemblée avant un an d'accord donc il dit moi on met en place la proportionnelle et dans un an on dissout et on retourne aux urnes pour avoir des majorités qui se construisent comme les grandes démocraties et en attendant est-ce que vous pouvez faire un contrat de gouvernement avec lui écoutez aujourd'hui c'est impossible c'est le président de l'inaction climatique vous savez au niveau européen

24:19
Locuteur 4

vous aurez les moyens d'imposer ce que vous voulez c'est une coalition c'est ce qui se passe en Allemagne des partis parfaitement

24:24
Locuteur 5

au niveau européen dont vous savez c'est mon engagement très fort on a voté dans les dix derniers jours la majorité a fait des alliances avec la droite avec les lobbies y compris avec l'extrême droite pour vider l'ambition européenne sur le climat vous aussi ces derniers temps on parle du climat il y a eu des votes entre la droite et les écologistes on parle sur la taxe carbone sur la taxe carbone mais attendez qu'est-ce qui s'est passé sur la taxe carbone pourquoi je lance ça à 8h58 les élus de la majorité avec la droite du parlement européen ils ont voté avec l'extrême droite toutes les mesures qui réduisaient notre ambition climatique et à la fin ils s'étonnent que la gauche les socialistes et les écologistes votent contre l'accord pourri

25:13
Locuteur 6

et l'extrême droite et l'extrême droite

25:14
Locuteur 5

et l'extrême droite et l'extrême droite parce que l'extrême droite est climato-sceptique donc ils ne veulent rien faire mais si la droite n'avait pas réduit l'ambition sur le climat il y aurait eu un accord au niveau européen donc ce que je veux dire c'est que si on veut s'attaquer au climat si on veut s'attaquer au pouvoir d'achat si on veut s'attaquer à notre économie si on veut s'attaquer à la démocratie et bien dimanche il n'y a qu'un seul vote c'est le vote de cette coalition de gauche et écologiste et puis donnant l'espoir à notre pays

25:44
Locuteur 4

Merci Yannick Jadot invité ce matin de France Info bonne journée à vous

Canicule, déplacement d'Emmanuel Macron en Ukraine, second tour des élections législatives... Le "8h30 franceinfo" de Yannick Jadot — Yannick Jadot · Pourquijevote