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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 23 août 2024 106 minAutoproduit

VIVRE EN OUTRE-MER | #Amfis2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bienvenue à cette conférence dont le thème est vivre en outreem je suis Gabriel Catala député du valdoise donc je suis mal placée pour parler de ce thème-l raison pour laquelle nous avons quatre formidables intervenants aujourd'hui à ma gauche madame Cécile Riou Baptista qui est secrétaire générale adjointe de la Commission nationale consultative des droits de l'homme la CNCDH la CNCDH a rendu un rapport très complet en 2018 sur l'effectivité des droits de l'omme en outre mer qui est un rapport qui explore dans les 12 territoires ultramarins de la République française le respect du droit ou le non respect plutôt du droit à l'éducation le droit à l'eau la protection de la santé l'accès à la justice l'explosion de la précarité également les questions pénitentiaires c'est un rapport très complet ensuite nous avons monsieur temataille le gaïc qui est un ancien député polynésien en 2022 quand il a été élu à la assemé nationale il était le plus jeune député élu de l'histoire de la 5e République élu à je crois 21 ans et malheureusement la la dissolution de alors de la dissolution de 2024 temata n'a pas été réélu mais il est toujours député de l'Assemblée de Polynésie et membre du parti Tavini qui est un parti très important en Polynésie et qui tu en parleras davantage qui est un parti indépendantiste ensuite nous avons Jean-Victor castor député de guyan élu dès 2022 et réélu en 2024 qui est membre du groupe GDR le groupe GDR c'est le groupe à l'Assemblée nationale où cohabite les les communistes le le PCF et les députés ultramarins euh donc Jean-Victor est évidemment spécialisé sur toutes les questions guéanaises il a rendu lors du précédent mandat une un rapport une mission d'information qui l'avait conduit notamment avec notre député Clémence guetté et ensuite tout à gauche nous avons monsieur Malc Ferdinand qui est philosophe chercheur au CNRS spécialiste des questions d'écologie en lien avec la question coloniale et auteur d'un ouvrage dont je conseille à tout le monde la lecture qui s'appelle une écologie décolonial penser l'écologie depuis le monde caribéen et il va nous parler ensuite il va pouvoir nous parler de de ses travaux nous la France insoumise donc les outromè occupent une place très importante à la fois dans notre manière de lancer le programme d'agir à l'Assemblée nationale et on a on a vu que Jean-Luc mélenchan a d'ailleurs été élu président des outr-mè au premier tour de l'élection présidentielle en 2022 on on laisse en effet une large place aux outr-mèes dans notre programme à la fois dans l'avenir en commun et ensuite dans le livrer outre mè puis dans le plan pour les autres mères en en disant notamment que les outr mè sont à l'avant-garde de la bifurcation écologique et du progrès humain les outr premère c'est d'ailleurs un un terme qui pose question on préfère aussi nous utiliser le terme de territoire transocéanique c'est un terme qu'utilise un des députés de notre groupe qui s'appelle Jean-Philippe Nilor qui est député de Martinique puisque outre mer induit que ce sont des des territoires finalement hors de France loin de l'hexagone et d'ailleurs ça se traduit dans la vie de tous les jours dans leur vie quotidienne c'est pour ça qu'on a voulu en parler puisque ce sont des territoires abandonnés par la République relégué des territoires qu'on dit être des territoires de de seconde zone où les choses qui s'y passent seraient inconcevable dans l'Hexagone les autremèes c'est un c'est de c'est plus de 2,5 millions de personnes dont un/ers a moins de 20 ans et dont 1,6 million sont des jeunes ils vivent leur vie quotidienne comme un un même si j'aime pas trop ce mot un séparatisme social ou un aparti social étant complètement déconsidéré par rapport aux citoyens de l'Hexagone cette déconsidération elle a bien sûr une histoire c'est ça va être le fil conducteur de notre conférence c'est l'histoire coloniale puisque quand on regarde la structuration de la la des sociétés ultramarines aujourd'hui les les déterminismes le déterminisme est lié à l'histoire coloniale et au rapport colonial que qu'entretient toujours la France avec ses territoire par exemple si on regarde les les entreprises c'est des monopoles publics au service de grand patron européens ou hexagonaux qui asphyie les populations sur place qui créent du chômage de masse la l'agriculture est fondée sur le modèle de la plantation plantation directement héritée du temps des des esclaves et la colonisation et tout ce qui va avec c'est les les outremères ont toujours été considérés comme des des laboratoires par la métropole on voit toujours aujourd'hui les conséquences de l'utilisation massive de pesticides le glyphosate mais bien sûr le chlordécone en Guadeloupe et et en Martinique et il y aura d'ailleurs après que le la justice française a proncé un nonlieu début 2023 l'appel de l'ordonnance de nonlieu la justice se reprononcera en octobre sur la responsabilité de l'État dans l'empoisonnement au chlore des cononnes l'agriculture qui est qui est aussi caractérisé par des des monocultures la banane qui est toujours aujourd'hui une une l'agriculture dominante par exemple en Martinique alors même qu'elle est vouée à l'exportation et qu'elle ne nourrit pas les populations sur place et bien sûr le le Race et les les discriminations qui sont toujours à l'œuvre aujourd'hui ou les représentations stéréotypées qu'ont les hexagonaux sur les citoyens ultramarins euh on va donc on va avoir une différentes intervention la première ce sera celle de Madame Riou Baptista de de la CNCDH qui va nous dresser un un portrait bon chaque chaque territoire à sa singularité donc c'est un petit peu compliqué de de donner des chiffres sur la pauvreté l'exclusion sur chaque territoire mais avait essayé de dresser un portrait global sur quelle est la situation dans les dans les outr mers ensuite on écoutera théataille le gaïque qui expliquera ce que c'est vivre en Polynésie notamment avec les les conséquences pareil hérité de cette conception de laboratoire de des essais nucléaires puisque il y a eu près de 200 essais nucléaires en Polynésie depuis les années 60 ensuite on écoutera Jean-Victor castor qui nous expliquera ce que c'est vivre au quotidien en Guyane et la relation de tutelle qu'entretient la France avec le territoire guyanais et enfin on écoutera Malcolm Ferdinand qui replacera toutes les les descriptions et analyses et considérations des autres intervenants dans l'histoire coloniale notamment à la lumière de ses travaux j'espère qu'il pourra nous expliquer ce qu'il ce qu'il entend par l'habité colonial euh le plantationocè à la place de l'anthropocè et euh également pourquoi pas ce que vous ce que tu développes dans ton dans ton ouvrage La la notion de négroscène pour expliquer les relations entre les les êtres humains et et la terre voilà merci beaucoup je laisse la parole à Cécile r Baptista merci beaucoup merci beaucoup de de m'avoir invité à cette table ronde alors préliminaire peut-être une un petit rappel parce que j'ai sans doute un positionnement qui est un peu différent des autres intervenants j'ai un positionnement qui est très institutionnel en fait puisque la CNCDH est une institution de la République indépendante et pluraliste mais donc c'est c'est donc quand même un un un positionnement institutionnel les missions de la CNCDH en deux mots c'est contrôler les engagements internationaux de la France en matière de droits de l'homme et conseiller le gouvernement et les et les assemblées pour assurer une meilleure effectivité des droits en France alors pourquoi la CNCDH a été amenée à travailler en 2017-208 sur les l'effectivité des droits de l'homme dans les outremers en fait on était un peu interpellé parce que euh on travaille énormément avec les organes internationaux Nations Unies Conseil de l'Europe et ces organes internationaux de de de contrôle des de des droits de l'homme de protection des droits de l'homme interpelle interpellit très régulièrement la France sur la situation dans les outr-mers avec des recommandations fermes euh des des des des des positionnements euh très clairs euh voilà donc c'est on voyait revenir régulièrement ses recommandations ces interpellations sur les outres mères et en face en France euh au gouvernement un silence coupable sans doute face à ces à ses interpellations des des organisations internationales et on a donc décidé de d'aller voir d'un peu plus près et on a essayer de d'évaluer de dresser un bilan de la situation des de l'effectivité dans des droits dans les territoires ultramarins et on a essayé également de formuler un certain nombre de de recommandations pour faire en sorte que l'accès au droits l'effectivité des droits soit renforcé alors le rapport il date de 2018 on peut penser que ça fait un petit bout de temps c'est vrai mais on a suivi les évolutions depuis cette date et en fait force de constater que il y a pas d'évolution ou très peu d'évolution depuis 2018 et euh le le constat qu'on tire de nos travaux il est il est sans appel c'est qu'il y a un profond décalage en terme d'accès au droits et d'effectivité des droits entre la métropole et les territoires ultramarins et que comme le disait Gabriel Catala voilà les territoires d'outrem apparaissent vraiment comme des territoires relégués de la de la République en terme en terme de droit et ce qui est malheureux c'est que ce constat d'inégalité il est connu reconnu consensuel tout le monde s'accorde dessus mais que derrière peu ou pas d'action et pas d'évolution de la situation donc on est face à des failles grossières qui privent les populations ultramarines de l'accès à leurs droits et dans des domaines extrêmement divers donc on a on a eu des travaux sur les questions de précarité sociale et de niveau de P d'accès aux droits sociaux la question de la précarisation des jeunes dans les territoires la question du droit à l'éducation qui qui pourrait paraître comme vraiment un quelque chose de un minima un minimum requis l'accès à l'école l'accès à l'école est problématique dans plusieurs territoires ultramarins l'accès à l'emploi l'accès à des services de base comme l'eau potable par exemple ou encore l'accès à la justice alors pour illustrer ce ce ce constat je voulais vous donner quelques chiffres alors en sachant et je vais revenir à la fin de mon intervention qu'il a été très compliqué pour nous de trouver des chiffres des données qui nous permettaient de décrire la situation dans les dans les territoires ultramarins ce qui pose problème à plus d'un titre et que par ailleurs les chiffres on a eu l'occasion d'en parler tout à l'heure la manière dont on évalue la situation on évalue les situation peut être différente en métropole et dans les territoires ultramarins si on parle de précarité sociale et ben on peut constater que la part des foyers bénéficiaires du RSA est plus importante en Guadeloupe et en Martinique elle atteint 40 % alors qu'elle est de 13 % en métropole le taux de chômage est deux fois plus élevé en Martinique et en et en Guadeloupe avec des taux de 17 % contre 8 % en métropole et les personnes qui sont durablement éloignées de l'emploi sont plus nombreuses 40 % 40 % de demandeurs d'emploi inscrits depuis 2 ans ou plus dans ces territoires contre 13 % en métropole on en parlait tout à l'heure en Guyane le taux de pauvreté s'élève à 53 % c'est quatre fois plus que la moyenne française qui est de 14 % et on constatait que la manière de calculer enfin le que le seuil de de de pauvreté le calcul n'était pas le même en métropole et en guyan donc on peut imaginer que si on avait les mêmes standards l'écart serait encore plus important en matière d'éducation le la la problématique de l'accès à l'école de l'inscription à cole ou des conditions de scolarisation a une conséquence qui est qui est dramatique c'est que si on prend l'ensemble des territoires ultramarins on constate que 20 % des jeunes de 17-18 ans sont considérés en situation d'ilétrisme ce taux n'est que de 3,6 % en métropole en matière de d'accès à la santé de droit à la santé en Guyane l'espérance de vie est inférieure de 2 ans à celle de la métropole dans les départements et régions d'outremer le taux de mortalité infantile est de 7,6 pour 1000 naissances c'est deux fois plus qu'en métropole où il est de 3,7 pour 1000 et si on parle de de santé sexuelle et reproductive en Guyane le taux de de grossesse précoce c'est-à-dire les grossesses entre 14 et 16 ans et de 27 % il n'est que de 4 % en métropole et si on regarde en Guadeloupe le taux de recours à l'IVG est de 30 pour 1000 alors qu'il est de 17 pour 1000 en île-de-fance ces chiffres-l montrent qu'il y a un échec des politiques de prévention en matière de santé sexuelle et reproductive enfin dernier élément le la question de l'accès à l'eau du droit à l'eau où là on a des territoires comme la Guadeloupe la Martinique ou Mayotte où on a certaines populations qui n'ont pas accès à l'eau potable parce que il y a des coupures fréquente parce que le réseau est véust parce que les stations d' d'puration sont défectueuses et qu'on a pas inv pour pour les mettre aux normes et donc on a des des des des populations qui ne peuvent pas bénéficier d'un droit de base qui est celui d'avoir accès à l'eau potable alors quelle l'explication on peut trouver pour pour cette situation et bien en fait à la scncdh on fait le constat que l'accès au droit n'est que très rarement aménagé de façon à répondre aux réalités des territoires on a des PO publiqu qui sont pensées au niveau national en métropole à Paris et qui descendent vers les vers les territoires ultramarin et on espère que au cours de cette descente on va pouvoir presque miraculeusement toucher les bénéficiaires et les populations auxquelles ces ces politiques publiques doivent bénéficier mais à aucun moment on ne va prendre on ne va prendre en considération ses populations c'està-dire qu'on construit les politiques publiques sans consulter les populations qui vont être bénéficiaires de ces politiques et on ne pense pas quelles peuvent être les spécificités et les conséquences des spécificités des territoires l'isolement l' l'insularité les distances euh dans dans plusieurs territoires la question des distances est fondamental euh combien de temps pour aller à l'école pour trouver un hôpital euh bien souvent les populations sont obligé enfin si on veut aller à l'école au-delà du du de l'école primaire quand il s'agit d'aller au collège ou au lycée il faut aller en internat mais est-ce qu'on pense est-ce qu'on est-ce qu'on prévoit les internats ou les familles qui vont pouvoir accueillir des enfants pour que ces enfants puissent aller au collège ou au lycée euh quand on veut faire des études supérieures bien souvent il faut s'expatrier alors que pour le reste de la population française tous ces services sont des services qui sont disponibles à proximité et quand on propose des solutions pour faire face à ces disparités territoriales euh en fait on ne propose pas toujours rarement les mesures d'accompagnement qui seraient nécessaires pour faire en sorte que les les les les personnes puissent vraiment bénéficier de leur droits alors au-delà de la question de l'accès concret physique au droit le le constat de la CNCDH c'est que les politiques publ dans les outres-mèes sont dans une situation alarmante euh et on on fait ce constat dans dans différentes dans différents domaines l'accès à la santé on le on le voit avec les chiffres que j'ai pu donner tout à l'heure sur la mortalité infantile ou si on prenait les chiffres de les taux de mortalité à l'accouchement euh il est alarmant inquiétant que dans certains territoires les enfants ne soient pas inscrits à l'écol c'est notamment le cas en guillonne pour des pour des raisons diverses défaillances de l'état civil problème de domiciliation nulle part en France on accepterait qu'il y ait des problèmes de domiciliation comme il y a dans certains territoires ultramarins et ces problèmes de domiciliation entraînent par derrière des des fausséses dans l'accès au droit si vous n'avez pas de domiciliation si vous n'êtes pas démoiné vous ne pouvez pas inscrire votre enfant à l'école vous ne pouvez pas recevoir euh vos vos vos vos droits percevoir vos prestations sociales vous n'avez pas accès à la justice voilà et alors qu'en France enfin en métropole on naccepterait jamais euh d'avoir un des des des des services de domiciliation défaillants c'est des choses qu'on accepte euh pour pour les outremires euh en matière d'éducation de la même manière jamais on accepterait en métropole des des d'avoir des des des des des écoles qui ne répondent pas aux normes de sécurité et d'hygiène à Mayotte c'est 50 % des écoles qui ne répondent pas à ces normes-là et on en envoie les enfants dans ses écoles et en plus on accepte de les envoyer à mi-temps à l'école euh voilà donc on constate que certains services sont totalement dépassés euh dans les dans les territoires ultramarins c'est aussi le cas de la protection de l'enfance et à Mayotte on a fait le constat que euh les services de protection de l'enfance dans ce département français avait capitulé et que il n'y avait pas il n'y a plus de protection l'enfance à Mayotte euh alors je peut-être pas euh alors qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on peut préconiser pour faire face à cette défaillance des politiques publiques à ce non accès au droit pour les populations ultramarines et ben la scène CD prône la mise en place de ce qu'elle appelle une approche fondée sur les droits de l'homme et cette approche fondée par les droits de l'homme c'est en fait changer la manière de faire des politiques publ et comprendre que pour que pour que les gens aient effectivement accès à leurs droits il faut penser les politiques publiques non plus de manière verticale mais de manière horizontale en associant et en associant réellement effectivement les populations à la fois en amont au moment de l'élaboration des politiques publiques mais aussi en aval dans la phase d'évaluation des politiques publiques ce qui suppose entre parenthèses d'évaluer les politiques publiques ce que on fait très rarement euh en France qu'on a qu'on qu'on associe ou pas euh les bénéficiaires des dispositifs euh euh voilà cette approche fondée par les droits de l'homme cette conception horizontale de la construction des des politiques publiqu la CNCDH la défend pour pour la France en général mais elle a constaté dans dans cette étude que cette approche était encore plus nécessaire encore plus fondamental dans les territoires ultramarins parce que c'est le moyen euh de prendre en compte les spécificités et la diversité des territoires et de vraiment mettre en place des politiques euh sur mesure penser avec et pour euh les bénéficiaires des droits euh ce serait également le moyen de euh de mettre un terme ou de combler euh le fossé qu'il existe aujourd'hui entre les responsables politiques les les personnes qui sont responsables de la mise en œuvre des des des politiques publiques et les citoyens qui en sont bénéficiaires ce fossé entre acteur et bénéficiaire il est particulièrement criant dans les territoires ultramarins et le recours à l'approche fondée par les droits de l'homme permettrait de combler ce fossé alors pour pour réaliser ce ce changement de paradigme dans les politiques publiques il y a sans doute deux préalables alors il y en a il y en a beaucoup plus et je pense que les autres intervenants auront l'occasion de revenir là-dessus mais à la sncdh on en a identifié deux à minima le premier c'est une meilleure connaissance des réalités sur le terrain alors au début de de l'intervention je vous ai donné un certain nombre de chiffres c'est très très compliqué d'avoir des données fiables sur la situation dans les outres merses et ça c'est vraiment problématique parce que si on n' pas de données fiables si on n pas une connaissance scientifique de la situation on n'est pas à même de répondre aux problèmes qui sont qui sont posé on n'est pas à même de de d'apporter les les bonnes réponses d'évaluer les politiques publiques qui sont mis en œuvre puisqu'on n pas euh le baromètre pour pour évaluer la la situation et on constate c'est ce qu'on a c'est c'est vraiment la difficulté à laquelle on a été confronté dans nos différents travaux que à ce jour euh le le le la collecte des données statistiques et les connaissances scientifiques sur les territoires ultramarins n'est pas du tout à la hauteur des enjeux second préalable la question de des personnels des administrations des personnels de la Fonction publique dans les territoires ultramarins on a constaté partout et dans tout tous les domaines vraiment une un un problème une problématique dans la question des personnels publics des personnels administratifs et ce cette problématique elle repose sur une contradiction c'est que d'un côté tout le monde nous dit tout le monde s'accorde pour dire qu'il est fondamental d'avoir une connaissance fine du terrain et que donc il faut pouvoir se reposer sur des personnels formés expérimentés et pourtant ce qu'on constate c'est que les affectation en outremère sont souvent de courte durée et qu'elles ne retiennent pas les personnes qui espèrent faire de grandes carrière par ailleurs on constate également que la plupart des des fonctionnaires même territoriaux ce sont des des personnes qui viennent de la métropole et ce ne sont pas des gens qui sont recrutés euh sur place donc on a on on on on a des personnels qui doivent mettre en place des politiques euh complexes adapté mais qui n'ont pas euh les capacités l'expérience et qui ne peuvent pas acquérir l'expérience pour mettre en place ses politiques et quand ils l'acquierèrent et bien en fait ils vont être on va les affecter ailleurs donc il y a une une vraie réflexion à avoir sur la stabilité des personnels administratif dans les territoires ultramarins la manière dont on les recrute où on les recrute et il est important de de s'interroger sur le le de réfléchir au fait que il y a des des capacités il y a des expertises sur place et qu'il faut recruter ces expertises et ses capacités qui sont sur place et en plus ce sont des des personnes qui resteront euh voilà donc en conclusion la à la fin de ces travaux la CNCDH invite les pouvoirs publics à adopté une approche par l'accès au droits et et à et par et à l'effectivité des droits et cette approche elle passe inévitablement par la reconnaissance des identités multiples et des et des singularités territoriales alors on nous a opposé quand on a quand on a présenté nos travaux on nous a opposé le le sac Ain principe d'universalité euh cher à la République mais en réalité il y a pas de contradiction entre ce principe d'universalité et le fait que il faut reconnaître les identités euh des des peuples euh des territoires ultramarins leurs singularité leur spécificité parce que c'est de cette manière-là aussi qu'on va leur donner accès aux droits euh des droits qui sont universels et qui sont fondamentaux et c'est sans cette double reconnaissance il n'y aura ni égalité réelle ni respect des peuples des langues et des cultures nombreux sont les défis à relever pour parvenir à l'égalité réelle avec la métropole il nécessite de lutter contre toutes les formes d'ignorance ou de préjuger sous les sur les ares m avant même de penser les réponses en termes de moyens matériels financiers et humains et c'est vraiment là-dessus que je voudrais insister euh à la fin de mon mon intervention c'est qu'en fait euh nous avons euh tous euh des préjugés sur les les outremèes nous avons une méconnaissance de ces territoires et il faut travailler là-dessus avant même de penser les politiques publiques yorana bonjour j'espère que vous allez bien que vous êtes content d'être là cet après-midi et que malgré cette chaleur je vais réussir à à vous tenir en éveil d'abord je voudrais remercier la France insoumise toutes les équipes Gabriel Émilien et ceux que que je ne cite pas qui ont contribué à faire en sorte que je puisse être présent parmi vous cette après-midi et vous remercier pour votre mobilisation depuis la semaine dernière ou ce début de semaine des jeunes insoumis et et vous qui continuez la semaine jusqu'à dimanche grâce à vous nous avons la possibilité d'avoir un un public éveillé pour cette période d'incertitude où l'Assemblée nationale n'est pas ouvert à des questions au gouvernement qui nous permet d'être un peu d'être un peu en émulition intellectuelle en tout cas ça c'est plus mon travail c'est le travail de Jean-Victor puisque je ne suis plus dans l'Assemblée nationale française je m'adresse à vous sur deux publics d'abord un public humaniste que nous partageons quel que soit nos origines quel que soit d'où nous venons et je m'adresse à vous parce que nous sommes en France et parce que je m'adresse à un public qui est rattaché à un parti politique français je m'adresse à un peuple qui vote des élus qui participent à un état colonial d'abord je m'adresse aux humanistes que vous soyez français ou que je sois polynésien nous partageons les mêmes difficultés et nous avons les mêmes dénominateurs dans votre pays comme dans le mien comme dans le nôtre le capitalisme estiné nous fait subir les mêmes complications et les mêmes problématiques des écarts de richesse crise de logement difficulté d'accéder au savoir aux soins à la culture quand je parle de toutes ces difficultés évidemment je parle des classes populaires et des classes moyennes puisqu'il existe chez vous comme chez nous des classes bourgeoises aisées des SDF vous connaissez les deux significations de SDF il y a les 100 domiciles fixes et il y a les 100 difficultés financières faut faire attention et nous avons tous les mêmes SDF je parle des des deux pour vous donner un exemple l'écart de richesse au niveau français pour que on soit très clair pour nous la métropole c'est la France et de 1 à 4 lesécart de richesse entre les 10 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches entre les plus modestes et les plus aisés en Polynésie cet écart de richesse est de 1 à 9 pour ceux qui ne connaissent pas la Polynésie peut-être qu'il faudrait que je commence par là la Polynésie c'est dans l'océan Pacifique l'océan Pacifique c'est 1/3 du du globe et la Polynésie ça la taille de l'Europe pour vous donner un un ordre de grandeur la circonscription où j'ai été député si vous placez Papé la capitale polynésienne qui est dans ma circonscription sur Paris les communes les îles les plus au nord de ma circonscription se situent au niveau de Stockholm et les îles les plus à l'est se situent au niveau de Sofia on peut même aller vers la Turquie donc ça représente 5 millions de kilomètres carrés c'est 118 îles et nous sommes 300000 âmes à peu près sur ce vaste océan la Polynésie c'est appartient à une civilisation polynésienne qui englobe les Maoris de Nouvelle-Zélande les maolis de hawaiï et les Pasquin d'î de PAC ça rassemble aussi Kiribati Samoa tanga rarot et d'autres États indépendants c'est à peu près 15000 ans d'histoire et euh notre relation avec vous par la colonisation par l'état français c'est à peu près moins de 200 ans d'histoire voilà elle a commencé en [Musique] 1842 démarrage de l'entreprise coloniale vos ancêtres avait déjà fait la révolution avait déjà écrit la Déclaration des droits de l'homme qui ne se sont appliqué que sur le territoire exagonal puisque à l'autre bout du monde c'est par le sang et par les armes qu'ils ont pris possession de not TER la colonisation elle a duré 60 ans de 1842 à 1901 pour que la France puisse aujourd'hui euh s'en orgueillir d'avoir une superficie aussi grande dans l'océan Pacifique le contentieux colonial avec la France pendant cette période c'est aussi trois différents statuts pour les [Musique] Polynésiens des Polynésiens qui avaient le statut de citoyen français à partir de 1880 dans une négociation avec l'ancien roi de Tahiti qui donnait la possibilité à certains de ces et d'obtenir tous les droits d'un citoyen français et sur les îles où ils ont pas accepté de signer l'armistice où ils ont voulu faire la guerre pour garder leur terre on leur a donné le statut sujet français avec dans certaines îles quasiment un l'équivalent du code NOIR et il faut attendre 1946 l'après guerre pour que ces sujets français puisse bénéficier de l'ensemble des droits qui sont donnés à des citoyens qui sont né sur un sol français et le troisième statut qui est particulier qui est celui de la communauté chinoise car on a eu des coulis chinois des esclaves chinois qui sont arrivés en Polynésie à la moitié du 19e siècle il a fallu attendre les années 70 donc il y a à peine euh 5 content pour qu'il puisse bénéficier d'une naturalisation pour ceux qui le souhaitaient alors qu'ils sont nés sur le territoire français il n'avaient pas le statut de n'avait il n'était pas chinois non plus hein ils avaient juste aucun statut aucun droit il a fallu attendre les années 70 pour qu'on leur propose la naturalisation et on leur a un peu demandé de franciser leur nom parce que ils étaient pas assez intégrés même s'ils é qui est né depuis plusieurs générations sur le territoire français voilà ce qu'est la Polynésie française à partir de 1947 au sorties de la Seconde Guerre mondiale on est inscrit sur la liste des territoires non autonomes à décolonisés des Nations Unies rapidement désinscrit et vient une période assez difficile pour la Pol qui est la période où on implante le centre d'expérimentation du Pacifique c'est la fameuse période desss nucléaire il va y en avoir 193 etess nucléaires en Polynésie entre 1966 et 1998 c'est c'est hier avec des une puissance 20 fois parfois 50 à 100 fois plus important que les bombes H qui ont été tirées à Hiroshima ou à Nagasaki ça fait partie d'un contentieux qui est qui est actuel puisque dans le dans la 16e législature nous avons tout fait pour améliorer les conditions d'indemnisation des victimes des essés nucléaires une loi qui a été votée uniquement en 2010 qu'on souhaite tout cas par le billet des des députés actuels qu'on souhaite voir modifier de manière à ce que plus de Polynésiens puissent en bénéficier parce qu'aujourd'hui la majorité des bénéficiaires sont des retraités militaires qui parfois ont passé que 3 mois en Polynésie alors que des Polynésiens qui ont toutes les conditions de lieu de temps et de maladie et qui sont restés toute leur vie en Polynésie n'ont pas pu bénéficier de ces dispositifs d'indemnisation la Polynésie c'est aussi un stat statut d'autonomie particulier au sein de la République dans le plus avancé celui de 2004 donc ça date de 20 ans on a un gouvernement on a un président on a une assemblée on a une fiscalité propre un système de sécurité sociale propre à la Polynésie nous partageons uniquement les pouvoirs régaliens et parce que le diable se cache toujours dans les détails dans l'ensemble des petites compétences que nous avons il y a à chaque fois des des petites compétences qui appartiennent à l'État qui font que nous avons des difficultés à nous-mêmes faire de la de la création légistique et permettre que la Polynésie puisse être souveraine dans sa gestion de son de son pays ce petit historique pour vous dire que mon objectif de participer à cette rencontre de cet après-midi et vous sensibiliser sur l'importance que vous avez dans le choix de vos représentants ce soit au Parlement comme à la présidence de la République et de l'incidence que cela a dans nos pays d'abord parce qu'il nous faut de l'adaptabilité alors l'adaptabilité ça veut dire que toutes les lois qui sont décidées à l'échelle nationale ne s'appliquent pas bête et méchant dans nos territoires parce que pour une raison universaliste ou pour une raison de nous sommes plus intelligents que vous c'est nous qui avons le monopole de l'intelligence ça devrait s'appliquer dans vos territoires même quand on a un statut particulier je vous donne l'exemple de la réforme des retraites je vous ai dit que nous avons un système de sécurité sociale qui nous est propre nous avons encore la l'âge de départ à la retraite à 62 ans mais cette réforme qui a été voté dans la législature précédente au niveau national s'applique dans notre pays pour ce qui est des fonctionnaires d'État et nous avons des Polynésiens qui sont fonctionnaires d'État donc qui vivent toutes le période en Polynésie et qui vont prendre leur retraite en Polynésie qui vont devoir la prendre à 64 ans parce que la loi nationale l'a décidé mais lorsqu'on revient sur les enjeux d'adaptabilité quand on se rend compte je prends un exemple l'espérance de vie d'une femme française et de 85 ans quand celle d'une femme polynésienne est de 79 ans donc elle cède 6 ans plus tôt est-ce qu'il faudrait pas réfléchir à l'âge de départ à la retraite puisque l'espérance de vie n'est pas le même lorsqu'on pense qu'en Polynésie le taux d'obésité et de surpois bon vous le voyez un peu hein et de 70 % 70 % de la population polynésienne est en surpoid ou obèse parce que et je voudrais remercier le travail qu'a fait qu'on fait les parlementaires de guyan et des Antill il y a eu de la part de certains fournisseurs de certains distributeurs une volonté d'augmenter le taux de sucre le taux de sel dans les produits qui sont envoyés en outrem et il a fallu la loi lurelle il me semble il a fallu la loi lurelle pour obliger les industriels pour démasquer oui pas obligé on n est pas encore démasqué et pour qu'on se rende compte que ce système organisé de manière à ce que parce que c'est plus sucré parce que c'est plus plus saler forcément on consomme plus parce qu'on devient encore plus addict plus dépendant et forcément lorsque vous regardez dans tous les territoire d'outremè on a quasiment les mêmes les mêmes difficultés hein les mêmes difficultés le rapport que nous avons comme je vous l'ai dit en tant qu'humaniste nous partageons les mêmes défis et nous partageons les mêmes problèmes quelles sont les raisons pour lesquelles l'écart de richesse l'accès au logement l'accès à l'éducation seulement 30 % des néobacheliers polynésien accède à l'enseignement supérieur contre 70 % à l'échelle française nous on est à 30 vous êtes à 70 parce qu'on est plus bête que vous 11 % de décrochage scolaire 4 % de décrochage scolaire parce que nos jeunes sont plus 40 % des foyers [Musique] polynésiens n'ont pas assez de pièces par personne dans un logement 40 % parce qu'on s'est dit que vivre dans une seule pièce c'est mieux 55 % taux d'emploi parce que les polynésien attendent sous un cocotier le COCOT pour boire et le manger non nous avons les mêmes défis nous avons les mêmes problèmes nous avons les mêmes dénominateurs alors pourquoi cette différence pourquoi dans les territoires d'outremer dit d'outremer pourquoi est-ce que ces problématiques sont accentuées et pourquoi à chaque fois un référentiel avec la France parce que nous avons un rapport colonial parce que la Polynésie comme l'ensemble des pays dit d'outrem ont été pensé à la périphérie de la France c'est la même chose pour beaucoup de régions françaises mais cela est accentué parce que je vous l'ai pas dit pour venir en Polynésie il faut 24 heur de vol c'est 12 he décalage horaire et si vous venez aujourd'hui comme le billet que j'ai pris c'est 3000 € pour venir en Polynésie en classecho bon il y a un petit tour à Los Angeles 2 heur seulement faut pas se perdre parce que nous avons un rapport colonial et voilà pourquoi je suis venu cet après-midi parce que je ne peux pas seulement moi dans ce rapport colonial être le seul à avoir grandi je ne peux pas être le seul à m'être émancipé votre état votre pays doit faire le deuil de son [Applaudissements] empire pour ceux qui sont fans de Napoléon je parle au caméra hein pour ceux qui vont nous écouter qui ont voulu en faire il y a l'année dernière où il y a 2 ans ça fait partie de votre patrimoine ne rejetez pas votre patrimoine le soleil s'est couché depuis très longtemps vous savez à l'Assemblée nationale beaucoup beaucoup de députés même de députés de nos pays aiment cette phrase la France est ce pays où le soleil ne se couche jamais B le soleil s'est déjà couché depuis bien longtemps mais vous ne l'acceptez pas j'aiacceptais de venir ici parce que c'est vous qui être le plus émancipé et parce qu'on a besoin de vous que vous soyez voy à la tête de ce pays le plus tôt possible donc espérons que Macron démissionne le plus tôt [Applaudissements] possible vous me demandez peut-être pourquoi je suis indépendantiste à quoi ça sert d'être indépendantiste dans un monde aussi globalisé dans un monde aussi interconnecté peut-être que ce mot est dépassé ce mot date d'une période précise dans l'histoire après on se targue d'être indépendantiste je le suis souverainiste si vous voulez quoi que ça fait un peu bizarre souverainiste je préfère garder le mot indépendantiste mais l'objectif c'est la souveraineté politique si vousyz ce que je veux dire l'indépendance politique la possibilité pour nous de décider de notre avenir de comment on veut construire notre société parce que nos enjeux ne sont pas les mêmes ou du moins la manière d'y faire face ne sont pas les mêmes encore une fois on a les mêmes défis mais les réponses ne sont pas les mêmes puisque les contextes et les histoires ne sont pas les mêmes mais ce rapport que nous avons ensemble il peut changer ça va être le le la fin de de mon intervention parce qu'on a droit qu'à 15 minutes qui est déjà dépassé mais le le le le temps océanien n'est pas le même que que le temps le temps français pour paraphraser les les canques vous avez la monte nous avons le temps le rapport il doit il doit changer moi j'ai envie de continuer avec vous vous mêes pas étranger je ne vais pas malgré que vous pendant 200 ans traiter d'indigène ou de sauvage ce n'est pas à mon tour de le faire pour vous et ce n'est pas parce que on a un contentieux colonial que nous ne pouvons pas changer ce rapport et c'est la raison pour laquelle très rapidement je me suis positionné pour qu'il faut qu'il y ait une nouvelle relation avec la France d'égal à égal entre État souverain parce que pour moi l'indépendance l'accès à l'indépendance de la Polynésie et de tous les peuples qui le souhaitent ce n'est pas une rupture ce n'est pas une barrière ce n'est pas un mur c'est de nouvelle relation aujourd'hui on a un rapport de colonisé à colonisateur on a un rapport d'ascendant faut qu'on arrive à avoir un rapport d'égal à égal et ce travail cette main tendue il faut qu'il y ait deux interlocuteurs moi je vous la donne à vous de donner la vre [Applaudissements] [Applaudissements] mer bonsoir tout le monde vous avez compris pourquoi c'est une grande perte pour nous je sais pas qu'est-ce qu'il a fait qu'est-ce qu'il a mal fait mais logiquement il aurait dû êtrelu donc moi je suis jeanvictor castor député de la première circonscription de la Guyane je vais aussi parler donc bien sûr de la question coloniale chez nous mais j'aimerais parce que n'a pas eu le temps de le faire j'aimerais qu'on rend hommage tous à tous ceux qui ont été assassinés en kanaki si vous le voulez bien qu'on fe une minute de silence parce que c'est un assassinat programmé je vais vous l'expliquer tout à l'heure voilà on dira qu'on aura respecté symboliquement la minute de silence comme il a pris beaucoup de temps ceci dit je voulais vous dire ici donc en introduction que la situation est très grave euh il y a eu la dissolution il y a eu les Jeux Olympiques il y a eu la trêve des Olympiades demandé par Monsieur Macron mais pendant ces olympiades la situation et la crise en kanaki continue euh récemment encore il y a eu deux personnes qui ont été tuées par balle dans un à nouveau à la tête et c'est un tir des forces de l'ordre faut savoir que la ville de Saint-Louis autour de la ville de Saint-Louis au moment où je vous parle que les forces de l'ordre sont en train de diriger des mur donc ça fait penser à certaines situations que vous connaissez par ailleurs je vous parle avec beaucoup d'émotions concernant la kanaki parce que c'est un territoire un pays avec qui mon parti politique le mouvement de décol et d'émancipation sociale nous avons des relations depuis près de 30 ans avec cette organisation le F l' passé c'est l' passé je crois j'y suis allé deux fois j'ai particip à le Congrès et nous avons déterminé un axe de travail plus actuel depuis plus d'un an ce qui se passe dans l'actualité c'est vous le savez parce que vous avez des députés qui ont très bien travaillé à nos côtés notamment je parle de Monsieur du collègue lach qui est qui avait je pense la mission particulière de travailler sur cette question et vraiment je salue le la LFI de alors je sais pas si c'est évolué mais en tous les cas d'avoir pris en compte cette donnée et comme mon collègue temata vous a dit tout à l'heure si je suis ici alors j'ai pas fait 22000 km j'en ai fait 8000 7000 et quelqu euh mais c'est parce que je pense qu'il est nécessaire dans nos combats de travailler à tout ce qui concerne l'universalité des Lutes et c'est vrai que la France la France les militants les organisations politiques les hommes politiques les femmes et les hommes politiques doivent évoluer sur la question du droit des peup à disposer deê le droit des PE disposer de même c'est une donnée qui est aussi importante que la question des droits de l'homme aussi importante que la question de discrimination et chez nous je trouve très intéressant donc justement le bilan qui a été fait par la c'est viceprésident la secrétaire générale donc de la CNCDH qui est elle a fait l'inventaire ce sont des constats en terme de chiffres avec une analyse et des préconisations sans être critique parce qu'elle a rappelé que c'est une institution moi je suis un politique je voudrais dire que tout ce qu'elle a pu dire ce sont des réalités factuelles mais ce que je suis obligé de rajouter c'est que tout ce qu'elle a pu dire c'est le résultat de politique et de posture idéologique je vais même dire philosophique je pense que tu en parleras tout à l'heure mais l'essentiel que de de de mon intervention c'est d'essayer de d'échanger avec vous en tous les cas de vous dire au com moin au combien la réalité coloniale ce sont des faits qui sont factuels qui sont mesurables et palpables comme je je n'ai pas envie de parler de la Polynésie puisque le collègue sait le faire ni de la Martinique de la guadou de la Réunion dealis et cetera et cetera je vais parler de mon pays la Guer alors Jean Victor castor c'est le premier indépendantiste élu à la députation ça ne s'était jamais fait en 2022 en me présentant aux élections j'ai une question aux électeurs pensez-vous que la France souhaite développer la Guyane si vous pensez que oui ne votez pas pour moi si vous pensez que non votez pour moi et j'ai gagné alors c'est c'est un résumé c'est une simplification mais en fait derrière je disais mais est-ce normal que la France que que son état je parle pas des Français que son état puisse décider de manière unilatérale dans les années 1820 sur la base d'une ordonnance royale nous sommes arrivés en guyan les terres étaient en friche il n'y avait personne donc les terres appartiennent à l'État 95 % du domaine foncier en guyan est détenu par l'État 95 % des 8400000 hect il y avait des centaines de milliers d'autochtones si nations autochtones ils ont été décimés un véritable génocide sur l'ensemble de l'Amérique mais particulièrement pour la Guan aujourd'hui il y en a moins de 10000 et les autochtones pour avoir un l'OP terre il faut qu'il demande au préfet l'autorisation d'avoir une parcelle de terre chez eux tu as parlé de parenthèse de 200 ans la parenthèse elle est un peu plus longue chez nous mais c'est la même ce sont des civilisations qui sont multimillinaires et ce type de paradoxe tel que la question foncière on en a dans tous les domaines pour rester sur la question foncière vous êtes maire d'une commune vous voulez construire une crèche une école primaire il faut vous soumettre à la décision du préfet il a fallu un mouvement social en 2017 rassemblant entre 40 et 50000 personnes dans les rues pendant plusieurs semaines 40 à 50000 personnes dans les rue c'est l'équival c'est plus de 10 millions de personnes en France dans les et pour ce qui concerne la kanaki les dernières manifestations du CCAT c'est comme s'il y avait 20 millions de personnes dans les pour que dans les accords de guyan inscrit au Journal officiel la France se pe au mouvement social et accepte d'attribuer 400000 he aux autochtones on va dire restituer les terres volé 250000 au collectivité territoriale et 20000 he au monde agricole tout le territoire de la Guyane est inscrit sous la coupe de dispositifs tels que le parc national des réserves naturelles des zones Biotop des zones NIF et cetera et cetera qui empêche et qui entrave toute politique publique d'aménagement du territoire pour aller plus loin aujourd'hui dans le recrutement qui est organisé par l'État dans les administrations déconcentré de l'état où tous les directeurs à une exception prês qui sont dans tous les services déconcentrés de l'État sont des personnes exogènes qui passent 3 ans en guyan et qui tournent régulièrement et qui arrive systématiquement quand elles sont nommé avec une feuille de route la Guan reste doit rester sous cloche et les recrutement qui s'en fait ça va peut-être vous choquer parce que c'est LFI s'est inscrite dans la question de la protection de l'environnement nous on dit chez nous vous n'avez aucune légitimité à nous apprendre ce que c'est que la protection de l'environnement parce que la fourêt guanaise N protéger pendant des centaines et des centaines et des milliers d'années si il y a une destruction de l'environnement ce sont les pays de l'Occident mais on ne doit pas empêcher et empêcher ENF toute réponse au besoins des populations chez nous sous prétexte qu'à Paris on a décidé comme ça d'un jour qu'il fallait que la Guyane soit une réserve réserve naturelle 500 ans de présence française 440 km de route réalisé en guyan grosso modo 1 km par an et dans quel état C routes aujourd'hui sur 22 communes il y a 7 communes qui sont totalement enclavées la France a accepé dans un village qui est dans ma circonscription qui s'appelle le village de TR saau dans les fin fond d'aguyan que que pendant 2 ans près de 400 enfants n'aillent pas à l'école il y avait pas d'école en 16 ans sèche alors que là où il y a la mairie dans la même commune parce que nos communes la plus grande commune de France elle est chez moi 18000 km² Mar pasoua c'est-à-dire 18 fois la Martinique dans ma circonscription vous avez un village s'appelle le village de trissau là où il y avait pas les écoles en période de 16 an pour y aller de la là où a le bour la mairie pour aller dans ce village 16 parfois il faut 4 5 jours en pyog les communes don je vous parle sur communes il y a pas de route il faut savoir que c'est par le fleuve et par l'avion avec toutes les difficultés qu'on a sur les question désenclavement aérien quand vous prenez les Pirog il y a aucun fleuve qui du point de vue réglementaire n'est navigable aucun ça veut dire que tous les transports scolaires qui s font tous les transports de marchandises tous les transports de personnes qui soi pas scolair ou autre se font à vos risques et péril pour les personnes pour les les compagnies qui le font parce que les assurances évidemment ne peuvent pas jouer puisque les fleuves ne sont considérés comme non navigable et tout ce que je vous dirais je pourrais continuer comme ça sans cesse la France le sait pas simplement parce qu'il y a le rapport du CNCDH parce que tous les rapports tous les rapports qu'ils soient parlementaires du Sénat ou de l'Assemblée nationale ou d'institutions et cetera aboutissent aux mêmes conclusions que vous avez dit tout à l'heure rien n'est adapté à notre pays vous trouvez des réglementations où on parle de l'eau à 12°grés chez nous ça ne choque personne moi je suis du bâtiment vous avez des bâtiments où on fait des acroteres les acroes ça sert à garder la neige et cetera en fait c'est absurde dans l'architecture c'est absurde dans le dans le transport c'est absurde dans la scolarité dans l'éducation c'est absurde dans la santé c'est absurde dans tous les domaines nous avons 700 km de frontière avec l'une des plus grandes puissances du monde qui est le Brésil j'ai 62 ans je suis de la période je suis quelqu'un j'ai connu où on avait de la on pratiquait la coopération et à force de normes européennes de législation bête imbécile idiote de règlement d'arrêtés préfectoraux de circulair préfectoral de feuille de route de doctrine la Guane est devenue une terre d'interdit où vous ne pouvez absolument rien faire je vous donne un exemple vous avez la commune de sa qui est au centre de la Guyane le seul moyen de communication parce qu'on peut même pas y aller par le fleuve c'est l'avion pour que l'avion puisse atterrir il faut qu'il y ait des véhicules de sapeur Pompi même s'il s'agit d'un pickup et bien comme on ne peut pas parce que la réglementation interdit de survoler même en hélic et de transporter le pickup il faut passer par la route mais comme il y a pas de route et qu'il y avait une vieille route parce que en 52 on pouvait aller à saü en 1952 on pouvait aller à Saül par la route et en 2024 on ne peut plus alors quand le maire madame le Maire de Saul dit je demande à la préfecture je demande au servic déconcentré de l'état de me donner une dérogation pour que les orpilleurs légaux puissent récupérer le véhicule parce que ce eux il savent traverser la forêt et amener le pickup et bien certaines administrations disent ce n'est pas parce que la réglementation ne le permet pas donc en fait qu'est-ce que vous faites vous faites quand même vous avez une crise agricole les éleveurs n'ont plus d'alimentation pour leur bétail vous avez l'une des plus grandes puissances agroalimentaires à la frontière 700 km de frontière mais vous ne pouvez pas faire les produits rentrés parce que il y a des normes européennes qui interdis mais si vous êtes éleveur et que vous voyez vos bêtes mourir vous faites quoi vous les regardez dé mourir ou vous vous mettez en infraction ben vous vous mettez en infraction et donc vous êtes sous le coup de la loi et vous vous retrouvez en justice et la viande qui sort du Brésil qui pourra arriver en guyan parce qu'admettons que ce soit ça le choix mais elle peut pas et si vous passez les checkpoint parce qu'on a eu des checkpoints jusqu'à récemment à l'intérieur même du territoire et bien vous êtes en infraction alors qu'est-ce que laavione elle fait elle quitte le Brésil elle passe par sa Polo par Rio Jan elle arrive à Paris elle revientan dans les étal des commerci et on est à l' de la transition écologique il faut des circuits court et ca et ce je m'arrêterai là parce que vous avez tous compris alors soit c'est par ignorance mais je vous ai dit que des rapports il y en a plein so parce que c'est volontaire je vous invite à vous pencher à l'idée que c'est volonire alors Colbert disait pas un seul fa à cheval ne doit sortir de la colonie nous prenons les ressources nous part avec pas d'industrie de transformation pas de plusvalue locale en fait pas de cumulation capital il faut pas que les ressources so transformé en riche parce que tiens donc si les guanais se rendaient compte qu'avec toutes les ressources qu'ils ont qu'ils pouvaient développer une économie endogène ça trop tras dans la tête qu'on pouvait être indépendant non et donc on va garder la Guane sous cloche est-ce que la France pourrait faire est-ce qu'elle a le savoirfaire évidemment en Guan on dit Arian décole et la Guan reste au sol et c'était l'un des slogans du mouvement de 2010 monsieur miteron est venu en Guyane lors d'un tir de fusée et il a dit que c'était un scandale ça remonte à plus de 30 ans qu'on lance des fusées sur fond de bidenville l'actualité en guyan l'une des actualités parce qu' elles sont toutes nombreuses c'est Queau moment où je vous parle il y a eu un incendie dans un squat allez on va dire officiellement il y a 50000 habit insalu en guyan quand je vous dis habit des gens qui vivent sous des le squat l de son dernier passage monsieur Macron il a eu un incendie TR morts dans un squat av une cantaine de maisons le SAD don je vous parle c'est le SAD de Baduel il y avait entre 3000 et 4000 personnes qui vivai sur 4 hectar imaginez l'entassement aujourd'hui à peu près plus de 1000 réfugiés sans abri tous les autres n'ont pas disparu ils sont allés construire d'autres squat il sont allés habiter dans d'autres Squad j'ai rencontré le directeur de la Croix-Rouge là récemment et un directeur chargé des questions humanitaires tous les politiques ont demandé au préfet de lancer de lancer un dispositif hors sec humanitaire ces personnes là sont entassé près de 500 femmes et enfants dans un hall où les maladies se développent où dans quelques jours il est question de savoir où est-ce qu'on va les mettre les gens de la Croix Rouge m'ont dit jamais mais au grand jamais ça naurait pu être fait en France sur quel que soit le département en France jamais on aurait accepté une telle situation et pourtant cette situation elle existe au moment où je vous parle les femmes et les enfants ne savent pas où on va les installer pourquoi parce qu'ils sont d'origine haïtienne parce qu'ils sont noirs parce qu'il faut pas avoir peur non plus ici dans cette assemblée de poser la question capitalistique la question coloniale mais la question de l'histoire coloniale y compris l'histoire de la traite négrière avec ce rapport ce rapport de race et C complexe de supériorité des blanc par rapport au noir parce que la colonisation chez nous il faut le savoir elle est aussi sous une forme d'appart pas simplement sociale mais d'appartè politique et raciale et il faut se dire les choses il faut accepter de l'entendre parce que c'est ce que nous vivons tous les jours les magistrats s la les chefs de police de gendamerie ce sont des blancs les directeurs d'administration ce sont des blancs je suis le préfet automatique et les préfets je le rappelais tout à l'heure tous les préfets qui sont nommés chez nous depuis près de 30 ans ce sont tous des militaires donc nous cochons à toutes les cases toutes les cases qu que ce soit les questions historiques géographiques de de de peuple notion de peuple les questions sociales les questions d'économie exogène c'est-à-dire nous sommes voilà nous sommes une économie sous perfusion permanente c'est-à-dire il faut maintenir la Guyane dans une situation de dépendance économique totale nous cochons à toutes les cases concernant le non respect de du droit à l'émancipation politique sociale et économique toutes les cases et c'est la raison pour laquelle vous voyez cette poussée forcément indépendantiste ou pour les émancipations politiques dans tout ces territoire là parce que les gens notamment les jeunes on commence à avoir les yeux ouverts parce qu'il y a une forme d'endoctrinement aussi pendant longtemps il y a même une forme de de peur de parler de son passé chez nos grands-parents parce qu'il qui sont arrivés jusque là il y a eu les hindiiens il y a eu les les orphelinas soi-disant mais en fait c'est là qu'on faisait de la pacification qu'on a tenté de de nous faire oublier nos cultures oublier nos origines la Guane c'est six nations autochtones avec six langues différentes ce sont six nations marrons ce sont les esclaves qui ont marronné et qui n'ont pas attendu l'abolition de l'esclavage et ce sont ce qu'on appelle les afrodescendants où on dit que eux quand où on dit les créoles donc les gens qui sont un peu métissés et cetera c'est ça la réalité on va dire des personnes natives du pays et puis a la Guen ce sont toutes les personnes qui sont venues d'ailleurs aussi donc très concrètement les rapports coloniaux ils sont incontestables chez nous et c'est vrai que pour une organisation comme la France est soumise vous êtes des militants vous êtes des avantgardistes vous devez parce que demain vous serez au pouvoir je l'espère pour vous en tous les cas qu'il a un mouvement de gauche au pouvoir que ce ne soit plus écrit dans un programme politique cette révolution culturelle qui a à faire au sein de la gauche en France mais que ce soit vraiment que ça qu'on passe aux actes et que l'on prenne vraiment compte cette réalité coloniale et que le chemin à prendre le chemin radicalement du droit à l'émancipation des peuples soit respecté en tous les cas c'est ma formation politique je pense que c'est le courant qui va se développer de plus en plus dans nos territoire en tous les cas en guyan nous en prenons la direction j'espère simplement qu'à ce n qu'à ce titre là ce qui se passe en kanaki parce que ça nous P au nez à tous demain quand nous allons commencer à descendre dans les rues à manifester pour notre droit à l'autodétermination pour notre droit à notre émancipation politique même pour une autonomie et bien la France enverra à nouveau le raid ses forces armées ses forces d'occupation pour tenter de nous mater donc surtout chers camarades et amis ne participez pas à ça participez à la contreoffensive des mement des pour que l'on puisse respecter le droit à notre émancipation que dans la Constitution on retrouve la notion de peuple que Monsieur Sarkozi a supprimé et qui qui qui l'a remplacé par la notion de population que le dénis de la situation coloniale ne continue pas merci de m'avoir écouté bonjour bonjour tout le monde êtes fatigué après tris interventions là c'est difficile de passer après mais comme comme les autres ont dit merci merci à Lafi merci à Émilien à Gabriel et à toute l'équipe merci à vous d'être là c'est toujours un bonheur et un plaisir pour moi d'échanger avec différents publics compris politiqu à ma présentation je vais rajouter deux choses la première c'est que je suis Martinique même si mon laboratoire de recherche chercheur se trouve à Paris le drapeau que je porte n'est pas celui de la Palestine même s'il s'en rapproche beaucoup c'est celui de la Martinique en fait et c'est aussi ça qui distingue des populations de peuples en fait nous avons des cultures des histoires des musiques et ce drapeau en l'occurrence est un drapeau indépendantiste de la Martinique qui a été adopté récemment officiellement mais qui existe depuis plus de 30 ans voir VO voir 40 ans euh pareil je vais essayer de de de comme mes camarades garder le temps qui nous qui nous est imparti j'essaie de répondre à à tro trois questions la la première si vous faire un petit topo sur le clordcon que vous connaissez mais qui va un peu donner d'autres d'autres éléments à à la liste qui a été déjà établi deuxièmement essayie de répondre à la question comment sommes-nous arrivés là historiquement la question coloniale la question de l'esclavage et les suites et puis la dernière question les de dernières pourquoi sommes-nous encore là et comment faire comment faire depuis la Martinique la guyan la Polynésie comment faire ici comment nous allons faire comment vous allez faire donc ah oui je suis aussi coprésident d'une association qui travaille sur les questions ologique et politique des territoires dit d'outrem mais aussi du reste du monde qui s'appelle observatoire terrmonde et on participe finalement à créer des de la recherche des données on parlait de l'absence de données de de rassembler des jeunes chercheurs qui sont issu de ce territoire et qui en fait affirment leur capacité de de penser on a publié cette revue on a cré cette revue voilà vous pouvez consulter d'ailleurs peut-être je fais passer comme ça vous pouvez voir qui fait partie des des des formes que l'on donne à la question que faire comment faire face à cette histoire coloniale alors Gabriel en ouverture à parler du clor descon vous savez certainement puis que ça a été un peu plus publ ces derniers temps une molécule qui a été utilisée dans les bananera de Martinique et de Guadeloupe pendant à peu près 20 ans des années 70 à années 90 qui crée beaucoup de problèmes une contamination des écosystèmes généralisé qui est durable donc même si la molécule n'est plus utilisée en tant que pesticide elle continue à contaminer les écosystèmes les corps humains les on le retrouve dans le cordonbilical dans dans le lait maternel à certains à différents degrés et hier il y a eu une recherche un résultat de recherche scientifique qui montre que ça en plus des effets possiblement cancérigènes sur le cancer de la prostate des retards de développement cognitif moteur et visuel des enfants des réductions de pair de grossesse en plus c a été montré que cette molécule crée des problèmes cardiaques une fibrose de de de l'atrium enfin voilà l'espace tu le ventricule l'uréette pardon bon le chordécon c'est quoi et d'ailleurs quand Cécile parlait de du droit à l'éducation faut savoir que d'Ur qu'il y a une tempête ou en cyclone en en Guadeloupe et que les ou en Martinique et que les les les réseaux d'aduction d'eau sont aussi vétus et ben il s'écoule un peu de clordcon rentre dans le réseau et va contaminer l'eau du robinet ce qui fait que pendant des fois des semaines et plus plusieurs semaines les préfets mais aussi les les maires prennent des des décisions disant ne consommez plus l'aut robobinet et que ça se traduit par des journées entières où les écoles sont fermées donc des journées entières des semaines où les élèves Martinique gualoupéen ne peuvent pas aller travailler ou écouter étudier comme comme comme tout d'autres personnes mais alors de quoi le chord desconne et tout ce qui a été dit euh aujourd'hui est-il le nom en fait parce que finalement comme l'a rappelé Jean-Victor la liste elle est longue les rapports euh sont nombreux et pourtant nous sommes nous sommes encore là mais il faut pouvoir mettre les mots sur les choses quand on parle de enfin moi j'étais complètement euh horrifié par tous les chiffres que que vous avez donné par les par le récit de temata et par les récits de de de de Jean-Victor mais en fait on parle d'une dshumanisation structurelle qui existe depuis 300 400 ans c'està-dire la déconsidération des peuples des territoires d'outreem en étant hors de l'humanité hors d'une commune humanité mais cela participe en même temps de notre processus qui est une considération de ces territoires comme des territoires qui ont qu'une seul but celui d'alimenter une économie dite métropolitaine cette alliance entre déshumanisation et destruction des écosystèmes des environnements c'est le c'est le symbole de la plantation les bananer la plantation la plantation qui à la fois l'extraction à travers l'agriculture mais qui se retrouve aussi dans l'extraction minière minière est aussi une forme de plantation bref et ça je l'ai appelé dans dans mon livre uneécologie coloniale l'habité colonial c'est comment comment on relie tout ça le le fait de déconsidérer des êtres humains et le fait de d'exploiter à outrance des écosystèmes c'est une manière de se penser sur Terre une manière coloniale d'habiter la terre entière ce qui fait que le rapport que les Français d'hexagone ont avec les autres mèes ne doit pas être pensé en dehors de rapport à la terre entière la France se revendique aujourd'hui d'un territoire dans TR océan avec Rapp les chiffres mais à peu près 11 millions de kilomè Carr de zone exclusive Z économique exclusive 20 % des des atols au monde sont des audites d français je peux 10 % des coros bref et malgré tout dans l'imaginaire que qu'on a de la France ah ben on reste concentré sur ce petit bout de terre qui est le dans dans cette dans cette voilà ce petit bout continental européen et donc on est dans cette dans cette dans cet impasse où le le on ne sait pas si les outromè appartiennent à la France ou pas cette ce trouble qu'on qu'on retrouve au niveau du langage on sait pas s'il faut dire France s'il faut dire métropole s'il faut dire hexagone le mot même outreem quand vous y réfléchissez ce mot il ne veut rien dire si je vous demande à chacun d'entre vous de placer l'outreem sur une carte en fait l'outreem n'est pas un lieu physique ça n'existe pas la Martinique la Polynésie la Guadeloupe la Guyane bien sûr avec avec ces peuples bon je me perds un peu dans dans mon euh l'habité colonial a été le le début de la relation du de l'Empire français avec tous ces territoires on vient on colonise on prend les terres on les fait fructifier dans le but de faire euh bénéficier certains actionnaires capitalistes euh de de l'Europe cas de la France continentale on pratique l'esclavage et bien sûr euh euh pendant plusieurs plusieurs d'années mais aucune forme de justice n'a été accordée ça c'est en fait qui est qu'il faut quand même que vous ayez en tête je donne quelques clés l'abolition ou plutôt la deuxè abolition de l'esclavage la première éta 1794 enfin 1793 à la à la suite de la Révolution haïtienne qui a été un des moments de d'humiliation hein de de l'armée la 2è abolution intervient en 1848 mais cela n'est pas une justice l'abollition ce mot signifie la fin d'une forme d'un rapport social d'oppression rapport de production l'esclavage mais cela n'est pas une justice en fait au moment des textes il a même été prévu que l'abolition était une injustice pour les maîtres esclavagistes puisqu'on leur spolier de leur propriété humaine au point où il a fallu en 1849 passer une loi pour dédommager les maîtres esclavagistes qui avaient perdu leur bien et une loi qui prévoyait l'équivalent de 7 % de la dépense publique Haïti gualoupe Martinique et cetera et cetera mais les descendants de ceux qui ont été esclavisés dont je fais partie quelle justice avons-nous eu jusqu'aujourd'hui aucune aucune en 2001 une loi est passée la loi dit tobira qui reconnaît que l'esclavage est un crime contre l'humanité et quand il s'agit d'un crime contre l'humanité alors il ne peut il avoir de prescription mais pourtant aucune réparation n'a été prévue je je reviens je prends le le chord desconne comme fil conducteur la banane qui a été produite gr grâce à cette euh cette molécule ce pesticide n'a pas été consommé en martinque en guadelouput il faut le rappeler nous ne mangeons on ne fait on ne se nourrit pas de banane c'est c'est pas bon temps en temps d ça mais on ne se nourrit pas de banane au contraire on a besoin d'une souveraineté alimentaire parce qu'on a du mal à se nourrir on importe de la viande on importe du lait on a encore une production de de tuberculeam en chute bref la banane produite par le chlor d'con a été consommée ici les ESS nucléaires qui ont eu lieu en Polynésie ont permis d'assurer à la France une puissance depuis C ici alors la base spatiale courou enfin les exemples sont sont son sont multiples et c'est nucléaaires qui ont d'abord commencé dans le sud d'Algérie d'ailleurs bon et effectivement moi quand quand j'écoutais tous ces témoignages je me disais mais comment vous enfin après je je on se connaît pas encore j'espère qu'on pourra discuter après mais vous percevez tout ça est-ce que vous le percevez d'une façon de ce que j'ai appelé des formes de de sympathie sans lien c'està dire oh là là ah c'est c'est terrible là ce qui se passe là-bas mais bon voilà oui on est avec vous hein maisou c'est loin c'est-à-dire des sympathies où on ne voit pas le lien concret matériel idéologique philosophique historique qui liit ce pointl ici à ce qui se passe son Guan vous avez tous des des téléphones portables des GPS ben Kuru c'est ce qui permet de lancer tous ces t ces satellites donc quand je parle d'une banane qui a été consommée ici mais qui a en poisonné des peuples entiers c'est une invitation finalement à poser la question différemment évidemment le droit des peuples à l'autodétermination est fondamental et ça ça va se passer des qui se mè en Guan en martinque en guadeloup en Polynésie en kanaki mais ici qu'allonsnous faire qu'alz-vous faire j'ai beaucoup aimé la proposition de de de faire le deuil de l'empire colonial de l'Empire français en fait alors parfois le deil c'est le de de quelque chose qu'on a beaucoup aimé mais faut dire que l'empire colonial en fait ça va au-delà de la conquête militaire de la conquête économique et de l'esclavisation c'est un imaginaire colonial qui a été installé et l'imaginaire ce n'est pas seulement l'image de c'est ce socle à partir duquel il est possible de faire sens de quelque chose c'est sil rappelait que on a tous des préjugés en fait on a tous des sur ce que serait ce que sont les territire d'R m mais d'où ça nous vient ce sont des choses qu'on apprend sans les apprendre et effectivement chaque fois qu'il y a des des fonctionnaires qui sont ou des préfets qui arrivent ou des chercheurs moi dans le milieu de la recherche on retrouve aussi ces rapports coloniaux ils ont l'impression d'être de manière presque innée déjà formé à connaître à discuter à dialoguer avec les réalités du terrain alors moi au terme à la proposition de de deuil je pense que ce dont nous avons besoin c'est le deuil bien sûr mais c'est plus qu'un deuil c'est l'établissement de relation décoloniale on en a pas fini avec l'esclavage tout simplement parce qu'on a passé une abolition c'est vraiment assez on va dire naïf de se dire que pendant des siècles on a mis des des personnes en d'esclavage on on a pratiqué une façon de faire et puis parce qu'on a passé àolution tout a changé on n pas fini avec la colonisation parce qu'il y a eu des indépendances ou parce qu'il y a eu des formes de euh d'autonomie au sein voilà départementalisation et cetera pendant des siècles on a instauré une façon de faire qui passe par la déshumanisation des peuples non blancs par l'asservissement des peuples autochtones et ben ça passe pas on a pas fini uniquement parce que on a signé en décret sur sur N et ben c'est pareil il est temps de mettre en place des relations décoloniales qui durent dans la durée où on respecte d'égal à égal où on met en place des des formes de justice d'une part mais des formes de réparation réparation il faut sortir de cette espèce de de de complexe ou d'idée que les Français seraient supérieurs aux autres l'exception française il faut sortir de ça la France n'est pas le seul empire colonial qui a existé l'Angleterre la puissance impériale des États-Unis le Brésil aussi pareil et chacun de ces pays met en place des formes ou des tentatives se confronte à la question mais comment faire monde au sortir de l'esclavage de la colonisation comment réinstaurer des euh des formes de dignité d'égalité de justice dans des au sein de sociétés qui ont été structuré par la colonisation une colonisation qui était indexée à une hiérarchie raciale d'Occident qui passait le blanc et les blancs au-dessus et les non blancs en dessous ça passe par des formes de quotas dans les universités des actions de réparation en le en en mai ou mars 2019 la le Parlement européen a a invité tous les pays euh européen a engagé des actions de réparation envers les peuples afrodescendants mais cela passe aussi dans le langage je sais qu'aujourd'hui dans les dans les différents espaces que je que je que je fréquente ou que je que je rencontre certains mots heurte le mot blanc heurte le mot blanchité choque oh mon dieu il a dit blanchité oh mon dieu oui oui mais alors la France serait de manière déjà apte à affronter ou à faire face à son passé colonial mais serait meilleur aussi dans dans dans dans cette confrontation que les États-Unis que la Grande-Bretagne que la Nouvelle-Zélande que que que le Brésil en fait il faut pouvoir parler parler de blanchité ce n'est pas dire tiens les blancs sont méchants non c'est une façon c'est un rapport au monde qui structure des relations sociales qui fait que oui si on est noir ou arabe on va se faire contrôler par la police plus souvent que oui on a des cas de violence policière en Guadeloupe que oui en 2019 quand il y a les gilets jeunes on se dit oh mon dieu mais c'est quoi cette police qui qui qui mutile mais on connaît ça depuis des années et que ces outils ces concepts n'ont pas vocation à incriminer non pas vocation à appeler à la repentance mais à penser parce que nous avons à penser comment faire face comment faire monde que le danger pour moi le plus le plus grave c'est celui consiste à dire ben tout ça c'est le passé voilà l'esclavage c'est fini mais même temps on a une fresque raciste au sein de l'Assemblée nationale on a Colbert devant on se dit mais comment oh mon dieu la kanaki s'expose oh mon dieu c'est vraiment colonial ah c'est c'est à ce moment à ce momentl qu'on se rend compte que c'est colonial non il y a à proposer de nouvelles façons de faire et ça passe là je rejoins aussi Jean Jean-Victor ça passe aussi par une révolution Inter donc là je m'adresse à la LFI ça passe aussi de de savoir comment non pas dans les propos et dans les livrets mais dans la structure même de l'organisation de la LFI on prend en compte cette cet appel à Fermont de sortir de la colonisation esclavage et dans une dans dans un désir on va dire de de discussion je ne suis pas certain que la créolisation soit le concept le plus approprié pour faire face non mais il faut non voilà on discute on on discute il y a une exigence une exigence de justice de réparation un exemple très très très simple et après je m'arrête la Caraïbe est organisée en une association économique et politique qu'on appelle le CARICOM Caribbean community dans le programme de C donc ça comprend la Jamaïque ça comprend barbal ça comprend Trinit et Tobago ça comprend toutes les îles à Caraïb la Martinique aussi en font partie sur les guyan ouais et la guyan la guyan demande bon donc des des territoire un archipel qui a été colonisé par les Suédois par les Britanniques par les Espagnols par les par les Hollandais par les voilà et dans leur programme il y a un programme de réparation et la réparation c'est pas juste bon donnez-nous des sous non c'est un changement de configuration du monde c'est apprenons à faire monde autrement apprenons à faire monde autrement et apprenons à habiter la terre autrement voilà je finis cette invitation [Applaudissements] merci beaucoup à tous nos intervenants comme on a largement dépassé le temps qui nous était imparti je propose de prendre deux trois questions oui allez-y monsieur oui merci pour vos interventions j'ai noter dans toutes vos réflexions le fait que vous insistez sur le fait que vous êtes dans toujours dans un passé colonial alors moi j'ai une réponse sur l'affaire des fonctionnaires parce que j'aiétis fonctionnaire et si les fonctionnaires vont effectivement dans ben ce qu'on appelle les territoires de là-bas c'est tout simplement que quand on y va on a une bonification de carrière on y va on y va pour un faire un parcours de carrière si vous passez 3 ans vous gagnez 6 ans pour votre retraite et en plus comme il faut à tout prix que moi en tant que Renet et Breton j'ai mes chou-fleurs tous les matins j'ai 20 à 30 % de salaire en plus donc c'est pour ça que moi ce que je pense c'est qu'il faut qu'on accepte si on en finir effectivement avec ce passé colonial d'accepter que le corps de l'administration a bien été son origine a été dans la colonisation moi je suis n à Madagascar je sais ce qu'il en est je suis fils de colon et il faut accepter que les territoires d'outremè puissent recruter leur propre corps de fonctionnairees d'État et que ces fonctionnaires puissent faire carrière sur place parce que je vous assure qu'on va qu'on est fonctionnaire et cadres et cadres supérieurs qu'on va en outrem c'est pour sa carrière et pas pour le développement du pays ça j'en suis persuadé et je crois qu'il faut accepter de ça il y a une question que j'ai envieie de poser alors moi je suis bon je suis à Rennes je suis breton mais le Breton ça jamais éit mon mon truc parce que moi à la maison à côté de ma mère et ma famille de ma mère on parlait créol mais il y a une chose le rapport à la langue voilà c'estàdire moi ce qui m'avait je le dis franchement ce qui m'avait choté côté France insoumis c'est qu'on avait pas pris accepter effectivement le Traité des des langues régionales moi je pense que pour avec le passé colonial alors vous me direz moi maintenant je breton je parle Français mon père il parlait Galot alors donc c'était un pasoi du coin mais je pense que est-ce que pour vous la revendication de la langue ça reste quelque chose encore effectivement primordial et accepter quelqu phare que le français n'est pas la langue universelle pour les territoires ultramarins oui merci beaucoup pour toutes les interventions je vais rebondir sur cette question de de la langue en tant que catalane ocitane aussi est-ce que on on gagnerait pas dans la réflexion globale à intégrer non seulement la question de la langue mais ce qui s'est passé en France entre guillemets en métropole déjà au Moyen-Âge avec la première croisade à l'intérieur de la chrétienté la croisade contre les Albigeois contre les occitants après le traité des Pyrénées enfin l'annexion de la Catalogne est-ce que dans notre réflexion historique on n pas des choses à faire rentrer qu'on qu'on out totalement pour comprendre après comment ça été empiré encore avec la racisation et cetera et cetera mais pour moi ça il faut je crois qu'on intgre dans nos logiciels des choses qu'on a totalementé et qu'est-ce que vous en pensez vous on répond tout de suite ou il y a d'autres question malheureusement on n pas le temps enfin on est pressé par le temps il faut quand même laisser le temps à nos intervenants et intervenant de répondre correctement donc on prendra pas de questions supplémentaires mais merci beaucoup répond je peux répondre sur les fonctionnaires en fait oui sur la question sur la question des fonctionnaires oui c'est une réalité mais mais je tiens à dire quand même que pour les haut fonctionnaires qui viennent ils ont aussi une feuille de route c'est-à-dire que il y a la doctrine générale et il y a la feuille de route service d'administration par service d'administration d'accord je vous donne un exemple l'exemple de l'UR paayage illégal chez nous vous savez que la nature elle horreur du vide si vous ne voulez pas développer la Guyane vous voulez la mettre sous cloche mais à partir du moment où il y a de l'or les chercheurs d'or il viendrant l'UR on a commencé à trouver de l'urang Guan dans les années 1800 il y avait des milliers de personnes je vous parle en 1800 et quelqu 1870 et cetera après l'esclavage il y avait des comptoir d'or et des postes douigners partout dans le dans le territoire de la Guyane et il y avait à peu près 25000 habitants aujourd'hui il y a plus de CIR d'or aujourd'hui il y a plus de poste douigners et vous avez 10000 garim peros depuis 40 ans qui sortent à peu près 10 tonnes d'or par an c'est-à-dire l'équivalent jusqu'à récemment des recettes de la collectivité territoriale chaque année 500 millions d'euros 600 millions d'euros et la doctrine de la préfecture et de l'état aujourd'hui du ministère de l'intérieur on ne sait plus on ne sait pas éradiquer leur page illégal donc notre doctrine c'est de la c'est de contenir l'orpillage illégal donc en fait on abdique on tolère que des orpilleurs pillent détruisent la flore détrise la faune mais aussi intoxique au mercure toutes les population qui vivent le long du f d'où la saisine des tribunaux par les populations autochtones contre l'État français donc on parlait du chord d'cone on parlait des essas nucléaires et bien chez nous c'est la pollution et l'intoxication au mercure et ça c'est simplement pour dire que vous voyez que les fonctionnaires il passent ils ont leur primes et c'est vrai que c'est un fléo dans certains territoires d'outrem les primes notamment pour les dans l'éducation été supprimé chez nous ça n'a pas été supprimé et on nous a rétorqué mais si on fait ça il y en aura plus du tout et donc il y aura pas d'éducation en guyan parce que ce qui s'est passé en quelques années c'est que à l'époque quand vous aviez une classe d'âge que les enfants rentraient sans enfants rentrraent à l'école quand ils arrivaient au bac ils auraient ils auraient pratiquement fait toute leur scolarité avec des gens qui leur ressemblaient qui connaissaient la culture guanaise qui connaissaient les cultures guanaises et cetera or aujourd'hui vous pouvez avoir une classe d'âge sur les 100 enfants qui rentrent à l'école qui font toute leur scolarité avec que des personnes qui viennent tous les 3 ans et qui n'ont aucune connaissance des cultures et de la réalité d'aguan au point que les enfants ne s'imaginent même pas pour voir professeur d'école parce que comme si ça leurait interdit c'est tu parlais d'imaginaire on en arrive jusque là donc il y a un vrai problème effectivement par rapport au primes par rapport aux avantages mais c'est tout le reste concernant les privilèges je dirai un dernier mot sur la question du foncier chez nous mais c'est un problème qu'on retrouve partout vous êtes jeunes dans votre territoire et quand je dis je parle pas d'autochtoni je je parle de personnes qui sont ancrées dans le territoire compris les gens qui ont choisi la Guyane en terme de TER de terre d'adoption mais vous ne pouvez plus avoir accès à la terre parce que malgré que nous ayons 8400000 he vous pouvez trouver dans les zones urbaines des prix à 300 € le M car 97 % de nos terres c'est la forêt mais on n'arrive pas à donner à 300 400000 habitants une parcelle de terre mon parti nous nous revendiquons que chaque famille puisse avoir une parcelle de terre gratuite chez nous ce qui est réalisable tout de suite ça n'a pas de cût et ça règle le problème social puisque ça été dit tout à l'heure nous sommes passés en 2017 de 23 de 30 % de population sous le seuil de pauvreté en 5 ans à 53 % 2022 c'est ça la réalité de la guele et c'est ça la réalité coloniale avec des feuilles de route de chef de personnes de fonctionnaires qui bien sûr ont des privilèges mais aussi applique des doctrines et des feuilles de route qui sont tout simplement la même ce sont des doctrines coloniales pour être très rapide sur la question des langues parce que je sais qu'il ensuite un parcours à partir de 17h30 un peuple sans langue c'est un peuple sans histoire un peuple sans langue c'est un peuple sans culture et un peuple sans langue est en pris au désespoir pourquoi parce que la langue c'est un vecteur de savoir c'est la raison pour laquelle quand vous réfléchissez en anglais en français en espagnol et dans toutes les différentes langues que vous avez vous avez un mindset qui est différent une vision de vue qui est différente et c'est pareil pour nous lorsqu'on pense dans notre langue on a une vision du monde qui est différent donc notre objectif parce que lorsqu'il y a eu la colonisation il y a eu aussi cet objectif comme à l'intérieur du territoire français d'imposer la langue unique qui est la langue française on souhaite se réapproprier nos langues puisquen Polynésie nous avons h langues et une vingtaine de dialectes et grâce à notre statut enfin grâce par le statut d'autonomie que nous avons nous obligeons le vice rectorat français à faire en sorte que les langues autochtones puissent être à parité horaire dans nos écoles c'est ce que nous commençons à faire et et pas cette rentrée à partir de la rentrée prochaine nous allons faire en sorte que la langue thïtienne qui est la langue la plus parlée la langue autochtone la plus parlée soit en école maternelle la langue principale d'enseignement dans les écoles maternelle parce qu'il faut garder le français pour ne pour paraphraser un un homologue africain je sais plus comment il s'appelle il disait que la langue française est un trésor de guerre nous l'avons subi maintenant il faut qu'on la garde comme une richesse pour nous et parce que comme ça on pourra continuer à discuter hein on fait comme ça merci [Applaudissements] sur les langues je rajouterai juste une chose en tant en tant que chercheur universitaire moi je milite pour que on puisse pratiquer de la recherche euh scientifique en créole aujourd'hui tout ce qui est produit comme connaissance scientifique hormis la linguistique sur nos territoires sur nos terre sur nos sur nos corps par on parlait du clore descon ça va être publié en français et en anglais mais ça a été produit à partir d'une population qui est aussi en partie et majoritairement créolophone donc il y a un travail de traduction discriminante qui n'est pas reconnue où des chercheurs arrivent un peu comme les fonctionnaires arrivent font une recherche de 3 ans publ repartent et en fait les personnes qui sont sur place n'ont pas accès au résultat de leur recherch donc bien sûr je rejoins tout à fait ce qu' dit la langue est aussi une façon de connaître de savoir de produire du savoir mais pour terminer pour sortir de cette situation de sympathie sans lien moi j'ai pas dit mais je suis partie civile du procès clord descon en 17 ans d'instruction euh après 17 ans d'instruction la justice pénale n'a reconnu aucun tort donc on a des terres qui sont contaminés pour plusieurs siècles qui qui un produit qui est cancérigène et parturbateur endocrinien mais personne n'est coupable personne n'est coupable et en 17 ans aucune fois les juges ne se sont déplacés en Martinique en Guadeloupe le 10 juin il y a eu une audience d'appel j'ai été j'ai demandé à pouvoir rentrer non interdiction je suis parti civile j'ai demandé à ce que les débat soi public c'estàdire que les peuples martiniqu et golopéen puissent participer au débat concernant la justice de leur propre terre leur propre corps non donc quand on va sortir quand il va y avoir des appels à à mobilisation en en octobre en novembre et que vous savez que les bananes produites par le clord descon ont été consommées dans l'Hexagone moi j'attends à ce que les personnes hexagone qu'on soit Martinique ou golopéen ou pas se mobilise et viennent faire force aussi parce que c'est il en va de votre manière d'habiter la terre aussi qu'il faut changer donc [Applaudissements] voilà merci à tout le monde peutêtre guise de conclusion rapide donc je vous invite à aller assister à la conférence de Jean-Luc Mélenchon sur la créolisation puisqu'il y a apparemment un débat sur le concept euh et pour juste conclure rapidement sur cette question sur les les fonctionnaires et sur la langue euh nous je pense c'était il y a très peu de temps juste avant la la dissolution il y avait eu un texte misise à l'ORD du jour par le groupe communiste le groupe GDR à l'Assemblée nationale sur le fait de favoriser l'enseignement des langue régionale dans les territoires d' d'outrem et notre groupe avait soutenu notre groupe la France insoumise avait soutenu les ultramarins du groupe GDR et il est prévu dans notre programme que ce soit le programme insoumis ou ce qu'on a œuvré à mettre dans le programme du nouveau front populaire la favorisation des langues régionales et la mise en place d'un principe de faveur pour les fonctionnaires ainsi que le l'application du principe de sursalaire pour les fonctionnaires ultramarins puceque c'est eux qui subissent le coût de la vie extrêmement cher sur place et pas juste les personnes qui viennent de l'hexagone et qui en plus utilise le terme de s'expatrier dans des territoires qui sont pourtant français voilà merci beaucoup bon après-midi