Jean-Luc Mélenchon : "On peut se demander s'il veut une victoire dans la rue" (Eric Revel)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:39Fait
« Si la journée avait été aussi cataclysmique que la semaine dernière, je pense que là la question d'une présidentielle anticipée aurait été posée. »
- 3:17Chiffre
« on est presque à 1000 interpellations. Évidemment ce chiffre va augmenter quand on consolidera les données. »
- 5:43Fait
« En 1991, il a publié un livre qui s'appelait À la conquête du chaos, 1991, À la conquête du chaos. »
Temps de parole
- ?100 %
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Europe 1 soir 18h 20h Hélène Rouet Toujours avec [musique] mes débatteurs Jean-Michel Salavator chroniqueur politique et communiquant ainsi qu'Eric Revel journaliste, nous revenons évidemment sur cette journée très critique cette journée sous haute tension du 24 octobre. Laurent Nunez est en train de s'exprimer le ministre de l'Intérieur. Jean-Michel Salavator moi ce qui me fascine toujours avec ce gouvernement, c'est que si ça s'est bien passé aujourd'hui, c'est forcément évidemment grâce à l'État, c'est parce qu'ils sont bien anticiper la chose et cetera bien sûr, c'est grâce à eux. Alors qu'en réalité, c'est aussi et surtout parce que l'ultra-gauche, les Black Blocks et les pilleurs de la semaine dernière ne sont pas mobilisés. Oui, mais il faut quand même reconnaître
que là à la fois Laurent Nunez et Emmanuel Macron jouaient très très gros. Ah oui. Si la journée avait été aussi cataclysmique que la semaine dernière, je pense que là la question d'une présidentielle anticipée aurait été posée. Donc je pense que d'une certaine façon ce soir, ils sont assez soulagés même si ça n'est pas terminé. Alors c'est vrai que Laurent Nunez se précipite pour expliquer pas terminé et on n'a pas toutes les infos non plus. C'est-à-dire qu'il y a aussi peut-être des commerçants qui ont été touchés, il y a peut-être des personnes qui ont été blessées et ça c'est des choses qu'on apprendra demain. Exactement. Donc ils peuvent être soulagés et c'est vrai que globalement les choses se sont bien passées. Les manifestations à Orléans par exemple, se
sont quand même bien passées et ça c'est un point positif. Dans les grandes villes, même s'il y a eu des des cortèges non autorisés, bon les choses se sont en gros bien passées. Mais moi je dirais que une fois qu'on a dit ça, pour le gouvernement, ben les problèmes continuent parce que malgré tout vous avez eu entre 400000 et 800000 personnes qui ont défilé dans les rues de France. Alors il y a des lycéens mais il y a aussi beaucoup de Français qui ont défilé pour le pouvoir [raclement de gorge] d'achat et ça ce sont des sujets qui restent pendants et là le gouvernement va être obligé de trouver des solutions. Honnêtement, 400000 à 800000 personnes qui défilent un samedi, c'est considérable, c'est pas une manifestation comme ça et le sujet ne va pas se régler en soufflant dessus.
D'ailleurs Sébastien Lecornu doit recevoir dès lundi des les associations de qui ont qui ont été aussi reçu par Emmanuel Macron hier, le sujet il reste devant. Donc donc OK, ils ont passé l'obstacle d'aujourd'hui. Bon, attendons que ce soit vraiment qu'on ait la confirmation que ce soit que ça se soit bien passé, mais il y a donc ces problèmes pendant qui restent et puis il y a d'autres rendez-vous, il y a bah samedi prochain, il y a l'acte 3 des gilets jaunes et puis vous avez l'appel à vous avez l'appel à la grève générale novembre le 5 novembre par la CGT. Donc en fait, je pense que là le gouvernement est vraiment en plein dans la crise. Alors c'est vrai que ils ont passé l'obstacle
mais il en reste beaucoup à franchir. Je vous propose d'écouter justement Laurent Nunez qui s'exprimait il y a quelques minutes, il a dressé un premier bilan. Comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à risque, la plupart vêtus de noir, militants de l'extrême gauche radicale, de l'ultra gauche et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra radicaux. Conformément aux instructions passées, les forces de l'ordre sont intervenues systématiquement sur ces exactions qui encore une fois ont été très nombreuses. Les forces de sécurité intérieure ont été aujourd'hui encore confrontées à un niveau de violence extrêmement élevé avec des jets de projectiles en permanence, des tirs de mortier et au moment où je vous parle,
on est presque à 1000 interpellations. Évidemment ce chiffre va augmenter quand on consolidera les données. On déplore néanmoins dans certaines villes quelques dégradations ou pillages de commerces dans certaines villes en nombre très limité qui n'a rien à voir avec la semaine dernière. Alors le ministre de l'Intérieur de également il annonce également que deux personnes ont été grièvement blessées, on n'a pas plus d'informations à ce stade et on va rester vigilant toute la soirée, ce sont les mots du ministre de l'Intérieur. Eric Revel, il y a quand même aussi eu un beau démenti aujourd'hui et c'est notamment celui évidemment de LFI quand LFI arrête pas pas que de toute façon si c'est le bazar, c'est parce qu'il y a des policiers. Si c'est le bazar, c'est
justement parce que les policiers, si vous voulez, provoquent d'une certaine manière les manifestants. Bon, bah là, on se rend compte qu'en fait, quand on met des policiers, pas du tout, au contraire, c'est beaucoup moins le bazar quand on met des policiers. Donc encore une fois, et les filles 70000 forces de l'ordre, hein, c'est ce qui a été annoncé par le ministre de l'Intérieur. Je rappelle que si les Jeux Olympiques se sont très bien déroulés euh lorsqu'ils ont eu lieu à Paris, c'est aussi parce que il y avait une mobilisation, il y avait du bleu dans les rues, comme disent les spécialistes du ministère de l'Intérieur. Mais j'aurais quand même bon, on on va tous se réjouir évidemment que globalement les choses se soient bien passées. Mais tout de même, lorsque
l'on annonce 1000 interpella- interpellations, euh on on on on donne l'impression qu'on s'habitue. 1000 interpellations, c'est pas des gens qui jetaient des pâquerettes ou des œillets euh euh en direction des forces de l'ordre, c'est pas rien. Il y a encore eu des commerces pillés, donc euh le point essentiel, et Jean-Michel a raison, c'est que la mobilisation ne faiblit pas. Hmm. 410000, 500000 d'après le ministère de l'Intérieur la semaine dernière. Bon, on est à peu près dans le même étiage. Ça veut dire que oui, les revendications doivent être traitées politiquement par le gouvernement maintenant. Et puis ce qui m'inquiète le plus, mais ça fait longtemps qu'il l'a théorisé, c'est quand Jean-Luc Mélenchon explique que toutes les semaines toutes les semaines
euh ce type de mouvement va sans doute continuer, alors avec plus ou moins de de de gens. Je rappelle quand même qu'il pleuvait partout en France pratiquement et qu'on est en plein milieu des vacances de la Toussaint. Donc ça peut expliquer aussi, peut-être, hein, je mets pas de je tire pas un trait sur les revendications, mais ça peut expliquer aussi bon. Mais si toutes les semaines on a des des policiers qui ne pourront pas tenir ce rythme. Euh là, comme le disait tout à l'heure notre expert, monsieur Youssef, euh les forces de l'ordre ont fait tapis, c'est-à-dire qu'ils ont mis toutes les fortes les forces à disposition qu'ils avaient. Bon, là, on a on a le maximum et si toutes les semaines ça ne peut pas marcher toutes les semaines. Mais en réalité, quand vous suivez euh Jean-Luc
Mélenchon depuis longtemps, ce qui est mon cas, lorsqu'il était sénateur socialiste, plus jeune sénateur socialiste à l'époque hein. En 1991, il a publié un livre qui s'appelait À la conquête du chaos, 1991, À la conquête du chaos. Mais en fait, il suit son chemin de trotskiste lambertiste, tout est écrit, tout est écrit À la conquête du chaos, il essaie de conquérir le le le chaos. Et on peut se demander si en fait, il veut une victoire dans les urnes ou il ne veut une victoire dans la rue. Et puis comme le pouvoir est extrêmement fragilisé, on a vu Emmanuel Macron monter en première ligne. Si ça s'était mal passé, effectivement le président de la République était était exposé et la question de son maintien au pouvoir, à mon sens, devait se poser. Mais un
trotskiste lambertiste connaît tout ça par cœur. Lorsque le pouvoir euh capitaliste commence à être mûr, voire être blette et qu'il va tomber de l'arbre, il faut que les révolutionnaires soient là pour le récupérer. Voilà, À la conquête du chaos, 1991, je crois que c'était, pour ceux qui veulent le le lire, chez De la Noëlle, De la Noëlle. Conseil lecture De Noëlle. Conseil lecture Pour Noëlle. Conseil lecture [raclement de gorge] [rires] Conseil lecture du jour.
Jean-Luc Mélenchon