Affaire Lyhanna, violences sur les enfants : Sandrine Rousseau était l'invitée de BFM le 5/06
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Quand on regarde la répartition des coûts budgétaires pour 2026, le ministère de la justice est celui qui subit le plus d'efforts (-8,6%). Ça vous choque ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Vous parlez de sous-dotation financière face à l'augmentation des plaintes pour viol et violence sur enfant. Pouvez-vous préciser ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Vous dénoncez une procédure judiciaire qui met le projecteur sur la victime plutôt que sur l'agresseur. Pourquoi ?
- 2:05OuverteRéponse directe
L'article 40 n'a rien changé. Faut-il un nouveau travail législatif ?
- 2:45RelanceRéponse directe
Emmanuel Macron dit que les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû. Vous partagez ce diagnostic ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Vous évoquez des sanctions insuffisantes. Quelles sanctions proposez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Locuteur 1Fait
« la procédure judiciaire française, elle met le projecteur sur la victime. C'est-à-dire qu'on regarde la victime, son comportement, ce qui s'est passé. »
- 2:05Locuteur 1Fait
« il y a eu cet article 40 qui n'a rien changé non plus. »
- 3:25Locuteur 1Chiffre
« il n'y a que 3 % des agressions et violes sur enfants qui font l'objet d'une condamnation »
- 4:05Locuteur 1Chiffre
« dans chaque classe de France, dans toutes les classes de France, il y a trois enfants qui subissent des violences sexuelles. »
- 4:45Locuteur 1Chiffre
« il n'y a que 3 % de condamnation pour des faits de non 3 % sur agression et viol sur enfant, c'est le chiffre de la civis »
- 6:06Locuteur 1Fait
« la classe politique s'empare de la question. Ça c'est une réalité. »
- 6:50Locuteur 1Fait
« il y a une pression parce qu'ils ont que 15 jours pour faire cette double enquête administrative. »
- 7:29Locuteur 1Fait
« il alerte sur la situation particulièrement catastrophique du tribunal d'Auche il y avait des signaux, ces signaux et il a écrit au garde des sauts. »
- 8:52Locuteur 1Fait
« quand une plainte arrive au parquet, il y a un bureau qui s'appelle le bureau d'ordre. On appelle ça le boo. »
- 10:18Locuteur 1Fait
« en avril 2025 dans une publication au journal officiel, il alerte sur la situation particulièrement catastrophique du tribunal d'Auche »
- 10:54Locuteur 1Fait
« la justice va craquer si on ne la réforme pas et qu'on ne lui donne pas les moyens de en face des nouvelles plaintes »
- 11:37Locuteur 1Fait
« en août 2025 dans le Gers on a rajouté des moyens. Regardez cette réponse qui a été publié en août et pourtant ça n'a pas suffi. »
- 12:19Locuteur 1Fait
« Vous savez, on a fait des choses comme Notre Dame. On a trouvé 500 millions d'euros pour Notre Dame. On a reconstruit des paires, on a mis des poutres et on s'est pas occupé de ses enfants. »
- 14:03Locuteur 1Fait
« on ne parle que d'argent, vous remarquerez. On ne parle que de moyens financiers dans ce problème là. »
- 14:37Locuteur 1Fait
« ce n'est pas la faute de telle personne parce que Sandrine Rousseau vous dites il faut revoir et réformer toute la justice mais c'est pas l'affaire d'un seul homme »
- 15:41Locuteur 1Fait
« personne ne demande la démission ou de le rendre une ou de Gérald d'Armanin. Ça ne fait pas du tout partie depuis un petit moment. »
- 16:24Locuteur 1Chiffre
« on a regardé la consultation de sites pédopornographiqu il y en avait dans il y avait des connexions à des sites pédopornographiques dans chaque rue de chaque village de France »
- 17:06Locuteur 1Fait
« les violences faites sur les enfants est systémique dans la société. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
c'est qu'il faut aller plus loin. Bonsoir Sandrine Rousseau, député écologiste et social de Paris. Quand on regarde effectivement la répartition des coûts budgétaires annoncées pour fin 2026, on se rend compte que le ministère de la justice, c'est - 8 - 8,6 %. C'est le ministère à qui on demande le plus d'efforts. Ça vous choque ? Oui, parce que c'est celui qui c'est celui dont le budget a quasiment le plus augmenté à part le budget de l'armée et donc euh c'est celui qui est en première ligne des efforts. Mais euh votre graphique le montrait très bien. On est au début du chemin et en fait la justice était largement sous-dotée et largement sous-dotée en France. Et je voudrais aussi mettre cette sous-dotation financière en regard de l'augmentation du nombre de plaintes pour viol et
violence sur enfant. Et moi, je suis actuellement en train de faire des auditions à l'Assemblée nationale sur l'affaire le Squarnec qui est ce chirurgien qui a été condamné pour plus de 300 viol et agressions sur enfant. Et en fait, on s'aperçoit que les plaintes explosent, que ça arrive sur des bureaux mais que la justice n'est pas du tout dimensionnée pour prendre ce virage sociétal. parce que aujourd'hui les violences sexistes et sexuelles deviennent le premier objet de sais de la justice et la justice n'est pas du tout organisée. Elle n'a pas les moyens, elle n'a pas les formations, elle n'a pas de magistrat dédié, elle n'a pas de procédure dédiée pour véritablement respecter la parole des enfants. Même
pas la conscience de cette sérialité, c'està-dire qu'il faudrait presque changer de logisté. On est on est très très très loin du compte, j'ai envie de dire. On est presque au Moyen-Âge là-dessus. C'est-à-dire que le le la procédure judiciaire française, elle met le projecteur sur la victime. C'est-à-dire qu'on regarde la victime, son comportement, ce qui s'est passé, la manière dont dont elle a elle a dont elle s'est comportée et cetera. Alors qu'en fait, on oublie dans ce processus là et c'est ça la culture du viol en réalité. On oublie dans ce processus là de mettre la lumière et le projecteur sur l'agresseur ou le violeur. Et en fait, on ne fait pas d'enquête de voisinage systématique, on ne fait pas d'enquête de de d'entourage là. Et puis la dernière chose dans cette affaire
quand même qui est très importante aussi, c'est qu'il a été viré d'un établissement scolaire et qu'il n'y a pas eu d'article 40. Donc pour moi, il y a vraiment eu aussi un travail législatif à faire par l'Assemblée nationale pour faire en sorte que toutes les personnes qui ont connaissance de témoignage, qui ont connaissance de fait euh soient obligé de faire il y a eu cet article 40 qui n'a rien changé non plus. On savait que c'était la priorité de Gérald Arman, le garde des eau quand il est arrivé dans son ministère de la justice, il a dit les enfants ça sera ma priorité. Or là, on a l'impression que l'État cherche un peu des coupables, peut-être la procureur d'eant qu'il y a eu des des dysfonctionnements, des fusibles. Est-ce que vous avez cette ce ne sont pas des
dysfonctionnements, c'est le fonctionnement quotidien de la justice et ranger ça du côté d'un dysfonctionnement exceptionnel, c'est se tromper de diagnostic sur ce qui s'est passé sur Liana. des plaintes pour viol sur enfant qui ne sont pas instruites, qui sont mal instruites, qui ne sont pas recoupées. C'est le quotidien des tribunaux. Lorsque Emmuel Macron dit "Les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer", vous vous dites ça se passe toujours comme ça. Absolument. Donc si les têtes doivent tomber, quelles têtes doivent tomber ? Non mais il faut, moi je veux pas de tête, je veux qu'il y ait une véritable réorganisation de la justice, une prise de conscience de l'enjeu et du fait qu'on est qu'au début de la libération de la sanctionnement est trop faible
comme mot. Il faut bien des sanctions à un moment donné, il faut bien frapper les esprits. Il faut des sanctions mais comme il faut des sanctions aussi sur le Squarnec, comme il faut des sanctions sur Dinoscala, comme il faut des sanctions sur l'ensemble des crimes sériels qui n'ont pas [raclement de gorge] été pris à leur juste mesure. Juste un mot pour les moyens, vous avez couvert en juin 2002 un reportage les boîtes aux lettres, les papillons. Laurent Boyer qui est président, on met des boîtes aux lettres dans les écoles. J'ai une circonscription, il y avait 13 communes. Seulement trois communes ont voulu. Madame et dernièrement en 2022 on a chopé un grand-père qui a qui faisait des attouchements sur sa gamine qui a pris 10 ans. L'éducation nationale
refuse qu'on mette les bonnes dans les écoles et là c'est pas un problème de moyen. C'est quand que la société va prendre en compte nos enfants ? Vous savez, ce pays il aime pas ses enfants. Les point, c'est en fait la possibilité pour les enfants de mettre un petit mot et un petit mot àel madame, excusez-moi parce que à Lunel, trois gamins ont dit j'ai été abusé, on a on vient de choper quelqu'un encore et l'éducation nationale nous dit en gros venez pas nous emmerder avec vos problèmes ça suffit. Alors s'il y a un ministère de l'éducation ce soir qui nous regarde et il y a une inspectrice d'académie dans un département qui fait pression au maire pour pas mettre ses bottes au lettres, ça coûte zéro. C'est quand qu'on réagit ? Je voudrais juste rappeler que aujourd'hui, il n'y a
que 3 % de condamnation pour des faits de non 3 % sur agression et viol sur enfant, c'est le chiffre de la civis, il n'y a que 3 % des agressions et violes sur enfants qui font l'objet d'une condamnation et que dans chaque classe de France, dans toutes les classes de France, il y a trois enfants qui subissent des violences sexuelles. En fait, on est dans un déni complet et si on ouvre cette boîte de pandore, alors il va falloir des moyens colossaux à la justice pour prendre en charge véritablement ce besoin de justice. Marie Chantet, est-ce que vous pensez que la classe politique est en train de prendre conscience collectivement de ce scandale dont parle Sandrine Rousseau ? Il va y avoir une marche blanche demain, il va y avoir des manifestations devant les tribunaux lundi. Est-ce qu'il
pourrait y avoir ce grand mitou de l'enfance finalement qui pourrait euh choquer les la classe politique ? En tout cas, la classe politique s'empare de la question. Ça c'est une réalité. le gouvernement également et je pense qu'il a une forme de bascule sans mais les révélation de BFM TV mardi soir sur le passé de Jérôme Barella sur cette plainte sur cette plainte déposée par cette petite Rosa sur le fait que jamais jamais dans cette affaire Jérôme Barella n'a été entendue par les gendarmes qu'elle est obligée de s'adresser à nous Méia BFM rinte,
pour que son histoire fasse jour. Dans la tête du gouvernement, on comprend que quelque chose est en train de se passer et que la réponse ne peut pas être juste l'indignation et la projection en tant que père ou mère de famille et dire c'est intolérable. D'où [raclement de gorge] cette enquête, ces deux enquêtes administratives qui sont en train d'être diligenté. la volonté du Premier ministre qui met clairement la pression quand même sur son ministre euh de la justice gér d'arrmanin. Même s'il y a l'image, il le raccompagne sur le perron, il fait attention aussi à c'était une convocation. C'était une convocation mais en même temps on ne peut pas ignorer que les deux hommes se connaissent parfaitement et sont très amis. Politiquement aussi ça joue. Donc il n'y a pas la volonté
d'entraver le garde des saut mais il y a des réponses à apporter. Il y a une pression parce qu'ils ont que 15 jours pour faire cette double enquête administrative. Absolument très vite. Général Darmanin convoque lui aussi lundi les procureurs généraux. Ça c'est ça c'est c'est rare, ça n'arrive pas. C'est rarissime, c'est inédit. Et dans cette enquête administrative, grâce aussi au travail de la rédaction, on a pu remonter. Il y a le député du Gers qui a témoigné sur nos antennes, qui a posé et qui sera avec nous dans une petite monsieur monsieur Thiopiac en effet qui pose une question à Laurent Nunè à l'Assemblée nationale. C'était mercredi après-midi particulièrement ému, ému et c'est là où Laurent Nunè dit qu'il va dirigenter ses enquêtes administratives.
Si on remonte dans le temps, il y [raclement de gorge] a 1 an maintenant, en avril 2025 dans une publication au journal officiel, il alerte sur la situation particulièrement catastrophique du tribunal d'Auche il y avait des signaux, ces signaux et il a écrit au garde des sauts. Ça dans l'enquête ça va apparaître. Ça veut dire que l'État était au courant de minutes. Les PG et les PRurs généraux, procureur de la République vont être convoqués pour la première fois. H je rappelle que la politique pénale, c'est l'État qui la fixe, c'est ministre de la justice, l'État qui dit au procureur, on va d'abord s'intéresser à ça et puis ensuite à ça en fonction des urgences. L'urgence, c'était les violences intrafamiliales et le narcotrafic. Vous avez vu la prison de V Leviel, les les prisons des
des sans narcos. Bon voilà et les PGPR qui vous sont commqués lundi ont déjà commencé Pauline a lu tout à l'heure le communiqué je l'ai pas de des des procureurs généraux des procureurs de la République qui écrivent qui écrivent c'est une façon déjà de se protéger euh nous n'oublions pas que malgré les consignes qui sont données narcotrafic lutte contre le [raclement de gorge] narcotrafic lutte contre les violences intrafamiliales nous n'oublions pas non plus que il y a aussi les violences sur les enfants dont vous parliez madame il ne faut pas délaisser pour autant mais dans ce message ce qui est écrit c'est on nous a demandé de faire de la lutte contre le narcotrafic on nous a demandé de faire de la lutte contre les violences intrafamiliales. Donc aujourd'hui il faut pas s'étonner
que les violences et les viols sur les enfants, ça soit passé à travers. Petite chose encore, quand une plainte arrive au parquet, il y a un bureau qui s'appelle le bureau d'ordre. On appelle ça le boo. Le BO classe les plaintes et les numérotes. On met à une plainte un numérot de parquet. On appelle ça le numéro d'ordre, d'où le terme bureau d'ordre. Et c'est une espèce de ben dans laquelle tous les jours on déverse une tonne de plainte. Alors, vous avez de la plainte pour un vol dans un cabanon de jardin, vous avez du viol sur enfant vous et il y a une administration qui traite ses plaintes. Et l'administration qui traite ses plaintes, on va on va les féliciter parce que toute cette petite main de la justice et c'est pas péjoratif, ces administres, ces gens de
l'administration, les greffiers, écoute, les greffiers qui se peignent depuis des années en disant on n pas assez nombreux. Ces gens-là donc font le boulot et qu'est-ce qu'ils font ? Narcotrafic, violence intrafamiliale, euh violence et puis euh on jette, on tri, sais, c'est c'est le tri sélectif, c'est vraiment ça le tri sélectif dans la ben euh c'est de la priorisation et à l'issue et bien vous le disiez madame et bravo et bien les viols et les violences sur les enfants, ça passe à travers. Ça passe à travers. Comment mais comment comment on peut dire ça ? Alors même nous on est des techniciens, on peut le dire maintenant la faute à qui ? Moi j'en sais rien. Les moyens, les hommes, la formation, je n'en sais rien.
Marie, je chanterai parler de ce député du Gers David Tobia qui sera avec nous dans une petite quinzaine de minutes qui a donc écrit à l'Assemblée nationale en disant depuis plusieurs mois la situation ne cesse de se dégrader. Le tribunal souffre d'un sous-effectif avec notamment l'absence prolongée d'un juge aux affaires familiales. Ce dysfonctionnement a un impact direct préoccupant en particulier dans les affaires sensibles telles que les divorces et il cite très explicitement la protection des mineurs. ça veut dire que l'État était au courant. Il y avait une alerte là aussi qui a été ignoré mais comme mais comme mais comme dans le Squarnec, comme dans toutes ces affaires en fait, c'estàd que mais il faut bien comprendre aussi que [raclement de gorge] la justice va
craquer si on ne la réforme pas et qu'on ne lui donne pas les moyens de en face des nouvelles plaintes qui arrivent par vraiment dizaines, centaines, milliers de devant les tribunaux. C'est que le mouvement mit Mou a ouvert une une possibilité d'aller déposer plainte alors qu'avant on était dans un tabou tel que les personnes n'osaient pas franchir la porte des commissariats. Aujourd'hui, il y a un début de franchissement de cette porte des commissariats. Mais de l'autre côté du de cette porte, il n'y a pas d'organisation qui correspondent au mouvement de libération qui est en course. Et en fait, la justice va vraiment craquer si on ne lui donne pas les moyens. C'est et j'entends le discours d'Emmanuel moyens puisque effectivement en août 2025 dans le Gers
on a rajouté des moyens. Regardez cette réponse qui a été publié en août et pourtant ça n'a pas suffi. Il faudrait énormément de moyens pour faire face à ce déflement. Excusez-moi 76 chatin elle est née à Montpellier vendue par une association médecin parisien qui a les pignons sur rue. Elles sont cinq. Elles ont été violées par de l'âge de 4 ans à 13 ans. Je vous parle de 40 ans en arrière. C'est pour ça je vous parle de l'acheter. Vous savez, on a fait des choses comme Notre Dame. On a trouvé 500 millions d'euros pour Notre Dame. On a reconstruit des paires, on a mis des poutres et on s'est pas occupé de ses enfants. C'est là le vrai débat. Et quand vous dénoncez dans votre famille un violère ou du frère, la famille vous accuse. C'est toute la société qui doit changer.
Toute la société, toute la elle n'aime pas ses enfants. Vous dites et pourtant quand on regarde la classe politique elle. Quand je dis les aime pas, quand on protège pas, on n'aime pas madame. On d'accord. Alors, on sait qu'on est quand même à un an de la présidentielle, Victor Héros, on a vu toute l'ensemble de la classe politique se mobiliser. On voit Jordan Bardela dire "Le peuple français exige des comptes." Bruno Rotaillot parlait d'une réforme en profondeur. Jean-Luc Mélenchon aussi qui se dit estomaqué, choqué. Est-ce que là on est face à une sincère indignation et je l'espère évidemment ou est-ce qu'on y voit déjà une forme de pas de récupération ? C'est c'est c'est horrible de dire ça, mais est-ce que vous pensez que là il y a des partis qui vont essayer d'instrument on
considère qu'en politique tout est récupération, soit on considère que voilà il y a des choses qui ne le sont pas même si ça peut apparaître. Effectivement, il y a une campagne qui vient mais je crois que le sujet de la pédcriminalité est unun des sujets les plus consensuels dans ce pays et même dans la classe politique. C'estàd que pas un seul des cadres politiques ne dira qu'il n'y a pas eu de problème et qu'il n'y a même pas un problème systémique sur ce sujet-là. Maintenant, le problème là où ça peut devenir de la récupération, c'est que on entend euh comment dire des déclarations, même d'ailleurs Édouard Philippe par exemple, c'est très rare d'entendre Édouard Philippe réagir à chaud sur des sur de l'actualité chaude comme celle-ci. Euh là tout le monde réagit mais qui apporte
de réelles solutions et surtout qui voit le problème d'ensemble parce que c'est beau de dire qu'il y a un drame, c'est beau de dire que c'est catastrophique, que c'est révoltant mais sans apporter de solution, il y a il y a pas voilà mais le problème c'est qu'il n'y a pas de vue d'ensemble à mon sens. Et j'ajoute même lorsqu'on disait tout à l'heure les problèmes de pédocriminalité sont passés entre les maill des filets. Pourquoi à mon sens ? Parce qu'on est dans un pays où il y a tellement de problèmes et qu'on réagit tellement à chaud après chaque affaire qu'il y a tellement de hiérarchisation et c'est-à-dire tellement de priorisation de chaque problème. Narcotrafic, violence urbaine, violence telle violence, tel problème politique, tel problème de budget, tout devient
prioritaire. Donc à la fin plus rien n'est prioritaire. C'est quoi la priorité dans la priorité ? Et ben il n'y en a plus. Il n'y en a plus. Et je pense qu'on succède, c'est-à-dire que chaque affaire, chaque et moi crée une nouvelle priorité qui efface la priorité précédente. Donc là, la priorité sera la pédocriminalité. Mais au prix de quelle autre priorité ? Le problème que je dresse et je ne dis pas d'ailleurs que ce ne doit pas d'être une priorité. Je dis qu'on est dans un pays à c'est la priorité mais je suis parfaitement lâche. Je l'ai toujours dit personnel politique est lâche et moi je regrette tous les jours tout le monde est sur pas seulement le politique en réalité il y a toute une chaîne de responsabilité qui doit s'abattre. Mais je ne pense même pas
qu'il faille chercher comment dire le bouqu émissaire et le condamner. Absolument. Ça c'est normal, c'est le rôle de la de la justice. Mais je veux dire, ce n'est pas là qu'on trouvera la solution. C'est pas là qu'on apaisera la tension. Le problème, c'est qu'il y a tellement de problèmes prioritaires dans ce pays qu'à la fin, on ne peut pas traiter sur tous les fronts. Et quand, comment dire, abouyant, pardonnez-moi le terme, sur chaque sujet et en essayant de mettre tant de milliards ici, tant de milliards par là, à la fin, on narrive plus à gérer cet argent et cette gestion. Et d'ailleurs, on ne parle que d'argent, vous remarquerez. On ne parle que de moyens financiers dans ce problème là. En réalité, par exemple, le moyen de la technique, donc par exemple
de l'informatisation des dossiers non pas des dossiers en papier, ça s compte énormément. La question de la communication, la question de la méthode c'estàd la communication entre les différents services. Comment est-ce que la plainte peut mettre 4 mois à arriver sur le bureau de la procureur ? Ça c'est une question qui n'est pas une question d'argent, ça peut être une question de méthode. Tout ça c'est passé sous le tapis parce qu'on dit il faut 6 milliards par cci, 6 milliards par là, mais à la fin on n plus les milliards et à la fin on ne priorise plus rien. Moi c'est ça mon problème. Juste oui non une observation sur ces réactions de tout bord de tout parti. Ce que j'ai trouvé intéressant, c'est que ce matin et jusqu'à maintenant personne ne demande la démission ou de le rendre
une ou de Gérald d'Armanin. Ça ne fait pas du tout partie depuis un petit moment. Oui, [rires] alors que par le passé alors que par le passé, en effet à d'autres faits divers qui sont devenus des faits finalement nationaux, la démission de l'homme ou de la femme politique aux affaires a pu faire partie des priorités et de demandes. Pourquoi ? mon sens, vous ne partagerez peut-être pas mon avis, mais parce que c'est la description d'un système qui va mal, qui est aujourd'hui et ce n'est pas la faute de telle personne parce que Sandrine Rousseau vous dites il faut revoir et réformer toute la justice mais c'est pas l'affaire d'un seul homme, ce n'est pas l'affaire d'un seul mandat. Sandrine Rousse qui a aussi dit la démission de Gérald Darmanin, je l'attends depuis des années. Oui,
mais vous l'avez pas demandé sur les réseaux sociaux. son vre on pourrait poser cette question mais ce que vraiment ce que je vous ce que je voudrais dire et d'ailleurs c'est Gérald Darmanin lui-même qui l'a dit il y a quelques jours ou semaine et souvenez-vous il vous il a dit on a regardé la consultation de sites pédopornographiqu il y en avait dans il y avait des connexions à des sites pédopornographiques dans chaque rue de chaque village de France et en fait c'est cela qu'il faut bien comprendre c'est que on peut demander la tête d'un tel ou d'un tel à la fin c'est un c'est un crime qui est systémique. Les violences faites sur les enfants est systémique dans la société. Et donc il va falloir mettre des moyens en face colossaux si on veut prendre la mesure
de ce crime. Et donc ça n'est pas une question de réorganisation comme le dit euh Emmanuel Macron. C'est bien une question de prise en de en conscience de l'ampleur de ce crime dans la société aujourd'hui on de la dangerosité de ce
Sandrine Rousseau