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Discours / meetingZayActu· 29 janvier 2026AutoproduitFond programmatiqueOutre-merSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Voeux de Naïma Moutchou 2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:06Invité politiqueFait
    « Quand la France contrôle le deuxième espace maritime du monde, elle ne le fait pas depuis Paris. »
  • 9:05Invité politiqueChiffre
    « Dans certains territoires, les écarts de prix dépassent 40 % sur les produits alimentaires. »
  • 10:29Invité politiqueChiffre
    « 500 millions d'euros supplémentaires sur le projet de financement de la sécurité sociale, 1 milliard d'euros supplémentaires sur le projet de finance. »

Temps de parole

  • Naïma Moutchou100 %

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Naïma Moutchou

ministre trèsurant. Je salue les anciens ministres présent et bien remerci chaleureusement de leur présence. Mesdames et messieurs les président, mesdames et messieurs les parlementaires anciens actuels, mesdames et messieurs des maires mesdames et messieurs élites, mesdames et messieurs les directeurs, mesdames et messieurs les conseillers, mesdames et messieurs en vos grâces et qualités, chers amis, comme on dit ici c'est Paris. Mais surtout ici, c'est Je mercie infiniment de votre présence nombreuse ici à tous et je voudrais que ce moment soit entre nous un moment de cap.

Dans cette salle, il y a des élus, il y a des agents de l'État, il y a des entrepreneurs, des acteurs associatifs, il y a des journalistes, il y a des amis, des autres mères, il y a des femmes et des hommes qui connaissent ces territoires pour ce qu'ils sont vraiment dans le réel. Ils savent exactement comme moi ce que représentent les autres mères et ce que représente aussi ce ministère. Je veux le redire clairement, le ministère des autres maires n'est pas un ministère social. Ce n'est pas un ministère de compensation. Ici, nous sommes dans un ministère de souveraineté. Souveraineté stratégique, souveraineté territoriale, souveraineté économique, souveraineté régalienne.

Et dans le monde dans lequel nous sommes entrés, vous comprendrez que ce n'est pas un soulant, mais c'est une nécessité. Les rapports de force reviennent et les puissances s'affrontent. Les océans, les routes maritimes, les frontières, les zones d'influence, tout ça redevient décisif. La France est une puissance parce qu'elle est présente dans les trois océans. Parce qu'elle y vit, parce qu'elle y décide grâce à ses outre mères. Concrètement, quand la France contrôle le deuxième espace maritime du monde, elle ne le fait pas depuis Paris.

Elle fait depuis la Guyane, la Polémicie française, la Réunion, la Nouvelle-Calédonie, la Martinique, la Guadeloupe, Mayotte, Saint-Bartelémi, Saint-Martin, Saint-Pierre et Miklan Wissé Futuna et Teres Australie-Antartique. Quand la France protège ses câbles sous-marins, ses routes commerciales, ses ressources maritimes, quand elle lutte contre les trafics, contre la pêche illégale, quand elle affirme sa présence face aux grandes puissances, elle le fait par ces territoires ultramarins. Sans les autres mères, la France est un pays continental comme les autres et les autres mers sont une dimension centrale de ce que nous sommes.

C'est avec cette conviction que je mène mon action depuis mon arrivée ici il y a un peu plus de 3 mois. Nous étions fin 2025, une année difficile. Je ne referai pas l'inventaire de ce qui s'est passé tout au long de cette année. Vous savez ce que les crises que les fragilités cumulées ont coûté à certains territoires. Ils ont été exposés parfois violemment mais ils ont fait face. C'est à partir de cette réalité que j'aborde de l'année 2026. Je le fais avec une méthode claire et avec une ligne simple. Je vais le redire. Je l'ai dit au parlementaires, je ne suis pas là pour promettre ce que nous ne pourrions pas tenir.

Nous savons ce qu'est le contexte politique, nous savons ce qu'il permet, nous savons ce qui ne permet pas. Donc je ne parlerai pas comme d'autres de grand soir, mais je parlerai de ce à quoi je crois et je crois en la succession de petit matin. Pour reprendre une expression favorite de mon préfet de département, le Valvois, une succession de petit matin pour les autres.

certaines grandes réformes qui nécessitent du temps qui exige majorité parlementaire chose que nous maîtrisons pas tout à fait aujourd'hui ces réformes elles auront leur moment notamment dans le débat présidentiel à venir pour autant en 2026 en attendant nous ne serons pas dans l'inaction il y a beaucoup à faire depuis mon arrivée au mom au ministère de ma permue ce ministère mes journées sont rythmées par des situations situation très concrète des situations vécues. C'est pour y répondre que j'ai fixé un cap que je veux développer devant vous autour de trois principes qui guer là où l'urgence l'exige. Je vais donc vous parler d'abord de la nouvelle qu'elle est donné.

Quand je suis arrivée au ministère, j'ai entendu beaucoup de choses, beaucoup. À Paris, certains expliquaient très tranquillement que ce dossier était ingérable, que c'était des chèqus assurés, que c'était trop tard, que c'était déjà perdu. Il y a ceux qui ont commenté de près comme de loin qui ont distribué les mauvais points. Puis il y a ceux qui ont travaillé. Je suis allé sur le terrain très vite parce qu'en Nouvelle-Calédonie, on peut pas faire de politique à distance. On ne peut pas se contenter de constater l'état des fractures, il faut les affronter. La réalité, je l'ai vu.

Territoire épuisée, les tensions profondes, une confiance qui est abîmée, mais mais l'envie évidemment desquit venir de s'en sortir. Et dans ce contexte, oui, ramener tout le monde à la table des discussions était difficile mais c'était indispensable. C'est ce que je me suis employée à faire en renouvant le dialogue avec tout le monde, en étant transparente avec tout le monde en dépit des désaccord. J'ai retissé, je crois, le lien de confiance. Le président de la République a choisi de remettre tout le monde autour de la table au 16 janvier en réunissant l'ensemble des forces politiques représentées au Congrès. Et puis ensuite, nous avons travaillé sans tabou.

Nous avons travaillé sur tous les sujets, le fond, les mots, le calendrier, l'avenir pendant 4 jours et à la fin nous avons obtenu ce que beaucoup disaient impossible de textes qui permettent de donner toute sa portée à ce moment politique. L'accord esté aux sur le volet institutionnel et un protocole financier qui détaille une partie du grand pacte de refondation économique voulu par le premier ministre. Je remercie évidemment tous ceux qui ont contribué à cela. J'en profite pour saluer s'ils sont présents Olivier Jacob et Laurent Lu.

Un calendrier désormais posé et c'est au Parlement de prendre sa part parce que les Calédoniens ont fait des efforts considérables et que personne ne doit jouer avec ça. C'est ce que je m'empie déjà apporter auprès des députés et des sénateurs. La deuxième urgence c'est Mayotte. Mayotte avec les cyclones chido et died a vécu une épreuve terrible. Il y a eu urgence, il y a les cicatrices, elles sont toujours visibles sur le territoire dans le quotinaire des Maurées. Je l'ai vu au moment de mon déplacement à la mi-décembre et maintenant il y a la reconstruction. Et cette reconstruction, nous l'accompagnons, c'est notre devoir. Je le dis parce que je veux que ce soit clair. Les moyens sont là.

4 milliards d'euros pour la période 2025 depuis 2030, près de 700 millions d'euros pour l'année 2026 et surtout avec le soutien du premier ministre, nous avons sécurisé ces financements. Ils sont sanctuarisés dans un programme spécifique, le PIT, ça peut paraître technique mais ça change tout parce que ça n'est plus une promesse vague. C'est de l'argent fléché, c'est de l'argent piloté près du terrain avec des projets concrets. Autrement dit, on passe bien à l'exécution et l'État est au rendez-vous.

Il est aussi en ingénierie, en expertise, en capacité à faire grâce à l'établissement public que nous avons installé qui accompagne les acteurs locaux en apportant des compétences de l'appui opérationnel pour que sur le terrain les dossiers voient le jour et que les travaux démarrent. Mais la reconstruction, ce ne sont pas seulement des bâtiments, des routes, des réseaux, des écoles, des logements. C'est la capacité de retrouver une vie normale tout courant. Et sur ce point, je veux dire au maor que je suis déterminé à les accompagner sur tous les volets, l'économie, le social bien sûr, l'éducation, la jeunesse et le régalien. J'insiste sur ce dernier mot, le régalien.

On ne reconstruit pas si la sécurité n'est pas assurée, on ne reconstruit pas si l'immigration irrégulière continue de déstabiliser le territoire comme c'est le cas. Je verrai très prochainement le ministre de l'intérieur pour mettre sur la table très concrètement là aussi les moyens nous pouvons dépendre. La troisème urgence c'est la vie chère. C'est une réalité quotidienne par étouffante pour des millions de concitoyens en particulier pour nos compatriotes des autres mères. Ce n'est pas la vie chère au sens vague du terme.

Ici, on parle d'injustice parce que il n'est pas normal que selon le territoire où on vit, on paye plus cher ce qui est essentiel, l'alimentation, l'hygiène, les produits de base. Dans certains territoires, les écarts de prix dépassent 40 % sur les produits alimentaires. Évidemment, c'est inacceptable. Le premier ministre a parlé d'urgence. Des urgences, j'en ai priorité. Un travail a été engagé au Parlement, il est important. Mais il faut aller maintenant plus loin et surtout il faut être plus efficace pour toucher au mécanismes qui alimentent ses prix, les marges, les rentes, les circuits, les situations de concurrence insuffisantes dans les prochaines semaines.

Comme je m'y étais engagé, j'ouvrirai donc une phase de concertation avec l'objectif d'aboutir à un texte qui soit plus solide et plus opérant. Le deuxième principe que je vous propose, créer les conditions de la confiance et de la stabilité. Derrière les urgences, derrière tout ce que nous pourrions faire ensemble, il y a la même exigence, donner au territoire de la visibilité et des moyens. Je veux donc dire un mot du cadre économique et du budget parce que depuis l'automne, j'ai entendu beaucoup de choses sur le fait que les outresemes péraient la note, sur le fait que on allait faire des économies sur le dos des outres mères. Ça c'était probablement la copie initiale et je l'ai combattu.

Et avec la copie finale, ce sont 500 millions d'euros supplémentaires sur le projet de financement de la sécurité sociale, 1 milliard d'euros supplémentaires sur le projet de finance. Ça c'est un choix politique fort qui inscrit qui s'inscrit dans le soutien global de l'État en direction des outresemes qui intard nous pouvons donc nous en réjouir. Alors une fois que j'ai dit ça, ce qui va compter c'est l'exécution. Et dans cette logique, je voudrais parler d'un outil important pour les territoires du tramarin, c'est la Lodéum. C'est ce qui permet à beaucoup d'entreprises d'embaucher et d'investir. Cet outil, je vous dis doit être évolué. pas n'importe comment. Pas n'importe comment.

Je ne ferai pas une réforme à la vraie vite ou contre les territoires. Je ferai une réforme utile, plus lisible, plus simple, mieux ciblé, surtout plus efficace sur l'emploi et la compétitivité. Le travail va bientôt pouvoir démarrer avec tous les acteurs concernés. Je vais prochainement mandater une personnalité à la tête de cette mission. La lodéum évidemment ça n'est pas un sujet isolé, c'est une pièce de l'ensemble et donc en parallèle. Je veux vous dire que je travaille à une loi d'orientation pour les autres parce qu'on ne peut pas piloter ces politiques uniquement à coup de quelques dispositifs éparpillés.

Il faut une direction, il faut de la continuité parce que les outresemes ne se transformment pas en 6 mois. Ils ont besoin d'un cap qui dépasse les calendriers politiques bien sûr et qui protège l'action publique dans la durée. Cette loi d'orientation c'est un travail au mon cours, c'est vrai, mais elle aura le mérite de poser un cadre que je veux utile y compris pour la suite y compris pour poste 2027 et donc pour mes successeurs. Dans l'intervalle, d'ici la fin de cette année, j'installerai un rendez-vous économique majeur, un moment où l'on parle des autres maes comme d'une force et comme d'unier de puissance. Je veux un grand forum économique si vous me permettez l'expression.

Je veux un chose outreemè. Nous y travaillons. Et comme rien ne se construit durablement sans stabilité, évidemment la question de la sécurité est au cœur de mes réflexions. Économie et sécurité sont liées. Dans plusieurs territoires, la situation sécuritaire reste difficile. Je pense au fléau du narcotraficie. Je pense aux violences qui génèrent. Je pense au fait qu'il touche aujourd'hui l'ensemble des territoires ultramarins. Dès mon arrivée, j'ai demandé une chose. J'ai demandé que les autres mères puissent intégrer la feuille de route de lutte contre le narcotrafic voulu par le président de la République.

C'est choses faites et depuis nous travaillons nous travaillons d'arrache-pied sur les ports, sur les aéroports, sur les contrôles, sur les filières, sur les mulles, sur les routes maritimes. Il y aura des propositions à venir. Je refuse que ces territoires deviennent des plateformes du trafic mondial. Je refuse que ces trafics viennent détruire nos sociétés et notre jeunesse. Je crois que c'est ça aussi la souveraineté, c'est protéger nos frontières et protéger nos populations. 3è principe, préparer l'avenir. Urgence, stabilité, confiance à venir.

Parce qu'évidemment oui, il faut préparer la suite parce qu'un ministère de souveraineté ce n'est pas seulement un ministère qui vient éteindre les incendies, c'est un ministère qui trace une trajectoire. Et préparer l'avenir, c'est d'abord accompagner les évolutions institutionnelles que certains territoires souhaitent engager. Le président de la République m'a confié la compite de groupes de travail sur ce sujet avec la Guadeloue, la Martinique et la Xienne. C'est un exercice inédit que nous sommes en train d'effectuer. Je l'ai entamé dès le mois de décembre dernier. Je veux le mener avec une ligne très simple. On ne procède pas à des évolutions institutionnelles pour le plaisir.

On le fait pour améliorer concrètement la vie de nos compatriotes. Chaque territoire sera regardé pour ce qu'il est avec son histoire, avec ses équilibres, avec ses sensibilités et à la fin ce sont les populations concernées qui seront consultées. Ce sont bien qui tranchont. Préparer l'avenir, c'est ensuite construire pour la jeunesse. Voilà un sujet qui me tient à cœur et qui me touche. Je vais m'en expliquer parce que c'est un peu plus personnel. Depuis 4 ans, à chaque mois de janvier, le ministre qui présente ses vœux n'est pas toujours le même que celui qui les a présenté l'année d'avant.

Alors, ça prête à sourire jusqu'au moment où on se rappelle que les autres mères n'ont pas le luxe de l'instabilité. Je suis je crois la 11e ministre 2017. D'abord, je propose de ne pas en changer. Je ne sais pas pour les autres, mais en ce qui me concerne, j'ai voulu être là. J'ai voulu ce ministère parce que beaucoup de choses, pour ne pas dire tout, dans l'histoire, mon parcours me ramène ici. Je suis avocate de métier, vous le savez. J'ai une obsession, c'est l'égalité des choses. Je parle beaucoup. dans les autres mères, c'est une promesse qui n'est pas encore totalement tenue. Est-ce qu'on a eu fin à la signation à résidence ? Non. Est-ce qu'on a avancé ? Oui.

Mais est-ce qu'on a fait assez ? Certainement pas. Un jeune ultramarin en théorie a toutes les raisons d'être fier de ce qu'il est et d'où il vient. Mais est-ce qu'on lui donne réellement les mêmes chances quand la vie coûte plus cher, quand la violence passe davantage ? Les études supérieures rimment avec l'éloignement déracinement quand il faut encore supporter le mépris, le racisme ou cette idée absurde qu'il faudrait prouver plus par parce qu'on vient des autres mès. Je sais ce que c'est. Je sais ce que ça signifie dans sa chair. Je peux vous dire que c'est lourd dans la construction d'une vie. Alors parce que je vais tout changer dans les quelques mois qui sont peut-être devant moi.

Je n'ai évidemment pas cette prétention mais ce que je peux vous dire c'est que je vais me battre et je vais me battre un peu plus fort. Je vais me battre peut-être avec davantage de trip peut-être avec davantage de moi que mes prédécesseurs. Là-dessus, vous pouvez compter sur moi. Voilà mesdames et messieurs, ce que je vous ai dit ce soir, ce n'est pas un catalogue. C'est ma ligne, c'est mon exigence et c'est ma méthode. Quand je suis arrivée, rien n'était écrit. Et je même je vais même vous dire les choses t qu' tel qu'elles se sont passées.

Quand je suis arrivée, j'ai suivi à ma nomination une vale d'attaque comme jamais je n'en avais connu vous dire, des injures à caractère raciste, sexiste. J'ai même été qualifié par un élu capillon sur de crachat fait au visage des autres mères. Je n'ai pas répondu parce que je n'ai pas une minute à faire et parce que ma place est au travail et pas dans le druit, vous l'aurez compris. Et je crois pouvoir le dire ce soir avec la confiance du premier ministre et du président de la République, avec l'engagement de mon cabinet, de tous ceux qui sont ici, nous avons avancé. Nous avons obtenu un budget en hausse. Nous avons créé les conditions d'un accord en Nouvelle-Calédonie.

Nous avons sanctuarisé les crédit de Mayotte et lancé la reconstruction. Nous avons ouvert les chantiers sur l'avenir institutionnel des territoires. Tout ça, nous l'avons fait en 3 mois, en 100 jours. Et je pourrais citer bien d'autres sujets, mais ce soir, je vais en rester là. Je finirai en dir en disant que je ne demande pas à être jugé sur ce que certains imaginent que je suis. Je demande à être jugé sur ce que je fais et je donne donc rendez-vous plus tard. Vive Oudino, vive les Outre Mè. Vive la République et vive la France.