"Une retraite digne pour chacun" : Édouard Philippe sur TF1|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous proposez un départ à 65 ans avec 45 annuités. Vous dites qu'il n'y a pas de plan B. Les Français vont-ils accepter cette potion amère ?
- 0:39RelanceRéponse directe
La retraite à 64 ans a fait disjoncter le quinquennat d'Emmanuel Macron. Comment la vôtre serait mieux acceptée ?
- 1:53RelanceRéponse directe
Quand vous parlez de 45 annuités, avec un départ à 22 ans, cela fait 67 ans. Vous n'avez pas bougé ?
- 2:25RelanceRéponse directe
Gabriel Attal et Philippe Aghion disent que l'âge légal ne veut plus rien dire. Vous répondez ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Un Français sur trois ne partira pas à 65 ans à cause de situations particulières. Quels critères ?
- 4:17RelanceRéponse directe
Vous dites que vous allez négocier avec les partenaires sociaux. CFDT et CGT disent que vous êtes à côté de la plaque. Réponse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Édouard PhilippeFait
« les Français se rendent compte que le choc démographique, il est là »
- 1:53Édouard PhilippeChiffre
« âge légal de départ 65 ans, 45 années de cotisation pour obtenir une retraite à plein »
- 2:25Édouard PhilippeFait
« aucun système de retraite par répartition qui a fait disparaître l'âge légal de départ »
- 3:36Édouard PhilippeChiffre
« un français sur 3 ne partira pas avec l'âge légal de départ à 65 ans »
- 6:17Édouard PhilippeChiffre
« Je crains deux choses, deux choses qui sont sérieuses. Le premier risque, c'est l'étranglement. C'est la dette qui continue à s'accroître »
- 6:58Édouard PhilippeChiffre
« 625 personnes interpellées selon le ministère de l'intérieur »
- 8:22Édouard PhilippeFait
« un certain nombre de lycéens interdisent aux autres de suivre leur cours, abîment des établissements publics »
- 9:42Édouard PhilippeFait
« il y a une vieille règle que je m'appliquais quand j'étais premier ministre qui consiste à dire que lorsqu'on représente la France et qu'on est à l'étranger, on commande pas la vie politique intérieure »
- 10:19Édouard PhilippeFait
« je ne commente jamais les sondages »
Temps de parole
- ?100 %
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7h33 avec Alba Ventura. Nous accueillons ce matin Édouard Philippe. Bonjour. Bonjour soutien. Merci beaucoup d'être avec nous pour évoquer évidemment toute l'actualité. Vous êtes le candidat horizon à l'élection présidentielle ancien premier ministre. Vous venez de dévoiler votre réforme des retraites. Vous proposez un départ à 65 ans avec 45 annuités. Vous dites il faut travailler plus, il n'y a pas de plan B. Vous pensez vraiment que les Français vont accepter cette potion amer ? Écoutez, je sais pas si elle est amè et quand je dis il y a pas il y a pas de plan B, je veux dire que il y a pas de plan B à sauver notre système de retraite par répartition. Si on ne le sauve pas, qu'est-ce qui se passe ? Les retraités d'aujourd'hui n'ont plus de pension et au moins aussi terrible. Les
actifs d'aujourd'hui, ceux qui cotisent aujourd'hui pour les retraités n'auront pas de pension demain. Donc il faut sauver notre système. Moi, j'ai proposé un plan clair qui repose sur l'idée que pour sauver le système de retraite tel qu'il est, il faut travailler un peu plus longtemps en faisant attention à la réalité des métiers, mais il faut travailler un petit peu plus longtemps et il faut compléter le système de répartition par un système de capitalisation. Je propose des solutions qui permettent de ne pas payer plus. et de préserver le pouvoir d'achat des retraités d'aujourd'hui et surtout si j'ose dire des retraités de demain, c'est-à-dire des activités. Mais alors enfin c'est vous qui présenter la réforme des retraites pour l'instant qui va qui va le plus loin.
La retraite à 64 ans a fait dijoncter le quinquena d'Emmanuel Macron. Comment la vôtre serait mieux acceptée ? Mais parce que je pense que les Français se rendent compte que le choc démographique, il est là. Nous nous voyons tous, nous voyons tous que nous avons de moins en moins d'enfants. Nous voyons tous que l'espérance de vie est cant mieux s'accroit. Et nous voyons tous que demain euh pour les gens qui ont aujourd'hui 50 55 ans, j'ai 55 ans. Pour les gens qui ont aujourd'hui 55 ans, le financement des retraites n'est absolument pas garanti. Et donc je je propose au fond quelque chose qui se fait dans tous les autres grands pays d'Europe confrontés au même problème démographique que nous, c'est-à-dire travailler un peu plus longtemps en faisant très attention de pas placer
tout le monde dans la même situation parce que il y a des réalités différentes, parce qu'il y a des métiers qui sont plus pénibles, parce qu'il y a des carrières qui sont plus longues. Ça faut les prendre. Une précision quand même Édouard Philippe parce que quand vous parlez de 45 annuités quand on entre sur le marché du travail en moyenne à 22 ans bah c'est un départ à 67 ans en fait. Vous n'avez pas vraiment bouché par rapport à ce que vous disiez. Je je mets les cartes sur table. Âge légal de départ 65 ans, 45 années de cotisation pour obtenir une retraite à plein. Et et il y a des gens qui travailleront jusqu'à 67 ans, des gens qui ont fait des études. Certains disent que l'âge légal ça veut plus rien dire. C'est pas avec ça qu'on pilote un système des
retraites. C'est Gabriel Atal qui le dit. Mais c'est aussi Philippe Aguyon prix Nobel de l'économie. Oui. Bah moi ce que j'observe c'est que il n'y a aucun système de retraite par répartition qui a fait disparaître l'âge légal de départ parce que vous avez ces deux instruments, la durée et la cotisation. Je suis désolé, il est 7h35 du matin et on est dans des trucs un peu techniques, hein, mais cela dit, ça concerne tout le monde. C'est pas une question financière les retraites, c'est la vie de chacun. Bon, donc il y a deux instruments. Si vous utilisez exclusivement l'instrument de la durée, vous faites souvent une réforme qui est injuste ou qui est inefficace. Si vous utilisez uniquement l'âge légal de départ, vous faites souvent une réforme qui est injuste. Donc, j'utilise les
deux instruments pour garantir l'équilibre, pas par obsession comptable, mais parce que c'est la sécurité des retraités d'aujourd'hui et c'est la sécurité de ceux qui travaillent aujourd'hui et qui auront une cotisation de retraite. Je suis sûr, madame Pentura que vous connaissez autour de vous et que vos téléspectateurs connaissent autour de vous des jeunes gens entre 30 et 40 ans ou peut-être inférieurs qui vous disent "Moi les retraites j'en aurais pas." Je suis sûr que vous avez déjà croisé des hommes. Bon et ben moi ce que je veux c'est qu'ils en aent. Donc je propose d'équilibrer le système de retraite par répartition et d'accompagner progressivement et à partir de quel âge pardon et d'accompagner progressivement le système par un régime d'épargne
individuel de capitalisation pour faire en sorte que chacun puisse disposer d'une retraite digne. Et ça passe en effet par le fait qu'on travaille un peu plus longtemps. C'est pas facile à dire, c'est pas facile à entendre, c'est pas facile à faire et on a plein de choses à faire pour que ce soit possible français sur trois est concerné par cette réforme. Non, je dis qu'un français sur 3 ne partira pas avec l'âge légal de départ à 65 ans parce qu'il y a des situations particulières. Le handicap, l'invalidité, la pénibilité critère les partenaires sociaux seront chargés de définir les métiers, les carrières qui dans la limite d'un tiers des français quand vous étiez vous avez envé quatre critères de pénibilité, monsieur premier ministre. Et moi maintenant, je suis en
train de vous proposer une réforme. Non, pas du tout parce que dans le système tel qu'il était, il n'avançait pas. Je je ce que je propose aujourd'hui, c'est un plan complet qui permet, je le crois, de sauver les retraites d'aujourd'hui et de sauver les retraites de demain. Et vu l'angoisse et l'incertitude que ça représente, vu le poids que ça représente dans la dépense publique, je pense que sauver ce système, ça a de la valeur. Vous dites que vous allez négocier avec les partenaires sociaux. On a déjà entendu Marie-Lise Léon de la CFDT, Sophie Binet et de la CGT qui disent "Il est à côté de la plaque et pourquoi pas 70 ans tant qu'il y est." Pardon, je ne change pas l'âge de départ à la retraite sans décotes qui est à 67 ans. Il est déjà à 67 ans. Vous savez
très bien madame Ventura qu'il y a beaucoup d'hommes et beaucoup de femmes qui partent déjà à 67 ans en France parce que elles doivent aller jusqu'à 67 ans pour partir sans décote. Je ne propose pas de changer cet âge. Je propose juste de dire tous ceux qu'ils peuvent vont travailler un peu plus longtemps et et ça va se passer progressivement parce qu'on a un peu de temps pour mettre en place la réforme. À Philippe, c'est aujourd'hui que le premier ministre Sébastien Lecornu présente son budget de 2027 avec un objectif affiché de 54 milliards d'économies, le gouvernement envisage de toucher aux pensions des retraités he à partir de 1260 € de pension progressivement elles ne seront plus indexées sur l'inflation. Il va toucher aussi au plafond de l'abattement de 10
%. Vous êtes d'accord avec ça ? Je trouve que la situation financière est est tellement mauvaise que le gouvernement essaie par tous les bouts de renier un peu de enfin euh c'est c'est très difficile à expliquer, c'est très difficile à supporter. Vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Et non non, je je je me prononce pas là-dessus. Je je dis juste que tant qu'on règle pas les problèmes de fond, on va continuer à faire des petites choses pénibles. Euh voilà. Donc je je vous voyez au lieu de renier sur les choses, travaillons tous un petit peu plus. au lieu soit de se contraindre, soit d'augmenter la taxation, soit essayons d'augmenter un peu un peu et et et en fonction de ce que chacun peut faire la durée du travail de façon à créer de la richesse supplémentaire.
On vit avec 1260 € de retraite. Roland l'escur, le ministre de l'économie, disait 2000 € de retraite, on vit correctement. J'ai toujours un doute quand j'entends quelqu'un dire qu'avec moins d'argent que ce qu'il gagne, on vit bien. Voilà. Hm hm. Donc en France, quand on vit avec 1260 € ou 2000 € on peut avoir de très grandes difficultés à boucler ces fins de mois. Bien entendu, on a une situation économique qui est catastrophique. Je vous passe les détails, la dette, les taux et cetera. Vous craignez une crise financière ? Je crains deux choses, deux choses qui sont sérieuses. Le premier risque, c'est l'étranglement. C'est la dette qui continue à s'accroître, les taux d'intérêt qui continuent à menter, l'absence totale de marge de manœuvre. C'est ce qu'on constate aujourd'hui,
attendez. C'est ce qu'on constate aujourd'hui, le long étranglement. Et puis il y a quelque chose qui est presque pire que ça, c'est ça plus un choc, un choc extérieur, une instabilité politique, quelque chose qui vient déstabiliser le système et qui peut créer une crise financière. Donc il faut prendre ce risque au sérieux. C'est pas réjouissant mais c'est la réalité. Et un certain nombre de gens jouent sur le risque de crise financière. Un certain nombre de gens spéculent sur la possibilité d'une crise financière. Notre dette est de plus en plus achetée par des acteurs internationaux qui se disent que peut-être la France va faire défaut. Et Édouard Philippe, 625 personnes interpellées selon le ministère de l'intérieur Laurent Ninez. Euh je vous parle là des blocus des
lycées. Monté de la violence extension du mouvement. Ça dure depuis plus d'une semaine. Vous dites qu'il faut que ça s'arrête. Tout le monde a envie que ça s'arrête. Euh rien n'est satisfaisant dans cette histoire que des lycéens et des revendications, ça peut s'entendre. Euh euh ça ça c'est pas neuf, ça a toujours été le cas. Bon, très bien. Bon, mais on peut formuler ses revendications sans bloquer un lycée. On peut formuler des revendications sans interdire aux autres lycéens de suivre des cours. On peut le faire sans violence, on peut le faire sans dégradation. Ce que je constate aujourd'hui, c'est que un peu instrumentalisé, il faut bien le reconnaître, par la France insoumise, un certain nombre de lycéens interdisent aux autres de suivre leur cours, abîment
des établissements publics, vont faire payer au contribuables des réparations, ce qui est scandaleux. Hm hm. Vous dites par exemple comme Valérie PCress, je vais envoyer la facture aux maires qui soutiennent comme Bali Bagayoko à Saint-Denis ou je vais envoyer la facture au casseur comme dit Laurent Voquier. Vous avez dans votre dans vos reportage avant que je prenne la parole sur ce plateau montré la difficulté de la vie des Français. Bon, elle est réelle, personne peut la nier. Pourquoi est-ce que alors que la situation est difficile, alors que le gouvernement est face à une question budgétaire extrêmement compliquée, on devrait accepter que parce qu'il y a des revendications qui peuvent s'exprimer autrement et être entendu autrement, on casse, on dégrade et on vienne gêner le
fonctionnement des services publics. C'est inacceptable. C'est normal. Et évidemment, il y a une responsabilité. Alors, quand il s'agit de mineur, bah la responsabilité, qui c'est qui doit l'assumer ? C'est les parents. Bah évidemment, leurs parents. Euh le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, est accusé par Media Part d'avoir tenu des propos antisémites. Le journal affirme avoir authentifié des messages, mais il dit ne pas pouvoir les publier pour protéger ces sources qui ont peur. Jordan Bardella, lui, il nit en bloque. Alors, en déplacement en Espagne, Emmanuel Macron a dit qu'il s'agissait de propos inacceptables et gravissimes. Il a appelé à la condamnation la plus extrême. Vous êtes cette sur cette ligne, vous condamnez vous aussi, même si c'est pas publié.
[grognement] D'abord, il y a une vieille règle que je m'appliquais quand j'étais premier ministre qui consiste à dire que lorsqu'on représente la France et qu'on est à l'étranger, on commande pas la vie politique intérieure. Je pense que c'est une bonne règle. La deuxième chose, c'est que je ne sais pas si monsieur Bardella a tenu ses propos. Média Part le dit, c'est ça, c'est pas public. Monsieur Bardella le dément. Je ne sais pas si c'est vrai. Je ne dis pas que c'est faux. Je ne sais pas si c'est vrai. Comme je ne sais pas si c'est vrai, je ne commente pas. Je je me permets de dire que si ces faits sont vrais et encore une fois je ne le sais pas s'ils sont vrais ils sont sérieux ils sont grave. Il faudra que monsieur Bardella s'en explique. Il les nie aujourd'hui il faudra qu'il s'en
explique et que le cas échéant il en tire les conséquences. Et Philippe une dernière question notre sondage IFOP pour le Figaro LCI ce matin vous donne au second tour dans tous les scénarios. Est-ce que vous dites ce matin très solennellement à Gabriel Atal de vous raller ? Non, je dis que je ne commente jamais les sondages, jamais. Pour une raison simple, c'est que il y a 2 jours, ils étaient différents et dans 2 jours, ils sont peut-être différents. Et comment et vous n'avez pas confiance en vous ? Alors, je ne crois pas que ce soit le problème essentiel honnêtement, mais euh mais je ne commande pas les sondages. Vous me demandez ma position sur les concurrents dans l'espace central dans lequel je m'inscris, sur Gabriel Atal en l'occurrence, à la fin à la fin de la
discussion publique, une campagne électorale, c'est quoi ? une discussion publique à la fin de la discussion publique, si nous sommes trop nombreux dans un espace politique qui est relativement proche, alors la dispersion nous condamnera à avoir un deuxième tour entre madame Le Pen et C'est quand la fin là ? Vous êtes déjà trop nombreux, c'est quand la fin ? La fin le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le 18 avril. J'ai toujours pensé que la convergence devait intervenir quelque part entre novembre et février. Personnellement, je préfère novembre, c'est dans un mois. Oui. Oui, c'est vrai. Donc ça peut être dans un mois. Je je préférais que ce soit plus tôt bien que trop tard. Merci Édouard Philippe. Je rappelle que d'ailleurs vous serez l'invité du 20h de
TF1 dimanche soir dans un rendez-vous qu'on vous conseille vraiment de de regarder avec Annecler Coudret parce que c'est assez inédit d'ailleurs. Vous prenez la route avec Anneclacre Coudret pour aller à la rencontre des Français. Ne manquez pas cela. Donc ça sera dimanche dans le 20h de TF1. Merci aussi Alba Aventure.
Édouard Philippe