Face à Face : Bruno Retailleau - 01/11
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Néhila Latrousse 8h30 sur RMC et BFM TV J'ai le plaisir d'accueillir ce matin Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur Bonjour Bruno Retailleau
Bonjour à vous
Vous vous rendez dans quelques heures à Rennes Un déplacement sur le thème de la lutte contre le narcotrafic Alors que l'on vient d'apprendre il y a quelques instants Qu'une fusillade a éclaté cette nuit à Poitiers Au couronnerie, c'est l'un des quartiers de la ville Est-ce que vous pouvez nous donner plus d'informations Le préfet évoque 5 blessés Et vraisemblablement il y aurait plusieurs centaines de personnes impliquées
Bien sûr, cet événement a commencé à 22h45 hier soir J'en ai été informé cette nuit Il y a pour le moment 5 blessés Dont plusieurs blessés sont des blessés graves Et même très graves Ça a commencé par une fusillade sur un restaurant Et ça s'est achevé par une risque entre bandes rivales Qui a engagé plusieurs centaines de personnes On me parle, le préfet fait un compte-rendu Et en citant entre 4 et 600 personnes On est arrivé
4 et 600 personnes impliquées dans une risque
Voilà, dans une risque
Avec des armes
Avec toutes sortes d'armes, bien sûr Il ne faut pas découvrir le problème On ne le découvre pas Moi je pense qu'on est à un point de bascule Je me souviens, il y a près de 2 ans Lorsque j'étais au Sénat, j'avais utilisé mon droit de tirage Sur une commission d'enquête
Mais pardon, est-ce qu'on sait précisément Si c'est lié là aussi au trafic de drogue ?
C'est lié, je le dis, je vous le dis ce matin Je vous le confirme Bien sûr, c'est lié au trafic de drogue Donc Poissier cette nuit Samedi dernier, qu'est-ce qui s'est passé ? Samedi dernier
Un enfant de 5 ans
À Rennes Deux balles dans la tête Il est toujours entre la vie et la mort Son père est un trafiquant de drogue Là encore, il s'agit de règlement de compte Et je me rends à Rennes dans quelques heures Donc aujourd'hui, les narco-racailles n'ont plus de limites
Ça veut dire quoi ? Narco-racailles, c'est un terme que vous avez utilisé samedi dernier ?
Je peux vous dire que les français me comprennent Moi je parle directement aux français Les narco-racailles, ce sont des individus Des trafiquants qui utilisent les moyens les plus féroces Les plus violents pour régler des comptes Pour satisfaire leur envie, leur appât du gain Simplement, ce que je veux dire C'est que ça se passe pas, cet enfant Ses risques hier soir, ses 5 blessés, ses fusillades Ça se passe pas en Amérique du Sud Ça se passe à Rennes Ça se passe à Poitiers Dans cette France de l'Ouest que je connais bien Parce que j'en viens Qui était réputée jadis pour sa tranquillité On est, oui, à un point de bascule Et je pense que le choix que nous avons aujourd'hui C'est un choix entre une mobilisation générale Ou alors la mexicanisation du pays
Juste Brûle-Retailleau Puisque vous évoquiez le drame de Rennes Ce petit garçon de 5 ans Effectivement, touché de 2 balles Dont l'une à la tête Et qui est toujours hospitalisée Vous nous dites qu'il n'est toujours pas sorti d'affaires
Écoutez, je ne suis pas médecin Il ne faut pas être médecin pour comprendre Que quand on reçoit dans la tête une balle C'est très grave C'est très grave
Est-ce que les auteurs des tirs ont été retrouvés ? Comment avance l'enquête de ce point de vue-là ?
L'enquête avance L'enquête avance On a mis des moyens Bien entendu, je vais vous en reparler Puisque cet après-midi J'annoncerai un certain nombre de dispositifs
Et vous êtes attendu de pied ferme D'ailleurs par les policiers Et les habitants De ce quartier de Morepa Les policiers qui disent On veut plus de moyens C'est ce que signe l'UNSA police Dans un communiqué Est-ce que tout à l'heure Vous allez leur dire Je vous donne plus de moyens ?
On a déjà donné plus de moyens Notre réaction Notre réaction Elle va se dérouler en plusieurs temps Le premier temps C'est la réaction immédiate J'ai dépêché La CRS 81 Qui va être relayée Par la CRS 40 Pour établir le calme Pour tranquilliser les habitants Et pour établir L'ordre républicain Et cette CRS Cette dernière CRS 40
C'est une brigade d'urgence En quelque sorte
Bien sûr Mais elle restera Le temps qu'il faudra On va renforcer aussi La brigade spéciale De terrain Qui est une brigade Qui connaît bien le quartier Et des renforts Vont arriver très rapidement On va aussi mettre À la disposition De la justice Des moyens d'investigation Avec l'appui De notre unité nationale D'investigation Avec des enquêteurs Qui connaissent Très très bien Ces trafics Et on va aussi S'attaquer à l'écosystème Par une sorte de tax force Qui va comprendre Non seulement des policiers Non seulement des enquêteurs Mais aussi des gens de l'URSSAF Des inspecteurs du travail Du fisc Pour qu'on brise L'écosystème À 360 degrés C'est ça qu'on va faire Dans un premier temps
Je voudrais vous faire écouter Ce que nous dit Christine Ce que dit Christine À RMC Elle habite ce quartier De Mauropa Et elle n'en peut plus En fait Elle n'en peut plus Parce que depuis le début De l'année Il y a eu six règlements De comptes Qu'encore effectivement La semaine dernière Les habitants ont été frappés Par cet enfant Qui a été touché par balle Et bien Christine Que vous allez peut-être Rencontrer tout à l'heure Lors de votre déplacement Elle a une suggestion À vous faire écouter
Déjà Qui viennent passer Sans escote Rien du tout Passer quelques mois Chez nous Dans le quartier Ils ont tous Des belles paroles Maintenant sur le terrain Il faut venir Il faut être là Il faut vivre sur le terrain Tous ces chouf Qui sont en train de prévenir Quand il y a la police Pour moi C'est entrave à la justice Et ils devraient être Pénalisés aussi Il y a des lois Qui existent Qu'on les applique Qu'on applique les lois
Dit Christine Elle a raison Il y a des lois Qui existent Et il va falloir De nouvelles Moi structurellement Je pense qu'il y a Une réaction immédiate Elle vous dit Il faut taper les chouf
Alors les chouf Peut-être pour préciser Pour nos auditeurs C'est ceux qui font le guet Pour annoncer Que des policiers Par exemple Vont intervenir
Mais on peut le faire On peut le faire On a par exemple Bien sûr Un dispositif Qui s'appelle L'amende Forfaitaire délictuelle Et on peut l'utiliser Pour les consommateurs de drogue On peut aussi L'utiliser Pour ceux qui occupent Les hauls d'immeubles Et cette amende N'est pas seulement une amende C'est un délit Et donc elle est inscrite À votre casier judiciaire Ce que je veux dire C'est que structurellement C'est pas avec quelques renforts Qu'on va pouvoir régler le problème Un problème qu'on a mis Des dizaines et des dizaines d'années À voir venir Et qui s'est enquisté Il faut maintenant Deux réponses de long terme Moi j'ai comparé justement Le combat contre le narcotrafic Au combat contre le terrorisme Il va falloir forger Une nouvelle législation Il va falloir forger
Il y a des tribunaux spéciaux Pour le terrorisme Il y a un parquet antiterroriste
Il y a un parquet national Il doit y avoir un parquet antiterroriste C'est une piste Que nous étudions Et ça relève De mon collègue De garde des Sceaux Moi j'y suis favorable Depuis longtemps Je l'ai dit Et je le répète
Ça changerait quoi Concrètement Pour comprendre Comment ça s'organiserait C'est des enquêtes Mieux structurées
Avec des spécialistes C'est simplement que Vous comprendrez que Le narcotrafic Ne connaît pas de frontières Ni de frontières Dans la France Les frontières régionales Administratives Ni même les frontières Entre les pays Et je pense que Centraliser l'information Centraliser une lutte Un combat national L'incarner aussi Ça me paraît important D'abord Le combat contre le terrorisme Porte ses fruits Mais ce que je veux dire Par là aussi C'est qu'il faudra Un changement de culture Le changement de culture C'est dire aux consommateurs Écoutez S'il y a cette offre De narcotrafiquants De narcoracaille C'est parce qu'il y a une demande Il faut sortir De la culture De la panalisation Moi je veux une culture De la responsabilisation Il faut Et je demande à mes policiers À mes gendarmes De taper Y compris sur les consommateurs Avec des amendes Forfaitaires délictuelles Qui seront inscrites Vous m'entendez Au casier judiciaire Et je vais faire Nous allons faire Des campagnes de communication Il faut rappeler que Derrière le joint Le rail de côte Il y a ces narcotrafiquants Ces narcoracaille Qui exploitent Des réseaux de proxénétisme Qui tuent des enfants Qui tuent des adolescents De façon abominable Je voudrais rappeler Ce jeune de 15 ans À Marseille Lardé de 50 coups de couteau Et il a fini Brûlé vif
Et vous y rendez La semaine prochaine Quand on fume du joint
Bruno Retailleur Quand on prend de la coque On se rend complice de ça Oui Le goût du joint Il a le goût des larmes Il a le goût du sang
Bruno Retailleur Je reste un instant Tout de même Sur les moyens de police Vous avez évoqué Les renforts supplémentaires Qui vont être envoyés La sensibilisation Des policiers Et des gendarmes Au fait de De faire respecter De faire appliquer davantage Cette amende forfaitaire Pour les consommateurs Délictuelles Est-ce que les polices municipales Ont un rôle à jouer Je sais que précisément à Rennes Les policiers municipaux Par exemple Ont demandé à être armés La mairie leur dit non Est-ce que vous êtes favorable Vous à l'armement Des policiers municipaux
Moi je suis favorable Je suis favorable À l'armement Des policiers municipaux Dans la mesure Où eux aussi Sont en première ligne D'une violence Qui devient une hyper-violence Mais évidemment Vous allez me dire
A la maire de Rennes Tout à l'heure
Je reconnais Elle ne sera pas là Ce sera son premier adjoint Mais je reconnais La faculté La liberté Je suis attaché Comme ancien élu local Je suis attaché A cette liberté Ce que je dis aujourd'hui Quand je parle De grande cause nationale Je l'ai dit au président De la République Je l'ai dit au Premier ministre Moi je veux bien porter Cette cause Mais c'est à vous Tout là-haut De l'État Qu'il faut aussi la porter Mais ça sera Si j'ose dire Un combat Qui va nécessiter Une mobilisation générale Donc Il faut qu'on travaille Avec les communes Les collectivités territoriales Les policiers municipaux Je suis favorable Mon ministre délégué Nicolas D'Aragon Est en train d'étudier Un texte Qui permettrait de donner Encore plus De missions De responsabilités De moyens Aux police municipale Et je le dis aussi Aux maires de France Et notamment de grandes villes Il faut densifier Le réseau Des caméras De vidéoprotection Parce que C'est ce qui nous permet Au moment de l'enquête Éric Piolle
Maire de Grenoble Sur RMC tout à l'heure Disait Oui nous on l'a fait Ça sert à rien
Mais non Il n'a rien comme caméra Il a une toute petite police municipale Qui n'est pas armée Monsieur Piolle Depuis longtemps S'est inscrit Dans une lignée idéologique Antisécuritaire
Il dit aussi Qu'il faut légaliser Par ailleurs La consommation La répression La répression La répression Des consommateurs Jusqu'ici Ça ne marche pas
Mais il n'y a pas C'est l'inverse En France Quelle est notre culture De la consommation de cannabis ? C'est la culture D'un moment récréatif Moi je dis que Derrière ce moment récréatif Il y a des meurtres Voilà Il y a des proxénétismes Il y a des gens Qui considèrent les jeunes Les adolescents Comme de la chair à canon C'est cette responsabilisation là Que je veux Il faut changer de culture Et nous ferons Parce qu'on l'a quasiment Jamais fait en France On fait des campagnes par exemple Contre l'alcool au volant Mais est-ce que vous avez souvent vu Des campagnes justement Contre ce que peut produire La banalisation C'est censé être interdit
Donc de fait Il y a moins de campagnes C'est censé être interdit
Ah oui oui C'est censé être interdit Bien sûr Ça ne suffit pas d'interdire Il faut trouver les moyens De faire respecter l'interdiction
Brûlant Retailleau Comme vous évoquiez Nicolas D'Aragon Votre ministre délégué à la sécurité Il semblait dire hier Que au fond Et c'est ce que j'entends également Depuis une dizaine de minutes Que notre entretien a commencé Que jusqu'ici on n'a pas fait assez Comme si les opérations placent net Et c'est ce que dit Nicolas D'Aragon Précisément Sur les opérations lancées Par votre prédécesseur Il dit En fait elles n'ont pas servi A grand chose Elles permettent une réinstallation Et une mise en concurrence Des réseaux de narcotrafiquants Ça n'a pas apporté les solutions Est-ce que ça veut dire Que Gérald Darmanin A mal fait son travail ? Pas du tout
Moi j'ai une autre analyse Je pense que Gérald Darmanin A eu raison de faire ses opérations Et celle Puisque ça fait à peu près Un an Qu'elles ont été lancées J'ai demandé un retour d'expérience Ce qui me revient C'est que celles Qui ont le mieux fonctionné Sont celles Qui ont fonctionné Notamment En lien avec la justice Pour judiciariser les dossiers Et pour aller frapper Vous voyez Les têtes de réseau C'est quand on déstructure L'écosystème Quand on détruit la filière Qu'on a des gains Qui sont des gains Au-delà de la tranquillité Qu'une intervention ponctuelle Mais vous allez poursuivre
Ou pas ces opérations ?
On va les poursuivre Mais je veux leur donner Plus de pérennité Et je veux les ancrer Comme je le disais tout à l'heure Je pense qu'il faut détruire Un écosystème Pour donner une image Très rapide Je pense que Dans ces milieux-là Dans ces quartiers-là Gangrénés par le narcotrafic Ces narco-racas Ils sont comme Un poisson dans l'eau Et bien On va vider l'eau On va vider l'eau Y compris en s'attaquant Au portefeuille Et dans le nouveau texte Qu'il faudra que nous portions Avec le garde des Sceaux Il faudra Là encore Faire des enquêtes de patrimoine Faire aussi Des saisies administratives Des confiscations De biens D'avoir Souvenez-vous Al Capone Est tombé Pour un contrôle fiscal Vous nous a lancé
Une nouvelle loi Contre le narcotrafic
Bien sûr Il faudra Une nouvelle loi Très rapidement J'ai vu le Premier ministre C'était hier Il m'a dit Didier Migaud était là Je sais qu'il était attaché Précisément A un texte Un nouveau texte Il a d'ailleurs reçu Les deux parlementaires Les deux sénateurs L'un socialiste L'autre LR Qui était rapporteur Etienne Blanc Il y a quelques jours Pour que Ces deux sénateurs Présentent le texte Qui a été déposé au Sénat Qui est un texte transversal Transpartisan Donc certes On n'a pas de majorité A l'Assemblée Mais franchement Je pense vraiment Que sur le narcotrafic Comme on l'a fait Sur le terrorisme Il y a un peu plus dix ans On peut en faire là Une grande cause nationale Parce qu'encore une fois C'est ou bien La mobilisation générale Immédiate Ou bien la mexicanisation Pour le pays
Je voudrais vous montrer Des images Bruno Retailleau Puisqu'on évoque La majorité parlementaire Précisément D'un débat Qui s'est tenu hier A l'Assemblée nationale Sur l'expulsion automatique De certains étrangers Condamnés par la justice Notamment ceux Qui commettent des crimes Et des délits Pour trafic de drogue Je voulais vous faire Écouter une prise de parole
Alors précision
Pour ceux qui nous écoutent Et qui nous regardent Et qui n'ont peut-être pas reconnu La personne qui parle C'est le fameux Nicolas D'Aragon Dont vous nous parlez Depuis quelques minutes
Il est mon ministre délégué
Est-ce qu'il parle Comme le Rassemblement national On a vu Les bandes Marine Le Pen L'applaudir à tout rompre
Il parle comme nous parlons Comme je parle Il parle comme les français parlent Lorsqu'on accueille Des nouveaux venus
Ça ne vous embête pas De le voir applaudi Par Marine Le Pen Et tous les autres députés Du Rassemblement national Ce qui m'intre
C'est ce qu'il dit Et ce qu'il dit Est parfaitement juste Quand un étranger Est accueilli en France Il doit respecter nos lois Quand il franchit la ligne rouge Quand il devient criminel Quand il vole Quand il essaie de propager Précisément une idéologie Comme l'islamisme Conquérant Alors on doit L'expulser C'est d'ailleurs ce que prévoit La loi immigration Et je l'avais durcie Lorsque j'étais sénateur Loi qui a été promulguée En janvier dernier Les préfets ont des outils Je viens de leur rappeler Par une circulaire Pour expulser des individus Qu'on ne pouvait pas expulser avant Vous vous rendez compte Qu'avant Quelqu'un Parce qu'il était par exemple Ceci Un exemple de ces protections injustes La loi disait Si vous êtes un individu Est arrivé avant 13 ans Il peut avoir commis Des délits Et y compris des crimes Il n'est pas expulsable Et ça a été modifié par la loi Et j'ai indiqué au préfet
Mais sur les mots Que tient Nicolas D'Aragon Bruno Retailleau On a reçu Une cascade de SMS hier De ce bloc central Qui vous soutient Qui soutient le gouvernement Vous êtes Très mal à l'aise Les députés à dire Mais à trop suivre La sémantique du RN On finit RN Quand dans le même temps Le RN De son côté Se targuait D'une victoire idéologique Est-ce que ça vous agace Par exemple Quand le RN Dit Bruno Retailleau Nicolas D'Aragon Et bien ils parlent comme nous
Écoutez Ça vous énerve Quand ils vous l'expercent Toutes celles et ceux Qui me connaissent Savent que je n'ai jamais Changé de ligne Moi je n'imite pas Le RN Je parle Selon mes convictions Et ce que je dis En m'exprimant Aux français Les français La fuient Y compris d'ailleurs Une majorité Ce qui est nouveau Des électeurs de la gauche Ce que j'ai proposé La fermeté des mesures Par exemple Renouvelée Et réimplantée En France Dans notre droit Le délit de séjour Irrégulier C'est soutenu Par plus de 7 français Sur 10 Voilà Ce que je propose Ce que nous proposons Avec le gouvernement De Michel Barnier Et bien est soutenu Par une énorme majorité Des français Et c'est précisément Parce que les hommes Et les femmes politiques Ont courbé les chines Parce qu'on le reprochait Ce que vous venez De nous reprocher Le politiquement correct Le médiatiquement correct
C'est le rassemblement national Qui dit que vous parlez comme lui
Mais peu importe Moi je n'ai pas peur Il y a des convictions Il y a le bon sens Et le bon sens C'est de se dire Qu'entre un étranger Que l'on accueille Généreusement Très souvent Franchis les lignes rouges Il n'a plus rien à faire Sur le sol français En revanche L'étranger Qui lui va s'intégrer Qui va travailler Qui va essayer De faire des efforts Justement Pour cette intégration Alors on lui doit Une protection Alors il est À ce moment-là Considéré comme Quelqu'un Qui vient comme un français Qui doit résider en France Avec les mêmes droits
Bruno Retailleau J'imagine que vous regardez De près ce qui se passe aussi Sur les réseaux sociaux En ce moment Autour du match Prévu le 14 novembre Entre la France et Israël Au Stade de France Est-ce que vous craignez Des débordements Au moment où La France Insoumise Appelle tout simplement À annuler ce match Et à lancer une pétition
Bien sûr La France Insoumise Est coutumière De ce genre de tension Voilà Elle souhaite tellement Importer les conflits Du Proche-Orient Dans nos quartiers Et en France Pour l'instant Elle n'y est pas parvenue D'ailleurs Les manifestations Je l'observe Nos services Nous l'ont indiqué Qui sont souvent À l'initiative De l'extrême-gauche Qui n'ont pas été suivis Par ces quartiers-là Mais qu'est-ce que vous nous dites Ce match aura lieu ?
Ce match aura lieu J'ai fait un point Avec le préfet de police Laurent Nunez Qui sait parfaitement De quoi il parle Je lui ai posé la question De savoir s'il pouvait avoir lieu Ce qui serait le mieux Dans le stade de France Où c'est prévu Eh bien nous allons Adapter Bien sûr Le dispositif de sécurité Parce qu'il y a des risques
Il y aura moins de monde Par exemple
Il aura lieu Adapter le dispositif de sécurité
J'imagine ça veut dire Beaucoup de policiers À l'intérieur À l'extérieur du stade Mais est-ce que ça veut dire Réduire la jauge de spectateurs Par exemple ?
C'est un point Que nous sommes en train D'étudier Mais ce que je voulais Moi C'est qu'on ne déplace pas Par exemple Au Parc des Princes Pour une question de jauge Mais aussi Pour une question de principe Nous sommes en France Et on doit être capable De faire respecter L'ordre public J'espère que ce sera Un bon moment Un bon moment Pour le sport Et un bon moment Pour cette relation Qui est particulière Qui unit Israël À la France Au-delà de ce que l'on peut connaître Comme conflit violent Et c'est important Que les valeurs du sport Qui sont des valeurs universelles Qui rassemblent Les êtres humains Quelle que soit leur religion Quelle que soit la couleur de leur peau Quelle que soit leur nationalité C'est ça le message du sport Est-ce qu'on pourrait Peut-être Le 14 novembre Laissez les conflits de côté Et écouter ce beau message Que nous offrent les sportifs
En ce jour de la Toussaint Une petite question Peut-être plus légère Bruno Retailleau Au ministre des Cultes Est-ce qu'il faut Rendre l'entrée De Notre-Dame payante Comme le suggère Rachida Dati Pour financer Le Financer la rénovation Du patrimoine religieux En dehors de Paris
Moi je trouve C'est une idée Je me suis déjà exprimé En tout cas Je pense qu'il faut l'étudier Parce que je vis en milieu rural Et je vois comment les maires Dans des petites communes Ont du mal à garder Des églises Qui sont des bâtiments importants Mais qui structurent Vraiment le paysage Le paysage visuel Le paysage architectural Le paysage urbain Souvenez-vous de l'affiche De François Mitterrand En 81 Où on voyait François Mitterrand Avec un village Et le clocher Et le clocher Et bien ce clocher Peu importe qu'on soit chrétien Qu'on ne y soit pas C'est quelque chose de structurant Dans nos paysages intérieurs Dans nos paysages Aussi extérieurs Architecturaux Et il y a un vrai problème Donc moi je pense Que c'est une piste Je ne suis pas ministre de la culture Je souhaite qu'on aille
Vous êtes ministre des cultes Donc Je suis ministre des cultes
Bien sûr Bien sûr Mais justement Parce que je suis ministre des cultes Je tiens aussi que Parce que c'est la laïcité Je veux dire Aujourd'hui En ce jour de tout ça Que la laïcité Elle n'est pas anti-religieuse Simplement Dans l'espace public L'État est neutre Et on ne subventionne pas Des cultes En revanche Il faut assumer Et assurer A chacun de pouvoir vivre Selon sa croyance
Avant de vous laisser regagner Votre ministère Deux petites questions La première au lendemain Des réquisitions Dans le procès Contre ce chauffard ivre Qui a tué Le fils du chef Yannick Alenot Le procureur a requis Une peine de 8 ans D'emprisonnement Et avant même ce procès Il y avait Dans Dans l'Assemblée Au Sénat Cette discussion Autour d'un homicide routier Projet stoppé net Par la dissolution Est-ce que vous pouvez nous dire Si cela fait toujours partie De votre feuille de route
Ça fait partie de la feuille de route Je veux le dire Très solennellement J'ai rencontré Des familles de victimes J'ai moi-même Des amis Qui ont connu Cette Comment dirais-je Cette épreuve Et je pense Qu'aujourd'hui Quand ils voient Quelqu'un condamné Pour homicide volontaire Ils ne le comprennent pas Et je pense Que là encore Une loi Un texte Une petite loi Avait été votée Par l'Assemblée nationale Au Sénat Nous y avions travaillé Là encore Très franchement Ce sont des sujets consensuels Sur lesquels On doit pouvoir avancer J'en suis convaincu
Donc c'est une bonne nouvelle Pour les associations Qu'il a réclamé Il y aura Brûlant Etaillot Soutiendra Ce texte Jusqu'à ce qu'il soit adopté Ma deuxième question Réponse courte là aussi S'il vous plaît Sur l'Espagne Avec ce bilan Effroyable d'heure en heure On découvre ce matin Qu'il y a plus de 150 décès Est-ce que vous savez S'il y a un risque Qu'il y ait des français Parmi les victimes Et est-ce que Vous pouvez nous en dire plus Également sur l'assistance Portée ou non à l'Espagne Hier 200 pompiers étaient prêts A prendre la route Vers la région de Valence
C'est ce que j'ai annoncé J'ai eu mon collègue Le ministre de l'Intérieur Espagnol Quelques heures après Tous ces dégâts Cette dévastation Et je lui ai dit d'abord Notre compassion Notre solidarité absolument totale De ma part De la part du Président de République De la part de Michel Barnier Et je lui ai proposé Justement des renforts Je lui ai dit que J'avais une colonne De 200 sapeurs-pompiers Qui étaient vraiment Sur le pied de guerre Il n'y a toujours pas de demande
De l'Espagne Non
Et avec tout le matériel Il m'a dit Écoute Il faut qu'on s'organise Mille merci Si on a besoin Je te rappelle Et ils seront au contraire Les bienvenus Je ne peux pas vous dire Au moment où je vous parle Le nombre de victimes S'il y en a Et le nombre de victimes françaises Si vraiment il y en avait Dans cette terrible épreuve Que traversent Nos espagnols Nos amis Nos voisins
Merci Bruno Retailleau Ministre de l'Intérieur D'être venu à ce micro ce matin Je rappelle que L'information que vous nous donniez Au début de cet entretien Cette RICS XXL Si j'ose dire A Poitiers Dans le quartier Des couronneries 400 à 500 personnes A 600 pardon Personnes Impliquées Nous avions surfondi
Sur fond de narcotrafic Plus aucun territoire Ni urbain Ni rural N'est désormais A l'abri De ce qui est en train De se passer Les narco-racailles Sont partout Il va falloir les combattre Avec une détermination Implacable
Et on va continuer D'en parler Toute la journée Sur AMC Et sur BFM TV Merci à vous Bruno Retailleau Bonne journée à vous Bonne journée à tous Sous-titrage ST' 501
Bruno Retailleau