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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 7 février 2017 29 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & élections

#RDLS17 : THÉO, MAYOTTE, HOLOGRAMME, YOUTUBE, ROUMANIE, CORRUPTION, FRANCE INSOUMISE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Jean-Luc MélenchonFait
    « l'acte qui a été commis contre lui est un acte de torture, d'accord ? C'est un crime. C'est un viol, mais dans l'essence même du viol, c'est-à-dire acte de torture, hein. »
  • 1:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « il faut expulser de la police les tortureurs. Ceux-là, là, hein. Ce n'est pas simplement dire : "On va voir." Non ! On les met dehors, ils n'ont rien à faire là-dedans. »
  • 3:10Jean-Luc MélenchonFait
    « Mayotte est un département français dans l'Océan Indien. Les Mahorais font face à une crise absolument terrible de l'eau. »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « la moitié de l'eau qui circule est perdue. Vous vous rendez compte ? Bon. Et dans certains cas, ça va jusqu'à 70%. »
  • 5:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Moi, je suis pour la propriété publique de l'eau. L'eau est un bien commun, donc ça ne peut pas être approprié de manière privée. »
  • 7:30Jean-Luc MélenchonPromesse
    « il faut prendre des mesures qui doivent être la nationalisation, parce que quand c'est dans des situations extrêmes comme ça ! »
  • 13:10Jean-Luc MélenchonFait
    « au moment du meeting de Lyon - vous savez, il y avait un meeting à Lyon, et mon hologramme apparaissait à Paris. »
  • 14:10Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 15.000 personnes sont venues nous regarder sur notre chaîne YouTube. »
  • 17:30Jean-Luc MélenchonChiffre
    « il y a 9 lobbyistes, hein - un lobbyiste, c'est quelqu'un qui vient faire de l’influence, comme on dit, sur les parlementaires - Il y en a 9 pour chaque député européen. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, voici le 17ème numéro de la Revue de la Semaine. (Thème générique) Bon, mes amis, la Revue de la Semaine, elle ne va pas être comme les autres, là. Il y a vraiment quelque chose qui m'a absolument révulsé, hein, et je pense que, comme moi, des milliers parmi vous : c'est ce qui est arrivé à Théo - puisque l'on met que son prénom - à Aulnay-sous-Bois.

Et, véritablement, on a le cœur soulevé de dégoût d'apprendre comment il a été traité. Et le pire du pire, c'est que c'était quelqu'un qui passait, qui n'avait rien à voir avec les problèmes qui justifient la présence, à ce moment-là, de la police. Il a été traité d'une manière ignoble.

Mais par qui a-t-il été traité d'une manière ignoble ? Par les policiers qui ont fait un "contrôle d'identité". Et, clairement, l'acte qui a été commis contre lui est un acte de torture, d'accord ?

C'est un crime. C'est un viol, mais dans l'essence même du viol, c'est-à-dire acte de torture, hein. Ça n'a rien de sexuel, cette histoire.

Un viol, c'est un acte de torture, ça n'a rien de sexuel. Et c'est absolument infâme et je crois qu'il y a une chose qui me choque : il y a la douleur de ce qui arrive à cet homme et la compassion qu'on a pour lui, la solidarité qu'on doit avoir avec sa famille ; mais il y a surtout l'indignation qu'on a, parce que nous, ce n'est pas l'idée qu'on se fait de la police. Donc, maintenant, je dis : il faut expulser de la police les tortureurs.

Ceux-là, là, hein. Ce n'est pas simplement dire : "On va voir." Non !

On les met dehors, ils n'ont rien à faire là-dedans. La police républicaine ne peut pas avoir de telles pratiques. Ça ne peut pas être simplement un "dérapage".

Non, je ne le crois pas. D'ailleurs, je commence à trouver que ce genre d'incidents a tendance à se répéter. Je me demande s'il n'y a pas des gens qui sont amenés par d'autres motivations que des motivations de police ou d'une compréhension tout à fait malsaine du métier de policier, et si ce n'est pas par idéologie qu'ils pratiquent de cette manière-là, parce que ça commence vraiment à bien faire, hein, et à beaucoup faire.

Donc, moi, je demande que le gouvernement expulse de la police ces personnes. Et puis, je demande aux policiers, parce que la police, je pense - peut-être que vous allez me dire que je suis naïf, mais je ne le crois pas - la police française a un fondement républicain très profond ; eh ben, je dis maintenant : les policiers, vous devez faire entendre votre voix, parce que je suis très choqué de voir - quand il y a un acte comme celui-là - qu'on voit monter en ligne aussitôt des gens pour dire : "Oh, non, non, non. C'est de la malveillance de mettre en cause les policiers." Non, c'est insupportable, c'est intolérable.

Et je vois bien le côté provocation, hein. Je ne sors pas de l’œuf. Je vois bien le côté provocateur qu'a ce type de comportement pour essayer d'embraser tout.

Ben, nous, nous voulons la justice. Nous voulons que soient punis ceux qui se sont rendus coupables...

Nous voulons que soient punis ceux qui se sont rendus coupables de tels actes. Mais moi, je dis : il faut les mettre dehors. La police nationale, la police républicaine n'a rien à voir avec ce type d'individus.

Evidemment, je dis toute ma compassion à Théo et à sa famille. Et à vous autres, tous, je vous dis : réfléchissez bien à ce qui se passe. Essayez de bien démonter les mécanismes à l'oeuvre.

Quand même, c'est bizarre, tout ça. Bon. Mon deuxième sujet, si on arrive à contenir la colère qu'on a en soi quand on commence à évoquer un sujet comme celui de Théo, c'est une autre raison de ne pas être content, c'est ce qui se passe en ce moment à Mayotte.

Vous ne devez pas le savoir, mais Mayotte est un département français dans l'Océan Indien. Les Mahorais font face à une crise absolument terrible de l'eau. C'est-à-dire, il n'y a plus d'eau.

Il y a des communes où il n'y a plus d'eau potable accessible plusieurs jours par semaine. Alors c'est lié, évidemment, aux conditions climatiques, hein. Donc, c'est un des effets du changement climatique pour cette île.

Donc, vous voyez, on commence à entrer dans une série d'événements qui ont à voir avec le changement climatique. Mais c'est aussi lié à autre chose : c'est la gestion, par une compagnie, de l'eau, et ça...

Vous comprenez, ça fait la dixième fois que je vois ça. Parce que quand je suis allé en Guadeloupe, il y avait la même situation de crise de l'eau, et les gens étaient révoltés. Naturellement, ils n'en parlent pas trop parce qu'ils sont gênés de dire : "Je n'ai pas l'eau à la maison." Mais, en Guadeloupe aussi, il y a un problème qui est lié à la mauvaise gestion - plus exactement, par la gestion cupide par une compagnie privée - de l'eau.

Et dans ces conditions, cette compagnie a laissé se perdre toute la tuyauterie, qui est dans un état absolument déplorable : la moitié de l'eau qui circule est perdue. Vous vous rendez compte ? Bon.

Et dans certains cas, ça va jusqu'à 70%. Donc, une nouvelle fois, ça pose le problème de qui a le droit d'exploiter et de "produire"...

Comme on dit, parce qu'il faut la produire, il faut la sortir de là où elle se trouve, l'eau, pour la mettre à la disposition des gens, donc ça s'appelle produire. Eh bien, qui a le droit de faire cette production de l'eau ? Eh bien, ça, c'est une question que j'aimerais mettre dans la campagne présidentielle.

Moi, je suis pour la propriété publique de l'eau. L'eau est un bien commun, donc ça ne peut pas être approprié de manière privée, et on n'a pas le droit de faire de bénéfices, des profits sur la production de l'eau. Tout ce qu'on a le droit de faire, c'est de reprendre dans le paiement de l'eau de quoi reconstituer la réserve et entretenir l'investissement.

Point barre. Mais il n'y a aucune raison qu'une compagnie qui - en plus, toujours dans une situation de monopole, hein : vous n'avez pas le choix - ils font ça, ils sont censés le faire en échange du fait qu'ils tiennent correctement le réseau, et ce n'est pas le cas. Donc j'estime que là il faut prendre des mesures qui doivent être la nationalisation, parce que... quand c'est dans des situations extrêmes comme ça !

Parce qu'à chaque fois, on vient chercher les collectivités locales puis au dernier moment, on leur amène un réseau pourri et c'est aux gens à se cotiser entre eux pour remettre tout ça à flot. Eh bien, j'estime que le pays doit être solidaire de tous ses membres, de tous ses concitoyens et donc, nous, on n'a pas à dire : "Ah bah, là-bas, c'est Mayotte, c'est loin, ils n'ont qu'à se débrouiller." Non, nous sommes tous concernés par ce qui arrive à Mayotte et nos compatriotes ont droit à l'eau exactement comme nous, ici, en métropole.

C'est une situation qui n'est pas acceptable. Alors, je vous donne rendez-vous bientôt, parce que dans un meeting, je vais en parler. Peut-être que ce sera celui que je fais à Strasbourg le 15 prochain, là.

Le 15 février prochain, je fais un meeting à Strasbourg, peut-être que je vais parler de l'eau à ce moment-là, parce que je trouve que, maintenant, les exemples sont de plus en plus nombreux. Donc j'ai un peu de temps pour préparer mon argumentaire d'ici-là, parce qu'il y a un très beau livret qui a été rédigé par... sous la houlette de quelqu'un qui, autour de moi, joue un rôle central sur cette question de l'eau qui est Gabriel Amard, qui a écrit plusieurs livres sur la question et qui est le pilote - avec d'autres, bien sûr - du livret sur l'eau.

Et vous allez voir que dans ce domaine comme dans tous les autres, mon équipe est extrêmement précise, hein. Nous sommes prêts demain, si vous nous élisez, on est prêts à mettre en place le nouveau système. Il n'y a pas d'histoires, hein.

Une chose que je ne veux pas laisser de côté, c'est ce qu'on est en train d'essayer de faire ensemble, vous qui décidez de vous abonner et qui suivez mes Revues de la Semaine, et moi, évidemment, qui les produit. On a dit depuis le début qu'on n'avait pas seulement l'intention de passer un bon moment ensemble, mais qu'on essayait de construire un canal de diffusion d'information ou d'expression politique à côté du circuit de l'officialité - c'est-à-dire tout ce qui est officiel dans les médias - parce que, ben, on n'en est pas content et qu'on veut garder cette capacité de parler directement. Et c'est ça que j'ai proposé au départ, c'est ça qui vous a plu et raison pour laquelle vous avez décidé de m'aider en mettant des pouces bleus, ce que vous continuez à faire pour faire monter ma vidéo dans les classements et de vous abonner en nombre.

D'ailleurs, vous savez qu'on vient de passer le cap des 200.000, hein. Alors, c'est très important, ce cap d'abonnés à 200.000, parce que ça nous met, ça nous rapproche de plus en plus du niveau ordinaire d'une émission d'info en continu, et lorsque nous avons des pics, naturellement, on dépasse le niveau, le seuil des émissions d'info en continu.

Et là, ce week-end, c'était très intéressant, parce qu'au moment du meeting de Lyon - vous savez, il y avait un meeting à Lyon, et mon hologramme apparaissait à Paris. Vidéo (J.-L.

M.) : Alors, où suis-je ? Vidéo (Public) : (Acclamations) Vidéo (J.-L.

M.) : À Lyon ? Vidéo (Public) : Oui ! (Acclamations) Vidéo (J.-L.

M.) : Et maintenant, à Paris ! Vidéo (Public) : (Acclamations) Alors, ne me dites pas que vous ne le savez pas, parce que les Brésiliens le savent, les Italiens le savent, les Chinois le savent, les Anglais le savent, les Nord-Américains le savent, vu que dans leur presse, ils en ont parlé, et que maintenant, il y a un geste qui a un swag total, qui est celui-là, hein, qui est apparu dans la médiasphère.

Alors, j'ai des amis, en plus, ils ont vraiment l'esprit marrant, chaque fois qu'ils arrivent quelque part, ils disent : "C'est moi." Bon. C'est pour renvoyer à cette idée de l'apparition.

Et quand ils s'en vont, ils disent : "Bon, allez, je m'en vais." Voilà. Et donc, je faisais le meeting à Lyon, alors au début, toute une série de chaînes d'info en continu ont dit : "Ah ben, nous diffuse M.

Mélenchon." Alors, là, on était très content. Mais quand le meeting de Mme Le Pen a démarré, c'est-à-dire à-peu-près une demi-heure après moi, hein, alors là, couic, ça s'est coupé partout.

Alors, certains ont repris, hein, le reportage d'un bout à l'autre, donc je veux les remercier, et les autres, bon, ben, ils ont fait comme ils ont voulu. Moi, ce n'est pas mon affaire. Moi, je n'ai rien demandé.

Mais s'ils coupent - alors, beaucoup autour de moi étaient fous de rage en disant : "Oui, ça prouve que..., ça montre que..." Ben, évidemment que ça prouve et que ça montre, hé, ballots.

Mais, moi, je me disais : "Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles." Vous croyez réellement que ceux qui voient ça ne se rendent pas compte de ce que ça veut dire ? Vous croyez qu'ils ne voient pas qu'on arrête du Mélenchon pour - hein ! - refaire une bonne petite piquouse de Le Pen ?

Bon. Bien sûr que les gens se rendent compte, et ce qui est intéressant, c'est que quand les gens se sont rendus compte - je pense à au moins une chaîne, parce que ça a été raconté par Antoine Léaument, sur sa vidéo que vous pouvez regarder, il a dit ça sur BFM même, il est quand même gonflé, le gars, hein - il leur a raconté, il leur a dit : "Ben quand vous nous avez coupé, qu'est-ce que ça a donné ? 15.000 personnes sont venues nous regarder sur notre chaîne YouTube." Alors, c'est très intéressant, d'abord parce que, quand même, on a le droit de rigoler, hein, parce qu'ils font office de sergents recruteurs.

Moi, c'est le pari que je fais, hein. Chaque fois qu'on brutalise les gens, chaque fois qu'on les prend pour des imbéciles, chaque fois qu'on manipule une information, ben, vous en avez... les pauvres, ils croient ce qu'on leur dit, hein.

Mais vous en avez d'autres, ça les radicalise. Ils disent : "Oh non, ça, ce n'est pas supportable, cette fois-ci, ça a été trop loin." Alors, soit il vient pour soutenir ma candidature, soit il met un pouce bleu, soit il s'abonne, enfin bref.

Il marque le fait que ce n'est pas du bétail, quoi. Que les gens, ils ont un cerveau, ils se rendent compte de ce qu'on leur fait. Et là, ça nous fait passer dans la catégorie d'alternative à l'officialité, hein.

Ça veut dire : vous êtes en train de regarder une chaîne officielle, puis alors, tout d'un coup, ah, ce n'est pas ce qui vous plait, alors, toc, vous récupérez le programme sur ma chaîne YouTube. Ça, je trouve que c'est un phénomène qui est intéressant. Bon, je ne dis pas qu'il est immense, hein, ce n'est pas ce que je veux dire.

Mais ça veut dire que la pente est prise et nous commençons à entrer dans une zone où nous sommes en compétition avec l'officialité et ça, je trouve que c'est un phénomène médiatique qui est intéressant. Je vous parle d'une chose dont il n'a pas été beaucoup question, c'est les manifestations de masse qu'il y a actuellement en Roumanie, contre la corruption et le gouvernement qui vient tout juste d'arriver. C'est un gouvernement social-démocrate, c'est l'international PS, qui vient d'arriver au pouvoir et remplacer une équipe de droite qui était vraiment très mal vue par la population.

Et voilà qu'à peine le gouvernement du PS roumain est installé qu'il fait un décret dans lequel il soulage, hein, si j'ose dire, il relâche la pression contre la corruption et il facilite l'impunité de la corruption. Alors, les gens ont été fous furieux, quoi. Trahis comme ça en même pas un mois, ça ne leur a pas plu du tout.

Et ils sont descendus dans la rue, de plus en plus nombreux jusqu'à ce que pour finir, après que le gouvernement ait menacé les gens de répression - déjà, on voyait pas mal avec les méthodes un peu violentes que vous avez vues à Paris pendant la loi El Khomri - les mêmes là-bas, eh bien, le gouvernement a dit : "Bon, ben, on recule." Donc, ils ont changé le décret...

Ils disent qu'ils vont le changer, pardon, ils l'ont retiré, ils vont le changer. Et ils disent : "Oui, mais maintenant, il faut arrêter de manifester, parce que si jamais vous continuez, ça prouve que c'est un coup monté." C'est-à-dire qu'ils prennent l'affaire contre eux.

Ils n'ont pas bien compris. Les gens, ils manifestent contre la corruption et c'est si eux protègent la corruption que les gens manifestent contre eux, hé, hé. Ça, ce n'est pas trop dur à comprendre.

Mais c'est exactement ce que je dis dans combien d'autres domaines ! Ce type de gouvernement prend comme un complot politique ce qui, en réalité, bien sûr, finit par les viser, mais au départ, est une protestation contre autre chose. Prenons un exemple : les gens qui ont fait les manifs contre la loi El Khomri, ils protestaient contre la loi El Khomri, contre son contenu, contre la trahison que ça représentait pour les gens qui avaient eu confiance dans ce gouvernement PS.

Puis comme le gouvernement PS a répondu en matraquant tout le monde, alors évidemment, après, c'est devenu une opposition absolument fondamentale à ce gouvernement. Donc là, on a le même phénomène. Mais, quand même, je suis un peu inquiet parce qu'il y a une autre caractéristique à ce mouvement, et je vous demande d'y réfléchir, c'est que les gens, ils démarrent, ils font des manifs contre la corruption, ils se font récupérer en cours de route, puisque personne n'est là pour exprimer leur colère d'une manière positive.

Je veux dire, le seul parti d'opposition qu'il y a, ben, justement, il est au pouvoir et c'est le PS. Or, c'est justement lui qui a fait cette manœuvre qui facilite la corruption. Donc, que font les gens qui sont là ?

Ben, plus ou moins politiquement, eh ben, ils n'ont pas le choix, ils sont récupérés politiquement, mais récupérés au sens le plus simple du terme, c'est-à-dire que ceux qui viennent devant et qui disent : "Ah, ce n'est pas acceptable, c'est dégueulasse", etc., qui c'est ? Ben, c'est précisément le parti de droite qui avait été renversé peu de temps auparavant.

Et évidemment, dès lors qu'un parti de droite se met en mouvement, tous ses bons amis sont là. Alors vous avez le département d'Etat des Etats-Unis d'Amérique - qui s'intéresse de très près à la corruption en Roumanie, tu parles, hein ! - qui a fait état de sa préoccupation, bon, de son inquiétude à l'égard de la corruption, parce que, bien sûr, il n'y en a pas aux Etats-Unis, donc ça leur donne le droit d'avoir un avis sur ce qui se passe en Roumanie.

Et un peu plus suspect, c'est évidemment l'Union Européenne qui est venue à la charge. Imaginez, l'Union Européenne qui est dirigée par M. Juncker, a un avis sur la manière de gérer correctement les cas de corruption en Roumanie.

C'est énorme, cette histoire, mais surtout c'est comme d'habitude : c'est-à-dire les manifestants de droite, eux, ils viennent à la manif, pas avec le drapeau de la droite, mais avec le drapeau de l'Europe, comme ça, pas vu, pas pris, hein, et ça fait très européen, et ça justifie qu'on fasse croire que l'Europe est très préoccupée par les questions de corruption, alors qu'elle ne fait pas grand-chose, il faut bien le dire, parce que si elle était contre la corruption d'une manière déterminée, elle commencerait par fiche dehors l'armée de lobbyistes qui sont là en permanence et d'une manière tout à fait officielle autour des membres de la Commission ou des parlementaires. Il paraît qu'il y a 9 lobbyistes, hein - un lobbyiste, c'est quelqu'un qui vient faire de l’influence, comme on dit, sur les parlementaires - Il y en a 9 pour chaque député européen. Personnellement, je n'en ai jamais vu un, donc il y en a qui doivent en avoir beaucoup plus pour eux puisqu'il y a des gens comme moi à qui les gens... les lobbyistes, ça ne leur vient pas à l'esprit d'essayer de m'influencer.

Ils n’ont pas tort parce qu'ils seraient reçus d'une manière assez rude, mmmh ? Bon. Donc, tenez à l’œil, les gens, tout ce qui est en train de se passer comme ça, en ce moment, dans et autour de l'Europe.

Vous voyez qu'il y a beaucoup beaucoup beaucoup de mouvements populaires, beaucoup de mouvements anti-corruption, beaucoup de mouvements anti-oligarques. Parce que c'est que ce que disent, là-bas, les gens en Roumanie, ils sont contre les oligarques, c'est la caste, vous savez, ce petit milieu qui tient tout à quelques-uns et qui manipule les médias, les hommes politiques comme des marionnettes, on voit les ficelles tellement c'est gros. Bon.

Surveillez ça, parce que moi, ça m'inquiète, pas parce que les gens se mettent en mouvement contre la corruption, ça, je trouve ça très bien, mais parce que je trouve que tout le continent, là, est en train d'entrer en ébullition, pays après pays, l'un après l'autre, ici, c'est tel sujet, là-bas, c'est un autre. Bon. Et cette ébullition, elle peut aller du bon côté mais encore faut-il qu'il y ait la possibilité d'une expression, hein.

Bon. Nous, ici, en France, évidemment, vous voyez bien que toute la bouillasse autour de Fillon, ça alimente, bon, plutôt Mme Le Pen, hein, aujourd'hui, mais en même temps, il y a une alternative qui existe, que ma candidature représente. Donc si vous n'êtes pas d'accord avec tout ça, vous avez un moyen de le dire d'une façon non-barbare, hein, non-sauvage, non-obscurantiste, qui est de venir faire équipe avec les Insoumis.

Il y a des tas de pays où ça n'existe pas, il n'y a rien du tout. C'est vous choisissez entre pareil et même, les corrompus de droite ou les corrompus soi-disant sociaux-démocrates, voilà. Vous avez dû vous demander ce que c'était que cet objet qui est à côté de moi.

Il s'agit d'une création en verre, une création unique. Elle a été réalisée par Eddie Legus, qui est meilleur ouvrier de France et qui me l'a remis à l'occasion de mon passage à Champagney. Alors, Champagney, c'est en Haute-Saône.

Il y a un petit film qui rend compte de mon séjour là-bas et du discours que j'ai fait parce que c'était le jour où je voulais célébrer l'abolition de l'esclavage, car cette abolition de l'esclavage, la première, a eu lieu le 4 février 1794, et j'ai fait un discours pour célébrer ce moment-là. Personne d'autre, je crois, que moi n'a fait ce jour-là quelque chose sur ce sujet. Le jour officiel de l'abolition, c'est le 10 mai, et on célèbre en général cet événement dans le jardin du Luxembourg où il y a une statue.

Sur ce sujet, l'inauguration à laquelle j'avais participé à l'époque, c'était un événement qui n'était pas banal, vu que c'est le moment où M. Sarkozy était élu président, M. Chirac l’était toujours.

Donc on avait deux présidents ce jour-là et je trouve que c'était assez fort. Et, bon, je suis allé faire ce discours et Eddie est venu m'offrir ça, c'est son cadeau de meilleur ouvrier de France, et en même temps, il a prévu de faire une série de "phi" de cette nature, en verre, qu'on peut porter en collier et donc on va bientôt le vendre sur le site JLM2017. Parce que, bon, vous savez que le "phi", c'est l'emblème que nous avons l'intention de faire vivre, de populariser autant qu'on peut et ça m'aiderait bien si vous donniez un coup de main à le faire.

Peut-être que vous avez regardé le film sur mon meeting à Lyon où on voyait le "phi" sur les murs, un peu partout, et je crois que, bon, ce "phi" nous appartient. Je dis : "nous appartient" à la France Insoumise, parce que, vous savez, par les temps qui courent on voit des choses absolument incroyables. Tenez, par exemple, il y a un type, qui est un vrai voyou, qui a déposé le nom jlm2017.com, hein ? jlm2017.com, c'est très voisin de jlm2017.fr.

Alors, on a dit : "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire, quelqu'un s'approprie mes initiales ?" Oui, il se les est appropriées. Vous savez pour quoi faire ?

Pour me le revendre. Alors, il a pris contact et il dit : "Ah, bah, voilà, si vous voulez récupérer, c’est 1000€. Je vais payer 1000€ pour récupérer mon nom !

Alors, comme moi, vous connaissez ma façon d'être, comment je l'ai envoyé paître. Ça a été réglé en deux temps, trois mouvements. Alors, pour me mettre la pression, qu'est-ce qu'il fait ?

Si vous faites jlm2017.com, il a mis un lien qui renvoie chez Benoît Hamon. Genre, je te mets la pression et tout ça.

Je n'en ai rien à fiche de lui, de son jlm.com, qui n'est qu'un truc de faussaire, et je sais très bien que Benoît Hamon n'y est pour rien. Et je lui dis qu’il va lui en cuire, hein, d'une manière ou d'une autre, ça va le faire.

Parce que, d'abord, on va finir par trouver un moyen légal d'empêcher ce genre de banditisme, de voyou, hein. C'est quelqu'un qui prend votre nom, qui prend votre sigle, qui prend votre travail et qui, sous la menace et la pression, essaye de vous soutirer de l'argent. C'est du chantage.

Bon, enfin, ce n'est pas le seul, hein. Vous verriez le nombre d'oiseaux bizarres qui multiplient ou des publications à mon égard qui racontent n'importe quoi sur ma fortune et le reste, enfin. Ça fait partie de, comment dire, du fleuve de bouillasse qui accompagne le fleuve tout court qu’on essaye de créer.

Mais bon, franchement, ça énerve, parce que c'est des méthodes, quand même...

C'est déjà assez dur de faire campagne et en plus vous devez vous battre contre des choses, vous savez, mesquines. Et si vous vous battez, ça lui fait de la publicité, enfin bon, c'est cela qu'on appelle un piège, hein. Avec des formes de harcèlement de cette nature, vous comprenez que ce n'est pas bon, quoi.

Ça pourrit la vie de la démocratie et je crois quand même que tout le monde peut le comprendre. Un peu de respect, il y a des moments, on fait une pause dans les choses écœurantes. On peut faire une pause dans les méthodes de voyou, enfin bon, il y en a, non, ils ne comprennent pas.

Donc le gars, il veut 1000€, hein. Voilà. Vous savez le prix de tout ça ? 1000€.

Pfff. Et maintenant, je passe aux bonnes nouvelles qui me concernent. D'abord, je voulais dire merci à tous ceux qui ont compris l'esprit du mouvement France Insoumise.

J'ai dit 100 fois que ce n'est pas un parti. Je le redis pour la centième fois, ce n’en est pas un, c'est un mouvement. Evidemment, pour participer au mouvement, il faut commencer d'abord par aller soutenir ma candidature en venant sur le site.

Je vous signale que la semaine passée, là, qui vient de s'écouler, on a battu un record. On a fait 14.000 signatures et là, par exemple, à l'heure à laquelle je vous parle, c'est lundi, hein, que je fais cette Revue de la Semaine, avec un jour de retard, on a fait quelque chose comme 5.000 signatures en l'espace de 24 h.

Donc, le mouvement c'est le mouvement et après, pour que ça fonctionne...

Evidemment, il y a les réponses que vous faites quand on appelle à don - par exemple, il nous faut de l'argent - ou quand on fait des appels à volontaires, quand on prépare un grand événement. Ça a été le cas ce week-end, à Paris et à Lyon, dans les deux cas, il y a eu 300 personnes qui se sont mobilisées, déclarées volontaires, pour venir encadrer les conditions matérielles de ces réunions. 600 personnes qui se mettent au service d'une action commune pendant toute une journée, et j'aime mieux vous dire qu'il n'y a pas que des choses plaisantes à faire, hein.

Des fois, quand vous vous retrouvez...

Après, chacun accepte ou n'accepte pas, mais vous vous trouvez à porter, à transbahuter, à faire la chaîne, pour tenir, empêcher que les flux de foule tournent mal, ou garder une porte, des fois, ce n'est pas très drôle. Pendant que le meeting a lieu, vous, vous êtes là. Mais c'est grâce à tout ça que ça fonctionne.

C'est un appui extraordinaire. Maintenant, l'esprit du mouvement, c'est que les gens prennent des initiatives. Pas pour faire n'importe quoi, évidemment, mais les nôtres sont assez fins pour savoir quoi faire et parmi toutes les initiatives qui se prennent, notamment, bon, les chansons qui commencent à circuler, alors ça, bon allez-y !

Chacun fait sa chanson, ça circule...

Qui pourraient être des hymnes d’Insoumis, des choses à chanter, ou bien des slogans et faites-les tourner sur Internet. Parce que c'est comme ça qu'ils vont commencer sur les réseaux sociaux d'une manière générale et, petit à petit, voilà, l'un, l'autre va l'utiliser et puis on va voir ce qui se dégage de ça. Le premier, c'est le Discord Insoumis, parce qu'ils ont mis au point des choses qui sont absolument magiques et d'une qualité Top +, hein.

Ils ont, en particulier, comme ça, repris la présentation de tout le programme "L'Avenir en Commun", hein. Alors, en ce moment, ce n'est pas disponible parce qu'il y a une embrouille avec l'éditeur Le Seuil. Moi, je pense que le fait que ce soit disponible en ligne ne va pas ralentir la diffusion du livre-programme.

Je pense que c'est le contraire. En tout cas, je veux que vous sachiez que ce n'est pas moi qui bloque, hein, pas moi, comme personne, parce qu'il y a des questions de droit d'auteur. C'est quand même un comble, il s'agit des droits d’auteur de la France Insoumise que défend l'éditeur, enfin bon, tout ça va s'arranger, j'en suis sûr, parce que, là-dedans, tout le monde est de bonne volonté et que Le Seuil est de bonne volonté.

Il faut dire ce qui est, donc ça va s'arranger. Mais enfin, voilà, le résultat est absolument magnifique. Il y a aussi un groupe qui a fait un comparatif de programmes, qui est aussi Top +, où on voit, pour chacun de mes concurrents, la différence entre ce que propose le programme "L'Avenir en Commun" et son candidat, et ce que proposent Fillon, Macron, Le Pen, qui vous voulez, hein.

Ça, c'est un travail magique qui a été fait. Et aussi quelqu'un qui a pris une initiative qui a fait un travail, mais absolument gigantesque, qu'on a du mal à suivre, nous, c'est quelqu'un qui a ouvert une chaîne YouTube, dans laquelle il fait un abécédaire de la France Insoumise. Alors, c'est sur les questions principales, ou qui lui paraissent principales, mais c'est très pertinent ce qu'il fait, c'est à la fois des réponses à des questions fréquemment posées, ou bien, c'est de la réponse à un thème particulier et qui se trouve dans le programme.

C'est un travail de romain qu'il a fait, parce que, pour chaque cas, il a pris un petit extrait de vidéos où c'est moi qui explique le thème ou la proposition, alors ça, bon, au-dessus, il n'y a pas, quoi. Et tout ça, c'est ça, l'esprit du mouvement, c'est-à-dire, chacun met à disposition du collectif ce qu'il sait faire lui-même. Son talent, sa capacité à lui, son imagination, ça, c'est formidable, et c'est ma force.

Vous verrez, il y a d'autres annonces à faire. Il y en a certaines, je ne les fais pas encore, parce que je me les garde dans la bonne poche, pour le moment où je veux les faire apparaître dans la marche générale de la campagne. Parce que vous savez qu'une campagne, c'est une chose extrêmement organisée, extrêmement pensée, calculée, hein, où on tient compte à la fois de ce qui, tout d’un coup, surgit dans l'actualité, et puis, il y a des tendances longues qu'on met en route.

Pour moi, le mois de février par exemple, c'est le mois super du programme. On va le détailler, je crois que rien que cette semaine, je ne sais pas combien, il y a 15-20 réunions, dans tout le pays, qui sont tenues par des orateurs nationaux, et puis après, ça va commencer à monter et l'idée est toujours la même, enraciner, pour que les gens aient bien compris ce que l'on est en train de faire et construire une force qui soit cohérente, parce que moi, je me situe dans l'hypothèse - et je me demande bien quelle autre hypothèse je pourrais avoir - où je vais gagner, et donc où il va falloir réaliser tout ça. Ça, ça ne peut pas se faire à moi tout seul.

Bon maintenant, je pars prendre quelques jours de congés. Comme vous le savez, j'ai bien donné, et il faut faire une pause. Il faut savoir faire des pauses, et on a organisé ici, dans l'état-major de campagne et dans tout le premier groupe, le comité opérationnel de la campagne, il va y avoir un roulement pour que les gens puissent prendre au moins, chacun, 3 jours de file de repos, mais la norme, ça serait plutôt 5 jours, parce qu'il y en a qui n'ont pas dételé depuis 15 jours !

Bon, moi aussi, mais beaucoup d'autres, pas que moi. Bon, alors, si vous aimez tout ce qui se dit sur cette chaîne et que vous avez tous bien compris à quoi ça sert maintenant, de monter un média de cette nature, toc, un petit pouce bleu et si ça vous plaît au point d'avoir envie de nous aider, et bien, il faut vous abonner. J'ai besoin aussi, que ceux qui d'entre vous en sont d'accord, mais n'y avaient pas pensé jusqu'à présent, aillent sur le site jlm2017.fr pour donner leur appui, pour appuyer ma candidature et le programme la France Insoumise, parce que ça monte bien, mais il faut que ça reste dans ce tempo croissant.

Dans tous les domaines, les choses se passent bien pour l'instant, et c'est essentiellement grâce au fait que je suis entouré par tous ces gens. Ma candidature, ce n'est pas celle d'un type tout seul, c'est un phénomène englobant, y'a des milliers et des milliers de gens qui font tout ça, non pas pour moi, mais parce qu'on a en commun des idées. Merci, à bientôt.