Budget de la sécurité sociale : première étape vers la motion de censure ? - Ça Vous Regarde -
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir et bienvenue ravi de vous retrouver dans savourgarde ce soir le premier test pour le gouvernement de Michel Barnier alors que la censure pourrait intervenir plus vite que prévu 14 Parlement parlementaires sont réunis en ce moment en commission mixte paritaire à l'Assemblée l'objectif c'est de trouver un accord sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale alors pourquoi cruciale quelle conséquence si le budget de la SCU est rejeté grand décryptage dans un instant avec mes invités notre invité franc parl ce soir est socialiste son groupe de 66 députés joue un rôle déterminant dans la séquence il peut éviter la censure à Michel Barnier mais est-il prêt à le faire nous poserons la question au socialiste Arthur de la porte tout à l'heure enfin la question qui fâche ce soir la France risque-t-elle vraiment un scénario à la grec sans budget en cas de censure le gouvernement prédit une tempête alors va-t-on sérieusement vers le chaos financier économique l'analyse de nos chroniqueurs à la fin de cette émission voilà pour le sommaire et il est riche et inquiétant ça vous regarde installez-vous c'est [Musique] parti le gouvernement va-t-il tomber dès la semaine prochaine le rassem blement national pourrait mler ses voix la censure de la gauche sur le budget de la Sécurité sociale mais la première étape c'est la commission mixte paritaire réunie depuis cet après-midi à hclos à l'Assemblée sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale alors pourquoi est- important quelles conséquen sur la suite du débat budgétaire et est-ce que la France aura un budget à Noël on va essayer de vous expliquer le plus clairement possible les choses ce soir avec ela mondingava bonsoir bonsoir merci d'être là journaliste à LCP vous avez toutes les dernières informations coulisses sur les trois blocs à l'Assemblée bonsoir Jean-Baptiste Daoulas bons Merci à VOUS journaliste à Libération vous aussi vous suivez ce feuilleton budgétaire comme le lait sur le feu enfin bonsoir Anne Charlen Bezina bonsoir Myam ravie de vous retrouver constittu fénaliste maîtresse de conférence en droit public à l'université de rouan et à sciencesp Paris enfin bonsoir Marco Marco Pomier depuis la salle des quatre colonnes est-ce qu'il est là Marco allez on le retrouvera tout à l'heure il va nous permettre le voilà Marco et bien de de donner la parole au aux députés et il y en a qui pendant les suspensions de cette CMP s'exprime mais avant de vous entendre de quoi parle-t-on précisément et que se passe-t-il dans ce conclave le Réap de Stéphanie despier pour [Musique] commencer bonsoir Stéphanie bonsoir CMP de de quoi s'agit-il c'est une sorte de conclave entre SEP députés et SEP sénateurs qui représentent les différents groupes politiques de l'Assemblée et du Sénat alors la réunion a commencé à 14h à l'Assemblée nationale c'est à Hu clos il n'y a aucun membre du gouvernement autour de la table c'est les parlementaire qui ont la main et l'objectif c'est de trouver un compromis sur le budget de la Sécurité sociale car l'Assemblée nationale et le Sénat ont voté des version différentes du projet de loi alors on essaie cette fois de se mettre d'accord en petit comité alors il y a une personne clé parmi ces parlementaires c'est la députée qui représente le groupe macroniste oui elle s'appelle Stéphanie riste elle est député du Loiret spécialiste du budget de la Sécurité sociale et elle est au centre du jeu car en Théorie si elle vote contre le compromis et bien il n'a pas de compromis autour de la table cette député cette sénateur mais parmi ces parlementaires il y en a huit qui sont soutien du socle command Michel Barnier six dans l'opposition donc si les voix macronistes cell de Stéphanie riste et celle de son homologue du Sénat ne sont pas au rendez-vous et bien cette réunion échoue et toute la semaine les députés du camp présidentiel ont menacé de faire échouer cette réunion vous le savez ils ne veulent pas d'augmentation du coup du travail comme le prévoit le gouvernement il disait que s'il n'obtenait pas gain de cause il faisait tout capoter cet après-midi ils ont fait la mon monter la pression jusqu'au bout et finalement moins d'uneh avant le début de la réunion Stéphanie Rist devant les journalistes annonce que finalement ils ne font pas échouer cette CMP nous sommes un parti de gens responsable et nous voterons donc pour la commission mixte paritaire pour ne pas donner d'arguments et d'éléments supplémentaires à une éventuelle déstabilisation qui serait bien pire pour notre pays et surtout pour les français si nous votions contre cette CMP alors que va-t-il se passer quels sont les les scénaris possibles alors les négociations sont toujours en cours on attend la fumée blanche si la CMP n'est pas conclusive c'est REP parti pour un tour de navette parlementa avec des délais très contraints il faut avoir fini jeudi prochain le 5 à minuit si la CMP est conclusive ce qui est la scénario le plus probable et bien l'ensemble des députés doit quand même valider cette version définitive de texte ce sera lundi après-midi dans l'hémicycle faute de majorité assurée Miriam vous le savez Michel Barnier devra dégainer un 493 pour le faire passer dans la foulée la gauche promet une motion de censure elle elle sera discutée mercredi le gouvernement sera-t-il renversé c'est ou pas le RN va-t-il censurer ce n'est pas tronché a dit Jean-Philippe tangy le spécialiste budget du RN ce matin le RN veut laisser la porte ouverte aux négociations mais écoutez donc si le PLFSS est complètement écarlate dans sa gestion évidemment ça pourrait en tout cas il y aura une réflexion très poussée de la part de Marine Le Pen Jordan Bardella alors est-ce que le RN appuie sur le bouton rouge dès la semaine prochaine ou attend quelques jours avant Noël ou finalement pas du tout tout bien je vous laisse en débattre merci beaucoup Stéphanie des pierres alors on va reprendre étape par étape déjà il Avon Gava c'est long ça a commencé à 14h pourquoi c'est si long est-ce que c'est habituel C CMP ou est-ce que c'est le signe que ça coince non alors c'est normal qu'une CMP peut durer plusieurs heures ça il y a rien d'étonnant nous dans les informations qu'on nous donne on nous dit que ça pourrait être bouclé dans l'heure alors on verra si les députés qui nous donnent cette information sont un peu optimiste ou pas mais généralement plus on prend le temps plus c'est bon signe parce que ça veut dire qu'en fait on est à la recherche d'un promis s'il y a quelque chose qui coince tout de suite on rentre en CMP on se met on se regarde on se dit qu'on est d'accord pour dire qu'on sera pas d'accord et qu'on arrivera pas à avancer là il y a des points dur qui ont été abordés qui ont été voté la première partie recette ça y est elle a été votée là on est sur la partie dépense ça avance je veux pas voilà promettre et trop m'avancer mais en tout cas c'est pas étonnant que ça prenne du tempsme plutôt vers un scénario de CMP conclusive puisqu'on l'a bien compris grâce à Stéphanie des piierr celle qui représente les macronistes Stéphanie Rist a très clairement vendu la mèche avant et c'était pas gagné d'avance pas du tout il y a eu beaucoup beaucoup d'hésitation parce que cette question des allaigement de cotisation pour les entreprises le groupe Ensemble pour la République on a fait vraiment un marqueur c'était le but de guerre c'est comme ça que chaque groupe a défini sa priorité dans le budget et ils étaient très très volontaires pour dire on doit pas lâcher là-dessus c'est ce qui fait notre voilà notre ADN c'est vraiment hyper important pour nous il y a eu beaucoup de discussions une réunion de groupe hier avec des gens qui disent disait bah tout le mal qui pensait du budget tout le mal qui pensait de cette ces allègements de charges alors il y a eu une main tendue du gouvernement puisque a priori on est sera pas sur 4 milliards d'économie mais plus autour d'un milliard et demi mais à la fin la raison l'a emporté la responsabilité l'a emporté ils se sont dit c'est trop dur politiquement pour nous euhîe ceux qui onurt fait échouer le budget alors qu'on fait partie de la coalition au pouvoir exactement en tout cas ils ont jugé que politiquement il serait impossible pour eux de justifier ça notamment en raison du RN en ce moment à l'assemblée de ou qui menace de censurer et plus vite que prévu on y vient Jean-Baptiste Daoulas c'est vrai que les réunions de groupe sont très importantes et parfois ça chauffe et tout le monde LVE son SAL et é vite son sac ellisabeth borne aurait dit dans cette réunion du groupe macroniste hier que c'est le catalogue des horreurs ce budget de la Sécurité sociale et que pourtant et ben il fallait trouver un compromis ça semble incompréhensible non c'est pas du tout incompréhensible en fait ce qu'il faut savoir c'est que les macronistes depuis quelques que moi maintenant ils sont pris dans un étau c'est-à-dire que d'un côté leur identité politique elle est complètement attaquée puisque leur identité politique c'est un dogme de non augmentation des impôts de non augmentation de la fiscalité il part du principe que c'est en notamment en baissant le coût du travail qu'on a abouti à environ deux points de baisse du chômage depuis 2017 donc en plus dans ce contexte de de dégradation de la conjoncture économique de de d'augmentation des des plans sociaux on voit bien que ils sont là à dire non non attendez si si si vous alourdissez le cours du travail non seulement non seulement vous touchez un notre bilan mais en plus ça va accélérer la dégradation économique donc ça c'est c'est vraiment c'est le dogme ensuite là où ils sont coincés de l'autre côté c'est que ils sont comme le disait Stéphanie riste il y y a ce mot de responsabilité la responsabilité la stabilité comment est-ce que les macronistes pourraient se permettre d'être ceux qui mettent en danger le gouvernement Barnier qui pourrait le fragiliser si le gouvernement Barnier saute si censur est voter on en reparlera dans quelques instants celui qui est en danger après c'est Emmanuel Mac donc les députés macronistes quand bien même pour certains ils restent très en colère vis-à-vis d'Emmanuel Macron pour cette décision de la dissolution au mois de juin qui l'URA vraiment beaucoup coûté puisqu ils sont revenus beaucoup moins nombreux malgré tout ils peuvent pas fragiliser le président de la République à ce pointlà oui donc ce serait mal compris par l'électorat qui a voté Emmanuel Macron que de ne pas être responsable dans un moment pareil c'est ça et bien c'est même un peu plus que ça c'est-à-dire fait-on partie du socle commun ou non euh alors on a connu des précédents en 2014 notamment de majorité frondeuses qui donc se scindent entre des pros et des contrats notamment au moment du budget mais outre cette énorme exception l'idée qu'une majorité ne vote pas en groupe Unis ça serait un séisme d'autant qu'en plus on sait que ce socle commun euh ne représente pas grand-chose sur les sièges de l'Assemblée nationale en cumulé doncou c'est la plus grande des petites majorité relative ici dans les trisir la pluste majorité de la 5e République en la tranchant en deux c'était quand même d'une violence assez inouie pour ce gouvernement qui est déjà suffisamment attaqué de toute part et en plus là on parle du budget de la Sécurité sociale qu'adiendra-t-il du budget si il y a déjà un désaccord sur un texte on va dire moins important moins ADN quand même que celui du budget donc évidemment je pense que la posture politique de responsabilité l'a emporté et que c'est naturel un mot avant d'aller retrouver Marco Pomier qui est avec Jérôme GED qui sort de cette commission mixte paritaire qui n'est pas terminé hein mais on va le retrouver dans un instant SEP députés se sénateurs Anne Charlen et au total h du bloc central sur 14 donc le socle commun bénéficie d'un député de plus ce qui ce qu'il met en position de force pourquoi pourquoi il y en a un de plus on on parle d'une règle pour not t lespectateurs la règle du tourniquet de quoi s'agit-il alors en réalité ça va dépendre des sensibilités dans les différents groupes et aussi au sein de l'assemblé national et du Sénat et l'idée c'est qu'en fait on procède aussi par point c'est-à-dire qui a eu les présidences de commission qui a eu le bureau et cetera et tout ça s'est joué en quelques heures cet été et et bien la la majorité macroniste a obtenu un siège en plus ici qu'elle a perdu ailleurs donc on va dire que ce sont des règles parlementaires de coutumes parlementaires qui consiste à essayer de représenter le 8e qui fait la différence il est soit modème soit horizon soit écologique c'est bien ça c'est c'est un peu et ça tourne bon ben là ça tombe bien pour les macronistes celui qui est à votre micro à l'instant Marco Pomier il est socialiste comment ça comment ça tourne en CMP alors ça avance ou pas et bien on va lui poser la question Jérôme Geng est-ce que les débats les discussions avancent dans cette commission mixte paritaire bon en vous répondant je viole en théorie le secret du hclos euh mais rien de rien de fondamental oui ils avance on a commencé depuis 14h simplement moi j'aurais souhaité que les débats durent en réalité bien plus longtemps parce que je suis venu dans cette commission mixte paritaire en disant on a la possibilité députés et sénateurs de se mettre d'accord sur un texte de budget de la Sécurité sociale qui permet d'éviter un 493 et donc essayons de construire un compromis tous ensemble chacun bougeant l'un vers l'autre c'est un principe de responsabilité ils nous ont dit non ils ont dit nous on a un deal un accord à l'intérieur du socle commun et c'est celui-là puisqu'ils sont majoritaires dans la CMP ils sont huit du socle commun de la droite et de la macronie ensemble donc B voilà ils sont majoritaires mais ça règle pas le problème pour quand le texte arrivera dans l'hémicycle voilà et unmanquableblement il y aura pas de majorité pour le voter dans l'amistique donc il y aura un 493 donc il y aura une motion de censure donc tout ça est assez frustrant parce qu'on aurait pu être dans un exercice inédit de véritable parlementarisme et de se dire prenons nos responsabilités qu'est-ce qui est plus grave d'avoir une crise institutionnelle une démission du gouvernement ou d'essayer vous savez moi je suis venu avec des propositions limitées 8 milliards d'euros de dép pense sur les 662 milliards c'est-à-dire 1,2 % en demandant quoi d'augmenter le budget de l'hôpital et des épades de ne pas geler les pensions de tous les retraités de ne pas baisser les remboursements des consultations médicales et des médicaments ça ça coûte 8 milliards d'euros en face il faut dégager des ressources et donc la proposition qu'on leur faisait en plus des mesures qui ont été proposées par le Sénat déjà essayons de dégager quelques ressources supplémentaires ils ont pas voulu donc pas de compromis ça veut dire 493 ça veut dire crise politique mais c'est leur responsabilité il y a un sujet qui fâche dans cette commission mixte paritaire c'est ce l'article 6 le gouvernement souhaitait dégager 4 milliards d'euros de recettes en réduisant les allgements de cotisation patronnale où en est-on ce soir sur cet article vous voyez cet article nous on était favorable à cet article la gauche pourquoi parce que pour la première fois on remettait en question ce pogon de dingue les 80 milliards d'exonération de cotisation sociale et la fronde l'opposition elle est venue de Gabriel hatal du propre camp du Premier ministre qui a dit c'est une ligne rouge hors de question qu'on accepte quelques augmentation du coût du travail que ce soit pour les entreprises concernées euh et donc il y a eu au Sénat ils ont raboté ils sont descendu à 3 milliards d'euros et là la proposition qui a été adoptée est de passer à 1,6 milliard d'euros et donc la situation dingue alors là je viole le secret de de la CMP c'est que c'est la gauche qui a aidé à l'adoption de cette mesure et c'est Renaissance et le RN qui ont voté contre donc vous voyez il y a quelque chose qui va vraiment pas puisque pourquoi cette mesure on était pour parce que pour la première fois on remet en cause ces exonérations ce qui permet de dégager des ressources pour la sécurité sociale et concrètement avoir plus de personnel dans les épades avoir des lits qui rouvrent dans les dans les hôpitaux bref répondre aux besoins de la population en matière de santé il préfèrent dire non non on touche pas à ce qui a été fait dans dans le passé par Emmanuel Macron mais ça c'est pas tiré les enseignements de ce qui s'est passé au moment des élections s'il avaient été majoritaire bah il touche pas à ce qui s'est passé auparavant parce que ça veut dire que les Français sont contents de ce qui s'est passé auparavant là personne accepte de faire des compromis en tous les cas de leur côté moi je le redis nous sommes venus en étant prêt à faire des compromis ils ne le veulent pas ils auront donc un 493 et la crise qui va avec vous êtes confiant sur une CMP sur une commission mixte paritaire conclusive dans l'heure qui vient bah immanquablement comme ils sont majoritaires et quis sont mis d'accord entre eux la CMP sera conclusive et après les conclusions de la CMP doivent être adoptées dans l'hémicycle et là il y aura pas de majorité pour adopter les conclusions de cette CMP puisqu'ils n'ont pas voulu tenir compte des propositions constructives que nous avons faites et qui étaient équilibré voilà et donc je le redis il y aura donc un 493 puis une motion de censure et peut-être la destitution du gouvernement mais ils n'ont pas cherché tous les moyens pour éviter cela donc ils peuvent pas se lamenter de drame que même ils ont causé merci beaucoup monsieur GED et vous me disiez juste avant cette interview que vous en é à l'article 19/ 32 dans la partie dépens retrouver parce que je suis là avec vous mais j'ai évidemment une suppléante on se relaie dans cette commission qui est assez intense en terme de travail quoi voilà merci beaucoup merci beaucoup Marco Pomier la destitution on n'est pas là mais le 493 et la censure on s'en on s'en rapproche avant d'en parler je voudrais quand même qu'on dise pour nos téléspectateurs en quoi consiste ce tour de vis budgétaire sur le budget de la Sécu il y a beaucoup de mesures qui sont particulièrement sensibles on vient de parler du coût du travail donc avec la hausse des cotisations patronnales mais on va le voir s'afficher à l'écran il y a des fameuses retraites avec la question de la désindexation et le compromis trouvé de leurentvoquier la baisse des remboursements de consultation médical et des médicaments la baisse des aides à l'apprentissage autant de sujets qui fâchent Marine Le Pen Elsa mondingava tout ce qui est impopulaire dans le budget puisque Michel Barnier l'a dit he il hérite d'une situation qui est compliquée il faut faire des efforts chacun donc ça fait plaisir à personne tout ce qui demande et tout ce qui n'est pas populaire on retrouve exactement les lignes rouges du rassemblement national qui en a listé six sur le budget de la Sécurité sociale même si ça évolue un petit peu donc la question des retraite la question du remboursement des médicaments la question des exonérations charge pour les entreprises de l'apprentissage voilà elle considère que tout ça c'est le pouvoir d'achat des Français c'est tout ce qui ne fait plaisir à personne donc c'est assez facile si je puis dire d'avoir ces lignes rouges là évidemment est-ce que ça veut dire que même si le gouvernement n'est pas présent dans ce conclave il peut faire passer des message et est-ce que ça veut dire que des concessions peuvent être faites dans les dans les heures qui viennent à Marine Le Pen sur ces points sensibles ou pas là c'est pas le chemin qui est pris dans la dans la CMP ça 'empêche pas que si Michel Barnier déclenche le 493 lundi il peut le faire assorti d'un certain nombre de d'amendements qui peuvent modifier le texte jusqu'au tout dernier moment donc ça empêcherait pas en théorie d'avoir des négociations dans les tout prochains jours dans le weekend disant bon voilà on pourrait faire tel geste et en échange vous pourriez ne ne ne pas nous censurer tout ça c'est extrêmement théorique moi de ce que j'entends au niveau du gouvernement pour l'instant il y a pas du tout d'ouverture concrète qui est faite sur le PLFSS en tout cas en direction du du rassemblement national les concessions en tout cas la principale piste qui a été ouverte elle a été ouverte hier par Michel Barnier au 20h de TF1 c'était plus sur la taxation de l'électricité o il a dit qu'on pour faire davantage sur le pouvoir d'achat des des français c'était les termes qu'il a qu'il a utilisé mais là c'est pas maintenant et là encore l'engagement n'a pas du tout été chiffré on regardera le calendrier parce qu'il est très complexe dans un instant an Charl besina pour bien comprendre sur ce budget de la Sécurité sociale on va tout droit vers le 493 le Premier ministre va engager sa responsabilité sur quelle copie jusqu'au dernier moment c'est lui qui décide quel texte il va soumettre au 493 et donc au passage en force d'une certaine façon alors ce qui est intéressant c'est que le 493 c'est même pas un moment gouvernemental c'est un moment primo ministériel c'est-à-dire que c'est lui face à sa propre responsabilité qui décide du texte du moment du discours qui peut être important aussi pour ce moment voilà de de de de l'engagement de la mise à mort en quelque sorte hein un de nos constitutionnalistes qui parlent du syndrome de la mente religieuse parce que bon benah voilà l'un l'un se tue l'autre aussi bon euh l'idée de la la de l'engagement de responsabilité c'est c'est en effet comme vous le disiez que peut-être des compromis puissent être trouvés jusqu'au dernier moment la CMP et certes peut-être conclusif ce soir mais ce texte n'engage pas le premier ministre au moment de l'article 493 c'est-à-dire que il peut revenir à la version initiale du gouvernement à la version initiale de l'Assemblée à celle du Sénat à la sienne à ajouter des éléments donc oui euh le moment du compromis c'est le moment ultime où Michel Barnier monte à l'estrade et engage sa responsabilité donc c'est c'est vraiment à mon avis dans les dernières heures que d'ailleurs aussi bien de son côté que du côté des opposition je pense notamment au rassemblement national que ces choses-là vont se faire et ça c'est totalement inédit sur la 5e République parce que généralement on on attend l'émotion de censure on attend les idées des uns et des autres alors que là on a vraiment ce sentiment d'une feuonisation c'est c'est c'est tout se cristallise dans les derniers instants et et du côté de matinon et berc on rappelle quand même que le budget il a évolué la copie final sur les exonérations de charge on est parti de 4 milliards d'économie on arrive à 1 milliard et demi sur les retraites il y a eu un deal passé avec Laurent vquier je pense qu'il y a aussi une question de crédibilité quand on a répété qu'il fallait faire des efforts qu'il en cétait vraiment la situation économique et budgétaire de la France qui en dépendait on peut pas non plus faire un cadeau de 4 milliards si on n pas le financement derrière si on peut pas juste pour ne pas être censuré alors qu'est-ce qui va se passer maintenant amonava on a préparé un calendrier et vous allez nous aider à le commenter ainsi qu' Charl d'aurs on retournera voir Marco Pomier qui est au côté d'un député R qui nous dira au fond quel est le meilleur créneau Marine Le Pen AEL intérêt à censurer ou pas le gouvernement et quand plus vite que prévu ou pas on commence avec le 2 décembre donc là 493 alors Jean-Baptiste le disait c'est comme le calendrier de l'avant donc si on soulève la case 2 décembre a priori c'est la lecture des conclusions de la commission mixte paritaire forte apparer qu'elle soit conclusive donc là à ce moment-là effectivement Michel Barnier pourrait monter à la tribune et engager son premier 493 on sait qu'une censure sera déposée peut-être quasiment dans la foulée faut attendre 48 he avant de pouvoir la discuter donc au plusutôt ce serait autour du 4 et là déjà grande inconnu la censure passe ou pas ensuite il y a d'autres textes le budget le projet de loi de finance tout ça c'est si le gouvernement tient la commission mixte paritaire cette fois pourra être convoqué entre le sur le budget de la France et pas de la SQ exactement et le 16 décembre pour une lecture de ses conclusions autour du 18 et une motion de censure autour du 20 puisque le 18 Michel Barnier réengagerait la responsabilité de son gouvernement voilà pourquoi Éric coqurel par exemple table sur le 20 pour un renversement du gouvernement alors avant de savoir quel est le 21 décembre avec vous Anne Charlen Bina la date butoire on va retourner voir Marco Pomier au côté de gaïan du Saucet vont-ils censurer dès la semaine prochaine Michel Barnier gaïan du sauc quand allez-vous censurer le gouvernement de Michel Barnier la semaine prochaine ou plutôt juste avant Noël la la 3e semaine de décembre écoutez vous savez que nous avons actuellement une commission mixte paritaire autour du projet de loi de financement de la sécurité sociale qui est réuni qui travaille d'ailleurs depuis 14h cet après-midi pour essayer de trouver finalement un consensus dans le dernier round des négociations donc nous sommes des députés des parlementaires évidemment responsables premier groupe d'opposition nous avons fixé un certain nombre de lignes rouges et nous entendrons bien les faire respecter dans le cadre de ce dernier R de négociation la balle si je puis dire est dans le camp du gouvernement ils savent ce que l'on attend d'eux et donc si jamais ils ne le répondent pas à cette demande et bien éventuellement on se laissera la possibilité de censurer le gouvernement oui mais au regard de ce que l'on entend pour l'instant on n'a pas entendu Michel Barnier faire une annonce sur l'électricité par exemple sur les pensions de retraite qui sont les lignes rouges qui ont été édicté par Marine Le Pen tout à fait d'ailleurs à ce sujet de voir que le premier ministre lorsqu'il est interrogé sur la question d'augmenter ou non les taxes sur l'électricité nous répond d'une manière un peu fébrile je ne sais pas on verra désolé mais ce n'est pas la hauteur on a un peu le sentiment comme des millions de Français qu'on est rentré dans un pilote sans ben dans un avion sans pilote pardon et en réalité c'est tout le problème sur des sujets aussi cruciaux que le quotidien des Français que des besoins vitaux aussi importants que l'électricité qui permet à des millions de Français de se chauffer dans notre pays on ne peut pas comme ça gouverner au doigt mouillés et c'est tout ce qu'on reproche à ce gouvernement de ne pas avoir finalement de cap suffisamment clair donc nous nous avons des demandes qui sont très claires très conquêtes qu'on exprime maintenant deu depuis plusieurs semaines la suppression de la hausse des taxes sur l'électricité la le refus de désindexer les pensions de retraite tout particulièrement pour les retraités les plus modestes j'espère que le gouvernement les entendra est-ce qu'après les conclusions de cette commission mixte paritaire le rassemblement national va prendre une décision écoutez dans cette commission mixte paritaire ce qui est important de savoir c'est que le gouvernement à la majorité avec notamment l'assise sénatoriale le gouvernement la majorité c'est-à-dire qu'il a la majorité nécessaire pour pouvoir appliquer la feuille de route qui sera la sienne concrètement au devant le yeux les yeux de tous les Français donc aujourd'hui la BAL est dans son camp il a la possibilité de respecter non pas seulement la VO ne me répondez pas là est-ce que vous allez prendre votre décision après cette CMP parce que si vous voulez on attend de voir ce que va nous proposer le gouvernement dans cette CMP il est majoritaire donc il a la possibilité de tout faire et nous on lui dit attention respectez non pas la parole des députés RN mais la parole des 11 millions de Français qui nous ont soutenu c'est ce qu'ils attend de Michel Barnier on attendra donc cette réponse pour un peu plus tard merci beaucoup Merci à VOUS mar manifestement elle n'est pas prise encore cette décision du RN elle est pas prise en réalité ils ont autant de raisons de de censurer que que de que de ne pas censurer la première la principale raison c'est que leurs électeurs souhaitent la censure ils sont très opposés ils font pas la différence entre Michel Barnier et manuel Macron il déteste Emmanuel Macron il volent la peau de Michel Barnier pour cette raison en plus le comme comme vous le disiez précédemment c'est il y a quand même des mesures extrêmement impopulaire que le RN n'a aucun intérêt à à endosser donc pour ces simples raisons là en théorie il devrait voter la censure après le problème c'est que pour pour Marie Le Pen c'est pas si simple si elle censure aujourd'hui il y a le risque que l'opinion puisse la sanctionner comme étant finalement le le facteur de l'instabilité au moment où institutionnellement il y a pas de solution il y a pas d'autres Assemblée nationale possible pendant encore 6 mois Emmanuel Macron à priori n'a pas prévu de démissionner donc ça veut dire qu'on entrerait dans une spirale d'instabilité institutionnelle et peut-être même économique hein et économique c'est justement là là où j'allais j'allais venir le le RN il est en quête aussi de respectabilité de respectab ité auprès des milieux économiques les milieux économiques en ce moment vous le disiez aussi précédemment dans dans dans l'émission ils sont de plus en plus inquiets sur sur la conjoncture donc ça veut dire que même au niveau local vous allez avoir des des petits patrons des fédérations patronnales qui vont aussi dire à leur le le leurs députés bon bah ok vous faitesutêre engueulé par vos électeurs mais vous êtes en train d'aggraver très très peut-être potentiellement durablement notre situation économique qui a déjà elle-même été très mise à mal par la la déstabilisation induite par la dissolution d'Emmanuel Macron en juin donc pour pour cette raison de de respectabilité que recherche le RN c'est pas forcément si évident de censurer donc elle peut s'abîmer aussi en décidant de censurer c'est pas gagnant gagnant quoi qu'il arrive la grande question c'est qui portera le chapeau en cas de renversement du gouvernement Barnier en effet mais je crois qu'il y a aussi un un angle mort qu'on n pas traité c'est et que je pense Marine Le Pen a en tête c'est que ne souhaitant pas participer à un futur gouvernement dans la très confortable posture de l'opposition ça c'est sûr pour le RN et pour le LFI si un gouvernement de centre- droit ne fonctionne pas l'alliance assez logique qui vient en tête est l'idée de la recherche d'une alliance de centre- gauche donc Marine Le Pen pourrait paradoxalement avoir à endosser la responsabilité d'avoir démis un gouvernement plutôt plus proche de ses vu de centre- droit pour un gouvernement de centre-gauche donc si c'est Marine Le Pen qui ravive la social-démocratie au mois de janvier ça aussi en terme de voyez de de de de de boom dans l'électorat ça risque de faire un sacré choc donc crise financière potentielle alors elle a elle a publié une tribune en disant justement il y aura pas de shutdown c'est une réalitépectateur de quoi s'agit mais alors c'est cette idée comme on a dans le régime américain parce que c'est un régime présidentiel que président et Parlement restent en face à face et qu'on ne paye plus ni les fonctionnaires ni l'État en France évidemment on a des solutions d'urgence mais elle dit paradoxalement si nous gardons un budget ancien on fera gagner 40 milliards d'euros aux Français alors là pour le coup on ne sait pas où elle les trouvve parce que ces 40 milliards d'Uros sont pas des impôts donc dans le projet de loi spécial qui sera voté par un gouvernement qui serait démissionné à la fin du mois de janvier il y a absolument pas 40 milliards d'conomie pour les Français il y a même sûrement des pertes parce que on ne revalorisera pas le barê de l'impôt sur le revenu pareil pour la TVA la CSG la CRDS tous les impôts sont sur on y reviendra d'ailleurs dans la question qui il y a vraiment beaucoup de choses qui peuvent être problématiques pour elle en terme de bilan et d'engagement l'intérêt de Marine Le Pen on voit qu'il est compliqué à prendre cette décision mais il y a quand même une histoire de calendrier au fond tout le monde a découvert qu'en fait elle pourrait intervenir plus tôt cette censure ça change les choses euh finalement s'il tombe dès la semaine prochaine par rapport au au budget et à la trêve de Noël voilà ça peut changer les choses c'est vrai que certains disent finalement a sanctionné le gouvernement plusut tôt ça laisse aussi le temps au gouvernement de se réorganiser ça crée peut-être moins un effet de sidération que si le gouvernement tombe à la veille de Noël il y a quand même un symbole autour des fêtes de fin d'année en fait quand on discute avec des parlementaires du rassemblement national et aujourd'hui il faisit une conférence de presse à l'Assemblée c'est vraiment il souffle chaud et le froid c'est le on dirait que c'est le ni oui ni non c'estàdire que Marco on a bien vu essayer de reposer la question donc on leur dit donc on gère on verra sur la copie finale d'accord donc vous décidez en bout de course oui mais tout est dans le PLFSS d'accord donc vous décidez demain bah non parce qu'en fait l'électricité ça compte pour nous d'accord mais donc du coup là vous allez le censurer puisque on voit bien qu' ah mais non mais on lui laisse le temps mais vous ça n'est pas très cohérent c'est pas que c'est cohérent c'est qu'en fait effectivement c'est un peu la liste des plus et des moins je pense queil voit bien l'intérêt à le faire il y a une grosse pression de leur électorat mais en fait leur électorat veulent qu'ils censurent et puis après quand on a les conséquences peut-être qu'ils diront qu'ils ont fait une erreur c'est facile aussi de pousser au crime donc je pense que c'est voilà je je Jean-Baptiste oui après fa faut pas non plus peut-être penser que la censure serait la fin du film budgétaire c'està-dire que ça peut aussi être une étape paroxistique avant qu'on arrive à une résolution une une résolution du film pardon plutôt vers vers le 20 décembre on peut imaginer un gouvernement qui tombe Emmanuel Macron qui soit renomme Michel Barnier en lui donnant comme feuille de rou route d'aller trouver un autre compromis y compris peut-être avec le RN sur sur le sur le budget ou une autre personnalité qui pourrait reprendre le le le le budget essayer de essayer de de le boucler et vous pouvez imaginer aussi Marine Le Pen finalement étant celle qui accepte de mettre fin à l'instabilité débarquant au 20h de TF1 en disant bon voilà finalement j'ai obtenu pour les Français une baisse de la taxe sur l'électricité j'accepte de mettre fin à l'instabilité et et finalement je ne vais pas recensurer ce nouveau gouvernement mais je le garde sous surveillance ou si possible tant qu'elle a un gain vous y croyez en terme de calendrier ça me semble pas totalement constitutionnellement possible puisque en fait on deadine petite case alors celle du 21 décembre en effet c'est la deadline constitutionnelle des 70 jours dans lequel le Parlement doit s'être prononcé donc quand bien même le gouvernement est démissionnaire il n'a plus aucune légitimité pour défendre ce budget là donc il faut peut-être en reprendre un et là dans ce cadre là on va au-delà du délai de 70 jours donc quel est l'avenir gouvernement démis qui pourrait prendre le budget par ordonnance en terme de légitimité je n'y crois pas mais à mon avis la phase d'incertitude même si on renverse le gouvernement plus tôt elle est toujours aussi entière parce que il faudra en parvenir à des procédures exceptionnelles à desous si et on est bien dans un cadre un peu de fiction et et d'hypothèse si le gouvernement tombe sur le budget de la Sécurité sociale donc mercredi prochain que devient le budget est-ce que le budget il tombe aussi et donc il y a plus il y a plus de débat à l'Assemblée ou au Sénat alors a priori on ne le sait pas seule chose que la Constitution nous permet d'interpréter c'est l'article 39 c'est-à-dire la l'idée que il y a trois textes qui sont de priorités gouvernementales qui sont des textes qui vont au-delà de tous les calendrier qui sont les textes d'urgence c'est-à-dire état d'urgence Nouvelle-Calédonie état d'urgence sanitaire la loi de finance et la loi de financement de la sécurité sociale donc ça c'est des textes gouvernementaux quand on a plus de gouvernement a priori on a plus de texte donc est-ce que le gouvernement démissionnnaire pourrait reprendre le même budget ou une loi spéciale moi je crois bien plus à l'idée de la procédure d'urgence c'est-à-dire de la loi spéciale parce que ça veut dire qu'un gouvernement démissionnaire pourrait quand même faire une loi spéciale c'est suffisamment urgent pour que sans faire un acte politique il prenne cette loi pourqui ce pourquoi j'ai envie de vous répondre oui c'est parce que on a un seul précédent de loi qui ne s'appelait pas encore spécial mais qui existait plus ou moins pour colmater les brèches en 79 où le Conseil constitutionnelle a répondu bon ça ne respecte pas totalement les formes on ne sait absolument pas où on en est c'est de la défriches budgétair mais au moins ça sert la continuité de l'État et de la nation donc l'idée qu'un gouvernement démissionnaires assure la continuité de l'État oui ça me semble possible mais je voudrais quand même aussi tuer dans l'œuf l'idée qu'on puisse renommer Michel Barnier ça s'est passé une seule fois en 62 de renommer George pontpidou mais entre-temps on avait dis sous l'Assemblée nationale donc un Premier ministre qui n'a pas été légitimé par son assemblée qui soit renommé par la même assemblée ça me semble constitutionnement il n'est pas besoin d'avoir un texte de loi pour être censuré si Michel barer était renommé peut être totalement spané immédiatement après avoir été renommé en 24 heur voilà pour que ce soit complet d'un point de vue pédagogique on me murmure qu'il qu'il pourrait décider demain les rassemblements nationals sur le sur la censure ah bah en tout cas ce qu'ils ont dit c'est qu'ils attendront de voir la copie finale de la commission mixte paritaire là on commence à avoir les éléments de la commission mixte paritaire pour bah il y a pas d'avancé par rapport à ce qu'on savait d'avant he sur les retraites on reste sur ce que je vous disais le le la acccord avec Laurent voquier mais il y a eu un petit pas sur les retraites il y a une petite pas sur les exonérations donc là Marine Le Pen peut interpréter allez la copie est moins mauvaise que le budget initial elle peut interpréter sur on m'a pas donné suffisamment pour l'instant je dirais que ils peuvent très bien dire que ça leur convient un peu comme dire que ça leur convient pas du tout mais par rapport au discours qu'ils avaient aujourd'hui moi j'avais quand même le sentiment qu' sil y avait pas de réelle avancée en commission mixte paritaire il penchait quand même du côté de la censure et là à l'heure actuelle on voit pas énormément d'avancé dans leur sens de modification dans le texte qui sera adopté certainement on s'arrête là j'espère que ça pu vous éclairer c'est assez obscur il faut bien le dire on est dans des périodes totalement inédites d'un point de vue constitutionnel merci à vous et les socialistes tiens peuvent-ils sauver Michel Barnier bonsoir Arthur de la porte bonsoir c'est évidemment une des questions qu'on va vous poser dans un instant dans l'interview Fran parl vous êtes dans une position stratégique avec 66 députés vous pouvez éviter la censure au Premier ministre qui reçoit d'ailleurs ce soir à Matignon le président de votre groupe tout cela on en parle après l'invitation de ma fréont si on vous invite Arthur de la porte c'est parce que vous êtes aujourd'hui sous pression en cause la motion de censure que vous comptez voter avec vos alliés du NFP moi je ne comprends pas depuis le début de ce gouvernement pourquoi vous faites un raccourci systématique sur la possibilité que ce soit le rassemblement national qui est la main sur la censure de ce gouvern par que c'est arithmétique pourquoi vous posez pas la question responsable du groupe du Parti socialiste à l'Assemblée nationale détenez-vous Arthur de laapte vous députés socialiste et vos 65 autres camarades parlementaires à l'Assemblée la clé de la situation politique c'est en tout cas ce que le camp présidentiel laisse entendre dit autrement en vous abstenant de voter une motion de censure vous permettriez de prolonger le bail de Michel Barnier alors forcément le gouvernement vous exhorte à ne pas sanctionner une voix vaut une voix et il appartient aussi aux députés socialistes euh voilà qui qui ont une responsabilité inouie de relever la tête et de se défaire de leur lien aujourd'hui avec la France enensousmise Michel Barnier a reçu en fin d'après-midi Boris valallot pour tenter de desserrer les taux de l'Ascension la réalité c'est que nous sortons de là avec le sentiment que nous ne serons pas entendus même marginalement pour ne pas être accusé de créer le chaos le président de votre groupe prévoit tout de même l'après Barnier son idée un gouvernement technique dans lequel tous les groupes parlementaires de l'arc républicain s'engageraient à ne pas le censurer sauf qu'à peine énoncé la proposition lui a valu des accusations de trahison de la part des insoumis et bienvenue à vous Arthur de la porte alors le PS l'a toujours dit il votera la censure du budget de la SQ ou du budget de la France si le premier ministre déclenche le 493 est-ce que c'est toujours votre ligne ce soir est-ce que Michel Barnier a pu vous faire changer d'avis j'aurais aimé vous dire qu'on avait une discussion constructive avec le Premier ministre que les propositions que nous avions faites il les aurait accepté et donc on aurait pu envisager de revoir notre position sur le budget de la sécurité sociale cun des enen pour vous dire que cette rencontre elle intervient ce soir alors même que nous sommes en commission mixte paritaire en train de voir entre les sénateurs et les députés quelle peut-être la copie finale du budget de la Sécurité sociale ça intervient ce rendez-vous de ce soir le lendemain d'une déclaration à la télé du Premier ministre qui vient annoncer des choses alors même qu'il n'a pas reçu tous les groupes et quand on retrouve Michel Barnier ce soir avec Boris valallot et Patrick canner président de groupe à l'Assemblée et au Sénat il nous dit dit bah écoutez j'ai bien vu vos amendements j'ai bien vu vos propositions et je suis même en accord sur une partie d'entre elles ah oui lesquel ah il a dit je suis en accord sur une pas rentré dans le détail justice fiscale mais peut-être sur plus de justice mais dit écoutez je suis tenu par le socle commun et je ne peut rien faire pour aller dans le sens de ce estuissant Michel Barnier et donc en fait on a un Premier ministre qui est tenu par d'un côté les macronistes qui finalement veulent tout le macronisme rien que le macronisme et rien d'autre et puis Laurent qui quand il faut sortir son épingle du jeu pour montrer qu'il a réussi à négocier quelque chose pour le gouvernement qu'il soutient lui-même ce qui est un peu paradoxal c'estàd qu'il négocie avec son propre camp et bien en fait il ne peut plus négocier avec les autres c'estàd par exle c'est pas la faute de Michel Barnier c'est celle du socle commun n'empêche qu'avec 66 députés socialistes vous êtes dans une position charnière et vous pouvez éviter la censure au gouvernement le ministre du Budget Laurent Saint-Martin estime que vous porterez une lourde responsabilité si la France n'a pas de budget écoutez moi je le dis euh à Laurent Saint-Martin qu'a-t-il fait pour écouter les socialistes qu'a-t-il fait pour essayer de prendre en compte notre avis dans les débats rien est-ce que vous êtes prêt à livrer le pays à des turbulences graves sur les marchés financiers pour reprendre l'expression du Premier ministre hier sur TF Mo vous savez quand j'entends ce type de propos du Premier ministre qui est censé être responsable qui est censé éviter de jouer sur les peurs d'attiser même les tension sur les marchés je lui conseillerai de faire preuve de plus de modération d'écout Atta possibles des marchés finan ou une dégradation la qui entraînerait la hausse du TX d'intérêt et alourdirait notre dette et nos déficit les les spread c'està-dire les différentiels d'emprunt entre la France et l'Allemagne sont au plus haut et la censure n'a pas eu lieu par contre moi j'entends il y a brun pivé la présidente de l'Assemblée nationale quand elle dit une chose simple oui il y aura une continuité de l'État s'il y a censeur oui les salaires continueront d'être versés oui les personnels dans les hôpitaux pourront continuer de faire Marine Le Pen a aussi raison de dire que c'est pas la catastrofhe un état il y aura un gouvernement même provisoire le temps un premier ministre et moi je trouve que Michel Barnier peut-être qu'il a envie de rester sur son siège mais qu'il en fait un peu trop parce que ce qui compte aujourd'hui en France c'est aussi le respect du principe démocratique et malheureusement Michel Barnier est le fruit d'une alliance des contraires entre d'un côté ce qu'on appelle le socle commun mais qui n'a pas grandchose de commun et de l'autre le soutien sans participationil y aura des conséquences concrètes s'il y a cette fameuse loi spéciale en cas de censure la France n'aura pas de budget et c'est celui de l'année dernière qui s'appliquera résultat des policiers les greffiers les milit ne seront pas augmentés comme c'est prévu en 2025 est-ce que c'est c'est pas grave ça les minimas sociaux le SMIC ne tiendra sera pas indexé sur l'inflation de de cette année pareil pour les fonctionnaires est-ce que c'est pas du pouvoir d'achat en moins pour les Français non parce que je vais vous dire une chose déjà on peut reconduire le budget mais on peut aussi prendrere on peut prendre aussi des décrets en fait rien n'empêche le gouvernement on n pas besoin d'une loi pour augmenter le SMIC on a pas besoin de passer par le Parlement pour mais l'indexation automatique de tous les minimas soci les minimas sociaux c'est pareil c'est pas la loi qui les fait augmenter en fait c'est le pouvoir du gouvernement donc l'indexation des fonctionnaires c'est pareil donc en fait moi je dis une chose très simple c'est que il y aura peut-être dans un mois ou deux un gouvernement et ce gouvernement là il devra prendre les dispositions qui sont nécessaires pour assurer aussi la continuité de l'État et surtout pour réorienter la marque parce que ça ne pourra pas être la cont continuation du barniérisme par d'autres moyens on aura vu que ça avait conduit à l'échec et je crois qu'aujourd'hui Michel Barnier se rend compte que il n'était finalement qu'une forme d'illusion l'illusion qu'il était possible pour les macronistes et les LR de gouverner avec un soutien du rassemblement national on ne peut pas faire confiance au rassemblement national donc on va tout droit vers le 493 même si la commission mixte paritataire et conclusive sur le budget de la CQ on a consacré ce ce notre débat à à cela qui déposera la censure à gauche al c'est pas encore fixé puisque'on ne sait pas encore non plus quand aura lieu le 493 donc ça peut être par exemple la semaine prochaine et vous en parliez à l'instant ça peut être dans de semaines dans 3 semaines et donc ce moment ben sera aussi l'occasion d'avoir une discussion à gauche mais moi j'espère que surtout les discussions vont commencer dès avant pour préparer la suite alors on y vient à la suite pour vous c'est une évidence que ce gouvernement va tomber ça fait partie des grand probabilités après on n'est jamais à l'abri d'une surprise venant du rassemblement national puisqu'ils n'ont pas de ligne stratégique ils peuvent dire un jour qu'il censure le gouvernement et le lendemain qu' alors Boris Vallot a créé la surprise dimanche dernier chez nos confrères de France Inter en dessinant les contours de ce qui pourrait être le fonctionnement de l'Assemblée après la censure sur le budget si Marine Le Pen donc décide de la voter que propose-t-il précisément Boris valallo a dit une chose simple il faut un accord de non censure puisqueon voit aujourd'hui que ce qui nous a mené ici c'est que Michel Barnier à aucun moment n'a cherché à négocier avec les oppositions et notamment la gauche le fait de ne pas être censuré or cela aurait pu se faire en échange je sais pas par exemple de garantie sur l'éducation nationale de garantie sur la santé de garantie sur le pouvoir d'achat rien de tout cela n'a eu lieu aucune discussion n'a eu lieu entre le Premier ministre et lesement technique qui débranche complètement le gouvernement de ce qui se passe au Parlement pas de 493 et pas de censure en échange l'idée c'est d'abord de se dire ce que ce qu est la situation d'aujourd'hui nous avons le pouvoir au sein des mains des parlementaires à l'Assemblée nationale et donc c'est ici que doit se décider l'avenir du pays et non pas à Matignon et non pas à l'Élysée bien sûr ça veut dire quoi ça veut dire que les présidents groupe par exemple de l'arc républicain doivent se retrouver pour discuter des grands enjeux à la fois des grandes priorités de LFI jusqu à la droite sans le RN mais alors vous avez vu parce que dans l'arc républicain puisque vous y placez Jean-Luc Mélenchon ça pas du tout plus au leader insoumis cette proposition le PS est en train d'organiser un nouveau socle commun avec d'autres à la place du nouveau front populaire qui empêchera ce changement de ligne au PS vous allez donc rompre avec les insoumis alors moi je vais juste appeler à Jean-Luc Mélenchon j'ai apporté un petit courrier celui du 12 août 2024 voilà il est signé en page 3 de Mathilde Panau France insoumise et qu'est-ce qu'il dit en page 2 ce courrier le gouvernement devra en premier lieu tenir compte du fait que la majorité sur lequelle il s'appuie n'est que relative et qu'il lui sera dèslors nécessaire de convaincre au-delà de ses rangs pour construire des majorités parlementaires qu'est-ce d'autre que de dire que nous sommes prêts à discuter au sein du Parlement et à faire des compromis et que c'est ce que nous devrons faire dem entendant la main au macroniste mais demain écoutez s entendant la main au macroniste bien sûr s'il n'y a pas de gouvernement de gauche et bien c'est que on a un nouveau gouvernement Barnier ce n'est pas possible puisqueon a déjà vu ce que ça donnit même cause mêmes effets il est censuré donc la seule alternative possible c'est un gouvernement de gauche qui s'appuie sur la non censure de ce qu'on appelle aujourd'hui le socle commun case Ne avec les macronistes la question du qui c'est pas le sujet moi je pense que ce gouvernement de gauche doit s'appuyer sur toute la gauche de pouvoir être sous compris sur les insomis tous les groupes bah bien sûr les insommis appartiennent au camp de la gauche j'ai été élu moi dans le cadre d'une alliance de toute la gauche et je dois rappeler que si'il n'y avait pas eu cette alliance à gauche nous n'aurions pas 193 députés nous n'aurions pas eu la capacité de faire valoir notre politique et peut-être je l'espère demain d'arriver au gver vous dites à jeanluc méanchon qui voie rouge en disant c'est une nouvelle alliance c'est un changement d'alliance politique je dis à Jean-Luc mélench le PS et les macronistes nous sommes dans une situation politique dont il vient faut bien tenir compte des conséquences on n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale si on veut faire passer des textes il faut négocier pour négocier il faut être être en capacité de faire des accords avec le socle commun moi je vais pas aller négocier un accord avec le rassemblement national et donc ça veut dire quoi ça veut dire discuter quelles sont les priorités pour un budget quels sont les lignes rouges et cetera mais ça ne peut pas être ce que dit Gabriel hatal c'est nous ou rien d'accord avec Lucy Castet signignon où vous n'allez pas demander son sa nomination est-ce que c'est peine perdu j'ai beaucoup d'amitié pour Lucy casté mais il faut arrêter d'instrumentaliser Lucy casté à bout Dechamp Lucy casté elle a été là elle est toujours là parce qu'elle est à disposition de l'union de la gauche mais aujourd'hui ce que nession NZ pas prendre é c'est nous mettre en accord et déterminer des priorités politiques ça n'a pas été fait cet été on a perdu 2 mois 2 mois pour rien et maintenant 3 mois pour rien parce que le gouvernement Barnier aura géré les affaires courantes mais n'aura pas mené de politiqu structurantees et il n'aura peut-être même pas et je le pense réussi à faire passer un budget dernière question Arthur de la porte sur les retraites demain dans leur niche parlementaire les insoumis défendront l'abrogation de la réforme d'Emmanuel Macron mais aussi celle de François Hollande sur l'allongement de la durée de cotisation c'est une déclaration de guerre de Jean-Luc Mélenchon non moi je vais vous dire ce qui se passe dans cette loi c'est une chose simple c'est un principe démocratique il y a eu un 493 sur la réforme d'Élisabeth borne qui a coûté 2 ans de vie aux françaises et aux Français nous ce que nous proposons ce que propose à travers la gauche le front le le pardon la France insoumise demain c'est tout simplement de revenir sur cette grande injustice celle d'une réforme passée par 4 et de revenir aussi sur les 43 années de cotisation gouvernementis m qui elle n'est pas consensuelle à la fois chez les socialistes vous vous en doutez elle n'est pas consensuelle non plus dans le mouvement social et j'aurais la tâche de défendre demain un amendement pour supprimer cette disposition pour faire en sorte que ce qui fait consensus dans le mouvement social c'est-à-dire l'abrogation de la réforme bande soit le seul objet de cette loi vottere demain en hémicycle mais je vais dire une dernière chose c'est que demain on aura affaire à des méthodes de voyou demain ce sont les macronistes qui ont fait de l'obstruction en déposant plus de 1000 amendements c'est impossible d'examiner ce texte en une journée et il nous impose finalement un non débat puisqu'il sera difficile s'il ne retirent pas leurs amendements d'aller au vote et moi je le dis aux collègues macronistes permettez le débat permettez la démocratie on est ici dans une situation assez compliquée pour que vous ne rajoutiez pas du désordre au désordre et que vous participiez d'un effort collectif qui est celui de doter le Parlement de sa capacité de discuter de débattre de délibérer et enfin je l'espère de voter enfin que le le Parlement se prononce sur cette réforme injuste celle qui a coûter 2 ans de vie à nos concitoyens merci beaucoup Arthur de la porte et je signale qu'el CP va retransmettre très largement ce débat politique important mais qui n'a sans doute une portée symbolique même si vous avez un vote parce que peu de chance qu'une CMP soit convoqué par le gouvernement ou par les deux présidents de chambre symole é franç je pense qu'il est attendu aussi par les Français français il ouvre un chemin législatif merci à vous tout de suite place à nos chroniqueurs pour la question qui fche pour terminer [Musique] [Applaudissements] [Musique] tir croisé ce soir entre l'économiste à l'OFCE Mathieu plan bonsoir merci d'être là et le journaliste économique Marc Vigot de l'opignion installez-vous préparez-vous messieurs voici la question qui [Musique] fâche l'exécutive sous la menace d'une motion de censure en plein examen du budget 2025 le gouvernement se retrouve une nouvelle fois dans le brouillard hier Michel Barnier donne l'alerte s'il y a une alliance dans les votes improbable mais possible je tombe le gouvernement s'arrête et qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui se passe il y a plus de budget il faudra reprendre une discussion il y aura des mesures d'urgence il y aura une tempête probablement assez grave et des turbulences grave sur les marchés financiers depuis le weekend dernier la même musique lancinante le camp présidentiel agite l'épouvantail d'une crise financière grave et met en garde les oppositions ceux qui prendraient le risque d'envoyer dans le pays dans mur devront c'est leur droit mais ils devront assumer la responsabilité d'un affaiblissement durable du pays et quant à une potentielle reconduction à l'identique du budget 2024 le Premier ministre annonce la couleur de mesures d'urgence qu'on peut faire pour faire fonctionner les hôpitaux et et et payer les fonctionnaires il y a tout s'arrête pendant ce temps-là affirmation balayé au rassemblement national Marine Le Pen accuse le gouvernement de diffuser de fausses informations comme sur le risque de blocage des services publics si la France ne parvient pas à se doter d'un budget à temps il n'existe dans nos institutions aucun risque de shutdown contrairement à ce qu'affirme à l'unisson certains membres du gouvernement et même à gauche ériic ocrel rivalise d'un tweet ce n'est pas bien pour le pays et l'économie de dramatiser ainsi la situation à l'Assemblée le torchon brûle plus que jamais alors la question qui fâche la voici la tempête annoncée par Michel Barnier s'agit-il d'une info ou d'une intox allez réponse Matthieu plan alors d'abord il faut faut faut sortir la boule de cristal hein quand même dans cette question là c'est d'abord il faut que le gouvernement soit censuré euh absolument ça je crois que tous les Français l'ont bien compris voilà ça c'est la première chose la deuxème chose c'est que je pense pas en tout cas il y aura des recours possibles pour qu'il y ait un budget au moins de pour le fonctionnement la continé lo spéciale voilà c'est vrai que je le shotdown j'y crois pas trop mais ça n'existe pas en francetitionn est-ce que la continuité de l'État on est dans le cas de figure où on a le budget de l'année dernière budget 2024 voilà alors ça c'est un autre cas de figure ça veut dire qu' est-ce qu'on dramatise à outrance ou est-ce que le signal envoyé la France n'a pas capable de voter un budget le gouvernement tombe ça peut entraîner des conséquences financière et économique alors voilà ça peut entraîner des conséquences économiques et financières on l'a déjà vu avec la dissolution hein ù déjà l'écart de taux d'intérêt de refinancement de l'État français par rapport à CELI de l'Allemagne a augmenté et n'est pas revenu jamais à son niveau d'avant et vous êtes être clairement dans une crise politique majeure à un moment donné où la situation budgétaire notamment de la France c'est extrêmement dégradée donc ça veut dire quelles sont les perspectives de redressement des comptes publics sur les trimestres à venir ou les années à venir si vous avez pas effectivement un socle politique solide ce qui n'existe pas et donc c'est effectivement ça peut inquiéter les investisseurs je crois pas qu'on soit du tout dans la situation grecque hein c'est-à-dire que même si déjà on a un taux d'emprunt supérieur oui non la grèe c'est faire défaut c'estd qu' moment donné vous pouvez plus rembourser le le le risque aujourd'hui c'est effectiv un problème sur les investisseurs étrangers qui vont demander une prime de risque supérieur parce que ils considèrent que le risque est supérieur et que petit à une dérive àitalienne si vous voulez vous retrouvez à refinancer à des coûts beaucoup plus élevés et bien sûr que les investisseurs risquent de moins investir en France qui aur un problème d'attractivité mais surtout j'allais dire on connaî pas le point de sortie et l'incertitude effectivement dans cette situation là je dire c'est pas qu'une crise budgétaire c'est une crise budgétaire et une crise politique si on avait une crise budgétaire ça serait beaucoup moins grave Vig les conséquences très concrètes pour l'économie de la France et pour les Français à mon avis il y a une contradiction dans ce que dit le rassemblement national puisqu'il nous dit à la fois on ne veut pas des hausses d'impôts de Michel Barnier donc ça aura des conséquences délétaires pour les Français donc il y en a pour une trentaine de milliards selon le Conseil des finances publiques et en même temps si on arrive sur un scénario dégradé de loi spécial où toutes ces Hauses d'impôts tombent ce n'est pas plus grave pour le déficit bah il faut choisir soit vous avez 30 milliards de hausse d'impôt ça rapporte et ça permet de réduire le déficit même si vous considérez que politiquement c'est mauvais pour les Français et vous vous ne pouvez pas dire en même temps euh une loi spéciale avec zéro impôts ça ne sera ça ça n'aura aucune incidence sur le déficit question déficit mais il y a aussi la question euh du fonctionnement de l'État les fonctionnaires toujours payés les impôts toujours prélevés euh est-ce que euh on peut dire par exemple que certaines revalorisations salariales ne seront pas au rendez-vous est-ce qu'on peut dire que le fait que euh les fonctionnaires ne seront pas forcément indexés euh sur l'inflation ça va avoir des conséquences pour le pouvoir d'achat est-ce que les Français vont y perd c'est un scénario qui peut s'envisager dans le dans le cas où une loi spéciale est votée qui est une loi d'urgence c'est-à-dire qu'à la fin de l'année on pourrait manquer de crédit pour financer toute la paye des fonctionnaires mais c'est un scénario assez improbable puisqueen fait cette loi d'urgence c'est une solution de secours et la la loi organique sur les lois de finance prévoit qu'il y ait une négociation qui reprenne en 2025 pour adopter un véritable budget donc ça voudrait dire que pendant toute l'année 2025 aucun parti politique ne n enfin les partis politiques ne se mettent pas d'accord pour approuver un budget avec certaines option politique et donc on se retrouve à la fin avec des la paix des fonctionnaires qui est difficile à assumer pour une part qui est un peu inconnue parce que vous savez que la pay des fonctionnaires même si elle est même s'il y a un gel du point d'indice de la fonction publique elle évolue toujours à l'ancienneté si vous prenez un grade bah vous avez le droit à une haose de salaire et si vous avez que les recettes de l'année précédente pour payer en gros cette masse salariale bah vous avez un vous avez un problème mais honnêtement ce risque là il est d'abord il est très éloigné et a priori on trouvera quand même une solution avant ne serait-ce que parce que Emmanuel Macron retrouvera la faculté de dissoudre l'Assemblée nationale à partir de juillet et donc à ce moment-là on peut espérer qu'une majorité émerge à l'Assemblée nationale et euh trouve une solution donc elle a raison Marine Le Pen il faut arrêter de dramatiser ça sert à rien d'être point est que on aura de toute façon un Budet qui reprendra son parcours à l'Assemblée et qui rétablira si il est voté je vous raelle qu'il y a pas de majorité politique à ce stade quelle majorité politique va être au début de l'année capable donc il y a 6 mois d'incertitude vous vous rendez compte est mieux placé que moi pour en parler 6 mois d'incertit Mo d'incertite pffectivement il a à court terme on rentre dans un nouveau scénario donc c'est comment on a un budget pour l'année 2025 de très court terme euh mais en réalité c'est plutôt les conséquences de tout ça c'est l'image que ça peut renvoyer par rapport à ce ce problème politique he en fait avec une assemblée qui est complètement éclatée et voilà quand vous avez un objectif de ramener le déficit en dessous de 3 % globalement c'est 100 milliards qu' va falloir trouver quand vous voyez que chacun ne ne veut pas accepter la moindre concession sur ce redressement des comptes publics c'est jamais sympathique he rressement des comptes publics à la fin il y a quand même quelqu'un qui paye une entreprise un ménage quel que soit le ménage donc c'est vrai dire on va préserver le pouvoir d'achat on va préserver la compéti entreprises on va préserver les collectivités locales c'est pas possible c'est juste pas possible le scénario d'un engrenage vous voyez avec une note dégradée puis un taux d'intérêt qui augmente puis une répercussion dans l'économie réelle et voir une sorte de ça on déjà un petit peu de temp on est alors ça peut s'accentuer si la crise politique on voilà on connaît pas encore le scénario mais cette crise politique ça peut accentuer bien sûr les choses euh très clairement pour moi le risque il est vraiment de cette dérive sur les taux d'intérêt qu'on peut retrouver remonter même à des taux équivalents à ceux de l'Italie ça veut dire que si vous avez rappz-nous les taux pour l'Italie bah les les taux italiens sont autour de 3 et demi nous on est à 3 donc il y a encore un demi-point mais alors que l'Allemagne est plutôt à 2,2 je rappelle juste une chose he c'est que un point de taux d'intérêt supplémentaire c'est 3 milliards de coût de budgetaire la première année c'est plus de 30 au bout de 10 ans le problème qu'on a fondamentalement c'est de perdre la crédibilité budgétaire jusqu'à présent la France était vu comme une valeur refuge quand vous quittez ce ce côté-là c'est très difficile de le retrouver et vu le schéma politique et le chemin à faire parce qu'attention la crise budgétaire aujourd'hui française on en a déjà connu mais là elle est un peu particulière parce qu'elle est aussi politique mais aussi c'est pas une crise de la zone euro c'est une crise qui est propre à la France avec une dérive qu'on rappelle qui a été de plus de 50 milliards sur le déficit public pour cette année donc ça fait très mauvais ménage une crise politique à ce moment-là oua donc ça rajouter à ça l'incertitude des acteurs qui gèlent tous leur projets hein nous on a une journaliste qui a fait une enquête qui dit dans la agroalimentaire par exemple et ben les entreprises qui négocient avec la grande distribution elles ne savent pas quel prix elles doivent demander à la grande distribution parce qu'elles ne savent pas si elles vont avoir des hausses de charges elles ne savent pas quel va être le prix de l'électricité donc tout est à l'arrêt et donc quand l'économie est un peu à l'arrêt ben qu'est-ce qui se passe votre scénario de croissance il s'abaisse et même si comme ça sur le papier vous dites il y a une solution d'urgence il y a un budget d'urgence on payer les fonctionnaires et ben vous dégrader votre le rendement de votre économie les les les rentrées fiscales rentrent moins bien et vous avez votre déficit s'aggrave sans même parler de la hausse des taux d'intérêt qui risque en plus d'arriver et donc là vous vous retrouvez rapidement dans un scénario où le le déficit peut déraper à 6 7 % et ce qu'il faut bien comprendre c'est que ce niveau de déficit compte tenu des des paramètres économiques aujourd'hui ce niveau de déficit fait progresser très très vite la dette c'est pour ça d'ailleurs que le gouvernement Barnier voulait essayer de le réduire assez fortement rapidement et donc si la dette continue à s'envoler alors qu'on est plus dans une situation de crise économique on est et bien on est déjà ben on alimente la défiance possible des investisseurs qui se disent mais est-ce que la France est capable à un moment quand elle sort de la crise covid quand elle sort de la crise inflationniste où c'était peut-être justifié de faire augmenter sa dette pour protéger ses acteurs économiques est-ce qu'elle est capable à un moment de la ne serait-ce que de la stabiliser et donc appuyer sur ce bouton de la censure c'est prendre quand même ce risque que la France soit vécu comme le pays qui n'arrive jamais à stabiliser sa dette d'accord avec ça oui oui oui bien sûr en partie ce que je veux dire aussi c'est que s'il y a crise comme on le décrit en France et si on parle de crise financière ça sera pas qu'une crise française ça sera une crise européenne parce que on voit bien que la France est la deè éconie de l'Union 2è économie voilà on voit le risque sur la zone euro à ce moment-là serait très fort on prend le risque d'embarquer les autres AC bien sûr c'est pour ça que nos partenaires sont assez souples là-dessus mais voilà ils nous regardent quand même d'un œil assez attentif merci beaucoup vous reviendrez j'espère parce que on est dans un scénario hypothétique mais qui pourrait bien devenir la merci à vous on s'arrête là merci de nous avoir suivi très belle soirée documentaire Jean-Pierre Gratien tout de suite à demain la mieux [Musique]
Arthur Delaporte