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InterviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 13 octobre 2025 25 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesEurope & internationalSécurité

La Grande Matinale de Jean-Luc Mélenchon sur France Inter

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Quel regard portez-vous sur cette équipe gouvernementale ?

  • 2:13RelanceÉludée

    Est-ce difficile de reconnaître le succès diplomatique de la libération des otages ?

  • 4:16FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes favorable à la démilitarisation du Hamas ?

  • 5:31FerméeÉludée

    Le Hamas est-il encore légitime comme acteur de gouvernance palestinienne ?

  • 6:51OuverteRéponse directe

    Ce gouvernement est-il une comédie selon vous ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi dites-vous que ce gouvernement sera forcément censuré ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:55SPEAKER_XXFait
    « Quelqu'un a l'intention un jour ou l'autre de demander aux Palestiniens s'ils vont ou non voter pour choisir leur représentants. »
  • 3:37SPEAKER_XXFait
    « La solution passe par le fait qu'on demande au peuple ce qu'ils pensent de leur propre destin, que ce soit en Ukraine, que ce soit en Palestine ou ailleurs. »
  • 4:51SPEAKER_XXFait
    « Gaza n'est pas annexé par Israël, même si la KNS l'a voté et reconnaît le droit à la résistance armée. »
  • 8:15SPEAKER_XXFait
    « Les socialistes voteront la censure comme nous et comme la majorité de l'Assemblée. »
  • 12:09SPEAKER_XXFait
    « Ce n'est pas vrai. Vous mentez et vous le savez. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Jean-Luc Mélenchon, bonjour. Bonjour. Bonjour et bienvenue sur Inter. La France est plongée dans la crise politique. Si le gouvernement le Cornu 2 a été nommé hier soir, la perspective d'une censure et d'une dissolution ne s'est toujours pas éloignée. Ça c'est pour le contexte français. On va parler dans quelques instants de la situation en Israël, de l'immense émotion alors que les otages sont en train d'être libérés par le Hamas. Mais d'abord Jean-Luc Mélenchon, ce nouveau gouvernement, on connaît désormais les noms des ministres de Sébastien Lecnu, le préfet de police Laurent Nunes a à l'intérieur, l'ex PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou au

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travail, Gérald Armanin à la justice. Je m'arrête là. Quel regard portez-vous sur cette équipe gouvernementale ? Monsieur Deorant, si vous me le permettez, mon premier mot sera pour m'associer au bonheur que ressentent les familles qui vont retrouver ou les prisonniers ou les otages. Et pour nous les Français qui avons été si impliqués de cœur, d'esprit dans tout ce qui s'est passé, il faut que cette journée soit une journée de joie partagée mais aussi de méditation et pour ceux qui sont croyants de prière pour nous morts et la fin de cet affu massacre qui dure depuis 2 ans. Puissions-nous enfin, je pense que Pieraski vient de faire un très bon

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résumé des données de la situation, sortir de là et bien comprendre que moi je l'avais dit le premier jour par expérience peut-être du temps, la violence ne produit que de la violence. Jamais aucun conflit n'a été réglé par la guerre et n'a été qu'en venimé. Jean-Luc Mélenchon, on parlera dans un excusez-moi de de perturb. Non non, mais on on parlera du du gouvernement dans un instant, mais puisque vous allez sur la sur la situation à Gaza, sur la libération des otages israéliens, c'est évidemment une immense émotion. Sauf que quand on a lu et et vu un certain nombre de vos de vos réactions de celles des insoumis, vous avez par exemple écrit sur R Jean-Luc Mélenchon, une fois de plus, les Palestiniens devront subir un nouvel ordre politique étranger concernant le le plan de paix ordonné

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par Donald Trump. l'urodéputé insoumise Rim Hassan a parlé d'un plan de paix à la dimension néocoloniale et néolibérale. On entend ce que vous dites ce matin sur ce bonheur de voir les otages israéliens libérer. Est-ce pour autant difficile de de reconnaître le succès diplomatique qui permet cette libération des otages ? Bon le pour les félicitations, les congratulations et l'autorjouissance, on compte sur vous. Mais les gens sérieux qui ont à se préoccuper du futur comme viennent veulent faire monsieur HKI à l'instant à l'instant même il vient de soulever euh toutes les difficultés que rencontre la situation. Et je vais vous faire remarquer un mot. Monsieur Duamel, je vous connais, vous êtes républicain et démocrate comme moi. Il y a un mot qu'on entend pas, c'est

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élection. Quelqu'un a l'intention un jour ou l'autre de demander aux Palestiniens s'ils vont ou non voter pour choisir leur représentants et ainsi de suite. Maintenant, si vous m'interrogez parl qui qui est responsable du fait qu'il n'y ait pas d'élection et bien vous allez nous le dire. Ouis. Mais moi ce que je sais c'est que je souhaite des élections. Voilà ce que je sais. Ce qui compte monsieur Duamel votre position est la mienne faut bien nous comprendre. Vous êtes un observateur et un commentateur. Moi, je suis un acteur et comme homme politique, comme responsable de ce pays, la France, je dis que la solution passe par le fait qu'on demande au peuple ce qu'ils pensent de leur propre destin, que ce soit en Ukraine, que ce soit en Palestine ou ailleurs. Maintenant, si

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vous voulez regarder l'ordre qui est proposé, je rejoins tout à fait ce qu'on dit mes camarades, mais c'est pas le jour. Aujourd'hui, n'est pas le jour. On commencera à discuter à partir de demain et que la discussion à Charmelchec aura avancé. C'est-à-dire que imaginez queon va régler le problème sans prendre la vie des Palestiniens, sans queon s'accorde sur la formule de il y a deux État où il y en a un seul entre Palestine et Israël. C'est une vue de l'esprit. À ce qu'il vient de dire, pardon, c'est pas souvent que je suis d'accord avec lui, mais il vient de dire si on n' pas une solution ou un cadre ferme, on est sûr qu'on prépare d'autres catastrophes. Je pense comme lui. Jean-Luc Mélenchon, une question très précise. Vous dites c'est pas le jour. Non non mais c'est c'est important et

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certes ce n'est pas le jour des polémiques, mais comme vous avez vocation, du moins vous le souhaitez à exercer le pouvoir, c'est important d'avoir d'avoir votre regard là-dessus. Est-ce que et c'est une question qu'on a souvent posé aux insoumis avec parfois des des réponses assez flou, est-ce que vous êtes favorable à la démilitarisation du Hamas ? Bah je suis favorable à ce queil y ait plus d'armes du tout ni de guerre. Pourquoi ? Pourquoi monsieur tout le monde est tout le monde est favorable parce qu'il plus de guerre ? Il y aura pas de polémique ce matin. Ne cherchez pas, vous n'y arriverez pas parce que sinon je vous répondrai avec le droit international que vous ne connaissez pas parce que vous parlez mais vous ne savez pas. Vous ne savez pas que le droit

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international reconnaît dans les pays ou les zones qui sont occupées par une puissance étrangère et Gaza est considéré comme une telle situation. Gaza n'est pas annexé par Israël, même si la KNS l'a voté et reconnaît le droit à la résistance armée. Par conséquent, ni vous ni moi ni pouvons rien. La solution ne consiste donc pas en France à se jeter à la figure des hypothèses qui nous conduisent à nous affronter mais à voir comment nous pouvons contribuer à une paix durable. Jean-Luc Mélenchon, c'est c'est pas une question ni de polémique ni d'affrontement. Non, c'est le fait de voir que la dernière fois qu'il y a eu des élections, c'était en 2006, le Hamas a été élu à Gaza. Et la question qui au fond concerne les jours et les semaines à venir, est-ce que vous considérez que

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le Hamas est encore légitime comme acteur d'une éventuelle gouvernance palestinienne ou est-ce que est-ce qu'il est disqualifié et par conséquent, il faut qu'il soit démilitarisé ? La question est assez simple, mais euh je viens de vous répondre et si vous voulez, on va en rester là. Je ne veux pas polémiquer avec vous. Si vous partez de l'idée qu'une élection n'est valable que quand on connaît le résultat, alors monsieur, posez-vous la question pour votre propre patrie puisqu'on passe notre temps à nous dire que toutes les élections sont dangereuses en France parce qu'il y a le rassemblement. Donc le Hamas donc le Has n'est pas disqualifié puisque vous dites ça dépendra de du résultat des monsieur je dirai ce que vous voulez. Ce sont les Palestiniens qui décideront et

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tout ce que vous pouvez rajouter à votre radio n'y changera rien. Essayons pour une fois d'avancer en étant positif, en disant des choses qui prennent un peu de la hauteur et pas de se transformer en une espèce de théâtre de guerre de second plan où s'affronte des gens qui n'ont pas attiré un coup de fusil. Monsieur Duamel, avez-vous une idée de ce que c'est qu'un pays occupé ? Avez-vous été voir ce que ça à quoi ça ressemble ? Savez-vous ce que c'est que 2 ans de guerre ? C'est quelque chose de terrifiant. qu'on en parle on en parle assez largement sur cette antenne mais simplement je constate qu'à la question le Hamas doit-il déposer les armes ou pas qui est une question assez simple vous n'y répondez pas mais pardon monsieur vous ne m'avez pas posé cette question vous m'avez demandé

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s'il devait être démilitarisé je viens de vous répondre je ne souhaite pas qu'il y ait de conflit bien écoutez vous tirez la conclusion que vous voulez on la connaissait d'avance c'est de m'assimiler auas parce que c'est ce que vous faites depuis 2 ansi bon ce gouvernement ce gouvernement Jean-Luc Mélenchon je l'ai décrit rapidement votre regard. Écoutez, j'ai je pense que c'est une comédie. D'abord parce qu'il reproduit les traits essentiels du précédent, il les durcit sur certains aspects comme par exemple la présence de personnalités qui sont très hostiles. Tout le groupe Horizon à la retraite à 64 ans pour la raison qu'ils la veulent à 67. Qu'il comporte

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des personnalités qui vont directement contre la décision de supprimer l'autorisation de mettre des pesticides partout comme monsieur le Fèvre. que il est question euh de gens euh qui ont autrefois dirigé des grandes scèes d'hypermarché. C'est bien euh c'est bien leur euh le le c'est son problème bien. Bien. Mais en attendant euh c'est quand même la cause principale de la dévastation des petites et moyennes entreprises du commerce. Donc j'ai l'impression que les personnes qui sont là ne sont pas comme il était annoncé et quoi que je n'en sois pas partisan d'un accord général où tout le monde finirait par s'entendre. Nous ne sommes pas élus pour nous entendre. Nous sommes élus pour appliquer ce que nos électeurs nous ont demandé de faire. Et bien, je pense

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que ce gouvernement est une comédie, qu'il va évidemment tomber puisque euh il n'y a aucune possibilité de suspension euh des retraites avec les gens qui sont là-dedans. Et donc, les socialistes voteront la censure comme nous et comme la majorité de l'assemblée. Alors, c'est intéressant. Jean-Luc Mélon là, vous venez de dire beaucoup de choses sur les socialistes, les retraites, on va en parler. D'abord, pour euh que les choses soient très claires, euh la France insoumise va déposer une motion de censure euh dès aujourd'hui comme le fait euh le Rassemblement national. Voilà, motion de censure déposée, il y a même pas de débat. Euh nous avions déjà déposé la motion de censure et la présidente de l'Assemblée a dit qu'on ne pouvait pas censurer un gouvernement où il n'y avait que le

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premier ministre. Donc de fait, elle a été rejetée. Nous allons la représenter en effet dès à présent. Pourquoi vous dites ce gouvernement sera forcément censuré ? socialistes ne peuvent pas ne ne pas censurer puisque ce qui est dans le débat aujourd'hui et c'est ce que demandent les socialistes, c'est la suspension de la réforme des retraite. Si le gouvernement, si Sébastien Lecornu à la tribune de l'Assemblée nationale demain dit "Nous décidons de suspendre la réforme des retraites ou du moins nous mettrons au vote la suspension de cette réforme des retraites." Si les socialistes réussissent à obtenir ce gain concret pour des centaines de milliers de ça pourrait très vite en faire un poulet. Oui. Écoutez, de tous les scénarios de fiction que vous avez imaginé autour de

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cette table depuis maintenant 2 mois que dure ce cirque, tous les scénarios, il s'est produit exactement ce qu'aucun avait prévu. Premièrement, le départ de monsieur Bairou posant la question de confiance. Vous me regardez, monsieur Duamel, les yeux grands ouverts comme si c'était une Vous avez l'air d'avoir vous n'avez pas de mémoire. Vous étiez en vacances à ce moment-là. J'ai un peu de mémoire. J'ai notamment la mémoire Jean-Luc Mélendu dire que le que le président de la République allait être destitué et la motion de destitution a été évacuée par le Semblé. Attendez, changez pas de sujet. Vous avez l'air, vous êtes mal à l'aise, je le comprends pourquoi. Parce que le 19 août, le 18 août, rien de tout ça n'était sur la table. On allait tranquillement voir la

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rentrée se dérouler. Monsieur Baou avait déposé son plan, son projet de budget et cetera. est arrivé l'appel au 10 septembre et ensuite l'idée qu'une grève générale pourrait avoir lieu. Tout d'un coup, monsieur Bairou pour la première fois depuis 5 ans dépose la motion de confiance qui est immédiatement refusée et depuis cet événement prévu par aucun d'entre vous dont vous ne vous expliquez pas l'origine mais dont je viens de vous rappeler l'origine, c'est le mouvement populaire du 10 septembre et le mouvement intersyndical du 18 septembre. Et bien voilà pourquoi donc vous avez le point de départ. Que se passe-t-il ? Ce pays ne veut plus de la politique qui est pratiquée par monsieur Macron. Ça n'est pas sa communication qui est mauvaise. Ça n'est pas sa personne

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peut-être est-elle détesté mais c'est pas le sujet. C'est la politique qui le pratique. Par conséquent, il faut en finir, pas composer avec. Il n'a plus aucune légitimité. Il a perdu toutes les élections depuis son élection euh en 2022 qui était une élection contrainte sur la question des retraites. Euh vous avez combattu la réforme d'Élisabeth Born. Vous avez peut-être parmi vos sympathisants, même sans doute vos sympathisants, vos électorats, des gens qui sont frappés directement par le report de l'âge légal. S'il y a une possibilité de suspendre la réforme à 62 ans et 9 mois, c'est-à-dire de permettre à des centaines de milliers de gens de partir plutôt à la retraite, ça se sent mais Jean-Luc Mélenchon, écoutez juste, on va essayer de faire les choses

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calmement. Je vous pose des questions, vous pouvez y répondre. Est-ce que quand on fait de la politique et à force, quand on est de gauche, on ne se bat pas pour obtenir des avancées concrètes, même si ça ne va pas aussi loin que vous monsieur, on va faire les choses tranquillement comme vous venez de le dire et en effet, je le souhaite hein. Donc vous allez éviter de me dire ce qu'on doit faire quand on est de gauche parce que c'est pas votre cas. Donc pour savoir ce qu'il faut faire Non, ouais. Oui. Vous posez des questions. Moi, je vais vous répondre sur un point précis. 91 % des Français ne voulait pas cette réforme, pas 63 ans et 9 mois. Parce que ce que vous ne dites pas cet instant, ce dont il est question, ce n'est pas de la suspension de la réforme des retraites.

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Ce n'est pas vrai. Vous mentez et vous le savez. Non, mais taisez-vous un peu, laissez-moi répondre. Jeanuc Mélenchon, on essaie de rester correct. Vous pose des questions, vous y répondez. Non, je réponds si je veux et comme je le veux. Donc je vous explique, je sais que c'est votre but de faire monter le ton sur ce plateau, vous l'avez dit tout à l'heure, donc mais oui, c'est votre but. Donc maintenant, vous vous calmez, vous m'écoutez. Il n'est pas question de supprimer la réforme des retraites, il est question de la suspendre. Suspendre, ça veut dire qu'elle reste dans l'état dans lequel elle est. Elle est donc au janvier prochain, 63 ans et 9 mois. Permettez-moi de vous dire que ça n'est pas pareil l'abolition de la réforme des retraites et la suspension. Ça n'a rien

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à voir. Suspension c'est pas c'est Attendez mais non mais ne prenez laissez-moi vous expliquer un point de vue. Tous les points de vues ne sont pas forcément les vôtres. La compétition qu'il y a actuellement c'est une compétition à propos de la dette dont on ne parle plus. Comment la régler ? Et deuxièmement, comment et où faire des coupes ou des recettes supplémentaires ? Ce n'est pas notre manière de voir les choses. Nous croyons qu'il faut choisir entre deux options fondamentales qui sont posées dans le monde entier depuis que monsieur Trump a décidé d'en changer les règles du jeu avec l'abolition de la libre circulation des marchandises. Donc est-ce qu'on continue comme avant la politique qui nous a amené jusque- là ou bien est-ce qu'on en change ? Nous

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sommes partisans d'un changement avec l'idée d'un changement global de l'ordre économique. Autrement dit que pour remplir les caisses de l'État, il y a pas que l'impôt et les couples de services publics, il y a la relance de l'activité. Relancer l'activité par notamment des investissements écologiques parce que c'est par là que ça passe. Alors là, vous avez un deuxième choix, pardon monsieur Diamel de vous interrompre mais il y a un deuxième choix. Le deuxième choix, c'est est-ce que vous préférez l'économie d'armement qui s'annonce dans toute l'Europe ou l'économie de développement écologique ? Ce sont deux domaines d'investissement incompatible l'un avec l'autre. Vous ne pouvez pas faire 5 % du produit national passant dans les armes et 5 % dans l'écologie. Ce n'est pas

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compatible, voyez-vous. J'ai essayé laborieusement mais laissez-moi finir une phrase et ça ira beaucoup plus vite. Et donc il y a donc une vision d'opposition entre deux ordres globals et c'est ce que veut le peuple français. C'est pourquoi la dissolution au fond ne sera pas la solution. Mais vous allez sans doute me poser une question aussi là-dessus plutôt que de m'apprendre comment on est de gauche. Non, c'est pas vous apprendre comme si ce que signifie être de gauche puisque visiblement vous y répondez mais ça veut dire que quand il y a cette possibilité de suspension de la réforme des traite, vous préférez appeler à la à la démission du président de la République. Même une petite avancée ne vous satisfait pas. Mais nous ne sommes pas des syndicalistes. Les syndicalistes,

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c'est leur rôle de négocier des avancées petites, moyennes, grandes et ils se disputent des fois entre eux pour savoir si c'est suffisant. Notre rôle à nous, c'est de de d'être sur une orientation pour le pays. Nous pensons que tout ce qui se joue en ce moment, sa cause unique est le président de la République. Que le nouveau gouvernement, c'est le président de la République qui l'a nommé. Monsieur le cornu lui-même, s'est dit être un moindre soldat. Par conséquent, c'est la politique du président de la République qui va continuer à s'appliquer. Dès lors, si on veut changer quelque chose et faire des choix et donner de l'autorité, c'est en passant par le président de la République. Donc son départ, quel moyen ? Et le seul moyen que nous avons, les uns sont dans l'aduration. Monsieur le

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président, allez-vous-en. C'est Édouard Philippe. C'est pas très correct. Et c'est pas non plus ça va pas vous qui dites qu'il est pas très correct. Euh non, jamais l'arrêter. Tous les mots pour vous sont un prétexte à faire des histoires. Qu'est-ce qui n'est pas correct ? Quand on est un élu, on doit d'abord utiliser les moyens politiques que l'on a. Il n'y a qu'un seul et unique moyen d'obtenir le départ d'un président de la République pour un député, pour les représentants de la nation. Les députés sont les représentants du peuple. C'est la destitution. On peut dire, alors on a le droit de dire ça n'aura jamais lieu euh et cetera et cetera, mais qui êtes-vous pour dire des choses pareilles ? que rien de ce qui s'est passé, vous ne les avez vu se produire. Qu'est-ce qui vous

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permet de dire que les 3/4 de l'Assemblée nationale qui a voté le départ de monsieur Bairou ne voterait pas le départ de du président de la République ? Oui, vous vous savez tout, monsieur, il faut de tiers de l'Assemblée et 2 Sénat. Donc tous les constitutionnalistes et les et les comment dire experts de de nos textes savent et disent que la motion de destitution n'a littéralement aucune chance. Nous n'avons pas Boni. Voilà. Voilà. Prenez-le sur un autre ton. Réfléchissez. Il y a d'autres avis. Nous avons nous aussi des constitutionnalistes. Pas parce que nous sommes de gauche que nous sommes une bande d'ignorant. D'accord ? Donc il y a aussi des gens parmi nous qui réfléchissent qui savent et aussi des gens qui savent que la politique ne se règle pas d'une manière

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administrative. Elle se règle par le fait que des gens réfléchissent et prennent des décisions. Or, tous les élus savent que le cœur du problème, c'est monsieur Emmanuel Macron et que si nous le laissons au pouvoir encore 2 ans, et bien nous aurons 2 ans de chaos. car on nous a beaucoup accusé. Permettez que je le dise, permettez que je le dise, on nous a beaucoup accusé du chaos, mais euh ce n'est pas nous qui le créons. Maintenant, je vais vous encore vous dire une chose sur la comptabilité parce qu'on n'a pas le temps de parler sérieusement de ces affaires. Regardez, on nous dit une dissolution, ça coûte temps, on pourrait avoir la discussion là-dessus. On nous dit il faut faire des économies ici et ça moi je je vois une chose, il y a une épidémie de cancer

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dans ce pays. Personne, pas un instant, pas un mot n'a été dit sur le fait que si l'on voulait améliorer les comptes de la SQ qui sont positifs aujourd'hui, moi les dettes de l'État, et bien une des politiques, ça serait la prévention du diabète, de l'obésité qui ne viennent pas du fait que les gens mangent trop mais qui mangent mal, que et cetera. C'est-à-dire que si on fait une politique qui parle des besoins, des demandes, des urgences, au lieu de faire une froide comptabilité où on coupe dans les dépenses en privant encore les gens de toutes sortes de services de l'État ou en augmentant les impôts, parce que là ce qui est prévu par le budget, c'est la classe moyenne va continuer à être le beau de ce pays, et bien on aurait une autre politique qui se ferait. Voilà

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tout ce que je dis. Monsieur Macron doit s'en aller et le reste ce sont des histoires. C'est un jour sans fin. On va recommencer la même comédie. Et je termine en vous disant que je connais son plan. Ce gouvernement va tomber et dès lors qu'il tombera, il y aura une dissolution. Et dès lors qu'il y aura une dissolution, le gouvernement pourra faire passer par ordonnance son budget. Voilà le plan. Mais c'est quand même étonnant. Jean-Luc Mélenchon, euh vous êtes vous appartenez à un courant de pensée qui est contre le présidentialisme, qui considère que sous la 5e République, le président a trop de pouvoir, qu'il faut en revenir au Parlement et et vous préférez la le départ du président, une présidentielle anticipée à une dissolution. Pourquoi ? C'est parce que vous craignez qu'une

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dissolution ne soit pas favorable à la à la France insoumise. Voilà, vous m'attribuez bien sûr toujours des pensées médiocres. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi pensez-vous que la seule raison pour laquelle je ne je dirais une dissolution ne règle pas, ça serait pour arranger mes affaires ? Vous avez pas bien étudié la situation. Ce n'est pas notre problème. Nous avons déjà été 17, nous sommes 71. Notre problème, c'est pas de sauver nos place, c'est de faire ce qui permet d'avancer. Maintenant, votre remarque sur la présidentialisation, monsieur Duamel, votre remarque, elle mérite d'être regardée. Vous savez, je vais acheter tous les jours mes courses ou tous les deux jours dans un magasin d'une d'une grande chaîne d'hypermarché et je suis contre le capitalisme et la grande

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distribution, vous voyez ? et vous vous mettez de l'essence dans votre scooter et je suis sûr que vous n'êtes pas d'accord avec l'augmentation du prix de l'essence. Nous vivons, voilà, nous vivons dans la vie réelle et dans la vie réelle, on fait ce qu'on a aujourd'hui. Je ne vais pas opposer mes rêves d'une 6e République que j'espère voir s'appliquer bientôt parce qu'un jour on y viendra. Je vis dans la réalité et dans la réalité c'est monsieur Macron la cause des problèmes. Donc monsieur Macron doit s'en aller. On a une question au standard de Dominique. Bonjour Dominique, bienvenue. Vous nous appelez de Reince. Bonjour. Bonjour monsieur Mélenchon. Vous dites que la violence vous dites que la violence conduite à la violence. J'ai une supplie à vous adresser. Je

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souhaiterais que votre groupe parlementaire participe à ce à ce débat à l'Assemblée nationale car la violence elle arrive chez nous dans le peuple. Merci Dominique pour cette question. la violence des débats à l'Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon, votre groupe et pointé par Dominique. Oui, ben je pense que ça s'adresse à davantage que mon groupe. Il est vrai que le ton est beaucoup monté à l'Assemblée nationale. Il faudra en chercher à chaque fois les causes et je crois qu'on s'y perdrait. Mais la cause principale de la violence, c'est le blocage. C'est-à-dire des gens, honnêtement, quels qu'ils soient, sur tous les bancs, ils sont là matin, midi et soir et ils ont l'impression que rien ne débouchera jamais compte tenu de la

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composition euh de cette assemblée et des choix politiques qui sont de toute façon de gréou de force imposés par le président Macron. Donc moi, je lui donne raison, aucun d'entre nous ne souhaite vivre dans la violence. Vous voyez ça a un inconvénient majeur. La plupart de nos députés présentent, des posent des rapports sur toutes sortes de sujets. On nen parle jamais. le moindre incident de séance donne lieu à 10h de présentation. Donc moi je je vous donne raison, je ne souhaite pas, j'ai été sénateur longtemps, le ton était plus feutré qu'à l'Assemblée nationale et la première fois que j'ai ai mis les pieds, j'en ai eu peur. Alors c'est dire si ça me faisait peur même à moi. Jean-Luc Mélenchon, une question de régistre sur l'application Radio France qui dit "Êtes-vous conscient qu'après

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avoir contribué à renforcer Macron par vos agissements, vous ne servez plus qu'à renforcer le RN contre qui vous n'auriez aucune chance Et je me permets de rebondir sur la question de Régis et sur il était pas assez grand pour la poser lui-même. Il fallait que soit vous avec votre papier. Pas du tout. C'est parce que c'est une question qui a été écrite sur l'application Radio France Jean-Luc Mélenchon. Voilà donc vous savez il les écrit et donc moi je m'en fais le le le messager en quelque sorte et je rajoute ce chiffre. Le baromètre est là pour les échos. 75 % des Français ont une image négative de vous, nettement plus que Jordan Bardella ou ou Marine Le Pen. Est-ce que vous ne risquez pas en appelant ainsi à la démission du président de la République, à sa

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destitution et donc à l'organisation d'une présidentielle anticipée et bien au fond à paver le chemin du Rassemblement national ? Voilà, je vous poserai volontiers la même question connaissant vos agissements, mais regardez, ça ne sert à rien de d'aborder la politique par l'insulte. C'est-à-dire dire vous ne servez à rien, vous aidez monsieur, j'ai passé ma vie à combattre l'extrême droite. Donc quand vous me dites vous pavez le chemin de l'extrême droite, je le prends pas comme un comp. Pose la question quand on voit dans tous les sondages Jean-Luc Marchon législative présidentielle, le RN est très largement en tête. La question si demain il y avait une élection, qu'est-ce qui vous fait dire que c'est vous qui tireriez profit de la situation ? compris. Le problème n'est pas de

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savoir si nous allons tirer profit de la situation. Le problème est de savoir qu'est-ce qui est nécessaire pour le pays. Si vous ne faites des élections que quand vous êtes sûr de les gagner, alors vous n'êtes pas un démocrate. Et quand il a été proposé au début du Rassemblement national qu'il soit interdit, c'était il y a plus de 25 ans de ça, Charlie Hebdo avait fait une pétition pour l'interdire et je l'avais signé et je l'avais porté et j'avais dit je crois que c'est le moment de le faire parce que c'est un parti dangereux. Maintenant, le Rassemblement national est là. Que ça vous plaise ou pas, monsieur Duamel, on ne peut le vaincre que politiquement. Et on ne peut le vaincre politiquement qu'en étant pas tous les chaouches du gouvernement de monsieur Macron. Tous ceux qui de près

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de Tous ceux qui de près ou de loin portent les sacoches de monsieur Macron finiront comme lui et ils seront expulsés. C'est ça qui renforce le Rassemblement national. Mais il y a pas que le Rassemblement national qui se renforce, voyez-vous, dans la mauvaise circonscription où il vient d'avoir l'élection partielle qui est en Espagne. Mauvaise pour nous hein, parce que elle était pas, c'est pas nous qui l'avions. Nous venons de progresser de trois points avec notre candidat et bien sûr nous avons été battus, c'était prévisible mais nous avons progressé. Dans la circonscription à Paris, c'est l'inverse. Le candidat unique était socialiste parce qu'on a dit "Ah ben c'est parce que c'est un lesfi que vous avez perdu." et il a reculé de 12 points. Par conséquent, dans cette

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affaire, les gens comprennent qu'il faut faire un choix de société et c'est à ce choix de société que nous invitons. Voilà ce qui compte. Et et j'en profite pour dire puisque personne ne m'a posé la question, ce qui est bien étonnant que la semaine dernière nous sommes tombés d'accord les écologies génération nous LFI ainsi que le président du groupe communiste à l'Assemblée nationale pour dire que nous demandions premièrement la rupture totale avec monsieur Macron donc la censure et deuxièmement des candidatures communes sur la base du programme du NFP. Alors voyez-vous dans la vie il y a pas que les menaces et la peur. La Ligue de la peur ne nous mènera nulle part. il faut vouloir et aspirer au futur avec des solutions. Nous amenons des solutions et monsieur duamel si les français n'en

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veulent pas nous nous soumettrons. Merci Jean-Luc Mélenchon, fondateur leader de la France insoumise d'avoir été euh au micro d'Interre ce matin.